La Nation Bénin...
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Marathon Pendjari[/caption]
Pour sa première édition, le marathon de la Pendjari, dans la commune de Tanguiéta, a drainé un beau monde d’athlètes et de passionnés, samedi 14 avril dernier. Une compétition qui a permis à Ephrem Agbessi de se révéler chez les hommes et à Bentille Alassane de confirmer une fois encore tout son potentiel chez les dames.
Bentille Alassane donnant le sein à son bébé au terme de la course qui l’a vue triompher une fois encore sur les routes et recevant par la suite sa distinction avec son enfant dans les bras… L’image a marqué autant le public que les organisateurs du marathon de la Pendjari à Tanguiéta. Pour la énième fois, la frêle gazette aux multiples médailles a remporté cette compétition avec un chrono de 1 h 09 s 00’’ après 28 km de course sur l’asphalte et les sentiers de la commune. Habituée des marathons et autres cross-countries, elle s’est imposée à Yvette Tchamou (1 heure 2 min 50’) et à Aichatou Abou (1 h 3 min 20’’).
Chez les hommes c’est Ephrem Agbessi qui est sacré champion avec un chrono de 52 min 27 s, suivi de Daouda Korongo, 53 min 36 s et de Richard Sobi à la 3e place avec 53 min 42 secondes.
Organisé sur l’initiative de Sandrine Noïa Kiando, native de Tanguiéta, cette course a été lancée à l’ex-Maison du peuple de la commune par le maire Paul Sahgui, très heureux que sa ville accueille une telle initiative. Un évènement qui va davantage révéler cette commune touristique, à son avis.
Pour Bernard Kointatcha, président de la Ligue régionale Atacora-Donga de l’athlétisme, la jeunesse a besoin d’un événement du genre pour son épanouissement. Et l’initiative des organisateurs, doit être encouragée. La région de l’Atacora qui n’avait pas un tel rendez-vous sportif vient donc de combler un grand vide. Citant au passage tous les marathons qui ont lieu dans d’autres départements du pays.
Sandrine Noïa Kiando ne pense pas moins faire en organisant cette compétition appelée à grandir. Loin de la chasse sportive et d’évènements traditionnels, elle entend mettre en place un marathon digne du nom, susceptible de promouvoir les talents en athlétisme de la zone Pendjari et créer l’esprit de compétition chez les jeunes. Sa gratitude à l’endroit de la Chambre du commerce et d’industrie du Bénin (Ccib), la mairie de Tanguiéta et de African Parks Network tient à engager ses partenaires dans la voie de la pérennisation de l’évènement.
Mireille Guédou Madolé, directrice de cabinet de la Ccib, représentant le président de l’institution consulaire, a salué la détermination, l’endurance et surtout l’engagement des athlètes et reconnu toute la visibilité que la région va tirer de l’organisation du marathon.
Provenant de plusieurs communes de la Pendjari et même au-delà, ces marathoniens au nombre de 76 dont 8 dames ont su donner le meilleur d’eux pour offrir au public un beau spectacle plein de suspense.
le préfet de l'Alibori Moussa Mohamadou [/caption]L’opération « Rambo », déclenchée au Sud-Bénin par la Police républicaine contre les cybercriminels sur toute l’étendue du territoire national, étend ses tentacules dans le Septentrion. A Parakou, vendredi 13 avril dernier, quatre présumés ‘’gaymen’’ dont une jeune fille, ont été appréhendés.
Suspectés d’être détenteurs du fétiche « Kinninsi », l’étau ne cesse de se resserrer autour des cybercriminels. Traqués de toutes parts, ces derniers ne savent plus où donner de la tête. A Parakou, l’opération « Rambo » engagée contre eux bat également son plein. Quatre présumés cybercriminels dont une jeune fille se sont fait prendre, vendredi 13 avril dernier, au quartier Amanwignon. Ils ont été interpellés par la Police républicaine.
Des ordinateurs portatifs, des appareils électroménagers, des téléphones portables et une moto ont été saisis dans la villa qu’ils ont louée. Il y avait également un véhicule de « Bénin Taxi » loué. De sources proches de la police, ils étaient aussi en possession d’un fétiche.
La Police républicaine en service à Parakou reste en état d’alerte, prête à intervenir dans le cadre de cette opération. Aussi, ses responsables exhortent-ils la population de la ville à collaborer et à dénoncer toutes les personnes suspectées de mener des activités liées à la cybercriminalité.
Dans l’Alibori où les cybercriminels chercheraient également à aller se cacher, le préfet Moussa Mohamadou a également donné des instructions aux forces de l’ordre, afin qu’ils soient traqués. Il n’entend pas les voir venir perturber la quiétude des populations des communes de son département.
Candide AHOUANSOU[/caption]La réalisation judicieuse du projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) reste un défi pour le gouvernement et le chef de l’Etat. La mise en œuvre ne devrait souffrir d’aucune discrimination ni d’aucune exclusion que rien, absolument rien, ne saurait justifier dans un système de protection sociale organisé par l’Etat. A l’inverse, elle se devra d’être totale, massive, égalitaire et englober l’entièreté de la population d’un seul tenant. Elle ne devrait souffrir d’aucune déviance de ces normes ; autrement, du gros impact social et populaire attendu de ce projet phare, il n’y en aura point. Appel au chef de l’Etat !
Un adage dit trivialement qu’« Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis ». Le président de la République nous enseigne qu’en période de réformes et donc de bouleversements de toutes sortes, il peut arriver que le gouvernement fasse preuve d’insuffisance de réflexion dans la prise d’une décision, il lui appartient alors de rétropédaler à juste titre et à bon droit dans l’intérêt supérieur de la nation. Nous en convenons aisément. Il nous a, par ailleurs, toujours incités à faire valoir nos opinions aux fins d’amélioration de la gestion des affaires publiques.
C’est pourquoi, en toute humilité,nous adjurons sa Haute Autorité de bien vouloir considérer notre requête avec indulgence et de juger de l’opportunité de faire procéder à un enrichissement du décret 2017-362 du 12 juillet 2017 portant création attributions et fonctionnement du cadre institutionnel du pilotage du projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch).
Le décret n’aurait-il pas omis d’inclure une représentation du peuple ?
De notre point de vue, il porte le projet qui répond à la plus forte consonance populaire qui soit, au milieu des quarante-cinq que compte le programme d’action du gouvernement bien qu’y occupant la dernière position linéaire. Il s’agit, en effet, d’un projet phare inédit du président de la République, du fait que jusqu’alors aucun chef d’Etat n’a jamais pris à bras-le-corps, cette cruciale question de la protection sociale du citoyen, abstraction faite du Régime d’assurance maladie universelle (Ramu) qui, outre le fait qu’il ne comportait pas la composante vieillesse, n’avait pu faire que long feu en raison de sa mauvaise conception. Lorsque nous passons en revue la panoplie des réformes opérées au terme des deux premières années d’exercice du pouvoir du président Talon, force nous est de reconnaître que le social n’a pas encore gagné ses lettres de noblesse ni la place qu’il mérite. La réalisation judicieuse du projet Assurance risque maladie et vieillesse est l’occasion de relever le défi ; encore faudrait-il qu’elle ne souffre d’aucune discrimination ni d’aucune exclusion que rien, absolument rien, ne saurait justifier dans un système de protection sociale organisé par l’Etat. A l’inverse, elle se devra d’être totale, massive, égalitaire et englober l’entièreté de la population d’un seul tenant. Elle ne devrait souffrir d’aucune déviance de ces normes ; autrement, du gros impact social et populaire attendu de ce projet phare, il n’y en aura point. De plus, sa réalisation devrait, dans notre entendement, contribuer à ramener la confiance qui n’est pas au beau fixe par les temps qui courent pour des raisons diversement appréciées, car il n’y a pas que les salaires qui font le bien-être des gens.
Le décret a donné tout pouvoir à l’unité de coordination pour mettre en œuvre le plan d’action adopté par le Conseil des ministres en vue de l’opérationnalisation du projet. A ce titre, le Conseil l’a créditée de l’initiative « d’élaborer les termes de référence pour la réalisation des différentes études nécessaires. » sans plus d’autres directives. En effet, nous n’y avons pas vu la philosophie qui devra sous-tendre et régir ces termes de références ; rien qui fonde et oriente les actions de l’unité de coordination si ce n’est ses propres appréciations. De toute évidence, la philosophie et la stratégie que mène cette dernière pour exécuter la mission que le chef de l’Etat lui a confiée diffèrent à plus d’un égard de celles que nous proposons. La sienne paraît sélective et graduelle établissant un lien corrélatif avec le budget disponible. La nôtre est égalitaire, massive et indépendante des aléas du budget national compte tenu de la nature populaire et extensive des primes au plus large rayon d’action possible que nous prônons. De cette dichotomie résulte notre obligation morale d’exercer autant que de nécessaire, la pression qui convient sur ceux qui sont chargés de traiter ce dossier ; aussi n’aurons-nous de cesse que de faire entendre notre voix et celle des sans-voix au Père de la Nation. Nous en appelons, alors à sa Haute Autorité avant qu’il ne soit trop tard.
Au demeurant, nous nous permettons de rappeler que le projet est intrinsèquement de nature sociale ; qu’il s’agit ni plus ni moins d’une révolution sociale qui ne peut tenir sa légitimité que de l’adhésion populaire ; et que de manière discursive, le gros du peuple ne peut en être tenu à distance. C’est ce peuple-là qui a porté le président de la République au pouvoir plus que ne l’a fait la classe politique ; et il attend le retour de l’ascenseur en grande pompe. Ce projet devrait en être l’occasion toute rêvée.
Impliquer le peuple
L’entretien que nous avons pris le risque d’obtenir du président de l’unité technique de coordination qui pilote la composante protection sociale du programme Arch, en nous invitant de notre propre chef et non moins de crâne manière dans le débat, nous a permis non seulement de prendre attache avec sa vision du projet, mais également de mesurer toute la responsabilité qui pèse sur ses épaules ainsi que sur celles de ses coéquipiers. Il s’agit, en effet, d’édicter, pour le long terme, les règles et de déterminer les institutions qui régiront la protection sociale, de tout un chacun de nous et de toute une nation qui en a été privée depuis toujours. L’erreur ne saurait donc être permise.
Au-delà de cet entretien et au milieu des questionnements qui n’avaient pourtant de cesse de nous turlupiner, nous avions été amené à nous intéresser à la composition de l’unité de coordination. Nous nous sommes aperçu qu’elle comprenait cinq membres, tous auréolés de diplômes qui méritent respect. Docteur en économie des ressources humaines et spécialiste de politique sociale ; Docteur en économie du développement ingénieur statisticien ; Docteur en économie de la Santé ; Master en économie de santé et Master en Microfinance. Bref, une belle équipe d’universitaires; bien calés, à n’en pas douter, dans leur savoir et, probablement, bien nés. Mais, dans cet aéropage commis pour trouver la solution adéquate à un problème social d’envergure nationale, nous n’avons pu compter un seul représentant du peuple. Et pourtant, c’est ce peuple-là qui est au cœur de la mission que le décret a confiée à l’unité de coordination dont les conclusions seront entérinées par le chef de l’Etat confiant qu’il est en l’équipe qu’il a commise.
Mais nous avons des appréhensions que nous avons le devoir citoyen de lui exprimer ; aussi avertissions-nous déjà dans une précédente réflexion en des termes qui suivent : « …. Et il est de notre opinion que pour régler, une fois pour toutes, et correctement ce problème de protection sociale, il convient d’associer le gros du peuple qui a souffert effectivement de son manque. La chose ne saurait être réglée dans le cadre feutré des seuls fonctionnaires qui ne peuvent prendre toute la mesure du drame et qui pourraient, le cas échéant, céder à des intérêts obscurs incompatibles avec les intérêts du peuple. C’est lui, le gros du peuple, qui a été etcontinue d’être la victime expiatoire de l’incurie, en la matière, des gouvernements qui se sont succédé jusqu’alors et qui en a gros sur le cœur. Il n’est tout simplement pas convenant ; il est tout à fait immoral qu’il ne soit pas, d’une manière ou d’une autre, associé à l’équipe chargée de faire des propositions au chef de l’Etat ».
Ces derniers temps, et nous en avons fait cas dans nos réflexions, le chef de l’Etat impose de plus en plus sa stature sociale. Gageons que si le décret sur la sellette devait être pris ces jours-ci, sa Haute Autorité n’aurait pas manqué d’y inclure, tout naturellement, une bonne représentation du peuple ; seulement, il date depuis juillet 2017 et c’est là tout le problème. Mais le président de la République nous enseigne, de par ses pratiques et ses actes, que la gestion des affaires publiques se doit d’être perfectible autant que faire se peut. Aussi notre humble vœu serait qu’il plaise à sa Haute Autorité de faire adjoindre à l’équipe de coordination technique une représentation officielle du peuple qui pourrait être composée de quatre citoyens de divers horizons. L’avantage de cette procédure serait qu’elle ne nécessitera point une retouche formelle du décret, mais requerra, tout au plus, des instructions idoines à l’adresse de l’unité de coordination d’autant qu’elle est placée sous l’égide du président de la République lui-même par le comité de supervision interposé, il est vrai. Nous en appelons à sa magnanimité pour ce faire.
L’unité de coordination se serait-elle permis à son tour de maintenir le peuple à l’écart ?
S’il est vrai que le décret n’a pas prévu une représentation du peuple, il n’en demeure pas moins vrai qu’il a stipulé en son article 5 que « l’unité de coordination du projet peut faire appel à toute personne physique ou morale susceptible de l’aider dans l’accomplissement de sa mission. » Nous ne savons pas si le président de cet organe s’est déjà saisi de cette disposition pour faire appel non pas seulement à d’autres techniciens, mais également au peuple en tant que tel. S’il l’a fait, c’est tant mieux et tout à son honneur ; s’il ne l’avait pas fait, elle aurait commis une erreur qu’il lui appartiendra de réparer, car il y va du bien-être physique de toute une nation. C’est une responsabilité immense devant l’histoire que le chef de l’Etat lui a confiée ; et je préjuge que, nonobstant sa composition uniforme d’universitaires, l’unité de coordination qu’il préside saura appréhender toute l’ampleur pratique du projet au-delà de toute autre considération.
En tout état de cause et en ce qui nous concerne, nous éprouvons la fierté et la satisfaction d’avoir joué notre partition non seulement en sensibilisant, sans relâche, l’opinion publique sur le sujet depuis huit ans, sans jamais avoir été ni commandité ni intéressé par quiconque ; mais encore en prenant le risque effectif, avec l’appréhension d’être éconduit, d’intervenir dans le débat par rien d’autre motivation que la seule conscience citoyenne que nous a inculquée notre feu père, docteur en médecine de son état et ancien ministre de la République, en mettant gracieusement à la disposition de l’unité de coordination tout ce que nous avons écrit sur le sujet jusqu’alors, sans avoir été sollicité pour ce faire. Nous aimons à espérer qu’elle saura tirer le meilleur de nos réflexions et particulièrement des trois derniers articles sur le sujet portant respectivement « Programme Assurance pour le renforcement du capital humain : le pays appartient à nous tous » « Alerte sur le Programme Assurance pour le renforcement du capital humain ; et « Haro sur le traitement de la protection sociale, et pourquoi pas un débat public ? » Et il est de notre profonde conviction qu’il n’y a rien de plus édifiant au monde qu’apporter sa contribution au bien-être du peuple sans jamais rien attendre en retour.
*Ambassadeur
Société 17 avr. 2018
Sacca Lafa, ministre de l'Intérieur et de la Sécurité publique[/caption]Le non-respect de la piste cyclable par les motocyclistes fait réagir le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique et son collègue des Infrastructures et des Transports.
D’après un communiqué radiodiffusé en date du 12 avril 2018, signé des deux ministres et parvenu à notre rédaction, tous les contrevenants s’exposent à la rigueur de la loi. Les sinistres routiers occasionnés par le non respect de la piste cyclable, « impactent dangereusement l’économie des familles » et « ne sont pas tolérables », précise le communiqué.
Un rappel à l’ordre simplement qui fait suite à une série de campagnes de sensibilisation au respect des couloirs de circulation. Sacca Lafia et Cyr Koty invitent tous les utilisateurs de motos à circuler impérativement sur les bandes cyclables arrangées à leurs intentions, sur les sections de route qui en sont dotées. Par ailleurs, le couloir de circulation du motocycliste est l’extrême droite de la chaussée qui ne possède pas de pistes cyclables.
Les forces de sécurité publiques et les structures compétentes sont instruites pour veiller au respect sans faille des instructions des ministres Sacca Lafia et Cyr Koty.
Société 17 avr. 2018
Robert Gbian[/caption]Le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, Robert Gbian, a été désigné pour représenter le bureau du Parlement au sein de la Commission spéciale chargée d’étudier les demandes de levée d’immunité des députés Valentin Djènontin, Idrissou Bako, Mohamed Atao Hinnouho déjà transmises par le parquet général près la Cour d’appel de Cotonou via le ministre chargé de la Justice, Me Joseph Djogbénou. A ce titre, il est d’office le président de cette commission, conformément au Règlement intérieur de l’Assemblée nationale.
L’honneur échoit au deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, Robert Gbian, de présider la commission parlementaire spéciale chargée d’étudier les demandes de levée d’immunité des députés Valentin Djènontin, Idrissou Bako, Mohamed Atao Hinnouho transmises au Parlement par le parquet général près la Cour d’appel de Cotonou par le biais du ministre chargé de la Justice, Me Joseph Djogbénou. En tant que représentant du bureau de l’institution parlementaire au sein de cette commission, c’est à lui que revient le privilège de présider les travaux de cette commission spéciale, conformément à la procédure parlementaire prévue au Règlement intérieur de l’Assemblée nationale.
Le choix de Robert Gbian a été annoncé à la Conférence des présidents du Parlement réunie, ce lundi 16 avril, sous la houlette du président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji. Le président du bureau de l’institution parlementaire, le président Adrien Houngbéji a invité les autres composantes de la commission spéciale à faire connaître les leurs. Il s’agit, selon l’article 71 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, du président de la commission ou à défaut un rapporteur de cette commission, et un représentant de chacun des huit groupes parlementaires composant actuellement le Parlement. Cette commission spéciale se compose ainsi de dix membres y compris le représentant du bureau de l’Assemblée nationale déclaré d’office président pour présider aux travaux.
La mission de cette commission est bien détaillée dans le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Elle sera chargée d’entendre chacun de leurs trois collègues cités supra et dont la levée de l’immunité parlementaire est demandée ou celui de ses collègues qu’il aura désigné pour le représenter. Une fois l’audition terminée, le rapport de la commission spéciale est transmis à la Conférence des présidents pour avis avant d’être inscrit à l’ordre du jour de la plus prochaine séance de l’Assemblée nationale, suivant la procédure de traitement des questions urgentes.
Koutché, Yaya et Djènontin cités
Selon le Règlement intérieur, la décision relative à la levée de l’immunité parlementaire est prise par l’Assemblée nationale en séance plénière au cours de laquelle, il n’est donné lecture que des conclusions du rapport de la commission spéciale. La décision d’accorder ou de rejeter la levée de l’immunité parlementaire est adoptée sous forme d’une résolution par la majorité absolue du nombre des députés calculée par rapport au nombre des sièges effectivement pourvus, soit 42 députés. En cas de rejet de la demande, aucune autre demande relative aux mêmes faits et à la même personne n’est recevable au cours de la même session. C’est dire que le sort des députés Mohamed Atao Hinnouho, Valentin Djènontin et Idrissou Bako se trouve dans les mains de leurs collègues de la septième législature. Il faut souligner que le premier est cité dans une affaire de trafic de faux médicaments tandis que les deux derniers sont poursuivis pour des malversations financières supposées à la Société nationale de promotion agricole (Sonapra). Idrissou Bako et Valentin Djènontin étaient, au moment des faits, respectivement directeur général de la Sonapra et président de la commission d’achat d’intrants agricoles au niveau de cette société, cumulativement avec ses fonctions de ministre de la Justice.
C’est d’ailleurs à juste titre qu’en dehors de cette procédure de levée d’immunité, le parquet général près la Cour d’appel de Cotonou a engagé contre Valentin Djénontin une demande de poursuite devant la Haute cour de justice en sa qualité de ministre au moment des faits querellés. La même procédure de demande de poursuite devant la Haute cour de justice est introduite dans le même dossier contre l’ancien ministre de l’Economie et des Finances, Komi Koutché. Il en est de même pour l’ancien ministre chargé de la Fonction publique, Aboubacar Yaya, contre qui est engagée aussi au Parlement une demande de poursuite devant la Haute cour de justice dans l’affaire de mauvaise organisation des concours de recrutements d’agents permanents de l’Etat au profit du ministère de l’Economie et des Finances sous le régime passé.
Ces différentes procédures font leur petit bonhomme de chemin devant l’Assemblée nationale qui aura à délibérer très bientôt pour situer les uns et les autres?
Les deputés en pleniere[/caption]L’Assemblée nationale a adopté, ce lundi 16 avril, le rapport de la commission chargée des Lois fixant les modalités de désignation des représentants de l’institution parlementaire au sein du Conseil d’orientation et de supervision (Cos) et des Commissions communales d’actualisation (Cca) de la Liste électorale permanente informatisée.
La clé de répartition des 9 sièges du Cos/Lépi et des 144 sièges des Cca a été approuvée hier à l’unanimité des députés présents et représentés. Selon les modalités, la majorité parlementaire composée de six groupes parlementaires avec un total de 59 députés aura à partager cinq sièges pour le Cos-Lépi. Ces six groupes parlementaires sont en l’occurrence ceux du Parti du renouveau démocratique (Prd) présidé par Augustin Ahouanvoèbla ; de l’Union fait la Nation (Un) dirigé par Antoine Kolawolé Idji ; de Bénin uni et solidaire (Bus) de Bonaventure Aké Natondé ; de l’Unité, paix et développement (Unipaid) de Mathurin Nago, d’Agir pour le Bénin (Ab) d’André Biaou Okounlola et d’Agir pour la République (Ar) de Barthélemy Kassa.
Les quatre sièges restants du Cos-Lépi reviennent de droit à la minorité parlementaire, c’est-à-dire à l’opposition parlementaire composée de 18 députés répartis dans deux groupes parlementaires en l’occurrence « La voix du peuple » d’Issa Salifou et le « Peuple d’abord » de Garba Yaya. Chacune de ces tendances parlementaires aura à proposer des titulaires et des suppléants pour siéger au sein du prochain Cos-Lépi. Les neuf représentants de l’Assemblée nationale seront complétés, conformément à a loi portant code électoral au Bénin, par les deux autres de l’Administration publique, à savoir le directeur général de l’Institut national de la statistique et de l’analyse économique (Insae) et le directeur national en charge de l’Etat civil.
S’agissant des Commissions communales d’actualisation de la Lépi (Cca/Lépi), la majorité et la minorité parlementaires en désignent équitablement chacune un représentant au niveau des soixante-dix sept communes du Bénin. Le troisième et dernier siège de chacune des Cca revient au responsable chargé de l’Etat civil et de la population au niveau de la mairie comme le stipule le Code électoral.
Après l’adoption de la clé de répartition des sièges, le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, a invité chaque tendance parlementaire à déposer ses propositions sur sa table en vue de la constitution de la liste nominative unique devant être adoptée par la plénière. Sur ce, les députés en l’occurrence de la majorité parlementaire ont demandé au président Adrien Houngbédji de leur donner jusqu’au jeudi 19 avril prochain pour déposer leurs propositions. Ce qui leur sera accordé par le président de l’Assemblée nationale très déterminé à vider ce dossier pour lequel la Cour constitutionnelle, à travers deux décisions, a sommé l’Assemblée nationale de procéder à la désignation de ses représentants au sein du Cos/Lépi pour favoriser la mise en place de cette structure chargée d’apurer et d’actualiser la Lépi en vue des prochaines échéances électorales

Une délégation de députés des 11e et 12e circonscriptions électorales, conduite par le préfet du Mono, Komlan Zinsou, a visité, dimanche 15 avril dernier, une dizaine de postes de l’opération de Recensement administratif initial à vocation d’identification de la population (Ravip). A l’occasion de cette tournée effectuée dans les six communes du département, en vue de constater le niveau d’affluence des populations, ces personnalités ont appelé les retardataires à venir s’acquitter du devoir civique.
A la Place Nonvitcha de Grand-Popo, une délégation de députés des 11e et 12e circonscriptions électorales, conduite par le préfet du Mono, Komlan Zinsou, a constaté, dimanche dernier, la présence de quelques rares citoyens venus se faire enrôler, contrastant avec l’affluence aux postes installés au complexe scolaire d’Agoué. A ce niveau, attendait le maire Anani Hlondji de Grand-Popo qui justifiera l’affluence observée par le fait que l’arrondissement d’Agoué abrite la plus forte démographie de sa commune, notamment des étrangers. Aux dires des élus de la localité et du relai communal pour le Ravip, tout se passe bien. Si au plan local, des statistiques ne peuvent confirmer cette appréciation, au niveau national, plus de 100 000 non Béninois ont été enrôlés à fin mars dernier, soit un pourcentage de moins de 2 % de l’effectif total des personnes recensées, indique le député Jérémie Adomahou, chargé de la supervision des opérations du Ravip dans le Mono et le Couffo.
Toutefois à Grand-Popo, fait-il remarquer, plus de 6500 personnes restaient à faire enrôler, depuis ce mois de mars, suivant un point à mi-parcours classant la ville au 25e rang des communes du Bénin. A noter que des besoins de ratissage ont été exprimés pour le compte des localités lacustres de la commune, notamment des villages de l’arrondissement d’Avlo.
De Grand-Popo, cap a été mis sur la commune de Comé où le poste d’enrôlement de Hongodoé a été visité par le préfet et les députés qui l’accompagnent à savoir Dakpè Sossou, Mathurin Nago, Alexis Agbélessessi. Comé a été classée 8e commune par rapport aux taux d’enrôlement par commune à fin mars dernier, selon Gustave Agbodjogbé. Toutefois, les élus communaux et locaux ont été invités à plus d’implication notamment pour inverser la baisse de la mobilisation dans les arrondissements d’Agatogbo et d’Akodéha.
Pour le compte de Bopa, c’est au niveau du poste d’enrôlement du marché de Lobogo, que la situation a été appréciée. La délégation étant consciente que si Lobogo, arrondissement à gros effectif, fait fort, cela impactera toute la commune. Au regard de cette réalité, quelques-uns des membres de la délégation, en l’occurrence le préfet et le député Mathurin Nago, n’ont pas manqué d’aller en langue Sahouè pour revenir sur les avantages du Ravip et en appeler à la remobilisation de tous. A fin mars dernier, 10 000 personnes restaient encore à enrôler, selon le point fait à mi-parcours. La plupart d’elles, indique le relai communal, seraient des populations des terres noires qui sont des zones d’agriculteurs et difficiles d’accès.
Autres étapes
Le prochain arrêt sera marqué à la gare routière de Doutou, arrondissement de Houéyogbé. 92 021 personnes ne s’étaient pas encore fait enrôler dans cette commune classée, à fin mars dernier, 34e au plan national. Et même si, comme un peu partout la situation a déjà évolué, les dispositions devant permettre le dépassement des prévisions ont fait l’objet des échanges entre la délégation et des élus ainsi que des agents recenseurs du poste avec à leur tête le relai communal.
Ensuite, ce fut au tour d’Athiémé, classée 24e commune par rapport à son taux d’enrôlement au 31 mars 2018, d’accueillir les visiteurs. C’était au poste d’enrôlement installé au siège de l’arrondissement d’Atchannou où le maire, à la tête des élus, et le relai communal ont, tour à tour, témoigné de la mobilisation à leurs côtés des personnalités politiques et des cadres de la localité, dont Urbain Amègbédji, directeur général de l’Agence nationale pour l’emploi (Anpe). Ils ont rassuré de leur engagement à faire du Ravip une réussite en enrôlant au-delà des 3000 personnes signalées en rade, le 31 mars dernier.
A la commune de Lokossa, dernière étape de la tournée, le choix a été porté sur le poste d’enrôlement d’Agonvè. Il y régnait presque le même niveau d’affluence des populations comme ce qui a été observé à Athiémé. 30e commune par rapport au taux d’enrôlement à fin mars, la commune tutoie déjà un taux de 100 % d’enrôlement, selon les récentes statistiques avancées par le relai communal, Simon Sovissi. A l’en croire, aux côtés des arrondissements qui ont dépassé le taux de 100% d’enrôlement, Houin, Koudo et Lokossa centre présentent encore des poches de retardataires que les kits envoyés en renfort permettent de râtisser. A la suite de la tournée, le préfet et les députés se sont dits convaincus que les actions de sensibilisation vont suivre afin que l’objectif de 100 % d’enrôlement soit atteint.
Séfou Fagbohoun[/caption]L’ancien député Séfou Fagbohoun, président du Mouvement africain pour la démocratie et le progrès (Madep), ne jouit plus de sa totale liberté d’aller et venir. Il est placé sous contrôle judiciaire, depuis ce lundi 16 avril, par le juge des libertés et de la détention du tribunal de première instance de deuxième classe de Pobé qui l’a écouté dans une procédure relative à une affaire domaniale.
Le litige l’oppose à une partie de la population du village Gbahouété dans la commune d’Adja-Ouèrè. Le richissime homme d’affaires est rentré chez lui après l’audition par le juge, mais ses mouvements seront désormais contrôlés comme l’exige une mesure de contrôle judiciaire.
Séfou Fagbohoun était attendu devant le juge depuis plusieurs mois pour donner sa version des faits sur le dossier. Mais il n’avait pas jusque-là fait signe de vie. Ce qui avait obligé le procureur de la République près le tribunal de première classe de deuxième classe de Pobè à lancer, en juin puis en juillet 2017, deux avis de recherche contre lui et contre l’ancien maire de Sakété, Raliou Arinloyé également cité dans cette affaire. Ce dernier va se rendre par la suite. Raliou Arinloyé sera arrêté le 29 août 2017 et mis sous mandat de dépôt le jeudi 31 août 2017 dans ce dossier d’escroquerie foncière présumée. L’ancien maire de Sakété bénéficiera en novembre 2017 d’une liberté provisoire pour sortir de la prison civile de Porto-Novo. Mais pendant ce temps, Séfou Fagbohoun n’a jamais daigné répondre à la convocation du juge d’instruction en charge du dossier. Il serait hors du territoire national. Mais le dossier a évolué depuis hier avec sa présentation au tribunal où il a donné sa part de vérité.
Il faut signaler que cette affaire de litige domanial date de 2002. Elle porte sur un domaine de plusieurs centaines d’hectares que Séfou Fagbohoun aurait acquis auprès des populations de Gbahouété sous l’administration de Raliou Arinloyé, alors sous-préfet d’Adja-Ouèrè. La même affaire a rattrapé le successeur de Raliou Arinloyé, l’ex-maire d’Adja-Ouèrè, Djima Fachola qui avait été aussi arrêté et mis sous mandat de dépôt le 1er septembre 2014
Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Société 17 avr. 2018
Coalition pour la défense de la démocratie[/caption]Anciens présidents, forces politiques, sociales et religieuses se sont réunis samedi 14 avril dernier à Djeffa pour crier haro sur le régime en place et défendre, à les en croire, la démocratie chèrement acquise. Cette initiative qui, au regard de la situation sociopolitique du pays, vient à point nommé, devra proposer plus de solutions si elle veut rassurer quant à son impartialité et son souci de l’intérêt général.
La Coalition pour la défense de la démocratie (Cdd) a fait parler d’elle le week-end dernier. Considérant sa configuration pour le moins insolite, ce regroupement pourrait se révéler une force de taille pour porter la voix du peuple qui traverse une crise sociale et défendre les valeurs démocratiques. Mais au regard des propositions partielles formulées au sortir du conclave de Djeffa, il y a lieu de se demander si les prochaines élections n’intéressent pas plus ces hautes figures qui, secret de polichinelle, sont des acteurs politiques bien connus. « Convoquer des assises nationales des Forces vives de la nation, installer le Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (Cos-Lépi) et faire un audit préalable de la Lépi en vue des élections législatives et présidentielle prochaines » ; voici les propositions trouvées à la kyrielle de crises que le porte-parole du Front pour le sursaut patriotique (Fsp), Jean Kokou Zounon, a lui-même énumérées. Les préoccupations relatives à l’utilisation et à la fiabilité de la Lépi s’inscrivent certes dans le souci de l’organisation à bonne date d’élections transparentes ; critère universel d’appréciation de la démocratie. Mais quid de la crise sociale actuelle ? Que proposent-ils ? Quelles démarches entendent-ils mener ? Les enseignants, les agents de santé, les magistrats, le panier de la ménagère, la jeunesse…, doivent-ils attendre les assises des Forces vives pour retrouver joie dans la cité ? Au total, il y a encore foison de critiques et disette de solutions pour ce qui préoccupe les Béninois actuellement.
La Cdd pour se distinguer et rassurer, quant à ses intentions, devra voir plus loin que les élections.
Mauvaise interprétation, dissuasion ou incitation ?
Le peuple qui a été témoin de sa formation attend davantage de cette coalition.
Par ailleurs, face à la tension grandissante, il n’y a eu aucune adresse de paix. Loin s’en faut ! La Cdd a plutôt exhorté le peuple béninois à se tenir prêt à faire usage de l’article 66 de la Constitution du 11 décembre 1990.
« En cas de coup d’Etat, de putsch, d’agression par les mercenaires ou de coup de force quelconque, tout membre d’un organe constitutionnel a le droit et le devoir de faire appel à tous les moyens pour rétablir la légitimité constitutionnelle, y compris le recours aux accords de coopération militaire ou de défense existants. Dans ces circonstances, pour tout Béninois, désobéir et s’organiser pour faire échec à l’autorité illégitime constituent le plus sacré des droits et le plus impératif des devoirs », article 66 de la loi fondamentale. A la lecture de cette disposition de la Constitution à laquelle exhorte la Coalition pour la défense de la démocratie en cas de non prise en compte de son ultimatum, il y a lieu de s’inquiéter. Allons-nous à la préservation de la paix par la guerre ou est-ce juste pour montrer à l’Exécutif la gravité des frustrations afin qu’il prenne au sérieux les menaces ? En tout état de cause, il faut espérer que la situation n’en vienne pas à cet extrême.
D’ailleurs, en dépit de la crise que vivent les populations, l’on ne saurait affirmer que le pays est sous la menace de coup d’Etat, de putsch, d’agression par les mercenaires ou de coup de force. Cette exhortation de la coalition est, toutes proportions gardées, exagérée. Défendre la démocratie oui, mais encore mieux dans la paix.
Michel Sogbossi[/caption]Le secrétaire général de l’alliance Forces démocratiques unies (Fdu) du professeur Mathurin Nago prend ses distances vis-à-vis de cette formation politique. C’est par une lettre de démission que Michel Sogbossi a annoncé son départ des Fdu, une alliance de partis politiques qui a participé aux élections législatives de 2015. La lettre de démission en date du lundi 16 avril 2018 n’a pas donné autre détail sur ce départ impromptu de l’ancien ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche de 2010-2011 du président Boni Yayi.
« Pour convenances personnelles, je ne me sens plus en mesure de continuer ma lutte politique au sein de l’alliance des Forces démocratiques unies (Fdu) dont vous êtes le président », a indiqué Michel Sogbossi. Il a par ailleurs demandé au président Mathurin Nago de procéder à son remplacement comme signataire sur le compte bancaire de l’alliance au cas où cela n’aurait pas été fait.
Joint au téléphone, Michel Sogbossi a confirmé sa démission. Mais il a préféré garder le silence sur sa prochaine destination. « Vous serez situés les jours à venir », a fait savoir le désormais ancien secrétaire général de l’alliance Fdu.
Le départ de Michel Sogbossi des Fdu paraît curieux, pour la simple raison que la réforme du système partisan fait grand bruit au Bénin depuis quelques jours. Et pour se conformer aux exigences de cette réforme, les responsables de partis politiques se plient en quatre pour une large adhésion des partis politiques. C’est également la préoccupation du secrétaire général démissionnaire qui, en prélude au congrès des Fdu tenu le 20 janvier dernier a affirmé : « Nous devons aller à de grands regroupements politiques. Ainsi, nous sommes partants pour la réforme du système partisan. On ne peut pas continuer avec l’émiettement de l’arène politique de notre pays ».
Alexis METON
Politique 17 avr. 2018