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Nouvelles

Nassirou Kassoumou, directeur de l’Observatoire de la famille, de la femme et de l’enfant: « Faire rayonner la culture à travers le respect des droits de l’enfant »

La protection des enfants dans les centres de cultes vodoun du Bénin est un impératif pour les acteurs. Une étude de référence sur la situation des enfants dans les couvents du Mono, du Zou, du Couffo et des Collines a été réalisée et sa validation a l’objet d’un atelier, mardi dernier à Cotonou. Le directeur de l’Observatoire de la famille, de la femme et de l’enfant (Offe), Nassirou Kassoumou, souligne l’intérêt de cette initiative au profit des enfants et pour le Bénin.

La Nation : Monsieur le directeur de l’Offe, votre structure, sous la houlette du ministère en charge des Affaires sociales, a procédé, mardi dernier, à la validation de l’étude de référence sur la situation des enfants dans les couvents du Mono, du Couffo, du Zou et des Collines. Quel est le but d’une telle initiative ?

Nassirou Kassoumou : Avec l’avènement du Nouveau départ depuis 2016 et l’élaboration du Programme d’action du gouvernement (Pag), une part importante a été accordée au développement de la culture. Qui dit culture parle également de nos traditions. En opérant des réformes au niveau du secteur de la culture, nous contribuons au Pag et au rayonnement de la culture béninoise sur le plan international. Au-delà du rayonnement et de la mise en œuvre du Pag, il s’agit d’aborder la question de la protection des couches vulnérables en général et des enfants en particulier. Les enfants constituent l’une des couches vulnérables et privilégiées du ministère en charge des Affaires sociales. Voilà pourquoi leur protection et l’affirmation de leurs droits préoccupent au plus haut point les autorités en charge des affaires sociales.

Quelles sont les perspectives ?
Avec les évidences que l’étude nous a permis d’avoir, on peut aller vers le montage d’un véritable projet destiné à améliorer les conditions de vie des enfants dans les couvents et à assurer leur scolarisation. Nous allons poursuivre les discussions avec les chefs de couvents pour revoir certains aspects liés à l’internement, notamment la durée d’internement des enfants de manière à faire coïncider la période d’internement avec les vacances scolaires, afin de permettre aux élèves d’être à l’école en cours d’année et d’avoir accès aux couvents pendant les vacances. Nous allons travailler à faire en sorte qu’avec l’ensemble des acteurs les rites initiatiques et les rites d’internement soient revus et ramener au strict minimum. Nous allons veiller à ce que les droits des enfants puissent être respectés : accès à l’éducation, à la santé, à l’hygiène…. Nous allons faire en sorte qu’on puisse transformer nos couvents en des cadres de vie plus attractifs et attrayants. C’est en ce moment qu’on pourra assurer le rayonnement de nos couvents qui deviendront des centres modernes qui, à côté de l’aspect sacré que nous continuerons toujours à préserver, pourront s’ouvrir au monde et contribuer aux objectifs du Programme d’actions du gouvernement.

Vous évoquiez le rayonnement de nos cultures à l’échelle internationale. Il semble y avoir tout de même un paradoxe lorsqu’on sait que pour promouvoir les droits des enfants dans les couvents, cela exige la réduction de la durée d’initiation. Comment cela est-il possible ?

Nous ne pouvons pas faire rayonner nos cultures si nous n’avons pas la capacité de les exporter. Les enfants dans les couvents seront les ambassadeurs de nos cultures à l’extérieur, dans le monde devenu un village planétaire. Comment ces enfants peuvent-ils être des ambassadeurs à l’extérieur s’ils ne sont pas scolarisés ? C’est le défi que nous voulons relever avec Plan International Bénin. Il s’agit d’abord de mettre en œuvre les lois de la République. L’école est obligatoire au Bénin pour les enfants jusqu’à un certain âge. A partir de ce moment, l’Etat veille à la mise en œuvre de ce droit fondamental. Le défi, c’est de voir également comment allier l’obligation des enfants d’aller à l’école et la nécessité de faire une immixtion dans nos traditions. La tradition, c’est le socle sur lequel repose notre société. Comment faire pour que tout en ayant droit à la connaissance des cultures endogènes, les enfants puissent également aller à l’école ? C’est le but de ce projet qui sera élaboré bientôt. Mais avant tout, il importe de dresser l’état des lieux au niveau des quatre départements. C’est ce qui est fait à travers cette étude

Quelle est la situation des enfants dans les couvents dans les départements ciblés ?

Il y a à peu près 300 enfants dans ces couvents qui vivent dans des conditions qui ne favorisent pas toujours leur scolarisation, au regard de leur durée d’internement. L’étude a également révélé que certaines conditions de vie ne sont pas toujours favorables à l’expression de leurs droits. Mais tout n’est pas mauvais dans ces milieux. Il y a également des aspects positifs. Il y a des choses à corriger pour améliorer les conditions de vie, d’hygiène et de couchage des enfants.

Les dignitaires du culte vodoun et chefs traditionnels sont généralement très conservateurs de nos cultures endogènes. Comment arrivez-vous à faire face à leur résistance ?

Vous avez raison. Ils font montre de résistance aux premiers contacts. Mais lorsque nous leur expliquons le bien-fondé de notre démarche qui consiste à parvenir à un partenariat entre eux et les pouvoirs publics de manière à assurer la protection des enfants et à leur permettre d’avoir accès à l’instruction, ils adhèrent au principe. Il y a eu beaucoup de réticence au départ, mais dès que les chefs couvents ont été sensibilisés sur les objectifs de notre démarche, ils ont compris l’enjeu. Il ne s’agit pas de fermer les couvents, mais d’aider leurs chefs à améliorer les conditions de vie et de séjour des enfants internés. C’est le lieu de remercier les chefs de couvents et le président de la communauté du culte vodoun au Bénin, qui se sont montrés très coopératifs dans le cadre de cette étude.

En 2011, l’Unicef, sous l’ancienne représentante résidente Anne Vincent, avait entamé une initiative similaire au profit des communes d’Allada, Toffo, Tori, Zè et Kpomassè. Aujourd’hui, le ministère en charge des Affaires sociales cible quatre autres départements. On a l’impression que les acteurs mènent des actions isolées dans ce domaine...

Les acteurs travaillent en synergie. Tous les acteurs étaient représentés au lancement de cette étude. Nous travaillons en parfaite intelligence. Le ministère en charge des Affaires sociales a le devoir de coordonner l’ensemble des interventions dans le secteur et surtout de coordonner l’appui des partenaires qui accompagnent le Bénin. Dans ce sens, nous avons le devoir de veiller à la couverture nationale des interventions en matière de protection de l’enfant. Il est vrai que c’est l’Unicef qui a commencé ce processus dans le département de l’Atlantique. Pour nous, il est important qu’avec l’appui d’un autre partenaire, notamment Plan International Bénin, on ne revienne plus dans le même département, mais qu’on l’étende à d’autres départements afin d’assurer la couverture du territoire national. Nous nous fondons sur les expériences dans l’Atlantique. Le roi d’Ahouannonzoun, l’un des principaux initiateurs de ce projet, y est fortement impliqué. Il a beaucoup contribué à l’élaboration des documents, à l’identification des acteurs clés. On espère des résultats au profit de l’ensemble du pays plutôt qu’en faveur d’un seul département.

Société 31 mai 2018


Assemblée générale élective de la Fédération béninoise d’aviron: David Gbadamassi candidat à sa propre succession

La Fédération béninoise d’aviron procède au renouvellement des membres de son comité exécutif, samedi 2 juin prochain au Centre social de Ganvié. En prélude à cette assemblée générale, la liste des candidatures aux différents postes à pourvoir a été dévoilée suite à l’appel à candidatures lancé.

Conformément aux statuts, ces candidats sont invités à prendre part à l’assemblée générale élective. Seul candidat au poste de président et à sa propre succession, David Gbadamassi de l’Association sport nautique d’aviron d’Abomey-Calavi est en passe d’être plébiscité. Gabin Vidédanou de l’Association sportive navigation lacustre de Kpétékan, Jonas Zannou-Zoki de l’Association Ganvié sport nautique, Léonce Alley de l’Association sport nautique d’Akodéha, Blandine Alice Zanklan de l’Association sport nautique d’aviron d’Abomey-Calavi, Clotaire Grimaud de l’Association sport nautique d’aviron d’Abomey-Calavi, ont opté respectivement pour le poste de vice-président, de secrétaire général, de secrétaire général adjoint de trésorier général et de trésorier général adjoint.
Nathanaël Akogbé, Toussaint Akpo et Anicet Hagbé sont candidats respectivement aux postes de responsable à l’organisation, premier et deuxième responsables adjoints à l’organisation tandis que Pierre Akpo et Coffi Sènou ont postulé aux postes de responsable chargé de la promotion de la course de pirogue et membre représentant les arbitres.
Au poste de représentant des femmes et responsable chargé de la communication, on a Gisèle Kilala et Samuel Alidji.
Il faut signaler que le renouvellement du comité exécutif sera précédé de la présentation par le bureau sortant de son rapport d’activité, son bilan moral et son rapport d’activité.

 

Sports 31 mai 2018


Série d’audiences à la Haac: Le Cnpa, l’Upmb et les Osc plaident en faveur de La Nouvelle Tribune

Le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) Adam Boni Tessi, a reçu en audience, mardi 29 mai dernier, les associations faîtières de la presse et quelques organisations de la Société civile. Tous ont plaidé pour que soit levée la mesure conservatoire à l’encontre du journal La Nouvelle Tribune.

La suspension du quotidien La Nouvelle Tribune affecte plusieurs composantes de la société. En audience ce mardi 29 au cabinet du président de la Haac Adam Boni Tessi, les membres du bureau du Conseil national du patronat de la presse et de l’audiovisuel (Cnpa), de l’Union des Professionnels des Médias du Bénin (Upmb) et une délégation de trois organisations de la Société civile (Osc) ont exprimé leurs attentes à l’autorité. Composée du directeur d’Amnesty International Bénin, Fidèle Kikan, du secrétaire permanent administratif de l’Organisation changement social, Montesquieu Houhoui, et du représentant de la Coalition des défenseurs des droits humains au Bénin, Serge Prince Agbodjan, la délégation des Osc a plaidé pour que le président de la Haac laisse échoir la suspension du quotidien de Vincent Foly. 

C’est la même plaidoirie qu’ont présentée les représentants des associations faîtières de la presse. Au sortir de l’audience, le président du Cnpa, Basile
Tchibozo, a déclaré que les échanges ont été fructueux et qu’il y a lieu d’espérer un dégel de la situation du journal La Nouvelle Tribune. D’autres sujets tels la délivrance de la carte de presse, le déclassement de la presse béninoise par Reporters sans frontières (Rsf) étaient également au menu de leurs échanges.
Le président de la Haac, Adam Boni Tessi, a salué ces démarches qui se démarquent des débats passionnés sur les réseaux sociaux. Il a rappelé que la mesure conservatoire est une prérogative du président de la Haac dans sa fonction de régulation des médias. Et la suspension du journal La Nouvelle Tribune est, à l’en croire, une décision fondée sur la base de textes fondamentaux et non sur des considérations subjectives. Selon lui, cette décision servira aussi de leçon aux autres organes pour que le respect des règles déontologiques retrouve sa place au cœur de l’exercice de la profession.
Par ailleurs, le président de la Haac a reçu le nouvel ambassadeur, chef de la délégation de l’Union européenne au Bénin, Oliver Nette. C’était une visite de courtoisie s’inscrivant dans le cadre de sa tournée de prise de contact avec les présidents d’institution. Il a saisi l’occasion pour s’enquérir aussi de la situation avec le journal La Nouvelle Tribune et pour comprendre les raisons de cette suspension.

Société 31 mai 2018


Conception moderne de la beauté: Les femmes noires entre snobisme et complexe

Dans le constant souci de se mettre en valeur, de nombreuses femmes en Afrique et particulièrement au Bénin se sont tournées vers les standards de beauté occidentaux mésestimant leurs atouts physiques et rejetant même leur teint naturel. Sont-elles insatisfaites de leur apparence physique ou voient-elles dans le profil des Occidentaux une référence ?

Beyonce, Shakira, Angélina Jolie, Thalia (Marimar)…, des artistes et cinéastes occidentales adulées, constituent des modèles de beauté que se sont choisis les femmes en Afrique. 

Complexée par la révolution esthétique, les femmes africaines tendent à s’identifier aux femmes occidentales en qui elles voient les attributs d’un idéal chimérique de beauté moderne. Elles trouvent dans les stars, leurs idéaux de beauté. Tous les moyens sont bons pour se rapprocher physiquement de ses ‘’top modèles’’. Se maquillant de façon outrancière, elles deviennent méconnaissables, à peine identifiables par leurs proches. Elles s’adonnent également à une extraversion vestimentaire spectaculaire, exhibant tout et renonçant à leur intimité pour le délice des mâles qui s’en délectent bon gré mal gré. Avec des tresses fantaisistes, elles ne sont plus si loin de leurs idéaux… Le comble, elles veulent leur ressembler en tout, même par la couleur de la peau. Les produits cosmétiques sont alors mis à contribution, s’enchaînant comme les vagues de la mer. Ces femmes noires extraverties sont en grand nombre des artistes et cinéastes africaines. Celles-là mêmes qui, à travers la valorisation de la beauté naturelle de la femme noire dans les médias, pouvaient influencer leurs consœurs de race. Hélas ! Elles sont, pour la plupart, les plus friandes des standards de beauté occidentaux.
L’exercice devient pitoyable quand des femmes bien fournies, aux rondeurs reconnues de femmes d’Afrique, sous prétexte de rechercher un physique de mannequin, conjuguent les régimes et la fréquentation des salles de gymnastique pour mincir, se créant des ennuis de santé. Or pendant qu’elles s’efforcent pour mincir, d’autres femmes d’Occident, elles sont de plus en plus intéressées par les rondeurs de la femme africaine. En témoignent les interventions esthétiques, les chirurgies et les implants fessiers et mammaires auxquels elles s’adonnent de plus en plus.

Modernité ou mondanité ?

Il n’est pas rare d’entendre certaines femmes se justifier en brandissant le fallacieux prétexte des exigences de la modernité, comme lors des concours de beauté Miss. Se jugeant ainsi hors normes à moins de copier les standards venus d’ailleurs.
S’il est vrai que les enjeux de développement imposent à l’Afrique de prendre exemple sur les autres continents, il est loin d’être vrai que les cultures et habitudes exogènes soient les meilleurs modèles, la référence. La beauté de la femme noire réside non seulement dans sa peau mais aussi dans ses mensurations. Or les femmes rondes d’Afrique, semblent avoir honte de leur physique. Elles sont complexées et préfèrent se conformer au profil classique des femmes d’Occident à tout point de vue. Il s’agit en réalité d’un snobisme, d'une inclinaison à des velléités mondaines. Plutôt parler de mondanité que de modernité. La modernité joue plutôt un rôle déterminant dans l’extraversion des femmes noires avec la profusion des feuilletons, des téléréalités, des émissions et magazines de mode qui en mettent plein la vue et attisent leurs ambitions.
Toutefois, il faut reconnaître que certaines femmes, malheureusement peu nombreuses, œuvrent pour inverser la tendance, pour refaire place aux rondeurs féminines, identité de la femme africaine. C’est le cas des groupements de femmes rondes tels que "Rondes et Jolies" militant au Gabon et le réseau "Rondement Belle" en Côte d’Ivoire. Mais l’extraversion persiste. Pour combien de temps encore ?

Société 31 mai 2018


Mort massive des poissons dans le lac Toho: L’appel des cadres d’Athiémé à une solidarité nationale

Suite à la mort massive des poissons dans le lac Toho, des cadres de la commune sont descendus sur le terrain pour remonter le moral aux populations touchées par le drame. A travers un communiqué de presse ayant sanctionné cette visite, ils appellent le gouvernement à accélérer la poursuite des tests et à lever la mesure d’interdiction de la pêche sur le lac d’une part, et à initier des actions de solidarité nationale envers les victimes d’autre part.

Des cadres d’Athiémé sont préoccupés par les effets néfastes de la récente intoxication des poissons survenue dans le lac Toho. Une délégation des cadres de la commune a effectué, dimanche 27 mai dernier, une descente dans l’arrondissement de Kpinnou pour échanger avec les populations et apprécier l’impact de ce drame. A travers un communiqué de presse parvenu à notre rédaction, la délégation informe que cette visite qui a permis d’observer que le coût social, économique et environnemental de cette situation inédite dans la localité est « d’une extrême préoccupation ». Elle s’inquiète des menaces réelles sur la qualité de l’environnement, malgré le retour progressif de la vie dans le lac.

Tout en saluant la promptitude avec laquelle le gouvernement, la préfecture du Mono et la mairie d’Athiémé ont réagi au sinistre à travers des visites et l’initiation de tests, les cadres de la localité exhortent les autorités à accélérer la poursuite des tests en vue de l’identification des causes du désastre. Au-delà des mesures conservatoires prises pour préserver la santé des populations, ils plaident pour des actions de solidarité nationale en faveur de celles-ci pour les aider à soulager leurs peines. Aussi, tenant compte des souffrances des populations, la délégation de cadres invite le gouvernement à tirer les conséquences des premiers résultats des tests afin de lever dans un bref délai l’interdiction des activités de pêche sur le lac.
En fait, les constats de la délégation sont alarmants. Sur le plan social, elle note que les conditions des populations déjà précaires se sont davantage dégradées. Selon le communiqué de la délégation, les populations de cinq villages à savoir Kpinnou, Agbodougbé, Azonlinhoué, Hahamè et Kponou sont particulièrement touchées.

La souffrance des populations

Elles « peinent à se nourrir, à se soigner et à faire face à la scolarisation des enfants, étant privées de leur principale activité économique : la pêche », souligne le communiqué de la délégation.
De plus, « La morosité est palpable sur le plan économique, les femmes ne vendant plus de poissons ni dans les marchés ni aux abords de la voie inter-Etats Lokossa - Cotonou ». Le cas le plus préoccupant est celui d’un jeune pisciculteur installé au bord du lac qui a vu décimés tous ces poissons, soit toute une fortune et certainement un prêt bancaire partie en fumée.
Les effets économiques du drame s’étendent au-delà des frontières de la commune, le gouvernement du Togo voisin ayant interdit l’entrée sur son territoire de tout poisson en provenance du Bénin.
Pour rappel, suite au sinistre, le Laboratoire central de contrôle de sécurité sanitaire des aliments (Lcssa) a procédé à différents prélèvements afin d’élucider les causes du drame. Il a conclu que « L’hypothèse d’une contamination des eaux du lac Toho par une quelconque famille de pesticide ou de médicaments vétérinaires est à exclure ». Le directeur du laboratoire, Kinnou J. Kisito Chabi Sika, s’est fait plus précis en indiquant : « qu’aucune des matrices (eaux, poissons, sédiments) ne contient les quatre grandes familles de pesticides ; deux familles importantes de médicaments vétérinaires (Tétracyclines et sulfamides) ont été décelées dans la chair des poissons, mais non dans l’eau et dans les sédiments ; présence probablement due à leur usage dans le bassin des alevins, et enfin la neutralité du pH et de l’alcalinité de l’eau ».
Au regard du degré du phénomène, le Lcssa penche plutôt pour « une intoxication aiguë par contamination chimique venant d’une source endogène au lac par infiltration souterraine ». Une recherche des molécules sulfureuses en cours au niveau du laboratoire pourrait aider à confirmer cette hypothèse ».
Des personnes encore sceptiques demandent une contre-expertise pour situer de façon plausible les causes du drame.

Société 31 mai 2018


Hausse des prix des céréales: La Dpci en donne les causes

Les prix de quelques produits agricoles de grande consommation ont grimpé en l’espace de quelques jours, à la surprise des consommateurs. Approchés, les services du ministère du Commerce et d’Industrie en donnent les causes.

Les consommateurs des produits céréaliers déboursent un peu plus pour se les procurer. Au marché, le haricot, le voandzou, le maïs… ont augmenté de prix, à la surprise des acheteurs. Le kilogramme du haricot est acheté à 700 francs désormais contre 500 francs Cfa, il y a moins de trois mois. Le kilo de voandzou est passé à 900 francs contre 750 F Cfa, il y a de cela deux mois. Face à la situation, certains consommateurs expriment leur désarroi. Ils s’interrogent sur les raisons qui justifient cette hausse de prix des produits prisés par la population.
Au ministère du Commerce et d’Industrie, le sujet n’étonne guère. Le Bénin est dans une économie libérale. Par contre, les produits stratégiques tels que les produits pétroliers et ceux destinés à l’exportation, à savoir le coton, l’acajou, le karité, les produits pharmaceutiques… sont encadrés selon la valeur que l’Etat accorde à ces différents produits, d’après les explications du directeur de la Promotion du Commerce intérieur, Marius Konsago. C’est tout à fait normal qu’à une certaine période, il y ait une hausse de prix de certains produits, d’après lui. Cette fluctuation s’explique par le fait que la plupart des produits sont cultivés au nord du Bénin où les récoltes de la saison passée sont presque terminées. « On produit pour la nouvelle saison, c’est naturel dans une économie de marché que quand l’offre diminue, le prix augmente », a affirmé Marius Konsago.
Il faut noter que la hausse des prix des produits est l’œuvre des commerçants. Ils achètent et stockent les produits pour les revendre cher en début de la saison. Pour sa part, Alexandre Adjignon, collaborateur du directeur de la Promotion du Commerce intérieur, souligne quelques causes inhérentes à la hausse du prix des produits agricoles. Il cite : le phénomène de l’exode rural dont la première conséquence est la baisse de la production, la faible pluviométrie qui n’est plus favorable à la production, les techniques culturales très archaïques qui fatiguent les agriculteurs, notamment les bras valides qui s’intéressent désormais à d’autres activités dans les milieux urbains et périurbains.
Le marché du Nigeria avec une forte demande pourrait expliquer une exportation incontrôlée des produits de grande consommation du Bénin vers le géant de l’Est, d’après les explications de cadres du ministère du Commerce et d’Industrie. Ils n’y trouvent pas d’inconvénients, mais plutôt encouragent la pratique. Car, l’exportation des produits du Bénin vers le Nigeria va attiser la production locale et aura pour avantage, l’arrivée de nouvelles productions.
La préoccupation reste de savoir si les citoyens pourraient bénéficier encore de subvention sur l’achat des produits vivriers comme c’était le cas, il y a quelques années. Ce serait un apport considérable dans la perspective de la sécurité alimentaire au Bénin.

Economie 31 mai 2018


Mise en place du système de certification de produits de la Cedeao: Un atelier de validation des documents s’ouvre ce jour à Cotonou

Dans le cadre de son appui à la mise en œuvre de la politique qualité de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest
(Cedeao), le Programme Système qualité de l’Afrique de l’Ouest (Psqao) organise à Cotonou, du 31 mai au 1er juin, pour le compte du département Industrie et Promotion du Secteur privé de la Commission de la Cedeao, un atelier technique de validation des projets de documents relatifs à la mise en place du système de certification de produits de la sous-région.

La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest disposera bientôt d’un Système de certification de produits de la sous-région. Les documents relatifs à ce système seront validés à Cotonou dès ce jeudi au cours d’un atelier.
Selon un communiqué de presse du département Industrie et Promotion du secteur privé de la Commission de la Cedeao, l’atelier de Cotonou entre dans le cadre de la mise en œuvre du programme d’activités 2017-2018 du comité communautaire de l’évaluation de la conformité (Ccec). Ce programme a été validé par le Conseil communautaire de la qualité, lors de la première réunion de cette instance à Dakar au Sénégal le 29 janvier dernier. Il s’agit d’un plan d’actions qui comprend, entre autres, l’appui à la mise en place du mécanisme de certification au niveau de la Cedeao.
En août 2016, indique le communiqué, le Psqao a renforcé les capacités d’experts issus d’organismes de certification-produit des Etats membres opérationnels ou en cours de mise en place. Suite à cet atelier de renforcement des capacités, la certification-produit s’est développée dans la région avec déjà 5 organismes de certification-produit accrédités.
A Cotonou, les experts seront mobilisés pour valider les projets de documents relatifs à la mise en place du mécanisme de la certification – produit dans l’espace Cedeao avant leur soumission à l’approbation du Ccec.
Au sortir de l’atelier de Cotonou, quatre projets de documents devraient avoir été validés par les experts, en vue de leur adoption par le Ccec, une des structures de l’Infrastructure régionale de la qualité (Irq) de la Cedeao. Il s’agit du projet de règles générales de gestion de la Marque de certification des produits de la Cedeao ; du projet de modèle de règlement particulier de la Marque de conformité de la Cedeao ; du projet de termes de référence pour l’élaboration du logotype de la Marque de conformité aux Normes de la Cedeao; puis du projet de liste de premiers produits prioritaires pour la certification.
Il faut rappeler que le Programme Système qualité de l’Afrique de l'Ouest (Psqao) de la Cedeao est financé à hauteur de 12 millions d’euros par l’Union européenne et exécuté par l’Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (Onudi). Ce programme appuie la mise en œuvre de la politique régionale de la qualité de la Cedeao et vise à « établir un cadre pour le développement et l’exploitation d’infrastructures qualité appropriées, pertinentes, efficaces et efficientes pour faciliter le commerce intra-régional et international, protéger le consommateur et l’environnement, et promouvoir le développement économique durable ».

Economie 31 mai 2018


Valorisation des potentialités de la Région de Lokossa: Les défis qui attendent les opérateurs économiques du Mono-Couffo

Les opérateurs économiques des départements du Mono et du Couffo sont désormais décidés à valoriser les potentialités dont regorge leur région. A travers un forum organisé du 23 au 25 mai dernier à Djakotomey, ils ont regroupé les acteurs territoriaux et investisseurs autour du marché régional pour le développement économique et social des deux départements.

« Un pays attrayant aux plans économique et touristique est celui qui sait se révéler au monde, qui sait promouvoir ses talents et ses potentialités ». Cette réflexion du président de la République, Patrice Talon, a été bien assimiliée par les opérateurs économiques des départements du Mono et du Couffo. Pour mieux exploiter cette idée du chef de l’Etat, ils ont organisé une rencontre d’acteurs territoriaux et d’investisseurs privés sur le marché régional pour le développement économique et social des territoires des deux départements. C’était autour des projets de développement agro-industriel, touristique, urbain, des projets d’exploitation minière ou de promotion de chaînes de valeur locale en agriculture, en tourisme ou en économie numérique.
En initiant ce rendez-vous économique qui est à sa deuxième édition, les opérateurs économiques de la région entendent mettre en relation les collectivités locales et les acteurs économiques nationaux et étrangers pour la mise en valeur des potentialités locales et régionales. Ils entendent dynamiser l’économie locale à travers la captation pour les territoires, des leviers des projets structurants du Programme d’action du gouvernement (Pag) ; puis collecter et disposer de données socioéconomiques marchandes sur les opportunités ou offres territoriales.

Un foyer de développement

Cette expérience des territoires du Mono et du Couffo a été précédée par celle des territoires de l’Ouémé et Plateau en décembre 2017. Il s’agit ainsi dans un effort commun de l’Etat et du secteur privé, d’enclencher la mobilisation des ressources et la réalisation de projets pertinents visant à faire du pôle régional du sud- ouest du Bénin, un foyer de développement.
L’initiative de ce rendez-vous autour de la région économique de Lokossa servira à combler le déficit d’information qui limite la mise en valeur des opportunités dont regorge la région. Au demeurant, le progrès du grand Mono en matière économique et sociale est en voie d’être une réalité grâce à ce forum.
Au nombre des communications qui ont meublé les assises de Djakotomey, il y a celle ayant porté sur le thème : « La valorisation des potentialités du Mono et du Couffo : Enjeux, opportunités et défis ». Ce thème qui est le deuxième panel a été animé par Urbain Amègbédji, directeur général de l’Agence nationale pour l’emploi (Anpe) et Albert Honlonkou, enseignant et ancien directeur de l’Ecole nationale d’économie appliquée et de management (Eneam). Ces derniers ont respectivement entretenu les participants sur la valorisation des petites et moyennes entreprises (Pme) et la promotion de l’emploi dans les communes ; puis le partenariat public-privé. Selon eux, ce partenariat est une opportunité considérable pour les communes en matière de financement des investissements. Et il convient, estiment-ils, de développer une expertise spécifique requise à ce sujet au niveau local ainsi que l’existence d’un grand espace pour innover dans la gestion des projets d’appui aux communes.

Inciter les investisseurs

Pour appuyer les explications de ces deux panélistes, un troisième en la personne du docteur Koumabé Bossoun a fait une présentation sur le thème: « Quel leadership des acteurs locaux pour mieux valoriser les potentialités de la région ? » Pour lui, il y a deux façons de diriger: la première, et de loin la plus efficace, s’exerce avec le consentement et la sympathie des dirigés; la seconde est imposée par la force qui suppose absence de consentement et de sympathie.
Outre ces thèmes, plusieurs autres exposés ont été présentés au cours du forum qui a conduit à des travaux de groupes axés sur plusieurs termes de référence.
Pour les uns et les autres, il faut maintenant définir un cadre juridique et institutionnel efficace et efficient au marché régional pour le développement économique et social des territoires du Couffo et du Mono (Decoscom). Un cadre juridique et institutionnel qui doit valoriser les potentialités de la région du Couffo et du Mono de façon légale et durable. Afin d’inciter les investisseurs au financement des projets communaux et des projets fédérés des communes autour des axes de développement, le forum a souhaité qu’il y ait des actes préalables à réaliser avant la mise en œuvre des actions de Decoscom. Au nombre des axes de développement, il y a le tourisme, la production agricole, la transformation des produits agricoles, l’énergie renouvelable, l’exploitation minière, l’élevage et la pêche.
Il faudra également inciter les investisseurs au financement des projets portés par les opérateurs économiques ou le consortium d’opérateurs économiques autour de ces axes de développement, recommande le forum.
Mais une chose est de regrouper du monde pour réfléchir, une autre est de pouvoir suivre les décisions prises pour la promotion effective des ressources du milieu. C’est l’un des grands défis qui attendent les opérateurs économiques de la région.

Société 31 mai 2018


Journée mondiale sans tabac: « La situation n’est pas reluisante au Bénin », selon le ministre de la Santé

En prélude à la Journée mondiale sans tabac 2018, prévue pour ce jeudi 31 mai, le ministre de la Santé, Alassane Séidou, a délivré un message dans lequel il rappelle que la situation au Bénin n’est pas reluisante. C’était ce mercredi 30 mai au ministère de la Santé à Cotonou.

Les résultats des enquêtes au ministère de la Santé ont révélé que la prévalence du tabagisme est en hausse chez les jeunes adolescents (7,5 % en 2016 contre 5,6 % en 2009) ; tandis qu’elle décroît chez les adultes (5 % en 2015 contre 16 % en 2008). Ces chiffres ont été révélés par le ministre de la Santé, Alassane Séidou, qui adressait un message au peuple béninois dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale sans tabac. Le thème retenu par l’Organisation mondiale de la Santé pour cette journée est « Cardiopathies et Tabac ».
Pour le ministre de la Santé, il est noté au Bénin, ces dernières années, une recrudescence de l’usage de chicha encore appelé pipe à eau. Un fléau qui, estime-t-il, ruine la jeunesse qui s’expose non seulement aux effets néfastes du tabagisme, mais aussi aux problèmes d’hygiène du fait de l’usage commun du matériel. Alassane Séidou souligne que le tabagisme affecte aussi les non-fumeurs, puisque 900 000 d’entre eux meurent chaque année du fait de leur exposition à la fumée du tabac. L’Organisation mondiale de la Santé (Oms) estime que d’ici 2020, le tabac sera la principale cause de décès et d’incapacité, avec plus de 10 millions de victimes par an.
Au plan mondial, les récentes statistiques indiquent qu’environ un milliard de fumeurs fument 6 000 milliards de cigarettes soit en moyenne 300 paquets par an ou simplement 16 cigarettes par jour. Le tabagisme, selon le ministre de la Santé, entrainera alors plus de décès à travers le monde que le Sida, la Tuberculose, les accidents de voiture, les suicides et les homicides combinés… C’est pourquoi « pour lutter plus efficacement contre le fléau, le Bénin s’est doté d’une loi pour règlementer la production, la commercialisation et la consommation du tabac, de ses dérivés et assimilés en République du Bénin », s’est réjoui le ministre.
Le ministre de la Santé promet que la contrebande des produits du tabac sera davantage combattue, grâce à la ratification du protocole pour éliminer le commerce illicite du tabac qui est actuellement en étude à l’Assemblée nationale. Aussi, les prix et taxes appliqués sur les produits du tabac au Bénin connaîtront-ils une hausse progressive en fonction du coût de l’inflation tel que prescrit par la loi en vigueur. Le tabagisme est un facteur de risque pour l’apparition d’accidents vasculaires cérébraux et de maladies vasculaires périphériques. Des risques sanitaires réels que l’Oms et ses partenaires ont décidé de réduire, par la sensibilisation et l’information.
Le tabac ne déclenche pas que des cancers. Il est également à l’origine de problèmes respiratoires, de cardiopathies et de difficultés cardiovasculaires.

Société 31 mai 2018


Incendie volontaire / 11e dossier: Pour avoir mis feu à la case de sa femme, il écope de 6 ans de réclusion

La cour d’assises de la cour d’appel d’Abomey a étudié le onzième dossier inscrit à son rôle, mardi 29 mai dernier. Il est relatif à un cas d’incendie volontaire dont est accusé le nommé Fataï Gogodo. Il est reconnu coupable par la cour qui l’a condamné à 6 ans de réclusion criminelle.

Six ans de réclusion criminelle, c’est le verdict du procès impliquant l’accusé Fataï Gogodo. Mardi dernier, la cour d’assises de la cour d’appel d’Abomey a connu du dossier. L’intéressé est accusé d’avoir mis feu à la case où dormaient son épouse et ses enfants.
Les faits font froid dans le dos. En effet, depuis quelque temps, Fataï a de forts soupçons sur sa femme. Il croit fortement qu’elle a commis l’adultère. D’ailleurs, il ne le lui cache pas et menace souvent d’en finir avec elle un de ces matins. Ce déshonneur ronge donc sérieusement Fataï et beaucoup le savent dans le village. Ces menaces ne sont plus cachées. C’est devenu presqu’un défi pour lui. Ses amis le lui déconseillent mais le mal est là et ronge le mari qui se sent cocufié. C’est ce mal qui le pousse, ce jeudi 17 mai 2017 vers minuit à passer à l’acte. Il s’assure que sa femme Pélagie et les enfants sont bien couchés dans la case et il met en place un dispositif pour mettre le feu. Dès que la case a pris feu, il s’est éloigné pour voir l’aboutissement de l’œuvre. Mais c’est raté ! Dès les crépitements des premières flammes, le village se met en alerte pour aller éteindre le feu. De justesse, la dame et ses enfants se sont sauvés. Une fois le feu maîtrisé, le village s’est mis à la recherche de Fataï. Et il n’était pas bien loin. Une légion s’est constituée rapidement pour le maîtriser. Sur lui, il est retrouvé un paquet de cigarette et un briquet. La religion de la légion est faite : c’est bien lui, l’auteur de l’incendie et personne n’en doute. Lui-même ne tardera pas à reconnaître son acte. Il dit avoir agi sous l’effet de l’alcool. Il n’a pas nié les faits mis à sa charge.
Présent à la barre pour répondre de son acte, il a encore reconnu les faits et raconte qu’il a surtout agi par jalousie et sous l’effet de l’alcool. En affirmant regretter son acte, il va jusqu’à confier à la cour, pour la convaincre, qu’il continue d’aimer sa femme et qu’à sa sortie de prison, il va reprendre contact avec elle après lui avoir fait subir la cérémonie traditionnelle de "lavage des pieds".
Présents aussi à l’audience comme témoins, son épouse Pélagie et son frère ont confié à la cour que l’accusé a des comportements détestables quand il boit et fume et c’est sans doute sous l’effet, de la boisson ou de la cigarette, qu’il a commis cet acte. Son épouse Pélagie n’est pas contre son retour en famille pour continuer à assumer ses devoirs d’époux. A la question de la cour de savoir si dans la famille de son accusé de mari, il existe effectivement la cérémonie de lavage des pieds, Pélagie répond par l’affirmative et se dit aussi prête à se prêter à la cérémonie pour pouvoir se remettre avec son mari Fataï.

Par jalousie !

L’avocat général Médard Gandonou fustige cet acte ignoble d’un époux jaloux qui avait bien l’intention d’exterminer toute sa petite famille par jalousie. N’eût été la promptitude des habitants du village à porter assistance à la famille prise au piège par le feu, le pire se serait produit. C’est bien pour cela que l’acte de l’accusé Fataï doit être sévèrement châtié par la cour pour donner l’exemple. Puis, dit-il, les trois éléments constitutifs du chef d’accusation d’incendie volontaire sont réunis.
Rappelant les dispositions de l’article 434 alinéa 1er du Code pénal, Médard Gandonou propose alors à la cour de condamner l’accusé Fataï à 8 ans de réclusion criminelle.
La défense assurée par Me Paul Avléssi a plaidé la clémence de cour en faveur de l’accusé qui a regretté sincèrement son acte et qui se dit encore disposé à reprendre sa femme à sa sortie de prison. Il demande la clémence de la cour pour permettre un retour de la paix en famille. Une famille qui veut bien se reconstituer, à en croire les aveux de l’accusé Fataï et son épouse Pélagie à la barre.
Après une suspension, la cour présidée par Appolinaire Dassi délibère. Elle reconnaît l’accusé Fataï Gagodo coupable d’avoir volontairement mis le feu à la case de son épouse Pélagie. Une infraction prévue et punie notamment par le Code pénal en ses articles 434, 249, 36, 52, 55, 361 et autres. La cour condamne l’accusé à 6 ans de réclusion criminelle. L’accusé ayant passé ces six dernières années en prison va donc recouvrer sa liberté?

Les faits

Le jeudi 17 mai 2012, vers minuit, alors que dame Pélagie Ninhouénon dormait avec deux de ses enfants, son mari, le sieur Fataï Gogodo, mit feu à sa chambre. Grâce à la promptitude des populations, le feu fut vite maîtrisé sans grand dégât matériel ni perte en vie humaine. Le drame s’est produit dans le village Assougakpa dans l’arrondissement de Kpokissa, commune de Zogbodomey.
Interpellé monsieur Fataï Gogodo reconnut les faits d’incendie volontaire mis à sa charge et justifie son acte par l'adultère présumé de son épouse.
Il est crédité d'une bonne moralité. Le bulletin n°1 du casier judiciaire de l'inculpé ne fait mention d'aucune condamnation antérieure. Il n'était pas en état de démence au moment de l'action?
Composition de la cour

Président : Appolinaire Dassi
Assesseurs : Raoul Agboton, Herbert Solevo
Jurés : Hortense M. Kossou, Gérard Tossou, Paul Dategan Glèlè, Antoine Hêdiblè
Avocat général :
Médard Gandonou
Greffier : Robert J. Houngbadji

Société 31 mai 2018


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