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Nouvelles

Pratique de charlatanisme, (2e dossier): Soukouta Bani libéré au bénéfice du doute

La première session de la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou a examiné le deuxième dossier inscrit à son rôle, mercredi 23 mai dernier. A la barre pour répondre d’une affaire de pratique de charlatanisme, Soukouta Bani a été acquitté au bénéfice du doute.

La quarantaine et cultivateur à Kokiborou, commune de Banikoara, Soukouta Bani a été acquitté, mercredi 23 mai dernier, au bénéfice du doute par la cour d’assises de la cour d’appel de Parakou. Mis en détention depuis le 11 octobre 2011, il était accusé pour pratique de charlatanisme, de magie et de troubles à l’ordre public, une infraction punie par les articles 360 et 363 du Code de procédure pénale.
L’avocat général, Léon Pape Parfait Yèhouénou, a suggéré une disqualification des faits et leur requalification en empoisonnement. Une observation qu’a partagée la défense de l’accusé assurée par Me Romain Dossou. Mais finalement le président de la cour, Abdou-Moumouni Gomina Seïdou, a gardé l’infraction de pratique de charlatanisme, de magie et de troubles à l’ordre public.
Par rapport à la constitution de l’infraction, le ministère public a lié l’élément légal au cumul des peines prévues par l’article 264 alinéa 2 du Code pénal. En ce qui concerne l’élément matériel, l’accusé a posé, selon lui, des actes positifs qui caractérisent l’infraction. Il a reçu la poudre noire de son codétenu et l’a déversée dans le puits. Convaincu que l’accusé avait l’intention de nuire, Léon Pape Parfait Yèhouénou en déduit que les trois éléments constitutifs de l’infraction sont réunis. Au bénéfice de toutes ses observations, il demande à la cour de retenir Soukouta Bani dans les liens de l’accusation et de le condamner à 20 ans de travaux forcés.
Face aux réquisitions de l’avocat général, la contre-attaque du conseil de l’accusé ne se fera pas attendre. Pour Me
Romain Dossou, aucune analyse n’a été effectuée afin d’attester de la toxicité et de la nuisibilité du produit versé par son client dans le puits. « C’est un dossier de suppositions et de conjectures», s’est-il indigné. Il plaide alors l’acquittement pur et simple, et à défaut, l’acquittement au bénéfice du doute en faveur de son client.
Abdou-Moumouni Gomina Seïdou a présidé la cour qui a examiné cette affaire. Il avait comme assesseurs, Mathieu Kakpo Assogba et Arlen Dossa-Avocè. C’est Me François Serge Nougbodohoué qui a tenu la mémoire de l’audience?
Résumé des faits

Le 23 septembre 2011, Aboubakari Abdoulaye a sollicité les services de Soukouta Bani, puisatier de son état, en vue du forage de deux puits, l’un à son domicile à Dahounka, arrondissement de Kokiborou, commune de Banikoara, et le second dans sa ferme. Pour réaliser l’ouvrage, Soukouta Bani a fait appel à un charlatan reconnu dans la localité, Déman Orou. Deux mois environ après le forage du second puits, il s’est rendu dans la ferme d’Aboubakari Abdoulaye. Il aurait déversé dans le puits, malgré l’opposition des enfants de son propriétaire, une poudre noire que lui avait remise le charlatan. Invité à boire l’eau, pour s’assurer que le produit n’est pas nuisible à la santé, Soukouta Bani a refusé de s’exécuter. Plusieurs années avant, c’est le charlatan qui avait déjà tenté d’envoûter Aboubakari Abdoulaye, en déposant des gris-gris à son domicile. Malheureusement, cette affaire que les protagonistes pensaient avoir réglée à l’amiable à l’époque, est loin de l’avoir été.
Interpellés et inculpés de pratique de charlatanisme, seul Soukouta Bani a reconnu les faits qui lui sont reprochés à toutes les étapes de la procédure. Son co-inculpé, Déman Orou, décédé en prison, les a niés tant à l’enquête préliminaire que devant le magistrat instructeur.

Société 28 mai 2018


Affaire du décès du petit Jean-Eudes Laourou : Le ministère de la Santé clarifie

La famille Laourou pleure le décès de leur enfant Fèmi Jean-Eudes. Ce drame survenu il y a quelques jours est dû, selon des indiscrétions, à une négligence dans la gestion du dossier médical du petit. Des doigts accusateurs sont pointés sur les autorités du ministère de la Santé à qui il est reproché de n’avoir pas autorisé l’évacuation de Fèmi qui souffrirait du cancer de sang.

Au cours d’un point de presse ce vendredi 25 mai, le ministère de la Santé a réagi et apporté des éléments de clarifications par rapport à tout ce qui se dit ça et là sur le dossier notamment sur les réseaux sociaux et dans certains médias aussi bien nationaux qu’internationaux. « Les informations sont de nature à saboter les efforts qu’entreprend le gouvernement du président Patrice Talon pour assurer aux Béninois, l’assistance nécessaire à leur bien-être et à la préservation durable de leur santé », indique Eléonore Armande Gandjèto, directrice adjointe de cabinet du ministre de la Santé. A l’en croire, le gouvernement a mis tout en œuvre pour que Jean-Eudes Laourou recouvre durablement sa santé. Mieux, la conférencière confie que le conseil de santé a autorisé depuis 2015 l’évacuation sanitaire du patient à l’hôpital Littlecompany of Mary en Afrique du Sud et les fonds nécessaires à cette opération ont été libérés. A plusieurs reprises, le petit se serait rendu en Afrique du Sud pour des contrôles, informe la directrice adjointe du ministre de la Santé. Selon Eléonore Armande Gandjèto, ce qui fait polémique, c’est le décès du petit qui coïncide avec l’interdiction des évacuations sanitaires en direction de l’Afrique du Sud, d’après une décision du conseil des ministres en date de décembre 2017. Le gouvernement a contracté avec Paris hospitalfoundation pour gérer en collaboration avec la direction nationale de la Santé publique les évacuations sanitaires pour le compte de l’Etat béninois. Cela n’aurait pas empêché le ministère, d’après Eléonore Armande Gandjèto, de faire bénéficier au petit, des soins jusqu’à consommation totale des frais de soins et d’hospitalisation versés auparavant à l’hôpital sud-africain. Elle  a affirmé qu’un nouveau dossier médical était en élaboration pour la continuité des soins en France afin de lui faire bénéficier d’une greffe de la moelle osseuse, comme l’a recommandé le dernier avis de son médecin traitant au Bénin. « Les services compétents de la direction nationale de la Santé publique en liaison avec Paris hospitalfoundation travaillaient toujours à finaliser le dossier lorsque les réseaux sociaux ont commencé à relayer l’information sur le décès de l’enfant », se désole Eléonore Armande Gandjèto, directrice adjointe de cabinet du ministère de la Santé, selon qui, le gouvernement a fait tout le nécessaire pour sauver la vie du petit mais hélas.

Actualités 25 mai 2018


Procès en appel de l'affaire d'incendie d'essence frelatée: Comment Oloyé et son chauffeur ont été libérés

Le contrebandier d’essence frelatée Joseph Midodjiho alias Oloyé recouvre désormais sa liberté. Condamné vendredi 6 octobre 2017 à 24 mois de prison ferme avec payement de deux millions FCFA d’amende par le tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo, il a été libéré, ce vendredi 25 mai, par le juge de la Cour d’appel de Cotonou.

Ce dernier a infirmé le jugement du tribunal correctionnel en adoucissant sensiblement la peine. Il condamne en effet Oloyé à 24 mois d’emprisonnement dont six ferme. Cette peine est plus qu’une délivrance pour le président des trafiquants d’essence frelatée du Bénin qui a déjà passé les six mois en prison. Oloyé est désormais libre de ses mouvements depuis ce vendredi 25 mai. De sources proches du dossier, le juge d’appel est allé encore plus loin en réduisant de moitié l’amende de deux millions F CFA. Celle-ci est désormais ramenée à un million FCFA. De quoi donner un large sourire à Joseph Midodjiho alias Oloyé qui retrouve ainsi sa famille après plus de sept mois de vie carcérale. Il en est de même pour son chauffeur Nicolas Tankpinou Alodégnon, son co-accusé, condamné par le juge du premier degré à 18 mois de prison ferme avec cinq cent mille Francs CFA d’amende à payer au Trésor public. Le juge d’appel a vidé aussi son cas en le condamnant à 18 mois d’emprisonnement dont six mois ferme. Ayant été incarcéré le 6 octobre 2017, Nicolas Tanpkinou Alodégnon, rentre aussi chez lui pour avoir déjà fini de purger ce temps en prison. Mais il a été condamné à payer une amende de 100.000F au lieu de 500.000F initialement fixée par le tribunal.

Il faut rappeler que la condamnation du président de l’Association des vendeurs d’essence frelatée communément appelé « Kpayo » du Bénin fait suite à un incendie survenu au petit matin du mercredi 4 octobre 2017 au quartier de Louho à Porto-Novo. Lequel fait suite à la chute d’un camion Titan chargé d’essence de contrebande et qui a causé un mort, une fille de 14 ans complètement calcinée, deux blessés dont un grièvement et d’énormes dégâts matériels dont dix maisons parties en fumée. Joseph Midodjiho alias Oloyé, âgé de 64 ans et propriétaire du camion chargé de dizaines de bidons d’essence frelatée en destination du marché noir de Cotonou, Sô-Ava, Abomey-Calavi via la lagune de Porto-Novo, a été arrêté et condamné pour le chef d’inculpation de complicité de trafic illicite de produits pétroliers. Le chauffeur du camion, Nicolas Tankpinou Alodégnon, âgé de 44 ans au moment des faits, par qui le drame est arrivé, a été condamné pour les délits d’homicide involontaire, d’incendie involontaire et de blessures involontaires. Les deux accusés recouvrent depuis ce jour leur liberté à la grande satisfaction de leurs avocats et de leurs familles respectifs.

Actualités 25 mai 2018


Perspectives économiques régionales du Fmi en Afrique subsaharienne: Les objectifs prioritaires pour accélérer la croissance économique

Le représentant résident du Fonds monétaire international (Fmi) au Bénin, Karim Barhoumi, a présenté, ce jeudi 24 mai, à Cotonou, les perspectives économiques régionales édition d’avril 2018. Intitulée « Mobilisation des recettes fiscales et investissements privés », cette présentation a été une occasion pour le représentant résident de se prononcer sur les nouveaux développements économiques dans la zone de l’Afrique subsaharienne, notamment sur les défis de collecte des recettes fiscales et de stimulation de l’investissement.

L’Afrique subsaharienne présente une croissance en légère hausse. La croissance dans deux tiers des pays de la zone présente des vulnérabilités liées à la dette, vulnérabilités qui s’aggravent dans de nombreux pays. Et comme objectifs prioritaires, il faut réduire les vulnérabilités macroéconomiques et relever la croissance à moyen terme. Ce sont là quelques-unes des conclusions de la présentation faite, hier, par le représentant résident du Fonds monétaire international au Bénin, Karim Barhoumi, sur les perspectives économiques régionales, édition d’avril 2018 de son institution, en ce qui concerne l’Afrique subsaharienne.
Selon lui, les perspectives économiques régionales d’avril 2018 ont montré que la croissance des pays exportateurs de l’Afrique subsaharienne est inférieure à celle des pays pauvres à ressources naturelles. Et la bonne reprise de la croissance de la zone est due à un certain nombre de facteurs internes et à la croissance des pays développés de l’Europe et des Etats-Unis d’Amérique.
Au plan interne, Karim Barhoumi explique que la reprise de la croissance est due à la hausse attendue des prix des matières premières, à l’amélioration de l’accès aux marchés des capitaux dont bénéficient certains pays qui continuent d’attirer des capitaux étrangers. La région subsaharienne se trouve aussi, ajoute-t-il, dans un contexte financier favorable à l’échelle mondiale. Mais, à politiques inchangées, la croissance à moyen terme reste timide, souligne-t-il.
Le représentant résident estime que le premier objectif prioritaire pour accélérer la croissance dans les pays de l’Afrique subsaharienne est de réduire les vulnérabilités macroéconomiques et d'améliorer les positions extérieures. Il faut aussi que de nombreux pays, préconise-t-il, reconstituent leurs marges de manœuvre pour faire en sorte que les ratios de la dette publique soient à la hausse, avec une mobilisation des recettes fiscales qui doit être une priorité.
Il faut rappeler que les perspectives économiques du Fonds monétaire international, selon les explications du représentant résident, sont des études menées tous les deux ans aux mois d’avril ou d’octobre.

Economie 25 mai 2018


Projets de développement du Mono et du Couffo: Les collectivités locales échangent avec de potentiels investisseurs
[caption id="attachment_29271" align="alignnone" width="1024"]Photo de famille lors de la rencontre[/caption]

Du 23 au 25 mai, se tient à Djakotomey, commune du Couffo, un forum de discussion autour des projets de développement des territoires du Mono et du Couffo. Les travaux de ces assises qui connaissent la participation des maires et des représentants d’investisseurs nationaux et étrangers. ont lancés par le député Bruno Amoussou, parrain du forum, et les préfets des deux départements.

Soutenu par la Chambre du Commerce et d’industrie du Bénin (Ccib), le forum de Djakotomey vise la conjugaison des efforts du gouvernement, des conseils communaux et de tous les autres acteurs de développement à la base. N'ayant rien à voir avec la politique, selon ses organisateurs, l’initiative repose essentiellement sur l’ambition de révéler économiquement les territoires du Mono et du Couffo. 

Y ont été conviés notamment des investisseurs locaux, régionaux et étrangers. A ceux-ci, indique le maire de Djakotomey, Etienne Tognigban, plusieurs communications ont été présentées en vue de leur permettre de disposer des renseignements fiables sur les potentialités agricoles et les ressources naturelles disponibles sur les différents territoires et les projets structurants contenus dans leur plan de développement. Le Mono et le Couffo, vante le maire, c’est un marché régional de 1,2 million de consommateurs pour lequel les maires et les préfets se tiennent prêts à accompagner tout investisseur. La main tendue, assure-t-il, est un partenariat gagnant-gagnant.
Il sera appuyé par le préfet du Couffo, Christophe Mègbédji, qui invite tous à saisir la perche tendue. « La mobilisation des ressources endogènes et étrangères utiles à la concrétisation des projets de développement doit être l’affaire de tous », a plaidé l’autorité préfectorale.
A leur suite, le parrain de la rencontre, l’honorable Bruno Amoussou, aussi exhortera les investisseurs à se décider favorablement en considérant la pauvreté et les inondations cycliques, qui frappent quelques localités du Mono et du Couffo, sous le prisme des opportunités. « La richesse que génèrent les pauvres est plus substantielle et les inondations, soutient-il, sont autant des catastrophes que des opportunités en ce sens qu’elles produisent de limon, sédiment fertilisant pour la production agricole ». L’Afrique longtemps abandonnée à cause de sa pauvreté, appuie le député, est devenue de nos jours, un pôle attractif des investissements compte tenu de cette même situation. « Le Mono et le Couffo, insiste-t-il, sont autant des opportunités d’investissement, des territoires de grande fécondité capables de porter des projets d’envergure ». Outre des députés et des opérateurs économiques, plusieurs ministères sont représentés à ce forum dont les travaux prennent fin ce jour.

Société 25 mai 2018


Fin de la première session de la cour d’assises de Cotonou 2018: Les dossiers ICC- Services et Dangnivo bientôt enrôlés
[caption id="attachment_29269" align="alignnone" width="1024"]le procureur général et ses subtituts[/caption]

Le procureur général près la cour d’appel de Cotonou, Emmanuel Opita, a animé ce jeudi 24 mai à Cotonou, un point de presse faisant le bilan des dossiers examinés et des condamnations prononcées. Il a annoncé à l’occasion, l’enrôlement des dossiers ICC-Services et Dangnivo pour les prochaines semaines.

« Convaincu de la soif de justice du peuple béninois, nous nous activons déjà, à organiser dans les toutes prochaines semaines une session complémentaire au cours de laquelle pourraient être évoquées les affaires ICC-Services et Dangnivo », a déclaré le procureur général près la cour d’appel de Cotonou, Emmanuel Opita, lors d’un point de presse animé à Cotonou. 

Le premier dossier est relatif au placement illicite d’argent qui a touché plus de 151 000 personnes avec près de 100 milliards F Cfa partis en fumée. Le scandale a éclaté en juin 2010 après quatre ans d’exercice de la structure Investment consultancy and computering services (ICC-Services) et consorts.
Le second est relatif à la disparition du sieur Pierre Urbain Dangnivo, fonctionnaire au ministère de l’Economie et des Finances, depuis le 17 août 2010.
Faisant le bilan de la session qui vient de s’achever, il a indiqué que sur 34 dossiers inscrits au rôle de la première session de la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou au titre de cette année, 31 dossiers ont abouti à des condamnations, 3 dossiers sont soldés par des acquittements et un a été renvoyé à une session ultérieure. Tel se présente globalement le tableau statistique dressé hier par Emmanuel Opita, le procureur général près la cour d’appel de Cotonou. Dans les détails, a-t-il poursuivi, un accusé a été condamné à perpétuité ; 2 accusés ont écopé de 20 ans de travaux forcés, 2 ont été condamnés à 15 ans de travaux forcés ; 1 a été condamné à 14 ans de travaux forcés ; 3 ont écopé de 12 ans de travaux forcés ; 7 accusés ont été condamnés à 10 ans de travaux forcés ; 3 ont écopé de 8 ans de travaux forcés ; 6 accusés sont condamnés à 7 ans de travaux forcés ; 4 accusés s’en sortent avec 6 ans de travaux forcés, 9 accusés écopent de 5 ans de travaux forcés et un accusé a écopé de deux ans d’emprisonnement ferme.
Selon le procureur général Emmanuel Opita, la tenue de cette première session répond à l’accomplissement d’une obligation légale du Code de procédure pénale encore en vigueur qui stipule en son article 251 « La tenue de la session a lieu tous les six mois. Le président de la cour d’appel peut, après avis du procureur général, ordonner qu’il soit tenu une ou plusieurs sessions supplémentaires ». Le 2e alinéa prescrit qu’aucun dysfonctionnement de la justice ni aucune interruption des activités judiciaires ne peut justifier la violation de l’alinéa précédent. Puis le dernier alinéa relève que le non-respect des dispositions peut donner lieu à des sanctions disciplinaires.
Témoignant sa gratitude à tous les collaborateurs, au barreau, aux unités d’enquêtes et autres services de presse, il leur a tous rendu hommage pour la bonne collaboration et l’esprit d’équipe qui les ont animés.

Société 25 mai 2018


Congrès constitutif des travailleurs de la météorologie: Le Syntrameb porté sur les fonts baptismaux

Les travailleurs de l’Agence nationale de la météorologie du Bénin ont désormais un syndicat pour défendre leurs intérêts. Réunis, samedi 19 mai dernier à Cotonou, ils ont tenu le congrès constitutif qui a consacré la naissance du Syndicat des travailleurs de la météorologie du Bénin (Syntramed).

C’est sous un thème d’espoir en l’avenir« Emploi durable des jeunes », qu’a eu lieu le congrès constitutif du Syndicat des travailleurs de la météorologie du Bénin (Syntramed). Affilié à la Confédération des syndicats des travailleurs du Bénin (Cstb), le Syntrameb entend être le creuset de défense et de protection des droits des travailleurs de l’Agence nationale de la météorologie du Bénin (Anmb).

Créée par décret en septembre 2015, l’Agence nationale de la météorologie du Bénin est effectivement devenue opérationnelle en janvier 2016. C’est donc après deux ans de travail que les agents de ladite structure ont décidé de fédérer leurs énergies dans un syndicat pour porter leurs intérêts communs. La cérémonie inaugurale du congrès s’est tenue en présence du directeur général de ladite agence, Marcellin Nakpon, du secrétaire général de la Cstb, Nagnini Kassa Mampo, et de quelques syndicalistes émérites. Se réjouissant de cette initiative prise par ses agents, le directeur général de l’Anmb, Marcellin Nakpon, a exprimé son attachement à la formation des jeunes et à leur compétence pour une relève de qualité. « Vous êtes tous jeunes et vous constituez une chance, une relève de qualité pour l’émergence de la météorologie au Bénin », leur a-t-il dit.
La présence du directeur de l’agence et ses mots d’encouragement sont, selon Nagnini Kassa Mampo, la preuve que la naissance du Syntrameb est vue d’un bon œil. « Les syndicats ne sont pas là pour casser la maison mais plutôt pour aider à construire. La maison ne marche pas bien si les travailleurs ne vont pas bien. C’est ce que certains directeurs ne comprennent pas. Tel n’est pas le cas de votre directeur général qui est lui-même venu à ce congrès », a-t-il laissé entendre. Pour Nagnini Kassa Mampo, le nouveau syndicat doit s’activer dès sa naissance à remplir ses engagements envers l’agence et envers les travailleurs dans le respect et la courtoisie. Ce n’est qu’à cette condition que la Cstb l’appuiera. « La Cstb est prête à vous soutenir si vous vous battez pour la défense des intérêts des travailleurs et pour la démocratie », leur a-t-il dit. Son souhait, précise-t-il, c’est de les voir unis autour des intérêts communs, des intérêts nationaux et des intérêts de la météorologie au Bénin. Les congressistes ont, par ailleurs, reçu les conseils de leurs aînés notamment du président de l’Association des professionnels de la météorologie du Bénin, Gaïtan Kouyé, et de l’ancien syndicaliste Daniel Ataïgba.

Société 25 mai 2018


Coupe du monde Russie 2018: Canal+ dévoile ses nouvelles offres commerciales
[caption id="attachment_29267" align="alignnone" width="1024"]Vie partielle des journalistes lors de la Conference de presse concernant la coupe du monde RUSSIE 2018 par Canal +[/caption]

La vingt-et-unième édition de la Coupe du monde de football dénommée Russie 2018 se jouera du 14 juin au 15 juillet prochain en Russie. En prélude à cet important événement de portée mondiale, Canal+, en tant que diffuseur officiel a organisé, ce jeudi 24 mai à Cotonou, une conférence de presse co-animée par la chargée de communication, Affoussiath Bamba, et le directeur de Canal + Bénin, Jonathan Ley, pour dévoiler les différentes offres commerciales disponibles pendant l’évènement.

La Coupe du monde de football Russie 2018 se jouera du 14 juin au 15 juillet prochain en Russie. Pendant un mois, le monde entier vibrera au rythme de cet événement qui pour une première fois se joue en Russie.
Les soixante-quatre matchs qui se joueront sur différents stades seront retransmis en direct sur Canal + sport 1 et 2. Pendant la durée de la compétition, des magazines spéciaux dédiés à l’actualité de la coupe seront animés par un panel d’experts expérimentés après chaque match.
Le directeur de Canal + Bénin, Jonathan Ley, se dit heureux de pouvoir affirmer que les abonnés de la chaîne pourront suivre en direct tous les matchs avec les commentaires de leurs différents reporters sur place.
La chaîne a prévu une note humoristique au cours de la période du déroulement de cette mondiale du football qui sera animée par le talentueux comédien, l’humoriste ivoirien Digbeu Cravate.
Les conférenciers ont affirmé que le digital sera omniprésent au cours de la période. Ainsi, toutes les informations seront disponibles sur Facebook, Messenger et sur Whatsapp.
Jonathan Ley rassure qu’il a une offre éditoriale particulièrement riche. La Coupe du monde sera vécue par les abonnés comme s’ils étaient en Russie, assure-t-il.
De même, une promotion est faite sur le prix des décodeurs de Canal+ qui passe à 5000 francs CFA, ceci pour permettre au maximum d’abonnés de vivre la Coupe du monde. Avec un abonnement à la formule Evasion, le matériel sera installé avec une garantie de six mois.
Le groupe continue d’offrir une chaîne généreuse à ses abonnés qui font le renouvellement avant la fin de l’échéance. Ces derniers ont plusieurs possibilités de paiement, notamment par Mobile Money, par paiement cash. L’abonné pourra également suivre les programmes de la chaîne grâce à « My Canal ».
Pendant la durée de la Coupe du monde, des émissions sont prévues pour les abonnés qui n’aiment pas le football. Ils peuvent regarder des films et des documentaires sur les autres chaînes du groupe.

Société 25 mai 2018


Elimination des pires formes de travail des enfants: Un plan d’actions national élaboré pour la période 2019-2023
[caption id="attachment_29266" align="alignnone" width="1024"]Eusèbe Agoua, directeur adjoint de cabinet du ministère du Travail (au micro) lors du lancement des travaux[/caption]

Le directeur adjoint de cabinet du ministère du Travail et de la Fonction publique, Eusèbe Agoua, a procédé, ce jeudi 24 mai à l’Institut régional de santé publique (Irsp) de Ouidah, à l’ouverture de l’atelier de validation du rapport d’élaboration du plan d’actions national pour l’élimination des pires formes de travail des enfants (2019-2023) et des procédures et protocoles de suivi du travail des enfants au Bénin.

Les acteurs en charge de la protection des enfants se mobilisent pour asseoir un nouveau dispositif de lutte contre le travail des enfants. L’atelier de validation du rapport d’élaboration du plan d’actions national pour l’élimination des pires formes de travail des enfants (2019-2023) et des procédures et protocoles de suivi du travail des enfants au Bénin dont les travaux se déroulent à Ouidah, vise à explorer les voies et moyens pouvant permettre d’ériger un environnement exempt d’exploitation des enfants et des pires formes du travail des enfants. Les documents validés permettront d’encadrer pour les prochaines cinq années la lutte contre le phénomène au Bénin. Ils visent à faciliter la prévention, la détection, la prise en charge des victimes et la répression des auteurs. 

« L’adoption de ces outils ouvrira une nouvelle ère pour les enfants à risque et ceux victimes d’exploitation économique ou de pires formes de travail des enfants qui bénéficieront désormais d’un meilleur suivi et des services de réadaptation plus adapté dans une synergie d’actions », soutient la directrice générale du Travail, Mireille Lègba Adankon.
Cette démarche se trouve justifiée au regard des statistiques et des dangers auxquels les enfants sont exposés. Se référant à l’Enquête par grappes à indicateurs multiples (Mics) de 2014, le représentant resident adjoint de l’Unicef au Bénin, François Kampundu, souligne que 52,5 % des enfants (soit 1 enfant sur 2) sont impliqués dans des activités économiques dont près de 40 % (soit 4 enfants sur 10) travaillent dans des conditions dangereuses.
Le directeur adjoint de cabinet du ministère du Travail et de la Fonction publique, Eusèbe Agoua, renchérit : « Avec une population de 11 millions d’habitants, le Bénin compte 664 000 de 0 à17 ans qui exécutent des travaux à abolir ». Selon lui, la croissance du nombre d’enfants en situation précaire inquiète. « En passant de 34 % en 2008 à 52,5 % en 2014, les données disponibles valident bien la tendance décrite par la communauté internationale dans les pays pauvres. La population infantile de 5 à 17 ans est soumise à toutes sortes de besognes à des fins d’exploitation de leur travail ou de leur sexe », se désole-t-il.

Plaidoyers

L’atelier de Ouidah se propose de trouver des stratégies pour combler les lacunes du plan d’action existant (celui de 2012), dont les causes résident dans la « faiblesse du financement lié à la non budgétisation des actions et à la faiblesse de synergie d’actions des acteurs », indique Eusèbe Agoua.
Le gouvernement prend la mesure du défi de l’élimination du travail des enfants. « Dans la perspective des Odd et du respect des exigences de la Convention 182 de l’Oit sur les pires formes de travail des enfants, le gouvernement a inscrit la lutte contre le travail des enfants comme l’une de ses actions phares dans son Pag au pilier 3 concernant l’amélioration des conditions de vie des populations et au niveau de l’axe 6.1 relatif au renforcement de la protection sociale et de la solidarité », souligne Eusèbe Agoua.
Toutefois, il faudra encore plus d’engagement pour arriver à bout du phénomène. C’est le sens du plaidoyer de l’Unicef qui souhaite que le gouvernement puisse faire de la lutte contre le travail des enfants une priorité nationale compte tenu de son impact désastreux sur le développement et l’avenir du pays.
« Nous voudrions vous recommander fortement que le document validé soit mis à la disposition du public sous la forme d’un texte réglementaire ayant force contraignante sur toute l’étendue du territoire national et que des moyens conséquents soient mis à la disposition des services de l’Etat compétents en la matière afin qu’ils jouent pleinement leurs rôles », insiste François Kampundu.

Société 25 mai 2018


Séance d’échanges entre professionnels de la santé: Réussir la Couverture sanitaire universelle par le projet Arch
[caption id="attachment_29265" align="alignnone" width="1024"]Le présidium au lancement de la JMS [/caption]

Avec l’appui de l’Organisation mondiale de la santé (Oms), le ministère de la Santé a organisé, ce jeudi 24 mai à Cotonou, une séance d’information et d’échanges avec les acteurs du secteur sanitaire sur l’articulation entre le programme Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) et la mise en œuvre de la Couverture sanitaire universelle (Csu) au Bénin.

A travers la Csu, l’Oms invite les Etats à garantir à tous les citoyens l’accès aux soins et une protection sociale. Or le programme Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) adopté par le gouvernement du Bénin se veut justement le principal outil de mise en œuvre de la stratégie de protection sociale au Bénin. C’est pourquoi le ministère de la Santé a réuni les acteurs et les professionnels du secteur sanitaire autour d’un atelier pour réfléchir sur l’articulation entre la Csu et le projet (Arch) qui entend protéger les plus démunis et réduire la précarité. « Le projet Arch est un paquet de quatre services à savoir l’assurance maladie, la formation, l’accès au crédit et l’assurance retraite », a rappelé le directeur de cabinet du ministre de la Santé, Lucien Toko, à l’ouverture de la séance. Selon lui, le lien entre la Csu et le projet Arch est évident au regard de leurs objectifs. « Le projet Arch vient donc à point nommé. Sa mise en œuvre peut accélérer la quête de la couverture sanitaire universelle », souligne-t-il, au lancement des travaux.
Au cours de cette rencontre, les participants ont revisité le contenu du programme Arch sous l’égide de son coordonnateur Venant Quenum. Ils ont ensuite discuté des points de jointure entre le projet Arch et la Csu puis exprimé leurs contributions pour des actions synchronisées et efficientes.

 

Société 25 mai 2018


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