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Nouvelles

Assemblée nationale: La procédure de remplacement de Feu Moïse Bossou à la Céna engagée
[caption id="attachment_28937" align="alignnone" width="1024"]Feu Moïse BOSSOU[/caption]

Le remplaçant de Moïse Bossou, membre de la Commission électorale nationale autonome (Céna) décédé, le samedi 7 avril dernier, sera connu dans les tout prochains jours. L’Assemblée nationale a enclenché la procédure devant conduire à combler ce vide. Le dossier a été affecté à la commission chargée des Lois du Parlement.

Le processus a été déclenché par le secrétaire général administratif de l’Assemblée nationale, Thomas Dassi. Il a saisi le président du Parlement d’une lettre pour annoncer la vacance du siège suite au décès de l’enseignant-chercheur de droit constitutionnel à la Faculté de droit et des sciences politiques (Fadesp) de l’Université d’Abomey-Calavi à la retraite. La correspondance a été lue parmi les communications rendues publiques à l’entame de la séance plénière de ce mardi 24 avril.
La lettre rappelle que Feu Moïse Bossou avait été désigné en 2014 par la majorité parlementaire d’alors pour siéger au sein de cette institution électorale pour un mandat de sept ans. Il revient alors à la majorité parlementaire actuelle de procéder à son remplacement au nom du principe de parallélisme des formes. Et ce, en vertu des dispositions de l’article 21 du Code électoral qui prévoit qu’ en cas de démission, de décès ou d’empêchement définitif d’un membre de la Commission électorale nationale autonome (Céna) qu’il soit pourvu sans délai à son remplacement. C’est à juste titre que les regards sont tournés depuis hier vers la commission chargée des Lois pour l’élaboration du rapport à soumettre à l’appréciation très prochainement de la plénière des députés au cours de laquelle sera choisi ce cinquième et nouveau membre de la Céna.

 

Actualités 25 avr. 2018


Disparition de Maurice Chabi: Monique Phoba évoque le souvenir d’un professionnel hors-pair
[caption id="attachment_28935" align="alignnone" width="1024"]Monique Phoba[/caption]

Belgo-congolaise, la cinéaste Monique Mbeka Phoba a vécu au Bénin entre 1995 et 2007 et y a réalisé notamment les documentaires “Deux petits tours et puis s'en vont”, coréalisé avec feu Emmanuel Kolawolé de l'Ortb, sur l'élection présidentielle qui a marqué le retour de Mathieu Kérékou au pouvoir, 2e prix du documentaire vidéo au Fespaco... et “Anna l'Enchantée” sur la chanteuse Anna Têko. Initiatrice du festival Lagunimages, dont la gestion est aujourd'hui assurée par la cinéaste béninoise Christiane Chabi-Kao, elle évoque à travers ce témoignage, vingt ans d’amitié ininterrompue avec Maurice Chabi, journaliste hors-pair disparu à l’âge de 67 ans.

« Je suis en train de me demander comment je suis entrée en contact avec Maurice Chabi...
Je pense que c'est par le biais de son journaliste culturel aux Echos du Jour, Pascal Zantou. Arrivée depuis peu au Bénin, j'avais décidé de lancer en 2000 un festival de documentaires et de télévision, du nom de Lagunimages, que j'ai géré jusqu'en 2007. Très vite, il m'était apparu que le soutien de la presse allait se révéler déterminant à la réussite de cet évènement. Bref, je me suis rendue un jour aux Echos du Jour, le quotidien dont Maurice était le directeur de publication, pour initier le partenariat avec ce journal. Plusieurs autres quotidiens de la place l'avaient aussi accepté.
Mais, c'est avec les Echos du Jour que cela se passa le mieux. Non seulement Maurice Chabi offrit toujours un maximum de places au festival dans les pages des Echos du Jour, mais j'en devins moi-même une journaliste en gérant une rubrique, qui s'intitulait “Mediastylo”. Ma carrière contrariée de journaliste trouva enfin à s'épanouir et après avoir gardé d'abord un œil sur ma production, Maurice finit par me faire entièrement confiance. En prime, nous devînmes d'excellents amis.
Je découvris que, tout en étant le professionnel irréprochable qu'il était, Maurice n'aimait rien tant que d'échapper à la hiérarchie et aux conventions. Il adulait une énorme moto noire, selon moi terrifiante, avec laquelle il multipliait les virées tonitruantes. Je me rappelle qu'il m'avait d'ailleurs raconté que certains collègues lui avaient remontré que cette habitude causait du tort à sa dignité, ce dont bien sûr il s'était fort peu soucié. En outre, une de ses plus grandes joies était de réunir chez lui une bande d'amis, pour de longues palabres enjouées, tout en s'essayant à plaquer des accords sur un piano, séquelles d'une vocation musicale contrariée... Ses amis se nichaient dans tous les milieux, on se retrouvait parfois trop serrés dans ses bureaux d'Akpakpa, venus nous ravitailler à sa bonne humeur, ses éclats de rires, sa curiosité pour tous et tout, et surtout, son formidable sens de l'humour.
Mais ce que j'aimais par-dessus tout, c'était quand il se lançait dans ses souvenirs, traçant, avec pétulance, le portrait de l'enfant du Bénin qu'il était, au sortir de l'indépendance, lancé dans la vie active avec une foi chevillée au corps en ses dons et son destin, qui lui fit parvenir, malgré un milieu originel extrêmement modeste, à étudier en Europe (Belgique et France), puis à revenir travailler ensuite dans le quotidien national. Tout cela, avant de se lancer dans l'aventure palpitante de la presse privée : La Gazette du Golfe, d'abord, puis son propre journal les Echos du Jour.

Au passage...

La Conférence nationale des forces vives de la nation lui fit déployer au service du Renouveau démocratique son sens du risque, son incorruptibilité légendaire et un courage sans failles à pratiquer les principes de vérité, d'objectivité et d'indépendance du journalisme de façon inébranlable et ceci, sa vie durant. A force de l'écouter dérouler ce roman national, j'en suis même venue à confondre le Bénin et Maurice, Maurice et le Bénin et ce ne sera pas sans regrets inconsolables que je me rendrais désormais dans ce pays que j'aime tant, sans pouvoir l'y retrouver.
Dans ce malheur, je me sens malgré tout fortifiée par la chance insigne d'avoir au moins pu passer avec lui un dernier moment, quelques jours avant sa mort.
Sans m'en rendre compte, j'ai pu ainsi lui dire adieu, notre conversation prenant d'ailleurs des allures de bilan d'une amitié ininterrompue de presque vingt ans. J'ai d'ailleurs eu à lui rappeler certaines des nombreuses anecdotes dont il m'avait abreuvée et il s'est dit surpris du savoir que j'avais accumulé le concernant. Même s'il était diminué physiquement, Maurice Chabi semblait crouler sous les projets. Après avoir écrit plusieurs essais, il s'était lancé dans un défi nouveau pour lui : écrire un roman. Il m'en avait fait fièrement admirer la couverture, pendant que je le taquinais de s'être converti à de la littérature pour jeunes filles...
Je l'ai regardé partir avec attendrissement, tout prêt pour de nouvelles aventures. Et c'est l'image que je garderai de lui. Toujours actif, toujours passionné et plein d'un talent à empoigner la vie par tous ses aspects, qui pour moi, encore plus que d'être journaliste, restera sa caractéristique fondamentale. »

Propos recueillis par Kokouvi EKLOU A/R Atacora-Donga

Société 25 avr. 2018


Levée de la motion du Front d’action des syndicats de l’éducation: Une décision diversement appréciée
[caption id="attachment_28934" align="alignnone" width="1024"]Bourse de Travail[/caption]

Le Front d’action des syndicats de l’éducation a tenu une assemblée générale à la Bourse du Travail, lundi 23 avril dernier. Au cours de cette rencontre qui a porté sur le point de la grève dans le secteur de l’éducation, des secrétaires généraux du Front ont suspendu leur motion de grève. Mais d’autres ont une position tranchée par rapport à la décision de la majorité des syndicats présents à la séance, ce qui fait douter de la reprise effective des classes demain jeudi 26 avril.

Les enseignants devraient retrouver le chemin des classes ce jeudi 26 avril, suite à la décision de suspension de la motion de grève du Front d’action des syndicats de l’éducation enclenchée depuis près de quatre mois. Mais dans les rangs des enseignants grévistes, certains ne se retrouvent pas encore dans cette décision.
Les responsables du Front qui regroupe plus d’une cinquantaine de syndicats d’enseignants, avait le dernier mot pour le dénouement de la crise dans le secteur de l’éducation. Au cours de l’assemblée générale de ce lundi, les participants ont affiché leur divergence face à la position de certains secrétaires généraux du Front engagés et déterminés à sauver l’année scolaire, pour ne pas endosser la responsabilité d’une année blanche. On retient qu’à l’issue de l’assemblée générale des membres du Front d’action des syndicats de l’éducation, la motion de grève de 96 heures lancée le 23 février 2018 tacitement reconductible toutes les semaines pour compter du mardi 6 mars 2018 a été suspendue. La déclaration du Front sera rendue publique ce mercredi à la Bourse du Travail, selon l’un des secrétaires du Front.
Cinquante-quatre syndicats ont signé la motion de grève au départ. Cinquante-et-un ont observé les mouvements jusqu’à la tenue de l’assemblée générale du lundi dernier. Parmi les secrétaires généraux membres du Front, trente-deux ont opté pour une suspension immédiate de la motion de grève, six ont donné leur accord pour une suspension après la reprise des classes, le jeudi 26 avril 2018, quatre d’entre eux se sont abstenus ; quatre autres ont opté pour la poursuite de la grève et cinq secrétaires généraux étaient absents à l’assemblée générale.
La majorité des secrétaires généraux ayant donné leur accord, la motion de grève du Front est suspendue. Mais depuis lors, des réactions font douter de la reprise effective des classes demain.

La base ne serait pas favorable

En effet, il est agité au sein des syndicats que la base détient les mouvements de grève et le sommet exécute. Cette base ne serait pas favorable à la décision du Front selon les explications de certains responsables syndicaux et militants de syndicats. Selon la secrétaire générale adjointe de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb),
Mathurine Sossoukpè : « A la base, les enseignants disent qu’ils ne rouvriront pas les portes de l’école sans avoir obtenu satisfaction à leurs revendications ». Pour sa part, Alexandre Adjina, membre du Front, dit « regretter cette précipitation qui a caractérisé la suspension de la motion ». « Le Front devrait attendre la décision de la base avant de prononcer la suspension », estime-t-il.
Le secrétaire général de l’Union nationale des syndicats des travailleurs du Bénin (Unstb), Emmanuel Zounon, s’inscrit dans la même logique. Le mouvement syndical a encore du chemin au Bénin, selon ses propos. La procédure de prise de décision devrait emmener les responsables du Front à tenir compte de la position de leur base, rappelle-t-il.
Par contre, madame Judith Dègla, conseillère technique du ministère de l’Enseignement secondaire et de la Formation technique et professionnelle, se félicite de la sage décision du Front. « C’est une bonne décision », a-t-elle affirmé. «Je leur demande de mettre de l’eau dans leur vin à cause des enfants et de la souffrance des parents… », lance-t-elle.
Du réaménagement du calendrier

Le réaménagement du calendrier scolaire est envisagé par le ministère de l’Enseignement secondaire et de la Formation technique et professionnelle. Visiblement, le gouvernement n’est pas dans la logique d’une année blanche. Mathurine Sossoukpè de la Cstb est aussi de cet avis. Si le gouvernement satisfait les revendications des enseignants, l’année scolaire peut se poursuivre jusqu’en août, selon elle.
Le calendrier réaménagé devrait être bientôt disponible, après une séance de travail avec les acteurs, d’après Judith Dègla, conseillère technique du ministère de l’Enseignement secondaire et de la Formation technique et professionnelle.
Mais pour les syndicalistes, ce n’est pas après quatre mois de grève qu’il faut sauver l’année scolaire. Au-delà d’un calendrier réaménagé, Mathurine Sossoukpè recommande de travailler pour sauver l’école au Bénin pour qu’il y ait un maximum d’enseignants de qualité dans les écoles, pour que les conditions d’études soient améliorées, pour que les enseignants aient le cœur apaisé lorsqu’on aura satisfait leurs revendications… « Tout cela consiste à sauver l’école et non sauver une seule année déjà catastrophique », a-t-elle affirmé.
Emmanuel Zounon, pour sa part, soutient qu’il faut éviter de sauver une année scolaire, mais sauver plutôt l’école des grèves à répétition pour une éducation durable et de qualité par une vraie revalorisation de la fonction enseignante.
A. M.

Société 25 avr. 2018


Tentative de viol (16e dossier): 5 ans de réclusion criminelle contre Fabrice Kossi Azagoun
[caption id="attachment_28933" align="alignnone" width="1024"]Cour d'appel de Cotonou[/caption]

L’accusé Fabrice Kossi Azagoun s’est expliqué, ce mardi 24 avril, sur son acte de tentative de viol devant la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou. Au terme de l’examen de cette seizième affaire inscrite au rôle de la première session 2018, la cour l’a reconnu coupable du crime d’attentat à la pudeur sur une mineure de moins de 13 ans après disqualification et requalification des faits avant de le condamner à 5 ans de réclusion criminelle.

Pour n’avoir pas su maîtriser son instinct sexuel, Fabrice Kossi Azagoun, poursuivi au départ pour tentative de viol, a été reconnu coupable du crime d’attentat à la pudeur après la disqualification et la requalification des faits. De ce fait, il a écopé de 5 ans de réclusion criminelle.
Les faits, objet du seizième dossier inscrit au rôle de la première session 2018 de la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou, remontent à l’année 2013 et se sont déroulés à Comè. Fabrice Kossi Azagoun, apprenti-couturier de nationalité togolaise, aurait été surpris, le 13 juillet 2013 à Comè, tentant d’imposer des relations sexuelles à la fillette M. N. E., âgée seulement de quatre ans.
Interpellé et inculpé de crime de tentative de viol, Fabrice Kossi Azagoun a reconnu les faits à l’enquête préliminaire et à l’interrogatoire au fond.
Le bulletin n°1 de son casier judiciaire ne porte mention d’aucune condamnation antérieure. L’enquête de moralité lui est favorable.
Le rapport de l’expertise médico-psychologique et psychiatrique de l’accusé révèle qu’il dispose de toutes ses facultés mentales et intellectuelles au moment des faits.
Lors des débats à huis clos, il a nié les faits contrairement à ses déclarations antérieures. Ce qui a fondé son avocate Me Evelyne da Silva Ahouanto à plaider, au principal, son acquittement pur et simple ; et au subsidiaire, son acquittement au bénéfice du doute. A défaut, elle a plaidé de le condamner au temps déjà passé en détention. Alors que le ministère public a requis de requalifier les faits de tentative de viol et de les requalifier en attentat à la pudeur sur une enfant de moins de 13 ans, de le retenir dans les liens de ce crime et de le condamner à 10 ans de réclusion criminelle.
Dans son verdict, après avoir disqualifié les faits de viol et requalifié en attentat à la pudeur sur une mineure de moins de 13 ans, la cour a reconnu l’accusé Fabrice Kokou Azagoun coupable desdits faits et l’a condamné à 5 ans de réclusion criminelle. Faits prévus et punis par l’article 131 du Code pénal. Mis sous mandat de dépôt le 17 juillet 2013, il retourne encore en prison pour purger le reste de sa peine, soit encore trois mois en geôle.
Ce verdict rendu, l’audience a été suspendue pour être reprise, ce matin, avec le dix-septième dossier concernant une affaire de coups mortels, usage de violences par un fonctionnaire ou officier public dans l’exercice de ses fonctions. L’accusé répond au nom de Rodrigue Ayigo.

Composition de la cour

Président : Victor Fatindé
Assesseurs : Georges Gbaguidi et Maximilien Kpéhounou
Jurés : Michel Moïse Makia Léchékon ; Pélagie Lokossou ; Adolphe Gbèmablèkpo Dadaglo et Mariette Ahouansou

Ministère public : Marc Robert Dadaglo
Greffier : Désiré Sèmévo

Société 25 avr. 2018


Assemblée nationale : La caution sur le loyer désormais fixée à trois mois 

Les députés à l’Assemblée nationale ont adopté, ce mardi 24 avril, la proposition de loi portant régime juridique du bail à usage d’habitation domestique en République du Bénin. Ce texte à portée sociale règlemente surtout les droits et devoirs du locataire et du bailleur ainsi que ceux de l’agent immobilier communément appelé démarcheur. Il encadre également les questions de cautions et autres garanties en matière de location d’immeubles servant de logement.

A ce sujet, l’article 58 de la loi a été on ne peut plus clair. Il dispose clairement en ses alinéas 1er et suivants que : « Le prix maximum  du loyer annuel est fixé au maximum à 8% de la valeur réelle du logement, de l’appartement ou de l’immeuble. En cas de location au mois, le montant du loyer mensuel ne peut en aucun cas dépasser le douzième du loyer annuel. Le montant du cautionnement à titre de garantie ne peut excéder une somme correspondant à trois (03) mois de loyer ». Mieux, cette loi, forte de 90 articles répartis en cinq titres, créé une commission nationale d’évaluation des immeubles bâtis ou non composée de douze membres pluridisciplinaires et chargée de  fixer les coûts des immeubles en tenant compte des réalités spécifiques d’une zone à une autre.

Il faut préciser que le texte adopté n’est pas assorti de délai de transition. Ainsi, il entre en vigueur dès sa promulgation par le chef de l’Etat pour permettre aux populations à faibles revenus surtout aux jeunes sans grands moyens mais en quête de location d’immeuble, d’en jouir très rapidement. Mais au regard de l’importance de cette loi, les députés ont insisté sur sa vulgarisation pour une meilleure appropriation de son contenu par les parties. Ils ont été rassurés par le gouvernement représenté à la séance plénière par le ministre chargé de la Justice, Me Joseph Djogbénou et son collègue en charge du Cadre de vie, Didier Tonato. Ils ont promis que le gouvernement jouera sa partition notamment à travers une bonne communication autour du texte et la prise des décrets d’application afin de garantir son succès sur le terrain.

 

Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Actualités 24 avr. 2018


Interview du président de la République à Tv5, Rfi et Le Monde: Patrice Talon explique les options de sa politique de gestion
[caption id="attachment_28930" align="alignnone" width="1024"]Le Président Patrice TALON[/caption]

Face aux journalistes des médias étrangers, dimanche dernier, le président Patrice Talon s’est prononcé sur plusieurs sujets concernant l’actualité nationale après ses deux ans de gouvernance. Il a expliqué les choix opérés dans sa politique de gestion depuis avril 2016, tout en soulignant que son gouvernement fait bouger de plus en plus les agrégats de développement et que bientôt les fruits des efforts vont commencer à tomber.

Sur la croissance qui peine à régler le problème de chômage, le président Patrice Talon a expliqué que l’emploi ne se décrète pas et qu’il vient à la suite d’un processus de relance de l’économie. Il a rassuré que les indicateurs sont bons et annoncent de bonnes perspectives pour la création d’emplois. Pour lui, sans rente minière, il est impossible de transformer la vie de onze millions de personnes en quelques mois. « Ce qui est important, a-t-il souligné, est de se demander si ce que nous faisons est de nature à construire une économie prospère et de façon durable ». Il faut du temps pour que les effets de l’assainissement du pays se ressentent et rejaillissent sur tous les Béninois, conçoit-il. L’investissement ne se fait pas en claquant des doigts, il faut une période d’étude, d’implantation, de mobilisation financière, a ajouté le chef de l’Etat. 

Sur la question de la libération de l’espace public avec l’économie informelle des trottoirs et des rues mis à mal de ce fait, le président Patrice Talon a d’abord montré la pertinence de l’opération. Pour lui, ce n’est parce qu’on est pauvre qu’on doit être dans la saleté, dans le désordre et que les périphéries de nos rues et de nos trottoirs soient transformées en des marchés pendant que les marchés eux-mêmes sont à moins de 40% occupés. Il se demande de nouveau, si c’est parce que les rues ne sont pas suffisamment asphaltées que nous devrons les encombrer de tout, de sorte qu’il n’y ait nulle part où passer. Et que les trottoirs doivent être encombrés au point que les piétons sont obligés de marcher sur la chaussée au risque de se faire ramasser ?
L’action gouvernementale a deux intérêts : construire les infrastructures et éduquer, a souligné le chef de l’Etat, M. Patrice Talon. Il est important de dire à nos concitoyens que ce n’est pas parce qu’on a démarré les travaux d’asphaltage qu’on les a dégagés des rues. Non ! Il faut qu’ils comprennent qu’on ne doit pas s’installer sur les trottoirs, qu’on ne doit pas développer son commerce sur les trottoirs alors que les marchés sont vides. Il n’est pas normal que dans un pays, le commerce coure derrière le client. Sinon, le jour viendra où les commerçants viendront rester devant les portes des habitations pour être les premiers à proposer leurs produits aux clients, avertit-il.

Au sujet de la gouvernance

«  Le pays doit contribuer à la prospérité de tout le monde. Je ne trouve pas que ce soit une mauvaise chose d’avoir à l’esprit l’efficacité, la prospérité durable. Et c’est cela qui constitue les paramètres des décisions que nous prenons », laisse entendre le président Patrice Talon. « Il ne sert à rien de dire que ce qui importe dans le pays est de faire au quotidien plaisir aux uns et aux autres sans résoudre les problèmes essentiels sans apporter des solutions aux problèmes de santé, d’éducation, d’énergie, d’infrastructures. Chacune de ces choses a besoin d’efficacité », poursuit-il.
Sur la gestion du port de Cotonou confiée au port d’Anvers, et les négociations en cours pour confier la gestion de l’aéroport de Cotonou à une société française, le président Patrice Talon se défend en révélant que ces entreprises demeurent des entreprises d’Etat. « Ce que nous recherchons, c’est la gestion efficace, quelle que soit l’origine du gestionnaire. Qu’il soit Ivoirien, Togolais, Canadien, cela importe peu. Nous voulons de l’expertise pour gérer notre bien commun avec efficacité. Je vais chercher l’expertise où qu’elle soit», développe-t-il.
A une autre question relative à l’attribution des travaux des chemins de fer, concernant la réhabilitation du réseau ferroviaire sur 3000 kilomètres entre le Niger et le Bénin, le président Patrice Talon répond qu’il faut avoir le courage d’apprécier l’efficacité de la décision et savoir changer de cap si c’est nécessaire. « Le chemin de fer est un bien qui nécessite beaucoup d’investissements. Et économiquement, il n’est pas évident que le crédit commercial soit en mesure de financer les besoins. Il faut aujourd’hui, pour réaliser un chemin de fer convenable entre le Bénin et le Niger, 4 millions de dollars. C’est énorme! Ce n’est pas une somme que le secteur privé peut mobiliser », explique-t-il. « La Chine a décidé d’aider les pays africains avec 60 milliards de dollars pour les investissements, notamment les infrastructures du genre. Ce ne serait pas intelligent de ne pas aller chercher cette opportunité de financement pour résoudre notre problème de chemin de fer », ajoute-t-il.

Actualités 24 avr. 2018


15e Journée mondiale pour la sécurité et la santé au travail: Une synergie d’actions pour réduire le fort taux de décès
[caption id="attachment_28928" align="alignnone" width="1024"]Plus de 2/3 des décès dus au paludisme surviennent chez les enfants de moins de 5 ans[/caption]

Le 28 avril prochain, l’Organisation internationale du Travail (Oit) célèbre la Journée mondiale pour la sécurité et la santé au travail pour prévenir les accidents et les maladies sur le lieu de travail. Il est question d’unir les forces pour promouvoir et renforcer la coopération tant au niveau international qu’au niveau national.

Le Bureau international du Travail (Bit) estime que le risque de maladie professionnelle serait, aujourd’hui, le plus grand danger auquel seraient exposés les travailleurs sur leur lieu de travail. Chaque jour, 6300 personnes meurent d’un accident du travail ou d’une maladie liée au travail, soit plus de 2,3 millions de morts par an, communique l’Organisation internationale du Travail (Oit). Elle précise que la plupart des 317 millions d’accidents qui se produisent chaque année entraînent des absences prolongées au travail. Le coût humain de cette menace quotidienne est considérable et on estime que le fardeau économique lié aux mauvaises pratiques de sécurité et de santé au travail représente, tous les ans, 4 % du Produit intérieur brut (Pib).

Cette situation nécessite des actions concertées, non seulement au niveau international, mais aussi au niveau national. L’objectif principal de cette campagne consiste est d’attirer l’attention du monde entier sur l’ampleur du problème et sur les manières de réduire le nombre de décès et de blessures liés au travail à travers la création et la promotion d’une culture de santé et de sécurité.
C’est pourquoi, l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) et l’Organisation mondiale du Travail (Oit) unissent leurs forces pour promouvoir et renforcer leur coopération avec les ministères du Travail et ceux de la Santé de même qu’avec les milieux d’affaires, les organisations de travailleurs et d’employeurs et d’autres acteurs de la société civile en tirant parti de leurs atouts traditionnels que sont le tripartisme et le dialogue social.
Ainsi, l’action de l’Oms en matière de santé au travail mettra l’accent sur le renforcement de la surveillance, l’évaluation du poids de la santé au travail, le développement d’une base de données par pays, et ce, pour mieux soutenir les politiques de santé au travail, les plans d’action au niveau national. Un autre rôle clé est le développement des compétences à travers un réseau de centres de collaboration de l’Oms en matière de santé au travail qui échangent leurs informations sur les facteurs de risques chimiques, physiques, ergonomiques, psychosociaux, biologiques, accidents.
L’Oit communique également de nouvelles données qui montrent que, dans le secteur du bâtiment, ce sont au moins 60 000 accidents du travail mortels qui se produisent chaque année dans le monde, soit un décès toutes les 10 minutes. Ce secteur est responsable à lui seul de près de 17 % de ces accidents, sans parler des risques pour la santé auxquels sont exposés ceux qui y travaillent, comme l’exposition aux poussières d’amiante, à la silice et aux substances chimiques dangereuses. Ce rapport insiste sur la nécessité de mieux planifier et coordonner les activités menées pour résoudre les problèmes de sécurité et de santé qui se posent sur les chantiers du bâtiment, et d’orienter davantage toutes ces activités vers la lutte contre les maladies et affections professionnelles.
D’après cette évaluation, le risque de maladie professionnelle serait aujourd’hui le plus grand danger auquel seraient exposés les travailleurs sur leurs lieux de travail. Les maladies professionnelles les plus courantes sont légion : cancers provoqués par une exposition à des substances dangereuses, affections musculo-squelettiques, maladies respiratoires, perte de l’audition, maladies circulatoires, maladies contagieuses causées par une exposition à des agents pathogènes, et bien d’autres encore. Dans beaucoup de pays industrialisés où le nombre des décès causés par un accident du travail a diminué, le nombre des décès causés par une maladie professionnelle est en augmentation.
En effet, ces maladies tuent 1,7 million de personnes par an. Ce qui donne un rapport de quatre décès causés par une maladie professionnelle pour un décès causé par un accident.
Chacun de nous a un rôle à jouer dans l’éradication des décès et des accidents sur le lieu de travail, notamment les gouvernements qui sont responsables de la mise en place des infrastructures dont les lois et services nécessaires pour garantir que les travailleurs maintiennent leur employabilité et que les entreprises fleurissent. Ce qui présuppose le développement de politique et de programme nationaux, ainsi que d’un système d’inspection assurant le respect de la législation en matière de sécurité et santé au travail. Les employeurs doivent également
offrir un environnement de travail sûr et salubre. Quant aux travailleurs, ils sont les meilleurs garants de leur propre sécurité, de leur protection de celles des autres et de l’application des mesures de prévention.

Santé 24 avr. 2018


Promotion de la gouvernance participative et des droits de l’Homme: L’Union européenne appuie le Parlement avec un projet de 265 millions F Cfa
[caption id="attachment_28927" align="alignnone" width="1024"]Ce projet contribuera positivement à l'amélioration de la gouvernance politique et au respect des droits de l'homme[/caption]

Le premier vice-président du Parlement, Eric Houndété, a officiellement lancé, ce lundi 23 avril, le Projet d’appui à l’Assemblée nationale du Bénin pour la promotion de la gouvernance participative et les droits de l’Homme. Ce nouveau projet mis en œuvre par l’Institut néerlandais pour la démocratie multipartite (Nimd) est financé par l’Union européenne pour une durée de deux ans.

L’Union européenne scelle un nouveau partenariat avec l’Assemblée nationale. Après le programme Awépa arrivé à terme, elle renouvelle son soutien à l’institution parlementaire à travers le Projet d’appui à l’Assemblée nationale du Bénin pour la promotion de la gouvernance participative et des droits de l’Homme. Ce nouveau projet est mis en œuvre par l’Institut néerlandais pour la démocratie multipartite (Nimd) pour la période allant de mars 2018 à mars 2020. 

D’un coût global de 450 000 euros, soit un peu plus de 265 millions F Cfa, ce projet vise à contribuer positivement à l’amélioration de la gouvernance politique et au respect des droits de l’Homme, en accompagnant le Parlement dans sa contribution à la promotion et à la protection des droits de l’Homme et au renforcement de la gouvernance participative. Cet objectif a été décliné en plusieurs actions réalisables sur les deux ans que durera le projet.
Il s’agira essentiellement de soutenir la Représentation nationale dans ses activités liées à la promotion des droits de l’Homme, au renforcement de la contribution de l’Assemblée nationale aux travaux de la Commission béninoise des droits de l’Homme (Cbdh) et dans la mise en œuvre des recommandations de l’Examen périodique universel (Epu) des Nations Unies sur les droits de l’Homme. Ces actions consisteront essentiellement à renforcer le plan de communication de l’Assemblée nationale en mettant l’accent sur les interactions avec la Société civile et les citoyens via l’utilisation des Technologies de l’information et de la communication (Tic) et les réseaux sociaux et à mettre en place un système de suivi de l’application des lois et interpellations du gouvernement en matière de promotion des droits de l’Homme.
Le projet prévoit également d’appuyer l’organisation des auditions publiques et des séminaires de renforcement des capacités des députés et des assistants des commissions sur les techniques de rédaction des lois et des amendements, avec un focus sur la promotion des droits de l’Homme.

Les activités démarrent

La mise en œuvre de toutes ces actions a pris corps depuis, ce lundi 23 avril, avec le lancement officiel du projet par le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Eric Houndété, président du comité de pilotage dudit projet. Pour lui, le lancement de ce nouveau programme après Awépa, témoigne une fois de plus de la volonté et de l’engagement constant de l’Union européenne à accompagner le Bénin à travers des programmes de développement. « Ce programme me paraît très ambitieux et cadre avec les réformes politiques et institutionnelles en cours dans notre pays », note Eric Houndété. Il trouve également salutaire pour l’avenir politique du Bénin la pérennisation des activités touchant au volet politique à travers les dialogues politiques et les dialogues interpartis et qui vise, entre autres, la création d’une école politique pour assurer la formation des jeunes cadres des partis politiques. Au regard donc de l’importance de ce projet, le premier vice-président de l’Assemblée nationale appelle tous ses collègues députés à s’engager à fond pour l’atteinte de ses objectifs. Lesquels objectifs ont été présentés de long en large aux députés, lors de la cérémonie de lancement du projet, par Josiane Foundohou, représentante de Nimd Bénin.
Ce programme s’inscrit parmi les nombreuses initiatives financées grâce à l’Instrument européen pour la démocratie et les droits de l’Homme (Ieddh), un des principaux outils à la disposition de l’Union européenne pour soutenir les initiatives de défense des libertés fondamentales et démocratiques dans les pays où l’Ue est présente, précise le représentant du chef de la Délégation de l’Union
européenne au Bénin, Alessandro Tedesco.
Le projet s’insère dans le cadre de la revitalisation du débat sur les questions de droit de l’Homme, ajoute-il, avant de passer en revue les nombreuses autres réalisations de l’Ue au Bénin palpables dans plusieurs domaines dont surtout la contribution de l’Union dans la mise en place de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi) entre 2009 et 2014 pour un montant de 12,8 millions d’euros.

Actualités 24 avr. 2018


Tournoi de la Fraternité: Eternel Fc enlève le trophée
[caption id="attachment_28926" align="alignnone" width="1024"]Eternel Fc enlève le trophée[/caption]

Le Tournoi de football de la Fraternité s’est achevé dimanche dernier au stade municipal de Parakou avec le sacre d’Eternel Fc de Cotonou (1-0) en finale face à Athlético sport club. Le but de Bedou Koffi à la 35e minute de jeu a permis aux visiteurs de s’adjuger le trophée de ce tournoi dont l’objectif est de permettre une mise en jambe des équipes en prélude au démarrage du championnat.

Selon Firmin Akplogan, l’initiateur du tournoi, cette compétition va permettre aux équipes de tester de nouveaux joueurs et se mesurer entre elles avant le démarrage du championnat. « Ce tournoi vise à préparer le championnat national qui sera lancé dans les prochains jours », a-t-il déclaré. A l’issue de la finale de la compétition, toutes les équipes participantes ont reçu des lots de consolations. L’équipe championne est repartie quant à elle avec des ballons, jeux de maillots, un trophée et une enveloppe financière.

Ch. H.

Sports 24 avr. 2018


Eliminatoires Can U-20: Les Ecureuils juniors à nouveau en stage
[caption id="attachment_28925" align="alignnone" width="1024"]Ecureuil U-20[/caption]

Dans le cadre des préparatifs du deuxième tour des éliminatoires de la Can U-20, les Ecureuils juniors ont démarré, ce lundi 23 avril, un nouveau stage. En effet, ils ont rejoint dimanche soir le Centre sportif de Missérété pour poursuivre les préparatifs entamés au mois de février. Le groupe étoffé avec des joueurs détectés lors de la tournée septentrionale et d’autres venus de l’étranger, va se préparer pour le deuxième tour de ces éliminatoires prévu pour le 13 mai prochain.

Sans grands moyens, le comité exécutif de la Fédération béninoise de football s’est engagé pour la reprise du stage en attendant la prise en charge de l’équipe par le ministère en charge des Sports. Les séances sont prévues matin et soir et seront sanctionnées par un match amical international avec le Nigéria.
Les Ecureuils juniors qualifiés sur tapis vert vont affronter la Gambie à Banjul le 13 mai prochain à la faveur du deuxième tour.
Les matchs du premier tour retour ont rendu leur verdict le week-end dernier avecle Maroc et la Tunisie, la RD Congo et le Togo éliminés. En dépit de sa victoire 2-1 à domicile, le Togo, balayés 4-0 par le Gabon à l’aller n’a pas pu faire une remontée. Agbobada (72e) et Akoro Bilali (76e) ont redonné de l’espoir aux Togolais à domicile mais il était trop tard et Bekalé a réduit la marque (88e sp) pour sceller la qualification des Gabonais. Grâce à leur nul 1-1 à l’extérieur, le Malawi et le Botswana valident également leur billet. De belles affiches sont au programme du deuxième et avant-dernier tour de qualification comme Gabon-Côte d’Ivoire, Algérie-Ghana, Sénégal-Egypte ou encore Mauritanie-Guinée.

Ch. H.


Les résultats du premier tour retour 

Dimanche 22 avril

Togo 2-1 Gabon (0-4)
RD Congo 0-0 (5-6 tab) Tanzanie (0-0)
Swaziland 1-1 Malawi (0-0)
Namibie 1-1 Botswana (0-0)

Samedi 21 avril

Maroc 1-0 Mauritanie (0-2)
Sierra Leone 0-0 Guinée Bissau (0-1)
Tunisie 1-2 Algérie (1-3)
Rwanda 0-0 Kenya (1-1)
Burundi 1-0 Ethiopie (2-0)
Soudan du Sud 0-3 Ouganda (1-5)
Mozambique 6-0 Seychelles (0-0)

Sports 24 avr. 2018


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