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Nouvelles

Suite à la marche pacifique d'hier: Les FCBE se désolent des «souffrances inutilement imposées au peuple»

Des membres du gouvernement et des responsables des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE), famille politique du chef de l’Etat ont réagi dans la soirée d’hier à Cotonou, aux manifestations organisées un peu plus tôt dans la journée par leurs adversaires politiques.

C’est le ministre d’Etat François Abiola et le coordonateur national de l’alliance FCBE, Eugène Azatassou qui ont conduit en personne les échanges lors de la rencontre organisée dans la soirée d’hier avec les médias. L’heure était à un appel au calme dans leur rang. Et avant la déclaration lue par le coordonnateur des FCBE, le ministre d’Etat en a particulièrement appelé à la responsabilité des acteurs politiques, lançant par ailleurs un appel au calme et à la tempérance. Ceci en présence de certains de ses collègues dont Barthélémy Kassa et Naomie Azaria.
La déclaration des FCBE dont lecture sera donnée par la suite par Eugène Azatassou mentionne que « le lundi 4 mai 2015, à partir d’une simple remise de convocation à un homme politique suite à une procédure judiciaire, une incitation de groupuscules au soulèvement a abouti à des actes de vandalisme et de troubles à l’ordre public. Ainsi, des embouteillages et des désagréments de tous genres ont été essuyés par nos compatriotes ». Après analyse de cette situation, l’Alliance «se désole pour toutes ces souffrances inutilement imposées» au peuple et «salue la clairvoyance et l’esprit de responsabilité élevé dont a fait montre le président de la République qui a retiré sa plainte pour éviter à notre pays davantage de souffrance ».

Rendre hommage...

Constatant qu’en dépit de «ce geste de paix et d’amour …, une certaine classe politique a encore organisé une marche dont l’objectif est la déstabilisation de notre pays et de ses institutions». L’alliance Forces cauris pour un Bénin émergent, a décidé de se prononcer pour «rendre hommage à nos compatriotes qui ont démontré une fois encore leur attachement à la République, à la démocratie et à la paix, féliciter nos forces de sécurité et de défense pour avoir fait preuve de professionnalisme et d’esprit de responsabilité, réaffirmer notre foi aux principes démocratiques qui régissent le régime politique dans notre pays depuis l’historique conférence nationale des forces vives de février 1990 et notre attachement à l’alternance politique par les urnes et réaffirmer notre soutien à la vision et aux actions de développement de notre leader charismatique, le docteur Boni Yayi». Elle a aussi appelé « la classe politique béninoise et la Société civile dans toutes leurs composantes à rechercher et à sauvegarder à tout prix la paix et la cohésion sociale qui ont toujours régné dans notre nation», tout en invitant les « populations à garder leur calme et leur sérénité».

Actualités 07 mai 2015


Les FCBE crient à la récupération politique avec déstabilisation du pouvoir

Au lendemain de la tentative d’arrestation du député Candide Azannaï, les déclarations des partis politiques se font de plus en plus persistantes. Les Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) ont, dans celle présentée hier mardi 5 mai à Cotonou, par leurs responsables, regretté les embouteillages et autres désagréments que cette situation fait subir aux populations depuis plus de 48 heures.

Suite à la tentative d’arrestation du député Candide Azannaï pour outrage au chef de l’Etat, la journée du lundi 4 mai dernier a été très difficile pour la majorité des populations de la ville de Cotonou et ses environs. Ne pouvant rester insensibles face à ce qui s’est passé, les FCBE à travers la coordination du Littoral ont, par la voix du conseiller municipal de Cotonou, Jacques Hounkpè, assisté du coordonnateur national, Eugène Azatassou, fait une déclaration hier mardi 5 mai à leur siège à Cotonou.
Expliquant l’origine des souffrances auxquelles les populations de Cotonou et de ses environs ont été soumises, surtout le lundi 4 mai dernier, Jacques Hounkpè a indiqué qu’il s’agit en réalité d’une simple remise de convocation et non d’une tentative d’arrestation encore moins d’un enlèvement du député Candide Azannaï. Selon lui, «ce n’est qu’une affaire de justice qui a été dramatisée avec une récupération politique dans le but d’en faire un moyen de déstabilisation du pouvoir d’Etat.» Aussi, a-t-il qualifié de suspect le fait que tous les leaders politiques se soient rapidement retrouvés au domicile du mis en cause. Pour le coordonnateur FCBE du Littoral, ils auraient fait œuvre utile à la nation, s’ils avaient appelé les populations au calme.
Pour Jacques Hounkpè, « dans un régime démocratique comme le Bénin, le principe de la séparation des pouvoirs continue d’être respecté». Et c’est dans ce contexte, explique-t-il, que la justice a décidé d’écouter le citoyen Candide Azannaï. En réalité, poursuit-il, il ne devrait pas avoir opposition assortie de soulèvements.
Face à cette situation, la coordination FCBE du Littoral a appelé le peuple à la sérénité, au calme et à la vigilance afin que la paix légendaire reconnue au Bénin, continue de régner pour le renforcement de sa démocratie et de son développement harmonieux. Il a, par ailleurs, remercié le chef de l’Etat pour son esprit d’apaisement et d’écoute de son peuple.

Candide Azannaï n’était plus au Parquet

Après le communiqué du gouvernement lu par son secrétaire général, Alassani Tigri, qui visait à expliquer les tenants et aboutissants du dossier à l’opinion publique, il y a eu tard dans la nuit, l’intervention du Procureur général, Gilles Sodonon. Il a annoncé la suspension de l’examen de la plainte portée par le président de la République contre Candide Azannaï. Par conséquent, il a annulé sa convocation pour hier mardi 5 mai dans l’après-midi pour être écouté. La preuve, le député ne s’est plus présenté au tribunal. M.G

Actualités 06 mai 2015


Mission d’observation de l’Union Africaine sur les élections du 26 avril :Malgré les dysfonctionnements, le scrutin a été globalement transparent

La Mission d’observation de l’Union Africaine dépêchée au Bénin, dans le cadre des élections législatives du dimanche 26 avril dernier, a animé, hier mardi 28 avril, une conférence de presse. Sous la direction de Dioncounda Traoré, chef de la Mission, elle a livré les conclusions de son observation avant de faire des recommandations aux acteurs impliqués dans le processus.

«Le déroulement du scrutin s’est globalement passé dans des conditions de transparence, malgré le constat avéré de dysfonctionnements dans l’organisation. Les défaillances relevées par la Mission n’ont pas entamé la fiabilité du scrutin», a déclaré Guy Christian Ossagou, l’observateur qui a présenté le rapport préliminaire signé par Dioncounda Traoré, chef de la Mission de l’Union Africaine en sa présence. Le rapport retient également que la tenue effective des élections législatives du 26 avril dernier, qui n’était pas évidente suite aux entretiens organisés à l’arrivée de la Mission symbolise un acquis supplémentaire dans la consolidation de la pratique démocratique au Bénin. Cette consultation électorale marque un point important du processus électoral qui va se poursuivre avec des élections locales le 31 mai prochain et la présidentielle en 2016. L’engagement des forces socio-politiques béninoises a contribué, retient le rapport, à la création des conditions de calme et de liberté nécessaires à l’expression du choix démocratique de l’électorat.

Culture d'alternance politique saluée

La CENA qui a fait face à plusieurs défis pour sa première expérience électorale a néanmoins démontré, indique le rapport, une certaine aptitude dans sa gestion globale du processus électoral. Ainsi, note le rapport, la Mission tient à féliciter le peuple béninois pour sa tradition démocratique, sa culture d’alternance politique et pour la maturité dont elle a fait preuve au cours du scrutin législatif du 26 avril dernier. C’est pourquoi la Mission en a appelé au sens du civisme et à la responsabilité de tous pour sauvegarder le climat de paix ayant prévalu jusque-là.
Arrivés au Bénin depuis plus de huit jours, les observateurs de l’Union Africaine ont souligné que 73% des postes de vote visités ont ouvert en retard, un retard estimé d’une minute à un peu plus d’une heure, notamment dans quelques postes de vote situés dans l’Atlantique à Pahou et Abomey-Calavi qui ont même enregistré plus de 7 heures de retard. La Mission s’est réjouie que le retard ait été compensé.
Dans 86% des postes de vote visités par la Mission, en dépit du retard au démarrage, le matériel était disponible en quantité suffisante et le secret de vote a été protégé dans 97% des postes de vote visités, relève le rapport qui souligne également que la formation des agents de vote la veille du scrutin explique les tâtonnements auxquels on a assisté à l’occasion de l’accomplissement des tâches qui leur étaient dévolues.

Recommandations

La Mission recommande au Gouvernement d’attribuer à la CENA toutes les opérations relatives au processus électoral pour une administration harmonieuse et efficiente. La Mission enjoint de veiller à la sécurisation du processus électoral en déployant des agents de sécurité en nombre suffisant. Elle lui recommande également de prendre des mesures en vue d’accroître la participation et l’implication des femmes dans les postes de prise de décision.
Elle recommande à la CENA de renforcer les capacités du personnel électoral en vue d’améliorer les prochaines échéances et de produire les différents supports de formation pour les agents électoraux et les partis politiques en vue d’une appropriation des procédures. La Mission demande également à la CENA de prendre les mesures qui permettent l’identification des agents des postes de vote pour une bonne fluidité des opérations et d’impliquer les Organisations de la Société civile dans les activités de sensibilisation des électeurs et d’éducation citoyenne pour une plus large diffusion des informations relatives aux opérations électorales.
En ce qui concerne les partis politiques, la Mission de l’Union Africaine leur recommande de respecter les résultats des urnes et de privilégier le recours aux moyens légaux en cas de contentieux, de rehausser la représentation des femmes candidates et de renforcer les capacités de leurs militants et délégués. Elle suggère également aux partis politiques d’instaurer un cadre de dialogue et de concertation pour une résolution consensuelle des différends et de veiller à l’application et à renforcer les dispositions de la Charte des partis politiques en mettant notamment l’accent sur un code de conduite pour éviter les abus et les dérapages qui ternissent l’intégrité de la campagne électorale.
A l’endroit de la communauté internationale, la Mission recommande d’appuyer le processus électoral en vue de la consolidation de la démocratie au Bénin.
Cette mission a été dépêchée au Bénin sur invitation du gouvernement adressée à la présidente de la Commission de l’Union Africaine. Au nombre de 32, les observateurs poursuivent leur travail en attendant d’établir un rapport final dès la fin de leur mission.

Actualités 29 avr. 2015


Elections législatives du 26 avril 2015: Le dépôt des recours non encore ouvert à la Cour constitutionnelle

Le Bénin est désormais dans l’attente du verdict des élections législatives du dimanche 26 avril dernier. Mais à l’étape actuelle des choses, ce serait peine perdue pour les candidats ou même des citoyens de chercher à envahir la Cour constitutionnelle, comme c’est souvent le cas, avec des tonnes de recours contre le déroulement dudit scrutin. Cette phase du contentieux électoral n’est pas encore ouverte à la Cour constitutionnelle.

Des menaces de saisine de la Cour constitutionnelle contre les élections législatives du dimanche 26 avril dernier fusent déjà de toutes parts. Il y a certains candidats qui dénoncent des manœuvres frauduleuses de leurs challengers dans certaines circonscriptions électorales. Dès lors, ils menacent de saisir la Haute juridiction compétente pour connaître du contentieux des résultats des élections législatives. Si c’est du droit absolu de ces candidats de formuler des réclamations et faire constater des irrégularités lors du déroulement du scrutin, celles-ci doivent se faire dans les règles de l’art.

Les recours doivent d'abord attendre

En effet, le verdict des élections législatives n’ayant pas été donné, ce serait peine perdue pour les candidats ou même des citoyens de chercher à envahir la Cour constitutionnelle, comme c’est souvent le cas, avec des recours contre le déroulement du scrutin du dimanche 26 avril dernier. Ces requêtes seront déclarées irrecevables par la Haute juridiction et jetées à la poubelle. Et pour cause ! Aux termes de l’article 54 de la loi organique sur le Cour constitutionnelle, «Les résultats définitifs des élections législatives sont arrêtés et proclamés par la Cour constitutionnelle au plus tard dans les soixante-douze (72) heures de la date de réception des résultats des commissions électorales départementales…» Ce délai commence à courir à compter de la réception du dernier pli de la Commission électorale nationale autonome (CENA). La loi fait obligation à celle-ci d’achever la centralisation des résultats dans l’ensemble des 24 circonscriptions électorales au plus tard, le lendemain du scrutin donc hier lundi 27 avril et leur transmission à la Cour constitutionnelle. Ainsi, si la Cour constitutionnelle reçoit le dernier pli de la CENA ce mardi 28 avril, les résultats des élections législatives du 26 avril dernier doivent être donnés au plus tard vendredi 1er mai prochain. Ces résultats sont définitifs sous réserve du contentieux électoral contrairement à l’élection présidentielle où ce sont des résultats provisoires jusqu’à la contestation des opérations par l’un des candidats dans les cinq jours de la proclamation provisoire.

Un délai de droit strict

En ce qui concerne les élections législatives, les contestations sont reçues dans les dix jours qui suivent la proclamation. Ce délai est prévu à l’article 55 alinéa 1 de la loi organique sur la Cour constitutionnelle qui stipule : «L’élection d’un député peut-être contestée devant la Cour constitutionnelle durant les dix (10) jours qui suivent la proclamation des résultats du scrutin. Ce délai est de droit strict. Et sa méconnaissance entraîne l’irrecevabilité de la requête. La Cour constitutionnelle qualifie souvent de prématuré le recours déposé avant la proclamation des résultats et tardif celui enregistré après le délai de dix jours.
L’esprit du législateur ici est qu’après la proclamation, le requérant ne peut plus contester le déroulement du scrutin, mais plutôt l’élection d’un député ou d’une liste de députés. Ainsi, une requête dirigée contre le processus électoral, l’ensemble des élections ou contre l’ensemble des élus d‘un parti déterminé n’est pas recevable par la Cour constitutionnelle. Toute réclamation ne peut tendre qu’à l’invalidation de l’élection d’un député. Et non l’annulation des élections législatives validées par la Haute juridiction elle-même en sa qualité de juge souverain de la validité desdites consultations politiques. Il est donc clair, si les requérants veulent que la Cour constitutionnelle statue sur leurs recours, d'éviter de viser l’annulation du scrutin ou la remise en cause des voix obtenues par les candidats d’une liste dans une circonscription électorale. Leurs contestations doivent être axées plutôt sur l’invalidation de l’élection du ou des députés concernés.
Au demeurant, les irrégularités dénoncées ça et là lors du scrutin législatif du dimanche dernier n’ont aucune chance d’être prises en compte par la Haute juridiction. Sauf si elles ont été préalablement signalées dans les procès-verbaux de déroulement du scrutin destiné à la Cour.

Obligation

Le Code électoral fait obligation en effet en ses articles 73 et 104 aux requérants de faire annexer au procès-verbal de déroulement du scrutin destiné à la Cour leurs réclamations relatives aux irrégularités constatées le jour du scrutin. Ces réclamations doivent être reçues par les membres des bureaux de vote sous peine de sanctions. Celles-ci peuvent être appuyées par des exploits d’huissier mais doivent être annexées au procès-verbal de déroulement du scrutin pour permettre à la Cour constitutionnelle d'en prendre connaissance avant la proclamation des résultats desdites élections législatives. Ainsi, tous autres actes de prétendues irrégularités du scrutin même avec exploits d’huissier qui ne respectent pas cette procédure et transmis directement à la Cour sont d’office déclarés irrecevables.
Le droit de contester une élection appartient à toutes les personnes inscrites sur les listes électorales de la circonscription dans laquelle il a été procédé à l’élection ainsi qu’aux personnes qui ont fait acte de candidature. En matière d’élections législatives, le droit de contestation n’appartient donc qu’à l’électeur inscrit sur la liste électorale de la circonscription dans laquelle il a été procédé à l’élection et le requérant qui ne rapporte pas la preuve de sa qualité d’électeur ou de candidat dans la circonscription électorale concernée n’est pas qualifié à contester une élection.

Actualités 28 avr. 2015


Scrutin législatif du 26 avril sans incident: Preuve de la maturité du peuple béninois

Tout est bien qui finit bien. Le cataclysme annoncé pour les législatives n’a pas eu lieu. Au contraire le scrutin s’est déroulé dans le calme et la paix. Preuve de la maturité du peuple à qui il faut attribuer la victoire.

Aura-t-il lieu ou n’aura-t-il pas lieu ? La question était sur toutes les lèvres. Et beaucoup craignaient un scénario catastrophique pour le srutin du dimanche dernier, suite aux tiraillements qui ont eu lieu entre le gouvernement et le COS-LEPI par rapport à la non distribution des cartes d’électeur.
Dimanche 26 avril dernier, jour prévu pour le scrutin, les observateurs ont été unanimes que tout s’est bien passé dans la plupart des localités du pays. «Un scrutin sans incidents majeurs», ont-ils déclaré à la presse aussi bien nationale qu’internationale, à la fermeture des bureaux de vote.
Comment expliquer cette situation, alors qu’il y a quelques jours, c’était encore la psychose généralisée ? En tout cas, nombreux sont ceux qui dressent la palme au peuple béninois et lui attribuent la victoire.
Depuis la campagne, il y avait des prémices de cette maturité du peuple. Des signes qui ne trompent pas, car beaucoup d’actes et de faits inédits ont montré à souhait que le temps et les épreuves ont fini par aguerrir les Béninois. Des affiches et autres affichettes qui cohabitent pacifiquement sur les carrefours, des caravanes qui se croisent sans qu’il n’y ait des noms d’oiseaux. Bref, le peuple a joué sa partition et n’a pas toujours suivi les politiques qui, quoiqu’on dise, ne sont pas eux non plus, des ennemis mais de simples adversaires qui tentent de manipuler, à des moments donnés et pour des raisons inavouées, leurs concitoyens. Aujourd’hui, c’est la démonstration de la maturité du peuple, est-on tenté de dire. D’ailleurs, comment cela pourrait-il se passer autrement pour un peuple qui fête actuellement les noces d’argent de sa démocratie !

Plus de doute

25 ans de pratique démocratique avec autant de scrutins, on ne peut plus douter de cette réaction du peuple. Car, depuis le Renouveau démocratique en 1990, cela faisait la quinzième fois que les Béninois se rendaient aux urnes : 5 fois pour la présidentielle (1991, 1996, 2001, 2006, 2011), 7 fois pour les législatives ( 1991, 1995, 1999, 2003, 2007, 2011 et 2015), 2 fois pour les communales (2003 et 2008), sans oublier le référendum constitutionnel en 1990.
Même si pour certains, 15 scrutins en 25 ans, c’est trop peu pour vanter les mérites d’une démocratie, force est de reconnaître qu’ils ne seront pas nombreux, les pays de la sous-région à se bomber le torse et regarder fièrement le monde en face et dire «Nous faisons la démocratie. Nous allons régulièrement au vote dans la paix et la transparence».
C’est dire donc que l’œuvre entamée par le général Mathieu Kérékou, Monseigneur Isidore de Souza et les autres se poursuit bon an mal an.
Les politiques eux peuvent jouer régulièrement à se faire peur, le peuple lui est mûr et joue pleinement sa partition : celle de choisir dans la paix et la tranquillité ses dirigeants.
C’est heureux, c’est à son actif. Il reste à poursuivre l’œuvre pour le bonheur de la postérité et l’image du pays.

Actualités 28 avr. 2015


Affrontement entre populations de Baréi et de Dangoussar à Djougou: Deux morts, des blessés graves et des maisons incendiées

Suite au blocage des opérations de vote du dimanche 26 avril dernier à Dangoussar dans la commune de Djougou par des populations réclamant l’électrification de leur localité, celles de Baréi, à 5km, sont allées sonner la vendetta. Pour une révolte d’humeur, hier lundi 27 avril, le bilan est bien lourd : deux morts, plusieurs blessés et des maisons détruites et incendiées.

Deux morts et plusieurs blessés graves et des maisons détruites et incendiées dans le village de Dangoussar. Le bilan de l’affrontement entre les populations de l’arrondissement de Barei et celles du village de Dangoussar, hier lundi, dans la commune de Djougou, est bien lourd. Pour une révolte d’humeur c’était l’apocalypse dans le petit village de Dangoussar victime de la vendetta des populations de Baréi, arrondissement qui l’abrite. Ces dernières qui n’ont pas accepté que le vote ait été perturbé dimanche dernier par des manifestants réclamant l’électrification de leur localité. Ce mouvement de protestation avait contraint la gendarmerie, les sages et notables du village de Dangoussar à négocier le déroulement des opérations de vote bloquées tôt le matin dimanche dernier. Bien que le scrutin ait commencé au-delà de douze heures, cette marche aurait empêché certains électeurs de Baréi dont les noms figurent sur les listes du centre de vote de Dangoussar, d’accomplir leur devoir civique. Et c’est le motif qui justifie l’expédition punitive organisée sur le village de Dangoussar. Ainsi tôt le matin, selon les témoignages recueillis sur place, certains habitants de Baréi auraient fait leur incursion dans le village de Dangoussar et passé à tabac ses habitants.
Baboukari Djibril, charpentier, sexagénaire à Dangoussar, a été tué à coups de machette. Un jeune homme de Baréi qui a reçu en pleine poitrine une balle de fusil artisanal, a succombé à l’hôpital de l’Ordre de Malte de Djougou. Par ailleurs un autre blessé du côté de Dangoussar, dans un état critique après avoir reçu un coup de machette, est sous soins intensifs toujours, dans cet hôpital.
Le corps du vieil homme tué a été dans la journée remis à sa famille sur instruction du procureur du Tribunal de Djougou, après un examen clinique effectué par Raïmi Yérima, infirmier chef du poste de Barei.
En dépit de la présence des Forces de l’ordre et de sécurité publique alertées par le délégué du village de Dangoussar, le pire n’a pas été évité.
Si la situation a été quelques heures plus tard sous contrôle, il faut noter que les affrontements ont repris de plus belle avec une chasse à l’homme dans le village de Dangoussar. Les habitants ont dû fuir vers le village d’Anoum, à 7 km de leur village pour éviter cette vague de violences qui a ensanglanté la localité. Le village a été déserté par les populations autochtones mais assiégé par les habitants de Baréi. Des instructions ont été données aux élèves du Collège d’enseignement général de Baréi provenant de Dangoussar, d’arrêter pour le moment les cours.

Société 28 avr. 2015


Elections législatives du 26 avril 2015: La candidate Sofiath Schanou menace de saisir la Cour constitutionnelle

Sofiath Schanou, candidate et tête de liste FCBE dans la 20e circonscription électorale (Porto-Novo, Aguégués, Adjarra et Sèmè-Podji) n’est pas contente de la manière dont le scrutin a été organisé hier dimanche 26 avril. Tout en saluant la sérénité qui l’a caractérisé pendant les neuf heures de scrutin, elle dénonce des irrégularités et des fraudes qui auraient émaillé ce vote notamment à Porto-Novo. La candidate de la mouvance présidentielle a fait cette dénonciation après avoir voté en fin de matinée d’hier au bureau de vote n°2 de l’Ecole primaire publique de Gbécon à Porto-Novo.

En effet, selon Sofiath Schanou, jusqu’à hier, les cartes d’électeur se distribuaient encore au niveau des arrondissements de Porto-Novo. Le hic, à l’en croire, est qu’au niveau du 2e arrondissement à Attaké, un individu a été retrouvé avec une dizaine de cartes d’électeur. Et dans tout le lot aucune des cartes ne porte son nom. Pour la candidate, cette opération de distribution de cartes d’électeur concomitamment avec le déroulement du scrutin est une ouverture à la fraude. Aussi, poursuit-elle, dans certains bureaux de vote de Tokpota, il a été constaté que l’encre indélébile n’a pas été mise sur le pouce de certains votants comme l’a prévu la loi. Ce qui offre à ces gens la possibilité d’aller voter plusieurs fois. «Ce sont là entre autres irrégularités qui montrent clairement que quelque chose se trame à Porto-Novo», dénonce Sofiath Schanou. Elle dit qu’elle ne restera pas sans réaction. La candidate FCBE menace de saisir la Cour constitutionnelle pour dénoncer toutes ces irrégularités qui ont émaillé le déroulement du vote à Porto-Novo.

Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Actualités 27 avr. 2015


Le scrutin s’est déroulé dans un calme olympien dans l’Ouémé-Plateau: Elections législatives du 26 avril 2015

A l’instar des autres départements du Bénin, les électeurs de l’Ouémé-Plateau étaient aux urnes hier dimanche 26 avril pour élire les 83 députés de la 7e législature. Le scrutin s’est déroulé dans le calme et la discipline. Ce qui confirme une fois encore la maturité politique et démocratique du peuple béninois.

Les élections législatives du 26 avril sont désormais du passé. Elles ont été effectives hier sur toute l’étendue du territoire national. L’Ouémé-Plateau n’a pas été du reste de ce scrutin attendu pour renouveler les 83 députés devant siéger à l’Assemblée nationale, 7e législature. Le vote a lieu dans l’ensemble des quatre circonscriptions électorales (19e, 20e, 21e et 22e) que compte les deux départements. Les électeurs sont sortis dans la paix et la sérénité pour accomplir leur devoir citoyen. Cet engouement populaire a été constaté partout dans les bureaux de vote ouverts dans les départements. Que ce soit Porto-Novo, Adjohoun, Bonou, Ifangni, Sakété et Pobè, les électeurs ne se sont pas fait prier pour prendre d‘assaut les bureaux de vote. C’était la longue queue dans certains postes de vote déjà à l’ouverture du scrutin. Tout ceci sous la surveillance des forces de l’ordre qui se faisaient toutefois discrètes. Il y avait aussi une forte participation des observateurs nationaux et internationaux accrédités par la CENA. Les partis ou alliances politiques en lice se sont fait représenter dans certains bureaux de vote.
La seule fausse note est le retard. Lequel retard a été remarqué presque un peu partout dans l’Ouémé-Plateau. Les choses ont commencé avec quelques minutes voire une heure et même deux heures de retard. Cette situation serait due, selon des agents électoraux, au temps mis par les coordonnateurs d’arrondissement de la CENA pour leur servir le matériel électoral sensible comme non sensible.
En effet, une fois en possession du matériel électoral, les agents électoraux doivent les vérifier avant de les emmener. Ce qui prend un peu du temps. Ceci a été à la base du retard constaté sur le terrain à l’ouverture des bureaux de vote. Toutefois, il y a certains endroits qui ont ouvert à l’heure. C’est le cas de l’Ecole primaire d’Attaké à Porto-Novo. Les trois postes de vote installés dans cette école ont ouvert exactement à 7h 00 exigées par la loi. Quel a été le secret, la présidente du bureau de vote n°1 de cette école, Prisca Hounsou, confie que si les choses ont été ainsi c’est parce son équipe fait partie des tout premiers à être servis par le coordonnateur du 2e arrondissement de Porto-Novo, Arnaud Togbonon. Mais elle n’a pas manqué de saluer la célérité dont a fait montre ce coordonnateur dans la distribution du matériel électoral sur son territoire.

Autres couacs

Outre le retard dans l’heure de démarrage du scrutin, il y a d‘autres couacs notés sur le terrain. Il y avait l’insuffisance du matériel électoral notamment des cachets «A voté» dans certains bureaux de vote. Ceux-ci ont reçu deux isoloirs mais de deux cachets «A voté» il leur a été remis un seul cachet. Les électeurs et les agents électoraux ont dénoncé par ailleurs la qualité de l’encre indélébile qui ne salit pas correctement le pouce du votant. L’encre se laisse facilement effacer. Ce qui pouvait permettre à l’électeur mal intentionné de voter plusieurs fois. Ce sont là entre autres irrégularités relevées pèle-mêle sur le terrain dans l’Ouémé-Plateau.
Malgré ces insuffisances, les électeurs de l’Ouémé-Plateau ont voté dans la discipline et dans la paix. Aucun acte de violence n’a été constaté ou signalé dans les départements. C’est dans ce calme olympien que le premier citoyen du département, le préfet Moukaram Badarou est allé voter hier matin aux environs de 9h pour donner le bel exemple. Il a voté à la Préfecture de Porto-Novo où étaient installés deux postes de vote.
Le candidat de l’Union fait la Nation, Gaton Zossou a voté à l’Ecole primaire publique d’Akonabouè dans la municipalité de Porto-Novo. A quelques encablures de lui, c’est le candidat tête de liste PRD dans la 20e circonscription électorale, Michel Bahoun, maire de la commune d’Akpro-Missérété qui a fait le même geste. Il a voté à l’EPP Vakon-centre dans la commune d’Akpro-Missérété.
Quant à Séfou Fagbohoun, il a accompli son devoir civique à l’EPP Adja-Ouèrè III aux environs de 14 heures. Le ministre d’Etat, François Abiola, candidat tête de liste FCBE dans la 21e circonscription électorale, de son côté, a voté à la place publique d’Igbo Eyè à Sakété. Après leur vote, toutes ses personnalités ont salué le calme qui a caractérisé le scrutin législatif.
Le scrutin est du passé, les regards sont à présent tournés vers la Commission électorale nationale autonome (CENA) pour les grandes tendances et la Cour constitutionnelle pour la proclamation des résultats définitifs du scrutin. Ce verdict est attendu d’ici à la fin de cette semaine.

Actualités 27 avr. 2015


Elections législatives du 26 avril 2015: Me Adrien Houngbédji félicite le peuple béninois

C’est dans le poste de vote n°2 d’Adjina Sud, situé dans le 3e arrondissement de Porto-Novo que le président du Parti du renouveau démocratique (PRD), Me Adrien Houngbédji a accompli hier son devoir de citoyen. Il sonnait exactement 11h 30 quand son véhicule s’est immobilisé dans ledit bureau de vote où il a toujours d’ailleurs voté. Me Adrien Houngbédji était accompagné de son épouse. Après un petit bain de foule de certains de ses militants qui faisaient pied de grue déjà juste pour le saluer, il s’est dirigé vers le bureau de vote.

Candidat tête de liste PRD dans la 19e circonscription électorale, il a passé toutes les étapes du processus du vote. Il mettra son bulletin dans l’urne transparente exactement à 11h33mn.

Donnant ses impressions à la presse fortement mobilisée, Me Adrien Houngbédji a témoigné le bon déroulement du scrutin. Selon lui, il se déroule dans l’ordre, la discipline et la paix. Il souhaite que les choses se poursuivent ainsi jusqu’au terme du vote.
Le président du PRD a pour cela félicité le peuple béninois. Car, selon lui, c’est grâce à la détermination et à la vigilance de ce dernier que ces élections législatives ont eu lieu aujourd’hui. Il a félicité les institutions qui les ont activement rendues possible à savoir l’Assemblée nationale qui selon lui, a voté une loi électorale excellente. Il a félicité le COS-LEPI qui a doté le pays d’une liste électorale informatisée en tout cas mieux que celle de 2011 même si elle est encore perfectible.

Me Adrien Houngbédji n’a pas manqué de féliciter aussi la Cour constitutionnelle qui a rendu une décision qui a fixé les élections législatives impérativement au 26 avril. Le Centre national de traitement (CNT) qui a géré la distribution des cartes d’électeur a aussi reçu des lauriers du président du PRD. Il encourage la CENA et ces institutions à maintenir le cap pour que ces élections soient comme une fête pour la démocratie béninoise.

Actualités 27 avr. 2015


Elections législatives du 26 avril 2015: Les affiches de plusieurs listes invisibles dans l’Ouémé-Plateau

La campagne électorale prend fin ce jour vendredi 24 avril à minuit. Pendant quinze jours, les candidats ont usé avec des fortunes diverses toutes sortes de stratégies dont des affiches pour tenter de convaincre les électeurs à porter leur choix sur eux lors du scrutin législatif du dimanche 26 avril prochain. Dans le département de l’Ouémé-Plateau, certains d’entre eux se sont carrément laissés désirer. Leurs affiches n’ont été retrouvées nulle part un peu comme s’ils ont été absents sur le terrain.

Il y a eu 20 listes de candidatures officiellement retenues pour prendre part aux élections législatives du dimanche 26 avril prochain. Ce sont celles-ci qui ont été autorisées à battre la campagne électorale pour aller négocier les suffrages des 4,4 millions d'électeurs au Bénin. Mais sur le terrain, force est de constater l’absence quasi-totale de certaines listes. Dans le département de l’Ouémé-Plateau, que nous avons sillonné, elles sont plusieurs listes à ne pas faire signe de vie. Leurs affiches n’ont été retrouvées nulle part pendant les quinze jours de campagne électorale qui prend fin ce vendredi 24 avril à minuit. C’est le cas par exemple des listes comme MECCA, Coalition Caméléon, Alliance PEU, UDD-Wôlôguédè, UDC -ounagnon, UFEED… Ces listes n’ont pas été visibles sur le terrain. De Sèmè-Podji à Kétou, en passant par Porto-Novo, Adjohoun, Bonou, Sakété, Adja-Ouèrè, Pobè, Ifangni, Avrankou et Adjarra, elles ont brillé par leur absence totale sur le terrain.
Dans l’Ouémé-Plateau, les affiches des listes les plus visibles sont le PRD, les FCBE, l’UN, ABT, FDU, RESOATAO, AND, Alliance Soleil, Alliance RB-RP et un peu l’ANG des communistes. Ce sont les candidats de ces listes qui ont mouillé le maillot pendant la campagne électorale dans le département. C’est à croire que ces partis en question n’ont pas aligné de candidats. Et pourtant ! Un regard jeté sur la liste par circonscription électorale permet de se rendre compte qu’ils ont bel et bien positionné des candidats.
C’est clair que ceux-ci connaissent déjà leurs résultats. Ils savent déjà qu’ils ne seront pas élus. C’est pourquoi ils n’ont pas trouvé opportun de descendre dans l’arène pour aller à l’assaut des suffrages des électeurs.
Mais au-delà de ce fait, cette absence relance le débat sur la régionalisation des partis politiques au Bénin et la nécessité des grands regroupements politiques. Car, cela montre que les partis n’ont pas une assise nationale. Et comme c’est une contrainte pour eux de positionner de candidats dans les 24 circonscriptions électorales du Bénin, ils alignent des gens qui servent de bouche-trous pour eux. De peur de déposer une liste partielle de candidature pour être par la suite rejetée. Il y a même certains candidats positionnés sur des listes que les populations ne connaissent pas. Parce qu’ils ne sont pas de la circonscription électorale en question. Ils sont parachutés d’ailleurs. Conséquence, ils ne battent pas campagne ou jouent aux figurants.
Il est vraiment important que les acteurs politiques et les institutions de la République compétents tirent les conséquences de cet état de choses qui ne fait pas grandir la démocratie béninoise. Il faut qu’on aille maintenant vers des alliances politiques sérieuses avec des militants de poids sur toute l’étendue du territoire national.

Politique 24 avr. 2015


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