La Nation Bénin...
Nouvelles

Le président de la Cour constitutionnelle, Théodore Holo, a reçu en audience, vendredi 4 mai dernier, quelques compatriotes venus partager avec lui des préoccupations diverses. Parmi ceux-ci, deux anciens journalistes de l’Ortb, un expert en neurosciences et l’aumônier universitaire du Bénin.
Admis à la retraite après une longue carrière à l’Office de radiodiffusion et de télévision du Bénin (Ortb), le réalisateur Sébastien Avaho et le journaliste Gérard Migan n’ont pas voulu rester inactifs. D’intelligence, ils ont initié un magazine trimestriel intitulé
"Tribune des institutions". C’est pour présenter l’initiative et obtenir l’adhésion du président de la Cour constitutionnelle qu’ils ont été reçus, vendredi dernier, en audience. « L’objectif de cette émission que nous avons initiée, c’est d’outiller la jeunesse à travers une meilleure connaissance des différentes institutions de la République dont la Cour constitutionnelle d’une part, et de leur permettre de découvrir divers métiers pour les orienter d’autre part », a expliqué le journaliste Gérard Migan.
Expert en neurosciences appliquées, Dr Hermann Dègla, a partagé avec le président de la Cour constitutionnelle les diligences que mène le cabinet "Lucie international" qu’il représente, dans le domaine des neurosciences. Les discussions avec le président Théodore Holo ont été axées sur l’apport des neurosciences dans les domaines éducatif, sanitaire et du développement individuel. «Le cerveau règne en maître car c’est le centre de nos décisions et c’est lui qui conduit le corps. Les neurosciences permettent de connaître le fonctionnement mécanique et biologique du cerveau et de l’utiliser de façon optimale », a expliqué l’expert.
Confiée aux Dominicains depuis 1972, l’aumônerie universitaire du Bénin "Emmaüs" peine à achever les travaux de construction de la chapelle universitaire sise à Zogbadjè dans la zone du Campus à Abomey-Calavi. C’est pour conduire à terme ce projet qui nécessite encore 450 millions F Cfa que l’aumônier, le frère Ephrem Houndjè, a sollicité l’appui du président de la Cour constitutionnelle, ancien universitaire. « Nous avons organisé un téléthon pour achever les travaux de construction de l’aumônerie universitaire et nous sollicitons la générosité de tous les anciens universitaires catholiques et de toutes les personnes de bonne volonté », a précisé le révérend frère Ephrem Houndjè.

Le monde de la culture et celui des musiciens traditionnels en particulier pleurent, depuis jeudi 3 mai dernier, une grande voix : Michel Akodjènou alias Amikpon. Electricien bâtiment de formation, le roi du Kpalongo s’est éteint des suites d’une courte maladie. Mais avant de tourner dos à la scène, il est resté longtemps sous les projecteurs. Inutile de se demander si Amikpon était aimé.
On savait tout au moins qu’il avait des milliers de fans et que de nombreux artistes de la musique traditionnelle sont passés par son école. Sa musique sera désormais le seul héritage qu’il lègue à la postérité et la consolation qu’il laisse à ses admirateurs. Prémonition ? Difficile à dire. Toujours est-il que nous avions estimé à ce moment-là qu’il fallait archiver des éléments sur certains grands noms de la musique béninoise afin qu’ils n’emportent pas toutes les informations dans l’au-delà. L’entretien avec Amikpon que nous vous proposons ici est l’un des derniers, sinon le tout dernier que l’artiste a accordé à la presse sur sa personne et sur son art. Nous vous en proposons juste un extrait !
La Nation : D’où est parti votre nom d’artiste Amikpon ?
Michel Akodjènou dit Amikpon : Ce nom est venu de ma propre inspiration. Dans ma jeunesse on jouait au jeu d’acajou. C’était un jeu où il y avait trois acajous. Celui qui se met en position de lancer le meilleur acajou c’est lui qui gagne sur les deux autres concurrents. C’est à l’occasion de ce jeu que je me suis donné le nom Amikpon parce que je me suis révélé comme imbattable. Ce nom signifie simplement « meilleur des meilleurs ». Comme acajou aussi produit de l’huile qu’on appelle en fon « Ami ». L’huile rouge qui a trois couleurs est donc une huile plus efficace que les autres huiles qui ne peuvent pas l’égaler. Il n’y a aucune huile qui peut se comparer à l’huile rouge. C’est au cours de ce jeu que j’ai choisi le nom Amikpon pour dire que je suis plus fort que tous les autres joueurs ; je suis le meilleur des meilleurs, je suis imbattable. Moi, Michel Akodjènou je suis un homme imbattable. C’est Dieu qui m’a donc inspiré ce nom.
Il se dit que vous aviez commencé la musique tout jeune et que le succès vous a rejoint assez vite. Qu’en est-il ?
J’ai commencé la musique en 1969 à l’âge de 12 ans. En 1976, j’ai quitté mon premier groupe parce qu’il y avait quelques petits problèmes et on ne se comprenait plus. J’étais le plus petit et souvent quand il y a des difficultés, on me chassait parce qu’ils estimaient que je n’ai pas ma place dans le groupe à cause de mon jeune âge. Il y avait un club qu’on appelait Egbèyèmi. C’est un groupe qui joue avec le roseau. Donc quand on m’a chassé finalement du premier groupe, je suis venu dans le second, parce que je voulais faire de la musique. Nous avions à l’époque des difficultés financières. Pour aller jouer par exemple, on peut marcher de Porto-Novo jusqu’à Avrankou. Cela ne me fatiguait pas, parce que je voulais apprendre à faire de la musique.
Comme personne ne m’y a obligé, je me donnais à fond pour réussir. Un jour, on a eu à jouer une chanson qu’on appelle « Afféhan », c’est la première prestation d’un groupe de musique qui offre un spectacle pour se faire connaître à son public. J’étais à la maison quand mes amis sont venus me chercher pour m’obliger à jouer parce que celui qui joue le deuxième tam-tam était absent. C’était en 1968 le jour de « Afféhan ». C’est à partir de ce jour que j’ai commencé à jouer à ma façon et depuis lors que je joue le rythme qu’on appelle « Kpalongo ». Et après, j’ai commencé à m’entraîner régulièrement pour pouvoir me perfectionner. Mais en 1975, il y a eu un problème d’argent qui nous a opposés mes amis et moi et j’ai compris que si je ne quittais pas ce groupe, je ne vais de rien bénéficier de concret. J’ai décidé de quitter définitivement le club. J’ai créé moi-même mon groupe avec quelques frères. J’ai composé la première Face (A) d’un disque, et la deuxième Face (B) qui a mis du temps et cela a coïncidé avec l’envahissement des mercenaires de 1977. J’ai profité pour consacrer la Face (B) à la chanson sur ces mercenaires.
La chanson sur les mercenaires disait quoi ?
C’était une chanson qui rendait hommage à la résistance du général Mathieu Kérékou et ses militaires pour la défense de la patrie béninoise (Il l’entonne). Et qui se demandait pourquoi les Béninois ne vont plus jouir des fruits de leur pays. C’était mon premier ‘’33 tours’’ que j’ai sorti en 1977.
Alors comment les gens avaient-ils accueilli ce premier album ?
En ce moment, il n’y avait pas beaucoup de vedettes qui chantaient au Bénin comme aujourd’hui. Mais les Béninois avaient bien accueilli mes chansons, ils étaient trop contents. J’ai eu aussi beaucoup de conseils par rapport à cet album. Beaucoup m’encourageaient à aller de l’avant. En ce moment, les gens ne connaissaient pas bien la musique au Bénin. Ils ne souhaitaient pas investir dans la musique. Depuis ce jour jusqu’à aujourd’hui, je n’ai pas bénéficié de l’aide de l’Etat.
Au total, vous avez fait sorti combien de ‘’33 tours’’ ?
J’ai fait sortir trois 33 tours et une douzaine de cassettes. Mon dernier album est sorti en 2007. Depuis dix ans, je n’ai plus sorti d’album parce qu’aujourd’hui, les conditions sont devenues plus dures pour les artistes. Le coût de production, la piraterie, la mévente et autres. Moi, j’ai l’habitude de travailler avec des producteurs. C’est en 2010 que j’ai fini par chercher quelqu’un qui a commencé à m’aider. J’ai un album maintenant qui est au frigo, il me reste la finition. Si j’avais eu les moyens, j’aurais déjà fini ce dernier album...
Ce serait une histoire que je vais laisser aux générations futures. Moi, je n’ai pas perdu espoir. Je ne vis que de la musique. Je n’ai aucune autre activité que je fais. Mais avant j’étais maître électricien bâtiment, et j’ai libéré au moins cinq apprentis dans ma vie. Personne ne m’appelle plus pour ce travail que j’ai appris. Mais ils viennent beaucoup me chercher pour la musique. Je n’ai jamais appris la musique quelque part. J’ai seulement évolué parmi les grands de la musique. Mais personne d’entre eux ne m’a personnellement appris quelque chose. La musique, je dirai que c’est Dieu qui m’en a donné le don. Je compose mes musiques en fonction de mes inspirations, je ne copie jamais la musique de quelqu’un.
Quels sont vos rythmes de prédilection ?
J’ai pratiqué les rythmes Kpalongo, Mambo, Djibiton, Bolodjo, Mindévovi Magnokpan, Achikpo, Ogbon, Gangan… Tous ces rythmes sont mes créations. Je ne fais que changer les sons avec mes doigts. Parfois, c’est un mélange de plusieurs rythmes pour permettre à chacun de se retrouver dans son rythme. Mon groupe musical existe encore aujourd’hui. Si quelqu’un me sollicite maintenant, dans deux heures de temps je serai chez lui. J’ai des enfants qui commencent à jouer de la musique. En Afrique ou au Bénin, on naît avec la musique, ce sont les Occidentaux qui enseignent la musique. J’ai onze enfants (deux filles et neuf garçons) dont cinq s’essayent à la musique. Tous font de la musique traditionnelle, parce que c’est ce que moi, j’adore.
Comment se fait-il qu’après une si longue carrière, vous vous plaignez toujours de moyens et de défaut de soutien ?
On se connaît au Bénin. Ce que je peux dire, c’est qu’il y a trop de complications dans ce pays. Nous ne nous aimons pas. Je préfère ne pas répondre à cette question. Mais tout se paye ici bas, dit-on. En 2006, j’avais été le meilleur pour une compétition, mais je n’ai pas eu le prix. Si des choses comme ça se passent avec toi, comment peux-tu t’en sortir ?
Votre carrière vous a-t-elle permis de faire des réalisations ?
Oui, je ne peux pas mentir. J’ai réalisé des choses grâce à la musique. C’est grâce à la musique que j’ai pu orienter mes frères dans des métiers, et ils ont fondé leurs familles avec les fruits de ma musique. Par rapport à ma carrière, j’ai beaucoup de regrets. Si je continue de jouer, c’est toujours pour bénéficier des choses. Si j’avais eu de l’aide au cours de ma carrière, je ne serais plus à cette étape. Je n’ai pas beaucoup de collaborations avec les autres artistes, car comme je vous l’ai dit, c’est un monde compliqué. Je fuis les regroupements des artistes pour éviter les problèmes. Pourtant, j’ai enseigné la musique traditionnelle Kpalongo à beaucoup de gens. Ceux-là me respectent aujourd’hui, et cela me suffit. Ils continuent de venir demander des conseils pour évoluer et je continue de me montrer disponible pour les servir. (…).
Témoignage
« Je n’ai pas pour habitude de mettre ma plume au service des témoignages après le décès des artistes pour ne pas donner l’impression de participer à l’hypocrisie collective qui consiste à célébrer les hommes d’art une fois qu’ils ont franchi la rive de l’éternité. Mais je ressens comme un devoir de partager ici mon dernier échange avec Michel Akodjènou alias Amikpon. Je ne cache pas mon admiration pour sa musique, depuis des années, ayant passé deux années scolaires dans un collège dont la clôture jouxtait son domicile. Il était à l’époque bien célèbre dans Porto-Novo et environs. Mais après, comme bien des artistes, le nom Amikpon s’est éteint. Des évènements de la vie, douloureux sont aussi passés par là.
Mais ma rencontre avec lui en cet après-midi était plus que surprise pour l’homme. Il n’en revenait. C’était à la limite un rêve pour lui de constater qu’un journaliste se déplace de Cotonou vers lui, dans ce bicoque où il me reçut. Les échanges furent cordiaux et ce ne fut pas si aisé pour lui de nous trouver une place, mon conducteur et moi. Les mûrs de la pièce sont occupés en grande partie par des feuilles, des bouteilles d’alcool, de la poudre et bien d’autres choses qui prouvent que l’artiste ne fait pas que de la musique traditionnelle, mais qu’il avait aussi un pied dans la tradition. Deux de ses « amis » étaient là. Il les avait expressément fait venir pour assister à cet entretien qui, pour lui, paraissait surréaliste. Avant de mettre sa tenue locale pour les échanges, quinze bonnes minutes de « préparation » au cours desquelles toute la pièce était envahie de fumée, laissant deviner toute la préparation qui se déroulait dans la chambre. Qu’importe ! Nous attendions nous autres notre « star », les narines bouchées.
Il finira par sortir de la pièce, avec une grosse bouteille de décoction et des verres. Mais notre refus catégorique de partager la boisson l’avait quelque peu déçu. « Mettez-vous à l’aise et ne craignez rien. Je ne tue pas », nous lance-t-il, riant aux éclats. Finalement, il insiste pour nous offrir des boissons gazeuses.
Mais c’est surtout l’entretien avec lui qui vaut ce témoignage. J’ai rencontré un homme passionné, convaincu d’avoir apporté quelque chose à la musique de son pays. Mais en retour, il n’en réclame le moindre laurier. Il est heureux, dit-il, et fier aussi d’avoir fait ce qu’il a pu. Mais Amikpon était aussi un homme déçu. Il l’a, maintes fois, exprimé au cours de l’entretien qui dura environ 90 minutes. Il évoque sa carrière les larmes aux yeux. Quand il évoque le défaut d’aide qui ne lui a pas permis de concrétiser ses rêves artistiques, il était inconsolable. Cinq bonnes minutes de sanglots difficilement contenus. Pour lui, tout aurait été si différent si seulement il avait eu un coup de main.
Les coups bas, il les évoque aussi.
Il s’en remettait à la providence, laissant leur sort à Dieu. Lui, par contre, était convaincu d’avoir rempli sa mission, son cahier des charges.
Du reste, il semblait s’en moquer mais demeurait convaincu qu’il ressusciterait, avec sa musique. Il promettait une sorte de « Amikpon nouvelle version ». Un nouveau rythme devrait même servir de charpente à cette résurrection. Il nous en donnera la primeur, les yeux hagards, concentré sur le petit tam-tam sous les aisselles qu’il battait avec passion, force, vigueur et surtout conviction. Ce sera sa dernière note pour nous. Et plus jamais, je ne le reverrai vivant. Il est parti, mais sa musique me reste, vous reste et nous reste.
Que dorme en paix le roi du Kpalongo ! ».
Culture 07 mai 2018

La Cour constitutionnelle installera, ce mardi 8 mai, les nouveaux membres du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos/Lépi). Il s’agit des députés Gildas Agonkan, Janvier Yahouédéhou, Sabaï Katè, Corneille Padonou et Valère Tchobo désignés le jeudi 19 avril dernier par la Majorité parlementaire et de Basile Ahossi, Guy Mitokpè, Dafia Abiba et Justin Adjovi choisis par le camp de la Minorité parlementaire, c’est-à-dire de l’Opposition.
Les représentants de l’Assemblée nationale seront complétés par le directeur général de l’Institut national de la statistique et de l’analyse économique (Insae) et le directeur du service national en charge de l’Etat civil.
Les onze nouveaux membres du Cos/Lépi sont attendus demain à la Cour constitutionnelle. Ils vont prêter le serment prévu à cet effet. Le serment de chacun d’eux sera reçu par la Cour constitutionnelle réunie en audience solennelle. Ils seront ensuite renvoyés à l’exercice de leurs fonctions. Aussitôt installés, ils devront se réunir pour élire leur bureau, conformément aux dispositions de l’article 221 de la loi n°2013-06 portant Code électoral en République du Bénin. Ce bureau est composé d’un président, d’un vice-président et d’un rapporteur. Ils sont élus par leurs pairs. La loi a clairement encadré l’élection aux postes de président et de vice-président qui ne doivent pas être occupés par des membres provenant de la même sensibilité politique. En d’autres termes, si le président du Cos/Lépi est du camp présidentiel, le vice-président est d’office de l’Opposition, et vice versa. C’est dire que la mandature du Cos/Lépi sera sous les feux de la rampe dès demain avec comme mission principale de procéder à la mise à jour du fichier électoral. Le mandat devrait courir jusqu’au 30 juin prochain. La loi électorale a prévu l’installation d’une autre mandature du Cos-Lépi à partir du 1er juillet prochain pour s’achever le 31 janvier 2019.
En réalité, la mandature qui démarre demain devrait être mise en place depuis le 1er juillet 2018 pour achever ses travaux le 31 janvier dernier. Mais ses membres n’ont pas été désignés dans la période légale par
l’Assemblée nationale. Il aura fallu que la Cour constitutionnelle, saisie par des citoyens, tape du poing sur la table à travers deux décisions dont surtout celle Dcc 17-262 du 12 décembre 2017. Cette dernière enjoint à l’Assemblée nationale de désigner ses neuf représentants au sein de l’organe d’actualisation de la Lépi au plus tard le 21 décembre 2017. Après moult tergiversations sur fond de calculs politiques et politiciens, l’Assemblée nationale n’a fini par s’exécuter seulement que le 19 avril dernier. Ce retard anormalement long ne manquera pas d’impacter négativement le mandat des nouveaux membres du Cos/Lépi qui ne disposeront que techniquement de quelque sept semaines au lieu d’une période de six mois prévue pour leurs travaux.
Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé/Plateau
Actualités 07 mai 2018

Initialement prévue pour se tenir du 3 au 10 mai au Golden Tulipe Hôtel de Cotonou et reportée par la suite pour changement de lieu, la grande exposition photographique sur la présidentielle au Bénin se tiendra finalement à partir du jeudi 10 mai prochain. ‘’Arrêt sur Images, une campagne présidentielle au Bénin’’, comme l’a confirmé son auteur, Erick Christian Ahounou, prend ses quartiers à l’hôtel Azalaï de Cotonou. A travers cette exposition dont le vernissage a lieu le jeudi 10 mai prochain, ce témoin privilégié du temps immortalise les grands faits ayant marqué les élections présidentielles dans son pays. De son objectif il a capté les temps forts de ces joutes électorales en vivant les périples et odyssées des différents candidats.
Allure de gentleman, Erick Christian Ahounou ne passe pas inaperçu. Imposant par sa taille il l’est également par son vécu. Presque trente ans qu’il s’est décidé à nourrir le regard de ses contemporains par le biais de sa passion. Promoteur d’une agence qui dédie l’essentiel de ses activités à la photographie de presse, l’homme s’est tôt lancé dans ce qui reste, à ses yeux, une passion et s’illustre comme un modèle pour ses pairs à la peine face aux effets du numérique. Établi depuis peu à Dakar où il exerce en qualité de free-lance, il s’est donné pour challenge de s’imposer dans une sphère où la concurrence est aussi rude. Si hier dans son pays, il n’éprouvait aucune gêne à vendre ses photos, la quête permanente de la qualité constitue un autre défi à relever pour exister et tirer son épingle du jeu au pays de la Téranga, véritable giron de la presse internationale. A 54 ans et père de deux enfants, l’irréductible chasseur d’images deux fois lauréat de Fujifilm African Press Photo Awards dans deux différentes catégories se plaît à donner une haute image de sa profession. Se forgeant une sacrée réputation et un respect sans pareil. Corrélativement à son métier de photojournaliste, Erick-Christian Sèdo Ahounou s’est orienté vers la photographie d’art marquant au passage son parcours par des œuvres hors-norme, suscitant émoi tant son audace bouscule une société plutôt puritaine. Son immersion dans l’univers du nu notamment l’immortalisation de ces callipyges et formes de nymphes vient couronner un travail dont la qualité ne laisse nul indifférent. Des photos en noir et blanc toutes brillantes d’éclat et assez expressives retiennent l’attention des amateurs et titillent l’orgueil des professionnels habitués au train-train. Presqu’un précurseur du nu dans son pays, il se fait son monde, s’attirant la sympathie des dames. Ces dernières n’hésitent plus aujourd’hui à poser devant sa caméra. Les habitudes semblent voler en éclats et même des hommes se plaisent à autoriser leurs compagnes pour des séances de shooting dont le dessein est de magnifier la beauté féminine et de briser le tabou autour de la nudité. L’exposition ‘’L’érotisme du regard’’ qui couronne cette démarche bat tous les records de visite aussi bien au Bénin, aux Pays-Bas, en France, en Finlande qu’en Allemagne. Observateur averti il jette également son dévolu sur des scènes de la vie. Des scarifications et tatouages au Bénin en passant par la vie des conducteurs de taxi-moto (zémidjan), il porte son regard sur son pays.
Culture 05 mai 2018

L’Union nationale des magistrats du Bénin (UNAMAB), suite à l’interprétation faite des dispositions du code de procédure pénale par Me Joseph Djogbénou, garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation, par rapport à l'exécution de mandat d'arrêt décerné contre l'honorable Atao Mouhamed, s’est réunie en Assemblée générale extraordinaire ce vendredi 4 mai.
Après analyse des propos tenus par ce dernier sur ‘’Frissons Radio’’ en marge de la présentation du compte rendu du Conseil des ministres du mercredi 2 mai 2018 et mettant en cause l'attitude du juge d’instruction et du juge des libertés et de la détention, l’Assemblée générale constate que ses déclarations constituent non seulement une interprétation inexacte des dispositions du code de procédure pénale mais également une atteinte grave à l'office du juge et à l'indépendance de la justice. Elle fustige avec gravité, par conséquent, cette immixtion flagrante de l'Exécutif dans la conduite de certaines affaires en cours.
« Cette attitude du Garde des Sceaux, dont le chef est le Président de la République, garant au demeurant de l'indépendance de la Justice et Président du Conseil Supérieur de la Magistrature, vise à intimider voire terroriser les magistrats et partant caporaliser le pouvoir judiciaire », relève-t-on dans le communiqué sanctionnant cette assemblée générale extraordinaire et signé de Marc Robert Dadaglo, président du bureau exécutif de l’UNAMAB.
Aussi tient-elle à rappeler au gouvernement notamment au ministre de la Justice, le principe constitutionnel de la séparation des pouvoirs qui constitue le socle de l'État de droit et de la démocratie. « Il n'est pas des prérogatives de l'exécutif de juger encore moins livrer aux gémonies les actes des acteurs judiciaires », clarifie-t-on à travers ce communiqué rendu public.
Politique 05 mai 2018

La poissonnerie Oluwa Tobi sise au carrefour Cinquantenaire à Porto-Novo a été la cible des malfrats ce vendredi 4 mai. Profitant de la pluie qui s’est abattue sur la ville aux environs de deux heures du matin de cette journée, des gangsters au nombre de trois, selon les recoupements, ont réussi à s’introduire par effraction dans la chambre de la patronne des lieux située au premier étage de la poissonnerie installée au rez-de-chaussée. Ils ont défoncé les portes de la chambre et ligoté la dame bandant sa bouche et liant ses pieds et mains.
Les malfrats ont exercé aussi la même violence sur sa fille qui partageait la même chambre avec elle. Ils ont par la suite menacé les deux, avec une arme au poing, leur demandant de leur donner les fonds qu’elles ont sur elles. Maîtrisée et n’ayant plus le choix, la patronne a fini par leur indiquer là où se trouve l’argent pour avoir certainement la vie sauve. Les malfrats ont emporté un montant de trente-cinq millions qui n’est rien d’autre que les recettes de la veille. Mais tout n’a pas tourné rond pour ces gangsters au cours de l’opération. Deux ont réussi à s’enfuir mais le troisième a raté sa fuite. Il est tombé dans un atelier de soudure jouxtant la poissonnerie. Il avait emprunté dans sa fuite le toit de l’atelier pour s’échapper quand subitement la toiture faite en feuilles de tôle s’est effondrée au sol. Il s’est vu renversé au sol et s’est retrouvé grièvement blessé notamment au visage par des ferrailles déposées pêle-mêle dans l’atelier. Comme si c’était un vendredi noir pour lui, il a été bloqué dans sa fuite. Le portail de l’atelier était hermétiquement fermé et il ne pouvait plus poursuivre sa course. Il a été obligé de se cacher sous des ferrailles de l’atelier. Mais il sera débusqué de sa cachette par les apprentis qui balayaient la maison tôt ce matin. Il sera arrêté avec un pistolet retrouvé loin de lui dans l’atelier. L’arme serait certainement tombée des mains de ses deux autres acolytes fuyards. Outre le pistolet, il a été retrouvé sur les lieux, le sac contenant les fonds mais vide. C’est seulement le portable de la dame qu’ils ont laissé dans le sac de couleur noire. Un indice par lequel il sera su qu’il faisait partie de la bande ayant opéré dans la poissonnerie. La patronne ainsi que sa fille n’ont été détachées par la suite que quatre heures de temps après. Le malheureux malfrat sera confié aux éléments de la Police républicaine alertés par la population. Passé à l’interrogatoire, il n’a pas hésité à cracher le morceau. Il a clairement déclaré que c’est un agent de la poissonnerie qui a filé au réseau l’information selon laquelle les recettes de la veille n’ont pas été versées à la banque. Il serait allé plus loin en donnant aux malfrats le plan de la maison et la chambre où habitait sa patronne qui détenait les fonds. Cet agent dangereux sera aussi arrêté par la Police. Il est venu ce matin d’ordinaire au service comme s’il n’était au courant de rien. Mais il a été cueilli par la Police qui l’a embarqué aussitôt, après un retour sur les lieux du crime avec le malfrat arrêté, en direction du commissariat de Police de Ouando en charge du dossier. Les deux malfrats sont actuellement aux violons et ne tarderont pas certainement à livrer les noms des deux autres membres du réseau actuellement en cavale et activement recherchés par la Police.
Société 04 mai 2018

La Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) et l’Unicef ont organisé ce jour, vendredi 4 mai à Bohicon un atelier de renforcement des capacités des professionnels des médias sur le contenu du guide des médias pour la protection de l’enfance et de l’adolescence au Bénin.
Une vingtaine de professionnels des médias ont pris part à cette rencontre d’une journée pour échanger sur les questions essentielles touchant à la protection de l’enfance dans un environnement fait aujourd’hui de plus en plus d’images violentes ou obscènes portant atteinte gravement à l’équilibre de l’enfant.
Cette formation est assurée par les journalistes Georges Amlon et Fernand Nouwligbeto et vise essentiellement, selon Assanatou Ba Orou, directrice de la formation et de la documentation à la Haac, à « permettre aux professionnels des médias de s’approprier effectivement le contenu du guide des médias relatif à la protection de l’enfance et de l’adolescence au Bénin ».
Reine David-Gnahoui de l’Unicef Bénin s’est également réjoui de la participation effective des hommes des médias à cette formation de Bohicon qui s’inscrit dans le cadre de la protection du droit des enfants à travers le traitement et la diffusion des images de façon à ne surtout pas heurter la sensibilité de ces jeunes âmes qui constituent l’avenir du pays.
Par Valentin SOVIDE, AR/Zou-Collines
Société 04 mai 2018

Le président de la Fédération béninoise d’Athlétisme, pour permettre aux différentes ligues de mieux fonctionner et aux athlètes de travailler dans de bonnes conditions afin de donner de bons résultats, a décidé d’offrir du matériel et apporter des appuis financiers.
Mercredi 2 mai dernier, le président de la Ligue régionale Atlantique-Littoral, Alfred
Gnanguènon, a reçu des mains du président de la Fédération béninoise d’athlétisme, Viérin Dègon, un important lot d’équipements constitués de culottes, de tee-shirt, de chaussures et un chèque d’un montant de 930 000 F Cfa.
En remettant ce lot, Viérin Dègon rappelle que cette subvention permettra aux athlètes de travailler à obtenir de meilleurs résultats afin de se hisser au rang des grandes nations de la sous-région, de l’Afrique et sur le plan mondial.
Dans le cadre du Programme fédéral de préparation et d’assistance aux athlètes, des enveloppes ont également été prévues. Vingt-sept athlètes sélectionnés par la Fédération béninoise d’athlétisme bénéficieront d’une aide sur trois pour la préparation aux jeux de la solidarité qui auront lieu à Cotonou en juin prochain.
250 000 francs sont prévus pour les locaux. Pour les athlètes béninois à l’étranger, trois d’entre eux ont reçus des aides. Elles se répartissent comme suit : Souliath Saka, 100 000 F; Roméo N’tcha, 100 000 F ; Jérémie Awounou, 50 000 F Cfa.
Sports 04 mai 2018
Quotidien- une photo illustrant l'état dans lequel étaient les classes avant que Mtn ne vole au secours du Ceg Sèhoun[/caption]C’est en présence de parents, d’enseignants et d’autorités politico-administratives que la Fondation Mtn Bénin a procédé, ce jeudi 3 mai, à la remise officielle d’un module de trois classes réfectionné dans le collège d’enseignement général de Sèhoun situé à une vingtaine de kilomètres d’Abomey centre.
C’est la joie dans les rangs des parents d’élèves, des enseignants, des élèves de Sèhoun dans la commune d’Abomey ! Ce jeudi 3 mai, les usagers du collège d’enseignement général (Ceg) de la localité ont réceptionné le bâtiment réceptionné, par la Fondation Mtn Bénin, à savoir un module de trois classes plus bureau, seul bâtiment en matériaux définitifs de l’établissement. Le bâtiment avait été totalement décoiffé suite à une grande tornade qui a touché la localité le 7 février dernier.
C’est en présence du directeur du collège, Kenneth Kessouho ; du préfet du Zou, Firmin Kouton ; du directeur département de l’Enseignement secondaire, Dieudonné Gambiala ; du manager régional de Mtn, Franck Yabi, et des élèves, que s’est déroulée hier la cérémonie de remise du bâtiment réfectionné pour un coût total de plus d’un million de francs Cfa.
La réhabilitation de ce module de classes en un temps record est la preuve que la Fondation Mtn Bénin ne manque aucune occasion pour montrer que ce réseau est une entreprise citoyenne, sociale et humaniste, saluent les bénéficiaires. Ce geste de Mtn Bénin est bien la réponse aux nombreux cris de cœur et de détresse lancés par les diverses autorités au lendemain de ce désastre. Un geste qui vise à encourager l’éducation des enfants mais aussi et surtout à aider ses enfants qui se sont retrouvés subitement un beau matin sans aucun abri pour étudier, suite à une catastrophe naturelle.
Pour Kenneth Kessouho, directeur du Ceg Sèhoun, cette réfection vient effacer la grande tristesse et la désolation provoquées le 7 février dernier lors du passage de la tornade qui a tout décoiffé. « En ces moments de difficultés, le découragement se lisait sur le visage de tous les usagers du collège, qu’ils soient enseignants, parents ou élèves qui se demandaient où les apprenants allaient rester pour travailler », se rappelle le directeur qui salue « cette aide combien salvatrice de la Fondation Mtn Bénin au profit de Sèhoun ». Il sera suivi du directeur départemental, Dieudonné Gambiala, originaire de la localité, qui a reconnu être doublement en joie ; d’abord en tant qu’autorité puis natif de la localité. Après avoir rappelé les premiers jours du drame survenu le 7 février 2018, il dit toute sa reconnaissance aux responsables de Mtn Bénin qui vient de donner une main secourable à cet établissement qui n’avait déjà pas grand-chose en matière d’infrastructures. Il indiquera par la suite qu’avec cette réhabilitation, les apprenants de cet établissement de Sèhoun se sentiront à nouveau en sécurité face aux intempéries ravageuses. Il en a aussi profité pour inviter d’autres bonnes volontés à emboîter le pas à la Fondation Mtn-Bénin pour achever un autre module de classes en chantier.
A son tour, le porte-parole des bénéficiaires, Gloria Amayo, s’est confondue en remerciements à l’endroit des responsables de la Fondation Mtn qui vient de redonner un toit à leurs classes. Au nom de ses camarades, elle promet un meilleur résultat pour les examens de fin d’année afin d’encourager le donateur Mtn Bénin à revenir les aider à finir d’autres chantiers en cours dans le collège.
Après avoir pris bonne note des nouvelles doléances, Franck Yabi, manager Mtn pour la région, il a dit la fierté de la Fondation Mtn Bénin d’avoir contribué à la réhabilitation de cette infrastructure dans le collège de Sèhoun. Selon lui, La Fondation Mtn considère que le cadre scolaire demeure un milieu favorable à l’éclosion intellectuelle, à la formation des cadres compétents de demain pour le développement constant et convenable de tout le pays. Ce faisant, la Fondation Mtn, à travers cette réfection de la toiture du collège, réaffirme son engagement pour le défi de l’éducation et son ardent désir de voir améliorée de façon qualitative, l’éducation au Bénin.
A cette occasion, le préfet du Zou, Firmin Kouton, a aussi dit sa gratitude au donateur Mtn Bénin et en a profité pour solliciter toutes autres bonnes volontés, à emboîter le pas à la Fondation Mtn. Pour ce fait, il a évoqué la plus grande difficulté de l’administration qui dispose de « maigres moyens alors que les problèmes sont élastiques ». C’est bien heureux, fait-il observer, que Mtn
Bénin perçoive aussi l’importance de l’accès à l’école des enfants du Bénin en venant en appui à travers ces gestes de générosité salvatrice.
Cette cérémonie de remise a pris fin par la visite des autorités présentes du bâtiment nouvellement coiffé.
Quotidien- L'artiste expliquant le sens de sa démarche à la ministre des Affaires sociales et au préfet de l'Atacora[/caption]Célébrer la femme autrement que par les manifestations festives traditionnellement organisées à son intention. Tel est l’objectif de l’exposition initiée par l’artiste plasticien Ibraïma Batia dans la ville de Natitingou à l’occasion de la Journée internationale de la femme et dont les activités se poursuivent dans son atelier ouvert au public.
Dans son atelier situé en plein cœur de la Cité des Nanto, Ibraïma Batia se plaît à jouer au maître des lieux, guidant tous ceux qui viennent à lui. En cet après-midi de samedi, l’espace manque de place pour contenir les curieux qui n’ont pu prendre le
rendez-vous de l’esplanade de la mairie pour visiter l’exposition « La femme africaine : la clé de l’Afrique », une initiative dédiée à la promotion de la femme et surtout de la fille et à la lutte contre les changements climatiques. Visage cerclé de verres, le sourire à fleur de peau, l’artiste plasticien le plus en vue dans l’Atacora se montre bien altruiste à l’égard de la gent féminine par le nombre de tableaux à elle consacré à l’occasion. De la mère au foyer à la femme battante en passant par les handicaps à son évolution et son rôle important dans la société, l’artiste peint les multifacettes de la femme. Cela à travers une diversité de tons et d’expressions inspirés de la peinture acrylique et d’objets de récupération à savoir, des plumes et peaux d’animaux ainsi que de pigments naturels, les pagnes tissés. « J’ai voulu rendre autrement hommage à la femme en sensibilisant les décideurs sur sa condition sociale à travers le canal que constitue l’art », confie-t-il, au milieu du reste de ses œuvres exposées à la mairie et au musée d’art de la ville.
Plus qu’une exhibition, l’initiative est aussi une exhortation aux jeunes générations qui peinent à prendre le pli de celles qui ont été leurs mères et considérées dans leur milieu comme de véritables modèles à suivre. Connues pour leur abnégation et leur esprit entrepreneurial, les femmes contribuent de par leurs activités à la croissance économique et cet atout n’a point été occulté par l’artiste dans ses tableaux.
« On pense que c’est l’homme qui a le pouvoir de tout faire. C’est leur marginalisation en premier lieu et l’ignorance de certains de leurs pouvoirs utiles à la société qui nous conduisent parfois dans le décor. Pourquoi ne pas exploiter leur potentiel pour le développement de nos communautés ? » s’interroge Ibraïma Batia.
« La femme épanouie dans son foyer est prête à se sacrifier pour sauver sa famille ainsi que son couple. Mais quand il y a discorde et un manque de respect à son endroit, elle devient une menace pour son homme et gare à ce dernier si elle décide de nuire à ses intérêts. Quelle que soit la personnalité de l’homme et sa maturité, il ne peut lui résister », assure-t-il.
Si pour le plasticien, la femme a le pouvoir de faire et de défaire son environnement, il n’en demeure pas moins qu’elle constitue un poids non négligeable dans la lutte contre les changements climatiques. Première consommatrice de bois de chauffe qu’elle utilise pour la cuisine, la femme, à son avis, pourrait contribuer à préserver la nature en mettant fin à la déforestation. Son rôle dans la sauvegarde de l’écosystème reste par ailleurs un centre d’intérêt pour Ibraïma Batia. « Elle peut apporter une pierre à l’édifice en ce qui concerne les nouvelles méthodes d’adaptation aux effets des changements climatiques », indique-t-il.