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Le ministre de la Justice et de la Législation, Joseph Djogbénou[/caption]Le ministre de la Justice et de la Législation, Joseph Djogbénou, a échangé avec les responsables de l’administration pénitentiaire, ce jeudi 24 mai à Cotonou. Il a déploré les écarts de conduite et la mauvaise gestion dans les maisons d’arrêt.
Le ministre de la Justice, garde des sceaux, Joseph Fifamè Djogbénou s’insurge contre les pratiques peu recommandables qui ont cours dans les prisons du Bénin. Il n’a pas mâché ses mots face aux régisseurs qu’il a rencontrés, ce jeudi à son cabinet à Cotonou. Une séance qui fait suite à une mission effectuée par le directeur général de l’Agence pénitentiaire du Bénin, Gilles Yèkpè. Ce dernier a noté au cours de son périple une mal gouvernance caractérisée dans les maisons d’arrêt, d’où la nécessité de procéder à un changement de modèle de gestion des prisons.
Après avoir apprécié le point fait par le directeur, le ministre Joseph Djogbénou a fait savoir que le chef de l’Etat a instruit à l’effet de réformer la carte pénitentiaire, de déconcentrer l’administration pénitentiaire en créant l’Agence pénitentiaire du Bénin, de professionnaliser la juridiction. Le modèle de construction, d’entretien et de conception des prisons demeure les cahiers des charges de l’administration de la justice. Le ministre a rappelé aux régisseurs des prisons, au regard des échos qui lui parviennent, que l’Etat ne peut pas ne pas se préoccuper de ce qui s’y passe. L’absence de l’Etat dans les maisons d’arrêt conduit visiblement à des actes de déviance. « Tout est fait dans nos maisons d’arrêt, tout est possible dans nos maisons d’arrêt », se désole le ministre qui a souligné que le gouvernement a pris certaines dispositions par rapport à cette perception de l’absence de l’Etat dans les prisons, car la situation est bien grave.
L’appel du ministre Joseph Djogbénou est sans équivoque. Les régisseurs doivent renforcer leur présence, leur capacité de gouvernance dans les prisons en instaurant, sous la direction du directeur général de l’Agence pénitentiaire, de nouvelles règles de conduite, une nouvelle manière de vivre qui se rapproche beaucoup plus de l’humanité dans les prisons. Des trafics s’y opèrent aussi avec la complicité de certains ; des catégories de personnes sont victimes d’actes peu recommandables dans les prisons, notamment les femmes, le sont aussi avec la complicité de certains, se désole le garde des sceaux. « Je voudrais très formellement vous demander de faire cesser ces actes, ou si quelqu’un parmi vous est complice de l’accomplissement de ces actes, qu’il cesse », a-t-il recommandé. Il faut signaler que cette exhortation du ministre a sa source dans les rapports, selon lesquels le commerce de sexe prend une propension inquiétante dans les prisons du Bénin. Car l’espérance à la resocialisation c’est à travers ceux qui gèrent les condamnés, a martelé Joseph Djogbénou qui entend mettre un paradigme nouveau dans les prisons du Bénin, pour les sortir de l’ornière dans laquelle elles végètent.

Dans le cadre de l’examen de la septième affaire, la cour d’assises de la cour d’appel d’Abomey s’est penchée, ce jeudi 24 mai, sur le cas de Valentin M. Gbètin, 48 ans, poursuivi pour viol sur mineure. Il a été condamné à 7 ans de réclusion criminelle.
Après avoir examiné à huis clos le dossier de viol sur mineure, la cour a condamné l’accusé Valentin M. Gbètin à 7 ans de réclusion criminelle pour avoir eu des relations sexuelles avec une mineure de 10 ans. Une infraction prévue et punie la loi portant prévention et répression des violences faites aux femmes et surtout sanctionnée par le Code pénal en ses articles 2, 332, 52, 51, de 826 à 833 et 249. Mis sous mandat de dépôt le 16 février 2015, Valentin M. Gbètin, cultivateur et conducteur de Zémidjan, est retourné en prison pour continuer de purger sa peine.
Les faits se sont déroulés à Zongo, commune de Glazoué. C’était au mois de juin 2012. La nommée G. B., âgée de 12 ans, vendeuse de friperie, a été apostrophée par Valentin M. Gbètin qui lui faisait comprendre qu'il voulait acheter des habits. Par cet alibi, il l'a invitée dans sa chambre, a fermé la porte, l'a projetée violemment au sol, avant de tenir de force des rapports sexuels avec elle. Devant le gendarme enquêteur et le juge d’instruction, il avoue : « Je voyais passer une fillette revendeuse de friperie. Je l’ai hélée comme si je voulais acheter chez elle. Elle était donc venue et je l’ai fait rentrer dans ma chambre. Je me suis mis à la courtiser pour tenir des rapports sexuels avec elle, mais elle a opposé un refus catégorique. C’est alors que j’ai recouru à la force pour la faire coucher. C’est ainsi qu’après l’avoir maîtrisée, j’ai pu tenir des rapports sexuels avec elle. Puis, à la fin, avant de la laisser partir, je lui ai donné cinq cents francs »
Le bulletin numéro du casier judiciaire de l'accusé ne porte mention d'aucune condamnation. Et, l'expertise médico-psychologique révèle qu’il ne présente pas, au moment des faits, des anomalies mentales, psychologiques ou psychiatriques.
Présent à la barre ce jeudi, Valentin M. Gbètin, marié et père de quatre enfants dont deux vivants, a sans la moindre hésitation reconnu le chef d’accusation comme aux étapes précédentes de la procédure.
Il a été défendu par Me Sylvestre Agbo face à l’avocat général, Ousmane Alédji qui a demandé à la cour de le condamner à 10 ans de réclusion criminelle.
La cour se retire et délibère. Elle condamne l’accusé Valentin M. Gbètin à 7 ans de réclusion criminelle?
Composition de la Cour
Président : Evariste Akounna
Assesseurs : Nicodème Vigan et Martial Cbaguidi
Jurés : Prosper Zinsou Tossou, Albert Guèdègbé, Victoire D. Agbémahoué, Ernestine Tonoukouin
Ministère public : Ousmane Alédji
Greffier : Olga Houéto Aloukou

Le Conseil des ministres s’est réuni ce jeudi 24 mai 2018, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement.
Les dossiers ci-après ont été examinés au cours de la séance :
I. Mesures normatives
Le Conseil a adopté le décret portant nomination d’huissiers de justice avec sept attributions de charges dont une à Comè, une à Parakou/Wansirou, deux à Bohicon, une à Abomey, deux à Lokossa ; et un changement de charge de Comè pour Pobè.
Cette attribution de nouvelles charges rentre dans le cadre du rapprochement des services judiciaires des justiciables. Aussi, le ministre de la Justice et de la Législation a-t-il été instruit à l’effet de faire procéder à la prestation de serment des nouveaux huissiers de Justice.
II- Communications
II-l. Homologation des prix de cession des intrants et d’achat de coton graine aux producteurs au titre de la campagne cotonnière 2018-2019.
Le Conseil a homologué les prix de cession des intrants ainsi que les prix d’achat de coton graine aux producteurs, au titre de la campagne cotonnière 2018-2019.
En effet, au terme du processus d’approvisionnement des producteurs en intrants au titre de cette campagne, conduit par la Commission chargée de l’organisation de l’appel d’offres pour l’importation et la distribution des intrants et nonobstant l’augmentation relative des prix sur le marché international, les prix de cession des intrants aux producteurs sont maintenus à leur niveau de la dernière campagne et se présentent ainsi qu’il suit :
a- Engrais coton (NPKSB et Urée) : 240 FCFA/kg soit 12.000 FCFA le sac de 50 kg;
b- Engrais vivrier (NPKSBZn) : 240 FCFA/kg soit 12.000 FCFA le sac de 50 kg;
c- Insecticides : 3.500 FCFA le flacon pour le traitement de demi (0,5) hectare ;
d- Herbicides totaux : 3.500 FCFA le litre ;
e- Herbicides sélectifs : 5.000 FCFA le litre.
Par ailleurs, s’agissant des prix d’achat du coton graine aux producteurs, les acteurs de l’ interprofession coton ont convenu d’une augmentation de 5 F/kg sur le prix pratiqué au cours de la campagne 2017-2018. Ainsi, au titre de la campagne 2018-2019, ces prix sont les suivants :
- Coton graine du 1er choix : 265 FCFA/kg net à payer aux producteurs ;
- Coton graine du 2e choix: 215 FCFA/kg net à payer aux producteurs.
Enfin, au titre des fonctions critiques, les acteurs de l’interprofession ont convenu d’un montant de 15 FCFA/kg de coton graine, soit 5 FCFA/kg de plus que lors de la campagne écoulée.
Cette augmentation du prix d’achat aux producteurs et celle du prélèvement pour les fonctions critiques participent de la logique de faire profiter à tous les acteurs, des fruits de l’embellie que connaît la filière coton depuis deux campagnes.
II-2. Acquisition de vaccins contre la fièvre jaune pour le Hadj 2018
Dans le cadre des préparatifs du Hadj 2108 et en vue d’assurer la bonne couverture vaccinale des pèlerins en même temps que la satisfaction des besoins d’autres voyageurs, le Conseil a décidé de l’acquisition de 10.000 nouvelles doses de vaccin contre la fièvre jaune.
Cette nouvelle acquisition vient renforcer le stock de vaccins actuellement disponible, tel que le vaccin anti méningite A, C, Y, W135, ainsi que les vaccins contre la grippe saisonnière et la fièvre typhoïde.
Les ministres concernés veilleront à l’accomplissement des diligences pour parvenir à cette fin.
III- Rencontres et manifestations internationales
Le Conseil a autorisé :
- l’organisation à Cotonou, le 25 mai 2018, de la première Journée béninoise d’Hépatologie et de Gastroentérologie ;
- la tenue à Cotonou de la deuxième réunion des ministres du Conseil International Consultatif du Cajou (CICC) les 28 et 29 mai 2018 ;
- la participation du Bénin à la 107e session de la Conférence internationale du Travail à Genève, du 28 mai au 08 juin 2018 ;
- la participation du Bénin à la conférence des ministres du Pôle de Qualité Inter-Pays pour le Développement des Compétences Techniques et Professionnelles en novembre 2018, à Abidjan ;
- la participation du ministère des Enseignements Maternel et Primaire à ses réunions statutaires au titre de l’année 2018.
Fait à Cotonou, le 24 mai 2018
Le secrétaire général du gouvernement
Edouard Ouin-Ouro
Actualités 25 mai 2018
Mevlüt Çavufogiu, ministre turc des Affaires étrangères[/caption]Alors que la Turquie célèbre la Journée annuelle de l’Afrique, je voudrais en profiter pour souligner les réussites de l’Afrique et me réjouir de notre partenariat qui se développe chaque jour encore plus. L’essor de l’Afrique rend tous les Turcs fiers et nous motive à nous engager dans des liens plus étroits et de coopération.
Les institutions politiques autour de l’Afrique évoluent tandis que nous assistons à l’émergence d’une classe moyenne forte dans de nombreux pays Africains. Le continent a l’ambition de progresser dans tous les objectifs de développement durable. Les aspirations de l’Afrique comprennent non seulement l’élimination de la pauvreté absolue, mais aussi la réduction des inégalités, en offrant une multitude d’opportunités dans le domaine de l’éducation pour tous et le renforcement de la bonne gouvernance en tant que norme. L’Afrique fonctionne de plus en plus comme une unité cohésive. L’Accord sur la Zone de libre-échange continentale a été une étape cruciale qui façonnera l’avenir de l’Afrique.
Nous avons toutes les raisons pour être un partenaire fier des nations africaines. L’engagement de la Turquie est basé sur l’établissement de relations durables. Notre objectif principal est d’établir une coopération profondément enracinée avec nos homologues africains d’une manière durable et mutuellement productive. J’ai été encouragé d’entendre dans de si nombreuses instances que la bonne volonté de la Turquie et sa sensibilisation acharnée reçoivent un écho favorable auprès de nos partenaires africains. L’Afrique considère la Turquie comme un partenaire vigoureux pour les progrès de l’Afrique vers un développement global et durable et son influence qui en découle dans les affaires mondiales.
Notre intérêt envers l’Afrique se concrétise par des contacts politiques intensifiés au plus haut niveau. Le président Erdogan a effectué des visites officielles dans vingt-six pays africains depuis son mandat en tant que Premier ministre. Ces visites ont ouvert de nouveaux lieux de coopération. La multitude d’accords signés montre que la Turquie s’est engagée à ouvrir de nouveaux domaines de collaboration avec les pays africains.
La sensibilisation de la Turquie à l’égard de l’Afrique est fondée sur des bases visibles, tangibles et mutuellement avantageuses. La Turquie est aujourd’hui représentée sur le continent avec un réseau de 41 ambassades, y compris également nos ambassades récemment ouvertes en Sierra Leone et en Guinée Equatoriale. Nous augmenterons ce nombre à cinquante à moyen terme avec l’objectif ultime d’être représenté dans tous les pays africains.
2018 marque le 10e anniversaire de notre partenariat stratégique avec l’Union africaine. Récemment, j’ai eu le plaisir d’accueillir des hauts fonctionnaires de l’UA et les ministres africains des Affaires étrangères à Istanbul dans le cadre d’une conférence ministérielle qui a examiné notre coopération institutionnelle. Nous établissons de nouvelles cibles pour une relation plus productive. Comme première étape, nous organiserons le deuxième Forum des entreprises Turquie-Afrique en octobre à Istanbul. L’année prochaine, nous organiserons également le Troisième Sommet Turquie-Afrique. Nous octroyons une grande d’importance à ce sommet et travaillons avec acharnement pour garantir son succès.
Le commerce avec le continent africain dépasse aujourd’hui les vingt milliards de dollars des Etats-Unis. Comparé à celui de 2003, ce chiffre représente presque une multiplication par cinq. En outre, ce chiffre sert également à montrer que l’Afrique et la Turquie bénéficient d’une relation commerciale équitable. Nous reconnaissons le rôle éminent joué par les Communautés économiques régionales (CER) dans l’avenir de l’Afrique. A cet égard, au mois de février dernier, nous avons organisé le premier Forum Économique et Commercial Turquie-CEDEAO (Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest), en vue d’approfondir le partenariat économique entre la Turquie et les membres de la CEDEAO.
Je suis particulièrement fier de mettre accent sur le fait que notre compagnie aérienne nationale, « Turkish Airlines » (THY), continue d’accroître sa présence sur le continent en ajoutant de nouvelles destinations de vols à son réseau mondial. THY dessert actuellement 52 destinations à travers 34 pays d’Afrique. La destination de Freetown, au Sierra Leone a été le dernier ajout au réseau de THY. Les vols vers les Comores débuteront en juin. Notre transporteur national aide les Africains à se rendre non seulement en Turquie, mais aussi à rejoindre le reste du globe.
La Turquie contribue activement à la paix et la sécurité sur le Continent. En outre, nous soutenons les efforts déployés pour lutter contre le terrorisme au Sahel. Lors de la récente conférence de Bruxelles, la Turquie a promis cinq millions de dollars des Etats-Unis afin de soutenir les forces de sécurité régionale du G5 Sahel.
Les partenariats humanitaires et de développement ont servi comme des éléments forts de l’élargissement de la Turquie à l’ensemble du continent. En
Turquie, un grand nombre des ministères, agences et ONG assument leurs rôles dans cet effort collectif. Notre référence en matière de succès est de répondre dès que possible aux besoins locaux. De 2004 jusqu’à 2016, l’Agence Turque de Coopération et de Coordination (TIKA) a dépensé 1,43 milliard de dollars pour soutenir les efforts de développement durable sur le continent.
Je tiens à souligner à nouveau que nous apprécions beaucoup que de nombreux pays Africains aient immédiatement passés à l’action contre les diverses organisations affiliées à l’organisation terroriste Guléniste (FETO), qui a effectué une tentative de coup d’Etat sanglant en Turquie.
Etant une agence gouvernementale, la Fondation Maarif a commencé à gérer des écoles en Afrique. Notre objectif est de fournir un grand soutien aux efforts des gouvernements Africains en vue d’accorder une éducation abordable et de haute qualité à l’ensemble du continent. Je suis convaincu que les étudiants bénéficiant d’une éducation dans les écoles de Maarif seront éminemment préparés à faire face aux défis du futur. Une autre étape prometteuse de notre coopération est d’offrir des possibilités d’enseignement supérieur à des étudiants africains qualifiés en Turquie en leur accordant des bourses d’études. Chaque année, plus de mille étudiants africains se rendent en Turquie avec l’intention de recevoir leur éducation supérieure par le biais des programmes de bourses d’études accordées par le gouvernement turc. Leur présence est la bienvenue et nous continuerons à être un centre d’excellence pour les étudiants africains.
Notre approche envers l’Afrique repose sur un partenariat stratégique, transparent et de longue durée. Nous sommes convaincus que ce partenariat fournira un avenir prometteur à la Turquie et à nos partenaires en Afrique.
Tout en célébrant avec une grande joie la Journée de l’Afrique, je souhaite souligner l’engagement de la Turquie envers notre partenariat avec l’Afrique, basé sur les principes d’égalité, de partenariat, de solidarité, de durabilité et de respect mutuel.
Mevlüt Çavufogiu, ministre turc des Affaires étrangères
Actualités 25 mai 2018
Champ de coton au Benin[/caption]Le Conseil des ministres de ce jeudi 24 mai a homologué les prix des intrants ainsi que les prix d’achat du coton graine aux producteurs au titre de la campagne. De quoi créer les conditions d’un rendement meilleur pour cette campagne, et faire jouir aux producteurs des fruits de cette embellie.
La croissance amorcée par la production cotonnière au Bénin pourrait connaître un pic cette année. La barre des 600 000 tonnes envisagée pourrait être atteinte et même dépassée au regard de la physionomie actuelle des périmètres cotonniers. Mieux, le gouvernement entend mettre toutes les chances du côté des producteurs. Ainsi, il a décidé au cours de son conclave hebdomadaire de ce jeudi 24 mai, de statuer sur les prix des intrants ainsi que les prix d’achat du coton graine aux producteurs au titre de la campagne en cours (Voir prix dans le communiqué du Conseil des ministres ci-dessous).
On se rend ainsi compte que les réformes introduites dans le secteur par le gouvernement continuent de produire des fruits qui ne manqueront pas de faire la joie dans les champs de coton. Aucun acteur ne sera laissé à la touche et tous se sentiront concernés par l’embellie que connaît cette filière. Laquelle, promise à un bel avenir par le gouvernement, connaît en tout cas des jours meilleurs. Une sorte de renaissance de l’or blanc qui va s’améliorant chaque année et qui promet donc la filière or blanc à un bel avenir.
Josué F. MEHOUENOU
Actualités 25 mai 2018

Le pari en ce qui concerne la lutte contre la maltraitance des enfants est loin d’être gagné, du moins dans le département du Zou. En fait, les règlements à l’amiable émoussent les efforts des acteurs en charge de la protection des enfants.
La lutte contre la maltraitance des enfants résiste à certaines pratiques au centre du pays. En cause, les règlements à l’amiable dans le département du Zou.
« Les cas d’abus de toutes sortes sur les enfants continuent et s’accroissent du fait des interventions inopportunes d’ordre social pour étouffer la dénonciation et la prise des sanctions appropriées contre les auteurs », se désole Saadatou Gomina, chef du service promotion genre, famille et enfant à la direction départementale en charge des Affaires sociales du Zou et des Collines. Elle dénonce les intimidations et appels aux négociations qui freinent « l’élan de dénonciation constaté les années antérieures où des cas d’abus sur mineurs ont été réprimés selon les textes protégeant les enfants ».
Elle indexe les responsables traditionnels comme complices de ces actes. « Certains chefs traditionnels, coutumiers, des leaders d’opinion et parents favorisent les règlements à l’amiable « pour ne pas saisir les structures et instances compétentes afin de connaître les cas d’abus courants dans le département », relève-t-elle.
Les cas les plus récurrents concernent les sévices corporels, les mariages forcés, le viol dans plusieurs communes du département du Zou qui se soldent par les arrangements.
Le seul moyen pour juguler le phénomène est la vigilance et la dénonciation des cas d’abus sur mineurs. Ce qui tarde à être une réalité, en dépit de l’existence du Code de l’enfant et d’autres textes protégeant les enfants.
En fait, les dénonciations ne sont pas encore ancrées dans les habitudes de certaines communautés. Les assistants sociaux et autres acteurs en charge de la protection des enfants ont beaucoup à faire dans ce sens pour juguler le phénomène.
Des sensibilisations à l’endroit des acteurs de lutte contre la maltraitance à divers niveaux de même que les patrons d’ateliers, les parents et les élèves vont s’étendre pour attirer l’attention des auteurs sur les dangers que court le Bénin si les auteurs et complices d’actes attentatoires à la vie et à la protection des enfants sont malencontreusement protégés, promet Saadatou Gomina.
Echange de documents entre Siaka Coulibaly et le ministre Abdoulaye Bio Tchané[/caption]Le Système des Nations Unies (Snu) vient de mettre un montant de 400 000 dollars US à la disposition du Bénin pour soutenir les personnes en situation de handicap. La signature de la convention de partenariat y afférente a eu lieu, mardi 22 mai dernier au ministère du Plan et du Développement, en présence des responsables d’agences du Snu, des organisations de la Société civile et du secteur privé, de la Fédération des associations des personnes handicapées.
Le Système des Nations Unies a apporté un appui financier au Bénin à travers quatre agences à savoir le Pnud, l’Unicef, l’Oms et l’Unfpa. Ce soutien vise à soutenir la réalisation du projet ‘’Unis dans l’action pour faire avancer les droits des personnes handicapées au Bénin’’. Il s’agit d’un projet d’une importance sociale particulière qui contribuera à améliorer les conditions existentielles des personnes handicapées, selon le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané. Il intègre la vision des projets phares du gouvernement et s’intéresse aux enfants de moins de 18 ans, aux femmes handicapées et aux services de réadaptation communautaire. Mieux, il est conçu pour répondre de manière spécifique à la question des personnes généralement laissées pour compte.
Quatre communes pilotes sont retenues pour le projet à savoir Malanville, Karimama, Zâ-Kpota et Cotonou où les cas des personnes vulnérables sont récurrents.
En procédant à la signature de la convention mardi dernier, le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, a exprimé toute la gratitude du gouvernement au groupe des quatre agences et celles qui vont rejoindre après en vue de la mobilisation de 256 500 000 francs Cfa nécessaires à la mise en œuvre du projet. D’après le ministre, cette convention est une contribution directe à la réalisation du programme Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) du gouvernement.
La directrice des Affaires sociales et des Personnes handicapées, Léa Honfo Akpovo, a fait savoir, dans la présentation du projet, que le quatrième recensement général de la population et de l’habitat de 2013 a dénombré au total 102 997 personnes handicapées au Bénin. Une couche souvent marginalisée et stigmatisée qui vit dans des conditions sociales et familiales souvent inadmissibles, signale-t-elle. C’est pour corriger le tir que le gouvernement entend faire progresser les droits des personnes handicapées, grâce au soutien du Snu, souligne-t-elle. Elle n’en veut pour preuve que l’environnement favorable, rendu possible par la récente adoption de la loi sur la protection et la promotion des droits des personnes handicapées par le gouvernement le 17 avril 2017 et sa promulgation par le chef de l’Etat le 29 septembre de la même année.
Ne laissez personne de côté
Pour sa part, Siaka Coulibaly, coordonnateur résident des activités opérationnelles du Système des Nations Unies note avec satisfaction que ce soutien vise la mise en œuvre des Objectifs du développement durable. Les Etats membres, a-t-il souligné, se sont engagés à lutter contre les inégalités, à construire des sociétés pacifiques, inclusives et résilientes en s’assurant de l’avenir de la planète pour le bien-être des générations futures. L’agenda de développement 2030 repose sur l’engagement principal de ne laisser personne de côté, d’après ses explications. « Le projet que nous lançons contribue à la mise en œuvre de cet engagement au Bénin », s’est réjoui Siaka Coulibaly.
Par ailleurs, il a indiqué que les agences du Système des Nations Unies contribuent à améliorer le cadre juridique et la politique nationale conformément à la convention des Nations Unies sur le droit des personnes handicapées et l’accès des personnes handicapées en particulier les femmes et les enfants de moins de 18 ans aux services de réadaptation à base communautaire.
Le ministère des Affaires sociales et la Fédération des associations des personnes handicapées sont chargés de la mise en œuvre du projet sous l’expertise de l’Unfpa, l’Unicef, l’Oms et le Pnud.

Les économies africaines pourraient être plombées par une dette de plus en plus pesante, malgré l’accélération de leur croissance ces dernières années. C’est un constat du Fonds monétaire international (Fmi), dans un rapport publié, il y a quelques semaines.
L’augmentation massive des mobilisations financières pour les investissements, à travers les emprunts obligataires, pourrait avoir un effet pervers sur les pays africains. Le rapport publié par le Fonds monétaire international (Fmi), mardi 8 mai dernier, en dit long.
Selon les données publiées dans ce rapport, les Etats africains ont émis en 2017 pour 7,5 milliards $ d’obligations souveraines, soit 10 fois plus que l’année précédente. Une tendance qui, précise le rapport, devait s’accélérer en 2018. Ainsi, 11 milliards $ d’obligations souveraines devaient être émis seulement pour le premier semestre de 2018, indique le Fonds monétaire international.
Cette situation a entraîné un surendettement de plusieurs pays de l’Afrique subsaharienne. Environ 40 % des pays à faibles revenus de cette région seraient en situation de surendettement ou à haut risque, a indiqué l’institution.
De plus, les dettes libellées en devises étrangères ont progressé de 40 % entre 2010-2013 et 2017, et représenteraient aujourd’hui 60 % de la dette publique totale moyenne de l’Afrique subsaharienne.
Aussi, la hausse des taux d’intérêt moyens (4 % en 2013 à 12 % en 2017) augmente considérablement le coût de remboursement de ces emprunts. A ce rythme, plusieurs pays africains pourraient se retrouver dans l’incapacité rembourser les titres émis.
Si le Fmi estime que l’accroissement de la dette des pays de l’Afrique subsaharienne est intimement lié aux grands projets d’infrastructures et de développement social qui naissent sur le continent, il préconise néanmoins un changement progressif des moyens de financement par les pays africains. Pour ce faire, l’institution de Bretton Woods encourage les Etats africains à s’appuyer davantage sur les sources de financement durables et à mettre l’accent sur la mobilisation des recettes intérieures.
Komlan Agbo, représentant résident de l’Uemoa au Bénin[/caption]L’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) a entrepris depuis des années, à travers ses représentations dans les différents Etats membres, des sessions d’information et de sensibilisation sur les chantiers et les réformes communautaires de l’union. Après le domaine de l’Enseignement supérieur, il y a quelques mois, c’est autour de la santé et de la protection sociale cette année que se déroulent les échanges. Le représentant résident de l’Uemoa au Bénin, Komlan Agbo, explique ici les objectifs poursuivis par l’Uemoa en organisant ces sessions tout en soulignant que leur impact est mesuré à travers les informations reçues.
La Nation : Monsieur le représentant résident de la Commission de l’Uemoa au Bénin, vous avez initié des sessions d’information et de sensibilisation sur les chantiers et réformes communautaires dans les domaines de la santé et de la protection sociale dans certaines villes du Bénin. Il y a quelques mois, c’était autour de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Qu’est ce qui justifie ces sessions ?
Komlan Agbo : L’une des missions des bureaux de représentation de la Commission de l’Uemoa, c’est de porter l’information à la connaissance des pays dans lesquels sont créés. Je rappelle au passage que nous avons des bureaux de représentation dans tous les pays de l’union de même qu’à Bruxelles auprès des organisations de l’Union européenne et à Genève auprès des Nations Unies. Chaque bureau dans chaque pays a pour mission de porter l’information à la connaissance des populations de ce pays-là. Nous avons constaté que l’Uemoa mène des actions envers ces populations qui ne sont pas malheureusement au courant de ce qu’elle entreprend comme activités. C’est vrai que l’année dernière, la sensibilisation a porté sur l’Enseignement supérieur comme vous l’avez dit. Chaque année, nous avons un programme de travail que nous essayons de suivre. Les domaines sont choisis en fonction de l’intérêt où nous sentons qu’il y a un manque d’information.
Si l’année dernière la sensibilisation a porté sur l’Enseignement supérieur, c’est parce que le Système Licence-master-doctorat (Lmd) est une activité ou une initiative de l’Uemoa qui est exécutée aujourd’hui dans tous les Etats de l’union. Nos élèves et nos enseignants ne sont pas parfois informés de tout ce que cela implique. Nous avons parlé aussi d’égal traitement de tous les citoyens dans les universités publiques. C’est-à-dire quoi ? Si un étudiant béninois va au Mali pour s’inscrire par exemple, il est traité comme s'il est un étudiant malien qui allait s’inscrire aussi.
Pourquoi ce traitement égal n’était-il pas respecté au sein de l’union ?
Les Etats avaient défini les conditions d’admission et d’inscription dans leurs universités. Mais dans la mesure où nous parlons d’un espace communautaire, on voudrait que les normes soient les mêmes un peu partout. Ce n’est pas l’Uemoa qui fixe les frais d’inscription. Si l’étudiant béninois s’inscrivait à l’Université d’Abomey-Calavi à 15 000 F Cfa, l’étudiant sénégalais s’inscrirait dans la même université également à ce montant-là. Ce sont ces informations que nous avons mises à la disposition du monde universitaire l’année dernière.
Cette année, vous avez choisi les domaines de la santé et de la protection sociale. Pourquoi ?
Nous avons compris qu’il y a des initiatives qui sont prises en faveur des populations bénéficiaires qui ne sont pas au courant de ce qui se passe. Quand nous parlons de protection sociale, combien de citoyens lambda savent ce que la Commission de l’Uemoa entreprend et comment on peut en bénéficier ? Ce sont des informations que nous portons à leur connaissance.
Quels sont les domaines qui sont prévus pour l’année prochaine ?
Nous n’avons pas encore choisi les domaines dans lesquels nous allons sensibiliser les populations l’année prochaine. Mais ce qui est sûr, nous ferons encore des sessions. Le domaine de l’artisanat intéresse beaucoup de monde aujourd’hui. C’est là où nous voyons la masse des populations. Donc, l’année prochaine, nous irons vers les artisans dans les zones reculées pour leur expliquer qu’ils peuvent s’installer dans n’importe quel pays de l’Uemoa.
Vous allez constater que pour la santé et la protection sociale, nous ne sommes plus restés à Cotonou. Les différents acteurs de ces domaines qui sont dans les grandes villes connaissent déjà un peu ce que nous sommes en train de faire. C’est pourquoi nous avons préféré aller à la base.
Comment évaluez-vous les impacts de ces sessions d’information et de sensibilisations sur les populations à la base ?
La Commission a institué ce que nous appelons la revue annuelle. Nous passons dans les Etats membres pour voir la mise en œuvre des réformes que nous entreprenons, des politiques que nous menons, des projets et programmes qui sont mis en œuvre dans les différents Etats membres. Nous venons de dire que la sensibilisation cette année porte sur la santé et la protection sociale. Dès lors que nous portons l’information aux populations, le citoyen béninois qui n’avait pas l’information et qui l’a aujourd’hui, sait en allant se faire traiter au Togo par exemple, les conditions et ce dont il peut bénéficier. Ainsi, nous pourrions mesurer l’impact de ces sessions de sensibilisation à travers les informations que nous allons recevoir. Puisque dans tout le système maintenant, nous avons prévu un système de l’information régionale que ce soit dans le domaine de l’enseignement, dans le domaine de la santé, dans le domaine de la culture, bref dans tous les domaines. Et, il y a des statistiques pour confirmer si les messages que nous avons passés sont bien perçus et utilisés à bon escient.
Economie 24 mai 2018
Tête-à-tête entre Rhéal Drisdelle et BIO TCHANE[/caption]En fin de mission au Bénin et appelé à faire valoir ses droits à la retraite, Rhéal Drisdelle, représentant résident de Plan international, était, ce mercredi 23 mai, au cabinet du ministre d’Etat chargé du Plan et du développement, Abdoulaye Bio Tchané. Au menu des échanges, des questions en lien avec le cahier de charge de l’organisation, l’appui du gouvernement et globalement, le type de collaboration à définir ou à renforcer entre les deux parties pour venir à bout de la pauvreté.
Ce mardi 23 mai, Rhéal Drisdelle, représentant résident de Plan international dépose les armes. Après dix-sept années de travail au sein de cette organisation internationale dont cinq ans passés au Bénin, l’homme est appelé non seulement à céder son fauteuil, mais aussi à faire valoir ses droits à la retraite. Une grâce dont il compte bien jouir après tant d’efforts et de sacrifices.
Fin amoureux du travail et surtout très engagé pour la lutte contre la pauvreté, il a préféré, jusqu’à la dernière minute d’activité, servir la cause des autres.
Reçu en audience par le ministre d’Etat en charge du Plan, hier, à l’invitation de ce dernier, Rhéal Drisdelle y est allé avec certains de ses collaborateurs un peu comme pour baliser le terrain à son successeur et lui permettre de prendre fonction dans un cadre plus coopératif avec les autorités béninoises. « J’ai eu l’honneur de recevoir la visite d’une forte délégation du ministère qui est venue nous féliciter par rapport à ce que nous faisons dans ce pays depuis presque 25 ans et aussi pour s’enquérir de comment le ministère pourrait nous accompagner et nous appuyer. Je puis vous dire que, de mémoire d’homme, à Plan Bénin, c’est une première et je voulais saluer cette démarche envers Plan International et envers les Ong internationales d’une manière plus générale », a confié Rhéal Drisdelle à la fin de l’audience. Ces organisations, poursuit-il, ont créé une plateforme dénommée « Plateforme des Ong internationales au Bénin » et ont voulu, selon ses explications, se rapprocher davantage du gouvernement afin de pouvoir mieux offrir leur collaboration. « Mais à notre grande surprise, le gouvernement aussi était intéressé par cette forme de rapprochement pour voir dans quelle mesure nous pouvions travailler davantage ensemble et mettre en œuvre le Pag », soutient-il au passage.
Une collaboration fructueuse
Cette audience a été également l’occasion pour lui d’aborder les activités de Plan International et de soumettre au ministre Abdoulaye Bio Tchané, certaines contraintes et difficultés. « J’ai aussi fait part au ministre d’Etat de nos principales missions, à savoir les droits des enfants, mais aussi l’égalité des filles. Surtout en ce qui concerne les filles, nous avons besoin de l’appui de l’Etat. Les garçons, même lorsqu’ils viennent des milieux défavorisés, n’ont pas les mêmes obstacles que les filles », va-t-il renchérir.
Ce n’était ni des confessions, des adieux, encore moins un bilan des cinq ans passés à la tête de Plan International Bénin. Mais Rhéal Drisdelle, interrogé par les hommes des médias sur ses sentiments au terme de sa mission, laisse lire des notes de satisfaction. Pour lui, tout n’a pas été fait et la tâche à abattre ne laisse la place à la moindre autosatisfaction. « Je ne peux pas dire que je pars du Bénin avec un sentiment de grande satisfaction », tranche-t-il d’emblée. La raison, c’est que, d’après lui, on ne le dirait que « s’il n’y avait plus de pauvreté ni de vulnérabilité dans ce pays et qu’il n’y a plus d’enfants pauvres ». Ce qui n’est pas le cas, observe-t-il. Néanmoins, il bémolise : « Je pars satisfait de la collaboration. Avec toutes mes années d’expérience, ayant travaillé dans de nombreux pays, j’ai rarement vu un pays où il y avait une collaboration aussi étroite avec des autorités qui ont la même vision que nous par rapport aux enfants, aux jeunes filles, aux plus vulnérables et au plus pauvres, qui sont les gens avec lesquels nous travaillons ».
Et que commence la vie de retraité !
Maintenir les filles à l’école, leur donner un accès aux soins de santé et à la santé sexuelle… Ce sont là autant de défis que l’équipe de Plan International apprendra à relever à la suite de Rhéal Drisdelle qui, met un terme à sa carrière au sein de l’organisation. Désormais, commence pour lui une autre vie, loin des bureaux de Plan International et de toutes les autres structures au sein desquelles, quarante-deux ans durant, il a offert ses services, son intelligence, son expertise et son savoir-faire. L’acte 1er de sa nouvelle vie de retraité, c’est qu’il passera douze mois « à ne rien faire », confie-t-il. Il veut, dit-il, expérimenter la vie sans travail pour n’avoir rien fait d’autre à part travailler au cours des quatre dernières décennies. Cette nouvelle vie, Rhéal Drisdelle la passera entre le Bénin, son dernier cadre de travail et le Canada, sa terre natale. Difficile de dire qui ou quoi l’a retenu au point qu’il vienne à décider d’élire domicile dans le pays. Seule certitude, le Bénin vient de gagner un ami de plus. Un soldat de la lutte anti-pauvreté qui s’est épris de lui et qui ne manquera certainement pas de lui offrir d’autres services.
Société 24 mai 2018