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Nouvelles

57e anniversaire de l’accession à l’indépendance: Les Forces armées béninoises font du développement leur priorité

Le Bénin n’a pas dérogé, mardi 1er août, à la tradition de la célébration de sa fête nationale. En présence du chef de l’Etat et de nombreuses personnalités béninoises et étrangères, la place de l’Etoile-Rouge, lieu des manifestations officielles, a accueilli un défilé riche en prestations et en innovations. Thème retenu cette année : « les Forces de défense et de sécurité unies pour relever les défis du développement ».

Le rituel du défilé militaire qui marque chaque année, l’anniversaire de l’accession du Bénin à la souveraineté internationale en tant qu’Etat souverain a été célébré, pour la cinquante-septième fois, ce mardi 1er août. Moment de ferveur et de fête donc entre populations, autorités et personnel des Forces armées béninoises (Fab). Cette année, tout aura été mis en œuvre pour offrir une belle parade, parade précédée d’un show de l’escadron de musique de l’Armée de terre et qui restera gravée dans les mémoires.
L’Escadron de musique de l’Armée de terre a présenté sous l’admiration des autorités présentes, trois symboles. La première figure, c’est une étoile rouge à cinq branches, pour saluer la place-hôte du défilé. La deuxième est une jarre trouée soutenue par des bras. « Si tous les fils du pays pouvaient boucher de leurs doigts les trous de la jarre trouée, le liquide à l’intérieur ne se perdrait pas », telle est la symbolique de cette jarre qui rappelle le roi Ghézo. Le symbole de la jarre trouée, faut-il le rappeler, a inspiré la conférence des forces vives de la nation et est devenu un patrimoine du Bénin. Troisième et dernier symbole de cette parade musicale de l’Escadron de musique de l’armée de terre fort bien appréciée, c’est le chiffre 57 en référence au cinquante-septième anniversaire de l’indépendance joué sur un air de happy birthday. Un peu comme pour souhaiter une bonne fête à tout le peuple béninois. Cette dernière prestation va d’ailleurs laisser place au défilé. Lequel avait déjà obtenu quelques minutes plus tôt son feu avec l’arrivée sur les lieux du défilé du président Patrice Talon qui a procédé à la revue des troupes aux côtés du chef d’état-major général des Forces armées béninoises (Fab).

Un défilé pédestre fort apprécié

Sous les ordres de l’adjudant chef François Hounkpatin, ancien enfant de troupe de Katti, « le groupe des vieux », Le peloton des anciens combattants donne le top du défilé pédestre de ce 1er août. Suivront les détachements des écoles de formation. Le lycée militaire des jeunes filles de Natitingou, le Prytanée militaire de Bembèrèkè, pépinière de l’armée béninoise passent en premier. Des lieux d’excellence dont la notoriété va grandissant avec des résultats excellents. Le lycée militaire de jeunes filles a obtenu un taux de 100% au Bepc et 79,50 au Bac. Pour ce qui est du Prytanée militaire, ses apprenants ont obtenu une réussite de 100% au Bepc et 93,33% au Bac.
Les détachements des écoles de formation de la police nationale, l’école des officiers de Toffo, établissement nationale d’enseignement militaire ayant pour mission la formation initiale, des cours de qualification et de perfectionnement vont ensuite défiler, laissant place à leurs homologues de la gendarmerie nationale qui, dans une parfaite maitrise des gestes et dans un mouvement d’ensemble bien réussi, passent devant l’assistance. La douane prendra ensuite le relais. Les disciples de Saint-Mathieu ont innové cette année en défilant avec comme chef de détachement, le commandant des douanes Mauricette Adjibi épouse Dafia. Un autre symbole puisqu’elle est la toute première femme à occuper le poste de chef de brigade des douanes de Kraké-plage. Au niveau des eaux, forêts et chasse, la section Trophée n’est pas passée inaperçue avec l’exhibition des restes d’animaux. Un exercice qui vise à illustrer la victoire de cette unité sur les braconniers et autres criminels de la faune et de la flore.
Le détachement de la Police nationale avec ses différents pelotons a surtout retenu l’attention avec ses unités spécialisées. Lesquelles qui sont assez connues des populations, soit en raison du maintien d’ordre, soit des actions de lutte contre la criminalité et le grand banditisme. Force de frappe et de fer de la police nationale, ces policiers en noirs se feront ovationnés à l’occasion de l’exécution de la « Marche de la victoire » sous le commandement du commissaire principal de police Rachidath Boni. De la police à la gendarmerie nationale, il y a eu changement de cadence avec le relais de l’animation à la musique de la gendarmerie nationale. Les unités sont d’ailleurs attendues pour être fusionnées dès le 1er janvier 2018. Personnel féminin et masculin, unités spécialisées défileront donc devant les autorités présentes, sous le regard admiratif de la plupart d’entre elles.
L’autre parade fort bien appréciée, c’est celle des forces navales dont la tenue, d’une rare beauté, est toujours bien vue par le public et les spectateurs. Mais avant elles, les éléments des forces aériennes sont passés. Comme à l’accoutumée, les disciples de l’Archange Saint Michel, les parachutistes étaient sous les feux de la rampe. « Vaincre ou mourir » ! Telle est leur devise et ils l’illustrent si bien à travers la « Marche para », symbole de l’assurance et de la confiance qui les caractérise en tout temps. C’est d’ailleurs ces parachutistes qui mettront un terme au défilé pédestre.

Un défilé motorisé bien rythmé

Bien succinct est le défilé motorisé de la cinquante-septième célébration de la fête nationale. En l’absence des engins à deux roues, sans doute en raison du chrono du défilé, prévu pour ne pas excéder deux heures d’horloge, ce sont des engins à quatre roues qui ont offert la parade motorisée du défilé. Le bataillon du train, le bataillon d’intervention motorisé, le premier groupement blindé, le premier bataillon du génie, le groupement national des sapeurs pompiers n’avaient donc pas grand-chose à montrer en dehors de l’exhibition des moyens roulants dont ils se servent pour accomplir leurs missions républicaines. Et c’en sera ainsi fini pour le numéro 57 du défilé de la fête nationale. Défilé empreinte de quelques innovations et dans son ensemble assez bien rythmé sur des airs dansants de la musique populaire béninoise exécutés par l’escadron de musique.

Actualités 02 août 2017


Deuil au sein de l’armée nationale: Le colonel Hervé Kérékou conduit en sa dernière demeure

Le colonel Hervé Kérékou a été inhumé ce samedi 22 juillet dans le caveau familial sis au quartier Dassagaté dans la commune de Natitingou, à la suite d’hommages à lui rendus par ses frères d’armes.

 

Sous une fine pluie ce samedi, le colonel Hervé Kérékou, disparu le 10 juillet dernier des suites d’une maladie, a été inhumé et repose désormais aux côtés de son illustre défunt père, le général Mathieu Kérékou. Conduit en sa dernière demeure par ses frères d’armes au quartier Dassagaté, il a eu droit aux hommages militaires. Une cérémonie qui a eu lieu dans la cour de la cathédrale de Natitingou sous l’égide du chef d’état-major adjoint de l’armée de terre. Trois sections de l’armée ont conduit en effet ces hommages à lui rendus par le camp militaire Kaba de Natitingou dirigé par le commandant Célestin Agoligan. Prélude à la messe dite en sa mémoire, ces hommages ont été l’occasion pour le haut commandement militaire de reconnaître à l’ancien délégué militaire du Mono-Couffo tous ses mérites. « Nous sommes réunis ici pour rendre hommage à un homme qui avait choisi de servir son pays en exerçant un métier difficile et noble, celui des armes. A vous, ses parents, ses enfants, sachez que le colonel Aimé Hervé Nato Kérékou fut un militaire remarquable », a souligné le commandant Toussaint Gbèssèméhlan. De ses témoignages on retient que « le colonel Hervé Kérékou ne fut pas parfait mais ses œuvres perfectibles qu’il nous a laissées, sont là pour témoigner de la qualité de l’homme qu’il fut ». Dynamique et volontaire, il laisse le souvenir d’un grand professionnel dont la rigueur et le caractère font de lui un officier de référence.

Officier formé en République populaire et démocratique de Corée, le défunt, selon le père célébrant Bruno Amanongbé, est un exemple dont le parcours inspire respect. Il appellera ses proches à accepter l’évidence qu’est la mort et à ne retenir que ce qu’il a fait de sa vie.

Politique 22 juil. 2017


Armée béninoise : Le colonel Hervé Kérékou a passé l’arme à gauche

Il était le dernier délégué militaire départemental du Mono avant la suppression de ce poste par les réformes en cours au niveau de l’Armée béninoise. Le lieutenant-colonel Hervé Nato Kérékou, né le 7 juin 1968 à Cotonou, était nommé à cette fonction par le décret n°2014-777 du 31 décembre 2014. Il avait effectivement pris service, le jeudi 15 janvier 2015, à la préfecture de Lokossa où son bureau était installé.

Des témoins de son séjour, dans la cité des Kotafon, ont reconnu que le disparu était en lutte permanente contre une maladie qui l’a fragilisé au point de remporter la victoire sur lui dans le lit du Centre national hospitalier universitaire-Hubert Koutoucou Maga (Cnhu-Hkm). Il a rendu l’âme ce jeudi 10 juillet à l’âge de 49 ans à Cotonou. 

Le préfet du département, qui l’avait pratiqué d’abord en tant que secrétaire général de la préfecture avant de se voir promu à la tête de l’institution, a salué la mémoire de l’officier militaire. Comlan Zinsou témoigne que «  Le disparu était un homme sincère qui ne dissimilait pas ses intentions et n’avait non plus l’habitude des mots couverts ».

Notre rédaction présente ses condoléances au haut commandement militaire et à la famille du disparu notamment à l’ancienne conseillère de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), Béatrice Loukoussan. Cette dernière est la mère du disparu.

Actualités 10 juil. 2017


Armée:Renforcement des capacités d'intervention du 2e bataillon
[caption id="attachment_26323" align="alignnone" width="448"]Maurille GNASSOUNOUDes soldats en plein exercice au cours de la manoeuvre [/caption]

Le 2e Bataillon inter-arme basé au camp Séro Kpéra de Parakou a conscience, en tant que composante des Forces armées du Bénin (FAB), de sa principale mission qui est la défense du territoire national jusqu’au sacrifice suprême. C’est pour renforcer ses capacités d’intervention opérationnelle qu’elle organise depuis, mercredi 28 juin, des manœuvres militaires au profit de ses éléments à Parakou et Bétérou.

 

Le 2e Bataillon inter-arme (BIA) de Parakou renforce les capacités d’intervention opérationnelle de ses éléments sur le terrain. C’est à travers des manœuvres qui ont commencé depuis le mercredi dernier. Pour les responsables du camp Séro Kpéra de Parakou, il s’agit de jauger l’aptitude des soldats de ce bataillon à faire face à des situations de guerre et de crises. L’objectif est de développer en eux les réflexes nécessaires auxquels ils auront à faire appel dans l’exercice de leur mission.

Les villes ou localités de Parakou, Bétérou et Tchaourou sont circonscrits dans la zone qui été choisie comme champ de théâtre des opérations. Une zone pétrolière imaginaire qui a été assiégée par l’armée d’un pays voisin. Ces forces ennemies soumettent la population à l’islamisme radical. Ainsi, à travers le 2e BIA, les Forces armées béninoises (FAB) vont tenter de libérer la zone occupée par l’armée étrangère.

En effet, elles auront, au cours de la manœuvre qui implique une compagnie d’infanterie, à libérer l’axe Bétérou, Alafiarou et Tchaourou tenue par l’ennemie. Le clou de l’exercice, ce sera la libération d’un village situé à 5 Km de Tchaourou. Après cette reconquête, les forces étrangères seront alors repoussées au-delà de Tchaourou jusqu’à la frontière. Et pour célébrer la victoire, un défilé militaire sera organisé. C’est sous la supervision du colonel Faïzoun Gomina que l’exercice militaire a lieu.

Actualités 29 juin 2017


Association de malfaiteurs et tentative de vol à main armée (10e dossier): Boubé Manou condamné à 15 ans de travaux forcés

La cour d’assises de Cotonou a connu, ce vendredi 23 juin, de la dixième affaire inscrite au rôle de sa session supplémentaire au titre de 2017. Mis en cause, Boubé Manou, un Peulh de 31 ans, inculpé du double chef d’accusation d’association de malfaiteurs et tentative de vol à main armée, est jugé coupable et condamné à quinze ans de travaux forcés.

Pour les faits d’association de malfaiteurs et tentative de vol à main armée, le Peulh Boubé Manou, 31 ans, est condamné à quinze ans de travaux forcés au terme du procès au cours duquel il s’est expliqué aux juges. Il est reconnu coupable des faits commis dans la nuit du 5 au 6 août 2009 à hauteur du village de Matékpo commune de Grand-Popo, par la cour présidée par Georges Toumatou.
S’il a reconnu les faits à l’enquête préliminaire et devant le juge d’instruction, l’accusé Boubé Manou, dès l’entame de sa déposition devant la cour, vendredi dernier, s’est montré fermé. A la barre, il n’a pas reconnu les faits et a tenté même de distraire la cour en racontant une histoire totalement étrangère à l’affaire pour laquelle il est poursuivi. Dans ses explications, l’accusé a fait comprendre à la cour qu’il a quitté la localité de Tsévié au Togo pour un enterrement à Malanville avec une escale à Agoué et une autre à Pahou chez son oncle paternel. Et qu’il ne fait partie d’une quelconque bande de malfrats. Mais le président Georges Toumatou l’a ramené à la question du jour. Ainsi, il a fallu que le président reprenne la question en mina pour qu’il finisse par avouer qu’il est à la barre pour « une affaire de braquage ». Cela étant, la cour a voulu faire la lumière sur certains détails. D’abord, le lieu où l’accusé a été informé par ses amis de l’opération de vol. A ce sujet, Boubé Manou a répondu après plusieurs détours: « C’est dans la brousse que mes amis m’ont appris qu’ils vont opérer du vol. J’ai refusé et ils ont menacé de me tuer et j’ai dû me soumettre.» Cette déclaration de l’accusé a relancé le débat et le président a cherché à savoir le rôle qu’il a joué dans l’opération. « Ils m’ont donné un sac à garder après l’avoir vidé de deux armes à feu qu’il contenait », a précisé Boubé Manou.
Le ministère public s’est intéressé à savoir ce que l’accusé faisait avec ses amis à Grand-Popo de 22 h à 1 h, heure de l’attaque du véhicule de patrouille de la Gendarmerie. A cette question, l’accusé a fait comprendre, là encore après plusieurs détours, qu’ils élaboraient la stratégie à mettre en œuvre : embuscade et autres. « Et qu’allez-vous faire si les passagers n’étaient pas des gendarmes ?, poursuit Célestin Kponon, l’avocat général. « Nous allons voler de l’argent», a répondu Boubé Manou.

Réquisitions, plaidoiries et verdict

Après ces dépositions de l’accusé, l’avocat général est invité à faire son réquisitoire. Il a d’abord rappelé les faits avec les nouveaux éléments recueillis à la barre pour établir sa culpabilité. Selon lui, l’accusé a eu à reconnaître les faits à l’enquête préliminaire et devant le juge d’instruction. Quant à la constitution des faits, il a noté que l’accusé a vécu ensemble avec deux de ses complices et ils ont monté un groupe dont l’objectif est de dépouiller les populations de leurs biens et ce groupe n’est pas isolé. « L’infraction d’association de malfaiteurs est constituée », a conclu Célestin Kponon ajoutant que ces faits sont prévus et punis par les articles 265 à 267 du Code pénal. Quant au vol à main armée, il est également constitué et est sous-tendu par l’intention de dépouiller les populations de leurs biens avec cette circonstance qu’ils sont porteurs d’armes.
Pour parvenir à cette fin, ils disposent aussi sur la chaussée des troncs d’arbres pour imposer un arrêt forcé aux véhicules. Selon lui, ces faits sont prévus et punis par l’article 381, alinéa 1 du Code pénal. Avant de proposer à la cour de condamner l’accusé à 20 ans de travaux forcés pour les deux infractions, il a d’abord fait observer que l’enquête de moralité n’a pas été approfondie. « Pierre qui roule n’amasse pas mousse », a-t-il souligné pour signifier qu’en tant que Peulh, l’accusé ne reste pas longtemps en un lieu. Dès lors, on ne peut que se référer à ses agissements pour peindre sa moralité.
Dans sa plaidoirie, Me Alphonse Adandédjan a demandé à la cour ne pas aller dans le sens indiqué par le ministère public. En effet, selon lui, l’avocat général ne s’est pas basé sur les textes pour prononcer son réquisitoire. La loi, a-t-il martelé, dit qu’il faut une entente pour parler d’association de malfaiteurs. Mieux, il faut un groupement structuré avec un fonctionnement permanent. Il faut aussi un nombre important. Dans le cas d’espèce, a-t-il indiqué, rien de tel. Ce dossier est un crime isolé, ce qui n’est pas pris en compte par la définition d’association de malfaiteurs, a tenté de démontrer Me Alphonse Adédédjan. « Mon client doit être déchargé de cette infraction », a-t-il plaidé ajoutant qu’il a dit devant la cour qu’il a « refusé et on l’a forcé sous peine de le tuer ». S’agissant de la tentative de vol à main armée, Me Alphonse Adédédjan l’a aussi trouvée non établie dans ce dossier. « L’accusé ne portait pas d’arme », a-t-il soutenu avant d’ajouter que, dans ces conditions, il revient à la cour « rigoureusement de prononcer un acquittement pour les deux infractions. Au-delà, il a plaidé pour que la cour fasse preuve de clémence envers son client. Sa demande de clémence se justifie, selon lui, par la collaboration et la reconnaissance des faits dont l’accusé a fait preuve. Et si la cour tient à la condamner, il a demandé que Boubé Manou soit condamné au temps passé en détention.
A l’issue de la délibération, c’est à une peine de quinze ans qu’il a été condamné. Mis sous mandat de dépôt le 10 août 2009, il retourne encore en prison pour huit ans et quelques jours.
Ce mardi 27 juin, la présente session de la cour connaîtra de sa 11e affaire. Il s’agit de l’affaire Icc-Services relative aux infractions d’association de malfaiteurs, d’escroquerie par appel au public et exercice illégal d’activités bancaires et de microfinance, de corruption, de complicité de corruption, etc. mettant en cause vingt prévenus avec pour tête de pont Guy Athanase Sètondji Akplogan¦
Résumé des faits

En raison de la recrudescence de la criminalité marquée par la fréquence des braquages sur l’axe routier Comé-Illacondji, les brigades de gendarmerie de Comè, de Grand-Popo et d’Agoué ont décidé d’y faire des patrouilles périodiques.
C’est à l’une de ces occasions que dans la nuit du 5 au 6 août 2009, à hauteur du village Matékpo, le véhicule de patrouille d’une équipe desdites brigades a été pris dans une embuscade dressée à l’aide de troncs d’arbres sur la chaussée et encerclé par des malfrats armés de gourdins et de fusils de fabrication artisanale. S’étant rendu compte qu’il s’agissait d’un véhicule de la Gendarmerie, ces malfrats qui avaient désespérément tenté d’accéder aux occupants du véhicule se sont enfuis dans la brousse. Les gendarmes ont alors ouvert le feu en leur direction et atteint mortellement un prénommé Garba qui serait le chef de file cependant que ses acolytes ont réussi à s'échapper. Une battue organisée avec les populations a permis d’arrêter Boubé Manou. Quelques instants plus tard, Hamidou Hama a été appréhendé par les populations.
Inculpé d’association de malfaiteurs et de tentative de vol à main armée, Hamidou Hama a bénéficié d’un non-lieu.
Boudé Manou a, quant à lui, reconnu aussi bien à l’enquête préliminaire qu’à l’instruction préparatoire les crimes d’association de malfaiteurs et tentative de vol à main armée qui ont été finalement retenus contre lui. D.P.D

Composition de la cour

Président : Georges Toumatou
Assesseurs : Eliane Noutaïs Guézo et Malick Cossou
Greffier : Edouard Zavonon
Ministère public : Célestin Kponon
Jurés : Patrick Dossou Nagnonhou, Hippolyte Djimassè, Louise Modeste Togbé et Martin Gbèmènou

Société 27 juin 2017


Défense nationale: L'Ecole nationale supérieure des Armées souffle ses 30 bougies

Créée par décret 1987-34 du 17 avril  1987, l'Ecole nationale supérieure des Armées, ex Centre de perfectionnement des officiers,  basée à Porto-Novo, célèbre ses 30 ans d'existence. Elle a été ouverte pour parfaire les connaissances des cadres militaires, avec comme devise " Par l'exemple et  par le travail".

En 30 ans de parcours, l'ENSA a formé plus de 600 stagiaires issus de douze pays africains, en l'occurrence du Burkina Faso, de la Centrafrique, du Congo Brazzaville, de la Côte d'Ivoire, du Gabon, de la Guinée Conakry, du Niger, du Nigeria, du Sénégal, du Togo, de la République démocratique du Congo et bien évidemment du Bénin. D'anciens stagiaires de l'école sont devenus des généraux d'armée et d'autres ont occupé et occupent encore des postes stratégiques de responsabilité. Des activités, sportives, ludiques et intellectuelles, étalées sur une semaine, sont prévues pour rendre hommage à cette école actuellement dirigée par le lieutenant colonel Rodrigue Ahouéya. Dans le cadre des manifestations, une journée portes ouvertes aura lieu ce jeudi 8 juin pour faire découvrir cette école à vocation sous-régionale. 

Société 07 juin 2017


Cérémonie d’adieu à l’état-major général des armées: Les hommages de ses frères d’armes au colonel Vincent Guézodjè

Les hommes en uniforme ont rendu hommage, vendredi 2 juin dernier à Cotonou, à feu Vincent Guézodjè, colonel des forces armées à la retraite et ancien ministre. Ministres de l’Intérieur et de la Décentralisation, hauts gradés de l’armée, parents et amis ont dit adieu à l’homme décédé fin avril dernier avant qu’il soit conduit à sa dernière demeure.

Décédé le 27 avril dernier, Vincent Guézodjè, colonel à la retraite et ancien ministre sous la Révolution, a reçu les hommages des forces armées béninoises (Fab) dans le cadre de ses obsèques. Trois étapes ont marqué la manifestation. Il sonnait exactement 9 h 25 lorsque la dépouille arrive dans un car militaire à l’état-major général des armées à Cotonou. En reconnaissance des loyaux services qu’il a rendus à la nation, la dépouille du feu Vincent Guézodjè a fait le tour des hommes en uniforme sous la cadence de la musique militaire.
Dans son oraison funèbre, le chef d’état-major, le général Laurent Amoussou, n’a pas manqué d’éloges à l’égard du disparu. Selon lui, l’homme a servi dans l’intégrité au sein de l’armée et au poste politique. Les qualités du regretté sont énormes, a-t-il laissé entendre, avant d’inviter l’assistance à prier pour le repos de l’âme de ce serviteur. S’ensuivra le recueillement des différentes personnalités dont les ministres de l’Intérieur, Sacca Lafia et de la Décentralisation, Barnabé Dassigli et des parents et amis devant la dépouille mortelle.
Pour rappel, Vincent Guézodjè est né en 1942 à Abomey. Il décroche le certificat d’études primaires (Cep) d’alors en 1955, le brevet d’étude du premier cycle (Bepc) et le baccalauréat (Bac) respectivement en 1959 et 1962. Il fut incorporé dans l’armée le 1er septembre 1963 et est admis à faire valoir ses droits à la retraite le 1er octobre 1993.
Passionné de la politique, Vincent Guézodjè fut successivement ministre de l’Education nationale, ministre de l’Intérieur, puis ministre de la Justice, garde des Sceaux sous la Révolution. Feu colonel Vincent Guézodjè est marié et père de plusieurs enfants.

Société 06 juin 2017


Affaire soupçons de corruption au Parlement : Le Fonac aux trousses des députés

L’affaire de soupçons d’achat de conscience des députés ventilée, mardi 4 avril dernier à l’hémicycle, par la députée Rosine Vieyra Soglo lors de l’examen du rapport de prise en considération du projet de loi portant révision de la Constitution du 11 décembre 1990, fait toujours grand bruit. 

Le Front des organisations nationales de lutte contre la corruption (Fonac) s’est auto-saisi du dossier. Par une correspondance adressée au président de l’Assemblée nationale, il a annoncé son intention de creuser et de tirer au clair cette affaire en écoutant les concernés avec l’honorable Rosine Vieyra Soglo en premier. Jean-Batispte Elias et ses collègues du Fonac ont sollicité à cet effet une audience auprès du président Adrien Houngbédji pour qu’il les autorise à s'acquitter de leur mission.
Il faut préciser qu’au cours de cette séance plénière, la présidente du Groupe parlementaire « Nation et développement » avait déclaré que ses collègues dont elle-même d’ailleurs, ont reçu de l’argent afin de voter favorablement le rapport de prise en considération de la commission chargée des Lois sur le projet de révision de la Constitution du 11 décembre 1990. Cette déclaration avait suscité la colère des députés au point où les présidents des différents groupes parlementaires ont exigé de la doyenne d’âge des excuses publiques. Mais elle a persisté et opposé une fin de non-recevoir à cette requête. Elle insiste et dit n’avoir d’excuses à présenter à qui que ce soit. C’est, pour des besoins de clarification par rapport à ce dossier que le Fonac a sollicité et obtenu l’accord du président de l’Assemblée nationale pour cette rencontre qui ne tardera pas à avoir lieu.
Seulement que le Fonac pourrait rencontrer un gros obstacle dans ses travaux d’investigations. En effet, le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale dispose en son article 61 qu’aucun député ne peut être poursuivi ni interpellé pour ses propos émis à l’intérieur de l’hémicycle. Ils sont d’ailleurs couverts par l’immunité parlementaire. Avec une telle disposition, l’on se demande jusqu’où peut aller le Fonac dans sa mission.

Th. C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Actualités 10 avr. 2017


Autorité nationale de lutte contre la corruption: Jean-Baptiste Elias s’installe

Les membres de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc) deuxième mandature ont pris service, ce lundi 13 mars au siège de l’institution à Cotonou. A l’occasion, son nouveau président, Jean-Baptiste Elias, a plaidé pour la correction des imperfections de la loi sur la corruption.

Le nouveau président de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (Anlc), Jean-Baptiste Elias souhaite la correction des imperfections constatées dans la loi n°2011-20 du 12 octobre 2011 portant lutte contre la corruption et autres infractions connexes en République du Bénin. Il a fait ce plaidoyer hier dès sa prise de fonction avec les autres membres nommés le 25 janvier dernier. Pour ce faire, il sollicite le Gouvernement et le Parlement pour que ce toilettage du texte puisse se faire le plus tôt possible pour plus d’efficacité dans l’application des textes.

« La corruption fait des ravages au Bénin », indique-t-il, en citant le rapport Transparency International du 25 janvier 2017 dans lequel le Bénin est classé 95e sur 176 pays. Ce rang, a-t-il noté, n’honore pas le pays. Au contraire, on doit se poser des questions. « Les responsables des pays classés premiers n’ont pas deux têtes, quatre bras ni quatre pieds », a ironisé Jean-Baptiste Elias, ajoutant que le Bénin aussi est capable de prouesses en matière de lutte contre la corruption.
Pour relever le défi d’un rang honorable dans le prochain classement de Transparency International, il a lancé un appel aux autorités gouvernementales, parlementaires et à celles des autres institutions de la République, aux citoyens de faire en sorte « qu’à défaut de cesser, la corruption recule sensiblement au Bénin ». Soulignant la nécessité de la lutte contre ce fléau, il a fait savoir que les autorités gouvernementales ont besoin de ressources pour promouvoir des programmes de développement au profit des populations. Mais l’on constate qu’une minorité accapare les ressources publiques au détriment d’une majorité en souffrance.
Mais en attendant, il a indiqué que les actions de prévention doivent être renforcées. « Nous devons parler peu et agir beaucoup », lance-t-il aux neuf autres membres de l’Anlc.

Passation sans prédécesseur

A la cérémonie de passation de service à l’Anlc hier, le président sortant n’était pas de la partie. Il faut signaler qu’après la phase technique de la passation de charges hors-caméra, Guy Ogoubiyi, ne s’est pas présenté à la phase protocolaire. « Il faut vivre longtemps pour voir tout et le contraire de tout », a dit Jean-Baptiste Elias, le président entrant pour déplorer l’absence de son prédécesseur. Pourtant, il a eu à lui passer service sur les mêmes lieux, il y a 46 mois. La raison, selon l’entrant, c’est que son prédécesseur dit ne pas connaître le contenu du discours de son successeur.
Selon les indiscrétions, la mandature sortante a normalement pris fin depuis mai 2016. Et celle entrante a connu dix mois de retard avant d’être installée.

Actualités 14 mars 2017


Pour vol à main armée (27e dossier): Ali Belco s’en tire avec dix ans de réclusion criminelle

Le 27e dossier inscrit au rôle de la première session 2017 de la cour d’assises de la Cour d’appel de Parakou, examiné vendredi 17 février dernier, a porté sur un crime de vol à main armée. Sur les trois accusés attendus, seul Ali Belco, bouvier de nationalité nigériane et repris de justice, né vers 1980 à N’Dali, était présent à la barre. Condamné à dix ans de réclusion criminelle, il recouvre la liberté, pour avoir été placé sous mandat de dépôt depuis le 28 octobre 2005.

En dehors d’Ali Belco, Honoré Bah N’Gobi et Camille Yamadjako alias « Adjasko », les deux autres prévenus attendus, ont brillé par leur absence à la barre, vendredi 17 février dernier. La cour a disjoint leurs cas de celui de l’accusé Ali Belco, l’arrêt de renvoi n’ayant pu être notifié au premier et le second étant déjà décédé.
En effet, dans le souci de trouver les moyens financiers pour récupérer la motocyclette de Honoré Bah N’Gobi saisie entre les mains d’Ali Belco par le commissariat de camp Adagbè, les deux amis ont projeté un plan de braquage. C’est dans ce cadre qu’Ali Belco s’est procuré un pistolet de fabrication artisanale. Avec Honoré Bah N’Gobi, il a pris le départ du domicile de Camille Yamadjako, un ancien détenu comme eux, dimanche 23 octobre 2005. Arrivés à Tourou, ils ont rendu visite à Boubé Alassane, un autre de leurs amis de prison, qui leur a offert du thé. Mais ils ont pris le soin de ne pas l’informer de leur plan de braquage. A la tombée de la nuit, les deux prennent congé de leur hôte, et armés d’un bâton et d’un pistolet, tendent une embuscade au niveau de la rivière Abouékou. Aux environs de 20 h, Mohamed Douerougui et deux de ses frères qu’il remorquait, tombent dans le piège. Honoré Bah N’Gobi lui asséna un coup de bâton et il se retrouva par terre avec ses deux passagers. Mohamed Douerougui se releva aussitôt et tenta de se défendre. C’est alors que le même Honoré Bah N’Gobi braqua son pistolet sur lui, pour l’en dissuader. Par maladresse, il se logea une balle dans la jambe gauche. Pris de peur, suite à la détonation du coup de feu, Mohamed Douerougui et ses frères prennent la fuite. Ce qui permet à Honoré Bah N’Gobi de s’emparer de leur motocyclette qu’il est allé confier à Camille Yamadjako, avant d’aller se faire soigner au Chd-Parakou, en faisant croire aux médecins et à la police, qu’il a été victime d’un braquage. Pendant ce temps, Camille Yamadjako dissimule l’engin chez un de ses locataires, sans lui révéler sa provenance.
Appréhendés et inculpés, Ali Belco et Honoré Bah N’Gobi ont reconnu les faits mis à leur charge à toutes les étapes de la procédure. Ils ont tenté dans un premier temps d’impliquer Boubé Alassane, avant d’admettre qu’il n’y a pas participé.

Les débats

L’accusé Belco Ali déposant à la barre, n’a pas nié les faits qui justifient son renvoi devant la cour pour y être jugé conformément à la loi, même s’il a varié comparativement à certaines de ses déclarations à l’enquête préliminaire. Il a reconnu avoir commis un braquage avec Honoré Bah N’Gobi, un acte qu’il regrette par ailleurs.
Le représentant du ministère public, Lucien Mahulé Aballo, dans ses réquisitions, a fait observer qu’il s’agit d’un vol aggravé. Selon lui, la cour de céans doit tenir compte de ce qu’il s’agit d’un vol à main armée et de tentative d’assassinat pour juger convenablement. Convaincu de ce que ces deux infractions sont établies, il requiert qu’il plaise à la cour de déclarer l’accusé coupable et de le condamner à onze ans de réclusion criminelle.
En tenant compte de la constance des déclarations de son client, depuis l’enquête préliminaire, devant le magistrat instructeur et à la barre, Me Paul Avléssi plaide coupable. Toutefois, il estime, au regard des faits, qu’il est difficile de retenir les chefs de vols à main armée et tentative d’assassinat que l’avocat général a retenus dans ses réquisitions contre Ali Belco. Il relève que l’accusé n’était pas parti pour tuer mais plutôt pour braquer, sinon il aurait fait usage du pistolet de fabrication artisanale au lieu du bâton. Tout en soulevant quelques circonstances atténuantes auxquelles son client est éligible, Me Paul Avléssi a demandé à la cour de retenir le crime de vol à main armée. Pour ce faire, il a rappelé la collaboration de l’accusé avec la justice et son « honnêteté criminelle ». Mieux, il a déploré l’indisponibilité de l’enquête de moralité qui installe le doute devant profiter à l’accusé, selon lui. C’est au bénéfice de ces observations, que Me Paul Avléssi implorera la cour de condamner son client au temps qu’il a déjà passé en détention.
Au délibéré, la cour déclare Ali Belco coupable de crime de vol à main armée prévu et puni par les dispositions des articles 295, 298 et 302 du Code pénal. Elle le condamne à dix ans de réclusion criminelle. Ali Belco recouvre donc sa liberté.
La cour ayant examiné ce dossier avait pour président, Jean-Pierre Yérima Bandé. Arlen A. Dossa-Avocè et Richard Akodossi l’ont assisté en tant qu’assesseurs. L’avocat général a nom Lucien Mahulé Aballo et le greffier, Me Hippolyte Ofrin. Charlotte O. Ombari, Adizatou C. SéroKpéra, Bio Dancoré et Tidjani El-Hadj Issa étaient les jurés¦

Société 20 févr. 2017


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