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Nouvelles

Autorisation de ratification à l’Assemblée nationale: Plus de 5 milliards F Cfa au profit de la Sbee

Les députés ont adopté, ce lundi 4 juin, le projet de loi portant autorisation de ratification de l’accord de prêt signé entre la République du Bénin et le Fonds africain de développement (Fad) dans le cadre du financement partiel du Projet de restructuration et d’extension du système de répartition et de distribution (Presredi) de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee).

Un accord de prêt d’un montant de 5 049 217 600 F Cfa a été autorisé pour ratification par le gouvernement, ce lundi 4 juin, à l’Assemblée nationale. Il est conclu entre la République du Bénin et le Fonds africain de développement (Fad) dans le cadre du financement partiel du Projet de restructuration et d’extension du système de répartition et de distribution (Presredi) de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) évalué globalement à 21 047 679 246 F Cfa dont 5 049 217 600 F Cfa pour le prêt Fad, 4 053 486 800 F Cfa sous forme de don Fad, 9 892 008 445 F Cfa au titre du prêt de l’Agence française de développement (Afd) qui reste à autoriser pour ratification et 2 052 966 402 F Cfa comme contrepartie de la Sbee.
La durée de remboursement du prêt Fad est de quarante ans dont cinq ans de différés. Il se dégage ainsi de cet accord un élément don de 51 % en adéquation avec la stratégie d’endettement annexée à la loi des finances 2018, note la commission chargée des Finances de l’Assemblée nationale qui a présenté le dossier hier à la plénière.
Selon cette dernière, le Presredi a pour objectif de renforcer les infrastructures électriques de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) en vue d’améliorer la qualité des services de fourniture de l’électricité dans les villes et environs de Cotonou, Porto-Novo, Abomey, Bohicon et Lokossa. Plus spécifiquement, le Presredi vise le renforcement et l’extension des réseaux de répartition et de distribution dans ces villes et alentours ainsi que la réalisation de 10 000 branchements au profit des ménages.
En outre, le projet contribuera au renforcement des capacités opérationnelles de la Sbee, par des actions de formation des agents d’exploitation et de maintenance et du personnel chargé des études. La réalisation du projet contribuera également aux efforts du gouvernement pour l’atteinte du septième Objectif du nouveau programme mondial de développement durable pour la planète (Odd) à l’horizon 2030 qui est de « garantir l’accès de tous à des services énergétiques fiables, durables et modernes, à un coût abordable », souligne la commission chargée des Finances de l’Assemblée nationale qui a présenté le dossier hier à la plénière.

Pour une électricité fiable

Les bénéficiaires directs du projet sont les populations vivant dans les communes de Cotonou dans le département du Littoral, de Porto-Novo, d’Akpro-Missérété et de Sèmè-Kpodji dans le département de l’Ouémé, de Lokossa dans le Mono, de Dogbo, de Djakotomey, de Klouékanmè et de Toviklin dans le Couffo, d’Abomey, Bohicon et de Zogbodomey dans le département du Zou. Aussi, le projet permettra-t-il de fournir une électricité fiable aux habitants de ces communes et environs, y compris les écoles, les centres de santé, ainsi que les entreprises commerciales et industrielles. En d’autres termes, le projet va permettre à la Sbee de disposer d’un potentiel supplémentaire de 40000 nouveaux abonnés, ce qui représente au moins
212 000 habitants dont au moins 109 000 femmes, soit 51 %.
Les députés ont félicité le gouvernement pour la qualité de cet accord de prêt concessionnel au profit du secteur de l’énergie électrique. Ce qui témoigne de sa détermination à bouter définitivement hors de nos frontières le délestage. Les parlementaires encouragent le chef de l’Etat Patrice Talon et le ministre chargé de l’Energie à maintenir le cap pour garantir de façon permanente et à moindre coût la disponibilité de l’électricité aux populations.
Plusieurs députés dont Léon Dègni et Barthélemy Kassa ont saisi l’occasion de la présence du gouvernement pour l’inviter à régler le problème de pénurie de compteurs électriques sur le terrain. Là-dessous, le ministre de l’Energie, Jean-Claude Houssou, a rassuré la plénière de ce que les diligences sont en train d’être faites pour permettre à la Sbee de satisfaire les demandes des populations.

Actualités 05 juin 2018


Open de taekwondo à Porto-Novo: La deuxième édition prévue pour le week-end prochain

La Maison internationale de la culture de Porto-Novo accueille à partir du vendredi 8 juin prochain, une compétition de taekwondo. Dénommée Open 2018 de Porto-Novo, l’évènement qui prendra fin le dimanche 10 Juin, sera à sa deuxième édition.

La Fédération béninoise de taekwondo et son président, le général François Kouyami, tiennent au strict respect de l’exécution de leur programme d’activités pour le compte de l’année 2018. Ainsi, après le stage de formation et de recyclage organisé au profit des formateurs de taekwondo du 25 au 27 mai dernier, c’est la Maison internationale de la culture de Porto-Novo qui s’apprête à accueillir un open. Ce sera cette fin de semaine, plus précisément du 8 au 10 juin. Il s’agit de l’Open 2018 de Porto-Novo.

Comme la première, cette deuxième édition permettra également aux athlètes attendus de jauger leur niveau et de remporter des médailles. La compétition est ouverte aux minimes, cadets, juniors et seniors.
Selon le calendrier établi pour la compétition, la pesée et le tirage ont lieu vendredi 8 juin prochain. Ils seront suivis par une séance de recyclage organisée au profit des arbitres. Les compétitions proprement dites commenceront le lendemain. Ce sont les juniors et les seniors qui ouvriront les hostilités. En clôture le dimanche 10 juin, ce sont les minimes et les cadets qui seront à l’honneur.

Sports 04 juin 2018


Handball au Bénin: La saison sportive 2018 lancée à Parakou
[caption id="attachment_29387" align="alignnone" width="1024"]De nombreuses personnalités présentes à la cérémonie de lancement [/caption]

La ville de Parakou a servi de cadre, samedi 2 juin dernier, au lancement officiel des compétitions statutaires de la Fédération béninoise de handball pour le compte de la saison sportive 2018. Ce sont les équipes de Bosco Stars de Parakou et de Béké Hc de Bembèrèkè, dans la catégorie Junior, qui ont eu l’honneur d’ouvrir le bal.

Les acteurs du handball béninois ont effectué, samedi 2 juin dernier à Parakou, leur rentrée pour le compte de la saison sportive 2018. A cette occasion, l’équipe de Bosco Stars de la cité des Koburu était aux prises avec son homologue du Béké HC de Bembèrèkè. C’est un match au niveau de la catégorie junior. A l’arrivée, c’est la formation qui était en déplacement qui l’a emporté 21-17, au terme d’un match âprement disputé et d’un niveau moyen. Le score était déjà de 14-8 à la mi-temps, en faveur de Béké Hc de Bembèrèkè.

Le président de la Confédération africaine de handball, notre compatriote, Mansourou Arêmou, a rehaussé par sa présence l’évènement. Aux côtés du président de la Fédération béninoise de handball, Antoine Bonou, et des autres membres du comité exécutif, il y avait également le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, et le maire de Parakou, Charles Toko.
Selon Antoine Bonou, le choix de Parakou pour accueillir l’évènement ne relève pas du hasard. L’objectif est de permettre à la ville qui était une grande pourvoyeuse de l’équipe nationale, de retrouver ses lettres de noblesse en matière de handball. Il espère cette saison sportive 2018 dont le démarrage vient ainsi d’être consacré, réussie et accomplie.
Pour le préfet Djibril Mama Cissé, le département du Borgou, à travers la ville de Parakou, est honoré d’accueillir cette cérémonie. Avant d’inviter les différentes équipes de handball participantes à faire preuve de discipline et de fair-play, il a rappelé les bienfaits de la pratique du sport pour la santé.
Cette rentrée sportive effectuée, ce sont les ligues régionales qui vont désormais prendre le relais pour organiser les championnats départementaux dans les catégories cadet, junior et senior. Ces compétitions sont qualificatives pour la phase nationale chez les cadets et juniors, du 6 au 12 août prochain à Bohicon, et pour la phase régionale au niveau des seniors. Chez ces derniers, les 8 meilleures équipes issues des championnats de zone sont attendues à Cotonou du 3 au 9 septembre pour désigner les champions de la saison.

Sports 04 juin 2018


Election à la Fbf: La commission électorale et celle de recours bientôt installées

La mise en œuvre du protocole d’accord signé le 23 décembre 2016 devant le chef de l’Etat, Patrice Talon, par les différents protagonistes dans la crise du football au Bénin, prévoit l’élection d’un nouveau bureau fédéral avant fin juillet. En attendant que la Fifa et la Caf fixent la date de sa tenue, le processus de sa préparation suit son cours à la Fédération béninoise de football (Fbf), avec l’installation des membres de la commission électorale et de celle chargée des recours, vendredi 8 juin prochain à Porto-Novo.

Le président du Comité transitoire de la Fbf, Moucharafou Anjorin, a convoqué les membres de son bureau pour le vendredi 8 juin prochain. C’est pour procéder à l’installation des membres de la Commission électorale chargée de l’organisation de l’élection des membres du nouveau Comité exécutif de la fédération, ainsi que de ceux de la Commission de recours. A cette occasion, et en attendant sa validation par la Fifa et la Caf, la date de l’Assemblée générale élective sera fixée. Au cours de la séance avec les membres de la commission chargée de régler le dossier Asvo-Upi Onm, mardi 29 mai dernier, le ministre des Sports, Oswald Homeky, a également évoqué la question liée au respect du protocole d’accord. Il avait réaffirmé son engagement de ne pas voir le comité en place bénéficier d’une quelconque transition.

Sports 04 juin 2018


1re session extraordinaire du comité sectoriel du dialogue social du Menc: Les défis et enjeux du ministère au cœur des échanges
[caption id="attachment_29385" align="alignnone" width="1024"]le ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou[/caption]

Le comité sectoriel du dialogue social du ministère de l’Economie numérique et de la Communication (Menc)a tenu, vendredi 1er juin dernier, sa première session extraordinaire au titre de l’année 2018. Les assises ont été ouvertes par le ministre Aurélie Adam Soulé Zoumarou au Centre de Documentation et d’Information juridique (Cdij) de la cour d’appel de Cotonou.

La motivation du personnel de l’administration centrale et des structures sous tutelle, la restructuration de Bénin Télécom, de Libercom Sa, de l’Agence Bénin Presse… et l’organisation effective des cérémonies des couleurs. Des défis et enjeux que le comité sectoriel du dialogue social du ministère de l’Economie numérique et de la Communication (Menc) a soumis à évaluation, en sa première session extraordinaire. Lors de la cérémonie de lancement des travaux, le secrétaire permanent du comité, Serge Edgard Koudjo, a exhorté au recours au dialogue pour des solutions pacifiques. « Malgré la volonté de vivre ensemble, des difficultés surviennent de façon imprévisible et nous impose d’instaurer le dialogue », fait-il remarquer. Et face à ces difficultés, il recommande : « Au-delà de nos passions du moment, nous devons nous rappeler avant quelque action que nous sommes tous des sentinelles chargées de veiller sur ce ministère et que chacun de nous est responsable de la bonne marche de tout le ministère ». 

Ouvrant les travaux, le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, a également insisté sur l’importance du dialogue. « Le dialogue social est une valeur partagée par toute personne éprise de la culture du vivre-ensemble. Sans dialogue, le vivre- ensemble est brisé », a-t-elle énoncé. Elle a ensuite exprimé le souhait de voir les différents acteurs harmoniser leurs différents points de vue pour arriver à un consensus. « Les défis sont énormes et ce n’est que dans le dialogue que les difficultés qui jalonnent notre parcours seront surmontées », soutient-elle avant de lancer la session.
La séance qui s’est tenue sous l’égide du bureau exécutif dudit comité, a connu la participation des directeurs centraux, techniques et départementaux du Menc, des directeurs généraux des organismes sous tutelle et des représentants des syndicats. Statuant sur la motivation du personnel de l’administration centrale et des structures sous tutelle, les participants ont abordé le mouvement de protestation concernant la suppression des avantages tirés de l’appui à la réglementation, le gel du paiement des primes de rendement dans certaines structures sous tutelle et le gel des actes administratifs d’avancement à Bénin Télécom Infrastructures, Bénin Télécom Service et Libercom.

Société 04 juin 2018


Evaluation des écoles et enseignants de la maternelle et du primaire: L’opération démarre officiellement sur le terrain ce jour
[caption id="attachment_29384" align="alignnone" width="1024"]le ministre chargé des Enseignements maternel et primaire[/caption]

Le plan d’amélioration de la qualité de l’éducation dans le sous-secteur des enseignements maternel et primaire entre dans sa phase active sur le terrain. L’opération démarre officiellement, ce lundi 4 juin, dans les écoles maternelles et primaires sur toute l’étendue du territoire national. Le lancement a été effectué par le ministre chargé des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou qui a délivré à cet effet un message à l’endroit de tous les acteurs de la communauté scolaire pour la réussite du processus.

Selon le ministre, ce plan a été conçu pour rendre plus efficientes les performances des écoles maternelles et primaires à partir de la rentrée scolaire 2018-2019. Il s’agit d’une enquête à relever des informations physiques et fonctionnelles sur toutes les écoles maternelles et primaires publiques du Bénin. En d’autres termes, c’est une activité de dénombrement à la fois des ressources matérielles et humaines. Il invite tous les usagers de l’école à savoir écoliers, enseignants, parents d’élèves, élus locaux et divers partenaires à se prêter aux questions des agents enquêteurs mis à leur disposition et leur fournir toutes les informations utiles en la matière. L’enquête permettra ainsi de contribuer à la mise en place d’une base de données statistiques, fiables, gage d’une planification judicieuse des besoins.
La première phase de l’opération se déroule du lundi 4 au 22 juin prochain et sera consacrée au diagnostic physique des écoles. Le gouvernement ne veut pas faire les choses à moitié. Ainsi, après l’évaluation physique, l’opération a prévu une évaluation intellectuelle des enseignants chargés de transmettre les connaissances aux enfants. Il est programmé dans ce cadre à l’intention de tous les enseignants du public et une partie du privé de tests d’identification de leurs besoins en formation. La formation est prévue pour se dérouler le samedi 16 juin prochain. Cette option du gouvernement se justifie par le souci d’éviter autant que possible le saupoudrage qui consiste à appliquer la même thérapie à des patients présentant des maux différents, explique le ministre Salimane Karimou. Les remèdes seront dès lors appliqués en fonction des constats, ajoute-t-il avant de vanter le mérite de cette opération qui tranche avec les anciennes façons d’opérer.
Le ministre Salimane Karimou renouvelle la gratitude de l’Etat et du gouvernement à tous les partenaires techniques et financiers pour leur appui sans cesse renouvelé pour améliorer la qualité du système éducatif béninois. Le ministre invite le Conseil sectoriel pour le dialogue social du Memp qui a validé, le 23 mai dernier à Abomey lors de sadernière session, à joindre l’acte à la parole pour faire de cette opération une réussite sans faille.

 

Société 04 juin 2018


Elimination de la transmission mère-enfant du Vih: La table ronde de Cotonou pour asseoir de nouvelles directives

Cotonou abrite du 4 au 6 juin prochain, une table ronde sur l’élimination de la transmission du Vih de la mère à l’enfant et la prise en charge pédiatrique du Vih au Bénin. L’évènement est placé sous le parrainage de la première dame, Claudine Talon en collaboration avec Clinton Health Access Initiative (Chai).

Les problématiques de l’élimination de la transmission mère-enfant (Etme) et de la prise en charge pédiatrique (Pecp) du Vih au Bénin seront au cœur d’une table ronde du 4 au 6 juin à Cotonou. C’est une initiative de la Fondation Claudine Talon en collaboration avec Clinton Health Access Initiative (Chai). 

Selon les initiateurs, les attentes en matière de lutte contre le Vih dans les rangs des enfants ne sont pas encore comblées en dépit des efforts du Bénin en la matière. « Les interventions financées par le gouvernement et ses partenaires techniques et financiers notamment le Fonds mondial ont permis de réduire le taux de transmission de la mère à l’enfant de 7,6 % en 2014 à 6,3 % en 2016 ». Toutefois, cette avancée reste nettement en deçà de l’objectif de l’élimination effective des nouvelles infections d’ici 2020 à cause de la faible mobilisation des ressources, relève le communiqué de presse qui annonce les assises.
La table ronde de Cotonou vise deux objectifs majeurs : « sensibiliser tous les acteurs nationaux et internationaux intervenant dans le domaine de la lutte contre le Vih au Bénin à renforcer leurs interventions dans les volets prise en charge pédiatrique et d’élimination de la transmission mère à l’enfant du Vih » et «établir de nouveaux partenariats stratégiques pour soutenir techniquement et financièrement ces deux programmes ».
La rencontre permettra de présenter la situation actuelle des quatre piliers de l’Etme et de la prise en charge pédiatrique au Bénin, d’identifier les gaps programmatiques et financiers au regard du plan national Etme 2016-2020 et des objectifs 90 90 90 pour la prise en charge pédiatrique à l’horizon 2020. Elle se penchera sur les enjeux, défis et perspectives pour un financement global et optimal de l’Etme et de la prise en charge pédiatrique au Bénin en s’appuyant sur un plaidoyer en vue d’un réaménagement, d’une réorientation et d’un renforcement de fonds national et international.
Il faut souligner que le Bénin s’est doté en 2015 d’un Plan national d’élimination de la transmission de la mère à l’enfant sur la période 2016-2020, afin d’assurer une bonne politique d’élimination de l’Etme et la Pecp du Vih. Ce plan vise l’élimination des nouvelles infections chez l’enfant et l’amélioration de la survie et de la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant dans le contexte du Vih. La table ronde de Cotonou permettra de faire avancer le plan Etme.

Société 04 juin 2018


Affaire dite surfacturation au ministère du Cadre de vie: « Aucun non-lieu n’a été prononcé », selon l’Anlc
[caption id="attachment_29382" align="alignnone" width="1024"]Jean Baptiste Elias expliquant preuve à l'appui[/caption]

Le président de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc), Jean-Baptiste Elias, soutient fermement qu’aucune décision de justice n’a été rendue dans l’affaire dénoncée par son institution, il y a peu, et portant sur un marché d’achat de motos au niveau du ministère du Cadre de vie. Vendredi 1er juin dernier, au cours d’une conférence de presse tenue à son siège, il a, aux côtés de certains membres de l’institution, apporté des clarifications pour situer l’opinion publique.

« A la date du 29 mai dernier, aucune décision de justice n’a été rendue concernant le marché passé au ministère du Cadre de vie (et portant sur l’achat de motos, Ndlr). Nous réaffirmons qu’aucune décision d’une cour d’appel n’a connu de ce dossier ». Jean-Baptiste Elias, président de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc) est formel, au cours de la conférence de presse qu’il a animée, vendredi 1er juin à Cotonou, au sujet du dossier dénoncé par sa structure quelques semaines plus tôt et portant sur des irrégularités en matière de passation de marchés publics. Il y a eu surfacturation avait, entre autres, estimé l’Anlc au regard de certains éléments, notamment le prix d’achat desdites motos. Pour le président de cette institution, il y a une confusion que l’on tente d’induire dans la conscience collective en faisant croire qu’il y aurait eu une décision de non-lieu rendue par une cour d’appel. 

Il n’en est rien, rétorque-t-il. Toutefois, clarifie-t-il, le procureur de la République qui a l’opportunité de la poursuite s’est autosaisi du dossier et l’aurait par la suite classé sans suite en attendant de nouveaux éléments. Les commentaires et autres appréciations tendant à faire croire à un non-lieu prononcé par décision de justice sont sans fondement, laisse entendre Jean-Baptiste Elias. Et pour lever l’équivoque, c’est Bernadette Codjovi, désignée par les magistrats pour siéger en leur nom au sein de l’Anlc qui a été appelée pour lever l’équivoque et faire la lumière sur la différence à faire entre un « non-lieu » et une affaire « classée sans suite ». Dans le premier cas, il faut, d’après ses explications, qu’un juge d’instruction ou une cour d’appel prononce le non-lieu, ce qui n’a jamais été le cas dans ce dossier, l’affaire n’ayant pas été portée devant une juridiction. Dans le second cas et donc en cas de classement sans suite, il s’agit d’un abandon momentané du procureur de la République. Mais il s’agit, selon le magistrat Bernadette Codjovi, d’une décision révocable, le procureur pouvant à tout moment décider de revenir sur sa décision.
Dans tous les cas, retient le président de l’Anlc, l’objectif poursuivi par son institution et qui était de préserver les centaines de millions qui auraient pu être dilapidés dans cette affaire, a été atteint puisque les prix de cession des engins en question ont été revus à la baisse. Mieux, le ministre du Cadre de vie aurait lui-même adressé une lettre de félicitations à l’institution pour cette veille.

Société 04 juin 2018


Viol sur mineure (Cour d’assises de Parakou, 11e dossier): Dix ans de réclusion criminelle pour François Elégbédé

Inculpé pour viol sur mineure, François Elégbédé a été condamné à 10 ans de réclusion criminelle, jeudi 31 mai dernier, par la cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou. Mis en détention le 11 avril 2015, il devra passer encore sept ans derrière les barreaux.

Inculpé pour une infraction de viol sur mineure, François Elégbédé était devant la cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou présidée par Abdou-Moumouni Gomina Seïdou, jeudi 31 mai dernier. Meunier de profession domicilié au quartier Alaga, à Parakou, et célibataire, père de six enfants, il était âgé de 51 ans au moment des faits. Déclaré coupable d’avoir, courant 2014-2015, entretenu des relations sexuelles avec une fillette, mineure de moins de 13 ans et écolière en classe de CM1dans une école primaire au quartier Camp Adagbé, il s’est vu infliger 10 ans de réclusion criminelle.

Comme à toutes les étapes de la procédure de l’enquête, l’accusé a également reconnu les faits à la barre, en estimant que la victime était consentante les deux fois qu’il a entretenu les rapports sexuels avec elle. « La fillette est venue au moulin, sur sa propre initiative et m’a demandé de lui donner 500 F Cfa. Elle a promis de revenir pour me remercier. Ce qu’elle a fait comme promis et j’ai couché avec elle, à deux reprises aux environs de 20 h, en novembre et décembre 2014... C’est entré sans difficultés. Mais le 2 avril 2015, je n’ai pas eu de rapport avec elle », a-t-il avoué sans aucune pudeur.
Partant du principe selon lequel les rapports sexuels sont des moments de plaisir entre deux personnes adultes, l’avocat général Bachirou Assouma Amadou établira sa culpabilité. C’est après avoir rappelé les articles 332 du Code pénal, puis 3 et 30 de la loi 2011-26 du 9 janvier 2012 portant prévention et répression des violences faites aux femmes et aux filles en République du Bénin, comme étant le siège légal de la commission de l’infraction de viol. Pour l’élément matériel, il retient le coït accompli avec la victime âgée de 11 ans. Selon lui, François Elégbédé savait que la victime avait moins de 13 ans, puisqu’il a déclaré à toutes les étapes de l’enquête 13 ou 14 ans. Il requiert qu’il plaise à la cour de le retenir dans les liens de l’infraction de viol, puis de le condamner à 15 ans de réclusion criminelle.
Dans sa plaidoirie, Me Nadine Dossou Sakponou, assurant la défense de l’accusé, souhaite que l’on fasse la nuance entre l’infraction de viol sur mineure et celle d’avoir des rapports sexuels avec une mineure. Relevant quelques anomalies du dossier, elle demandera s’il y a vraiment eu un viol le 2 avril 2015. Selon elle, ce n’est pas parce qu’elle était avec son client, que la victime a découché ce jour. Elle a alors plaidé coupable pour le délit de rapports intimes avec une fillette de moins de 13 ans.
Tutrice de la fillette, dame Anicette Atchodédé, s’est constituée partie civile. C’est pour réclamer des dommages et intérêts. Mais la cour a décidé de statuer sur sa demande à une session ultérieure. Ce qui lui permettra d’évaluer le coût total des analyses et soins effectués.
Windock Gildas Goundété et Rodrigue Sèdonougbo étaient les assesseurs du président de la cour qui a examiné les faits de ce onzième dossier dans lequel François Elégbédé, meunier au quartier Alaga, à Parakou, a abusé sexuellement d’une fillette de 11 ans. Toutes les fois que cette dernière vient moudre ou écraser du maïs, il s’arrange pour qu’elle soit la dernière cliente à quitter. Il profite ainsi de leur isolement pour lui imposer des conjonctions sexuelles. Le dernier rapport qu’il a tenu avec elle remonte au jeudi 2 avril 2015. François Elègbédé est gardé en prison depuis le 13 avril 2015.

Société 04 juin 2018


Coups mortels (Cour d’assises de Parakou / 10e dossier): Sept ans à Yaya Béhika pour avoir ôté la vie à son frère

 

La cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou a examiné, jeudi 31 mai dernier, une affaire de coups mortels. Inculpé pour cette infraction, Yaya Idrissou Béhika a écopé de 7 ans de réclusion criminelle.

Une réunion familiale qui tourne au drame, suite à de simples soupçons de sorcellerie portés sur un de ses membres. Telle est l’affaire qui, le jeudi 31 mai dernier, a conduit Yaya Idrissou Béhika à la barre, pour expliquer les circonstances dans lesquelles, poussé par son élan impulsif, il a utilisé un pilon pour ôter la vie à son frère Kouassi Béhika accusé d’être un sorcier. 

La cour présidée par Richard Limoan qui avait comme assesseurs Gabriel Affognon et Lucien Djimènou, l’a déclaré coupable de l’infraction de coups mortels, selon les dispositions de l’article 309 alinéa 4 du Code pénal. Elle le condamne à 7 ans de réclusion criminelle. Mis en détention le 14 juillet 2016, il passera encore cinq ans derrière les barreaux.
Si à l’enquête préliminaire et devant le juge d’instruction, Yaya Idrissou Béhika, né vers 1994 à Djougou, a reconnu les faits, à la barre jeudi dernier, il a tenté de les nier. Mais, sur les interpellations-réponses du président de la cour et de l’avocat général, Léon Pape Yèhouénou, il va finir par se ressaisir en crachant le morceau.
Dans son réquisitoire, Léon Pape Yéhouénou s’est assuré que les éléments constitutifs de l’infraction de coups mortels sont réunis. Selon lui, ce n’est pas pour caresser ou faire plaisir à la victime que l’accusé lui a donné des coups de pilon à la tête, une partie sensible. La preuve, soutient-il, c’est des suites des coups qui lui ont fait des blessures qu’il a rendu l’âme. Par rapport à l’intention, l’avocat général a mis en exergue le caractère impulsif de son geste. L’enquête de moralité étant favorable à Yaya Idrissou Béhika, il demande qu’il lui soit accordé de larges circonstances atténuantes et requiert une application douce et bienveillante de la loi pénale. Il requiert qu’il plaise à la cour de le déclarer coupable de coups mortels et de le condamner à 8 ans de travaux forcés.
Me Maximin Cakpo Assogba, assurant la défense de l’accusé, a loué l’objectivité du représentant du ministère public. « La sorcellerie fait partie de notre réalité. A cet effet, que ne ferions-nous pas pour nous débarrasser de quelqu’un qui, à tort ou à raison, en est soupçonné ?», s’est-il demandé. Il invite la cour à tenir compte dans sa délibération de la lettre de demande de liberté provisoire que son client avait introduite, pour aller contribuer à l’éducation de ses neveux orphelins. « Donnez-lui une chance pour se racheter », a-t-il lancé, en souhaitant que la cour inflige plutôt à son client, entre 5 et 6 ans de prison?

Les faits

Pour trouver une solution aux nombreux cas de décès qu’ils enregistrent au sein de leur famille, une réunion est convoquée par leur mère, dame Mariama Kondoli, le lundi 11 juillet 2016 au quartier Djakpingou dans le deuxième arrondissement de Djougou, aux environs de 20 heures. Présent à cette séance, Kouassi Béhika a été à nouveau accusé d’être le sorcier à l’origine des cas de décès survenus dans la famille, pour n’en avoir pas enregistré dans son foyer. En signe de protestation, il s’est levé et a décidé de quitter la réunion. Une attitude que Yaya Idrissou Béhika n’a pas approuvée. Subitement, il s’est saisi d’un pilon et lui en asséna un coup sur la tête, avant de prendre la fuite. Evacué à l’hôpital de l’ordre de Malte à Djougou, Kouassi Béhika rend l’âme quelques instants après.

Société 04 juin 2018


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