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Nouvelles

Partenariat entre Blue Diamond et la Sobebra: L’artiste Fanicko désormais ambassadeur de la boisson XXL Energy
[caption id="attachment_28882" align="alignnone" width="1024"]Fanicko dégustant la boisson XXL[/caption]

Le directeur général adjoint de la Société béninoise de brasserie (Sobebra), Sébastien Yves Ménager, et l’artiste Fanicko, à l’état civil Olivier Fanick Adjanohoun, ont signé, ce mercredi 18 avril à Cotonou, un contrat de partenariat. Ledit contrat fait désormais de l’artiste, l’ambassadeur attitré de la marque XXL Energy commercialisée par la Sobebra. 

Le contrat de partenariat signé, ce mercredi 18 avril, entre l’artiste Olivier Fanick Adjanohoun alias Fanicko et la Société béninoise de brasserie (Sobebra) fait désormais de l’artiste l’ambassadeur attitré de la marque XXL Energy commercialisée par ladite société. 

Selon Sébastien Yves Ménager, directeur général adjoint de la Sobebra, l’événement traduit la réalité que son entreprise est fortement impliquée dans la vie sociale, culturelle et musicale et dans celle des jeunes. La cérémonie, explique-t-il, révèle que dans la gamme des produits de la Sobebra, il existe également des produits funs, festifs, des produits de la nuit. Des produits qui traduisent le bonheur et l’amusement. XXL Energy, développe le directeur général adjoint, est un produit qui s’adresse à une clientèle jeune, festive, à des jeunes adultes, des anciens ados, des 45-50 ans.
XXL Energy, c’est également, rapporte-t-il, un slogan, un peu difficile à expliquer. « C’est facile de se rapprocher de quelqu’un à qui on ressemble ; c’est pour cela que nous sommes là aujourd'hui », a précisé le directeur général adjoint. Fanicko colle parfaitement à ce slogan, estime-t-il.
« La puissance, qu’elle soit au niveau du rayonnement populaire, social comme ce que cela peut générer en termes de ressenti pour les spectateurs, les populations, les foules, n’est pas forcément liée à la taille de la personne ; elle est liée à un charisme, une capacité à se surpasser et à rallier à soi une foule », commente Sébastien Yves Ménager.
Un moment sympathique qui rapproche la société de boissons de l’icône africaine, Fanicko. « XXL Energy, c’est petit mais c’est puissant ». Tel est le slogan sous lequel s’identifie la marque XXL commercialisée par la Sobebra.
La signature proprement dite du contrat fait de l’artiste l’ambassadeur de la marque XXL Energy dans les quatre coins du monde.
XXL Energy est, selon Sébastien Yves Ménager, un produit fait à partir de substances naturelles, des produits énergisants qui permettent au corps humain de dépasser ses limites. « Fanicko est une personne qui a des capacités à soulever des mouvements de foules, faire bouger des fanatiques au sens musical du terme qui l’accompagnent et le soutiennent dans son art », apprécie-t-il. Il y a, selon le directeur général adjoint de la Sobebra, une relation naturelle entre Fanicko et XXL Energy. « C’est quelqu’un qui va être sur des podiums et qui va permettre à ses supporters de s’associer à ce produit, un élément important pour Fanicko d’avoir une marque américaine à l’origine que nous représentons au Bénin, une marque qui va s’associer avec Fanicko ; nous l’accompagnerons et serons un de ses supporters officiels », a promis le directeur général adjoint de la Sobebra.

Du contrat entre Blue Diamond, et XXL Energy

Tout jeune en quête de sensations doit consommer XXL Energy, recommande Sébastien Yves Ménager.
« Beaucoup m’ont trouvé toujours fort, pétillant ; je regarde en arrière et je réalise que le combat a été très dur, difficile ; mais cela a été nécessaire. C’est ça la marque  des vainqueurs », révèle l’artiste. Le but, explique l’artiste, est d’arriver à inspirer les jeunes avec qui il travaille. « Grâce à XXL Energy et à mes fans, je resterai toujours fort pour vous donner les fortes sensations. », promet Fanicko. « Cela va être dur ; faites-vous petit mais demeurez toujours puissant », lance Fanicko.
A l’occasion de la signature du partenariat, Rodolphe Adanzounon, directeur juridique de la Sobebra, a exposé les grandes lignes du contrat qui unissent désormais Blue Diamond, producteur de l’artiste Fanicko, et la Sobebra. Lesdites conditions sont prévues par treize articles étalés sur huit pages de format A4. Le contrat fait bénéficier 20 millions de francs Cfa à l’artiste. Les clauses portent ; entre autres ; sur l’objet, le champ d’application des services, les obligations et droits des parties, les notifications et communications entre les parties.
Les éléments essentiels se rapportent au marketing et à l’éducation; à la communication sur XXL Energy.
Des engagements qui s’étendent, selon le directeur juridique, sur deux ans (du 1er avril 2018 au 31 mars 2020). Au terme du contrat qui les lie dont Blue Diamond est garant, l’artiste accepte d’agir pour la marque XXL Energy et fait la promesse d’être son ambassadeur en respectant les clauses prévues. Il doit, selon lui, se montrer digne et s’engager à faciliter et à participer à toutes les activités de la Sobebra.

Société 19 avr. 2018


Protection des défenseurs des droits humains : Une délégation de la Cddh Bénin chez le médiateur de la République

Le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun, a reçu en audience à son cabinet, ce mercredi 18 avril, une délégation de la Coalition des défenseurs des droits humains du Bénin (Cddh Bénin) conduite par Serge Prince Agbodjan, président de cette organisation de la société civile.

La situation de protection de ceux qui défendent les droits de la personne humaine au Bénin était au cœur de l’audience que le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun, a accordée, ce mercredi 18 avril, à une délégation de la Coalition des défenseurs des droits humains du Bénin (Cddh Bénin), à la demande de cette dernière. Cette organisation de la société civile portée sur les fonts baptismaux le 20 décembre 2017 à Cotonou, a jugé utile d’aller rendre une visite de courtoisie au médiateur de la République pour lui présenter les objectifs de l’association et en même temps prendre ses conseils avisés pour l’atteinte de ses objectifs.
Pour le président de cette coalition, Serge Prince Agbodjan qui a conduit la délégation hier, les défenseurs des droits humains, sont confrontés à toutes sortes de difficultés que vivent également leurs pairs des autres pays du monde. Ils seraient persécutés, ciblés et traités d’opposants de par leur position ou leurs interventions sur le terrain. Mais ceux-ci, souligne le président de la Cddh Bénin, n’ont personne pour les défendre, les soutenir, les encourager et leur remonter le moral. La coalition a donc été créée à cet effet pour combler ce vide, précise Serge Prince Agbodjan. Il s’agira pour l’association, dans le cadre de sa mission, de travailler à la mise en place d’un cadre juridique devant permettre d’aider et de former ces citoyens qui défendent les droits humains afin qu’ils travaillent en toute sérénité sur le terrain et contribuent au développement du Bénin.
Serge Prince Agbodjan se réjouit des échanges de sa délégation avec le médiateur de la République qui s’est fait entourer de certains de ces collaborateurs. La délégation s’est abreuvée des expériences et conseils avisés du médiateur de la République. Lesquels sont puisés du riche parcours de Joseph Gnonlonfoun, qui a été notamment magistrat de profession, ancien ministre de la Justice et chargé des Droits de l’Homme, ancien député à l’Assemblée nationale, ancien membre de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), ancien président de la Commission électorale nationale autonome (Céna), requérant à la Cour constitutionnelle et aujourd’hui médiateur de la République qui s’occupe aussi des questions de droits de l’Homme?

Société 19 avr. 2018


Congrès de la Fédération béninoise de football: Les délégués adoptent les rapports du comité exécutif
[caption id="attachment_28875" align="alignnone" width="1024"]Federation Beninoise de Football[/caption]

Les membres de la Fédération béninoise de football se sont retrouvés, ce mercredi 18 avril au siège de l’association à Porto-Novo, dans le cadre d’un congrès extraordinaire. Au cours des travaux, hier, les délégués ont validé par acclamation les deux rapports présentés par le comité exécutif dirigé par Anjorin Moucharaf.

Les travaux du congrès statutaire de la Fédération béninoise de football se sont déroulés, ce mercredi au siège de l’association à Porto-Novo. A l’ouverture des travaux, le président Anjorin Moucharaf a remercié les congressistes pour l’intérêt qu’il porte à ces assises. Pour lui, c’est l’occasion pour les acteurs de faire preuve de patriotisme pour donner le signal de la réunification de la famille du football.
Le secrétaire général du Comité national olympique et sportif béninois, Fernando Hessou, a invité les uns et les autres à travailler afin que l’esprit de fair-play puisse prévaloir tout au long des travaux pour le bonheur du sport et du football béninois. Amidou Gibigayé, directeur adjoint du Sport d’élite, représentant du ministre en charge des Sports, a abondé dans le même sens en souhaitant que les travaux se déroulent dans une ambiance bon enfant.
Après la vérification des mandats et du quorum, la conformité de la convocation du congrès, la désignation des scrutateurs, le président Anjorin Moucharaf a présenté son rapport moral qui a été validé par acclamation par les délégués présents à la suite des débats.
Ensuite, le secrétaire général de la Fbf, Rigobert Koutonin, a soumis le rapport d’activités qui a enregistré l’approbation de tous, sous réserve de la mise sur pied d’une commission qui se chargera de vider les dossiers liés au championnat dans les tout prochains jours.
Présenté par le responsable de la commission des finances, Noël Okévè, le rapport financier a été aussi validé par acclamation par les congressistes.
Après les travaux du congrès statutaire de la Fédération béninoise de football, cap sera mis, ce jeudi 19 avril, sur la révision des textes fondamentaux de l’association. Un exercice plus crucial lorsqu’on se réfère aux difficultés qu’a traversées la fédération à cause de la mauvaise interprétation des textes. A ce titre, les congressistes devront étudier les textes avec minutie pour ne pas valider des statuts taillés sur mesure à l’instar du congrès du 20 février 2013. Toutes les dispositions tendant à exclure des acteurs devront être écartées pour garder la cohésion souhaitée par le gouvernement. C’est l’avenir du sport-roi qui est en jeu, la Fédération béninoise de football ayant besoin, entre autres, d’un arsenal juridique sortir des sentiers battus.

Sports 19 avr. 2018


Huguette Akplogan Dossa, point focal du Réseau des femmes leaders africaines: « Les femmes doivent faire la politique autrement »
[caption id="attachment_28874" align="alignnone" width="1024"]Huguette Amoussou[/caption]

Amener les jeunes femmes béninoises à faire la politique autrement afin de leur permettre de repartir sur de nouvelles bases et impacter davantage leurs pays. C’est le défi que s’est lancé le Réseau des femmes leaders africaines qui anticipe déjà sur les prochaines élections législatives. Huguette Akplogan Dossa, point focal dudit réseau au Bénin et ancienne coordonnatrice du réseau Social watch, explique l’enjeu.

La Nation : Le Réseau des femmes leaders africaines a animé, mardi 17 avril dernier, une conférence-réseaux sur le thème ‘’Femme, engagement, militantisme et stratégies politiques ». Qu’est-ce qui sous-tend cette initiative ?

Huguette Akplogan Dossa : Je fais un clin d’œil à toutes les braves femmes béninoises qui se battent pour se positionner dans l’arène politique, pour participer à la prise de décisions. Cette conférence est la leur. Elle vient à point nommé, en cette veille des préparatifs des élections législatives où l’Assemblée nationale se bat pour une meilleure représentativité des femmes à l’hémicycle et dans les instances de prise de décisions au plan national. La conférence-réseaux intervient dans le cadre des activités du Réseau des femmes leaders africaines. Nous avons fait recours à l’expertise d’une femme politique béninoise résidant en France qui partage ses expériences avec nous. Nous nous sommes vues dans l’obligation d’ouvrir son carnet d’adresses aux jeunes femmes béninoises, parce que nous avons constaté que depuis quelque temps, les organisations de la société civile organisent des formations au profit des jeunes femmes pour les outiller sur les notions de militantisme, de leadership et d’engagement politiques. Nous voulons accompagner ce mouvement pour susciter davantage l’engagement des jeunes femmes.
La politique n’est pas un jeu pour tous. Comment se fait-elle? Quelle idéologie doit-on suivre pour la faire et quels moyens doit-on mettre en place pour y arriver ? Avec notre invitée, nous avons appris les vraies facettes de la politique. Le panel constitué d’analystes et de contradicteurs a apporté également son éclairage sur le thème de la conférence, notamment ses connaissances de la politique française et européenne, tout en faisant la comparaison entre notre manière de faire la politique au Bénin et celle des pays occidentaux. Cet exercice aidera la jeunesse féminine béninoise à tirer leçon des différentes pratiques entre les pays et à relever les erreurs des aînés en la matière.

Le thème militantisme et engagement politiques des femmes sonne comme un refrain dans le rang des féministes. Quelle est la particularité de cette conférence ?

Nous voulons montrer le vrai visage d’une femme en politique. Comment se comporte une femme en politique ? Comment choisit-elle son bord politique ? Comment choisit-elle sa vision en politique et par quelle méthode de travail arrive-t-elle à s’imposer dans son registre politique ? Ce sont autant de préoccupations qui ont fait objet de cette conférence. Nous voulons amener nos dirigeants, à travers les voix que porteront désormais les femmes, à comprendre que la politique n’a rien à voir avec ce que nous avons fait jusque-là. La politique repose sur un certain nombre d’idéaux et un courant économique qui la soutiennent. Nous avons longtemps calqué les modèles politiques sur ce qu’ils ne devraient pas être. La politique doit être faite autrement.

Comment peut-on arriver à entraîner les femmes dans ce mouvement, si elles-mêmes sont toujours réticentes sur le terrain politique ?

La réticence des jeunes femmes vient du fait qu’elles voient des pratiques qui n’honorent pas leurs aînées et les hommes politiques. Cette conférence nous donnera les instruments nécessaires pour mieux faire la politique désormais. La relève politique féminine sera le porte-voix des femmes et sortira de l’ornière, celles qui peinent à prendre le pli. Le Réseau des femmes leaders africaines va poursuivre les initiatives dans cette lancée.

Quelles sont ces pratiques dont vous parlez ?

Ces pratiques concernent les nuisances, les coups bas, les intrigues politiques. En termes techniques, on parle d’armes non conventionnelles en milieu politique. A cela s’ajoute le pouvoir de l’argent qui limite les ardeurs de certaines femmes.

Cette conférence est-elle déjà un moyen pour votre réseau d’accroître le nombre des femmes au sein des instances ?

Dans le mandat décerné à ce réseau au plan international et notamment dans chaque pays africain, il y a également la mission de motiver les femmes à mieux s’orienter en politique, à mobiliser leurs ressources pour aller en campagne autrement, à savoir se positionner dans leurs partis politiques et à définir des stratégies politiciennes et politiques qui les amènent à gagner et à s’imposer dans leurs milieux respectifs. Si elles choisissent de faire la politique, cela signifie qu’elles créent une nouvelle famille et pour vivre en harmonie dans cette famille, elles doivent pouvoir s’imposer, se faire accepter et savoir utiliser leurs propres moyens pour ne pas être écrasées. Je crois fortement en la nouvelle génération de femmes politiques et en la relève.

Société 19 avr. 2018


Conseil des ministres: L’urgence de délocaliser Dantokpa
[caption id="attachment_28872" align="alignnone" width="1024"]Marché Dantokpa[/caption]

Le chronogramme mis en place dans le Programme de modernisation des marchés urbains et régionaux, et de la délocalisation du marché Dantokpa sera strictement respecté. Le Conseil des ministres de ce mercredi 18 avril, au regard du drame survenu lundi 16 avril au marché Dantokpa, voudrait tourner la page des flammes et autres incidents au marché.

Le gouvernement veut donner un coup d’accélérateur à son programme de modernisation des marchés urbains et régionaux, et de la délocalisation du marché Dantokpa. Le drame survenu dans ce dernier marché, lundi dernier, vient confirmer l’urgence de revoir le mode d’implantation des marchés et impose une refonte de leur gestion.
S’agissant du marché Dantokpa, le plus grand du pays, il déborde actuellement ses limites originelles (14 ha) et couvre désormais près de 20 hectares, ont constaté les membres du gouvernement. Cela induit, relève le Conseil des ministres, une saturation de l’espace, préjudiciable à l’image d’un centre-ville moderne et à son développement. On y note également « une accumulation de commerces étalés de part et d’autre d’un des axes de circulation majeurs de la ville, avec des nuisances de plus en plus importantes aux plans environnemental, de la mobilité, de l’hygiène et de la sécurité ». Ce diagnostic « peu reluisant rend impératif le déplacement du marché », conclut le Conseil des ministres.
Ainsi que l’avait annoncé, il y a quelques semaines, le chef de l’Etat aux commerçants et commerçantes, la délocalisation du marché se fera sur deux différents sites dont l’un à Akassato dans la commune d’Abomey-Calavi pour la construction d’un marché de gros qui va accueillir le commerce des produits vivriers, des marchandises manufacturées, de la logistique, des viandes, des poissons, etc., et l’autre à Kouhounou sur l’actuel emplacement de la piscine olypique du stade de l’Amitié général Kérékou pour la construction d’une galerie commerciale de 1000 boutiques qui accueilleront le commerce de cosmétiques, du textile, des bijoux…
« Les études pour la réalisation de ces projets en cours d’achèvement et la sélection des entreprises sera faite aussitôt après, en vue du démarrage des travaux en janvier 2019, pour une livraison des équipements au bout de vingt-quatre mois », a indiqué le ministre Joseph Djogbénou faisant le point du Conseil des ministres.
Par ailleurs, il est aussi envisagé un projet de modernisation des marchés urbains et régionaux, qui porte sur trente-six marchés avec une première phase de vingt marchés dont les travaux démarrent en juillet et septembre prochains.

Point de l’incendie survenu au marché Dantokpa

Le Conseil des ministres de ce mercredi 18 avril a pris connaissance du compte rendu de l’incendie qui a ravagé une partie du marché Dantokpa et décidé de certaines mesures urgentes. L’incendie survenu au petit matin du lundi 16 avril dernier autour de 3 h 30 a été circonscrit à un espace de 4000 m2 environ dans le secteur Kpodji, spécialisé dans la vente des produits vivriers. Il n’y a eu aucune perte en vie humaine mais d’importants dégâts matériels ont été enregistrés. Des sinistrés encore sous le choc n’ont pas pu se faire enregistrés.
Pour l’heure, 75 victimes recensées ont perdu des marchandises d’une valeur allant de 40 000 à 55 millions F Cfa. Les pertes cumulées sont estimées à 200 millions de francs Cfa.
Les causes exactes de l’incendie ne sont pas encore connues mais la direction générale de la Société de gestion des marchés autonomes (Sogema) évoque deux sources probables à savoir : section d’un fil conducteur de courant électrique au niveau de cette zone de céréales et/ou foyers individuels des vendeuses de nourriture dans le marché.
On note que la zone foyer de l’incendie est sans aération, non assainie, ne comporte que des hangars de stockage de céréales réalisés en matériaux précaires, donc une zone difficile d’accès pour les secours.
Suite à ce compte rendu, le gouvernement projette des diligences pour sécuriser les lieux et prendre des mesures pour accompagner les sinistrés. Une information judiciaire sera aussi ouverte pour déterminer les causes du sinistre.
Il faut noter qu’une forte délégation composée des ministres de l’Intérieur, de la Décentralisation et du Cadre de vie s’était déjà portée sur les lieux très tôt le matin du drame pour soutenir les sinistrés, mais aussi pour évaluer la situation. « Les sinistrés n’ont pas été abandonnés à leur sort », assure le gouvernement.

Actualités 19 avr. 2018


Education nationale: De nouvelles ambitions pour les écoles tenues par les consacrés
[caption id="attachment_28871" align="alignnone" width="1024"]Participant au forum[/caption]

Le premier forum des consacrés dans le secteur de l’éducation se tient, depuis ce mercredi 18 avril, au Centre pastoral Mgr Guy Riobé de Parakou. Prévu pour s’achever samedi 21 avril prochain, les échanges portent sur le thème « Education nationale : Apports des consacrés et perspectives d’avenir ».

La contribution de l’Eglise catholique dans le secteur de l’éducation au Bénin, à travers l’enseignement confessionnel, n’est plus à démontrer. Soucieuse de former les élites du pays, elle a ouvert les portes de sa toute première école le 10 février 1862 à Ouidah. Avec près de 260 établissements scolaires à son actif, plus de 156 ans après, l’enseignement catholique occupe aujourd’hui une place prépondérante dans le système éducatif national.
D’où ce premier forum des consacrés dans l’éducation qui a lieu du 17 au 21 avril à Parakou. C’est à l’initiative de la Conférence des supérieurs majeurs du Bénin (Csmb) et des instituts de vie consacrée et des sociétés de vie apostolique œuvrant dans le secteur de l’éducation, qu’il se tient.
Selon le nonce apostolique près le Bénin et le Togo, Mgr Brian Udaigwe, ce forum a pour objectif principal d’établir une vision commune sur les établissements scolaires des instituts et sociétés de vie apostolique enseignant dans le contexte ecclésial et social. Il vise aussi à approfondir la mission humanisante et évangélisatrice des établissements scolaires tenus par les consacrés. A terme, a-t-il insisté, il y aura à donner un cadre d’organisation associative nécessaire à l’ensemble de ces établissements d’enseignement confessionnel, à travers de nouvelles orientations. Ce forum offre donc un moment de réflexion pour un renouveau dans les établissements dont la charge est confiée aux personnes consacrées. Pour le nonce apostolique, il s’agira, mieux que par le passé, de mettre la personne humaine au centre de la démarche pédagogique. Ceci, après avoir fait le point du chemin parcouru par l’enseignement confessionnel au Bénin, et en tenant compte de la part prise par les religieuses et religieux dans le secteur de l’éducation.
Le président de la Csmb, père Guillaume Kambounon, et le directeur national de l’enseignement catholique du Bénin, père Epiphane Ahouansè, ont indiqué que ce forum reste une première dans l’enseignement catholique au Bénin. Leur souhait est de voir le système éducatif catholique connaître une avancée notable et considérable, ont-ils souligné.
Pour le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, « Nul n’ignore la consécration des enseignants, leur compétence et la qualité du travail qui a toujours caractérisé les écoles de formation confessionnelle ». Il est, par ailleurs, revenu sur le rôle des personnes consacrées dans le domaine de l’éducation.
Abondant dans le même sens que lui, le directeur départemental des Enseignements maternel et primaire du Borgou, Jacob Toudonou et son homologue en charge de l’enseignement secondaire, Ayouba Garba, ont également reconnu que l’initiative de ce forum cadre parfaitement avec le Programme d’action du gouvernement (Pag), en son axe stratégique n° 5 intitulé « Améliorer les performances de l’éducation ».
Outre les autorités politico-administratives du Borgou, l’évêque de Lokossa, président de la Conférence épiscopale du Bénin et chargé de l’enseignement catholique, Mgr Victor Agbanou, était aux côtés du nonce apostolique. Il y avait également l’archevêque de Parakou, chargé de la vie consacrée, Mgr Pascal N’Koué, ainsi que les frères et sœurs de la vie consacrée venus de tous les diocèses du Bénin.
Plusieurs communications meubleront ce forum qui prend fin samedi 21 avril prochain. Elles porteront, entre autres, sur les thèmes « Apports de la vie consacrée à l’éducation : approches historique, charismatique et statistique » ; « Quel profil d’hommes et de femmes voulons-nous former dans nos écoles pour la société béninoise ? » ; « Les défis de l’éducation : l’enseignement aujourd’hui » et enfin, « Un cadre d’organisation propre pour les écoles des instituts de vie consacrée ».

Société 19 avr. 2018


Mauvaise gestion des cantines scolaires: 17 directeurs d’école sanctionnés

Au cours de son traditionnel point de presse du mercredi 18 avril à la suite du Conseil des ministres, le Garde de Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation, a révélé que dix-sept directeurs d’école primaire sont dans le collimateur du gouvernement et seront sanctionnés pour mauvaise gestion constatée au niveau des cantines scolaires relevant de leur tutelle.

Des détournements de vivres, des effectifs d’enfants inscrits à la cantine majorés pour justifier d’une sortie plus importante de vivres (riz, haricot, huile)… Ce sont là quelques-uns des manquements notés au cours des vérifications faites au niveau des cantines scolaires de certaines écoles. « Les auteurs de ces fraudes se chargent ensuite de récupérer la différence pour leur propre compte ou en partage avec leurs complices », selon le compte rendu du Conseil des ministres de ce mercredi 18 avril lu par le ministre Joseph Djogbénou.
Au total, dix-sept cas de malversations ont été mis en évidence à l’issue de missions de contrôle qui se sont déroulées entre octobre et novembre 2017.
Et comme il fallait s’y attendre, les sanctions n’ont pas tardé à suivre. « A titre de mesures conservatoires, les directeurs d'écoles impliqués ont été déchargés de leurs fonctions par le ministre de tutelle ».
Les membres du gouvernement ont « déploré un tel comportement de la part d’éducateurs ». Ils en appellent « au sens du devoir d’exemplarité vis-à-vis des apprenants, au sens de responsabilité qui leur incombe dans leurs communautés de vie ».
La désolation du gouvernement se justifie, puisqu’il avait organisé des séances de sensibilisation de tous les acteurs impliqués dans la gestion des cantines conjointement avec le comité de suivi, le Programme alimentaire mondiale et le ministère des Enseignements maternel et primaire, à l’endroit de plus de 2500 acteurs de l'école, pour les habituer audit mode de gestion.
De tels actes de la part d’éducateurs mettent à mal les efforts pour donner le bon exemple aux apprenants, mais aussi et surtout au sein des communautés. Le gouvernement tient également à une mise en application effective des sanctions à l’endroit des mis en cause, afin que leurs cas servent d’exemples et que de tels actes ne se répètent.

Actualités 19 avr. 2018


Commune de Ouaké: Le maire Alimiahou Titchalé Alassane à nouveau menacé de destitution
[caption id="attachment_28866" align="alignnone" width="1024"]Le maire de Ouaké, Alimiahou Titchalé Alassane[/caption]

Le maire de Ouaké, Alimiahou Titchalé Alassane, est menacé de destitution, quelques jours après sa sortie de prison. Huit conseillers dissidents demandent à nouveau à lui retirer leur confiance, après la tentative avortée de septembre 2017. Ils lui reprochent « des mauvais comportements et pratiques qui entravent la conduite des actions de développement » dans la commune.

Le maire de Ouaké, Alimiahou Titchalé Alassane, est menacé de destitution à nouveau. Huit conseillers communaux sur les quinze au total réclament son fauteuil, en formulant une demande de convocation d’une session extraordinaire pour un vote de défiance à son encontre.

A travers la correspondance en date du 12 avril dernier, les conseillers dissidents lui reprochent, entre autres, « une gestion discriminatoire sur fond de favoritisme », le « refus d’exécuter certaines décisions du Conseil communal » telles que le non affermage du marché de Kassoua-Allah, des « relations conflictuelles avec des conseillers communaux, chefs de villages et de quartiers de ville ainsi qu’avec des chefs des services. Ils s’insurgent également contre son « absence prolongée » à la mairie suite à son incarcération, entravant, selon eux, le bon fonctionnement des activités. En fait, le maire Alimiahou Titchalé
Alassane n’est sorti de prison que le vendredi 13 avril dernier, après avoir passé plus de trois mois en détention dans une affaire qui l’opposait à l’entrepreneur Soumanou Abassou Malanfali au sujet de la construction de l’hôtel de ville de Ouaké.
La crise au conseil communal de Ouaké ne date pas d’aujourd’hui. Les précédents griefs ont déjà fait objet de plusieurs reproches portés à la connaissance du maire et ont même conduit à une décision de destitution qui a été avortée après différentes médiations, rappellent les signataires de la motion. En effet, le 4 septembre 2017, neuf élus communaux avaient signé une motion de destitution du maire et lui ont adressé une demande de convocation d’une session extraordinaire pour lui retirer leur confiance. Le maire semblait l’avoir échappé belle. Mais pas pour autant, puisqu’il est à nouveau sur la sellette.
Les conseillers dissidents dénonçaient « une gestion hasardeuse, solitaire et opaque », « une indisponibilité notoire du maire et son incompétence à développer un leadership politique et diplomatique en vue d’impulser le développement harmonieux et équilibré, gage de paix et de cohésion sociale durable ». Aussi, le maire prioriserait-il des dépenses qui ne profitent qu’à lui et ses courtisans et aurait maintenu certains agents moins gradés que d’autres aux postes de chefs service au mépris des textes et des recommandations des auditeurs, selon les frondeurs.
Ces derniers fustigeaient également « le refus délibéré du maire de mettre en application des propositions faites par le conseil communal et la commission technique des affaires économiques pour l’amélioration des recettes communales, le mépris du maire à l’égard des conseillers locaux, des chefs de village, des opérateurs économiques locaux et même des sages ». Des allégations qu’a balayées d’un revers de la main le maire Alimiahou Titchalé Alassane, arguant qu’il s’agissait plutôt de manœuvres politiques.

Actualités 18 avr. 2018


39es Championnats d’Afrique Seniors de judo: La Tunisie sacrée championne d’Afrique
[caption id="attachment_28865" align="alignnone" width="1024"]L'équipe Tunisienne vainqueur du championnat[/caption]

Démarré le jeudi 12 avril dernier, l’édition 2018 des championnats d’Afrique Seniors de judo s’est achevée ce dimanche avec le sacre de l’équipe tunisienne. Les judokas tunisiens s’en sortent avec 15 médailles (5 en or, 4 d’argent et 6 de bronze) tandis que les Béninois n’ont gagné aucun combat.

Les trente-neuvièmes championnats d’Afrique seniors de judo se sont achevés au Palais des Sports El Menzah à Tunis en Tunisie. Au terme de la dernière journée disputée ce dimanche dernier, la sélection tunisienne (messieurs/dames) a remporté le titre de champion d’Afrique par équipe (mixte). Cette équipe composée de 18 athlètes (9 filles et 9 garçons), avait dominé également les épreuves individuelles clôturées samedi en totalisant 15 médailles (5 en or, 4 d’argent et 6 de bronze). 

L’Algérie est classée 2e avec 16 médailles (4 en or, 3 argent et 9 bronze) devant le Maroc, 3e avec 10 médailles (4 en or, 3 argent et 3 bronze).
Au total 176 judokas (107 messieurs et 69 dames), représentant 25 pays étaient à ce rendez-vous auquel deux Béninois ont pris part. Les judokas, Celtus Dossou-Yovo, dans la catégorie des -90 kg homme et Auguste Daga chez les -66 kg n’ont pas pu faire forte impression dans ce tournoi. D’ailleurs, Celtus Dossou-Yovo - 90kg a été éliminé de la compétition après deux combats. Battu sur sanctions (trois shido Hansokumake) par le Ghanéen Ahiavor Victor, il a été repêché mais finalement éliminé par le Malien Traoré Boubacar. Fortune identique pour Auguste Daga en -66 kg le lendemain. Comme en 2016 (5 médailles d’or, 4 argent et 7 bronze), les judokas tunisiens qui se sont préparés en Tunisie et à l’étranger ont confirmé leur statut de favoris en dominant toutes les épreuves de la compétition. La présence des judokas algériens, égyptiens et Marocains n’ont pu rien changer cette année. Rappelons que l’épreuve par équipe mixte (hommes et dames) inclue pour la première fois au programme des championnats d’Afrique sera adoptée lors des prochains Jeux olympiques de Tokyo en 2020. Pourvu que les judokas béninois se remettent au travail afin de faire mieux lors des prochaines compétitions.

Sports 18 avr. 2018


Réforme du système partisan: La marche vers la démocratie au sein des partis politiques

Tout le monde s’accorde à dire que le Bénin est un modèle édifiant en matière de démocratie. Au fond, cette apologie mérite d’être relativisée. La preuve, malgré cette réputation, la pratique démocratique semble n’avoir pas beaucoup évolué, à l’intérieur des partis politiques. Les chefs de partis sont inamovibles et la culture de l’alternance absente. Un immobilisme et une opacité qu’ambitionne d’annihiler la prochaine réforme du système partisan.

Le fossé abyssal qui existe entre la culture de l’alternance, voire l’alternance au sein des partis politiques et l’édifiant progrès de la démocratie de la vie politique nationale crève l’œil. Pourtant, les chefs de partis, dans l’exercice enivrant du pouvoir politique ne se sont pas rendu compte de l’état de démocratie à plusieurs vitesses dans lequel, ils se prélassent. Une situation qui confère une allure rétrograde à la démocratie à l’intérieur des formations politiques et une autre vitesse pour l’instauration de la représentativité de la minorité. 

En visite officielle au Ghana en 2010, le président Barak Obama a lancé comme l’appel de la Baule, un cri d’alarme aux jeunes démocraties africaines. « L’Afrique, au lieu d’avoir des hommes forts, doit avoir des institutions fortes », a-t-il déclaré. Pour lui, il urge d’instaurer une culture d’alternance, un principe sacro-saint de la démocratie, qui doit être de rigueur à l’intérieur des partis politiques comme à la tête des Etats. Un ancrage qui passe, selon lui, par des élections primaires, un statut d’opposition, une bipolarisation de la vie politique afin d’éliminer les nombreux partis politiques à caractère tribaliste, sans assise nationale, sans idéologie politique, dirigés par des individus à intérêts inavoués.
Huit ans après ce discours, la plupart des démocraties africaines affichent l’immobilisme. L’instauration de la culture d’alternance au sein des formations politiques est problématique. Pour le Bénin, modèle édifiant de la démocratie en Afrique, il est temps de corriger cette inaction qui sape ses prouesses.
Aux grands maux, les grands remèdes. Le gouvernement initie une loi que peaufinent depuis plus de six mois les députés à l’Assemblée nationale.
En février dernier à Cotonou, le parlement a organisé une rencontre pour réfléchir sur « La réforme du système partisan ». Au terme d’un séminaire de deux jours, l’élite politique et celle de la société civile ont fait le bilan critique du chemin parcouru dans l’expérimentation de la charte des partis politiques après vingt-huit ans de démocratie. Elles se sont enrichies de l’expérience d’autres pays modèles en démocratie et de la diversité des apports des participants.
Ce projet de loi portant Charte des partis politiques offre un cadre juridique nouveau qui va régir très prochainement les partis politiques au Bénin, porte sur leurs devoirs et leurs droits, de même sur leur fonctionnement, leur enregistrement, leur suivi, leur gestion et leur vie.

Les innovations

La première de toutes les innovations de ce projet de loi porte sur la création d’une structure administrative indépendante dénommée « Agence nationale d’enregistrement et de suivi des partis politiques (Anesp). Une première initiative au Bénin après 28 ans de démocratie. Dotée d’une personnalité juridique et de l’autonomie administrative et de gestion, elle sera placée sous la tutelle du ministère chargé de l’Intérieur et de la Sécurité publique. Selon le projet de loi, elle aura pour mission de recevoir des déclarations administratives de constitution des partis politiques, de procéder à leur enregistrement, de gérer leur financement public, s’assurer du respect par eux de leurs obligations administratives, comptables et financières.
Selon cette « charte des partis politiques » en cours, on ne peut être membre de plus d’un parti politique. Toutefois, précise le projet de loi, les membres d’un parti politique peuvent se constituer en sensibilité ou en courant au sein d’un parti. Aussi, tout parti politique perd son statut juridique s’il ne présente pas de candidats aux élections législatives.

Les dispositions de régulation

L’article 45 relatif au financement des partis politiques se révèle être la disposition la plus corsée. Il stipule que : « Seuls les partis politiques ayant obtenu, lors des élections législatives précédant l’exercice au cours duquel le financement est acquis pour la durée de la législature, un nombre de députés correspondant à un cinquième (1/5) du nombre de députés composant l’Assemblée nationale et provenant d’un nombre de circonscriptions électorales équivalant au minimum aux deux cinquièmes (2/5) du nombre total des circonscriptions, peuvent bénéficier du financement public. Une disposition qui décourage la prolifération des partis politiques et encourage la bipolarisation de la vie politique. Avec cette disposition, les petits partis n’ont pas beaucoup de chances aux compétitions électorales. Toute élection reste fatale pour eux. Pour ne pas disparaître, les petits partis doivent aller aux grands ensembles politiques.
Le cinquième de 83 députés fait 16 députés. Pour les législatives passées, l’alliance Fcbe a eu 32 députés, l’Union fait la Nation en a eu 13 députés, le Prd, une dizaine de députés, la Rb 7 députés, l’alliance Soleil 4 députés. Avec la mise en application de cette disposition, seule l’alliance Fcbe serait éligible au financement des partis politiques. Les autres partis qui n’ont pas pu obtenir 16 députés au parlement sont appelés à fusionner avant de gagner la manne.
Selon les prévisions du projet de loi sur la charte des partis politiques au Bénin, le montant global annuel alloué aux partis politiques représente au moins 0,5 % des ressources intérieures de l’année précédente. Un montant qui peut être augmenté par décret pris en Conseil des ministres. Les dispositions stipulent qu’en cas de diminution des ressources propres du budget général de l’Etat, l’allocation pourra être réduite dans les mêmes proportions. Ces subventions comprennent l’aide parlementaire destinée aux interventions sociales des députés (elle s’élève à 30 % du montant total des subventions) et l’aide destinée au financement des activités des partis politiques (70 % des subventions). Elle est répartie aux partis politiques représentés à l’Assemblée nationale en proportion du nombre de députés élus sur leurs listes. La répartition ne varie pas au cours d’une législature, même en cas de modification du nombre des députés d’un parti politique, quels qu’en soient les motifs.

Gestion des ressources des partis politiques

Rien ne sera plus comme avant. L’opacité financière qui règne dans les partis politiques sera conjurée avec les nouvelles dispositions. Selon l’article 47 du projet loi, chaque parti politique désigne un mandataire financier, personne physique ou morale, qui est seul habilité à recevoir les aides, les dons et legs. Le nom de ce mandataire est adressé à la Cour suprême et à l’Anesp avec la certification de l’acceptation par l’intéressé.
Le mandataire établit la déclaration visée au dernier alinéa de l’article 37 de la présente loi, au 31 décembre de chaque année, et l’adresse à la Cour suprême et à l’Anesp dans les trois mois. Il est responsable, au pénal, du non-respect des dispositions du présent article, souligne le projet de loi sur la charte des partis politiques.
Mieux, tout parti politique doit tenir une comptabilité régulière selon les dispositions du plan comptable en vigueur. Les comptes, arrêtés au 31 décembre, sont certifiés par deux commissaires aux comptes et déposés à la Cour suprême et à l’Anesp durant le semestre suivant. Le retard ou la non production des comptes entraîne la perte de l’aide de l’État pour l’année suivante, sans préjudice des autres dispositions pénales en vigueur.
Selon l’article 48, les partis politiques sont tenus de déposer leurs comptes annuels à la chambre des comptes de la Cour suprême, à l’Anesp et au ministère des Finances, et d’être en mesure de justifier la provenance de leurs ressources financières et leurs destinations.
Toujours en matière de gestion de ces ressources, la direction du parti politique doit rendre compte à ses membres, dans un rapport, de la provenance des ressources financières qui ont été accordées au parti politique au cours de l’année civile. Ce rapport doit faire apparaître le compte général des recettes du parti politique.
Notons que les partis politiques sont tenus, pour les besoins de leurs activités, d’ouvrir un compte auprès d’une institution financière installée au Bénin.

Société 18 avr. 2018


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