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Nouvelles

Urcar Grand Agonvy: 90 000 jeunes plants de palmier à huile à replanter sur 6107 ha
[caption id="attachment_29250" align="alignnone" width="1024"]Plantation de palmiers à Grand HInvi[/caption]

Après dix ans de crise, l’espoir renaît dans les Coopératives d’aménagement rural (Car) Grand Agonvy. La preuve en a été donnée, ce mercredi 23 mai, avec le lancement officiel de la campagne de mise en terre de jeunes plants de palmier à huile, sous l’égide du comité paritaire transitoire en charge de cette union régionale des Car sur le site d’Akpadanou dans la commune d’Adjohoun.

90 000 jeunes plants de palmier à huile sélectionnés ont été prévus pour être replantés sur les dix-sept Coopératives d’aménagement rural Grand Agonvy. La campagne de replantation a été officiellement lancée, ce mercredi 23 mai, sur le site de la Car d’Akpadonou dans la commune d’Adjohoun en présence de tous les acteurs concernés. C’est une initiative du comité paritaire transitoire mis sur pied pour gérer cette Urcar après dix années de crise. Ce comité présidé par Paul Zoumènou entend relancer désormais la filière palmier à huile sur toutes les Car Grand Agonvy.
La campagne a symboliquement été lancée sur le périmètre d’Akpadanou où il est prévu la replantation de 787 hectares de plantules de palmier à huile. La délégation officielle a fait le même exercice sur le site de la Car d’Atchonsa dans la commune de Bonou. Ici, il est projeté la mise en terre de centaines de jeunes plants de palmier à huile sur une superficie de 581 hectares. La même opération est prévue pour se poursuivre dans les autres Car Grand Agonvy notamment d’Affamè, d’Atan-Ouingnan, Aguidi, Fonly-Djébou, Logou-Djidagba, Hounviguè, Ikpédjilé-Ibadja et Obèkè-Ouèrè.
Une pépinière de jeunes plants de palmier à huile est déjà disponible et permettra de couvrir plus de 600 hectares de palmier à huile. Une superficie de 6107,5 ha de champ est prévue pour être replantée à terme, informe le directeur exécutif de l’Urcar Grand Agonvy, Anatole Mègninou Adjaka. Il précise que cette replantation va se faire de manière progressive pour que d’ici 10 ans les dix-sept Car qui composent l’Urcar Grand Agonvy présentent leur aspect normal et attrayant d’avant l’avènement de la crise en 2007. Puisque depuis ce temps, il n’y a eu plus jamais de replantation. Les palmiers à huile abattus ne sont pas replantés. Le président du comité paritaire de l’Urcar Grand Agonvy, Paul Zoumènou, garde un très mauvais souvenir de cette crise. Laquelle crise qui l’a conduit en prison tout comme la plupart des autres membres du comité de transition. Selon lui, les dix ans de crise étaient une véritable traversée du désert, des moments très douloureux. Cette période a été marquée par la non organisation des assemblées générales électives, rendant ainsi impossible le compte-rendu de gestion et surtout le versement des droits de location de terre aux coopératives. Les travaux d’entretien notamment d’élagage et de sarclage des coopératives n’ont pu avoir également lieu du fait de la crise. Il a été relevé l’abattage de milliers d’hectares de palmeraies sans aucune politique de replantation. Les sièges des bureaux des Car ont été totalement délabrés et réduits en poussière, relève Paul Zoumènou.

Lueur d’espoir

Tous les protagonistes de la crise se sont regardés en chiens de faïence de 2007 à 2017 où une lueur d’espoir a commencé par se profiler à l’horizon, se réjouit le président du comité paritaire de l’Urcar Grand Agonvy. A l’en croire, il y a maintenant des raisons d’espérer avec la forte implication du procureur de la République près le tribunal de première instance de deuxième classe de Pobé et du préfet du Plateau. La médiation surtout de ces deux personnalités a permis de mettre fin à la pagaille et de sonner le glas de la crise avec la mise en place d’un comité paritaire transitoire composé des représentants des deux ailes protagonistes, explique-t-il. Paul Zoumènou note que, depuis lors, il y a un retour à la normale de la situation avec le paiement régulier des coopérateurs, le règlement systématique des mains d’œuvres et autres activités d’entretien des palmeraies ainsi que la réhabilitation progressive du patrimoine de l’Urcar Grand Agonvy. Le président Paul Zoumènou et les siens saluent l’ouverture d’esprit du président Patrice Talon qui a donné les instructions nécessaires pour la résolution de la crise. Les différentes tendances décident d’enterrer la hache de guerre et de fédérer leurs énergies pour la renaissance de cette filière et par ricochet apporter leur grain de sel pour la réussite du Programme d’action du gouvernement (Pag), volet palmier à huile. Tous les autres acteurs de la filière notamment paysans et propriétaires se sont succédé au pupitre pour appuyer les témoignages du président du comité paritaire de transition. La joie se lisait sur les visages de tous les acteurs, hier, lors de la cérémonie de lancement de la campagne de replantation des palmiers à huile sur les sites d’Akpadanou et d’Atchonsa.

Actualités 24 mai 2018


Passation de charges à la direction générale de la Soneb: Les nouveaux défis qui s’imposent

La Société nationale des eaux du Bénin (Soneb) ouvre une nouvelle page de son histoire en acceuillant à sa tête une nouvelle équipe dirigeante. Depuis ce mardi 22 mai, Camille Dansou a pris fonction en tant que directeur général de cette structure spécialisée dans la fourniture d’eau potable. Les défis à relever par son équipe pour satisfaire la population sont grands.

Les défis de la Société nationale des eaux du Bénin (Soneb) sont énormes. L’accès à l’eau potable constitue un défi majeur aussi bien en zones rurales qu’en zones urbaines du Bénin. En effet, seulement 30 % de la population rurale a accès à l’eau courante, contre un taux de 57 % en milieu urbain, selon le Programme commun de suivi de l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) et de l’Unicef.
Il va sans dire que l’entrée en fonction du nouveau directeur général de cette société, Camille Dansou, ce mardi 22 mai, est le début d’une nouvelle ère dans cette société. Il mesure bien l’immensité de la tâche qui l’attend, en déclarant à sa prise de service : « Je peux dire que je suis un étranger qui connaissait le salon de la maison. A présent, je vais en connaître toutes les chambres et travailler au rayonnement de notre entité commune, dans le respect des ambitions voulues par le Gouvernement ». Il s’agit là d’un engagement non seulement à satisfaire les exigences et les besoins en eau de la population, mais aussi à œuvrer pour le rayonnement de la société, conformément à la vision du chef de l’Etat, Patrice Talon, et le programme d’action du gouvernement en termes de facilitation de l’accès des populations à l’eau potable. Ce qui est prioritaire, c’est la satisfaction des besoins en eau potable des populations. Par exemple dans le département du Zou, les populations ont délaissé le puits au profit de l’eau de la Soneb. Mais la surprise est grande face à la rareté de cette denrée par moments dans les localités de Bohicon, Abomey et environs. Cette situation est devenue si préoccupante que les habitants interpellent tous les jours les autorités sur ce qu’il convient d’appeler absence criante de l’eau potable dans les robinets au niveau du Zou. Les mêmes défis s’imposent également à la nouvelle équipe à Cotonou où la qualité de l’eau est remise en cause par des citoyens. De façon courante, les dépôts de détritus dans les bassines, l’eau rouillée…, font douter de la qualité de ce liquide précieux que la société offre à ses abonnés. Le nouveau directeur pourrait voir en urgence comment redonner espoir aux consommateurs.
Le parcours du nouveau Dg Soneb renseigne sur sa capacité à satisfaire les exigences de citoyens. En effet, Camille Dansou est resté expert Eau et Assainissement/Point focal climat à l’ambassade des Pays-Bas jusqu’à sa nomination. Un poste qui lui aura permis d’avoir une riche expérience d’identification, d’évaluation, d’administration/gestion et le suivi-évaluation des activités soutenues par les Pays-Bas dans le sous-secteur de l’eau, hygiène et assainissement en milieu rural et urbain ; de la gestion intégrée des ressources en eau. Durant les nombreuses années passées à l’ambassade des Pays-Bas, il a participé activement à la formulation et à l’exécution de plusieurs projets et programmes en particulier les trois grands programmes pluriannuels, multi-composantes et multi-acteurs, Ppea-I / 2007-2012, Ppea-II / 2013-2015 et Omi Delta / 2017-2021.
Le successeur de David Babalola saura certainement prouver son talent. Pour rappel, sa nomination fait suite à une affaire de fausses quittances à la Soneb qui a conduit l’ancien directeur général, David Babalola en prison, avec quelques cadres de la société. Ils seront fixés sur leur sort au cours d’une audience au tribunal de première instance de première classe de Cotonou, le mardi 29 mai prochain.

Actualités 24 mai 2018


Violences faites aux filles et aux femmes : La position confuse des jeunes

La lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles (Vff) reflète une incohérence chez les jeunes au Bénin. Le tout dernier rapport d’Oxfam Bénin établit une échelle de leurs attitudes à l’égard des Vff. Tout en condamnant le phénomène, ils encouragent les pratiques qui y concourent. Paradoxe !

58 % des jeunes au Bénin affichent une attitude défavorable face au phénomène des violences faites aux femmes et aux filles. Deux jeunes sur cinq admettent les violences faites aux filles et aux femmes (Vff). Ces données reflètent un paradoxe en ce qui concerne la lutte contre les Vff au Bénin.
Selon une étude d’Oxfam Bénin intitulée « Connaissances, attitudes et pratiques des jeunes à l’égard des violences faites aux femmes et aux filles au Bénin » et dont la dissémination a été faite à Cotonou le 16 mai dernier, les jeunes dénoncent les violences mais encouragent les pratiques qui y contribuent.
Il ressort qu’ils ont une connaissance formelle des violences faites aux femmes et aux filles, mais n’établissent pas le rapport avec les croyances qui les perpétuent. « Les jeunes ont globalement une attitude défavorable aux violences faites aux filles et femmes, mais ils adhèrent aux pratiques et aux normes sociales qui perpétuent ces violences », souligne le rapport.
Aussi, trouvent-ils « justifiées et fondées les normes sur le confinement des filles et des femmes dans l’espace privé, sur l’autorité des hommes au sein de la famille, sur la soumission des femmes et des filles, sur l’appropriation sexuelle et celle du corps des femmes », mentionne le rapport.
« L’analyse des items des échelles d’attitudes montre que la cible enquêtée est favorable à des manifestations importantes de Vff telles que la violence conjugale, la violence physique et la violence culturelle », relève le document.
La même source note un écart entre la condamnation théorique des Vff et les pratiques individuelles et collectives qui continuent d’exposer les femmes et les filles à toutes formes d’abus.
Les auteurs de l’étude concluent que « ceci est le reflet de la situation en matière de lutte contre les Vff au Bénin où un cadre juridique cohabite avec des pratiques sociales qui exposent les victimes à toutes formes de violences.
L’étude entre dans le cadre de la campagne « Ça suffit ! Mettons fin aux violences faites aux femmes et aux filles », et vise le remplacement des normes sociales qui perpétuent les Vff par des normes favorables à l’égalité entre les femmes et les hommes et la non-violence.
Dans le cadre de sa réalisation, les initiateurs ont associé les organisations de jeunes. Elle concerne un échantillon de 5400 jeunes de 14 à 35 ans interrogés dans plusieurs localités du pays représentatifs de la diversité sociale et culturelle du pays. « Ils ont été rejoints principalement dans leurs milieux de vie et d’activités, dans les établissements scolaires et les universités, dans les marchés, les ateliers et les champs », renseigne le rapport.

Société 24 mai 2018


Mabel Afi: La marginale qui défend le droit d’existence des belles-de-nuit

Trop tôt veuve, Mabel Afi assume sa condition, armée de sa foi en un lendemain meilleur pour toutes celles qui, comme elle, font le tapin pour s’en sortir.

Plutôt que d’exercer son métier à l’abri des regards, Mabel Afi assume son statut et ne s’en cache pas. TS (travailleuse de sexe), se réclame-t-elle. Veuve avec quatre enfants dont deux filles déjà mariées, la quadragénaire en est arrivée à faire le tapin pour s’affranchir de la précarité. Douze ans déjà qu’elle fait de son corps un fonds de commerce. Toujours avec cette pointe d’assurance qui a su la guider à prendre aujourd’hui la défense de ses pairs. Portée à la tête de l’Association des travailleuses de sexe en décembre 2017, cette mère bien gâtée par dame nature prend très au sérieux sa mission. En l’absence d’un cadre législatif et dans une société où les mœurs ne tolèrent guère la prostitution, elle ambitionne d’œuvrer à la réorganisation du plus vieux métier du monde au Bénin. Un défi qui est loin d’être gagné avec les aléas et infortunes de l’activité. Et qui ont noms, des risques, des violences ainsi que des brimades et autres tensions entre les travailleuses de sexe et les agents de la brigade des mœurs.
Exerçant dans l’illégalité, sans pièces d’identité ou parfois sans famille à contacter en cas de déboires, les travailleuses de sexe vivotent sans aucune mesure de protection, livrées à elles-mêmes et à la merci de leurs compagnons de nuit.
Une condition de vie à laquelle Mabel Afi entend mettre fin. « Je souhaite que cette association apporte un changement dans notre univers afin que les gens nous respectent et sachent que nous sommes aussi des humains et qu’à ce titre nous avons des droits », estime-t-elle.
La prostitution, aux yeux de la présidente, est un pis-aller. «On nous juge alors que nous n’avions autre choix que de faire ce travail », pense-t-elle. Citant au passage de nombreuses femmes au foyer contraintes d’en vivre ou faire vivre leur famille.
« Très nombreuses sont aujourd’hui les femmes au foyer qui mènent cette activité en complicité avec leurs époux du fait du chômage », confie-t-elle, prenant à témoin certaines de ses congénères qu’elle héberge sur l’un des sites créés à leur endroit, à Ekpè, une localité de la commune de Sèmè-Podji.
« En émigrant au Bénin à la mort de mon mari, c’était dans l’espoir d’ouvrir un atelier de coiffure pour gagner ma vie et répondre aux besoins de mes enfants. Mais sans aucun soutien à l’époque, je n’avais autre choix que de vendre mon corps», conte-t-elle, aux côtés de son fils aîné, la trentaine, qui ne manifeste aucune gêne à voir sa mère livrer au public des faits de leur vie. Veuve depuis 25 ans, Mabel Afi ne s’est point détournée du métier qu’elle exerce, même aujourd’hui à la tête d’une organisation qui compte, selon elle, plus de 8 000 membres pour la seule ville de Cotonou. Aux traditionnelles pratiquantes provenant pour la plupart des pays de la sous-région, s’ajoute une belle brochette de femmes béninoises, informe-t-elle.

Rêve d’une vie meilleure

Par l’Association des travailleuses de sexe, la présidente espère faciliter la vie aux belles-de-nuit en créant à leur profit des sites communs pour assurer leur protection ou en mettant en place un dispositif qui oblige certains clients à se faire identifier.
Avec son air autoritaire et austère, elle se veut également une mère qui protège les plus vulnérables de son secteur d’activité. Déjà promotrice d’une organisation, l’Ong ‘’Solidarité’’, elle a réussi à sortir 40 filles mineures de l’univers de la prostitution pour les orienter vers des centres de formation artisanale. « La prostitution est un univers inapproprié pour les filles mineures surtout à cause des maladies et d’autres risques », défend-elle. Dénonçant la prostitution de plus en plus prépondérante chez les filles élèves à la sortie des cours, le soir. Des filles qui livrent une concurrence déloyale aux professionnelles qu’elles constituent.
L’engagement de l’Etat n’est pas occulté par Mabel Afi. « Nous souhaitons que l’Etat accompagne les travailleuses de sexe qui veulent rester dans le métier en favorisant la mise en place d’un cadre institutionnel pour mieux organiser cette activité », insiste-t-elle, la main portée au haut de sa poitrine où est posé un pin’s sur lequel est inscrit ‘’Sex work is work’’ (entendez : la prostitution c’est un métier). Pour celles qui entendent en sortir, elle appelle à une politique de réinsertion sociale qui garantit aux concernées toutes les chances de réussir dans la vie.

Société 24 mai 2018


Célébration de la journée internationale pour l’élimination des fistules obstétricales: Le fléau des femmes, fléau des pays pauvres

Le Fonds des Nations unies pour la population (Unfpa) a commémoré ce mercredi 23 mai à Djidja dans le Zou la Journée internationale pour l’élimination des fistules obstétricales.

Par Valentin SOVIDE, AR/Zou-Collines

Au cours de la commémoration de cette journée ce mercredi 23 mai à Djidja, Dr Koudaogo Ouedraogo, représentant résident de l’Unfpa au Bénin a indiqué  qu’au Bénin, de janvier 2009 à mars 2018, 1345 cas de fistules obstétricales ont été dépistés dont 1187 d'entre eux réparés gratuitement dans les centres spécialisés en la matière. Le taux de guérison est en moyenne de 80%. Ces résultats sont obtenus grâce aux efforts conjugués des partenaires nationaux et internationaux qui œuvrent chaque jour, pour le dépistage des cas cachés, la réparation chirurgicale et la réintégration et réinsertion socio-économique des femmes guéries de fistules obstétricales.

Le thème de cette sixième édition est « Ne laissons personne de côté : engageons-nous dès maintenant à éliminer des fistules obstétricales ». Méconnues du grand monde, les fistules obstétricales font beaucoup de victimes dans le rang des femmes. Elle est perçue comme un « fléau des femmes, fléau des pays pauvres».

En effet, la fistule obstétricale est une affection très handicapante qui touche la jeune femme et l’exclut de la société. Elle frappe en général des parturientes de niveau socioéconomique bas dans les régions où la couverture médicale est faible. C’est une affection qui constitue la cause de morbidité maternelle la moins prise en charge, bien qu’elle soit celle qui affecte le plus la femme, la famille et la société. La fistule obstétricale se définit comme une perforation de la paroi vaginale qui communique alors avec la vessie ou le rectum à la suite d’un travail d’accouchement long et difficile. Elle se manifeste par une perte d’urine, et parfois de matière fécale, par le vagin engendrant une souffrance physique, morale, psychologique et sociale.

A l’occasion de cette commémoration, les populations de Djidja ont été sensibilisées sur les manifestations de la maladie et la nécessité de la prise en charge immédiate dans les centres de santé.                                            

 

                                            

Société 23 mai 2018


Semaine de la biodiversité et de la recherche forestière: Des actions concertées pour la conservation de la diversité
[caption id="attachment_29243" align="alignnone" width="1024"]Le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Didier Tonato[/caption]

Le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Didier Tonato, a présidé, ce mardi 22 mai, la cérémonie de lancement de la semaine de la biodiversité et de la recherche forestière à Cotonou, à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la biodiversité. C’était à la Direction générale des Eaux, Forêts et Chasses, en présence des cadres du ministère, des forestiers et des membres des organisations de la Société civile s’intéressant aux questions de biodiversité.

Le directeur général du Centre d’études et de recherches forestières (Cerf), Gaston S. Akouèhou, maître de conférences du Cames, a livré le thème du déroulement de la semaine de la biodiversité et de la recherche forestière qui est : «Célébrer 25 ans d’actions pour la biodiversité ». Pour lui, ce thème qui inspire les réflexions constitue un appel pour la connaissance des services qui méritent un intérêt pour toutes les parties prenantes à la conservation de la diversité biologique. Depuis vingt-cinq ans, poursuit le directeur général du Cerf, les actions concrètes de conservation et de valorisation de la biodiversité ont été menées, des progrès notables ont été enregistrés, notamment au niveau de la connaissance des valeurs. Des actions remarquables sont menées de la part des Osc et des garants de la tradition pour préserver les valeurs des plantes et par ricochet la diversité biologique. Pourtant, la biodiversité continue de décliner au Bénin à un rythme alarmant, relève-t-il.

Selon le maître de conférences, cette perte de la nature s’ajoute à d’autres défis tels que les changements climatiques, la sécurité d’approvisionnement en eau, la sécurité alimentaire, la santé publique et pourrait avoir des conséquences catastrophiques pour l’existence du Béninois. Il importe donc, selon lui, au plus haut niveau, de faire tout notre possible pour mettre fin à la destruction de la biodiversité.
Pour lui, les plantes médicinales qui étaient disponibles et à portée de main, sont aujourd’hui difficiles à trouver.
« Les écosystèmes terrestres, marins et insulaires répandus à travers tout le territoire portent une diversité incommensurable.», retient Séverin K. N’Sia, directeur général des Eaux, Forêts et Chasse. Grâce à la conservation de la biodiversité, ajoute-t-il, l’humanité dispose de l’eau et les sols se stabilisent. « La biodiversité constitue une source de revenus pour les entreprises. Celles-ci utilisent les ressources génétiques pour se faire de l’argent », apprécie le directeur général des Eaux, Forêts et Chasse. Le Bénin, poursuit-il, dispose d’une stratégie en matière de biodiversité qui se déroule progressivement.
La présence de chercheurs et des phytothérapeutes et tradi-thérapeutes à la manifestation constitue une preuve que la conservation de la biodiversité se poursuit.

Défis

« Les défis sont nombreux et importants face à la dégradation continue des écosystèmes », a fait remarquer Séverin K. N’Sia. Les assises permettront de combler les attentes des populations grâce aux contributions des chercheurs et gardiens de la tradition, a rassuré le directeur général des Eaux, Forêts et Chasse.
José Didier Tonato lançant la
semaine, pense que ses prédécesseurs ont suffisamment campé le décor sur la Convention relative à la diversité biologique. Il s’est réjoui que l’Office national du bois dispose encore d’espaces regorgeant d’une diversité appréciable à exploiter de manière bénéfique.
L’Afrique, affirme-t-il, regorge de forêts et fleuves sacrés qui ont leur importance. « Nous devons poser des actes afin que nos villes soient des espaces où l’activité humaine prospère et qu’il y ait l’harmonie du cadre de vie avec l’homme », préconise-t-il.
Pour lui, les projets du Pag sont et seront exécutés en vue de la conservation de la biodiversité, notamment la mise en concession du parc de la Pendjari. Le ministre estime que les autres espaces similaires tels que le parc de la Pendjari seront gérés pour disposer davantage de biodiversité pour le bonheur des populations. Son souhait est que les actions soient renforcées et les partenariats affermis pour combattre la dégradation des terres et la conservation de la biodiversité.

Société 23 mai 2018


Plan directeur d’aménagement du Pôle-Sud: Les travaux de la mission d’élaboration lancés
[caption id="attachment_29242" align="alignnone" width="1024"]Ministre du cadre de vie et du developpement Didier José Tonato[/caption]

Le Plan directeur d’aménagement du Pôle-Sud, sera bientôt une réalité. Les travaux de son élaboration ont été lancés, ce mardi 22 mai à Cotonou, aux fins de mettre à la disposition un document qui mettra en cohérence toutes les interventions dans l’espace.

Les travaux de la mission d’élaboration du Plan directeur d’aménagement du Pôle-Sud, espace qui couvre les départements de l’Atlantique et du Littoral plus la commune de Sèmè-Podji, ont été lancés ce mardi 22 mai à Cotonou. A la faveur d’une rencontre, les acteurs du pôle ont été mobilisés autour de ce processus. 

Salomon Okiri, délégué à l’aménagement du territoire, explique que le Plan directeur d’aménagement du Pôle-Sud est un document qui mettra en cohérence toutes les interventions dans l’espace Pôle-Sud, qui est l’un des six pôles régionaux de développement définis dans le schéma national d’aménagement du territoire. Pour lui, il s’agit de doter progressivement les pôles d’un plan directeur d’aménagement qui oriente les interventions de l’espace et permette une bonne planification spatiale. Il est question de «permettre que tout ce qui se fera par la suite puisse entrer dans un cadre de cohérence pour que nous ayons un territoire mieux aménagé, plus attractif et plus compétitif », indique-t-il.
Didier José Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable, a exhorté, les différents acteurs à accompagner le processus pour que le Pôle-Sud soit doté de son plan directeur d’aménagement. L’élaboration et la mise en œuvre de ce plan directeur a pour objectifs, entre autres, de « fixer au regard des vocations retenues dans l’agenda spatial les orientations spatiales de chaque pôles, compte tenu de l’équilibre qu’il convient de préserver entre l’extension urbaine, l’exercice des activités agricoles, des autres activités économiques et la préservation des sites naturels », précise-t-il. Pour cela, indique le ministre, «Les acteurs devront proposer un schéma d’organisation et d’occupation de l’espace qui met en cohérence les infrastructures et équipements structurants du pôle, et prend en compte les grands programmes et projets de l’Etat ainsi que ceux des collectivités locales et des établissements et services publics ».
Les travaux d’élaboration de ce plan directeur prendront fin dans six mois. Selon le délégué à l’aménagement du territoire, ce délai prend en compte les concertations, les phases de diagnostic, etc. A l’achèvement, «C’est un document de référence qui sera mis à la disposition pour permettre aux acteurs de se
situer plus facilement », espère-t-il.
Les travaux impliquent les acteurs de l'aménagement territoire, donc les élus communaux en premier lieu. « Le but de leur implication est de les mobiliser pour qu’après, le plan d’aménagement directeur soit leur bréviaire pour une meilleure orientation de leur schéma directeur d’aménagement de façon à ce que du niveau national et au niveau local, il y ait une cohérence dans tout ce qui se fait », souligne Salomon Okiri.
Il laisse entendre par ailleurs que « l’idée est de faire en sorte qu’il y ait ce cadre de référence». Ce document a longtemps manqué pour la mise en cohérence des actions publiques. « Nous payons parfois le prix fort, parce qu’il faut reconstruire», déplore-t-il. Il se réjouit que le gouvernement ait décidé de donner "un coup de pouce fort" pour que l’aménagement du territoire apporte des solutions à ce manque de planification spatiale qui a longtemps caractérisé l’action publique.
Outre les élus communaux, les préfets, les services déconcentrés de l’État, les ministères sectoriels qui implémentent plus les projets, sont concernés par l’exercice.

Société 23 mai 2018


Défis du Bénin pour la sécurité nucléaire: Des autorités béninoises sensibilisées
[caption id="attachment_29241" align="alignnone" width="1024"]Logo de l'Agence internationale de l’énergie atomique[/caption]

Parlementaires, autorités policières et administratives ont suivi, vendredi 18 mai dernier à Cotonou, une séance d’information et de sensibilisation sur la sécurité nucléaire. Cette séance fait suite à l’atelier de revue du Plan intégré d’appui à la sécurité nucléaire (Inspp) pour le Bénin qui s’est tenue du 14 au 17 mai 2018.

Trois communications ont meublé l’atelier de sensibilisation des autorités sur la sécurité nucléaire, vendredi dernier. Elles ont respectivement porté sur le programme de sécurité nucléaire et ses implications, les formes d’appui de l’Agence internationale de l’énergie atomique (Aiea) et l’importance de la culture de la sécurité nucléaire. Ces différentes présentations concourent à l’objectif d’encourager les autorités à divers niveaux à poursuivre le renforcement du régime de sécurité nucléaire du Bénin.
« La sécurité nucléaire, touche à la fois la prévention, la détention et l’intervention. Avec le vote de la loi 2017-629 du 15 septembre 2017 portant sûreté radiologique et sécurité nucléaire en République du Bénin., c’est déjà la prévention qui est engagée. Ce qui reste à faire, c’est la prise d’exigences réglementaires pour appliquer cette loi », leur a expliqué l’expert de l’Aiea, Zéphirin Athanase Ouédraogo, en service à la Division sécurité nucléaire. Il ajoute que ce qui préoccupe, c’est la possibilité que des matières nucléaires et radiologiques puissent être utilisées à des fins néfastes. « Il s’agit en l’occurrence de l’acquisition par des organisations criminelles ou terroristes à des fins malveillantes de matières nucléaires pour la fabrication d’armes nucléaire ou de dispositifs nucléaires improvisés ainsi que des risques de sabotage des installations nucléaires ou des moyens de transport», a-t-il précisé. Ce fut aussi l’occasion de présenter aux participants les avantages positifs que peuvent générer les matières nucléaires et radiologiques dans le développement d’un pays notamment dans la médecine, l’industrie, l’agriculture et l’énergie nucléaire.

Société 23 mai 2018


Célébration de l’an II du Nouveau départ: Grand-Popo réaffirme son adhésion au Programme d’action du gouvernement
[caption id="attachment_29240" align="alignnone" width="1024"]Photo de famille[/caption]

Des jeunes de Grand-Popo, commune du Mono, réunis autour du préfet du département, Komlan Zinsou et du député Alexis Agbélessessi, ont célébré, samedi 19 mai dernier, le deuxième anniversaire de l’accession au pouvoir du président Patrice Talon. Occasion, pour eux, de réaffirmer leur soutien au Programme d’action du gouvernement et au chantre du Nouveau départ.

La célébration en différé de l’an II du chef de l’Etat, Patrice Talon, au pouvoir, a été marquée, samedi 19 mai dernier à Grand-Popo, par une revue du Programme d’action du gouvernement (Pag) 2016-2021, notamment en ce qui concerne des projets devant impacter cette commune balnéaire. A l’issue de cet exercice de reddition de comptes, les organisateurs de la manifestation ont crié, haut et fort, que leur ville n’est nullement la chasse gardée des acteurs politiques opposés aux actions du gouvernement.

Anselme Gbidi, président d’honneur du mouvement Jeunesse engagée pour le développement (Jed), a rappelé, entre autres, la lutte contre l’érosion côtière, le soutien aux activités agricoles et maraîchères, la réhabilitation des lacs et chenaux et l’extension pour bientôt du réseau de fourniture d’eau potable à tous. Ce réseau, souligne-t-il, est un programme national d’accès universel à l’eau potable en milieu rural à l’horizon 2021 dont la mise en œuvre a déjà fait l’objet d’un accord-cadre signé entre l’Etat et les communes.
A sa suite, la représentante des femmes puis celle des productrices du riz de la commune renseignent sur les améliorations apportées au programme de microcrédits qui, à leurs dires, redémarre dans les tout prochains jours. Les avantages attendus du Recensement administratif initial à vocation d’identification de la population (Ravip) et du projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) seront aussi exposés par le préfet du département.
Le député Alexis Agbélessessi de la dix-septième circonscription électorale ajoutera que les réformes engagées par le régime en place ont également permis de doter le Bénin de plusieurs lois et textes réglementaires dont certains sont purement des innovations visant à inscrire le pays dans le concert des nations modernes. Promettant de revenir partager le contenu de ces lois avec la population, il s’est félicité de l’engagement des jeunes à défendre les réalisations du chef de l’Etat à travers leurs actions de sensibilisation. En lien avec cet engagement, le préfet Komlan Zinsou les exhortera à descendre dans les villages et campagnes en vue de partager les bonnes informations avec le reste de la population. Grand-Popo en particulier, et le Mono en général, fera-t-il savoir, font partie des plus grands bénéficiaires des retombées du Pag.

Société 23 mai 2018


Législation communautaire de la concurrence: Les acteurs s’approprient les textes
[caption id="attachment_29239" align="alignnone" width="1024"]Photo de famille à l’ouverture du séminaire national d’information et de sensibilisation sur la législation communautaire de la concurrence de l’Uemoa[/caption]

Le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serge Ahissou, a procédé ce mardi 22 mai, à l’ouverture du séminaire national d’information et de sensibilisation sur la législation communautaire de la concurrence de l’Uemoa. La rencontre s’inscrit dans le cadre du Programme d’appui à l’intégration économique régionale et au commerce (Ierc), du Programme régional du 10e Fonds européen de développement (Fed) et s’achève le 26 mai prochain.

La réglementation communautaire en matière de concurrence est au cœur d’un atelier d’information et de sensibilisation à Cotonou. La rencontre démarrée hier permettra aux participants d’être outillés sur la pertinence d’une bonne application de la législation communautaire, sur le dispositif institutionnel et ses mécanismes de fonctionnement et de contribuer à la promotion de la culture de la concurrence au sein de l’Uemoa.

« Le défi de l’unification des marchés nationaux et de la réalisation du marché commun va de pair avec l’information des acteurs, une transparence dans les règles de concurrence et une totale clarté dans leur application, à la fois stricte et uniforme », explique le directeur de la concurrence à la Commission de l’Uemoa, Ado Olivier Angaman.
L’atelier répond aux objectifs de l’Uemoa et vise à anticiper sur les obstacles en matière de concurrence. « A défaut, le risque est important de voir se développer des distorsions de concurrence, liées aux comportements des entreprises et des Etats membres, qui seraient gravement préjudiciables à l’efficacité économique et à l’intérêt des consommateurs de l’Union », avertit-il.
Pour le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serge Ahissou, la concurrence est au cœur des programmes de développement au sein de l’espace. « La concurrence est aujourd’hui un élément central dans toute politique de développement économique à l’ère de la mondialisation des échanges ; c’est au vu de cela que nos Etats ont mis en place depuis 2002 une législation communautaire de concurrence dont la mise en application effective des dispositions passe nécessairement par l’appropriation de ces dernières par les différentes structures en charge de la régulation de la concurrence », développe-t-il.
La rencontre de Cotonou augure de bonnes perspectives en faveur « du marché commun en ce sens qu’il connaîtra de moins en moins de distorsion à la concurrence », poursuit-il.
Elle permettra aux participants d’appréhender l’importance des règles de concurrence dans le processus d’intégration régionale de l’Uemoa, de consolider la synergie entre les administrations chargées des questions de concurrence et les autres acteurs concernés, notamment les entreprises, la Société civile et les consommateurs, se réjouit le ministre.
Ce séminaire de vulgarisation des règles de concurrence auprès des acteurs à divers niveaux, fait suite à une série de rencontres nationales et régionales de sensibilisation sur la réglementation communautaire organisées par l’Union, dont une mission d’évaluation du cadre législatif et réglementaire des textes nationaux sur la concurrence au Bénin du 7 au 11 mai dernier.
A travers ces différentes assises, l’Uemoa entend améliorer les capacités des acteurs à identifier et à supprimer les pratiques anticoncurrentielles grâce à une meilleure application des règles de concurrence de l’union au sein de l’espace d’intégration, explique le directeur de concurrence à la Commission de l’Uemoa, Ado Olivier Angaman.
La connaissance des textes en matière de concurrence et leur application par les acteurs à divers niveaux est un préalable.

Société 23 mai 2018


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