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Joseph Djogbénou, Razacky Amouda, Fassassi Moustapha et Rigobert Azon seront les représentants du bureau de l’Assemblée nationale au sein de la sixième mandature de la Cour constitutionnelle. La liste rendue officielle, ce mardi 15 mai à Porto-Novo, a reçu l’avis consultatif de la Conférence des présidents du Parlement.
Plus de doute ! Joseph Djogbénou, Razacky Amouda, Fassassi Moustapha et Rigobert Azon sont les quatre représentants du bureau de l’Assemblée nationale au sein de la prochaine mandature de la Cour constitutionnelle. Conformément au Règlement intérieur du Parlement, le bureau de l’Assemblée nationale qui les a désignés, lundi 14 mai dernier, a requis hier l’avis consultatif de la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale. La réunion a été tenue dans la matinée au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Elle a été présidée par le président de l’Assemblée nationale en personne. Me Adrien Houngbédji a dévoilé à ses collègues membres de la Conférence des présidents la liste proposée par son bureau.
Le ministre de la Justice et de la Législation, Me Joseph Djogbénou, a été désigné pour siéger au titre de juriste de haut niveau ayant une expérience de quinze années au moins, Razacky Amouda et Moustapha Fassassi en qualité de magistrat. Quant à Rigobert Azon, ancien directeur général de l’ex-Organisation commune Bénin-Niger des chemins de fer (ex-Ocbn), il a été choisi au titre de personnalité de « grande réputation professionnelle ». Les quatre nouveaux membres remplacent ainsi Théodore Holo, Marcelline Gbèha Afouda, Bernard Dégboé et Zimé Yérima Kora-Yarou, tous reconduits, le 31 mai 2013, par le bureau de l’Assemblée nationale d’alors pour siéger au sein de la mandature sortante de la Cour constitutionnelle. La communication de la liste aux membres de la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale regroupant le bureau, les présidents des commissions techniques et ceux des groupes parlementaires rendent officielle cette désignation. Ce qui coupe court désormais à toute équivoque et à la multitude de listes qui circulent sur les réseaux sociaux à propos de cette désignation.
Mais selon des sources proches de la conférence des présidents du Parlement, le président Adrien Houngbédji a déploré que la liste des quatre personnes ait fuité dans la presse avant la tenue de la conférence des présidents. Il aurait dit avoir pris toutes les dispositions requises pour que cela n’arrive pas. Mais hélas ! Il condamne cette fuite qui relance la problématique de la gestion de la confidentialité et du secret de délibéré au sein du bureau du Parlement.
Les quatre représentants de l’Assemblée nationale au sein de la prochaine mandature étant désormais connus, les regards sont désormais tournés vers le président de la République pour la désignation de ses trois représentants qui lui reviennent de droit à savoir un magistrat, un juriste de haut niveau et une personnalité de « grande réputation professionnelle ». Les choses ne devraient plus tarder de son côté vu l’imminence de la fin de la mandature actuelle de la Cour constitutionnelle prévue pour le 5 juin prochain à minuit. Il est fort probable que le chef de l’Etat nomme, ce mercredi 16 mai, ses trois représentants, certainement à la faveur du Conseil des ministres de ce jour?
Djogbenou Joseph à l'assemblée nationale[/caption]Le projet de loi modifiant la loi n° 2001-37 du 27 août 2002, modifiée, portant organisation judiciaire en République du Bénin et modifiant et complétant la loi n° 2012-15 du 18 mars 2013 portant Code de procédure pénale en République du Bénin ne sera pas examiné en l’état tel que transmis par le gouvernement à l’Assemblée nationale. Les députés ont décidé de le scinder en deux.
Les députés ont opté pour la séparation du projet de loi modifiant la loi n° 2001-37 du 27 août 2002, modifiée, portant organisation judiciaire en République du Bénin et du projet de loi modifiant et complétant la loi n° 2012-15 du 18 mars 2013 portant code de procédure pénale en République du Bénin, avant leur examen.
Comme son intitulé l’indique, le premier texte vise à modifier la loi portant organisation judiciaire en République du Bénin et le second le Code de procédure pénale. Les députés ont pris cette décision à la faveur de leur séance plénière de ce mardi 15 mai à l’hémicycle. Ils ont entamé l’étude du dossier par l’adoption du rapport général présenté par la Commission chargée des Lois. Mais ils ont été confrontés à une grande difficulté à l’étape des discussions particulières sur le dossier. Plusieurs parlementaires estiment que c’est préparer une salade russe que de vouloir modifier en une seule loi, deux textes de lois portant des objets distincts. Ils ont souhaité l’examen loi par loi pour plus de rigueur dans le déroulement des travaux. Mais ce souhait n’a pas été approuvé par le président de la Commission chargé des Lois, Alexis Agbélessessi. Selon lui, il est bien possible d’examiner ensemble les deux textes de loi. Cette jonction est bien faisable en matière de procédure législative, selon lui. Alexis Agbélessessi sera soutenu par le ministre chargé de la Justice, Me Joseph Djogbénou. Pour le garde des Sceaux, la modification du texte portant sur l’organisation judiciaire ne concerne que des questions de forme et non de fond. Il plaide pour la poursuite de l’examen du projet de loi tel que le gouvernement l’a envoyé. Les débats ont été ensuite houleux à la plénière. Le président de l’Assemblée nationale, président de céans, Me Adrien Houngbédji, a fait suspendre les travaux pour permettre aux membres de la commission chargée des Lois de se concerter pour proposer à la plénière la meilleure formule.
Au retour de la concertation, le président Alexis Agbélessessi a rendu compte de ce que la commission a décidé de faire la volonté des députés qui souhaitent la disjonction des deux projets de lois. Il suggère à la plénière d’accorder à la commission jusqu’à demain jeudi 17 mai pour qu’elle revoie la nouvelle restructuration des deux textes telle que souhaitée par la plénière. C’est ainsi que l’examen de ce dossier a été suspendu pour reprendre vendredi 18 mai prochain.
Il faut rappeler que ce projet de loi modifiant la loi n° 2001-37 du 27 août 2002, modifiée, portant organisation judiciaire en République du Bénin et modifiant et complétant la loi n° 2012-15 du 18 mars 2013 portant Code de procédure pénale en République du Bénin renferme plusieurs innovations. Parmi celles-ci, on note la création de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) et la suppression de l’organisation des cours d’assises au profit désormais d’un double degré de jugement des crimes par les tribunaux de première instance avec la création d’une chambre de l’instruction. Des réformes que saluent les députés prêts à doter le Bénin de ces deux lois?

Deux start-up ont accueilli la ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ce mardi 15 mai, dans le cadre d’une visite qu’elle entreprend aux fins de mieux les connaître. Une occasion pour les responsables de ces structures exerçant à Cotonou d’exprimer leurs préoccupations à l’autorité qui rassure de sa disponibilité à les accompagner.
La ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, s’est montrée favorable et disposée à accompagner les start-up, des entreprises innovantes créatrices de richesse. Ce mardi 15 mai, la ministre a entrepris une visite dans le cadre de la Semaine des start-up dont l’objectif est de mieux les connaître, comprendre leurs besoins et identifier avec eux des pistes de solutions aux problèmes qu’elles rencontrent.
Pour le compte de la première journée, hier, deux start-up ont accueilli Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre de l’Economie numérique et de la Communication. La première structure visitée, c’est Open Si installée au quartier Zongo à Cotonou qui s’emploie à accompagner les organisations et les entreprises dans la construction de systèmes d’information personnalisés et cohérents avec leurs préoccupations métier. Cette entreprise intervient dans le conseil au développement d’applications, l’audit et l’urbanisation du système d’information, l’alignement stratégique et la mise en conformité de besoins informatiques avec les objectifs business de l’entreprise. D’après Gilles Kounou, directeur général d’Open Si, plusieurs applications sont à l’actif de sa structure. Le service phare par ailleurs est ‘’gomédical’’, un service de gestion de la relation patient-médecin au Bénin. La ministre a exprimé sa satisfaction et a insisté pour que les Start-ups créent des solutions aux citoyens.
La seconde start-up visitée hier par la ministre est la société Zéxpress située au quartier Fifadji. Selon son directeur général, Maxime Adanzounon, Zéxpress prend en charge la corvée de course des Béninois pour leur permettre de se consacrer à leur emploi, à leurs loisirs... « Avec notre application Zéxpress téléchargeable sur Playstore, nous avons créé un écosystème dans lequel toute leur commande de course ainsi que leur paiement mobile money sont dématérialisés pour une livraison dans un délai record par une équipe de vingt-huit livreurs actifs jour et nuit du lundi au dimanche », a-t-il expliqué à la ministre.
Après une présentation de sa structure, le directeur général s’est dit honoré d’accueillir la ministre. Aurélie Adam Soulé Z. a marqué la différence, selon ses propos, en se déplaçant vers des structures minimes qui aspirent à grandir comme les grandes sociétés de la place.
Soutien
A Open Si, la préoccupation était beaucoup plus l’allègement des mesures fiscales, l’exonération des matériels informatiques, l’accès au financement. A Zéxpress, Maxime Adanzounon évoque des difficultés financières et plaide pour l’accès à l’internet à moindre coût, un appui à la communication, une garantie aux services bancaires pour venir au secours des start-ups lorsqu’elles iront auprès des institutions bancaires pour des prêts, un appui institutionnel, le rétablissement de la confiance avec les citoyens qui craignent les affres de la cybercriminalité…
Le passage de la ministre augure d’un bel avenir pour les start-up. Elle a découvert l’univers de ces jeunes entreprises innovantes dans le secteur technologique au Bénin et s’en réjouit. « Il était important d’aller vers leur environnement de travail afin d’échanger avec elles, leur personnel, écouter leur rêve, leurs préoccupations, leurs difficultés et aussi de les assurer de ce que l’Etat, le gouvernement les considère, considère ce qu’elles font. L’Etat est très conscient de leur valeur dans notre économie, et est aussi désireux de booster l’écosystème numérique », a affirmé la ministre. Mieux, elle a notifié que lorsqu’on soutient ces entreprises, elles deviennent une entreprise capable de générer et d’employer beaucoup de jeunes. « Nous avons 90 000 emplois à créer dans le secteur de l’économie numérique et donc ce sont ces entreprises qui vont le faire. C’est important que nous soyons là pour pouvoir les accompagner dans ce cadre », poursuit-elle. La ministre de l’Economie numérique poursuit sa visite ce jour dans d’autres start-up?

La basketteuse franco-béninoise Isabelle Yacoubou alias Shaqoubou a remporté le championnat italien avec son club Famila Schio. Pivot de cette formation sportive qui a remporté en février dernier la coupe d’Italie avec en prime le titre de MVP en reconnaissance de ses performances sur le parquet, l’ancienne internationale de l’équipe de France basket-ball vient d’ajouter un titre majeur à son riche palmarès.
« Un championnat très intense, avec beaucoup de victoires mais également des défaites, une finale exceptionnelle, jouée sur plusieurs jours en 5 matchs, et nous voici gagnantes de cette belle coupe juste derrière moi ! Et plus encore j'ai été récompensée Meilleure Joueuse du match… », a-t-elle écrit sur sa page facebook, au lendemain du sacre.
Sports 16 mai 2018
le presidium à l'ouverture de l'AG-FEBECAD[/caption]Dans le cadre de la professionnalisation de leur secteur, les acteurs de l’économie maritime réunis au sein des associations des commissionnaires agréés en douane ont mis en place une fédération.
C’est à la faveur d’une assemblée générale constitutive qui a eu lieu, ce lundi 14 mai à Cotonou, et qui a abouti à l’élection d’un bureau directeur de quinze membres présidé par Mouphtaou Yessoufou
Les commissionnaires agréés en douane du Bénin sont décidés à mettre de l’ordre dans leur secteur pour mieux le professionnaliser. Pour y parvenir, les différentes associations qui existent au niveau de cette profession, se sont mises ensemble pour créer la Fédération béninoise des commissionnaires agréés en douane (Febecad). Au cours de l’assemblée générale constitutive qui a eu lieu ce lundi à Cotonou, les différents intervenants ont expliqué le bien-fondé de la mise en place de cette fédération qui, selon eux, jouera un grand rôle dans la perspective de la relance de l’économie béninoise.
Selon le président du comité d’organisation, Mouphtaou Yessoufou élu par la suite président du bureau directeur, la Febecad a été créée en dépit des difficultés liées au chantage et à toutes les péripéties. Avec plus de 200 sociétés agréées et enregistrées, il regrette qu’à peine quelques-unes exercent effectivement. C’est pourquoi, il estime que l’heure de la réorganisation du secteur a sonné.
« Le Bénin est à l’heure des grands bouleversements. Il revient aux membres du bureau de la Febecad de profiter des grandes réformes engagées par le gouvernement », souligne-t-il. Pour lui, le plus grand défi à relever par le bureau mis en place sera sa capacité managériale à défendre les différents acteurs du secteur.
Mouphtaou Yessoufou a également souligné que le bureau de leur fédération devra être au-dessus de tout pour travailler en toute sincérité. Car, réfléchir et travailler ensemble, estime-t-il, permet de déplacer les montagnes.
Le directeur général des ports, Isidore Codo, représentant le ministre des Infrastructures et des Transports, dira qu’au Bénin comme ailleurs, le statut de commissionnaires en douane est réglementé par un code. « Votre activité est une profession, un métier. Et les conditions techniques qu’il faut en la matière sont une exigence », rappelle-t-il. Estimant que cette exigence seule ne suffit plus, il a invité les différents acteurs à mieux s’organiser autour de cette fédération pour professionnaliser le secteur.
Ces deux intervenants seront appuyés par le directeur général des Douanes et des Droits indirects, Charles Inoussa Sacca, qui déplore le manque de professionnalisme de nombre de sociétés agréées en douane. Il salue alors l’avènement de la Febecad qui permettra de corriger le tir.
Abondant dans le même sens, le secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finances, Joël Zodjihoué, a rappelé les conditions exigées par l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) pour qu’une société soit agréée commissionnaire en douanes. « Les commissionnaires en douane occupent une place de choix dans la chaîne des dédouanements », indique-t-il avant de rappeler les difficultés du secteur. Et au nombre de celles-ci, il cite : le manque de recyclage des différents acteurs, la non maîtrise des textes, puis la multiplicité des sociétés dans le secteur.
Joël Zodjihoué a invité les différentes associations qui se sont mises ensemble pour créer cette fédération à s’engager pour les réformes entreprises par le gouvernement béninois en vue d’une meilleure professionnalisation de leur secteur.
Au terme des travaux, un bureau directeur de quinze membres présidé par Mouphtaou Yessoufou a été élu n

Experts de l’Agence internationale de l’énergie atomique (Aiea) et divers acteurs impliqués dans l’édification du régime de sécurité nucléaire du Bénin sont en atelier à Cotonou, du 14 au 17 mai. Ces assises portent sur la revue du Plan intégré d’appui à la sécurité nucléaire (Inspp) pour le Bénin.
Effectuer un examen du Plan intégré d’appui à la sécurité nucléaire (Inspp) pour la poursuite de la mise en œuvre des activités de sécurité nucléaire au Bénin, identifier les accomplissements ainsi que les besoins nationaux supplémentaires par ordre de priorité… Ce sont, entre autres, les objectifs de la réunion de revue du plan (Inspp) qui se tient à Cotonou du 14 au 17 mai 2018.
« Le plan (Inspp) du Bénin a été adopté en 2014 et il était nécessaire qu’il soit revisité pour apprécier sa mise en œuvre et identifier les éventuels goulots d’étranglement et les actions futures », a expliqué l’expert de l’Agence internationale de l’énergie atomique (Aiea), Zéphirin Athanase Ouédraogo, en service à la division Sécurité nucléaire. Au terme de leurs travaux, les participants devront proposer un plan triennal 2018-2021 efficace en fonction des priorités définies.
« Les questions de sécurité nucléaire constituent au plan international des préoccupations majeures pour nos Etats face aux détournements des matières nucléaires et au risque de leur mauvaise utilisation », a rappelé le point focal de l’Inssp, Martial Tiburce Zannou. Au vu des différentes expertises mises à contribution, il a exprimé son assurance en de fructueux travaux.
Après avoir remercié toutes les personnes impliquées dans l’organisation de cet atelier, le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération (Maec), Hervé Djokpé, les a invitées à travailler ardemment pour la réussite de cette revue qui devrait avoir lieu tous les deux ans.
L’atelier se tient avec l’appui technique de deux experts de l’Aiea que sont Zéphirin Athanase Ouedraogo et Brunelle Battistella et de trois experts externes
notamment Delwendé Nabayaogo du Burkina Faso, Richard Samba du Cameroun et Raphael Prenat des Nations Unies.
Faire face aux phénomènes qui menacent le Bénin
Selon le 20e numéro de la Collection sécurité nucléaire de l’Aiea, la sûreté radiologique et la sécurité nucléaire ont toutes deux pour but de protéger les personnes, les biens, la société et l’environnement contre les menaces néfastes d’un événement de sécurité nucléaire. Elles sont essentielles pour bénéficier des avantages qu’offre le nucléaire dans les applications industrielles, agricoles et médicales, dans l’énergie nucléaire et de nombreux autres domaines. La responsabilité de la sécurité nucléaire incombe entièrement à l’Etat, qui doit assurer la sécurité des matières nucléaires et autres matières radioactives relevant de sa juridiction.
Pays membre de l’Agence internationale de l’énergie atomique depuis son adhésion en 1998, le Bénin s’est conformé aux exigences de l’Aiea en mettant en place son Plan intégré d’appui à la sécurité nucléaire (Inspp) et un cadre réglementaire à travers la loi 2017-629 du 15 septembre 2017 portant sûreté radiologique et sécurité nucléaire en République du Bénin.« A ce jour, 104 plans ont été conjointement développés avec l’Aiea. Plus spécifiquement, 79 sont approuvés et en cours de mise en œuvre dont celui du Bénin, 19 sont finalisés et 6 sont en cours de finalisation», fait savoir l’expert Zéphirin Ouédraogo.
La sécurité nucléaire a trait à la prévention, à la détection et à l’intervention en ce qui concerne les actes criminels ou les actes non autorisés délibérés, mettant en jeu ou visant des matières nucléaires, d’autres matières radioactives ou des installations ou activités associées.
Pour le secrétaire général du Maec, Hervé Djokpé, l’engagement du Bénin dans la dynamisation de son plan (Inspp) est indispensable face à la piraterie et à la criminalité transfrontalière qui menacent le pays.

La cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou a statué, ce lundi 14 mai, sur le vingt-septième dossier inscrit à son rôle au titre de sa première session de 2018 et portant sur une affaire de vol aggravé et incendie volontaire. Au terme des débats, l’accusé Adolphe
Cocou Samuel Atayi Guèdègbé a été reconnu coupable des faits pour lesquels il est poursuivi puis condamné à cinq ans de réclusion criminelle et à restituer la somme de 320 000 F Cfa à son propriétaire.
Adolphe Cocou Samuel Atayi Guèdègbé, le prévenu du vingt-septième dossier, a été reconnu coupable et condamné à cinq ans de réclusion criminelle et à restituer la somme de 320 000 F Cfa.
A la barre, l’accusé Adolphe Cocou Samuel Atayi
Guèdègbé a reconnu les faits comme à l’enquête préliminaire et devant le juge d’instruction. Mais la cour a cherché à comprendre les circonstances de la commission des faits de vol aggravé et incendie volontaire.
A tour de rôle, le président de la cour et l’avocat général lui ont administré des questions pour comprendre comment les faits se sont réellement produits. Dans sa déposition, Adolphe Cocou Samuel Atayi Guèdègbé a révélé qu’il a l’habitude, depuis quelque temps, de passer la nuit au service au ministère de la Microfinance, de l’Emploi et de l’Entreprenariat des Jeunes et des Femmes (Mcmeejf). Ayant rendu visite au directeur des Ressources financières et du matériel (Drfm) dans son bureau un jour, raconte-t-il, il a profité de sa sortie pour jeter un coup d’œil dans son tiroir et y a découvert de l’argent dans une enveloppe. Dès lors, il aurait arrêté le plan de son opération.
Sur la façon dont il a réussi à entrer dans le bureau, la nuit du 1er au 2 octobre 2014, il a indiqué qu’il s’est servi des clés collectées entretemps dans les couloirs et toilettes du ministère et qu’il les aurait essayées sur les portes de ses collègues et du Drfm pendant les nuits qu’il passait au service. Le jour des faits, précise-t-il, il s’est déguisé en femme en portant la tenue traditionnelle « bom’ba» prise du tiroir d’une collègue. De même, poursuit-il, il a pris soin d’éteindre les lampes pour éviter que les caméras de surveillance l’enregistre. Une fois dans le bureau du Drfm, il dit avoir pris les deux enveloppes découvertes contenant de l’argent. Après il se serait rendu chez l’épouse d’un ami pour lui remettre les enveloppes.
A la question aussi bien du président que du ministère public sur le montant exact qu’il y a trouvé, Adolphe Cocou Samuel Atayi Guèdègbé explique qu’il n’a pas pris le temps de compter avant de les remettre à l’épouse de son ami. Mais en réalité, la somme déclarée perdue est de 1 800 000 F Cfa en plus d’un ordinateur portatif, d’un disque dur externe de 500 Go, d’une clé Usb dont la capacité est inconnue du Drfm et de neuf feuillets de tickets valeur de 5000 F Cfa. En plus de cela, il est constaté dans le service d’autres objets disparus tels que des serpillères, du papier hygiénique.
Coopération
Même s’il a coopéré en reconnaissant les faits de façon globale, Adolphe Cocou Samuel Atayi Guèdègué n’a pas livré facilement certains détails. Il en est ainsi des objets soustraits dont il a reconnu difficilement l’ordinateur, le disque dur, la clé Usb. Idem du nombre de fois qu’il s’est introduit dans le bureau du Drfm. Quant aux tickets valeur, il n’a pas reconnu les avoir pris.
Sur l’incendie volontaire, il s’est montré coopératif. En effet, il explique à la cour qu’il a mis feu au bureau du Drfm pour effacer toute trace de vol et mettre la disparition des biens et du numéraire sur le compte de l’incendie. A la question de savoir comment il s’y est pris, il précise que dans la journée du 1er octobre 2014, il s’est procuré 4 litres d’essence et une boîte d’allumettes. Et après avoir pris les enveloppes, il a aspergé les boîtiers électriques d’essence puis y a mis feu. Mais le système anti-incendie s’est automatiquement déclenché pour éteindre le feu.
Pour vérifier la nature des objets volés et le montant disparu, la cour a fait intervenir deux victimes. La première, l’Agent judiciaire du Trésor représenté par Polycarpe Ganmavo. Ce dernier a fait savoir que l’Etat a subi des dommages à cause des actes posés par l’accusé. La deuxième victime, c’est le Drfm d’alors en la personne de Georges Roméo Noudéhouénou Aniou. Celui-ci déclare avoir perdu à titre personnel la somme 1 800 000 F Cfa et neuf tickets valeur de 5000 F Cfa. Les deux se constituent partie civile.
Dans son réquisitoire, Armand Hounguè, l’avocat général, note que le loup est dans le pré. Selon lui, l’accusé à la barre est l’auteur des faits qui lui sont reprochés comme il a eu à le reconnaître lui-même. Les trois éléments constitutifs des faits réunis pour les deux chefs d’accusation. Par rapport à l’élément légal du vol aggravé, il indique qu’il réside dans les articles 379 et 386 du Code pénal. L’élément matériel est une action positive de soustraction frauduleuse du bien d’autrui. En l’espèce, cela correspond aux biens et au numéraire soutiré par l’accusé dans le bureau du Drfm. L’aggravation se lit à travers le moment du vol (la nuit), les dispositions prises pour opérer (lumière éteinte, déguisement en femme) et sa qualité d’agent du ministère. L’élément matériel réside dans sa volonté délibérée de s’introduire nuitamment dans les bureaux.
Sur le crime d’incendie volontaire, les trois éléments ne manquent pas, selon l’avocat général. L'élément légal, c’est l’article 334 du Code pénal qui prévoit et punit l’incendie volontaire. L’élément matériel, c’est l’ensemble des actes positifs posés par l’accusé qui concourent à détruire partiellement ou totalement un bien ou un lieu. Ici, il s’agit du boîtier électrique détruit avec la bûchette d’allumette enflammée, après y avoir mis de l’essence. Par rapport à l’intention, note le ministère public, l’accusé a agi en toute conscience dans la nuit. L’intention réside aussi dans la préparation de l’incendie : il a soigneusement acheté de l’essence, relève Armand Hounguè.
En conclusion, il retient que le cumul de crimes implique la peine maximale, la peine de mort. Mais cela étant aboli, il requiert contre lui la réclusion criminelle à 15 ans.
Les faits
Dans la nuit du 1er au 2 octobre 2014, le nommé Adolphe Cocou Samuel Atayi Guèdègbé, agent en service au ministère chargé de la Microfinance, de l’emploi et de l’entreprenariat des jeunes et des femmes (Mcmeejf), s’est introduit dans le bureau du directeur des Ressources financières et du Matériel qu’il a pu ouvrir facilement avec les clés qu’il avait sur lui. Après y avoir dérobé deux enveloppes contenant une somme de 1 800 000 F Cfa, des tickets valeur et un disque dur externe, Adolphe Cocou Samuel Atayi Guèdègbé a aspergé le bureau d’essence qu’il s’était procurée et y a mis feu.
La clémence
Plantant le décor pour sa plaidoirie, Me Brice Zinzindohoué plaide coupable en demandant la clémence de la cour. Pour ce faire, il a emprunté la pensée d’Antoine Houdar de la Motte : « Il est bon d’user de clémence. C’est le plus beau fleuron de la toute-
puissance». Son client a reconnu les faits à toutes les étapes et il ne comprend pas comment le ministère public en est arrivé à « des réquisitions cinglantes ». Pour amener la cour à ne pas aller dans le sens du ministère public, il table sur l’enquête de moralité favorable à son client et sur l’aveu des fautes. «Une faute avouée est à moitié pardonnée », rappelle-t-il à la cour en l’invitant à lui reconnaître sa coopération pour la manifestation de la vérité.
Sur l’incendie volontaire, Me Brice Zinzindohoué apporte des nuances. N’étant pas du même avis que le ministère public, il avance qu’il s’agit plutôt d’une « tentative d’incendie ». C’est le début d’un incendie selon les procès-verbaux, relève-t-il. «Faire passer l’accusé Adolphe Cocou
Samuel Atayi Guèdègbé pour un monstre, c’est inutile », souligne-t-il. Pour lui, même si la condamnation est nécessaire, il ne faudra pas priver son épouse et ses trois enfants de sa présence. Pour conclure, la défense emprunte la pensée de William Shakespeare : « La clémence ne se commande pas. Elle tombe du ciel comme une pluie douce, sur le lieu qu’elle domine. Double bienfaisance, elle fait du bien à celui qui donne et à celui qui reçoit ».
A l’issue de la délibération, la cour a reconnu Adolphe Cocou Samuel Atayi
Guèdègbé coupable des faits de vol aggravé en soustrayant frauduleusement du numéraire et divers biens dans le bureau du Drfm du ministère de la Microfinance. Ces faits sont prévus l’article 386 du Code pénal. Il est reconnu aussi coupable d’avoir volontairement mis le feu à un local, faits prévus et punis par l’article 334, alinéa 1er du Code pénal. En conséquence, la cour l’a condamné à 5 ans de réclusion criminelle. Mis sous mandat de dépôt le 10 octobre 2014, il retourne en prison pour plus d'un an.
Quant au procès civil, après avoir écouté les deux victimes sur leurs demandes en dédommagement, ainsi que les observations du ministère public et de la défense, la cour l’a condamné à payer la somme de 365 000 F Cfa au nommé Georges Roméo
Noudéhouénou Aniou et ordonne que lui soit restituée la somme de 1 480 000 F Cfa consignée au greffe. Elle ordonne la restitution au ministère de la Microfinance de l’ordinateur, du disque dur externe de 500 Go et de la clé Usb mis sous scellés. Quant à l’Etat, ses intérêts sont réservés pour expertise pour évaluer les frais de réparation effectuée.
Ce verdict rendu, l’audience a été suspendue pour être reprise ce matin avec le vingt-huitième dossier relatif aux violences et voies de fait, meurtre mis à la charge de Florent Kakpo, Félix Montcho, Sébastien Ahouandjinou et Justin Hinlidé?
Composition
Président : Jules Chabi
Mouka
Assesseurs : Rodolph Azo et Jean da-Silva
Jurés : Gaston Adékambi ; Bouraïma Kochégbé ; Adolph Dadaglo et Pélagie Lokossou
Ministère public : Armand Hounguè
Greffier : Théogène
Zounchékon

Spécialiste en qualité de service et des questions de santé et de l’environnement, Sandra Idossou alerte depuis août 2017, sur les dangers de l’utilisation des sachets plastiques sur la santé. Elle s’inscrit beaucoup plus dans la sensibilisation des citoyens aux fins d’un comportement responsable et respectueux de l’environnement. Dans cet entretien réalisé à la suite d’une campagne dénommée « Plage sans sachets » qu’elle a initiée, dimanche 13 mai dernier, elle présente un état des lieux de la pollution des plages par les déchets plastiques du fait des hommes et femmes qui s’y rendent. A la longue, la conséquence sera le manque de poissons.
La Nation : Pourquoi avoir initié une campagne dénommée « Plage sans sachets plastiques» ?
Sandra Idossou : C’est aussi simple que ça : le sachet tue et le sachet détruit notre environnement. Le sachet tue parce qu’on mange dans le sachet et donc c’est important de sensibiliser nos populations, surtout celles qui viennent à la plage et qui mangent énormément dans le sachet plastique. Les gens qu’on croise ici sont des gens qui ont le yaourt, le pain, les beignets… c’est d’abord les sensibiliser pour qu’ils se rendent compte que c’est dangereux pour leur santé. Maintenant, le sachet est dangereux pour notre environnement parce qu’une fois que l’on a fini de l’utiliser et qu’on le jette, pendant quatre cents ans, le sachet est là et ne se détruit pas. Ce qui est dangereux surtout quand on est à la plage, le vent va les emporter dans les océans. Et tout ce qui est emporté dans les océans va rester au fond de l’eau et évidemment ça agit sur la faune marine, les animaux aquatiques... C’est pourquoi, on s’est dit qu’il faut sensibiliser les gens pour qu’ils fassent attention et surtout qu’ils adoptent des comportements responsables. C’est bien de venir à la plage, mais ce n’est pas une raison de polluer la plage, ce n’est pas une raison de s’intoxiquer.
Est-ce que le message est passé ?
Je pense que oui, parce que les gens que nous avons croisés étaient très contents. Nous sommes environ quarante personnes engagées à sensibiliser les gens sur des questions qui touchent leur santé et notre environnement à nous tous. Il faut dire que ceux avec qui on a échangé y sont très sensibles; c’est un peu ça la récompense de nos efforts, d’avoir des gens qui disent : moi, je ne savais pas; dorénavant je ferai attention.
Vous disiez que si on ne fait rien, d’ici 2050, il n’y aura plus de poissons dans la mer ?
Tout à fait. Il y a une étude qui a été menée qui dit que tel que nous polluons la mer et que si nous ne faisons rien, si nous ne ralentissons pas tous ces comportements négatifs que nous avons par rapport à la mer, d’ici 2050, nous n’aurons plus de poissons. Avec cette propension de pollution des plages, en 2050, nous aurons plus que les plastiques dans les océans en guise de poissons. Et donc c’était important de sensibiliser les gens sur cette préoccupation. Surtout moi, je viens souvent à la plage et ça me fait de la peine parfois. J’ai vu des pêcheurs tirer leur filet et je vous jure que la moitié du contenu n’est que des déchets plastiques. Quand je vois toute leur peine et qu’en réalité ils ne ramènent que des déchets plastiques, je me dis que c’est grave. Il urge de sensibiliser pour que les gens ne jettent pas tout et n’importe quoi dans la mer.
Avez-vous impliqué les autorités dans cette lutte ou bien elle est restée une initiative personnelle ?
Nous menons ces activités à notre niveau parce que c’est d’abord un mouvement citoyen. Maintenant nous sommes une association et notre objectif, c’est de contribuer à l’amélioration de notre environnement. Tout ce que nous faisons, nous essayons de partager avec les autorités. J’avoue que pour l’instant nous n’avons pas de soutien des autorités pour accompagner cette initiative. Nous nous cotisons pour mener nos activités. On se dit que nous sommes responsables aussi et même si l’Etat n’arrive pas à tout faire, il y a des actions que nous en tant que citoyens, nous pouvons mener. C’est vrai qu’on aurait aimé être soutenu, avoir des moyens financiers pour pouvoir toucher plus de monde. Même si ce n’est pas encore le cas, on fait ce qu’on peut avec le peu de moyen.
Quel est votre regard sur la loi relative à l’usage des sachets plastiques votée par le Parlement ?
C’est une bonne chose. C’est vrai que la loi telle qu’elle est stipulée, elle aurait pu être améliorée parce que la loi autorise les sachets biodégradables. Alors que l’idéal aurait été de dire non tout court aux sachets. Le fait de dire qu’on peut accepter les sachets biodégradables, peut conduire à ramener des sachets non biodégradables. Or on n’aura pas de moyens pour vérifier leur biodégradabilité. Pour revenir à la loi, c’est une bonne chose, une très bonne loi parce que c’est d’abord pour notre santé à nous. Mais il faut rester vigilant, parce que dans certains pays en Afrique où la loi a été votée, rien n’a changé par la suite. Donc, il faut tout faire pour que tous ces efforts ne s’arrêtent pas et qu'au moment de l'application, on soit sûr que les conteneurs de sachets plastiques ne rentrent plus dans le pays. Le gros lot du travail commence maintenant. C’était bien d’avoir la loi mais il faut tout faire pour fermer tous les canaux par lesquels les conteneurs de sachets pourraient entrer sur le territoire.
Dans quelques semaines, la période transitoire prendra fin et l’Etat passera à la répression. Qu’en dites-vous ?
C’est bien la répression, mais avant, il faut sensibiliser pour que les gens comprennent de quoi il s’agit. On ne peut pas voter une loi et mettre en place la répression tout de suite. Il faut absolument informer les gens. Nous sommes en pleine sensibilisation. C’est important. Il faut que des gens sachent que nous sommes responsables de notre santé, donc les amener à adopter des comportements sains et responsables. Je veux dire qu’on peut vivre sans sachets plastiques.
En quoi faisant donc ?
On peut réduire la consommation des sachets. Par exemple, si au lieu d’aller au marché et de ramener vingt sachets à la maison : un pour l’huile, un pour le crincrin, un pour la tomate, le piment, l’oignon, le sel, le crabe, … chaque femme dispose d’un panier dans lequel elle met tout, ça fait vingt sachets de moins. C’est un comportement très simple qui peut avoir des impacts positifs sur nous et sur notre environnement. Que nos populations fassent attention et soient responsables?
Environnement 15 mai 2018

Le quinzième Tour cycliste du Bénin démarré le 6 mai dernier à Tanguiéta a pris fin, dimanche 13 mai dernier, par le critérium de Cotonou long de 80 km. Au classement général de cette compétition, c’est le coureur burkinabé Yarbanga Salifou qui sort vainqueur. Le classement par équipe donne le Burkina Faso en tête. L’évènement a été soutenu par le gouvernement représenté par le ministre en charge des Sports, Oswald Homéky.
Par Pintos GNANGNON
Après une semaine de compétition, le quinzième Tour cycliste international du Bénin a pris fin dimanche dernier par le critérium de Cotonou couru sur 80km et remporté par le burkinabé Salfo Bikienga, suivi de son compatriote Seydou Bamogo et de l’Ivoirien Bassirou Koné.
Au classement général de ce tour, c’est le trio burkinabé constitué de Yarbanga Salifou, suivi de ses compatriotes Seydou Bamogo et Salfo Bikienga qui l'a emporté.
Au niveau des équipes béninoises ayant participé au tour, le coureur Eric Ahouandjinou est le premier des coureurs nationaux avec la 17e place. Il est immédiatement suivi d’Abdoul Bashiki qui a occupé la 18e place. Le président de la Fédération béninoise de cyclisme, Romuald Hazoumè félicite les coureurs qui ont tenu jusqu’au bout contrairement aux fois précédentes ; le seul Béninois ayant abandonné s’est claqué une clavicule. Tous les autres sont restés dans le lot.
La dernière place du tour a été occupée par le coureur togolais Panawé Dédéma.
Le président de la Fédération béninoise de cyclisme, Romuald Hazoumè, s’est dit très fier des coureurs béninois et de l’organisation qui, reconnaît-il, doit s’améliorer. Il précise que l’organisation de la quinzième édition du Tour cycliste international du Bénin n’a été possible que grâce à la Société béninoise de brasserie (Sobébra), sponsor officiel, qui a mis de gros moyens pour combler les défections de sponsoring observées au dernier moment.
Romuald Hazoumè remercie le gouvernement et particulièrement le directeur général de la Police républicaine qui a mis les moyens à leur disposition pour que le tour se déroule en toute sécurité.
« Une fois encore, nous sommes extrêmement ravis de cette organisation qui a été professionnelle, avec le support de l’ensemble de la population béninoise », se réjouit Sébastien Yves Ménager, le directeur général de la Sobébra, qui a également précisé que le cyclisme a des valeurs qui se rapprochent de celles de sa société. Le groupe Castel défend, précise-t-il, les valeurs d’abnégation, de force, de courage et de volonté.
Le ministre du Tourisme, de la Culture et des Sports, Oswald Homéky, se réjouit d’une promesse qu’il a tenue : celle de se joindre à la Fédération béninoise de cyclisme pour mobiliser le sponsoring. La fédération, selon lui, a fait une belle organisation et ensuite, les cyclistes béninois ont fait de belles performances.
Le ministre Oswald Homéky saisit cette occasion pour inviter les privés à soutenir la Fédération béninoise de cyclisme et estime qu’il est important que les entreprises privées se joignent aux efforts de l’Etat, puisque dans aucun pays, les subventions d’un Etat ne peuvent couvrir les dépenses de l’ensemble des fédérations sportives?
Le palmarès du Tour
Classement Général
1er : Yarbanga Salifou
2e : Seydou Bamogo
3e : Salfo Bikienga
Classement Général par équipe
1er Burkina Faso
2e Nigeria
3e Cameroun
4e Côte d’ivoire
5e Niger
6e Bénin A
7e Togo
8e Bénin B
Les maillots
Mailot jaune Castel Beer (classement général au temps): Yarbanga Salifou
Maillot Posso sport (premier béninois) : Eric Ahouandjinou
Maillot Socar Bénin-Mitsubishi (combativité) : Yossi Adama de la Côte d’ivoire
Maillot Canal+ (premier des africains) : Yarbanga Salifou du Burkina Faso
Maillot XXL Energy, (sprints intermédiaires) : Seydou Bamogo, Burkina Faso
Maillot Ibis Hôtel (meilleur jeune) : Souleymane Koné, Burkina Faso
Maillot Renhault- Sonaec (plus grande remontée) : Jacques Hounza, Bénin
Maillot Best Western plus, (élégance) : Abdoul Bashiki, Bénin
Mailot Moov-Bénin (premier des invités) : Yarbanga Salifou, Burkina Faso
Maillot Puma Energy (combiné) : Eric Ahouandjinou, Bénin
Les écharpes
Echarpe Bénin Pétro (meilleur équipier béninois) : Aurel Zinsou, Bénin
Echarpe LG (fairplay) : Augustin Acakpo, Bénin
Echarpe Monsavon (meilleur jeune béninois) : Emmanuel Sagbo
Echarpe Air France (plus longue échappée béninoise) : Rémi Sohou
Echarpe Visuel communication (plus chanceux) : Abdoul Bashiki
Echarpe Scil peinture et prosign (plus ancien) : Damien Tékou , Cameroun
Echarpe Sogea Satom (le malchanceux) : Arnaud Toutoui, Bénin
Echarpe Ebomaf (super combatif béninois) : Rémi Sohou
Echarpe Restaurant l’Oriental (meilleur équipier africain) : Souleymane Koné, Burkina Faso
Echarpe APS (lanterne rouge) : Panawé Dédéma, Togo.
Un trophée spécial a été décerné au président de la République.
Sports 15 mai 2018

Sous réserve de confirmation officielle, Joseph Djogbénou, Razaky Amouda, Moustapha Fassassi et Rigobert Azon sont les quatre représentants du bureau de l’Assemblée nationale au sein de la prochaine mandature de la Cour constitutionnelle.
Ils ont été désignés ce lundi 14 mai par le président de l'Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji et ses six autres collègues du bureau. Me Joseph Djogbénou va siéger au titre de juriste de haut niveau ayant une expérience de quinze années au moins, Razaky Amouda et Moustapha Fassassi en qualité de magistrat. Quant à Rigobert Azon, ancien directeur général de l’ex-Organisation commune Bénin-Niger (ex Ocbn), il a été choisi en qualité de personnalité de grande réputation professionnelle. La désignation de ses quatre nouveaux membres de la Cour constitutionnelle a été opérée par le bureau du Parlement, conformément aux dispositions de l’article 115 de la Constitution du 11 décembre 1990. Les regards sont désormais tournés vers le président de la République pour la désignation de ses trois représentants qui lui reviennent de droit à savoir un magistrat, un juriste de haut niveau et une personnalité de grande réputation professionnelle. Les choses ne devraient plus tarder de son côté vu l’imminence de la fin de la mandature actuelle de la Cour constitutionnelle prévue pour le 5 juin prochain à minuit.
Actualités 14 mai 2018