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Les experts en santé et sécurité au travail prennent part du 9 au 11 mai à Cotonou, à la validation du profil national de sécurité et de santé au travail au Bénin. Le document servira de guide pour toute planification en la matière.
Le Bénin est dans une démarche de protection de ses travailleurs. La validation du profil national de sécurité et de santé au travail dont le processus est en cours depuis ce mercredi 9 mai à Cotonou et qui s’achève ce jour, permettra aux experts en santé et sécurité au travail de réfléchir sur le contenu du draft final dudit profil aux fins de son adoption. Il est destiné à mieux prévenir les risques inhérents à toutes activités professionnelles.
« S’il est une constance que les travailleurs souhaitent l’avènement de milieux de travail sûrs, salubres, motivants et sécuritaires, il est aussi une constance que les entreprises ont conscience qu’elles gagnent en productivité en y travaillant », souligne le représentant du Conseil national du patronat du Bénin, Philippe Johnson.
Le processus de validation démarré, il y a un an a connu différentes étapes avant d’arriver à terme. La présente session offre l’occasion aux acteurs d’opérer les derniers réglages en vue d’un outil moderne au service du monde du travail. Il s’agit d’un document de référence visant à orienter les pouvoirs publics, les organisations de travailleurs en matière de santé et de sécurité au travail au Bénin, explique-t-il.
Son évaluation répond à la Convention n°187 de l’Organisation internationale du travail (Oit), sur le cadre promotionnel pour la sécurité et la santé au travail qui table sur toute approche stratégique en matière de santé et de sécurité au travail, relève-t-il.
Cet instrument apportera beaucoup à l’amélioration continue de la santé et de la sécurité au travail et à la bonne protection des travailleurs de tous les secteurs d’activités. Une fois validé, le document permettra de révolutionner le monde du travail, « notamment la santé et la sécurité des travailleurs, en vue d’une meilleure productivité du travail, une croissance économique accélérée et un niveau de vie meilleur », se réjouit le représentant des travailleurs, Vincent de François Bonou.
Document diagnostic
Justifiant la pertinence du document, le directeur de cabinet du ministre du Travail et de la Fonction publique, Dieudonné Cossi Assogba, souligne que l’élaboration de toute politique nationale de sécurité et de santé au travail ainsi que l’établissement de tout programme de prévention des risques professionnels nécessitent une connaissance approfondie du système déjà en place et des besoins au niveau national. Le profil national de sécurité et de santé au travail est un document diagnostic qui dresse le bilan de la situation existante en matière de sécurité et de santé au travail, ainsi que les progrès accomplis en vue de réaliser un milieu de travail sûr et salubre, développe-t-il. Selon lui, ledit document « permet une revue systématique et une évaluation de l’ensemble des instruments juridiques et des ressources de sécurité et de santé au travail disponibles, notamment les données nationales sur les accidents du travail et les maladies professionnelles, les industries et les professions à risques ». L’outil procède à la description du système national de sécurité et de santé au travail, et précise le cadre juridique, les normes techniques, les mécanismes de coordination et de collaboration, l’organisation du système de sécurité et de santé au travail, poursuit-il. L’examen de ces données aide à déterminer les forces et faiblesses qui peuvent être abordées dans le cadre des programmes nationaux adéquats en matière de sécurité et de santé au travail?
Actualités 11 mai 2018

Comme Cotonou, Abomey-Calavi, ou Comé, Parakou s’apprête, depuis ce mardi 8 mai, à avoir son Plan d’actions d’accélération de la riposte contre le Vih-Sida. L’élaboration du document est au centre d’un atelier de deux jours organisé à l’hôtel de ville, sur l’opérationnalisation de la Déclaration de Paris 2014 visant à mettre fin à l’épidémie d’ici 2030.
Par Maurille GNASSOUNOU A/R Borgou-Alibori
La Déclaration de Paris sur le Sida fait suite à la rencontre qui a réuni, le 1er décembre 2014, les maires des grandes villes du monde qui recèlent le plus grand nombre de personnes vivant avec le Vih-Sida. C’était à l’initiative de l’Onusida, de ses partenaires et de la mairie de Paris.
Au Bénin, Parakou fait partie des villes dont les maires se sont retrouvés à Cotonou, le 15 décembre 2015, pour entériner ladite déclaration. Mais depuis lors, la ville n’a pas encore son plan d’actions d’accélération de la riposte contre le Vih-Sida. C’est pour élaborer ce document qu’un atelier de deux jours se tient, depuis ce mardi 8 mai, à la salle des fêtes de son hôtel de ville. A l’issue des deux jours que dureront les travaux, la ville disposera de son plan aligné sur le plan stratégique national, les objectifs 90-90-90 ou le plan de rattrapage d’urgence, avec un budget réaliste dont la mise en œuvre sera intégrée à son Plan de développement communal (Pdc).
« C’est tout un défi pour la ville de Parakou où des personnes infectées ignorent encore leur état sérologique, des comportements à risques continuent d’être observés et où faire le dépistage n’est pas encore un réflexe pour les populations », a fait remarquer le premier adjoint au maire, Ibrahim Chabi Mama. Avec l’avènement du plan en cours d’élaboration, il espère voir la progression de l’épidémie freiner à Parakou.
Eugène Agboton, représentant le préfet du Borgou, voit à travers ce plan un document stratégique de planification qui sera d’un grand apport pour la mairie de Parakou, en ce qui concerne la lutte contre le Vih.
Pour la directrice pays Onusida Bénin, Marie-Margarete Molnar, les villes ont intérêt à s’engager dans la riposte au Vih, car elles constituent de grands carrefours et des zones de grandes concentrations de personnes. Celles du Bénin portent, selon elle, une grande part du fardeau du Vih. Elles pourraient même être confrontées à une augmentation de l’épidémie en l’absence de mesures urgentes et efficaces. L’objectif dans le département du Borgou, explique-t-elle, est de passer de près de 500 à 125 nouvelles infections à Vih maximum en 2020, de 300 décès aujourd’hui par an à 75 au maximum en 2020. « La prévalence du Vih chez les jeunes de 15 à 24 ans à Parakou, est trois fois plus élevée que la moyenne nationale pour cette même tranche d’âge », a-t-elle signalé. Elle a rassuré de la disponibilité de l’Onusida aux côtés d’autres institutions comme Unfpa, Unicef ou Abms-psi, à accompagner la ville de Parakou dans la mise en place d’un cadre de partenariat, pour le financement et l’exécution de son plan.
En dehors des responsables des structures en charge de la riposte contre le Vih dans la ville, les cadres techniques de la mairie et de ses arrondissements prennent également part à cet atelier. Il y a aussi les représentants des systèmes sanitaire et social, des jeunes et des femmes.

Les tractations pour la présidence de la nouvelle mandature du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos/Lépi) installée, ce mardi 8 mai, par la Cour constitutionnelle ont déjà commencé. Plusieurs candidatures s’annoncent. Mais deux d’entre elles semblent se se préciser. Il s’agit de celles du député Corneille Padonou du Parti du renouveau démocratique (Prd) et de son collègue Janvier Yahouédéhou de l’alliance Renaissance du Bénin et Réveil patriotique (Rb-Rp), tous d’eux de la Majorité parlementaire.
De sources concordantes, les deux députés ambitionnent de briguer le fauteuil du président de la nouvelle mandature du Cos/Lépi. Chacun d’eux fourbit actuellement en sourdine sa stratégie afin de gagner la confiance de la majorité de leurs collègues Gildas Agonkan, Sabaï Katè, Valère Tchobo, Basile Ahossi, Guy D. Mitokpè, Dafia Abiba, Justin Adjovi, et des deux autres représentants de l’Administration publique en l’occurrence le directeur général de l’Institut national de la statistique et de l’analyse économique (Insae) et le directeur du service national en charge de l’Etat civil qui n’ont pas aussi dit leur dernier mot dans ces tractations.
L’élection du bureau est prévue pour lundi 14 mai prochain, date de la prochaine séance plénière des onze membres de l’organe chargé de mettre à jour le fichier électoral. Ce bureau devra être composé d’un président, d’un vice-président et d’un rapporteur. Le Code électoral en son article 221 a clairement encadré l’élection aux postes de président et de vice-président qui ne doivent pas être occupés par des membres provenant de la même sensibilité politique. En d’autres termes, si le président du Cos/Lépi est du camp présidentiel, le vice-président est d’office de l’Opposition. Les regards sont désormais tournés vers la plénière du lundi prochain. Outre l’élection du bureau, les membres du Cos/Lépi vont examiner plusieurs autres points dont l’adoption du règlement intérieur et ensuite le budget de l’organe pour les six mois que dure le mandat n
Le bureau d’âge du Cos/Lépi formé
Le bureau d’âge de la nouvelle mandature du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos/Lépi) installée, ce mardi 8 mai, par la Cour constitutionnelle est désormais connu. Il est présidé par le député Corneille Padonou. L’élu du Parti du renouveau démocratique (Prd) a été désigné à l’issue de la première réunion du Conseil tenue ce même mardi au siège de l’organe à Agblangandan dans la commune de Sèmè-Podji. C’est à Corneille Padonou qu’incombe désormais la lourde et exaltante mission de conduire les travaux préliminaires du Cos/Lépi jusqu’à la mise en place du bureau de l’organe. Le député Prd sera aidé dans sa mission par le plus jeune de la mandature, en l’occurrence l’honorable Gildas Agonkan qui est le rapporteur du bureau d’âge.
Th. C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Société 09 mai 2018

Un dialogue national réunissant les parties prenantes est ouvert, ce mardi 8 mai à Cotonou, en vue de s’approprier les nouvelles stratégies pour concevoir les projets intégrés à grands impacts pour l’amélioration du cadre de vie de la population dans la perspective du septième cycle du Fonds pour l’environnement mondial (Fem).
Le Bénin a lancé, ce mardi 8 mai, deux jours d’échanges sur la reconstitution du septième cycle du Fonds pour l’environnement mondial. « Cette rencontre est une opportunité et le Bénin espère tirer le maximum de ce dialogue national pouvant lui permettre de tirer profit du septième cycle du Fonds pour l’environnement mondial (Fem)», indique Didier José Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable.
Delphin Aïdji, directeur de la Programmation et de la Prospective (Dpp) du ministère du Cadre de vie et du Développement durable et point focal opérationnel du Fem, explique que cette rencontre est organisée dans la perspective du septième Fem qui remplacera le sixième qui vient à échéance en juin prochain. Ce sixième cycle avait permis de mobiliser des ressources en appui direct-subvention de 10 millions de dollars. Ce qui a facilité la mobilisation de beaucoup d’autres cofinancements de plus de 50 millions de dollars pour des projets de lutte contre l’érosion côtière, les dégradations des terres, de biodiversité et de reconstitution du couvert forestier, entre autres.
Le Bénin est le premier pays éligible au Fem qui organise une telle rencontre qui devrait « permettre à toutes les parties prenantes de s’approprier les nouvelles stratégies pour pouvoir concevoir les projets intégrés à grands impacts pour l’amélioration du cadre de vie de la population », selon Delphin Aïdji. Le pays compte solliciter davantage au titre du cycle 7. C’est pour cela que le ministre Tonato a invité chaque participant à enrichir le débat aux fins de tirer le maximum d’information pour permettre au Bénin d’optimiser la mobilisation des ressources du Fem et les autres guichets financiers connexes pour le financement des projets intégrés à grands impacts sur l’amélioration des conditions de vie de la population.
Reconnaissant les limites du Bénin à tirer le maximum de possibilités financières qui existent aujourd’hui à l’échelle mondiale, le ministre Didier José Tonato affirme : « Notre défi est de nous organiser, renforcer nos capacités pour tirer profit des opportunités de financement ». « L’ambition du gouvernement, c’est d’avoir une croissance économique endossée au développement durable... C’est sur ce plan que nous pensons que le septième cycle du Fem va nous accompagner avec ses nouveaux mécanismes », ajoute-t-il.
Ibrahima Sow, représentant de la directrice générale du Fem, a rappelé que les écosystèmes sont poussés à bout. Pour lui, « La pression exercée sur les ressources sera exaspérée dans les années à venir, dans la perspective d’une croissance démographique qui va presque doubler la population mondiale d’ici à 2030, avec une forte urbanisation envisagée ». Ces projections, souligne-t-il, demandent un changement dans les systèmes clefs dont l’agriculture et l’alimentation, l’eau et la gestion durable des forêts.

Les travailleurs de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) ont célébré en différé, ce mardi 8 mai à Cotonou, la Journée internationale du Travail. Une commémoration qui renforce le climat de paix qui règne au sein de cette institution.
« Rien ne se gagne dans le bruit. C’est plutôt dans la discussion, les échanges et le calme que l’on parvient aux objectifs fixés », a dit, hier, le vice-président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), Soulémane Ashanti, saluant le syndicalisme responsable que les travailleurs de cette institution affichent depuis la nouvelle mandature. C’était à l’occasion de la célébration, de la Journée internationale du Travail. Son souhait est que ce climat apaisé que l’on observe aujourd’hui soit maintenu. Car, malgré toutes les tensions que le Bénin a vécues, ces derniers mois, la Haac est restée épargnée de ces conflits sociaux, a-t-il fait constater.
Pour marquer et renforcer ce climat de paix, le Syndicat des travailleurs de la Haac (Syntra-Haac) a organisé à l’occasion de cette célébration une conférence-débat sur le thème «La pratique de la déontologie administrative à la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication ». Cette séance d’échanges a permis aux travailleurs de connaître et de maîtriser leurs droits et devoirs.
Pour le secrétaire général du Syntra-Haac, Aristide Hippolyte Guivi, il est impérieux pour le personnel de connaître ses droits et encore mieux ses devoirs qui contribuent au climat de paix.
Cette considération, dit-il, permet d’abord de prévenir, de gérer et de maintenir au sein de l’institution un climat apaisé, ensuite de réfléchir dans le calme et la sérénité aux voies et moyens pour améliorer au quotidien les conditions de vie et de travail du personnel au travail, bien fait dans la célérité et le respect des normes. Car, dit-il, il est inutile de défoncer une porte déjà largement ouverte. En d’autres termes, les portes des autorités de la Haac sont si grandement ouvertes que ce serait une perte d’énergie que de les forcer. Il n’est donc pas question pour lui comme dans des structures où le rôle du syndicalisme n’est pas encore appréhendé et maîtrisé par tous les acteurs, que les rencontres du genre constituent des occasions pour procéder à des revendications bruyantes, des mouvements de colère du personnel à travers les représentants syndicaux ou encore à des discours tapageurs.
Toutefois, il a déploré les lenteurs qui s’observent dans la prise de certaines décisions même de moindre importance et qui ont tendance à rendre parfois sceptiques sur la bonne foi des partenaires. « Ces comportements n’émousseront d’aucune manière la détermination des travailleurs à poser leurs problèmes», a souligné Aristide Hippolyte Guivi.
Quotidien - Un fourgon Sagam attaqué[/caption]En 2006, des individus en bande organisée, s’en étaient pris à un véhicule de convoyage de fonds derrière le palais de la présidence de la République. Sur les huit poursuivis, ils étaient plutôt quatre présents, ce mardi 8 mai, devant la cour d’assises. Les débats reprennent ce matin avec essentiellement les réquisitions et les plaidoiries.
Huit poursuivis au départ, seulement quatre se sont présentés pour répondre des faits de braquage d’un véhicule de la Sagam Security, société spécialisée dans le convoyage de fonds. Francis Wanaebulamo Onyeneho, Charles Ezedji alias Picolo, Chukwu Elendu et Iféany Moses Ofoukou dans le box ont vu leurs cas disjoints de ceux d’Ahmed Salako, Daouda Moudachirou, Aakari Soulé dit Aladji et Michel Houssou Oké absents.
Les faits remontent au 6 décembre 2006 dans la matinée où plusieurs personnes se sont attaquées à un véhicule de convoyage de fonds à un endroit aussi stratégique que les abords du palais de la Présidence de la République.
Les quatre accusés présents à la barre ne reconnaissent pas les faits qui leur sont reprochés. Les questions posées et retournées dans plusieurs sens n’ont pas permis à la cour d’en savoir davantage et d’expliquer comment les choses se sont passées. Bien que le président de la cour et le ministère public leur aient rafraîchi la mémoire sur leurs déclarations antérieures, ils n’ont rien reconnu des faits mis à leur charge.
Les positions de la partie civile ont achoppé avec celles de la défense qui exigent que la veuve, dame Reine Gnamessou, mère de cinq enfants, épouse de Lucien Azilinon, l’un des deux agents de sécurité tués par les malfrats, fasse la preuve qu’elle est désignée par un conseil familial, en tant que représentant légal de la famille des héritiers.
Le ministère public fait des diligences et promet de faire entendre ce jour le conducteur du véhicule et un autre survivant du drame?
Résumé des faits
Le mercredi 6 décembre, vers 9 heures, un véhicule de convoyage de fonds de la société Sagam Security, de marque Peugeot 505 immatriculé V 5014 RB assurait le transfert d’une somme de cent soixante-quatorze millions cinq cent cinquante mille sept cent quatre-vingt-dix-sept (174 550 797) F Cfa et d’un chèque de deux cent six millions six cent quatre-vingt-cinq mille quatre cent soixante-trois (206 685 463) F Cfa vers la direction générale du Trésor et de la comptabilité publique (Dgtcp).
Il a été rattrapé sur le boulevard de la Marina et non loin du palais de la présidence de la République par un autre véhicule de marque Peugeot 406 de couleur verte immatriculé Z 6896 RB dont les occupants ont ouvert le feu à bout portant sur le véhicule de convoyage de fonds, puis l’ayant immobilisé et neutralisé les occupants, ils ont dépouillé le contenu du coffre-fort avant de s’enfuir.
Les occupants du véhicule de transfert de fonds que sont Apollinaire Quenum, conducteur, et Pierre Claver Kanhonou du Centre des impôts du port et des autres frontières (Cipaf) ont été grièvement blessés tandis que Rodrigue Fifagbé Djossa et Lucien Azilinon de la société Sagam sont décédés sur les lieux.
Madame Monique Sowadé qui se trouvait sur le parc Germaco dans l’enceinte du port de Cotonou a été atteinte par une balle perdue à la planche du pied gauche.
Dans leur fuite, les braqueurs ont abandonné leur véhicule en panne à proximité de la mosquée de Cadjèhoun et ont fait descendre, sous menace de leurs armes à feu, dame Félicienne Akpo, de son véhicule de marque Opel Omega immatriculé A 1927 RB qu’ils ont emporté.
Les investigations ont permis d’arrêter et de poursuivre les nommés Francis Onyeneho, Ahmed Salako, Daouda Madachirou, Charles Ezédji alias Picolo, Soulé Zakari dit Aladji, Chukwu Elendu, Iféany Ofoukou alias chief, Frank Okokor et Michel Houssou Oké.
Interpellés pour de crime d’association de malfaiteurs, de vol à main armée et d’assassinat, les nommés Francis Onyeneho, Ahmed Salako, Daouda Madachirou, Charles Ezédji alias Picolo, Soulé Zakari dit Aladji n’ont pas reconnu les faits qui leur sont reprochés tandis que les nommés Chukwu Elendu, Iféani Ofoukou alias Chief, Frank Okofor et Michel Houssou Oké ont reconnu les faits mis à leur charge.
Composition de la cour
Président :
Aboudou Ramanou Ali
Assesseurs :
Georges G. Toumatou
Ismaël Sanoussi
Jurés : Hyacinthe F. Ezin Wota, Pierre Magloire Nagnonhou, Sosthène Jean Noël d’Almeida, SidonieYétondji Dégila Gbédji.
Ministère public :
Florentin Gbodou
Greffier : Christophe Tchéou
Société 09 mai 2018
Quotidien- Jean-Florentin Edjèkpoto[/caption]Les derniers mouvements de grève déclenchés par les différentes centrales syndicales du pays ont révélé une réalité désormais indéniable qui est la désacralisation de la grève au Bénin. Cette situation permet de faire le parallèle avec une autre actualité liée au vodoun là aussi sur fond de désacralisation.
En effet, dans le panthéon vodoun, le vodoun Kinininsi est le vodoun auquel l’on fait recours en cas de haute sorcellerie. Il est le dernier recours en cas d’attaque sorcière redoutable. A l’instar du Kinninsi, la grève dans le domaine syndical, est le dernier recours en cas d’échec des négociations. L’échec des négociations intervient après un long processus. Au Bénin, l’exercice du droit de grève est régi par la loi n° 2001-9 du 21 juin 2002. Mais nous constatons malheureusement que l’abus ou la mauvaise interprétation dans l’application des dispositions de cette loi par certaines organisations syndicales discrédite le mouvement syndical au point où certaines grèves conduites par elles sont qualifiées d’illégales. Dans cette optique, le gouvernement du Bénin a qualifié les grèves déclenchées en janvier 2018 par les centrales syndicales d’« illégales ». Ce qui a conduit à des défalcations sur les salaires de février. Les centrales syndicales soutiennent que leur grève est bel et bien légale et que par contre ce sont les défalcations opérées sur les salaires qui constituent une violation de la loi. Au regard des dispositions légales dans notre pays, suite à ce jeu d’accusations, les centrales syndicales devraient avoir le courage d’assigner l’Etat en justice si tant est que leur grève est légale. La sagesse recommande que quand quelqu’un m’accuse d’un mal, que je fasse tout pour prouver mon innocence. Se taire est signe de culpabilité et de mauvaise foi. La posture des centrales syndicales et les conséquences qui ont suivi, révèlent une désacralisation de la grève qu’on peut situer à deux niveaux. Le premier niveau de désacralisation est lié aux circonstances de son déclenchement. Ainsi l’on peut se poser les questions suivantes: pourquoi les magistrats et les agents de santé n’ont-ils pas attendu la décision de la cour avant de se mettre en grève ? Pourquoi les enseignants ont-ils attendu l’entrée en grève de ces deux corps avant d’entrer à leur tour en grève ? Il se pose donc une question d’opportunisme qui gêne la morale et le bon sens.
Le deuxième niveau de désacralisation est lié au déroulement de la grève. A ce niveau, deux faits retiennent l’attention. D’une part, la dérive verbale marquée par un discours ordurier, guerrier, belliqueux, voire insurrectionnel. D’autre part, des actes insolites entachés de fétichisme ou d’occultisme ont été notés. C’est le cas des fétiches érigés au Collège d’enseignement général de Lobogo pour empêcher le déroulement des activités pédagogiques ; à Porto-Novo, des grévistes ont introduit un cercueil au ministère de l’Enseignement maternel et primaire.
Par ailleurs, il faut aussi noter une cacophonie liée aux jours de grève et à la fin des grèves. Grève sans service minimum pour certains syndicats, quatre jours pour d’autres, etc. Des syndicats suspendent la motion, dans le même temps d’autres syndicats du même corps appellent à la poursuite de celle-ci. Tout cela montre que nous assistons à une dérive syndicale, voire à la déchéance du mouvement syndical. Curieusement, cela se déroule concomitamment à un moment où le Kinninsi est désacralisé par des jeunes sans foi ni loi qui commettent des crimes au nom de ce vodoun. Lorsqu’on fait le lien entre tous ces évènements, on en arrive à la conclusion que la désacralisation de la grève est symptomatique d’une société béninoise en crise des valeurs. Dans un tel contexte, la restauration des valeurs républicaines constitue la solution urgente susceptible d’empêcher une anomie totale au sein de la respectable république que constitue le Bénin qui vend encore cher son titre de laboratoire de démocratie en Afrique.
Par Jean-Florentin EDJEKPOTO*,
(Coll. ext.)* Professeur certifié
de lettres à Bohicon
Quotidien- Le travailleur mécontent a-t-il toujours besoin d’aller en grève pour obtenir satisfaction ?[/caption]De guerre lasse, ils ont abdiqué. Les responsables syndicaux encore tenaces ont fini par déposer les armes du débrayage pour appeler à la reprise du service, ce lundi 7 mai, après plus de trois mois et demi de grève. A contrecœur. Sans obtenir grand-chose au finish.
Le mouvement collectif de cessation de travail déclenché, depuis début janvier, s’est essoufflé peu à peu et a fini par s’estomper face à l’intransigeance et la fermeté du gouvernement et de son chef. Inefficacité de la stratégie syndicale ou prépotence de l’Exécutif qui brandit une arme intenable : la défalcation systématique sur salaire pour fait de grève ?
Les secrétaires généraux des confédérations et centrales syndicales, pour la plupart, font leurs premières armes en tant que premiers responsables de leurs organisations respectives et font face à un nouveau régime qui proclame à cor et à cri la « rupture » d’avec les anciennes pratiques. Ont-ils alors fait preuve de naïveté, de manque d’expérience ou de tactique en se jetant dans un mouvement de paralysie pour en sortir désabusés ? De toute façon, le désaveu et les sanctions à l’encontre des tout premiers responsables syndicaux à appeler à la reprise du service et traités à tort ou à raison de « traitres », n’auront rien changé. Force est de constater que la guerre d’usure a été fatale aux grévistes. Et, nombre d’organisations syndicales sortent des derniers mouvements plus que jamais fragilisés et divisés. Certains ne sont dorénavant que l’ombre d’eux-mêmes ; leur charisme étant sérieusement entamé. La grève comme moyen de pression sur le pouvoir semble dévoyée.
Autrefois, la fronde sociale faisait plier le pouvoir en place. Mais le syndicalisme traditionnel quelque peu ‘’sauvage’’, semble avoir trouvé chaussure à ses pieds. Les Ivoiriens diront que « Les syndicalistes ont rencontré garçon sur leur chemin ». Car, malgré les signaux au rouge dans l’Administration, et les citoyens privés d’accès à des services publics parfois vitaux et ce, pendant plusieurs semaines, le gouvernement n’a pas cédé.
Pour rappel, si la grogne couvait depuis plusieurs mois dans les rangs des travailleurs attendant la satisfaction de leurs revendications, le motif principal pour lequel la paralysie a été enclenchée, n’était rien d’autre que le vote d’une loi par l’Assemblée nationale qui retire le droit de grève à certaines catégories de travailleurs, notamment les magistrats, les travailleurs du secteur de la santé, les agents des forces de sécurité. Du moment où ladite loi a été cassée par la Cour constitutionnelle, c’était de bon ton que les travailleurs crient déjà victoire et renouent immédiatement avec le travail, surtout que les discussions au niveau du Conseil national de dialogue social se poursuivaient. Mais c’est sans compter avec la hargne des syndicalistes qui ressortent des tiroirs leurs problèmes corporatistes qui sommeillaient depuis des lustres. Et face au débrayage tous azimuts qu’il juge « illégal », le gouvernement opposera l’arme fatale : la défalcation systématique et tiendra mordicus jusqu’au bout, malgré les médiations diverses et les appels au dégel. Dans ce bras de fer, le spectre d’une année blanche n’a en aucun cas ébranlé le gouvernement. Curieux, n’est-ce pas ?
Tout ça pour ça
Après plus de trois mois de grève, les lignes n’ont pas véritablement bougé en termes de satisfaction des revendications des travailleurs. Certes, on ne gagne pas à tous les coups. Qu’à cela ne tienne ! Les syndicalistes auraient pu écouter leur cœur et accorder la bonne foi au gouvernement qui avouait n’avoir pas les moyens pour satisfaire leurs revendications fondamentales, et ainsi épargner au pays ces trois mois de gâchis.
Autres temps, autres mœurs. Le ton est donné et les agents de l’Etat savent désormais à quoi s’en tenir. Il n’y a plus à encourager la paresse. Qui n’a pas travaillé n’a pas droit au salaire, dit l’adage. En attendant d’autres mouvements de grèves perlées, les syndicalistes devront en prendre de la graine et surtout mûrir davantage les mouvements, peser et soupeser les conséquences avant de les déclencher. La défalcation, telle l’épée de Damoclès, plane sur la tête des travailleurs.
Mais pour combien de temps le gouvernement brandira-t-il cette redoutable arme de répression des mouvements qui ne sont pas toujours déclenchés sous de fallacieux prétextes ou sur fond de chantage politique? La grève est un moyen de revendication reconnu par la Constitution. Le supprimer ou l’étouffer de quelque manière que ce soit, c’est porter un coup à la démocratie, à la libre expression. Mais le travailleur mécontent a-t-il toujours besoin d’aller en grève pour se faire entendre et il revient donc à l’employeur et à ses agents de trouver la juste mesure à travers un dialogue franc et sincère pour ne pas pénaliser les citoyens bénéficiaires des services publics de l’Etat.
Quotidien- Le siège de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale[/caption]L’ancien président du Conseil d’administration de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss), Laurent Mètongnon, et ses codétenus dans l’affaire de placement hasardeux de fonds de la Cnss à la Banque internationale du Bénin (Bibe) moyennant rétro-commissions, devront patienter encore treize jours en détention avant d’être fixés sur leur sort. L’audience de ce mardi 8 mai au tribunal de première instance de première classe de Cotonou n’a pas pu trancher quant à la suite à donner à cette affaire. Laquelle a été mise en délibéré pour le 22 mai prochain.
L’audience aura duré plus de deux heures au cours desquelles les parties au procès ont rivalisé d’arguments pour avoir le dessus. De son côté, la défense, se fondant prioritairement sur la décision de la Cour constitutionnelle, a demandé l’arrêt de la procédure enclenchée contre Laurent Mètongnon et autres.
Mais en attendant la suite de la procédure, le bouillant syndicaliste Laurent Mètongnon bénéficie du soutien de ses syndiqués et d’autres acteurs de la lutte syndicale qui réclament toujours sa libération. Ils étaient nombreux au tribunal, hier matin. On notait, entre autres, la présence de plusieurs responsables de la Confédération des syndicats des travailleurs du Bénin (Cstb) conduite par son secrétaire général Nagnini Kassa Mampo. L’Union nationale des étudiants et scolaires du Bénin (Unseb) s’est aussi fait remarquer à travers une forte représentation de ses membres. Ils avaient sans doute en projet d’assister au procès, mais il n’en sera rien. Un impressionnant détachement d’éléments de la Police républicaine dépêché à l’entrée de la salle d’audiences a filtré l’entrée et renvoyé toute la clique de supporters et autres sympathisants venus en soutien aux prévenus.
Pour rappel, le Conseil des ministres, en sa séance du 2 novembre 2017, avait instruit le ministre de la Justice à l’effet d’engager des poursuites judiciaires à l’encontre des anciens dirigeants de la Cnss « qui ont commis des actes de gestion frauduleuse et bénéficié de commissions occultes et/ou autorisé des placements hasardeux à la Bibe, une banque déclarée en faillite par la Commission bancaire de l’Union monétaire ouest-africaine (Umoa). C’est ainsi que le syndicaliste Laurent Mètongnon, ancien président du Conseil d’administration de la Cnss ; l’administrateur des finances Youssao Saliou Aboudou, alors directeur général du Budget par intérim et autres, ont été déposés à la prison civile de Cotonou, le jeudi 23 novembre 2017, attendant d’être jugés.
Au total, sur la période d’avril 2014 à octobre 2015, a souligné le Conseil des ministres, plus de 17,5 milliards de francs Cfa ont été placés auprès de la Bibe, contre le versement de commissions d’un montant de plus de 71 millions F Cfa.
Société 09 mai 2018
Quotidien - Des abonnés obligés de faire le pied de grue pour régler leurs factures[/caption]Régler sa facture d’électricité aux différents guichets de la Sbee à Parakou n’est pas chose aisée. En témoigne le calvaire auquel les abonnés sont soumis dans les deux agences ouvertes.
En moins de dix ans, le nombre des abonnés de la Sbee a augmenté de manière exponentielle à Parakou. Ce qui, malheureusement, n’a pas été le cas des guichets auxquels ils doivent se présenter pour régler leurs factures d’électricité.
Ce mardi 8 mai, au niveau de l’agence principale de Parakou, la situation était tellement préoccupante. A peine, le chef d’agence, Blaise Hounkpatin, pouvait tenir sur place. Conscient des difficultés auxquelles les clients sont confrontés, il était contraint d’effectuer des va-et-vient incessants entre son bureau et le grand hall sur lequel s’ouvrent les guichets. « C’est la grande affluence devant les guichets, tous les jours de la semaine », informe-t-il.
Il y a quatre guichets qui, en principe, devraient être opérationnels. Mais, c’est seulement deux qui le sont effectivement. « A mon arrivée, il y avait trois sur quatre. Finalement, ils ne sont plus que deux », a précisé le chef d’agence. « C’est grâce aux abonnés que la société existe. Elle n’a aucun intérêt à les faire souffrir devant ses guichets. Observer ce spectacle tous les jours me donne de l’insomnie », a avoué Blaise Hounkpatin.
A 11 h 23, le hall continuait à être bondé de monde avec de longues files d’attente. Pour avoir une place, Sourakatou Moustapha a dû se rendre sur les lieux à 7 h 30. D’autres y étaient depuis 5 h 40.
Tout dernièrement, la direction générale de la Sbee y a fait affecter un agent de Malanville, pour renforcer l’effectif des guichetiers. Entretemps, l’un d’entre eux a été autorisé à jouir de ses congés. Après près de deux semaines, il sera obligé de les écourter. « Imaginez le monde qu’il y aura, si je lance le recouvrement à partir du lundi prochain », tente de justifier le chef d’agence.
Avec l’ouverture de l’agence de Kpébié, la direction générale a cru bien régler la question de l'engorgement. L’initiative, quoi que louable, n’aura finalement rien amélioré. En réalité, il faut plus de deux agences pour la ville de Parakou.