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Nouvelles

Champions d’Afrique francophone de scrabble à Bamako: Les scrabbleurs béninois reçoivent les félicitations de Homéky
[caption id="attachment_28924" align="alignnone" width="1024"]OSWALD HOMEKY félicite les champions de scrabble[/caption]

Champions d’Afrique dans trois catégories au troisième championnat d’Afrique francophone de scrabble (Champas) qui s’est déroulé à Bamako au Mali, du 25 au 31 mars dernier, les scrabbleurs béninois ont été reçus, vendredi 20 avril dernier, par le ministre en charge des Sports, Oswald Homéky. C’est l’occasion pour ce dernier de transmettre les félicitations du gouvernement aux athlètes pour leurs performances.

Après son sacre avec cinq médailles dont trois en or et deux en argent, au troisième championnat d’Afrique francophone de scrabble à Bamako au Mali, l’équipe béninoise a été
reçue, vendredi 20 avril dernier, par le ministre en charge des Sports, Oswald Homéky. C’est l’occasion pour le capitaine de l’équipe béninoise, Julien
Affaton, de présenter les médailles et les trophées à l’autorité. Le Bénin a remporté l’épreuve de duplicate par paire et le défi africain puis a été sacré vice-champion en blitz et de l’épreuve d’élite, rappelle-t-il.
En fait, Julien Affaton a été vice-champion d’Afrique dans l’épreuve de scrabble blitz en individuel en décrochant la médaille d’argent avant de remporter la duplicate par paire avec son coéquipier  François Xavier Adjovi. Médaillé d’argent en élite et champion du défi africain, Julien Affaton a, au nom de ses coéquipiers, promis revenir avec des exploits plus grands dans les prochains mois.
Selon le directeur technique national Arsène Joël Noumonvi, le Bénin vient de confirmer son statut de nation de scrabble en s’illustrant de fort belle manière à cette compétition qui a connu la participation de grands scrabbleurs du continent. « C’était une compétition de haut niveau car nous avons eu affaire à trente-quatre paires venus de onze pays », a-t-il déclaré. Il rassure le ministre en charge des Sports de la forme de l’équipe pour les prochaines joutes internationales. « Nous travaillons tous les jours à l’amélioration de nos performances », a-t-il assuré. L’équipe se prépare déjà pour le prochain championnat du monde où il fait le vœu de voir l’équipe se retrouver en finale, indique-t-il.
Le vice-président de la Fédération béninoise de scrabble, Jean-Eudes Agbémavo, se réjouit de ces lauriers et remercie le ministre pour les efforts qu’il fait pour ériger le scrabble au rang des autres disciplines sportives dans le pays. « Ces titres sont à l’actif du ministre Oswald Homéky car nous n’aurions rien fait sans son soutien », a-t-il déclaré.
Le ministre en charge des Sports, Oswald Homéky, quant à lui, remercie les scrabbleurs pour ces performances qui, selon lui, honorent le Bénin. Il leur a transmis les félicitations du gouvernement avant de leur réitérer son soutien. Pour lui, ces titres réconfortent le gouvernement dans sa volonté de valoriser toutes les disciplines sportives. « Nos accompagnements vont se poursuivre et je vous rassure de ce que notre soutien sera consolidé », a-t-il ajouté. Pour finir, il prend l’engagement d’être aux côtés de cette fédération pour l’organisation du championnat d’Afrique 2020.

Sports 24 avr. 2018


Simplification des formalités de séjour: Le Bénin passe au visa électronique
Lancement e-visa

Le Bénin simplifie les formalités aux citoyens du monde qui souhaitent le visiter. La demande de visa pour rallier le pays peut désormais se faire en ligne avec toute la simplification y afférente. www.evisa.gouv.bj, c’est la plateforme dédiée à cette formalité, dont le lancement officiel a eu lieu, ce lundi 23 avril au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération à Cotonou.

Modernité, qualité, révolution, innovation, sécurisation, retombées économiques énormes… Tous les termes élogieux étaient au rendez-vous pour qualifier le choix fait par le Bénin de passer désormais à la délivrance des visas en ligne. Pour les ressortissants de pays étrangers, rallier le Bénin peut se faire désormais sans tracasseries et sans perte de temps.
Pour annoncer cette bonne nouvelle, trois membres du gouvernement ont rejoint leur collègue des Affaires étrangères et de la Coopération, ce lundi 23 avril. Avec eux, plusieurs cadres et techniciens qui ont travaillé à donner corps à ce rêve du chef de l’Etat que le ministre Aurélien Agbénonci apprécie comme une innovation des temps modernes. Le Bénin, optant pour le e-visa, s’inscrit dans la dynamique des grandes nations à travers un système sécurisé de demande, de paiement et de délivrance de visa. L’objectif est de simplifier les démarches administratives et de réduire les délais de traitement, apprécie-t-il. « Le monde traverse une révolution qui impacte nos vies et lui apporte une valeur ajoutée… Ce produit autonomise les citoyens du monde qui veulent se rendre chez nous », note le ministre.
Comme lui, le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Sacca Lafia, est satisfait des retombées de la plate-forme www.evisa.gouv.bj pour le pays, notamment au plan sécuritaire. Elle permet de moderniser, de sécuriser et de garantir la traçabilité de la délivrance du visa face à l’insécurité et renforce les outils de surveillance du territoire, salue-t-il. Mieux, elle permet au pays de se doter d’archives durables et sécurisées et, face au nombre croissant des demandes vers le Bénin, cette plateforme permet d’améliorer la qualité des services ainsi que les méthodes de traitement, indique le ministre de l’Intérieur. Cette procédure permet également de mieux promouvoir la destination Bénin et lève les multiples contraintes jadis liées à l’obtention d’un visa en direction du Bénin, apprécie le ministre en charge du Tourisme, Oswald Homéky. Le Bénin s’ouvre ainsi au monde, laisse grandes ouvertes ses portes au reste du monde et compte en profiter pour se révéler, se vendre, se valoriser…, notent aussi les membres du gouvernement qui n’ont pas caché leur satisfaction face à la concrétisation de ce projet qui constitue, de l’avis du ministre de l’Economie numérique et de la Communication, un pas de géant dans la révolution technologique.
Ce qu’apprécie particulièrement Aurélie Adam Soulé Zoumarou, c’est la dématérialisation qu’engendre cette innovation.

Comment ça marche

Les demandeurs de visa peuvent obtenir leur e-visa de n’importe quel endroit du globe. Il concerne les ressortissants non-africains pour tout séjour touristique ou d’affaires d’une durée n’excédant pas 90 jours. La procédure est assez simplifiée. Seuls les noms, prénoms, numéros de passeport et date de séjour sont requis. Le délai de traitement est inférieur à quarante-huit heures. La formalité se fait en trois étapes majeures : le dépôt de la demande, le paiement des frais (par visa ou mastercard) et la réception du e-visa par mail, une fois que la demande est approuvée.
Pour les visas de trente jours avec une entrée et une sortie, il est demandé le paiement d’une somme de 50 euros. 75 euros sont exigés pour le visa de trente jours avec entrées multiples. Et enfin, pour un visa entrées multiples de 90 jours, il est attendu du demandeur le paiement de 100 euros. La fiabilité du système mis en place, la technicité qui l’accompagne et la technologie y associée constituent autant d’atouts que le directeur de l’Agence des services et systèmes d’information (Assi), Maximilien Kpodjèdo met à l’actif du e-visa du Bénin.

Actualités 24 avr. 2018


1re édition du Séminaire du livre universitaire à l’Uac: Un appel à renouer avec la lecture
[caption id="attachment_28922" align="alignnone" width="1024"]Les oeuvres des ecrivains exposés[/caption]

L’Université d’Abomey-Calavi n’est pas restée en marge de la célébration de la journée mondiale du livre. Dans le cadre de la vingt-troisième édition de cette journée commémorée, ce lundi 23 avril au plan international, l’Uac en a profité pour lancer le Séminaire du livre universitaire (Seluni) 2018.

« L’importance du livre en milieu universitaire », c’est le thème autour duquel se déroulent les manifestations entrant dans le cadre de la première édition du Séminaire du livre universitaire (Seluni) au campus d’Abomey-Calavi. Dans ce cadre, il est prévu, du 23 au 27 avril, plusieurs activités à caractère scientifique telles que la présentation d’ouvrages d’auteurs béninois ainsi que des formations à la recherche dans les bases de données spécialisées sur le web.
Cette initiative de la bibliothèque universitaire, soutenue par le rectorat, intervient dans le cadre de la célébration de la vingt-troisième édition de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur dont le thème est « Lire, c’est mon droit ».
Le directeur de la bibliothèque de l’Uac, Denis Agbéssi, a indiqué que la journée puise ses origines dans l’institutionnalisation en 1995 d’une vieille tradition de promotion du livre née en Catalogne en Espagne. Le choix de la date du 23 avril par ailleurs répond à un devoir de mémoire à l’endroit de certaines célébrités de la plume telles que Cervantes, Shakespeare… La Conférence générale de l’Unesco en a décidé afin de rendre un hommage mondial au livre et à ses auteurs et encourager chacun, en particulier les plus jeunes, à découvrir le plaisir de la lecture et à respecter l’irremplaçable contribution des créateurs aux progrès social et culturel.
Le Seluni vise à promouvoir la culture du livre en milieu universitaire et à faire découvrir les nombreux supports informationnels dont regorge l’institution et qui sont presque méconnus. A travers cette initiative, la bibliothèque de l’Uac entend se donner davantage de visibilité, par l’encouragement de la jeunesse estudiantine à faire du livre son meilleur compagnon dans sa marche vers le savoir, le savoir-faire et le savoir-être indispensables à tout développement durable.
Le recteur de l’Uac, le professeur Maxime da Cruz, souligne que le livre est un outil indispensable à l’acquisition du savoir dans le haut temple de la connaissance qu’est l’université. A l’Université d’Abomey-Calavi, les ouvrages académiques au programme permettent à nos enseignants de guider leurs étudiants dans leur parcours personnel d’acquisition des compétences, a-t-il souligné. Il a affirmé que les différents bibliothèques et centres de documentation qui existent sur le campus sont autant de lieux symboliques où se construisent de grandes carrières professionnelles ou scientifiques. Le professeur Maxime da Cruz a l’espoir que l’innovation de la bibliothèque va servir de point d’amorce d'un véritable combat contre le désamour de la lecture, créé par les technologies d’information et de la communication (Tic) qui ont provoqué la désaffection grandissante des jeunes générations pour le livre. Il a par ailleurs recommandé à la bibliothèque universitaire de proposer des activités dans les différentes entités afin de favoriser un accès plus facile et un meilleur engouement des apprenants pour la lecture.

Société 24 avr. 2018


Journée mondiale de la terre nourricière: Le Forum Biodiversité s’insurge contre l’usage incontrôlé des pesticides
[caption id="attachment_28921" align="alignnone" width="1024"]Les participants à la fin de la formation[/caption]

Dans le cadre de la célébration de la Journée mondiale de la terre, les membres du Forum Biodiversité se sont retrouvés sur la ferme « Les jardins de l’espoir » à Godomey-Togoudo. C’est l’occasion pour ces acteurs de l’environnement de lancer la campagne de sensibilisation des populations et des décideurs à divers niveaux sur les dangers des pesticides et fertilisants chimiques de synthèse sur la terre nourricière.

La Journée mondiale de la terre a été célébrée au Bénin par les membres du Forum Biodiversité sur la ferme « Les jardins de l’espoir » à Godomey-Togoudo. Cette rencontre a permis aux organisations de la société civile membres de ce forum d’échanger sur la problématique des pesticides (herbicides, fongicides, insecticides et engrais chimiques, au Bénin. Une visite guidée de la ferme a permis aux participants de découvrir le travail professionnel qui est fait sur ce site. C’est alors que Joséa Bodjrènou de l’Ong Nature Tropicale a reprécisé l’objectif de cette journée consacrée à la préservation de la terre nourricière. Il a invité l’assistance à participer aux différentes activités et à suivre les différentes communications prévues afin d’être aguerri pour la lutte contre l’utilisation incontrôlée des pesticides.
Par sa communication sur les conséquences de l’usage incontrôlé des pesticides sur le bien-être des populations béninoises, Dr Ibrahim Imorou Toko, président du conseil d'administration de l'Ong Aquaded, a tenu en haleine les participants. Il s’est agi pour le conférencier de présenter les circuits d’approvisionnement des pesticides, les pratiques paysannes de gestion des pesticides sur le coton et autres cultures dans le bassin cotonnier du Bénin et leurs conséquences sur les populations.
Selon lui, il est utilisé chaque année dans l’agriculture moderne d’énormes engrais chimiques en méconnaissance des conséquences désastreuses sur la terre nourricière. A l’en croire, 90 % de ces polluants chimiques déversés sur le marché sont utilisés en agriculture moderne. « 90% du marché des pesticides sont destinés à la filière coton ». Selon lui, 60 % des pesticides proviennent du trafic transfrontalier informel représenté par les marchés locaux, le marché extérieur (Ghana, Nigeria, Togo), et de producteur à producteur contre seulement 40 % du marché formel, d’après une enquête réalisée entre 2006 et 2016. « Les pesticides issus du circuit informel sont essentiellement ceux qui ne sont pas autorisés (94 % pour les herbicides et 22 % pour les insecticides », a-t-il déclaré. Il déplore l’inexistence d’un système de gestion et d’élimination des emballages de pesticides anarchiquement jetés dans la nature ou même utilisés à des fins domestiques : glacière pour transporter de la bouillie des enfants ou l’eau de boisson en allant au champ (45 %) et bidon pour la conservation d’huile (34 %). Il préconise de renforcer la veille citoyenne à travers des sensibilisations accrues des populations, la promotion des productions agro-écologiques, l’intensification des recherches scientifiques.

Environnement 24 avr. 2018


Coups et blessures volontaires ayant entrainé une infirmité permanente (15e dossier): Adam Idrissou condamné à 5 ans de réclusion criminelle

L’accusé Adam Idrissou, bouvier de son état, a porté des coups et fait des blessures à deux frères au cours d’une altercation. Poursuivi pour cet acte criminel, il a été reconnu coupable et condamné à 5 ans de réclusion criminelle par la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou qui a examiné le quinzième dossier inscrit à son rôle, ce lundi 23 avril. Il retourne en prison pour y passer encore quelques mois.

Après examen des faits des coups et blessures volontaires dont il s’est rendu coupable, la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou a condamné, ce lundi 23 avril, Adam Idrissou à la peine de cinq ans de réclusion.
A la barre, Adam Idrissou a reconnu les faits qui lui étaient reprochés. « Je conduisais les bœufs lorsque j’ai été provoqué», relate-t-il. Puis, il a expliqué qu’il s’est battu avec les victimes. Sur la base des questions du président de la cour, il n’explique pas clairement dans quelles circonstances la bagarre est intervenue et ce qui s’est passé effectivement pour que ses adversaires en viennent à perdre des membres du corps. Mais selon certains éléments du dossier, il est apparu qu’il aurait tendu une embuscade aux victimes pour leur faire du mal. Toutefois, il met la situation sur le compte du mauvais sort qui le guettait. Il demande pardon au président de la cour lorsqu’on lui fait comprendre que les victimes sont désormais incapables de faire usage de leurs membres supérieurs, l’un le bras droit et l’autre, le bras gauche.
Les victimes ne se sont pas présentées hier à l’audience. Le ministère public a alors demandé qu’on lise les procès-verbaux de leurs auditions. La défense représentée par Me Renée Ayi a souhaité, quant à elle, la lecture d’une décharge de 400 000 F Cfa faite par les victimes. Ce qui a été fait. La cour a également donné lecture du certificat médical délivré par Dr Julia Aguiar.
Dans ses réquisitions, le ministère public relève que les conflits entre agriculteurs et pasteurs sont fréquents en Afrique. Lesdits conflits, poursuit-il, dégénèrent en affrontements sanglants qui débouchent parfois sur d’importants dégâts et même la mort de certaines victimes. C’est à cette réalité que nous sommes confrontés pour le dossier en examen, expose le ministère public. Le ministère public rappelle les faits. Ils tombent selon lui, sous le coup de l’article 309 alinéa 4 du Code pénal. Il essaie de montrer d’abord la constitution de l’infraction et rejette la légitime défense que pourrait invoquer le conseil de l’accusé.
Par rapport à l’élément légal, il déclare qu’il est fondé sur l’article 309 alinéa 4 du Code pénal.
S’agissant de l’élément matériel, il pense qu’il se rapporte au coup, à l’impression faite sur le corps de la victime, des coups portés avec les pieds, les mains ou les dents. L’élément matériel induit l’atteinte faite au corps. « Il ne fait l’ombre d’aucun doute que les coups portés ont pu effectivement entraîner une infirmité », selon l’avocat général. Il demande de se référer au certificat médical.

Des lésions irréversibles

En ce qui concerne l’élément moral, il réside dans la volonté de porter atteinte à l’intégrité physique. Les violences exercées ont provoqué des lésions irréversibles, souligne le ministère public.
Ensuite dans tous les cas, conçoit le ministère public, on ne saurait parler de légitime défense au sens de l’article 328 du Code pénal. Puisque, défend-il, il n’y a pas eu d’attaque avant qu’on ne parle de riposte administrée dans un temps voisin de ladite attaque. Le ministère public ajoute qu’il faut voir les parties du corps mutilé pour se rendre compte qu’il n’y a pas légitime défense. « C’est avec la main nue qu’ils ont tenté de se protéger », justifie le ministère public.
Au regard de ces éléments, indique le ministère public, la légitime défense ne saurait justifier les coups et blessures volontaires ayant entraîné une infirmité permanente.
« Les deux victimes s’adonnent aux travaux champêtres. Aujourd’hui, ils ne peuvent plus se servir de leurs mains », regrette-t-il. L’accusé est accessible à la sanction pénale, développe-t-il. Le coupable des coups et blessures volontaires ayant entraîné une infirmité permanente s’expose à la réclusion à perpétuité, explique-t-il. Il demande à la cour de le retenir dans les liens de l’accusation et de le condamner à 10 ans de réclusion criminelle.
Ce que la défense n’approuve pas entièrement, tout en déclarant plaider coupable. Me Renée Ayi assimile le quinzième dossier en examen à la cohabitation habituelle entre agriculteurs et éleveurs. Elle explique les faits à sa manière. Pour elle, les bœufs ont brouté les herbes et il y a problème. Elle évoque la dualité entre le bien et le mal. Pour conclure que ce 6 décembre où le drame est survenu, était un mardi communément appelé chez nous "gouzan" (jour consacré au dieu du fer ou de la guerre). L’accusé, selon elle, pour toute réponse au président de la cour a souvent répondu qu’il ne saurait expliquer ce qui l’a conduit à agir ainsi qu’il l’a fait. La preuve, justifie-t-elle, est que l’accusé et les victimes n’ont aucun passé conflictuel. En quittant sa maison, il ne pouvait s’imaginer qu’il blesserait des amis ou causerait du tort à des semblables, apprécie la défense.
« Regardez-le frêle, il n’a pas de femme ni d’enfants et les témoignages concordent sur sa bonne moralité ; et le père des victimes a dit: n’allez pas là-bas, nous sommes des amis », expose la défense pour demander à la cour de lui faire une douce application de la loi. C’est un délinquant primaire qui ne connaît même pas son âge, il est re-sociable et nous avons besoin de tous les bras valides pour construire le pays, plaide la défense.
La cour se retire pour délibérer.
Dans son verdict, elle a reconnu Adam Idrissou coupable du crime de coups et blessures volontaires ayant entraîné une infirmité permanente; elle le condamne à cinq ans de réclusion. Mis sous mandat de dépôt en décembre 2013, il recouvre sa liberté en décembre prochain.
Résumé des faits

Adam Idrissou est un bouvier. Le 6 décembre 2013, son neveu Alidou Mamadou et lui conduisent au pâturage des bœufs qui rentrent dans le champ de maïs d’Augustin Koukoï à Adakplamey dans la commune de Kétou. S’étant rendu compte que le propriétaire du champ les a aperçus, les deux bouviers prennent la fuite. Mais le petit Alidou Mamadou est rattrapé et conduit dans la maison Koukoï. Le père d’Augustin Koukoï l’ayant identifié comme l’enfant d’un voisin ordonne à son fils de l’emmener à ses parents. Augustin Koukoï se met alors en route avec son frère aîné, Marcellin Koukoï, sans pouvoir atteindre la destination. En effet, Adam Idrissou surgit de la brousse et porte de violents coups de coupe-coupe à l’avant-bras droit et au pied gauche d’Augustin Koukoï qui était devant avant de s’en prendre à Marcellin Koukoï en lui assénant des coups à l’avant-bras gauche et à l’épaule gauche avec la même arme et de s’enfuir. Il en serait résulté pour chacune des victimes la perte de l’usage d’un bras. Ainsi, Adam Idrissou est interpellé et inculpé de coups et blessures volontaires ayant entrainé une infirmité permanente.

Composition de la cour :

Président Georges Toumatou
Assesseurs : Freddy Yehouenou, Razack Bello

Liste des jurés : Mariette Ahouansou, Comlan Paul Nankpon, Pélagie Lokossou, Coffi Prosper Gbèdandé.

Ministère public : Mario Cécil P. Mètonou
Greffier : Désiré Sèmèvo

Société 24 avr. 2018


Autorisation de ratification d’accord au Parlement: 1068 km de route à construire sur le corridor Abidjan-Lagos
[caption id="attachment_28919" align="alignnone" width="1024"]Corridor Abidjan Lagos[/caption]

Les députés ont examiné et adopté, vendredi 20 avril dernier, le projet de loi portant autorisation de ratification du traité relatif à la création du corridor Abidjan-Lagos entre les gouvernements de la République de Côte d’Ivoire, du Ghana, du Togo, du Bénin et de la République fédérale du Nigeria. L’Assemblée nationale donne ainsi quitus au chef de l’Etat de signer le document d’accord de ce projet initié par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et qui vise à relier les cinq pays concernés.

L’axe routier est long de 1068 km et partira d’Abidjan pour échouer à Lagos en passant par Accra, Lomé et Cotonou. Il est prévu incessamment au Nigeria la tenue d’une réunion d’un groupe d’experts de la Cedéao pour jeter les bases techniques de la faisabilité de ce vaste projet sous-régional évalué à 68 milliards de dollars à financer en mode Partenariat public-privé (Ppp).
Le projet permettra non seulement d’améliorer la circulation des personnes et des biens mais aussi de faciliter les échanges commerciaux dans les cinq pays cibles. Le projet présente donc un grand intérêt pour le Bénin que les députés, toutes tendances politiques confondues, n’ont pas manqué de mettre en exergue lors du débat général avant le vote. Mais certains d’entre eux dont Alexis Agbélessessi et René Bagoudou ont voulu savoir par exemple ce que deviendront les autres projets routiers lancés ou prévus par le gouvernement sur l’axe concerné au Bénin.
Rosine Soglo a saisi l’occasion pour plaider en faveur de la réduction des nombreuses tracasseries administratives, douanières et policières auxquelles sont confrontées les populations au niveau des frontières reliant le corridor Abidjan-Lagos. Les députés ont été rassurés par le ministre des Infrastructures et des Transports, Cyr Koty, qui leur a promis de répondre par écrit aux préoccupations auxquelles il n’a pas pu donner les réponses sur-le-champ, conformément à la procédure parlementaire en cette matière.

 

Actualités 23 avr. 2018


Championnat d’Afrique des clubs zone 3: Police du Ghana (H) et Douanes du Nigeria (D), vainqueurs de la compétition

Le championnat d’Afrique des clubs Zone 3 s’est achevé, vendredi 20 avril dernier au Balogun stadium de Lagos avec le sacre de Police du Ghana chez les hommes et Douanes du Nigeria chez les dames.
Le club de volleyball de la police du Ghana est venu à bout des douaniers nigérians par 3-0 sets (25 / 22,25 / 22 & 30/28) en finale du tournoi. Chez les dames, les Douanières du Nigeria ont battu Police du Ghana par 3-0 (25/18, 25/17 et 25/13) en final.

Des trophées et des certificats ont été décernés aux meilleurs et aux pays qui ont participé à ce tournoi international. Esther Dusu de Nigeria Custom a été récompensée comme meilleure joueuse tandis que Richard Amanor, de la Police du Ghana est désigné meilleur joueur masculin.
Evaluant le tournoi, le président de la Fédération nigériane de volleyball, Musa Nimrod, a félicité les vainqueurs et a exprimé son optimisme quant à l’avenir du tournoi. Du côté des clubs béninois, chez les messieurs, l’Entente du Bénin a battu (3-0) Garde nationale du Niger pour remporter la cinquième place tandis qu’Energie du Bénin chez les dames, a fini dernier après avoir été battue (3-1) par Legacy du Nigeria.

 

Sports 23 avr. 2018


Renouvellement du bureau de la Fédération béninoise d’haltérophilie: Gratien Gbaguidi reste aux commandes

Les membres de la Fédération béninoise d'haltérophilie étaient en assemblée générale élective, ce samedi 21 avril au siège du Comité national olympique et sportif béninois. Ils ont procédé au renouvellement du comité exécutif de cette association. Au poste de président, candidat à sa propre succession, Gatien Gbaguidi face à Abdel-Wahhab Sanni, a été reconduit pour un nouveau mandat de quatre ans.
Seul candidat au poste de premier vice-président, Alexandre Sèwa a été plébiscité. Bruno Agbatchossou a été élu face à Ariane Alikpon au poste de deuxième vice-président.

Au secrétariat général, Abdel-Wahhab Sanni est élu devant Casimir Ayéna, qui devient son adjoint. Ariane Alikpon est élue trésorière générale tandis que Bérenger Ahidazan, Eric Edmond Gbèmavo, Roger Bagan, Rodrigue Sossa Adénami et Adrien Akpovi ont été élus respectivement aux postes de trésorier général adjoint, responsable à la communication, responsable à l’organisation et premier et deuxième responsables à l’organisation. Narcisse Hounguè est désormais le représentant des arbitres dans le bureau alors que Diane Fadégnon est la représentante des femmes. Houékandé Togninou et Mathieu Zanclan sont désignés commissaires aux comptes de cette fédération.
A l’issue des travaux, Gratien Gbaguidi a remercié tous les acteurs pour lui avoir accordé un nouveau mandat. Il promet travailler à la vulgarisation et au développement de la discipline sur toute l’étendue du territoire national.

 

Sports 23 avr. 2018


Œuvres sociales à Allada: Canal + vole au secours de l’Epp Dogoudo
[caption id="attachment_28916" align="alignnone" width="1024"]Photo de famille du directeur général de Canal+ Bénin et ses collaborateurs avec les responsables de l'Epp Dogoudo[/caption]

Canal+ Bénin a fait don de matériel éducatif et rénové des bâtiments de l’Ecole primaire publique de Dogoudo B sise à Allada. Samedi 21 avril dernier, à l’occasion de la remise officielle du don, le directeur général de la société, Jonathan Lett, s’est réjoui d’avoir fait œuvre utile.

Des tonnes de fournitures scolaires et plusieurs services ont été offerts, samedi 21 avril par Jonathan Lett, directeur général de Canal+ Bénin et ses employés aux enseignants, parents d’écoliers et aux écoliers de l’Ecole primaire publique de Dogoudo groupe B sise à Allada.

Selon Jonathan Lett, le don s’inscrit en droite ligne des causes de l’éducation, du sport et du cinéma que son entreprise appuie. « C’est une occasion assez spéciale, car l’ensemble du personnel a fait des dons et sacrifié de son temps libre pour égayer les enfants de l’Epp Dogoudo», a-t-il souligné.
Pour le directeur général de Canal+ Bénin, les enfants sont les cadres de demain et il est nécessaire de les soutenir.
La société Canal+ Bénin est fière et heureuse de participer à la rénovation des locaux, se félicite-t-il. Une joie partagée par les responsables de l’école, notamment
Toudjani Kassimou, directeur Epp Dogoudo groupe B en ces termes : « Nous sommes heureux et très content du geste de Canal+ Bénin et la salle que nous réhabilitons aujourd’hui est celle-là avec qui nous avons commencé à enseigner les écoliers ». Il témoigne sa gratitude au donateur et, l’occasion faisant le larron, lui faire part de quelques doléances.
L’Epp Dogoudo fermera 40 ans le 27 avril prochain, informe Toudjani Kassimou. « Nous avons besoin de clôture, de tables-bancs et de salles de classe; ce que nous faisons n’est pas pour nous. Mais l’histoire retiendra le geste glorieux qui est fait aujourd’hui », a-t-il indiqué.
Un geste qui réjouit également Moufty Bakéola Bello, la porte-parole des écoliers en ces termes: «Nous remercions Canal+ Bénin pour ces cadeaux inoubliables et que Dieu vous bénisse ».
L’occasion de cette descente à Allada aura permis à Afousat Traoré, responsable communication de Canal+ Bénin, de rappeler la dynamique dans laquelle s’inscrit l’entreprise en s’engageant de cette manière. Les agents de Canal+ Bénin sans distinction de sexe ni de catégorie se sont par ailleurs lancés dans la peinture des murs de classes, interne comme externe. Ils ont également peint les tableaux à l’ardoisine.
« Nous recevons beaucoup de demandes ; il a fallu un arbitrage pour en arriver là. Une quarantaine d’écoliers il y a quarante ans et l’effectif approche les 400 aujourd’hui », indique-t-elle.
Pour la responsable communication, Canal+ Bénin est plus que jamais engagée dans ces actions de générosité, "le cœur sur la main" pour soutenir et accompagner les âmes sensibles qui en ont besoin pour s’épanouir.

Société 23 avr. 2018


Célébration des 10 ans de la Fondation Mtn Bénin: Une marche solidaire pour soutenir les femmes démunies
[caption id="attachment_28915" align="alignnone" width="1024"]La 1re chez les dames sur sa moto soutenue par les autres lauréats[/caption]

Dans le cadre des manifestations marquant ses 10 ans d’existence, la Fondation Mtn Bénin a organisé, ce samedi 21 avril, une marche solidaire pour lancer l’événement. Près d’un millier de personnes ont participé à l’épreuve sur l’itinéraire Stade de l’Amitié - Carrefour La Vie - Etoile Rouge - Vodjè - Cadjèhoun Mosquée - Passage supérieur Houéyiho – Carrefour Toyota et Stade de l’Amitié, soit 10 km. Les meilleurs marcheurs ont été récompensés avec divers lots.

Une moto plus une médaille d’or et un trophée, une smart Tv et un téléphone. Ce sont les prix spéciaux reçus par Jacqueline Vidjanagni, Sylvie Diane Goncalves et Carole Agossou respectivement première, deuxième et troisième au terme de la marche solidaire initiée par la Fondation Mtn Bénin en l’honneur des femmes sur un parcours de 10 km ayant pour point de départ et d’arrivée le stade de l’Amitié en passant par le Carrefour La Vie - Etoile Rouge - Vodjè -Cadjèhoun Mosquée - Passage supérieur Houéyiho et carrefour Toyota. 

Selon Viviane Sissuh, présidente de la Fondation Mtn Bénin, qui a donné le top départ pour les femmes, la marche solidaire a été organisée pour démarrer les manifestations entrant dans le cadre des 10 ans de la fondation ; lesquelles sont destinées à célébrer les femmes. Quant à la marche, elle vise, d’une part, à fédérer les populations autour d’une action sociale, et d’autre part, à les faire participer à un sport d’entretien. « Les retombées financières de cette marche serviront à financer un projet en faveur des femmes en milieu rural », précise-t-elle. A l’en croire, les fonds collectés au niveau des 300 marcheurs ayant effectivement payé leur droit de participation à la marche solidaire serviront à acheter des lampes solaires au profit des femmes d’un village de la commune de Natitingou.
Pour Bonaventure Coffi Codjia, représentant le ministre en charge des Sports, ayant donné le top de la marche au niveau des hommes, cette initiative doit permettre à la jeunesse de s’épanouir et d’avoir un peu de compétition dans les jambes. « C’est un bel exemple de coopération que je souhaite voir s’étendre aux autres fédérations », indique-t-il pour apprécier le fait que la fédération béninoise d’athlétisme soit associée à l’événement.
Pour sa part, Alex Codjo Houngbo, représentant du ministre des Affaires sociales et de la Famille, exprime le soutien du ministre à cette activité qui lève des fonds au profit des femmes vulnérables qui constituent, selon lui, une couche importante du pays.
Cette appellation de femmes vulnérables ou démunies ne plaît pas à Ly Tabara, directeur administratif et financier de Cfao Motors Bénin, structure accompagnant la Fondation Mtn sur cette activité. « La femme béninoise n’est pas démunie mais elle est dans un processus d’amélioration », rectifie-t-elle.
Plus qu’une marche solidaire, l’évènement a servi de cadre d’échanges convivial entre les différents partenaires et associations sportives invités.
Chaque mois jusqu’en décembre prochain, des activités sont prévues dans le cadre des 10 ans d’existence de la Fondation Mtn Bénin, a annoncé la présidente. Durant dix ans, la fondation s’est investie dans les domaines de l’éducation de la santé, de l’environnement, du sport, de l’autonomisation des communautés.
Il convient de signaler que les gagnants du côté des hommes au nombre d’une dizaine ont été gratifiés, entre autres, des bons d’achats, d’un week-end à Casa del papa et d’une smart Tv plus médaille d’or et trophée pour le premier.
Le premier chez les hommes et la première chez les dames ont exprimé leur reconnaissance à la Fondation Mtn Bénin qui leur a permis d’exprimer leur talent en athlétisme.

Société 23 avr. 2018


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