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Nouvelles

Renouvellement du comité exécutif de la Fédération d’haltérophilie: Gatien Gbaguidi candidat à sa propre succession

La Fédération béninoise d’haltérophilie procède au renouvellement des membres de son comité exécutif le samedi 21 avril prochain. En prélude à cette assemblée générale, la liste des candidatures aux différents postes à pourvoir a été dévoilée.

Conformément aux articles 38, 39 et 40 des statuts ceux-ci sont invités à prendre part à l’assemblée générale élective. Au poste de président, Gatien Gbaguidi candidat à sa propre succession, aura en face Abdel-Wahhab Sanni. Alexandre Sèwa est le seul candidat au poste de premier vice-président tandis qu’Ariane Alikpon et Bruno Agbatchossou vont disputer le poste de deuxième vice-président. Au secrétariat Général, Abdel-Wahhab Sann et Casimir Ayéna sont candidats. Diane Fadégnon et Ariane Alikpon sont candidats au poste trésorier général tandis que Bérenger Ahidazan, Eric Edmond Gbèmavo, Roger Bagan, Rodrigue Sossa Adénami et Adrien Akpovi ont opté respectivement pour le poste de trésorier général adjoint, responsable à la communication, responsable à l’organisation et premier et deuxième responsable à l’organisation.
Nascisse Hounguè est candidat au poste de membre arbitre alors que Diane Fadégnon a postulé également au poste de représentante des femmes.
Les délégués des associations sont également invités à ces assises devant permettre l’élection d’un nouveau comité exécutif à la tête de cette fédération.

Sports 11 avr. 2018


Développement des télécommunications et des Tics au Bénin: Les leviers d’action en marche
[caption id="attachment_28763" align="alignnone" width="1024"]Développement des télécommunications et des Tics[/caption]

Le gouvernement du Nouveau départ travaille à transformer le Bénin en une plateforme numérique d’ici 2021. Plusieurs actions sont menées au niveau des structures sous tutelle de la Présidence et du ministère en charge de l’Economie numérique et de la Communication pour atteindre les objectifs contenus dans le Programme d’action du gouvernement.

Le développement du secteur des télécommunications et des technologies de l’information et de la communication préoccupe le gouvernement. Ainsi, les structures sous tutelle de la Présidence ou du ministère de l’Economie numérique et de la Communication sont de plus en plus, chacun en ce qui le concerne, actifs pour accomplir le vœu du chef de l’Etat de transformer le Bénin en une plateforme numérique d’ici 2021. 

Selon le secrétaire général du ministère de l’Economie numérique et de la Communication, Serge Edgard Koudjo, ce sont deux années de grandes réalisations qui viennent de s’écouler dans le secteur des télécommunications et des Tic. « Depuis le changement de dénomination, c’est une révolution numérique qui est amorcée dans tous les secteurs au sein du ministère ». Selon lui, quelques actions phares ont meublé les deux ans du gouvernement dans ce secteur. Entre autres, il cite : le nouveau document de politique du secteur numérique, le Projet de développement des infrastructures des télécommunications et des Tic (Pdi2t), le déploiement de la boucle ouest, l’avancement des travaux dans le cadre de la télévision numérique terrestre. « Depuis janvier 2018, le signal est perçu sous les plateformes méridionales du pays (Cotonou, Gbéhoué, Abomey-Calavi) où les sites sont en émission et bientôt la diffusion sur toute l’étendue du territoire national », fait-il remarquer. Ce projet dont l’objectif est le passage de l’analogie à la radiodiffusion numérique terrestre, est très avancé. « Plusieurs autres projets sont en cours d’exécution et d’autres en préparation pour densifier et favoriser l’éclosion de l’économie numérique au Bénin », ajoute Serge Koudjo. A l’en croire, le gouvernement du président Patrice Talon, à travers le ministère de l’Economie numérique et de la Communication, a renforcé le cadre juridique du secteur du numérique de telle sorte que tous les textes sont pris pour favoriser l’application du Code du numérique au Bénin.

La mise en marche du haut débit

Djalil Assouma, directeur général de Bénin Télécom Infrastructures, confirme les grands investissements effectués dans le secteur en faveur du renouvellement des infrastructures du réseau de télécommunications et la mise en marche du haut débit effectif pour tous. « Au 31 mars 2018, l’avancement global du projet Pdi2t est de 83 % réalisé sur 15 des 18 mois que durera le projet », a-t-il déclaré. Ce niveau d’avancement a permis de mettre en fonctionnement opérationnel et commercial les sous-éléments du projet qui sont prêts et en conséquence, du fait de l’accessibilité de la capacité, en particulier sur les dorsales.
Selon lui, le projet Pdi2t constitue un vaste chantier de développement d’infrastructures pour assurer l’émergence de nouveaux services numériques contribuant ainsi à « Transformer le Bénin en la plateforme de services numériques de l’Afrique de l’Ouest pour l’accélération de la croissance et l’inclusion sociale ».
La première phase de ce projet a été planifiée en tenant compte des besoins des opérateurs nationaux et internationaux, et des besoins des populations béninoises. Il s’agit de: la réhabilitation de la dorsale Cotonou-Malanville sur 1060 km, la construction d’un nouveau réseau national de transport haut débit à fibre optique sur 974km, la construction d’une boucle métropolitaine de 222 km dans Cotonou et environs, la construction de 235 km de fibre optique pour le raccordement des abonnés (FTTX : arrivée de la fibre optique directement sur ou au plus près des bâtiments des usagers), la construction de 30 nouveaux sites d’accès à internet haut débit 4G/LTE, essentiellement sur Cotonou et ses environs, qui fera passer le total des sites dans le Bénin de 78 à 108 sites.
« La mise en œuvre d’un système de gestion et de configuration (Cœur de réseau IMS et Cœur de réseau IP/MPLS) permettra d’offrir des solutions avancées de voix, internet et plus tard de télévision par internet », a-t-il expliqué.
Ce projet est réalisé avec l’expertise de grandes sociétés internationales : la société chinoise Huawei, sous le contrôle de la société française Sofrecom et supervisé par les cadres de Bti, Bts et de l’Adn, permettra à Bénin Télécoms Services d’offrir de nouveaux services numériques à valeur ajoutée tels que la voix sur IP à partir d’un téléphone fixe ou des services vidéos directement au domicile et au bureau.

Des services et systèmes d’information pour tous

Placée sous la tutelle de la Présidence de la République, l’Agence des services et systèmes d’information a réussi à rendre opérationnels des programmes et des projets qui entrent dans le cadre des stratégies de développement de services et systèmes d’information numériques sécurisés au Bénin. Selon son directeur général, Maximilien Kpodjèdo, plusieurs projets relatifs à l’administration intelligente ont été réalisés ou sont dans leur phase finale. Entre autres, on peut citer : l’élaboration d’un schéma directeur national du système d’information qui constitue, selon lui, un document de stratégie et d’opération qui permet d’orienter la mise en place des projets structurants et sectoriels au niveau du Bénin. La mise en place des outils de productivité de l’administration caractérisée par l’installation des outils pour améliorer la productivité et les performances de l’administration et les projets tels que e-identité, e-signature, e-visa, e-conseil, data centrer national, la sécurité des données ou le système d’information pour le payement des bourses et secours universitaires sont, entre autres, programmes également en cours de réalisation.

Société 11 avr. 2018


Projet Assurance pour le renforcement du capital humain: Une mesure pour soulager les démunis
[caption id="attachment_28761" align="alignnone" width="1024"]Des invités au lancement du projet [/caption]

Outil de mise en œuvre de la stratégie de protection sociale du gouvernement, le projet d’Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) offrira un éventail de prestations visant à soulager de façon durable les pauvres. La phase pilote est annoncée pour le dernier trimestre de cette année, en attendant la généralisation du projet à l’ensemble de la population.

La protection sociale augure de beaux jours au Bénin. Le projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) est la solution que propose le Nouveau départ pour combler les attentes des populations démunies en la matière. Il est destiné aux couches les plus pauvres et vient réduire les écarts en matière d’assistance sociale.

« Le diagnostic a révélé que près de 90% de la population béninoise ne bénéficie d’aucun mécanisme public de protection sociale », argumente le coordonnateur de l’Unité de coordination du projet Arch (Ucp-Arch), Venant Quenum.
Selon lui, les mécanismes existants ont montré leurs limites. « L’assurance maladie que l’Etat offrait à ses fonctionnaires fonctionne mal », insiste-t-il. La situation n’est pas meilleure au niveau du privé. « Les assurances que le privé offre ne sont pas encore satisfaisantes », relève-t-il.
Il poursuit : « Il existe des mécanismes de protection sociale au profit des fonctionnaires et des salariés du privé. Par contre, les acteurs du secteur informel(commerçants, agriculteurs, paysans et artisans) ne bénéficient d’aucun mécanisme sur ce plan alors qu’ils constituent la grande partie de la population active du pays ».
L’Arch tient compte des erreurs du passé en matière de protection sociale au Bénin.« Le Régime d’assurance maladie universelle(Ramu) a été initié presqu’à la hâte, sans support technique et élément confortatif pour sa réussite ; il en est de même pour leFonds sanitaire des indigents qui profite peu à ses bénéficiaires directs », souligne-t-il.
A partir des leçons apprises de la mise en œuvre du dispositif actuel de protection sociale (Ramu, mécanismes de gratuité, filets sociaux, Fnpeej, etc.), le gouvernement a adopté une nouvelle stratégie intégrée et plus inclusive d’extension de la protection sociale.
Le nouveau projet repose sur un diagnostic de fonds et vise à permettre aux bénéficiaires d’accéder à un mécanisme de protection sociale mis en place par l’Etat.
Le nouveau mécanisme Arch se propose d’ajuster les mesures de protection sociale. Il se veut un outil unique qui crée la synergie entre plusieurs services de protection sociale destinés à la population.
Il intègre quatre services de protection sociale : l’assurance maladie pour toute la population, la formation aux plus démunis de l’informel, le crédit aux plus démunis du même secteur et l’assurance retraite aux agriculteurs, commerçants, transporteurs, artisans et artistes de l’informel. Ces prestations seront offertes par un guichet unique de l’Agence nationale de protection sociale dont la création est en vue.

Ce serait du concret

Le temps des réformes étant généralement plus ou moins long, les Béninois espèrent voir bientôt du concret dans le cadre de ce projet.
Si l’Arch met du temps à se concrétiser, aux yeux des populations, le coordonnateur de l’Unité de coordination, explique que le gouvernement ne veut pas mettre la charrue avant le bœuf. Il indique le niveau actuel du processus. « Les résultats des études que nous avons lancées dans ce cadre sont en train d’être validés. Le processus d’identification des cibles qui vont bénéficier de certaines facilités dans l’accès aux services de l’Arch (pauvres extrêmes et pauvres non extrêmes) va commencer incessamment.
A ceux qui piaffent d’impatience, il lance cette assurance : « Le gouvernement est habitué à ne pas vendre la peau du loup avant de l’avoir tué. Le chef de l’Etat veut s’assurer que le projet est bien ficelé avant de l’exhiber au peuple. Quand le gouvernement va commencer par communiquer autour du projet, ce serait du concret», rassure-t-il.
Les bénéficiaires du projet devront répondre à certains critères.« L’une des conditions pour bénéficier de l’Arch, c’est qu’il faut être dans la base de données du Recensement administratif initial à vocation d’identification de la population (Ravip). C’est avec ces cartes biométriques que les bénéficiaires pourront accéder aux services du projet Arch », prévient l’Ucp-Arch, Venant Quenum.
Les premières prestations de l’Arch sont imminentes. Elles sont prévues pour la fin de cette année 2018. « Une phase pilote est prévue pour le dernier trimestre de cette année avant la généralisation du projet à l’ensemble de la population », renseigne-t-il. Entre autres prestations, il offrira une assurance maladie aux populations, des formations aux artisans et aux artistes dans de meilleures conditions. Mieux, les artisans formés auront le privilège d’accéder aux crédits dans le cadre du Ravip.
L’Arch s’inscrit notamment dans une vision prospective. Il comble les attentes du moment mais balise également le terrain pour la réduction de la précarité. « L’Etat mettra en place une stratégie afin de retirer de la pauvreté les bénéficiaires qui auront à contracter des crédits afin qu’ils n’y retombent plus. L’Etat va les inciter à préparer leur retraite », explique le coordonnateur.
Au total, le projet impactera plus de 4 millions de personnes dont 2,4 millions de pauvres extrêmes et 1,8 million de pauvres non extrêmes.
L’implication des partenaires au développement conforte le gouvernement dans sa démarche. «Plus de la moitié des études est financée par l’Etat. Les partenaires techniques et financiers appuient le gouvernement pour la réalisation de certaines études techniques et l’aide à faire le contrôle de l’assurance qualité réalisé par les cabinets privés », précise-t-il. Il poursuit : « Le processus d’identification des bénéficiaires est entièrement assuré par la Banque mondiale. Le système des Nations Unies piloté par l’Unicef nous appuie pour les indicateurs de référence ». Tout est donc pratiquement fin prêt pour donner du sourire aux plus démunis.

Actualités 11 avr. 2018


Projet Assurance pour le renforcement du capital humain: L’identification et l’enrôlement des bénéficiaires lancés
[caption id="attachment_28760" align="alignnone" width="1024"]Le Ministre d'Etat recevant pour l'INSAE, les fichiers[/caption]

Le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, a procédé, ce mardi 10 avril à Cotonou, au lancement des opérations d’identification et d’enrôlement des bénéficiaires du projet Assurance maladie pour le renforcement du capital humain (Arch). Le top est ainsi donné pour les acteurs de fournir une liste exhaustive des pauvres extrêmes et non extrêmes au Bénin, pouvant bénéficier des prestations du projet.

Le projet Assurance maladie pour le renforcement du capital humain (Arch) amorce une étape décisive dans sa mise en œuvre. Les opérations d’identification et d’enrôlement des pauvres extrêmes et non extrêmes dans le cadre dudit projet ont été officiellement lancées hier par le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané. 

Il s’agira pour les acteurs d’identifier les personnes indiquées pour bénéficier des services sociaux prévus dans ce cadre. « Il est question de mettre en œuvre tous les moyens techniques et humains pour limiter les erreurs d’inclusion ou d’exclusion au moment des opérations d’identification », indique le ministre d’Etat qui informe des démarches déjà menées dans ce sens. « Au plan légal et réglementaire, les textes qui autorisent le ciblage des pauvres existent déjà. Ce qui nous reste, c’est de créer l’environnement légal ; à cet effet, une loi relative à l’Arch sera présentée à l’Assemblée nationale », renseigne-t-il.
L’Arch est composée d’un paquet de quatre services, que sont l’assurance maladie, la formation , le crédit aux acteurs démunis du secteur informel et la pension retraite aux agriculteurs, commerçants, transporteurs, artisans et artistes du secteur informel. L’Arch répond à une vision du « Bénin révélé ». Il est le principal outil d’opérationnalisation de la politique holistique de protection sociale au Bénin. « Dans le Pag, le gouvernement s’est engagé à assurer une protection sociale plus fiable et plus durable ciblée aux couches vulnérables et plus défavorisées », explique le ministre d’Etat.
C’est pour cette raison que l’identification des bénéficiaires revêt une importance capitale. « Sans leur connaissance et leur enregistrement, le projet ne pourra pas impacter ses cibles », précise-t-il.
Le processus de ciblage est décliné en trois étapes : l’identification communautaire, l’enquête et la validation communautaires. Les activités relatives à ces étapes seront conduites par des structures compétentes comme la direction des Affaires sociales, l’Insae.

Un processus bien préparé

A l’étape actuelle, les acteurs ont mis les bouchées doubles pour la bonne conduite du processus. « Au plan organisationnel et institutionnel, l’expérience des acteurs et le niveau de préparation des opérations d’identification et d’enrôlement des pauvres sont rassurants pour espérer des résultats à la mesure de nos attentes », apprécie Abdoulaye Bio Tchané.
« Le processus a été minutieusement préparé avec des validations nécessaires sous ma supervision et des comptes rendus réguliers au chef de l’Etat », ajoute le ministre en charge des Affaires sociales et de la Microfinance, Bintou Chabi Adam Taro.
Evoquant les statistiques de l’Insae, elle souligne qu’il existe environ 375 000 ménages pauvres extrêmes et 321 000 ménages pauvres non extrêmes au Bénin.
L’identification permettra de déterminer de façon précise les personnes concernées par le projet Arch.
« Les résultats des opérations qui viennent d’être lancées serviront à dresser le profil des bénéficiaires du projet Arch, à les catégoriser puis à établir un registre unique des bénéficiaires des programmes sociaux au Bénin », précise-t-elle.
Le ministre d’Etat invite chaque structure d’exécution des opérations à un respect rigoureux des cahiers des charges et des calendriers de mise en œuvre.
Sur ce point, le ministre en charge des Affaires sociales rassure : « L’équipe multidisciplinaire chargée de conduire les opérations accomplira sa mission avec satisfaction ».
Le lancement du processus d’identification et d’enrôlement permettra sans doute d’apaiser ceux qui s’impatientent du démarrage effectif du projet.

Société 11 avr. 2018


Suspension de la grève par des centrales syndicales: Vacataires en classe, titulaires absents à Bohicon !

Des établissements scolaires ont rouvert leurs portes, ce mardi 10 avril, après la suspension du mot d’ordre de grève par certaines centrales syndicales. Les cours ont repris par endroits, notamment dans les collèges où les vacataires sont présents tandis que les titulaires continuent de marquer les pas.

Avec la suspension de la motion de grève, lundi dernier, élèves et écoliers étaient présents dans les établissements, ce mardi, attendant l’effectivité de la reprise des activités pédagogiques. A Bohicon comme à Abomey, la plupart des établissements publics des enseignements primaire, secondaire, technique et de la formation professionnelle, ont effectivement rouvert leurs portes. 

Les apprenants étaient présents en classe même si certains sont abandonnés à eux-mêmes. Dans les collèges et lycées comme au Ceg 1 de Bohicon, les vacataires sont présents depuis deux semaines où ils ont repris la craie « tout en espérant que leurs revendications seront prises en compte », confie confiant Richard Adjadémè, responsable syndical des vacataires. Ils attendent toujours le paiement des primes des mois de janvier et février malgré la correction des états erronés et les assurances des autorités.
Si les vacataires sont en classe, ce n’est pas encore le cas de la plupart des enseignants titulaires. Ils sont absents et les élèves qui ont cours avec eux sont livrés à eux-mêmes. Les administratifs se débrouillent en occupant les apprenants avec des exercices. Les chefs d’établissement et leurs collaborateurs sont obligés de retourner dans les classes donner des cours afin que les élèves ne chôment continuellement. Ainsi, directeurs, administratifs et autres vacataires se voient dans l’obligation de retrousser les manches pour combler le vide que laisse l’absence de leurs collègues titulaires.
Du côté des enseignants en grève, il n’est pas encore question de suspension de la motion de grève encore moins de reprise des cours. Codjo Hinlin, responsable syndical au niveau de la Cosi-
Bénin et signataire de la motion du Front est catégorique. « Au niveau de la Cosi-Bénin et de la Cstb qui sont les deux centrales syndicales qui mobilisent et regroupent le grand nombre de syndicats d’enseignants, le mouvement continue et il n’est pas question de suspension », nous déclare-t-il.
Manifestement très remontés contre la décision de suspension publiée par les autres centrales syndicales, les enseignants rencontrés ici ne sont pas prêts à démordre tant que leurs revendications ne seront pas prises en compte

Education 11 avr. 2018


Suspension de la grève par des centrales syndicales: Statu quo dans les écoles et collèges à Porto-Novo
[caption id="attachment_28756" align="alignnone" width="1024"]Statu quo dans les écoles et collèges à Porto-Novo[/caption]

La mayonnaise de la reprise des classes dès ce mardi 10 avril n’a pas correctement pris à Porto-Novo. Et ce, en dépit de l’appel lancé par la Confédération des syndicats autonomes du Bénin (Csa-Bénin), la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb) et la Centrale des syndicats unis du Bénin (Csub) qui ont suspendu leur motion de grève déclenchée depuis le 16 janvier dernier. Un tour de ville hier dans les écoles et collèges a permis de faire ce constat.

Les activités sont au ralenti dans la plupart des établissements visités. Le mouvement de grève est maintenu dans les collèges d’enseignement général de Djassin, de Bio Guerra et au Lycée Béhanzin de Porto-Novo. Les cours n’ont pas encore atteint leur vitesse de croisière. Seuls les professeurs vacataires et de rares enseignants permanents étaient au poste et dispensaient les cours aux élèves. Mais leur effectif était très insignifiant par rapport au nombre attendu.
La situation est plus criante dans les écoles primaires où la plupart des salles sont fermées. D’autres étaient ouvertes mais sans enseignants et les écoliers étaient laissés à eux-mêmes. Ce constat a été fait dans plusieurs écoles primaires dont le complexe scolaire public Ouinlinda et à l’Ecole urbaine centre de Porto-Novo. Quelques enseignants rencontrés sur les lieux expliquent la poursuite du mouvement de grève par le fait que les centrales et confédérations syndicales habilitées n’ont pas lancé d’appel à la suspension et à la reprise du chemin de l’école. Ils attendent le mot d’ordre de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb) et surtout du Front des trois ordres d’enseignement avant de reprendre. Ce qui passe par la satisfaction des revendications des enseignants et la rétrocession des fonds défalqués aux grévistes sur les salaires du mois de février dernier pour fait de grève, insistent-ils.
Cette position de durcissement de la grève a été martelée par les enseignants surpris en assemblée générale hier à l’Ecole urbaine centre. Ils disent être vraiment décidés à aller jusqu’au bout, accusant de « haute trahison » les secrétaires généraux des centrales syndicales ayant suspendu la motion de grève. « La grève aujourd’hui, c’est la base et non les centrales et confédérations syndicales. C’est nous autres à la base qui conduisons le mouvement », précise Joseph Aïmassè, président du collectif des travailleurs en lutte de l’Ouémé/Plateau, pour montrer comment la situation a échappé complètement aux secrétaires généraux des organisations syndicales faîtières.

 

Education 11 avr. 2018


Suspension de la grève: Un appel à la reprise sans écho favorable à Parakou
[caption id="attachment_28755" align="alignnone" width="1024"]Le porte-parole du Front d’actions dans le Borgou, Maurice Fadégnon[/caption]

L’appel à la reprise des classes dans les établissements scolaires publics à partir de ce mardi 10 avril, n’a pas reçu un écho favorable à Parakou et ses environs. Après avoir tourné en dérision les trois centrales et confédérations qui l’ont lancé, les enseignants ont préféré se retrouver en assemblée générale à l’Epp Ocbn, pour décider de la poursuite de leur mouvement. 

Tel un coup d’épée dans l’eau, le mot d’ordre de suspension de la grève et d’appel à la reprise des classes annoncé par la Csa-Bénin, la Cgtb et la Csub, n’aura produit aucun effet à Parakou et ses environs. Les établissements scolaires publics sont restés fermés, qu’il s’agisse des écoles maternelles ou du cours primaire, puis dans les collèges et lycées. Dans les rangs des apprenants, rares parmi eux sont ceux qui ont également effectué le déplacement. Ils n’ont pas voulu se gêner. Pendant ce temps, leurs enseignants réunis au sein du Front d’actions des trois ordres de l’éducation dans le Borgou ont préféré se retrouver à l’Epp Ocbn, pour une assemblée générale extraordinaire.

Ils ont décidé de la non-reprise des activités pédagogiques, sans la satisfaction totale de leurs revendications par le gouvernement. « Toutes les portes des établissements scolaires resteront hermétiquement fermées jusqu’à nouvel ordre », a menacé le secrétaire du Front des enseignants du Borgou, Rachidi Karim. Ces enseignants estiment ne pas être concernés par cette suspension de la motion décidée par les trois organisations syndicales. « Lors des assemblées organisées en janvier, des clauses avaient été signées. Il avait été convenu que, quelle que soit la tournure que va prendre les évènements, on devrait descendre à la base pour poser les problèmes et prendre l’avis de tout le monde », a rétabli Rachidi Karim. « Cette manière unilatérale de lever ou de suspendre la motion n’a pas rencontré l’assentiment des enseignants. Une chose est sûre, c’est le gouvernement qui décidera de ce que sera la couleur de l’année. Les enseignants ont déjà joué leur partition et démontré leur bonne foi », a-t-il poursuivi.
Pour le secrétaire général départemental du Syndicat national des enseignants du Bénin, Fidèle Logbo, ce ne sont pas ces trois centrales qui ont mis les enseignants en mouvement. C’est plutôt le Front qui, jusque-là, ne s’est pas encore prononcé. Selon Fidèle Logbo, la levée de la motion qu’elles ont annoncée, lundi 9 avril dernier, ne pouvait produire aucun effet. « Notre souhait, ce n’est pas que l’année soit blanche, mais que le gouvernement permette qu’on s’entende sur le minimum afin que les activités pédagogiques reprennent », a confié ce responsable syndical.
Le porte-parole du Front d’actions dans le Borgou, Maurice Fadégnon, abondera dans le même sens. Il a appelé le gouvernement à vite prendre langue avec les responsables du Front afin qu’une porte de sortie honorable de crise puisse être rapidement trouvée, pour sauver année scolaire en cours.

Education 11 avr. 2018


Suspension de la grève: Les enseignants de l’Atacora s’obstinent à poursuivre la grève
[caption id="attachment_28754" align="alignnone" width="1024"]Salles de classes fermées à Natitingou[/caption]

La suspension de la motion de grève par la Csa-Bénin, la Cgtb et la Csub est loin d’avoir fait son effet dans les établissements scolaires de Natitingou. Les salles de classe sont restées fermées comme l’a voulu la coordination départementale des syndicats de l’Atacora.

Cours primaires et secondaires déserts. Les enseignants de la commune de Natitingou n’ont pas suivi le mot d’ordre de suspension de la grève lancé par les centrales syndicales Csa-Bénin, Cgtb et Csub, lundi 9 avril dernier. Les cours ne se sont pas déroulés dans tous les écoles primaires et collèges publics. Aussi bien au complexe scolaire de Ourbouga, à l’école urbaine centre que dans les trois collèges de la ville, l’heure était à la trêve. Pas grand monde au rendez-vous si ce n’est le personnel administratif ou la direction. 

Au Ceg III, dans les rangs des vacataires, c’est une surprise que de devoir retourner sur leurs pas. Eux dont les arriérés de salaires viennent d’être payés ne pourront point vaquer à leurs occupations. « Nous devrions reprendre les cours ce matin mais grand est notre étonnement de constater que les élèves ont été renvoyés chez eux. Nous allons devoir rentrer chez nous et attendre le dénouement effectif de cette crise », confie l’un d’eux ayant requis l’anonymat. Comme le confirmera également la direction de cet établissement scolaire, les cours n’ont pas pu se tenir par le fait des enseignants titulaires. Ces derniers, au nom de la lutte syndicale, auraient intimé l’ordre aux élèves de rentrer. Un comportement que déplore la direction du collège vu que la situation n’est guère reluisante. Déjà, le collège a enregistré par le fait de cette lassante grève dix cas de grossesses dans les rangs des filles. De fâcheux revers qui affectent la directrice. « Que Dieu touche le cœur de nous tous pour la reprise normale des cours ! » prie-t-elle.
A défaut de prendre le chemin des classes, les enseignants se sont réunis en assemblée générale à l’école urbaine centre sous l’égide du collectif des secrétaires généraux des syndicats de l’Atacora. Tels des insurgés, ils admonestent les responsables de la Csa-Bénin, de la Cgtb et de la Csub pour avoir levé la motion de grève sans avoir fait recours à la base qu’ils constituent. « Les apprenants n’ont rien à gagner de leur décision puisqu’il revient à la base de décider. Il ne sert à rien de reprendre les cours pour connaître encore les mêmes déboires. Qu’on règle pour de bon les problèmes que nous posons », affirme, l’air courroucé Félix Okotè, membre de la Coordination départementale des syndicats de l’Atacora.
La tension monte par ailleurs dans la salle où se tient l’assemblée générale à tel point que certains en sont venus à mettre feu aux fanions et emblèmes des centrales sur la cour de l’école. Un acte applaudi vigoureusement.
Passé ce tumulte, une déclaration du Collectif des secrétaires généraux communaux et départementaux des Enseignements maternel, primaire et secondaire de l’Atacora a été lue.
Selon Daniel Gnami, membre de ce collectif, la grève démarrée le 27 novembre 2017 et généralisée le 16 janvier 2018, a été levée par des secrétaires généraux de certaines centrales sans conviction de lutte syndicale sans que la couche enseignante n’obtienne la signature des arrêtés d’application des statuts particuliers, l’indexation du point indiciaire, la sédentarisation des vacataires qui sont à plus de 80%, le reversement des enseignants contractuels locaux en attente de contrat depuis plus de 10 ans, la parution des actes de reclassement et d’avancement, le payement des 5% impayés des 25 %, le transfert des cotisations des agents contractuels de l’Etat (Ace) de la Cnss au Fnrb.
Aussi les enseignants de l’Atacora déclarent-ils que la motion de suspension de grève de ces trois secrétaires généraux n’engage qu’eux seuls. Ils demandent donc au gouvernement de rétrocéder la défalcation, point d’achoppement, pour la reprise des négociations et promettent continuer la lutte avec les fédérations et confédérations syndicales qui poursuivraient la grève jusqu’à satisfaction totale des revendications. Par ailleurs, ils recommandent au collectif départemental de prendre ses dispositions pour poursuivre la grève en cas de déception au niveau national.

Education 11 avr. 2018


Levée de la motion de grève par les centrales syndicales: La joie des élèves se heurte à la colère des enseignants
[caption id="attachment_28753" align="alignnone" width="1024"]Fatigués de rester à la maison, les élèves ont regagnés les classes[/caption]

Sacs au dos et bravant la fraîcheur matinale, écoliers et élèves ont pour la plupart retrouvé, ce mardi 10 avril, le chemin des classes. Mais dans le rang des enseignants, la reprise est partielle. Quelques-uns, nolens volens, ont répondu à l’appel de leurs centrales. Certains étaient absents mais d’autres présents, se sont abstenus de dispenser les cours.

Il y a longtemps que les classes ont été honorées un mardi, comme ce fut le cas hier dans les écoles primaires publiques et les collèges d’enseignement général de Cotonou. Les cours semblent avoir repris timidement. Les écoliers et les élèves étaient assidûment en classe. A l’Epp Adogléta comme à Sègbèya, toutes les classes étaient ouvertes et pleines, preuve de l’impatience des enfants à renouer avec les activités académiques. « Nous sommes longtemps restés à la maison à ne rien faire et nous n’avons pas avancé dans les cours. Moi je veux aller en classe supérieure l’année prochaine », a déclaré la petite Maïmouna Olouchy, écolière au Cm 2 à l’Epp Adogléta. 

La reprise des cours est comme une délivrance pour ces apprenants qui désespéraient déjà. « A cause de la grève, nous avons raté beaucoup de leçons. Qu’allons-nous faire si à l’examen, on nous demande ce qu’on n’a pas vu ? » s’interroge Joyce Tankpinou, écolière au Cm 2. Avec la même inquiétude, son camarade Emmanuel Bobo ajoute : « Les écoliers du privé ont continué et avancé dans les cours pendant que nous étions obligés de rester à la maison. Comment allons-nous nous débrouiller au Cep? ».
Aux Ceg Sègbèya, Akpakpa- Centre, Gbégamey, Zogbo et Le Nokoué, la présence des élèves était tout aussi remarquable. Les classes étaient bondées et animées mais pour la plupart sans enseignant.

Mécontents, ils sont de marbre !

A l’Epp Adogléta, les écoliers du Cm 1 sont restés la demi-matinée sans leur enseignant Crépin Mèvo. Arrivé peu avant la récréation, celui-ci n’a pas hésité à exprimer son insatisfaction. « Ce n’est pas de gaieté de cœur que je suis ici. Nous avons repris certes mais le gouvernement doit jouer sa partition pour égayer le cœur des enseignants. L’Etat doit revoir sa politique de gestion des enseignants », a-t-il martelé.
Pour le directeur du groupe A de l’Epp Adogléta, Florent Adanyossi, la reprise des cours en l’état ne présage rien de bon. Car ce sont les apprenants qui risquent d’en pâtir. « Quelques enseignants ont repris mais rien ne garantit que les cours seront bien donnés. Si l’enseignant est mécontent et fait simplement acte de présence, il peut se contenter de faire copier les cours aux élèves », fait remarquer une enseignante du Ceg Akpakpa-Centre qui a requis l’anonymat. Aux Ceg Zogbo et Le Nokoué, les enseignants étaient quasi absents. « Depuis la semaine dernière, les vacataires ont repris et c’est seulement ceux-là qui arrivent. Les permanents n’ont pas repris et parmi eux, ceux qui sont arrivés aujourd’hui n’ont pas travaillé. C’est du Front que dépendent la plupart des enseignants et le Front n’a pas encore levé sa motion de grève. Pour qu’il y ait reprise effective, c’est le Front qui a le dernier mot », a expliqué le censeur du Ceg Zogbo, Akobodé Kiki.
Le constat est le même au Ceg Akpakpa-Centre où les quelques enseignants venus dispenser les cours sont des vacataires. Bien que présents, les permanents ont préféré poursuivre le débrayage. Une situation qui retarde les collèges dans leur agenda scolaire. « Nous avons du retard dans le chronogramme. Nous devrions avoir commencé le deuxième semestre et les premiers devoirs surveillés du deuxième semestre étaient prévus pour se tenir du 20 au 26 mars. Nous avons fini le premier semestre mais les permanents n’ont ni rendu les feuilles ni communiqué toutes les notes des élèves pour le calcul des moyennes », s’est désolé le censeur du Ceg
Akpakpa Centre, Macaire Lisoussi qui reconnaît la légitimité du combat mené par les enseignants.

L’espoir n’est pas perdu !

En dépit des insatisfactions, certains responsables restent modérés dans leur prise de position. « Nous sommes là, mais notre présence ne signifie pas que nous sommes satisfaits. C’est pour montrer notre bonne foi et parce que nous avons souci des enfants que nous sommes arrivés. La centrale à laquelle je suis affilié n’a pas levé sa motion de grève et pourtant je suis là. Le gouvernement doit prendre en compte nos revendications qui ne visent qu’à améliorer le système scolaire du pays et les conditions des enseignants », a déclaré le directeur du groupe A de l’Epp Adogléta, Florent Adanyossi.
Le directeur du Ceg Gbégamey, Nicolas Hountondji, est tout aussi optimiste quant au dégel progressif de la crise scolaire. « Je crois que d’ici peu les autres centrales reviendront à de meilleurs sentiments. Le dégel n’est plus loin. J’ai l’espoir que tout ira bien et que l’année sera validée. Une année blanche n’arrange personne ; ni gouvernement, ni enseignants, ni élèves ».

Education 11 avr. 2018


Levée de la motion de grève par les centrales syndicales: Le Front se désolidarise des centrales syndicales
[caption id="attachment_28752" align="alignnone" width="1024"]Mathurine SOSSOUKPE Sga/ Cstb [/caption]

La suspension de la motion de grève par trois centrales et confédérations syndicales, depuis ce lundi 9 avril 2018, devrait ralentir l’élan de la grève dans les secteurs d’activités paralysés, notamment l’enseignement. Mais le constat au niveau des écoles ce mardi laisse perplexe. Le Front d’action des syndicats de l’éducation (Front) maintient sa motion de quatre-vingt-seize heures, se désolidarisant une deuxième fois des centrales et confédérations syndicales.

« En réalité, contrairement à ce que pensent plusieurs personnes, le Front ne dépend pas des centrales et confédérations syndicales. Il jouit d’une totale autonomie organisationnelle et fonctionnelle et n’entretient avec ces dernières que des relations de coopération ». Ainsi se sont expliqués les porte-paroles du Front, Jean Adadja et Eric Roméo Pethos, dans une déclaration en date du lundi 9 avril dernier. Par cette déclaration, le Front prend une deuxième fois ses distances d’avec les centrales et confédérations syndicales qui ont levé leur motion de grève. 

En effet, le 6 mars dernier, le Front a introduit sa propre motion de grève de quatre-vingt-seize heures, se passant ainsi de celle de soixante-douze heures lancée par les secrétaires généraux des centrales et confédérations syndicales.
La suspension de la motion de grève par la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb), la Confédération des syndicats autonomes (Csa-
Bénin) et la Confédération des syndicats unis du Bénin (Csub) le lundi dernier pour dire non à une année blanche a fait réagir le Front. A travers sa déclaration, ce regroupement de syndicats d’enseignants (cinquante-cinq secrétaires généraux au total) a indiqué qu’il était toujours à une motion de quatre-vingt-seize heures, tacitement reconductible, toutes les semaines depuis le 6 mars dernier,qui ne saurait être suspendue sans une consultation de la base.
Les porte-paroles du Front expliquent que les centrales et confédérations syndicales sont signataires d’une motion de soixante-douze heures qui porte les revendications transversales à tous les secteurs d’activités alors que la leur est relative aux revendications spécifiques aux enseignants. Entre autres, ils signalent l’application sans délai des décrets n°2015-592 et n°2015-593 du 21 novembre 2015 portant respectivement statuts particuliers des corps des personnels enseignants de l’enseignement du second degré, et statuts particuliers des corps des personnels enseignants de l’enseignement du premier degré notamment l’indexation des salaires des enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire, la jouissance effective des avantages contenus dans les huit premiers projets d’arrêtés dont l’incidence financière a été déjà évaluée dans les deux sous-secteurs, la régularisation de la situation administrative et financière des différentes catégories d’enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire, le règlement de tous les problèmes de formation et l’achèvement des différents reversements en Ace et en Ape, la signature du nouvel arrêté portant modalité de recrutement et d’emploi des enseignants vacataires, le relèvement effectif du taux horaire de vacation conformément aux propositions retenues lors des travaux de la dernière commission interministérielle mise sur pied par arrêté n°566/Mestfp/Dc/Sgm/Daf/Sa du 04 décembre 2017 et le recrutement d’enseignants prévu au titre de l’année 2018 au profit du Memp et du Mestfp…Le Front invite le chef de l’Etat à jouer sa partition au plus tôt pour sortir l’école béninoise de cette crise dans laquelles elle s’enlise et qui risque d’être fatale pour tout le peuple.

Assemblée générale improvisée de la Cstb

Les militants de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb) ont convoqué tard dans la nuit du lundi dernier, une assemblée générale ‘’improvisée’’, d’après la secrétaire générale adjointe, Mathurine Sossoukpè, professeure certifiée. La rencontre a mobilisé tous les secrétaires généraux départementaux à l’école primaire publique Gbégamey Sud, ce mardi 10 avril 2018. Il s’agit en premier lieu, d’après la syndicaliste, de faire le point des tractations qui ont eu lieu tout au long de la grève et également de présenter l’évolution de la grève puis enfin la suspension de la motion de grève par trois centrales. Cet acte consiste à fragiliser le mouvement en cours, a affirmé Mathurine Sossoukpè, Sga/Cstb, prétextant que la Cgtb, la Csa et la Csub ont « trahi » les travailleurs. « Nous faisons la grève pour sauver l’école béninoise, nous faisons la grève pour que le système sanitaire soit revu… », a-t-elle indiqué, toute furieuse, soutenue par des acclamations des militants remontés et décidés visiblement à poursuivre la grève jusqu’à la satisfaction totale des revendications.

Education 11 avr. 2018


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