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Pour une infraction de coups mortels, Kabirou Malan était devant la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou, mardi 29 mai dernier. Condamné à 15 ans de réclusion criminelle, il a encore dix ans à purger, pour avoir été mis en détention le 29 avril 2013.
Le sixième dossier inscrit au rôle de la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou, mardi 29 mai dernier, était relatif à une affaire de coups mortels pour laquelle le bouvier Kabirou Malan, 30 ans, est inculpé. Il lui est reproché d’avoir supprimé la vie à Assane Idé, à coups de bâton à la nuque et à la tempe. La cour présidée par Adame N. Banzou dont les assesseurs ont noms : Névaly Settin et Rodrigue I. Sèdonougbo, l’a reconnu coupable de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, selon les dispositions de l’article 309 alinéa 4 du Code pénal. Elle l’a alors condamné à 15 ans de réclusion criminelle.
A la barre, Kabirou Malan, marié et père de deux enfants, et domicilié à Karimama, n’a pas nié les faits. Mais au lieu de trois coups, il a indiqué n’avoir porté qu’un seul à sa victime, après l’avoir désarmé du harpon dont il voulait se servir. Son intention, s’est-il évertué à rappeler tout au long de son audition, n’était pas de lui donner la mort.
Son casier judiciaire est vierge, l’enquête de moralité ne lui est pas pour autant favorable. En possession de toutes ses facultés, selon le rapport psychologique et psychiatrique, il est donc pénalement responsable des faits au moment de leur commission.
Pas de circonstances atténuantes
Prenant ses réquisitions, l’avocat général, Lucien M. Aballo, a d’abord fait remarquer, se référant à l’article 8 de la Constitution du 11 décembre 1990, que la personne humaine est sacrée. Malheureusement, ce sacré est de plus en plus bafoué dans la plupart de nos milieux », a-t-il déploré. « Est-ce que Kabirou Malan a volontairement porté des coups et fait des blessures à Assane Idé ? Ce dernier est-il décédé, suite aux coups et aux blessures ?», interrogera-t-il.
Par rapport à l’élément légal de l’infraction de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, il évoquera les dispositions des articles 309 à 312 du Code pénal. Quant à l’élément matériel, il a consisté, selon lui, au bâton utilisé pour occasionner des blessures apparentes sur le corps de la victime, notamment sur sa tête, une partie sensible. Pour justifier l’élément intentionnel, l’avocat général met en avant la volonté coupable et l’intention délictuelle de l’accusé. Ces trois éléments étant réunis, il en déduit que l’infraction est constituée. « Il n’existe pas de circonstances atténuantes», note-t-il. Selon lui, la légitime défense ne peut pas non plus prospérer, puisque l’accusé avait déjà désarmé la victime. Au bénéfice de ses observations, il demande à la cour de retenir Kabirou Malan dans les liens de l’accusation de coups mortels et de le condamner à 20 de réclusion criminelle.
Dans sa plaidoirie, la défense de l’accusé demande à la cour de ne pas perdre de vue les insuffisances du dossier relevées par le ministère public dans ses réquisitions. « Nous ne pouvons pas continuer à accepter ces insuffisances à chaque cour d’assises. Ce sont les inculpés qui en font les frais », a-t-il laissé entendre, en déplorant l’absence du certificat médical de la victime qui aurait permis d’établir si son décès est lié aux coups de bâton reçus. « Les deux ne se connaissent pas. Alors, de quel droit et pour quel plaisir, va-t-il lui donner la mort ? Mon client qui était sur son chemin et qui rentrait chez lui n’a pas toléré que la victime le torche parce qu’il ne se reprochait rien », a-t-il expliqué. Il a ensuite invité la cour à donner la chance à son client de rentrer chez lui.
En détention depuis le 29 avril 2013, Kabirou Malan a encore dix ans environ à passer en prison. Avant le délibéré, il aura pourtant sollicité la clémence des membres de la cour?
Des faits déplorables
Les faits se sont produits dans la nuit du dimanche 21 au lundi 22 mai 2013 à Koffounou, un village de l’arrondissement de Birni-Lafia, commune de Karimama. De retour d’une soirée dansante, Kabirou Malan et son cousin Oumarou Boukari ont pris par l’arrière du domicile d’Assane Idé, pour rentrer chez eux. C’est en ce moment que les chiens de ce dernier se sont mis à aboyer très fort. Pensant avoir affaire à des voleurs, il se précipite de sa chambre avec un harpon, le brandissant en direction des deux jeunes. Pris de panique, Oumarou Boukari s’enfuit, en abandonnant Kabirou Malan sur les lieux. Pour se défendre, celui-ci se saisit d’un bâton et assena deux coups à la nuque et à la tempe d’Assane Idé qui s’écroula. Transporté à l’hôpital, après une brève escale à son domicile, il rendit l’âme des suites de ses blessures.
Société 31 mai 2018

Déjà le septième dossier soumis hier, mardi 29 mai, à l’examen de la première session de la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou, au titre de l’année 2018. Il a porté sur une affaire de meurtre et le délit de détention et usage de chanvre indien impliquant Michel Chabi Tobou. Il a été condamné à 15 ans de réclusion criminelle.
Drôle de sort pour Michel Chabi Tobou qui a été surpris par Alfa Imorou, au moment où il était en train de braiser le poulet qu’il lui a volé. Ayant paniqué parce que ce dernier a menacé de le dénoncer aux redoutables chasseurs de Winra, un village de l’arrondissement de Kika, commune de Tchaourou, il n’a pas hésité à se jeter sur lui, pour l’achever à coups de pilon. Et comme, un malheur n’arrive jamais seul, parce qu’on le soupçonneait également de fumer de la drogue, une perquisition menée à son domicile a permis de découvrir trois boulettes de chanvre indien. Devant la cour présidée par Jean-Pierre Yérima Bandé et qui avait comme assesseurs Pascal Agboton et Francis E. Bodjrènou, Michel Chabi Tobou avait à répondre, mardi 29 mai dernier, du chef d’accusation de meurtre et du délit de détention et usage de chanvre indien. A l’arrivée, il a écopé de 15 ans de réclusion criminelle, après avoir été reconnu coupable de meurtre et du délit de détention de chanvre indien. C’est selon respectivement les dispositions des articles 295 et 304 du Code pénal et 142 de la loi 097-025 du 18 juillet 1997 sur le contrôle des drogues et précurseurs.
Par rapport aux faits qui lui sont reprochés, l’accusé ne les a pas niés. Il a aussi reconnu les objets mis sous scellés et qui lui ont été présentés à la barre. S’agissant du chanvre indien, il a également avoué en être aussi bien un consommateur qu’un producteur et transformateur.
Le représentant du ministère public, Bachirou Assouma Amadou, a invité la cour à lui faire bénéficier des circonstances atténuantes. Il a fait constater qu’il s’est montré honnête et a collaboré à la barre, et que son casier judiciaire et l’enquête de moralité lui sont favorables. Sinon, confie-t-il, Michel Chabi Tobou est bon pour prendre la perpétuité. Après avoir démontré que les infractions de meurtre et de détention et usage de chanvre indien sont constituées et qu’il en est coupable, l’avocat général a requis contre lui 20 ans de réclusion criminelle.
Assurant la défense de l’accusé, Me Friggens Adjavon va plaider coupable. Au subsidiaire, il évoque les circonstances atténuantes et l’excuse de provocation. Selon lui, si la victime ne s'était pas rendue au domicile de son client, le pire ne serait pas survenu. De même, poursuit-il, c’est sous l’effet de la panique de voir les chasseurs traditionnels débarquer pour le punir, qu’il s’en est pris à Alfa Imorou. Enfin, il verra dans ce dossier la responsabilité collective de la société qui n’a rien fait, alors qu’elle savait que Michel Chabi Tobou fumait du chanvre indien. Pour finir, il demande à la cour de le condamner au temps déjà passé en prison afin qu’il puisse aller se désintoxiquer.
Appelé pour exprimer ses dernières doléances avant la délibération, l’accusé invitera la cour à ne pas prendre en compte les 20 ans de réclusion criminelle à défaut de la perpétuité proposés par l’avocat général. Par rapport à sa libération souhaitée par sa défense, Michel Chabi Tobou ne veut pas rentrer au village où il craint d’être stigmatisé pour avoir tué un de ses cohabitants. Il préfère que l’on le mette à la disposition des gendarmes à la maison d’arrêt comme klébé (garçon de courses)?
Les faits
Michel Chabi Tobou et Imorou Alfa sont des cohabitants résidant dans le village de Winra, arrondissement de Kika, commune de Tchaourou. De retour à la maison, vendredi 8 janvier 2010, Alfa Imorou fut informé par sa fille de ce que Michel Chabi Tobou a tué son poulet. Pour s’en convaincre, il se rendit chez lui pour en avoir le cœur net. Mais Michel Chabi Tomou se saisit d’un pilon et lui asséna trois coups dont l’un à la tempe. Il s’écroula et rendit l’âme quelques instants après. Soupçonné d’être un consommateur de drogue, une perquisition fut effectuée dans sa chambre et a permis de découvrir trois boulettes de chanvre indien.
Société 31 mai 2018

Les discussions politiques se font de plus en plus sérieuses à l’Assemblée nationale pour l’avènement d’un nouveau Code électoral. Ce qui passe par la révision de la loi n°2013-06 portant Code électoral du Bénin encore en vigueur. Un avant-projet de proposition de loi est actuellement élaboré par un groupe de députés du Bloc de la majorité parlementaire (Bmp). Le document est en circulation, en attendant certainement son dépôt sur la table du président de l’Assemblée nationale.
Il est composé de 397 articles répartis dans six livres avec de grandes innovations. Il traite notamment des règles générales à toutes les élections en République du Bénin; de l’apurement, la correction, la mise à jour, l’actualisation du fichier électoral national et de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi) ; des règles particulières pour l’élection du président de la République ; des règles particulières pour l’élection des membres de l’Assemblée nationale ; des règles particulières aux élections des membres des conseils communaux ou municipaux et des membres des conseils de village ou de quartier de ville en République du Bénin, les dispositions pénales et enfin les dispositions diverses, transitoires et finales. Le document précise clairement en son article 395 que l’élection des députés de la huitième législature aura lieu en 2019 sur la base de la Lépi actualisée.
Les échanges se poursuivent dans les couloirs de l’hémicycle sur le dossier. Il est annoncé même dans ce cadre un séminaire parlementaire autour de cet avant-projet de proposition de code électoral en vue de son amélioration. Les assises sont prévues probablement pour le mercredi 13 juin prochain et vont réunir notamment les députés de la majorité parlementaire ainsi que leurs collègues de la minorité. Le séminaire devrait permettre de rendre public le document, de recueillir les recommandations les plus pertinentes des uns et des autres en vue de son amélioration. Les organisateurs de ce séminaire misent sur cette approche participative pour finaliser le document et ensuite disposer de la proposition de loi sur le nouveau code électoral.
Avant même l’initiative parlementaire, la loi n°2013-06 portant code électoral en République avait fait l’objet, en janvier dernier, d’un atelier d'évaluation organisé par la Commission électorale nationale autonome (Céna) pour faire le point des forces et faiblesses des trois dernières consultations électorales qu’elle a organisées. Il a été salué au cours des travaux, les innovations et les forces de ce texte qui a permis d’organiser dans des conditions pacifiques les élections législatives, communales et locales de 2015 et le scrutin présidentiel de 2016. Des propositions ont été faites à l’endroit de l’Assemblée nationale pour corriger les faiblesses relevées dans la mise en œuvre du Code électoral.
L’heure de décision semble venir pour la prise en compte dans la mesure du possible des recommandations en vue du toilettage du Code électoral en de garantir davantage la transparence et la clarté des opérations électorales.
Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Actualités 31 mai 2018

Des acteurs du secteur de l’agriculture et des maires de plusieurs communes ont eu, ce mardi 29 mai à Bohicon, une rencontre de restitution des résultats de l’étude diagnostique sur les sites de recherche-développement.
Plus de 7 millions de Béninois, soit un peu plus de 70 % de la population vivent du secteur agricole. Un secteur qui a, à lui seul, un apport de plus de 34 % du produit intérieur brut (Pib) national. Jusque-là, les gouvernements qui se sont succédé à la tête du pays ont donné une priorité au développement agricole afin d’obtenir « une économie forte et durable ». Le gouvernement actuel que manifeste l’ambition d’aller plus loin. Pour ce faire, il a mis en œuvre des réformes en faveur de toutes les filières telles le coton, l’anacarde, l’ananas, le riz, l’élevage et autres. Des réformes qui se fondent aussi et surtout sur les résultats des recherches faites par les chercheurs sur le terrain. Ainsi, cette rencontre de l’Institut national des recherches agricoles du Bénin (Inrab) initiée sous la houlette du ministère de l’Agriculture a pour ambition de recueillir les contributions d’autres acteurs des nouveaux pôles de développement.
A l’ouverture des travaux hier, la secrétaire générale du ministère en charge de l’Agriculture, Françoise Assogba Komlan, a rappelé que c’est dans le but de concrétiser cette vision du Programme d'action du gouvernement (Pag) que le secteur agricole bénéficie de profondes réformes actuellement. Elle cite en exemple la création des Pôles de développement agricole qui est rendue effective avec la mise en place des Agences territoriales de développement agricole (Atda). Dans le même registre, « L'Inrab a créé des sites de recherche-développement qui constituent des cadres appropriés d'expérimentation agricole au niveau local dans tous les Pôles de développement agricole et pourvus des techniciens devant les animer ».
La vision nationale, à travers le Pag, est d'avoir « un secteur agricole béninois dynamique à l'horizon 2025, compétitif, attractif, résilient aux changements climatiques et créateur de richesses, répondant de façon équitable aux besoins de sécurité alimentaire et nutritionnelle de la population béninoise et aux besoins de développement économique et social de toutes les couches de la population du pays ».
Le directeur de l’Inrab, Patrice Adégbola, certifie le démarrage des travaux d'expérimentation menés par des équipes de chercheurs qui ont réalisé une étude diagnostique desdits sites de recherche-développement dont les résultats sont soumis à l’appréciation des participants à cette rencontre de Bohicon.
Le but final de ces recherches est de répondre durablement à la question de la sécurité alimentaire toujours préoccupante du fait de l'existence de poches d'insécurité alimentaire grave au niveau de certains groupes à risques, notamment les petits exploitants agricoles, les populations de pêcheurs et les familles à faibles revenus dans les zones urbaines.

« L’hypothèse d’une contamination des eaux du lac Toho par une quelconque famille de pesticide ou de médicaments vétérinaires est à exclure, selon Laboratoire central de contrôle de sécurité sanitaire des aliments (Lcssa).
Suite à la récente intoxication des poissons survenue dans le lac Toho, dans la commune d’Athiémé, le Laboratoire central de contrôle de sécurité sanitaire des aliments (Lcssa) a procédé, lundi 21 mai dernier, à de différents prélèvements afin d’élucider les causes du drame. Dans une note adressée au ministre en charge de la Pêche, le directeur du laboratoire, Kinnou J. Kisito Chabi Sika, indique « qu’aucune des matrices (eaux, poissons, sédiments) ne contient les quatre grandes familles de pesticides ; deux familles importantes de médicaments vétérinaires (Tétracyclines et sulfamides) ont été décelées dans la chair des poissons, mais non dans l’eau et dans les sédiments ; présence probablement due à leur usage dans le bassin des alevins, poursuit le compte rendu et enfin la neutralité du pH et de l’alcalinité de l’eau ».
Au regard du degré du phénomène (mort massive), on pourrait penser à une intoxication aiguë par contamination chimique venant d’une source endogène au lac par infiltration souterraine. Une recherche des molécules sulfureuses (en cours au niveau du laboratoire) pourrait aider à confirmer cette hypothèse », estime-t-il.
Résultats des recherches
Le laboratoire a procédé en premier lieu à un screening (exploration) sur les grandes familles de pesticides et de médicaments vétérinaires et il en ressort les tendances ci-après :
Pesticides :
- Recherche des Organochlorés : négatif ;
- Recherche des Organophosphorés : négatif ;
- Recherche des Carbamates : négatif ;
- Recherche des Pyréthrinoides : négatif ;
Médicaments vétérinaires :
- Recherche des Beta-lactames (pénicille G) : négatif ;
- Recherche des Amphénicols (Chloramphénicol) : négatif
- Recherche des Macrolides (Erythromycine) : négatif
- Recherche des Tétraacyclines (Tétracycline) : positif ;
- Recherches des Sulfamides (sulfamétazine) : positif ;
En deuxième lieu, les analyses du pH et de l’alcalinité de l’eau du laboratoire affichent :
- pH : 7.2 ;
- Alcalinité : Nulle

La cour d’assises de la cour d’appel d’Abomey a examiné, ce lundi 28 mai, le neuvième dossier inscrit à son rôle. Il s’agit d’une affaire d’association de malfaiteurs et de vol à main armée impliquant Simplice Akouta, Faustin Aklao et Boniface Hansin. A l’issue du procès, la cour les a reconnus coupables et a condamné les deux premiers à 8 ans de travaux forcés et le troisième à 6 ans.
C’est une bande de six éléments qui semaient la terreur à travers des braquages. Trois d’entre eux ont été pris par les Forces de l’ordre et trois autres ont réussi à échapper au filet de la gendarmerie. Les trois suspects arrêtés et présents, ce lundi 28 mai, dans le box des accusés ont noms : Simplice Akouta, 30 ans ; Faustin Aklao, 33 ans et Boniface Hansin, 28 ans. Après toute une journée d’audition, la cour les a déclarés coupables de vol à main armée et condamné Simplice Akouta et Faustin Aklao à 8 ans de travaux forcés et Boniface Hansi à 6 ans de travaux forcés.
Dans la nuit du 1er décembre 2011 aux environs de 20 h 30, sur la voie menant de Za-kpota à Dan, à hauteur du Ceg de Za-Kpakpamè, où le groupe constitué de Simplice Akouta, Faustin Aklao, Boniface Hansin et Christian Adagbè s'est attaqué à Eugène Ahouangninou, 32 ans, et lui a arraché sa moto de marque Suzuki AX 100, après lui avoir asséné des coups de machette, lui occasionnant de graves blessures sur le corps.
Ce n’est que des mois plus tard que les enquêtes ont permis de cueillir trois éléments de la bande, les autres ayant eu l’alerte ont pris la poudre d’escampette. Il a fallu aux enquêteurs beaucoup de tact et de patience pour mettre en déroute la bande. C’est ainsi que Faustin Aklao et Boniface Hansin ont été appréhendés. Simplice Akouta qui apparaissait comme le chef de la bande n'a été arrêté qu'environ un an plus tard, suite à un autre braquage opéré par le reste de la bande, suivant le même modus operandi, sur la voie allant de Ouèdèmè à Glazoué centre. La victime Romaric Dandji a été également dépouillée de sa moto de marque Bajag, après avoir été grièvement blessé à coups de machette.
Déposant à la barre, aucun des trois n’a reconnu les faits qui leur sont reprochés. Bien au contraire, ils soutiennent n’avoir jamais mis pied à Glazoué alors que leurs victimes insistent que ce sont eux. Toutefois, ils reconnaissent avoir opéré à Za-Kpakpamè le 1er décembre 2011 et que ce n’était d’ailleurs pas un vol mais une expédition punitive contre le sieur Eugène Ahouangnimou qui courtisait la femme d’un des leurs, en l’occurrence Christian Adagbè. Ils maintiennent jusqu’au bout leur ligne de défense en niant toute forme d’association de malfaiteurs et de vol à main armée. Ils ne reconnaissent même pas avoir utilisé un coupe-coupe pour blesser qui que ce soit. Ils déclarent avoir plutôt utilisé un bâton pour agresser Eugène qui faisait des avances àla femme d’un des leurs.
Le ministère public représenté par Guillaume Lally Dossa s’inscrit en faux contre cette version des faits que présentent les prévenus. Il fustige la paresse et l’oisiveté de ces jeunes qui pensent pouvoir s’enrichir en posant des actes vils tels le vol, le braquage, et autres délits. La preuve est bien là. Cette bande de Simplice Akouta a semé la terreur pendant longtemps dans leurs milieux en agressant avec coupe-coupe pour arracher les motos à leurs propriétaires. L’avocat général fait observer les éléments matériels qui fondent les chefs d’accusation. La préparation et le commencement d’exécution de l’opération. Mieux, ils étaient porteurs d’une arme, le coupe-coupe, et même si c’était un bâton, le bâton est aussi une arme comme tout autre. N’eût-été la ténacité des victimes, on aurait déploré des morts. Il évoque plusieurs articles du Code pénal qui punissent tout coupable de ces types d’infractions. Il s’agit de vol avec circonstances aggravantes. Et pour lui, les accusés sont bien coupables des faits qui leur sont reprochés. A cet effet, il requiert contre chacun des trois accusés dix ans de prison.
Coupables !
La défense des accusés assurée par Maîtres Maximin Cakpo-Assogba, Paul Avlessi et Jean-Claude Gbogblénou réfute cette analyse des faits par l’avocat général. Unanimement, les trois avocats demandent plutôt une requalification des faits en coups et blessures volontaires. Ils évoquent aussi l’enquête de moralité qui plaide en leur faveur.
A l’issue de la délibération, la cour reconnaît les trois accusés coupables de vol à main armée. Une infraction prévue et punie par le Code pénal en ses articles 265, 266, 267, 381, 382, 383, 55. Ainsi, elle condamne Simplice Akouta et Faustin Aklao à huit ans de travaux forcés et Boniface Hansi à six ans?
Les faits
Courant années 2011 et 2012, les nommés Simplice Akouta alias «Tonton», Faustin Aklao, Boniface Hansin et autres ont constitué un réseau organisé en vue de préparer et de commettre des crimes envers les personnes et les biens. Le mode opératoire de ce groupe de malfrats qui sévissait notamment à Cotonou, Abomey-Calavi, Za-kpota et Glazoué consistait à tendre des embuscades aux usagers de la route et les déposséder de leurs biens après leur avoir asséné des coups à l'aide d'armes apparentes.
Interpellés sur les faits, les accusés les ont tous reconnus et cité les autres membres de la bande, notamment Jonas Abota, Christian Adagbè et Agbokli Miwado, tous en fuite.
Les casiers judiciaires des trois accusés dans les liens de la détention ne portent mention d'aucune condamnation. L'enquête de moralité leur est favorable et, selon les conclusions de l'expert psychologue, ils n'étaient pas en état de démence au moment des faits?
Composition de la Cour
Président : Henri Fadonougbo
Assesseurs : Justin Agassounon et Serge Hounmanakan
Jurés : Prosper ZinsouTossou, Albert Guèdègbé, Eugène Gohoungo et Jacques P. d’Almeida
Ministère public : Guillaume Lally Dossa
Greffier : Etienne Ahonahin

Le président de la République Patrice Talon séjourne actuellement en France où il prendra part à une conférence internationale sur le thème « La circulation des biens culturels et le patrimoine partagé : quelles nouvelles perspectives? ». La participation du chef de l’Etat béninois à ces assises est très attendue.
La présence du président Patrice Talon à la conférence internationale sur le thème « La circulation des biens culturels et le patrimoine partagé: quelles nouvelles perspectives?» se justifie sans doute par sa prise de position en faveur du rapatriement des trésors culturels africains et la démarche de son gouvernement en direction de la France pour obtenir de ce pays, le retour au Bénin du patrimoine national détenu dans ce pays. L’insistance du président Patrice Talon et ses multiples tractations pour un aboutissement prompt et imminent de cette demande constituent autant de raisons pour lesquelles il est vu comme chantre du rapatriement des trésors culturels africains. Et cela justifie davantage sa présence à cette rencontre.
Quelques jours seulement après son précédent discours face à la communauté internationale contre les faux médicaments à Genève, le chef de l’Etat béninois sera une fois de plus sous les feux de la rampe à travers sa participation à cette conférence. Ce sera l’occasion pour lui, une fois encore, de partager avec le reste du monde sa vision et son ambition sur cette question.
Après avoir maintes fois, promis de faire remettre le Bénin en bonne place sur l’échiquier international, le président Talon ne laisse plus passer la moindre occasion pour positionner positivement le pays, notamment à travers ses interventions, ses prises de position et ses déclarations sur des thématiques au cœur de la gouvernance internationale.
Discours du ministre SAKA LAFIA[/caption]Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia, a lancé, ce mardi 29 mai à Cotonou, la première session ordinaire de du comité sectoriel permanent du dialogue social pour son département ministériel.
« Renforcer les bases d’un dialogue franc, constructif et productif indispensable à l’accomplissement sans faille de la mission assignée au ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique ». C’est le but visé à travers la première session ordinaire de du comité sectoriel permanent du dialogue social du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique (Misp) indique le ministre Sacca Lafia.
La session qui dure trois jours permettra, selon lui, de faire une évaluation, une revue des actions menées par l’administration pour la satisfaction des revendications présentées à Bohicon en septembre 2017, de relever les difficultés rencontrées et de formuler des recommandations pour un climat social apaisé, gage de la performance des actions du ministère. Il poursuit que les travaux de la session porteront par ailleurs sur le point de la mise en œuvre des recommandations de la session précédente, afin de recueillir les appréciations et commentaires de l’assistance, l’actualisation des revendications pour dégager une nouvelle plate-forme revendicative et la présentation de deux communications.
Pour lui, en Afrique, on a coutume d’admettre que le dialogue est considéré comme une des armes les plus puissantes. Il permet, développe le ministre, de prévenir et de lutter contre les tensions et crises sous toutes leurs formes par les échanges, la paix et l’éducation. C’est le credo du gouvernement du Nouveau départ qui l’a institué dans tous les départements ministériels, rappelle le ministre. Selon Sacca Lafia, le dialogue social apparaît comme un creuset de concertation important portant sur diverses préoccupations touchant à la vie et aux fonctionnements des travailleurs dont la résolution et la satisfaction améliorent, à n’en point douter, la performance de l’administration.
La présence des parties témoigne de l’importance qu’elles accordent à la concertation et à la promotion du sujet en cours de discussions en vue d’une meilleure gestion des secteurs de la sécurité publique, de la protection civile et des espaces frontaliers.
Pour le ministre Sacca Lafia, la pertinence des thèmes et la qualité des participants augurent de résultats appréciables et de recommandations et propositions de grande facture pour donner un nouvel élan au ministère de l’Intérieur et de la sécurité publique.
Un nouvel élan sans anicroche auquel tient Sylvain T. Djessou, représentant des syndicats du Misp. Pour lui, le Misp était le nid de la corruption, du népotisme et du copinage. Les efforts personnels et la détermination de toute votre équipe ont permis de changer le cours des choses par un début de promotion des cadres à l’interne », s’est réjoui Sylvain T. Djessou. Une promotion des jeunes cadres que le syndicaliste salue et qui ne doit pas occulter la situation de quatre administrateurs cités qui demeure une importante équation à résoudre selon lui. Il a déploré le manque de plan de formation au profit des agents du ministère et plaidé pour son immédiate validation dans les règles de l’art?

Renvoyé précédemment à ce mardi 29 mai, le délibéré de l’affaire de fausses quittances à la Société nationale des eaux du Bénin (Soneb) est à nouveau fixé au 12 juin, à la surprise des détenus et de leurs familles.
Le 12 juin est la nouvelle date pour la délibération de l’affaire de fausses quittances à la Société nationale des eaux du Bénin (Soneb). Le juge Rodolphe Azo, en charge du dossier, a prolongé une énième fois le jugement, après les débats qui ont eu lieu depuis le 8 mai dernier. Cette information a été notifiée aux mis en cause appelés à la barre à l’ouverture de l’audience dans la grande salle G du tribunal de première instance de première classe de Cotonou, ce mardi 29 mai. Ce qui signifie que l’ancien directeur général de la Soneb, David Babalola, et ses co-accusés retournent en prison où ils séjournent depuis des mois en attendant la sentence du juge.
Approché, Me Générick Ahouangonou, avocat-conseil de l’un des mis en cause, a fait savoir que le dossier était déjà en délibéré, mais le juge a décidé de le proroger parce qu’il n’était pas prêt certainement pour rendre sa décision. « J’espère que le 12 juin, les prévenus seront fixés sur leur sort, ils pourront savoir s’ils seront condamnés ou relaxés. Mais je souhaite qu’ils soient relaxés, parce que c’est ça que nous avons plaidé », a-t-il indiqué.
Ce serait sans doute une condamnation à degrés divers, puisque la partie civile et le ministère public avaient demandé dans leurs réquisitions, de condamner à cinq ans d’emprisonnement le directeur général de la Soneb inculpé plus une amende de 200 millions à payer à la Soneb à titre de dommages et intérêts et à trois ans pour les autres mis en cause.
Pour rappel, il est reproché à David Babalola et à ses co-accusés la production de fausses quittances, pour justifier le reversement au fisc de 280 millions de frais de Tva. L’affaire s’était révélée au cours d’une réunion entre les cadres du ministère de l’Economie et des Finances et les responsables de la Soneb, le 30 octobre 2017. L’ex-directeur de la Soneb, David Babalola, a nié les faits à toutes les étapes de la procédure, pointant d’un doigt accusateur ses collaborateurs de l’avoir induit en erreur. Par ailleurs, depuis le mardi 22 mai dernier, un nouveau directeur général a pris service pour gérer la Soneb?
Le ministre d'Etat Abdoulaye Bio Tchané et la représentante résidente de la Banque mondiale, Katrina Sharkey[/caption]Le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, a présidé, ce mardi 29 mai, la réunion de revue de portefeuille de la Banque mondiale au titre du deuxième trimestre de l’année 2018. Il a été salué, à l’occasion, le renforcement des interventions de l’institution financière internationale au Bénin.
Le portefeuille de la Banque mondiale s’élargit au Bénin. Si certaines interventions sont déjà bouclées, de nouveaux financements sont arrivés à la grande satisfaction du gouvernement béninois. Il s’agit notamment du Projet d’investissement dans la résilience des habitants du littoral dans le cadre du Programme de gestion du littoral ouest-africain (Waca), d’un montant de 210 millions de dollars, soit environ 205 milliards F Cfa et surtout du Programme d’accès universel à l’eau potable en milieu rural ‘’Aqua-Vie’’ pour un montant de 220 millions de dollars, soit environ 110 milliards de francs CFA. Ce dernier reste inédit d’autant qu’il constitue, en termes de volume, le plus gros concours jamais apporté par la Banque mondiale au Bénin.
En plus, deux nouveaux projets sont aussi attendus pour les semaines à venir et concernent les secteurs de la santé et de la protection sociale.
« Nous saluons à juste titre l’enrichissement du portefeuille de la Banque mondiale au Bénin ; cela marque l’intérêt que l’institution accorde à la réduction de la pauvreté et l’amélioration des services sociaux de base au Bénin », a indiqué Abdoulaye Bio Tchané, ministre d’Etat chargé du Plan et du développement.
La revue s’est appesantie sur l’état du portefeuille en cours, en faisant le point d’avancement des décaissements et en appréciant le niveau d’avancement projet par projet. « Nous avons pu remarquer des progrès tangibles. Mais il va falloir redoubler d’ardeur pour améliorer le taux de décaissement de sorte que l’année fiscale se termine en beauté », fait observer Katrina Sharkey, représentante résidente de la Banque mondiale au Bénin.
Le ministre Abdoulaye Bio Tchané indique pour sa part que les services réels aux populations ne peuvent se concrétiser que si les projets améliorent leur taux de décaissement. « Nous devons nous y atteler. Les coordonnateurs doivent faire preuve de proactivité et remonter les difficultés pour que nous puissions mieux consommer les ressources », exhorte-t-il. De nouveaux engagements ont été pris par les coordonnateurs de projets pour accélérer le processus de décaissement pour les activités.