La Nation Bénin...
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Recueillir de nouvelles contributions techniques pour la finalisation du document[/caption]Le Bénin dispose désormais d’un Plan national de développement (Pnd) pour la période 2016-2025. Ce plan qui a reçu un accompagnement des partenaires techniques et financiers notamment du Pnud, de la Giz, de l’Unicef et la Communauté économique pour l’Afrique (Cea), a été validé, ce jeudi 3 mai à Cotonou, au cours d’un atelier qui a regroupé les acteurs venus des différentes couches de la société béninoise.
Lancé en avril 2017, le Plan national de développement du Bénin, pour la période 2016-2025, est devenu une réalité. Il a été validé hier au cours d’un atelier tenu à Cotonou. A la cérémonie d’ouverture des travaux de l’atelier de validation hier, le directeur général des Politiques de développement, Magloire Aguessy, a souligné que ce document est un outil qui manquait à la planification au Bénin. Et avant qu’il ne soit validé, ce document a connu des améliorations de la part des différentes couches de la société, se réjouit-il.
Fière de la validation de ce document, la représentante du représentant résident du Programme des Nations unies pour le développement, Ginette Camara Mondongou, a souligné que le Pnd s’inscrit dans le cadre de la feuille de route du gouvernement dans son programme d’action 2016-2021. Par ce Pnd, le gouvernement, souligne-t-elle, a affiché son ambition pour les cinq années à venir. Selon elle, le Programme d’action du gouvernement (Pag) et le Pnd sont appelés à actionner l’agenda des Objectifs du développement durable (Odd).
Ginette Camara Mondongou estime que le Pnd reprend les objectifs du Pag et est allé plus loin. Et la vision 2025 prévoit une croissance à deux chiffres.
L’atelier d’hier visait donc à procéder à la validation du document. De manière précise, il s’est agi d’apprécier le niveau de prise en compte des différentes observations formulées au cours des ateliers ; de recueillir de nouvelles contributions techniques pour la finalisation du document ; puis de disposer d’un document Pnd amélioré.
En lançant hier les travaux de l’atelier, le secrétaire général du ministère d’Etat, chargé du Plan et du Développement, Zacharie Tassou, qui a représenté le ministre d’Etat, a rappelé que dans le cadre des réformes engagées depuis le 6 avril 2016, le gouvernement a affiché sa volonté de corriger les insuffisances du système national de planification. C’est ainsi qu’il a adopté une feuille de route pour l’élaboration des documents de planification au Bénin.
Repères
Cette feuille de route a prévu, explique-t-il, outre l’élaboration du Programme d’action du gouvernement (Pag) 2016-2021 en cours de mise en œuvre, l’élaboration du Plan nnational de développement (Pnd) 2016-2025.
Le Pnd, selon Zacharie Tassou, est le premier niveau de déclinaison de la vision Bénin 2025 Alafia élaborée en 2000 conformément au système de planification retenu par le Bénin lors des journées nationales de réflexion sur la planification du développement organisées les 5 et 6 décembre 1991 et adopté en Conseil des ministres en 1992. Le Pnd vise, ajoute-t-il, à préciser les repères stratégiques devant guider l’action de développement pour les dix (10) années qui nous séparent de 2025, échéance retenue pour l’atteinte de la vision.
En effet, le projet du Pnd 2016-2025 est organisé autour de quatre thématiques majeures à savoir : le capital humain et le bien-être des populations ; la productivité et la compétitivité de l’économie nationale ; l’environnement, les changements climatiques et le développement des territoires ; puis enfin ; la gouvernance. Il est structuré en quatre parties : le diagnostic stratégique du développement économique et social assorti des défis et enjeux de développement ; les objectifs et orientations stratégiques; le cadrage macroéconomique et social ; et le cadre de mise en œuvre et de suivi-évaluation.

Les professionnels des médias ont organisé, ce jeudi 3 mai, à la faveur de la Journée mondiale de la liberté de la presse, un colloque sur la gouvernance publique sous le régime actuel. Réunis à la Maison des médias Thomas Mègnassan, par l’association Élan médias, en partenariat avec les faîtières des associations professionnelles, notamment l'Upmb et le Cnpa-Bénin, les journalistes et autres assimilés ont porté un regard critique sur la contribution de la presse à la consolidation de la démocratie au Bénin.
« Regard des médias sur la gouvernance publique de ces 24 derniers mois ». C'est le thème qui a mobilisé journalistes et autres professionnels des médias, ce jeudi 3 mai à la Maison des médias Thomas Mègnassan à Cotonou. Au total, trois communications ont permis de lancer les discussions. Il s'agit de la thématique inaugurale « Pratique du journalisme d'investigation au Bénin : enjeux et défis », suivi de deux préoccupations relatives à la gouvernance publique et à la participation, au rôle des médias en question et regards sur la gouvernance locale à l'ère du régime de la Rupture.
Franck Kpochémè, président de l’Upmb, a rappelé que cette journée permet non seulement aux professionnels des médias, mais aussi aux gouvernants de célébrer les principes fondamentaux de la liberté de la presse, d’évaluer cette liberté à travers le monde, de défendre l’indépendance des médias et de rendre aussi hommage aux professionnels des médias morts, notamment ceux qui sont tombés dans le cadre de l’exercice de leur métier.
Pour lui, avant de dénoncer les tentatives d’atteintes à la liberté de la presse au Bénin, les journalistes doivent exercer la profession suivant les normes. Ne pas tomber dans les travers, ne pas suivre les activistes, les animateurs des réseaux sociaux qui se livrent à du journalisme facile. Il exhorte donc à rester, en toute circonstance, professionnel dans l’exercice du métier.
Fernand Nouwligbèto, qui a inauguré les communications, a soutenu que l'intérêt d'une investigation est triple. « C'est là qu'on parle des enjeux », explique-t-il. Le journaliste joue mieux son rôle d'investigateur; il informe bien et mieux, souligne-t-il. Aussi note-t-il que « Le journaliste joue bien son rôle de contributeur d'un État de droit ». Il précise que c'est par l'investigation que le journaliste joue son rôle d'éclaireur.
Fernand Nouwligbèto avertit qu'il y a des obstacles. Entre autres, le fonctionnement des rédactions qui n'offre pas l'opportunité pour défaut de moyens par exemple. Il met l’accent sur les obstacles relatifs à la source de l'information. On peut y arriver, selon le communicateur, puisqu'il faut miser sur la volonté personnelle. « Nous pouvons faire de l'investigation, nous allons faire de l'investigation », insiste-t-il.
La gouvernance publique
C'est à Gérard Guèdègbé d'aborder le second thème sur la gouvernance publique et la participation, le rôle des médias en question. Pour lui, le devoir du journaliste, c'est beaucoup plus d'être médiateur du peuple silencieux ou qui n'arrive pas à s’exprimer. « Nous devons porter la préoccupation de chaque Béninois individuellement », indique-t-il. C'est important, mais il se demande si l'environnement le permet. Il fait remarquer que la presse est une presse de combat. Le public aime recevoir selon Gérard Guèdègbè, « une information qui lui serve. Le contenu permet-il aux populations de se retrouver? Sinon, elles commencent par douter de l'information du journaliste ».
Une préoccupation que le communicateur a soulevée, et qui a suscité le débat, est la question de qui est proche le média ? Autrement la question est de savoir s’il est normal d’avoir des médias proches du pouvoir ou de l'opposition ? Sans hypocrisie, il soutient qu’il faut tenir compte de l’écosystème et reconnaître que cela est bien possible. Il insiste que cela reflète le principe de la démocratie. « Une majorité qui gouverne et une minorité qui critique. Lorsque vous le faites est-ce par amitié ? Si oui cela va biaiser les débats », avance-t-il. Et, il avance que le défi qui se pose est celui de la crédibilité. Que l'on soit de la mouvance ou de l'opposition, il faut fournir l’information crédible.
Pour lui, rien ne gêne que cinquante journaux "titrent" sur le gouvernement. Mais, il exige qu’il faille veiller à ce que le citoyen puisse se retrouver à travers les écrits. Gérard Guèdègbé précise que « L'indépendance des médias pose problème avec la manipulation des masses. «Les fausses nouvelles inondent les médias sociaux », fait-il comprendre. Il se demande le type de développement à promouvoir avec les fausses informations.

Une commémoration spéciale de la Journée mondiale de la liberté de la presse, ce jeudi 3 mai 2018. A l’initiative de l’Amicale des retraités de la presse écrite au Bénin et du quotidien La nouvelle Expression, une messe d’action de grâces a été dite au Codiam, à Cotonou, à l’intention des hommes et femmes des médias qui ont rendu l’âme.
Un moment commémoratif, mais aussi de souvenirs des grands noms de la presse béninoise, ce jeudi 3 mai, Journée mondiale de la liberté de la presse. L’Amicale des retraités de la presse écrite au Bénin (Arpeb) a marqué d’une pierre blanche cette vingt-cinquième édition dont le thème est « Média, justice et Etat de droit: les contrepoids du pouvoir ».
Au cours de l’Eucharistie en l’honneur des journalistes et assimilés décédés, le père célébrant, Magloire Acakpovi, a rappelé à l’assistance les exigences de la presse et la responsabilité du journaliste dans la société. Par coïncidence, ce 3 mai, l’Eglise catholique se souvient également de deux disciples de Jésus, Philipe et Jacques. L’apôtre Jacques est l’un des témoins de première heure de Jésus qui a vécu les faits dans leur réalité. Philipe, quant à lui dont le nom est d’origine grec que est caractérisé par le désir de vérité,la volonté d’aller au-delà de ce qu’il voit. D’où le lien que le prêtre établit entre l’Eglise catholique et les professionnels des médias : la recherche d’objectivité et d’informations vraies. C’est ce à quoi le père Magloire Acakpovi convie les professionnels des médias, qui sont avant tout des éducateurs de la société. Il en appelle à une prise de conscience et invite le journaliste à suivre sa conscience dans l’exercice de sa profession. Bien entendu que le jeune génération doit apprendre des anciens qui n’avaient pas de grands moyens, mais qui avaient le professionnalisme et le talent à revendre.
Les échanges se sont poursuivis après la messe autour de deux causeries-débat. L’une sur « 3 mai, des origines à nos jours », animée par Léon Brathier, ancien journaliste de La Nation et actuel rédacteur en chef du journal L’autre quotidien. La seconde porte sur la question de l’éthique et la déontologie présentée par Noël
Allagbada, ancien journaliste à Ehuzu devenu La Nation. «Les choses se sont littéralement délitées et il y a lieu de s’inquiéter», a alerté Noël Allagbada. Rapportant les propos du président de l’Observatoire pour la déontologie et l’éthique dans les médias (Odem) Guy Ehoumi, il a souligné que l’heure est grave. « Le dernier rapport du système d’intégrité sur le Bénin expose une perte de confiance du public sur la qualité des informations données par les journalistes. Mieux, le public constate plus d’informations payées, achetées et donc pas bonnes et moins professionnelles. Tout se passe comme si l’on banalise la corruption ». Il y a lieu de se conformer aux exigences du Code de déontologie, comme l’a rappelé M. Allagbada.
Remise de lot à EPP Agondozoun[/caption]L’Ong Autre Vie a doté l’Ecole primaire publique d’Agondozoun dans la commune
d’Akpro-Missérété ainsi que les organisations communautaires de base des équipements, matériels et kits de promotion de suivi de croissance des enfants pour un changement social et comportemental. Ce don s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet Apprendre, phase II, financé par WeWorld.
Des dispositifs modernes de lavage des mains, des kits de suivi de croissance notamment des pèse-poids, de périmètre brachial et de toise, des matériels de démonstration culinaire et de transformation des aliments à hauts éléments nutritifs, des bacs écolo à ordures pour l’hygiène et l’assainissement, des matériels d’hygiène et d’entretien des latrines et des outils de sensibilisation et de communication pour un changement social et comportemental... C’est le lot d’équipements que l’Ong Autre Vie avec l’appui financier de son partenaire WeWorld, ont offert à l’Ecole primaire publique d’Agondozoun dans la commune d’Akpro-Missérété.
D’un coût global de 6 millions F Cfa, ces matériels, kits et équipements visent à créer un environnement scolaire qui favorise l’accès à la santé, à une nutrition saine et diversifiée aux bénéficiaires. En d’autres termes, ce don qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet Apprendre II, vise non seulement à renforcer les mécanismes communautaires et scolaires de durabilité des interventions en matière de santé, d’hygiène et de la nutrition scolaire mais aussi à promouvoir les bonnes pratiques nutritionnelles à l’Epp Agondozoun à l’instar des neuf autres écoles, toutes des départements de l’Ouémé/Plateau.
« En décidant de doter les écoles et communautés de ces équipements, l’Ong Autre Vie avec l’appui technique et financier de WeWorld veut attaquer les causes structurelles de la malnutrition en milieu scolaire et donner une chance de succès et de performance scolaire à tous les écoliers des écoles primaires et publiques bénéficiaires des départements de l’Ouémé et du Plateau », précise le directeur exécutif de l’Ong Autre vie, Romuald Djivoessoun. Selon lui, cette remise vient renforcer plusieurs autres actions sociales menées par son organisation dont la campagne de déparasitage et de prévention sanitaire lancée le 20 mars dernier dans les écoles cibles du projet. Laquelle a touché près de 8000 écoliers et 6000 parents d’élèves désormais épargnés un tant soit peu des maladies, des infections et de la malnutrition. Romuald Djivoessoun espère qu’avec ce paquet d’initiatives les défis de maintien des enfants dans le système scolaire seront bientôt relevés et seront conjugués au passé les échecs scolaires renforcés par le taux élevé de la déperdition scolaire pour des raisons de santé et de l’alimentation dans les écoles cibles des départements de l’Ouémé et du Plateau. Un objectif qui tient à cœur à WeWorld, insiste Emilia Vavassori, représentant pays de l’Ong italienne. Le jeu en vaut la chandelle car, à l’en croire, après la famille, l’école est le lieu d’apprentissage le plus important pour les enfants. Et mieux, les bons rendements scolaires dépendent de l’état de santé des enfants. C’est pour cela que l’Ong a décidé d’intervenir dans les domaines de l’hygiène et de la nutrition en milieu scolaire. Une vision qui cadre bien avec celle du conseil communal d’Akpro-Missérété déclinée dans le Plan de développement de la commune, fait savoir le représentant du maire, Aristophane Ahounou. Il assure du soutien de la mairie pour l’atteinte des objectifs du projet Apprendre II. Les écoliers bénéficiaires du projet, par la voie de leur porte-parole, Merveil Dansou, se disent fiers de ce projet qui promeut la bonne nutrition en milieu scolaire, gage de la réussite scolaire et d’une bonne relève pour le développement du Bénin. Ils promettent de faire un bon usage des matériels, équipements et kits de suivi de croissance, d’hygiène et assainissement, de démonstration culinaire offerts.

Le Bénin s’est distingué de fort belle manière à la 13ème édition de la Biennale de l’art africain contemporain à Dakar en remportant «Le Grand Prix Léopold Sédar Senghor» à travers les talents d’une de ses filles, Laeïla Adjovi. Distinction de référence dans le domaine des arts visuels, ce prix hisse le Bénin sur la plus haute marche de ce rendez-vous des professionnels de l’art contemporain. Cette récompense qui lui a été remise par le président sénégalais Macky Sall en personne vient couronner une fois de plus le travail de cette plasticienne qui a grandi dans plusieurs pays du continent dont le Gabon et l’Afrique du Sud et outre-Atlantique en étudiant en France et puis vécu en Inde et en Nouvelle-Calédonie. Installé au Sénégal depuis peu, elle dit être venue à la photographie en autodidacte, par curiosité et y est restée par passion. « Reporter, photojournaliste, camera woman, plasticienne, c’est toujours entre deux supports que j’exerce mon métier, et l’Afrique de l’Ouest est mon terrain de jeu depuis 2010 », confie-t-elle à travers son autoportrait.
« Montrer, expliquer, échanger. Susciter l’émotion esthétique et le doute sur nos certitudes et nos modes de vie contemporains », tel est l’objet de sa démarche photographique.
« Adepte d’une photographie documentaire ou de reportage qui créerait du lien entre les couches sociales, entre les cultures et entre les mondes, elle développe aussi une approche artistique qui mêle peinture, dessin et manipulations en chambre noire ».

Tout est fin prêt pour le démarrage de la quinzième édition du Tour cycliste du Bénin qui aura lieu du 6 au 13 mai prochain. C’est ce qui ressort de la conférence de presse conjointement animée, lundi 30 avril dernier à Cotonou, par la Fédération béninoise de cyclisme, la Sobébra, principal sponsor du tour, et le promoteur du tour, Francis Ducreux.
La quinzième édition du Tour cycliste du Bénin démarre le 6 mai prochain et mettra aux prises dix équipes de cyclisme venues de plusieurs pays africains. Il s’agit des équipes du Togo, du Ghana, du Niger, du Nigeria, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, du Cameroun, du Congo et de la République démocratique du Congo, du Bénin, pays organisateur qui engage deux équipes dans la compétition. La distance totale de la course est de 621,7 km ; la distance totale de transbordement est de 991 km, soit un tour d’une distance totale de 1612,7 km.
Le président de la Fédération béninoise de cyclisme (Fébécy), Romuald Hazoumè, directeur général du Tour cycliste du Bénin, informe que l’édition de cette année va démarrer à Tanguiéta dans le département de l’Atacora pour montrer que le cyclisme est un sport à partager et pourrait aller du Nord au Sud.
Le cyclisme, selon Romuald Hazoumè, est un sport très cher, mais demeure le plus gratuit, car le spectateur ne paie rien pour regarder une course cycliste. Il lance un appel aux populations à faire massivement le déplacement pour soutenir les coureurs. Romulad Hazoumè se dit conscient de ce que le travail qu’il a entamé à la tête de la fédération est de longue haleine et ne pourra porter ses fruits que dans quelques années.
Aussi, soutient-il que le Tour cycliste du Bénin est l’occasion idéale pour faire la promotion de ce sport, et une opportunité pour montrer toute la compétitivité du cyclisme béninois en confrontant nos coureurs à leurs homologues des autres pays.
Le Tour cycliste du Bénin est un évènement important qui suscite l’intérêt des médias et des entreprises qui s’associent à la compétition autour de laquelle rassemblent les plus grands coureurs nationaux et internationaux. C’est un évènement devenu très remarquable dans la sous-région. Il constitue un moment de fête et de partage rendu possible grâce au partenariat entre la Fédération béninoise de cyclisme et la Société béninoise de brasserie (Sobébra).
Le directeur général de la Sobébra, Sébastien Yves Ménager, principal partenaire et soutien du cyclisme au Bénin, espère que les tours cyclistes du Bénin seront continuellement organisés. Il affirme que la Sobébra s’est engagée dans un partenariat avec la fédération pour faire du cyclisme un vecteur de développement au Bénin, et surtout parce qu’on sent la volonté de la Fébécy de développer et de populariser ce sport.
Sébastien Yves Ménager estime que le Tour cycliste du Bénin est une occasion de grande compétition entre cyclistes accomplis. Il invite le public à venir soutenir les équipes A et B que le Bénin a engagées dans cette compétition.
Le directeur de Sport Pub International, Francis Ducreux, promoteur du tour s’est dit heureux de voir s’organiser cet évènement doté du trophée Castel Beer, grâce à la Sobébra.
Maillots en jeu
Le promoteur du Tour Francis Ducreux a présenté les différents maillots mis en jeu pour cette édition. Il s’agit du maillot Jaune du classement général au temps. Le maillot « Posso-sport » du premier béninois ; le maillot Socar Bénin-Mitsubishi Motor de la combativité ; le maillot Canal+ du premier des Africains ; le maillot XXL Energy des sprints intermédiaires ; le maillot Ibis Hôtel du meilleur jaune ; le maillot Renault Sonaec de la plus grande remontée ; le maillot Best Western Plus de l’élégance ; le maillot Moov des premiers invités ; le maillot Puma Energy du combiné.
Il y a également plusieurs écharpes prévues pour ce tour. Il s’agit de l’écharpe Bénin Pétro du meilleur équipier béninois ; l’écharpe LG du fairplay ; l’écharpe Air France de la plus longue échappée béninoise ; l’écharpe Monsavon du meilleur jeune béninois ; l’écharpe Visuel communication du plus chanceux ; l’écharpe Scil Peintures et Prosign du plus ancien ; l’écharpe Sogea-Satom du malchanceux et l’écharpe Restaurant L’Oriental du meilleur équipier africain.
Le directeur des Sports d’élites, Bonaventure Coffi Codjia, représentant le ministre en charge des Sports à la conférence de presse, a félicité le président de la Fédération béninoise de cyclisme, Romuald Hazoumè, pour la qualité du travail abattu afin de donner davantage de visibilité à ce tour. Il remercie les sponsors du tour et souhaite voir leurs activités s’étendre sur les autres sports.
Les représentants des différents sponsors du tour dont le sport reste un des axes stratégiques ont réitéré leur engagement d’être toujours aux côtés de la Fédération béninoise de cyclisme pour le rayonnement de cette discipline.
Un des médecins du centre en train de présenter son service[/caption]Le délégué général de la Fondation Groupe Atlantique (FGA), Frank Faye, basé en Côte d’Ivoire, était l’hôte du directeur de l’Hôpital ophtalmologique Saint André de Tinré (Hosat), Paul Ayémonna, et des membres de son équipe, ce mercredi 2 mai à Boko, commune de N’Dali. Accompagné du directeur du Centre médical Don Orione de Ouagadougou, le père Ricardo Zagaria, il les a rassurés du soutien de sa structure, par rapport aux efforts qu’ils ne cessent de fournir, au regard des maigres moyens à leur disposition, pour soulager leurs patients.
La lunetterie de l’Hôpital ophtalmologique Sant André de Tinré (Hosat) que la Fondation Groupe Atlantique (FGA) a aidé à construire en 2016, manque d’équipements techniques modernes. Entre autres besoins, elle ne dispose pas de meuleuse semi-automatique, de pupillomètre, de rayonneuse, de centreur, de chaufferette, de testeur de verres progressifs, de testeur photochromique, de calibreuse, de frontofocomètre et bien d’autres appareils.
Réceptionnée le vendredi 20 janvier 2017, elle a commencé par donner ses prestations au public le lundi 23 janvier 2017, avec des équipements d’occasion dont l’achat a été financé par l’archevêché. De retour de Malanville, le délégué général de la fondation, Frank Faye, en compagnie du directeur du Centre médical Don Orione de Ouagadougou, le père Ricardo Zagaria, a pu se rendre compte de leur état de vétusté avancé, ce mercredi 2 mai. C’était à la faveur d’une visite guidée des différents services et autres infrastructures de l’hôpital. L’occasion lui a permis de voir dans quelles mesures, il faudra renforcer le partenariat qui lie sa fondation et l’Hosat.
Par rapport au fonctionnement de l’hôpital, Frank Faye n’a pas caché sa satisfaction. « J’ai été ravi de constater que la lunetterie est non seulement opérationnelle, mais en plein emploi », a-t-il fait remarquer. « En fonction des doléances exprimées, nous allons envisager les prochaines actions en ce qui concerne la suite à donner à notre partenariat. Pour ce qui est des équipements, nous tiendront à notre parole. On dit souvent, chose promise, chose due », a rassuré le délégué général.
« Lorsqu’un centre de santé est fréquenté par de nombreux patients, c’est parce qu’ils apprécient ses prestations et qu’il prodigue des soins de très bonnes qualité », a précisé à sa suite, le père Ricardo Zagaria. « Malgré l’état de ses équipements, le centre arrive à réaliser beaucoup de miracles », a-t-il poursuivi. « Je suis venu, pour voir comment nous pourrons collaborer, unir nos forces pour grandir ensemble, faire des échanges d’expériences et de personnels, dans le cadre d’un partenariat Sud-Sud », a expliqué le directeur du Centre médical Don Orione.
S’agissant de la mise en œuvre du deuxième volet du partenariat avec la fondation et qui consiste en l’acquisition des équipements techniques modernes pour la lunetterie, l’hôpital n’a plus à s’inquiéter. Elle lui permettra donc d’assurer davantage une meilleure couverture en soins de santé oculaire aux populations du Bénin et des pays voisins. Mieux, grâce au cadre de formation dont il disposera, elle lui offrira la possibilité de renforcer les capacités du personnel intervenant dans les centres d’ophtalmologie.
Avant d’introduire Frank Faye et le père Ricardo Zagaria à l’archidiocèse de Parakou, le professeur Paul Ayémonna a remercié la fondation pour sa disponibilité et son engagement à poursuivre le partenariat. Comme lui, Mgr Pascal N’Koué a aussi reconnu que la fondation apporte un appui important à l’hôpital de Tinré. Il a également apprécié la cantine scolaire dont le directeur du Centre médical Don Orione de Ouagadougou, le père Ricardo Zagaria, membre de la délégation, est en train de procéder à l’ouverture à Malanville. « C’est pour donner de l’espoir aux plus pauvres, que ces groupes travaillent. Et c’est l’Evangile. Partout où le bien peut se faire et qu’on peut aider les plus fragiles, c’est Jésus-Christ et la société qui sont contents. Ainsi, il y aura moins de coupeurs de route et on aura moins besoin des policiers et des gendarmes », s’est réjoui l’archevêque. Il a souhaité que ces activités caritatives puissent se multiplier.
En effet, c’est pour visiter les projets financés par sa fondation, que Frank Faye est actuellement au Bénin. Avant l’Hosat, il était à la Fondation Regard d’Amour, à Abomey-Calavi, dans un orphelinat à N’Dali pour des remises de dons, puis a procédé au lancement d’une cantine scolaire à Malanville. Une campagne de dépistage d’hypertension et du diabète a également été organisée au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou, samedi 28 avril dernier et a réuni plus de 800 patients.
Une flotte de Bénin Taxi[/caption]La flotte Bénin taxis couvrira sous peu dix autres villes du Bénin. Ainsi en a décidé le gouvernement au cours de son conclave hebdomadaire de ce mercredi 2 mai 2018.
« Le Conseil des ministres a autorisé la mise en œuvre de la deuxième phase du projet Bénin Taxis et l’extension de la flotte à d’autres villes du pays », a fait savoir au cours de son traditionnel point de presse de ce mercredi 2 mai à la présidence de la République, le Garde des Sceaux, Joseph Djogbénou. Les populations de Porto-Novo, Sèmè-Kpodji, Ouidah, Allada, Abomey-Calavi, Bohicon, Abomey, Parakou, Natitingou et Tanguiéta pourront donc d’ici là, solliciter les services de Bénin taxis à l’instar des habitants et visiteurs de Cotonou.
« Le bilan des six premiers mois d’activité est satisfaisant. Les principaux objectifs visés par la mise en place de cette flotte sont presque atteints. Le projet Bénin taxis a impulsé un changement dans les habitudes locales de consommation en matière de transport urbain et rehaussé le niveau de l’offre en la matière, en vue de contribuer à accroître l’attractivité touristique », poursuit le ministre, présentant le compte rendu du Conseil des ministres.
Dans le même temps, il a été constaté la non-couverture d’autres grandes villes « puisque la totalité de la flotte était initialement destinée à la ville de Cotonou et de ses environs ». Raison pour laquelle il est ainsi envisagé d’étendre cette flotte de taxis à d’autres localités du pays. Dans la réalité, fait savoir le ministre, la quête de rentabilité a poussé certains artisans à répondre à des sollicitations de clients hors de la zone géographique prédéfinie. Le besoin se fait donc sentir, pourrait-on dire et la mise en œuvre de cette décision du gouvernement vient sans aucun doute satisfaire les attentes des populations.
Ministre de l'Economie Numérique et de la Communication Aurelie Adam Soulé Zoumarou[/caption]A l’occasion de la célébration de la Journée mondiale de la liberté de la presse placée cette année sous le thème « Médias, justice et Etat de droit : les contre-poids du pouvoir », le ministre de l’Economie numérique et de la Communication se réjouit de que le Reporters Sans Frontières dans son dernier classement, n’ait pas étiqueté le Bénin comme un prédateur de la liberté de la presse. Elle salue les efforts des animateurs des médias et les exhorte à plus de professionnalisme, tout en rassurant de l’accès progressif aux sources publiques d’information dans toutes les administrations.
Aujourd’hui 3 mai 2018, le monde entier célèbre la 25e édition de la Journée mondiale de la Liberté de la Presse.
A l’occasion de cette importante journée initiée par l’Unesco et visant à protéger les médias contre les différentes formes de violences, je me fais l’heureux devoir de saluer avec beaucoup d’admiration les professionnels des médias de notre pays, en signe de reconnaissance de la qualité de leur contribution à la construction d’un Etat de droit au Bénin.
Par leur plume, leur micro et leur caméra, les hommes et les femmes qui exercent ce métier ne cessent de produire un travail qualitatif qui permet à notre démocratie de connaître des avancées notables.
La qualité de ce travail permet à notre pays d’être en phase avec le thème choisi par l’Unesco pour la célébration de l’édition 2018, à savoir « Médias, justice et Etat de droit : les contre-poids du pouvoir ». Ce thème qui met en cohérence les médias avec les contre-pouvoirs, vise surtout à mettre en relief les interactions de nécessité qui existent entre les médias, le pouvoir judiciaire et l’Etat de droit pour le développement durable à l’horizon 2030.
Des réflexions précises sont attendues par l’Unesco, à travers ce thème. Certaines méritent d’être mentionnées, à savoir :
- la liberté de la presse et l’accès à l’information ;
- l’appui du système judiciaire à un journalisme libre et sûr ;
- la liberté d’expression en ligne et l’autoréglementation.
Je me réjouis qu’à l’occasion du classement de Reporters Sans Frontières, notre pays, une fois encore, n’ait pas été étiqueté comme un prédateur de la liberté de la presse. En effet, le Bénin ne compte pas de journalistes tués, de journalistes emprisonnés et d’arrestations arbitraires de journalistes et aussi bien le gouvernement que les professionnels des médias sont invités à continuer les efforts.
Je félicite tous les acteurs, tous les partenaires techniques et financiers, tous ceux et toutes celles qui œuvrent inlassablement pour l’amélioration de la situation du journaliste béninois. Je remercie tout particulièrement la Haac pour ses initiatives sans cesse renouvelées visant à renforcer la protection de la liberté de la presse. Je félicite aussi l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb), le Conseil national du Patronat de la presse et de l’audiovisuel du Bénin (Cnpa-Bénin), l’Observatoire de la déontologie et de l’éthique dans les médias (Odem) qui font un travail profond pour renforcer l’assainissementde la corporation.
Quant au gouvernement et son chef, le président Patrice Talon, ils poursuivront les efforts déjà en cours pour le renforcement des conditions d’exercice du métier de journaliste. A cet effet, je voudrais indiquer que l’accès aux sources publiques d’information s’imposera progressivement à toutes les administrations et à toutes les sources publiques détentrices d’information. Des dispositions sont en cours pour la vulgarisation du Code de l’Information et de la Communication et l’assainissement du secteur de la presse.
Par ailleurs, le projet phare de passage à la Télévision numérique terrestre (Tnt) qui est en pleine mise en œuvre avec le déploiement et la construction du réseau de collecte et de diffusion révolutionnera le paysage audiovisuel de notre pays. Ses différentes actions permettront de traduire dans les faits la détermination du chef de l’Etat, le président Patrice Talon, d’« Assurer la liberté de la presse et l’accès équitable de tous aux organes de service public ».
Vive la presse béninoise
Vive le Bénin.

Les journalistes béninois détenteurs de la carte de presse, dans l’exercice de leur profession, bénéficient des avantages y afférents conformément au décret n°2013-393 du 30 septembre. Mais au fond, ce décret pris sous la gouvernance du président Boni Yayi en 2013 souffre d’un défaut d’application.
Les journalistes détenteurs de la carte de presse bénéficient peu des avantages y afférents. Certains la classent au second rang, au motif qu’elle n’est utile que pour les élections professionnelles. Malgré l’existence d’un décret sur les avantages pour le détenteur d’une carte de presse, la réalité est tout autre. C’est un secret de polichinelle. La mise en application du décret n°2013-393 du 30 septembre 2013 portant conditions de jouissance des avantages liés à la carte de presse en République du Bénin souffre de la volonté politique.
Les avantages de la carte n’existent que sur papier, bien qu’ils soient limités selon les explications du directeur de la Maison des médias, Alain Sessou. L’article 6 du décret stipule : « La détention de la carte de presse donne droit à des tarifs préférentiels aux prestations, sur des abonnements aux moyens de télécommunication (internet, téléphone, fax et satellite) ». « Moi, je n’en bénéficie pas… », se désole Alain Sessou. Cela pourrait être lié au fait que ceux qui sont chargés de sa mise en application ignorent son existence, pense une source proche de la direction des Médias, une structure sous la tutelle de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac). En tant qu’outil de travail du professionnel des médias, la carte de presse donne des avantages et des privilèges au détenteur. Sur la question, l’article 5 détaille: « La détention de la carte de presse donne accès, dans le respect des consignes de sécurité, aux salons d’honneur et autres espaces qui, dans les ports, les aéroports, les gares ferroviaires et les gares routières, sont habituellement réservés aux voyageurs à l’embarquement et au débarquement, de même que tout autre lieu pouvant servir de collecte de l’information dont il doit rendre compte ». Malheureusement, des témoignages recueillis auprès des acteurs, il ressort que le salon d’honneur de l’aéroport n’est pas favorable aux professionnels des médias au motif que les forces de sécurité s’y opposent. Face à ce constat, Alain Sessou propose en urgence la relecture et l’amélioration du décret n°2013-393 du 30 septembre 2013. Il propose par exemple qu’on y introduise des dispositions qui facilitent l’obtention du passeport aux journalistes.
Aussi, l’attribution et le renouvellement de la carte de presse posent-ils problème. Depuis juin 2017, les dernières cartes attribuées par la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) sont arrivées à expiration. A la direction des Médias, il n’y a pas de précision sur la date de renouvellement de ces cartes. C’est du ressort de la commission carte de presse. Par ailleurs, les nouvelles cartes attribuées ne sont pas encore remises aux demandeurs. Sous prétexte qu’il manque la signature de l’une des autorités pour finaliser leurs impressions. Les journalistes souhaitent un renouvellement systématique, mais cette réforme fait débat au sein de la commission.