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Nouvelles

Cotonou : Un véhicule finit sa course dans un marécage
Un accident de circulation est survenu ce mercredi à hauteur de Kindonou. Après avoir cogné un taxi-moto, un véhicule s’est retrouvé dans le marécage. Invraisemblable ! La scène a drainé du monde, de part et d’autre de la voie. Les usagers se posaient pas mal de questions. Beaucoup cherchaient à comprendre comment le véhicule a pu finir sa course dans le marécage, aux encablures du Collège d’enseignement général Le Nokoué. Mais selon les témoins de la scène, le conducteur a sans doute fait fausse manœuvre. « Il a quitté Kindonou. Subitement, on l’a retrouvé nez à nez avec le motocycliste avant de se diriger dans le bas-fond », confie un des vendeurs d’essence installés à quelques mètres de la scène. Après les constats d’usage de la police, le véhicule a été sorti du marécage. Le conducteur et le conducteur de taxi-moto sont en vie. Actualités 13 oct. 2021


Foncier à Abomey-Calavi: Les propriétaires sommés de poser une plaque sur leur parcelle
A travers le circulaire N° 981/C-Ac/C-Cab/Sg/Dag-Au/ Srfu/Sac, Angelo Ahouandjinou, maire de la commune d’Abomey-Calavi, invite expressément les propriétaires ou présumés propriétaires de parcelles non bâties ou bâties à  poser une plaque signalétique portant leurs identités sur toutes les propriétés foncières situées dans ladite commune au plus tard le 31 décembre. Cette opération s’inscrit dans le cadre de l’assainissement et de l’actualisation de la base de données foncières dans la localité. Une campagne de proximité sera menée conjointement par les services de la Direction des affaires foncières et de l’aménagement urbain (Dafau) en liaison avec les chefs d’arrondissement, les chefs quartier, les élus locaux et toutes autres structures impliquées dans les opérations foncières dans la commune. [pdf-embedder url="https://info.lanation.bj/wp-content/uploads/2021/10/CIRCULAIRE_PLAQUE_122951.pdf"] Société 13 oct. 2021


Construction d'habitations : Les tôles ondulées galvanisées laquées ou non interdites

La production, l’importation, la commercialisation et l’utilisation des tôles ondulées galvanisées laquées ou non en République du Bénin, est interdite. Un décret a été pris dans ce sens par le Conseil des ministres de ce jour. Lequel décret donne un ultimatum aux producteurs et distributeurs pour commercialiser leurs stocks actuels.

« Le présent décret vient confirmer celui du 22 mai 2019 et étendre le champ de son objet. L’interdiction qu’il a établie concernait particulièrement les tôles galvanisées non laquées. Mais il a été observé, depuis lors, une fraude organisée sur les tôles laquées dont la qualité est altérée, exposant ainsi les populations aux mêmes risques sanitaires que les tôles non laquées, d’où la nécessité de prendre d’autres dispositions pour y mettre fin », explique le Conseil des ministres. Par conséquent, et pour compter de l’entrée en vigueur de la décision, un délai d'un an a été donné aux producteurs et distributeurs exerçant sur le territoire national, pour écouler leurs stocks. Le Conseil a instruit les ministres du Cadre de vie, de l’Industrie et du Commerce, de l’Economie et de la Justice pour la prise des mesures subséquentes en vue de l’application effective de cette interdiction.
Actualités 13 oct. 2021


Fusion UDBN-BR : Le congrès convoqué
Les tractations vont bon train pour la fusion éventuelle du Bloc Républicain (BR) et de l’Union démocratique pour un Bénin nouveau (UDBN). Il ne reste qu’un pas décisif à franchir. Les regards sont désormais tournés vers le congrès pour acter ou non, l’acte de fusion du BR et de l’UDBN. Selon les informations de La Nation, cette instance devra se réunir le jeudi 14 et le vendredi 15 octobre 2021. « La seule instance qui peut décider de la fusion, c’est le congrès », confie un des responsables de l’Udbn. En effet, deuxième parti le plus représentatif sur l’échiquier national, le Parti du cheval cabré s’inscrit dans une logique de gagner davantage du terrain. De son côté, la formation politique de Claudine Prudencio ne tarit pas d’ambitions.   Actualités 13 oct. 2021


Manipulation des notes scolaires dans le Borgou : le sort des enseignants épinglés confié à l’autorité
Soupçonnés d’avoir manipulé les notes de certains de leurs apprenants, des enseignants intervenant dans des collèges et lycées du Borgou ont été écoutés, la semaine dernière, par une commission départementale mise sur pied à cet effet. L’autorité prendra des sanctions à leur encontre, en fonction de la gravité de la faute qu’ils auront commise. Dans certains établissements scolaires d’enseignement secondaire du Borgou, la manipulation des notes scolaires est une pratique qui continue d’avoir court. Sur le plan départemental, une commission de vérification de notes a été chargée d’apprécier l’ampleur de la situation. C’est à la fin de l’année 2020-2021 que le directeur départemental de l’Enseignement secondaire, technique et de la Formation professionnelle du Borgou l’a mise en place. Au cours de leurs travaux, les membres de la commission ont relevé plusieurs irrégularités. De nombreuses notes ont été falsifiées. Elles ont, soit été gonflées, soit exagérément attribuées, a laissé entendre Honorat Dabli, l’un des membres de cette commission. Afin que les responsabilités soient situées, les enseignants soupçonnés d’en être les auteurs ont été invités la semaine dernière, pour être auditionnés. Tous, à en croire Honorat Dabli, n’ont pas encore été écoutés. En effet, toute erreur qui exigeait des corrections à effectuer au niveau d’une note doit être portée à l’attention du censeur. Ce qui protège l’enseignant. Dans le cas contraire, il aura à s’expliquer. Selon Honorat Dabli, il revient à l’autorité de prendre des sanctions à l’endroit des enseignants épinglés dans ces pratiques. C’est à lui d’apprécier la gravité des fautes qu’ils ont commises en fonction de leur degré d’implication dans les manipulations de notes constatées. En attendant, il invite ces enseignants à prendre conscience des faits qui leur sont reprochés. Education 13 oct. 2021


Défaite du Bénin face à la Tanzanie : polémique autour des tactiques mises en place
Le public sportif béninois a mal vécu, le week-end dernier, la défaite de sa sélection nationale à domicile, battue par les Taifas Stars de la Tanzanie. Des signaux alertaient pourtant depuis l’élimination inattendue contre la Sierra Léone lors des qualificatifs de la Can Cameroun 2021. Les Ecureuils du Bénin ont été incapables de confirmer leurs prestations contre les Taifas Stars de la Tanzanie comme lors des éliminatoires de la Can 2004. Ils ont été battus, dimanche 10 octobre dernier, par une modeste formation tanzanienne, en quête d’un sursaut après sa défaite à domicile quatre jours plus tôt. Bien des observateurs du sport-roi se demandent ce qui a fait flancher cette sélection béninoise, quart de finaliste à la Can Egypte 2019. Victorieux à Antananarivo et à Dar es Salam, nul n’imaginait une telle contre-performance des Béninois sur leurs installations lors de la 4e journée des éliminatoires du mondial Qatar 2022. Une surprise désagréable sans doute qui renvoie à plusieurs interrogations. Qu’est-ce qui n’a pas marché ? ?C’est peu ou prou la question que se posent bon nombre d’analystes depuis dimanche dernier au terme d’un match marqué par les contre-performances en attaque avec Charbel Gomez, Mounié Steeve et Michael Poté et en milieu de terrain avec Jordan Adéotie, corroborées par le manque de réussite devant les buts adverses. En réponse à cette interrogation, certains ont vite fait de lier cette défaite à l’exclusion de Jodel Dossou, écarté à 24 heures de cette sortie importante à domicile. « Jodel Dossou a été exclu du groupe hier soir. Il a commis une faute grave qui implique une sanction immédiate », avait annoncé le technicien français à la veille de la rencontre. Deux positions se dégageaient à l’annonce de cette décision de l’entraîneur. L’une optimiste : son exclusion est la bienvenue car son absence sur le front de l’attaque à Madagascar n’a pas empêché l’équipe de gagner. L’autre pessimiste?: cette décision va perturber la belle harmonie, l’union sacrée de l’équipe. Bonjour les polémiques ! Ces deux conceptions continuent d’ailleurs de défrayer la chronique. Bien des frustrations entre joueurs, sélectionneur et dirigeants ont affaibli le moral d’un groupe dont l’atout majeur à la Can 2019 a été le collectif. Mais, avec le recul, en analysant la performance des Ecureuils face aux Taifa Stars, on s’aperçoit que l’équipe a été victime non seulement des polémiques qui ont pourri l’ambiance dans la tanière des rongeurs mais aussi du schéma tactique de l’entraîneur Michel Dussuyer. Si le technicien français a pris la meilleure décision en sortant un élément indiscipliné du groupe, il n’a pas su mettre en place un schéma tactique adéquat, surtout en l’absence de Cèbio Soukou, présent lors du déplacement d’Antananarivo. Dispositif tactique aléatoire ! En démarrant cette rencontre à domicile avec cinq joueurs à vocation défensive dont trois défenseurs axiaux Olivier Verdon, Cédric Hountondji, Khaled Adénon, le technicien français a presque préféré le même schéma qu’au match aller sur le terrain. Il n’a pas fait l’option d’une animation offensive pouvant contraindre les visiteurs à jouer bas. Et, les conséquences sont là. Les locaux encaissent dès la 5e minute. Une fois menée, l’équipe va perdre la bataille du milieu de terrain avec Jordan Adéotie qui n’aura pas été à la hauteur dans cette partie. Ce dernier a perdu la majorité de ses duels face à l’adversaire mais l’entraîneur n’a pas jugé utile de le faire remplacer. Appelé à saisir sa chance aux côtés du vétéran Michael Poté en attaque en l’absence de Jodel Dossou, Charbel Gomez n’a été que l’ombre de lui-même durant le match. Esseulé par la défense tanzanienne, Steeve Mounié ne bénéficie d’aucune bonne balle ni de David Kiki, ni de Melvyne Doremus. Malheureusement, l’ardent partisan du système défensif va rester muet face aux assauts de l’équipe adverse durant près d’une heure. C’est finalement à la 55e minute qu’il va opérer ses premiers changements qui vont améliorer l’animation offensive au niveau des Ecureuils avec notamment l’entrée du joueur de Ayéma Fc, Junior Olaitan en milieu de terrain. Comme à ses habitudes, l’entraîneur restera conservateur. Il va attendre encore une trentaine de minutes plus tard pour changer ce dispositif. Il remplace Charbel Gomez en manque d’inspiration et de force physique depuis le premier quart d’heure du match par Anaane Tidjani. Entré dans le jeu à la 85e minute, ce dernier n’aura finalement que droit à 5 minutes de jeu dans le temps règlementaire. Michel Dussuyer n’a donc pas tiré leçons de ses choix qui ont valu l’élimination du pays face à la Sierra Léone au terme d’une campagne où le Bénin n’a marqué que trois buts en six sorties contre quatre encaissés (deux victoires, un nul et trois défaites). Le bilan à cette étape des qualificatifs n’augure aucunement de la volonté de ce dernier d’améliorer son dispositif. En quatre rencontres, le Bénin a marqué trois buts et en a encaissé deux. Il va falloir que Michel Dussuyer et son staff technique tirent les leçons qui s’imposent afin de revoir le dispositif tactique avant les deux prochaines sorties contre la République démocratique du Congo et Madagascar. Sports 13 oct. 2021


Edition 2021 de la Gaani à Nikki : Les manifestations réduites aux simples rituels
Prévues pour les 19 et 20 octobre prochains à Nikki, les manifestations de l’édition 2021 de la Gaani seront limitées aux simples rituels de l'Empereur et de certains privilégiés de sa cour. Telle est la décision conjointe prise au cours d’une séance, lundi 11 octobre dernier au palais du Sinadounwirou, par les autorités communales et celles de la cour impériale. Comme la Gaani de l’année dernière, la Covid-19 a également eu raison de celle de l’édition 2021 prévue pour les 19 et 20 octobre prochains à Nikki. En l’absence des manifestations festives qui l’ont souvent caractérisée, la célébration sera réduite à sa simple expression. Elle sera consacrée à un simple rituel exécuté par l’empereur Sabi Naïna III et ses plus proches. Ainsi en ont décidé les autorités communales et celles de la cour impériale. Cette décision fait suite à celle du gouvernement, relative à l’interdiction des grands rassemblements de foules sur toute l’étendue du territoire national, par ces temps de pandémie du coronavirus. « La fête de la Gaani, c’est un évènement traditionnel, culturel et cultuel des Baatombu et Boo. Depuis le 25 août dernier, le gouvernement a interdit les manifestations sur toute l’étendue du territoire national. La commune de Nikki ne peut pas rester indifférente par rapport à cette décision », a expliqué le maire, Joseph Gounou Roland Lafia. « Soucieuse de la santé des populations, la cour impériale a accepté de se conformer à la décision gouvernementale. Elle informe les membres de l’aire culturelle Baatombu et Boo que la fête de la Gaani n’aura pas lieu», poursuit-il. « Mais, le rituel sera exécuté par l’empereur Sabi Naïna III et sa suite, son collège très rapproché. Contrairement aux années passées, il y aura sept passages devant les tambours sacrés par l’empereur lui-même, la reine mère et les représentants des cinq dynasties qui seront désignés. C’est ce qui va consacrer la fin des rituels. Ensuite, les tambours sacrés seront rangés», détaille le maire. L’empereur et les membres de sa cour, rapporte un peu plus loin Joseph Gounou Roland Lafia, n’ont pas cessé de prier afin que les années à venir, la crise sanitaire liée à la Covid-19 soit un souvenir et que reprennent les manifestations festives de la Gaani. Par ailleurs, les populations ont été exhortées au respect des mesures barrières. Elles ont été invitées à ne pas se rendre à la cour impériale. « Les bénédictions de l’empereur les atteindront dans leurs maisons et foyers », a rassuré le maire. Ce dernier a également saisi l’occasion pour lancer un vibrant appel à toute la communauté Baatombu et Boo soucieuse de son bien-être, de respecter la décision prise et d’éviter de venir grossir les rangs des curieux, car la Covid-19 est une maladie contagieuse. Il a rappelé que l’Empereur Sabi Naïna III tient à ce qu’il n’y ait pas d’attroupements, mardi 19 octobre prochain. Actualités 13 oct. 2021


Covid-19 : Les troubles dépressifs en forte augmentation
Les premières estimations mondiales de l'impact de la pandémie de Covid-19 sur la santé mentale en 2020 révèlent que 53 millions de cas supplémentaires de trouble dépressif majeur étaient dus à la pandémie. Les résultats proviennent d’une étude réalisée par The Lancet dans plus de 200 pays et territoires. La Covid-19 n’a pas fini de dévoiler ses effets sur la santé et l’économie. Selon une étude publiée, la semaine dernière par The Lancet, 53 millions de cas supplémentaires de trouble dépressif majeur et 76 millions de cas de troubles anxieux dans le monde étaient dus à la pandémie en 2020. Les cas de troubles dépressifs majeurs et de troubles anxieux ont augmenté de plus d'un quart dans le monde en 2020 en raison de la pandémie de Covid-19. « En 2020, les cas de troubles dépressifs majeurs et de troubles anxieux ont augmenté respectivement de 28 % et 26 %. Les femmes étaient plus touchées que les hommes et les plus jeunes étaient plus touchés que les groupes plus âgés. Les pays avec des taux d'infection élevés au Covid-19 et des réductions importantes des mouvements de personnes - une conséquence de mesures telles que les fermetures d'écoles et les fermetures d'écoles - ont connu les plus fortes augmentations de la prévalence des troubles dépressifs majeurs et des troubles anxieux », précisent les auteurs. Selon l'auteur principal, Dr Damian Santomauro, du Queensland Center for Mental Health Research, School of Public Health, même avant la pandémie, les systèmes de soins de santé mentale de la plupart des pays manquaient de ressources et étaient désorganisés dans leur prestation de services. Jusqu'à présent, aucune étude n'avait analysé l'impact mondial de la pandémie de Covid-19 sur la prévalence des troubles dépressifs majeurs et des troubles anxieux en 2020. L’étude a pris en compte 204 pays et territoires en 2020. La Covid-19 a exacerbé de nombreuses inégalités existantes et les déterminants sociaux de la maladie mentale. Malheureusement, pour de nombreuses raisons, les femmes étaient toujours plus susceptibles d'être plus touchées par les conséquences sociales et économiques de la pandémie. Des responsabilités supplémentaires en matière de soins et de ménage ont tendance à incomber aux femmes, et parce que les femmes sont plus susceptibles d'être victimes de violence domestique, qui a augmenté à différents stades de la pandémie. Les auteurs reconnaissent que leur étude a été limitée par un manque de données de haute qualité sur les effets de la pandémie de Covid-19 sur la santé mentale dans de nombreuses régions du monde, en particulier les pays à revenu faible et intermédiaire.   Santé 12 oct. 2021


Affaire complot contre la sûreté de l’Etat et autres: Joël Aïvo devant la commission de l’instruction de la Criet
Le professeur titulaire de droit constitutionnel, Joël Aïvo, poursuivi pour de présumés faits de complot contre la sûreté de l’Etat et de blanchiment de capitaux, a comparu ce lundi 11 octobre, devant la commission de l’instruction de la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). C’est sa toute première comparution pour l’interrogatoire au fond depuis le renvoi du dossier devant cette commission par la Criet statuant en matière de flagrant délit, le 5 août dernier. Laquelle cour s’est déclarée incompétente pour connaître de l’affaire et a décidé de son renvoi devant la commission de l’instruction de la Criet pour l’instruction préparatoire. Jöël Aivo était vêtu hier d’une tenue bazin de couleur blanche et portait le gilet de la prison civile par-dessus. L’ex-candidat recalé à la présidentielle du 11 avril dernier avait également un petit sac en main qu’il a l’habitude de tenir lors de ses différentes auditions à la Criet. Il était visiblement en forme et avait l’air serein et décontracté. Mais Joël Aivo a été écouté seul hier. Il n’y avait pas ses trois autres co-accusés incarcérés dans le même dossier que lui. Certainement que la présence de ces derniers n’était pas encore nécessaire à cette étape de l’instruction préparatoire. Des audiences d’interrogatoire au fond et des confrontations entre lui et les autres inculpés pourraient avoir lieu si la commission de l’instruction en juge utiles. L’ancien doyen de la Faculté de droit et de sciences politiques (Fadesp) de l’Université d’Abomey-Calavi a été assisté ce lundi d’une demi-douzaine d’avocats du barreau du Bénin. Mais rien n’a filtré de l’audience. D’autant que l’instruction judiciaire est secrète. Les travaux de la commission de l’instruction sont à huis clos et ne sont pas ouverts au public. L’audience qui a commencé un peu après 10 h s’est achevée autour de 16 h. Joël Aïvo est retourné en prison d’où il y avait été extrait le matin. Le procureur spécial près la Criet, Mario Mètonou, avait requis, lors de l’audience du 15 juillet dernier qui a précédé le délibéré du 5 août dernier, que le maintien en détention des prévenus était indispensable en ce sens que les faits à eux reprochés constituent un crime et non un délit. Mieux, soutient-il, il y a deux prévenus cités dans le dossier actuellement en fuite et dont la présence est nécessaire pour la manifestation de la vérité dans le dossier. Le sort de Joël Aïvo et consorts est désormais dans les mains de la commission de l’instruction de la Criet. Celle-ci peut, aux termes de son instruction préparatoire, conclure à un non-lieu et ordonner dans ce cas la libération d’office des mis en cause. La commission de l’instruction de la Criet peut tout aussi relever, à l’issue de ses travaux, qu’il y a suffisamment de preuves qui accablent les inculpés et décider de renvoyer dans ce cas le dossier devant l’instance de jugement de la Criet?   Actualités 12 oct. 2021


Pleins feux sur un pilote de ligne : Habib Aboukhedoud - Le ciel comme bureau
Plus de dix mille heures de vol à son actif. Toujours souriant et jovial, carrure imposante et démarche assurée. Habib Aboukhedoud ne passe plus inaperçu. A force de parler avion et aviation sur la toile, son visage commence à se faire familier. Cet habitué de l’air avec plus de vingt ans de métier a déjà manœuvré toutes sortes d’engins volants : des petits, des moyens et des gros. L’enfant dessinateur d’avion a poursuivi ses rêves pour devenir aujourd’hui un pilote rompu dont la réputation survole les continents et les compagnies aériennes. C’est au bout de plus de deux ans de traque que le commandant de bord Habib Aboukhedoud s’est enfin livré pour un échange à bâtons rompus sur sa carrière, sa vie et son parcours. Son petit tour dans la ville de Cotonou, ce mercredi du mois de septembre, lui sera « fatal ». Sur sa grosse moto, en partance pour Lomé d’où il doit décoller quelques heures plus tard, nous lui expliquons les multiples tentatives pour lui mettre le grappin dessus depuis des mois. Il en était quelque peu déçu. Des sollicitations, il en reçoit de toutes parts et chaque jour. Pour y répondre, il s’appuie sur une équipe de jeunes gens qu’il inspire par son profil. Mais ce mercredi, pas de témoins ni de protocole. Il a, tous travaux cessants, décidé de se prêter à l’exercice. Lui qui ordinairement « fuit » les médias. Pourtant, tout jouait contre lui. Le calendrier, l’agenda, des urgences. Simplicité, chaleur, convivialité. Habib Aboukhedoud est le prototype incarné d’une humilité qui ne court plus les rues. Pour cet échange qu’il a voulu dans le restaurant le plus proche, pour continuer sa route, il aurait volontiers voulu remorquer son intervieweur sur sa moto, une R-1200 de BMW. Mais faute d’un second casque, il n’osera pas. Trois minutes plus tard, nous y sommes. Mais avant, il salue tous ceux qui le reconnaissent et qui prennent de ses nouvelles, des contacts, des photos aussi. Cela ressemble bien un peu au quotidien de ce pilote de ligne qui, depuis une vingtaine d’années, traverse le ciel, vole et survole les continents avec passion, détermination et courage. Pour lui, chaque vol est unique et aucun des voyages dans les airs ne se ressemble. Plus de vingt ans qu’il s’est accroché à ce métier, il s’emploie à l’assumer. Aujourd’hui pilote, commandant de bord chez Turkish Airlines, l’homme est déjà passé par plusieurs grandes compagnies africaines et internationales. On sait qu’il a été à Rwandair, Qatar Airways et bien d’autres grandes compagnies. Mais c’est chez Transtel en 2000 basée au Togo qu’il avait démarré sa carrière. Cette compagnie faisait le transport d’équipage entre les villes de Cotonou, Lomé, Abidjan parfois Lagos. Ensuite, Transair Congo et Transair Bénin avant de rallier l’Afrique du Sud, le Congo Kinshasa… Il est aussi passé par Aero-Contractors et Arik Air du Nigeria pendant cinq ans. Habib Aboukhedoud a servi aux Nations Unies en s’occupant du redéploiement des troupes onusiennes dans les zones de guerre. « Je n’ai pas été que pilote. J’ai travaillé au sol en tant qu’agent des opérations », ajoute-t-il sur son parcours. On doit préciser aussi qu’il a été inspecteur externe à l’Agence nationale de l’aviation civile du Bénin. Véritable touche à touche, le commandant de bord enseigne également le leadership militaire dans différentes écoles d'officiers de la sous-région, notamment L'Emia de Koulikoro au Mali, l’Eno de Toffo au Bénin, l’Ecole de la gendarmerie nationale du Togo… Comment est-t-il devenu pilote ? Habib Aboukhedoud aurait pu faire un bon gendarme. Il en a rêvé à une époque de sa vie. Dans son envie de combattre l’injustice de toutes les manières possibles, de protéger les plus vulnérables, il se voit bien dans la peau d’un gendarme. A raison sans doute, parce qu’il en a le profil, tout au moins physique et mieux encore le mental. « Ce corps représente beaucoup pour moi. J’aime bien ce côté rigoureux et strict de la gendarmerie », retient-il. Mais la gendarmerie ne lui ouvrira pas ses portes. Il n’a d’ailleurs pas eu besoin d’aller se chercher de ce côté. A force de le faire voyager aux quatre coins du monde, de l’emmener avec lui dans moult déplacements, son père a fini par lui inoculer non pas l’envie des airs, mais le mystère des avions. Habib voulait percer le mystère de l’oiseau volant. « Comment je suis devenu pilote ? Au départ, c’était l’amour pour les avions, une envie… J’étais fasciné par ce monde qui pour moi était un monde très étrange », confie-t-il. Le rêve est né et l’enfant Habib, un peu comme pour habiter son rêve, dessinait des avions partout et collectait tout ce qui avait de rapport avec l’aéronautique. Il ira encore plus loin. « Il m’arrivait de manquer les cours pour me rendre à l’aéroport et observer les avions sur la piste de départ, les pilotes en uniforme… Je me disais, s’ils arrivent à soulever des masses pourquoi pas moi », confesse-t-il. Celui qui, aujourd’hui, fait la fierté du Bénin à travers le monde et le revendique si fièrement est pourtant passé par de nombreuses difficultés avant de se hisser si haut. A sa passion pour les avions, il dit avoir associé l’amour, la rigueur, la discipline, mais aussi beaucoup de moments d’apprentissage. Bien avant d’aller en formation, il a eu le temps de se « googoliser », comme on le dit. L’homme a beaucoup appris, seul sur l’univers de ses rêves. Il n’eût pour tout instructeur à cette étape que les informations disponibles un peu partout dans les magazines, les livres et les récits de certains anciens pilotes chevronnés, mais confesse y avoir beaucoup appris. « Il ne m’a pas été facile de me lancer dans ce domaine. Mon père a beaucoup investi pour ma formation », reconnaît-t-il. Sauf que cela n’aura pas été suffisant. « Dans cet amour de l’aviation, ce dévouement, j’ai croisé de très bonnes personnes qui m’ont prêté mains fortes. J’ai pu utiliser ces contacts pour créer un tremplin qui m’a aidé à être ce que je suis, mais je me suis aussi beaucoup construit quelque part moi-même », nuance-t-il. Dans cette quête du succès, coups bas, coups de poignard, nivèlement par le bas... Tout cela, il s’en est servi comme tremplin pour se hisser. Finalement, une rencontre déterminante va donner corps à son rêve. Habib Aboukhedoud va rejoindre des écoles de formation aux Etats Unis, en Afrique du Sud, à Londres à l’Académie d’Oxford. Depuis lors, il fait son bout de chemin dans le ciel, bâtissant jour après jour son rêve. Le patriote « Je suis autant fier du Bénin que de ma deuxième patrie, le Liban, même si ce qui s’y passe actuellement est triste », révèle-t-il. Habib Aboukhedoud est bénino-libanais. Sa citation favorite c’est : « Aimer sa patrie, c'est aimer la République et sa devise ! Je suis fier d'être Béninois. » Dans la plupart de ses publications, ces mots flanqués du drapeau tricolore béninois sont visibles. Sur la toile, le pilote n’a de cesse de revendiquer son appartenance à la nation béninoise et sa fierté d’être, en partie, l’ambassadeur du 229. Vous voulez être son ami, ne lui dites jamais que le Bénin est un petit pays. Il vous reprend instamment et vous expose ce qui fait de son pays l’un des plus grands au monde. Pour Habib, la grandeur d’un pays part des valeurs qu’il porte et ne devrait pas s’évaluer uniquement à l’aune des ressources naturelles et de la puissance financière. « Mes traditions, je dirais même mes initiations sont d’ici, alors que puis-je faire de plus si ce n’est d’être la vitrine de ce que les gens appellent un petit pays, mais qui en réalité ne l’est pas ? Nous sommes peut-être petits en taille, mais très grands. C’est pour vous dire en réalité que le Bénin m’a donné tellement de choses. Paradoxalement, j’ai été plus combattu chez moi ici qu’à l’extérieur, mais quand on me combat, je prends ça comme un challenge et je deviens meilleur », soutient-il vigoureusement. Et de reprendre : « Travaille bien, avec discipline, avec rigueur et détermination et tu réussiras toujours partout où tu iras. On te fera appel parce que tu suscites l’adhésion et le respect… J’essaie de me démarquer de mes pairs, de mes anciens, de mes ainés par le travail et j’essaie encore mieux faire qu’eux ». Ce sont là, quelques clés de la réussite de ce pilote de ligne qui fait assez parler de lui sur les réseaux sociaux à travers des publications périodiques sur les avions et le monde de l’aviation. Dites-lui qu’il fait partie des meilleurs, et il vous répond avec sourire, avant de se faire une fois encore modeste, avouant que le paraitre n’est pas son fort. Habib Aboukhedoud est en perpétuel challenge avec ses propres compétences. Il s’interdit l’autosatisfaction et la suffisance. Seul Africain à un concours de pilotes avec ses pairs des plus grandes compagnies au monde, il y a peu, aux Etats-Unis, il a tiré son épingle du jeu en s’arrogeant la première place. Cela, il ne l’appelle pas un succès, mais une autre manière de porter haut le drapeau béninois. Il est aussi et surtout un motivateur né. Des enseignements sur le comportement social, la vie en milieu professionnel et même en famille… Sur la toile, il s’est fait l’étoffe d’un motivateur dont les publications plaisent bien à la jeunesse. Il est presque quotidiennement présent sur Linkedin et Facebook où ses pages sont transformées en de véritables arènes d’échanges et de conférences de motivation. Sa manière à lui d’aider la jeunesse de son pays à trouver son chemin dans le travail et la combativité, explique-t-il, quand on l’interroge sur cette omniprésence sur la toile. N’a-t-il pas l’impression d’en faire un peu trop, de se faire un peu trop voir ? « Non ! » rétorque le pilote qui aurait voulu que ses occupations professionnelles lui laissent le temps d’en faire davantage. « La cible, ce sont les jeunes. Je pense que je ne peux rien donner individuellement à tous ces milliers de jeunes, mais je me réjouis de constater que le message passe et son contenu bien perçu. Je leur conseille surtout de renoncer à partir. Quitter le pays n’est pas la bonne solution…Si tous les Béninois doivent partir et revendiquer d’autres nationalités alors qu’en réalité le sein que nous avons tété vient d’ici, qui construira notre pays ? Quel est ce doigt qu’il faut apporter pour boucher les trous de la jarre trouée ? », s’interroge-t-il. Selon lui, « nous ne croyons pas en nous-mêmes, alors que nous devons nous dire, quand je vais tomber, mon pays sera là pour me relever et on réussira quand on commencera à croire en nous, en notre potentiel ». On pourrait croire que son parcours, ses prises de position, son amour pour la patrie font de lui un être adulé. Erreur ! « Beaucoup de personnes en réalité ne veulent pas me sentir parce que je gêne surtout dans mon domaine », révèle-t-il. Les coups bas, il en a été victime beaucoup en effet. Passionné en tout… Il n’est pas rare que, fasciné par la beauté de la nature, le pilote même aux commandes de ses appareils volants fasse l’option de flasher quelques moments souvenirs. Autant il est passionné d’avion, autant il a un attachement particulier pour la photographie. C’est bien là son autre hobby. Sa passion pour les photos est telle qu’il ne se déplace presque jamais sans son objectif. Parfois, il en porte même deux. Et c’est pour ne rater aucune des belles images. Habib Aboukhedoud est aussi un passionné des arts martiaux. Mais on ne pourra jamais évoquer le parcours, ou peut-être la vie de cet homme sans parler de motos. Le pilote a développé une relation particulière avec les engins à deux roues. « J’ai toujours roulé à moto. Mais je roulais tellement mal qu’un jour, je me suis fait mal. Je me suis retrouvé dans le coma en juin 2001 et cela m’a coûté d’être paralysé pendant un moment. Beaucoup se disait que je ne pouvais plus rouler, ni piloter un avion », se souvient-il. Sauf que ces inquiétudes n’ont pas résisté devant la ténacité, l’endurance et l’engagement de cet homme qui se peint comme « un enfant têtu ». Habib a renoué très vite avec le guidon, une fois la phase de la récupération passée. Mais il ne s’est pas arrêté là. Son nouveau contrat avec l’engin à deux roues, il l’a voulu plus professionnel. « J’ai décidé non seulement de faire de la moto, mais aussi d’investir dans la moto », confie-t-il tout souriant. Il opte pour les motos-écoles, apprend à conduire et vire ensuite vers ce qui est aujourd’hui sa plus grande folie en dehors des avions, à savoir les grosses motos. « Cet amour de la recherche, de l’investissement sur soi-même m’a permis aujourd’hui de m’investir et de former les escortes présidentielles de plusieurs pays dans la sous-région. Ce que j’arrive à faire à moto est terrible », relate, enthousiaste, le pilote. Il a déjà sillonné plusieurs pays de la sous-région au guidon de ses grosses cylindrées. Les Béninois et les Togolais n’ont pas souvenance de le voir souvent au volant d’une voiture. Il est plutôt casqué, bien accoutré et confortablement installé sur ses motos. Rêve inachevé… grosses insatisfactions Malgré son parcours et son expérience, et surtout une belle carrière internationale qui ne cesse de lui sourire, Habib Aboukhedoud dit trainer encore quelques grosses insatisfactions. Son rêve d’enfance qu’il se plaît à accomplir aujourd’hui est encore inachevé. L’essentiel pour lui n’est pas de piloter les avions des plus grosses compagnies au monde. Sa plus grande satisfaction, c’est de se voir aux commandes d’un avion béninois, quel qu’il soit. Si aujourd’hui, ce rêve devenait réalité, l’homme est prêt à tout laisser tomber pour revenir servir le Bénin. Ce sera là d’ailleurs, sa plus grande fierté. « Le rêve que je n’ai pas encore accompli est de voir l’aviation décoller dans mon pays le Benin. J’ai mal quand je vois ce qui se passe actuellement. Ce n’est pas politique, c’est très technique. Mettez juste des personnes qu’il faut à la place qu’il faut et tout ira. Mon rêve est que le Bénin enfin puisse avoir une compagnie nationale, une vraie compagnie aérienne, une vraie école de pilotage. Je sais que c’est un rêve qui va se réaliser », espère-t-il. Lorsqu’il évoque cette question, on peut lire dans l’expression de son visage, combien il est dépité. « Aujourd’hui, le Bénin est quand même assez bien financièrement. On peut se donner des moyens, nouer des partenariats et des contrats », suggère-t-il. Le sort de l’aviation civile dans son pays le désespère quelque peu, mais il dit croire que d’ici là, quelque chose changera. Ce ne sont pas les moyens humains et techniques qui manquent au pays pour y arriver, croit-il fermement. Le Bénin peut se targuer de compter des pilotes de ligne et un peu partout dans le monde. Pour la plupart des binationaux, ils préfèrent mettre en avant leur deuxième nationalité au détriment de celle béninoise. « Cela ouvre des portes et donne droit à des avantages », reconnait le commandant Aboukhedoud qui, lui, continue de brandir fièrement son passeport béninois. Même si parfois il reçoit des coups pour ce choix, celui qui s’inspire souvent de la combativité de Kaba, Bio Guerra, Béhanzin n’entend en aucun cas y renoncer. Bien au contraire… Flash-back sur sa vie de famille ! Habib Aboukhedoud est le géniteur de trois enfants. Ses autres enfants sont la kyrielle d’orphelins et ou d’enfants démunis à sa charge dont il prend grand soin, mais qu’il considère tous comme ses propres enfants. La très heureuse enfance qu’il a eue aux côtés de ses parents, il essaye de l’offrir aux enfants en situation difficile. « Mon père mettait tout à ma disposition », se souvient-il, tout en se remémorant, combien il était aussi têtu. Souvent absent, il ne parvient pas à faire profiter de sa présence à ses enfants. Raison pour laquelle, quand il en a l’occasion, il n’hésite pas à partager de bons moments avec eux, même s’il admet que cela devient de plus en plus difficile. « On est obligé de faire beaucoup de sacrifices… C’est ce qui me pousse à faire en sorte que ça change. Ce n’est pas facile pour une mère d’élever seule ses enfants », reconnait-il. Fils unique de sa mère, cet ancien élève du collège père Aupiais de Cotonou, contrairement à ses apparences, garde encore des traits de timidité. Il est tout sauf bling-bling. Les sorties, les shows festifs, les grandes cérémonies où le paraître a droit de cité ne sont pas son fort. Il se sent plutôt à l’aise dans la simplicité, la compagnie des gens vrais. Sa mère voulait en faire un avocat ou un médecin. Mais il est resté focus sur son projet de finir aux commandes des avions et il y est arrivé. Sa conclusion: les parents doivent laisser les enfants aller au bout de leurs rêves et éviter de s’interposer ou même de s’imposer dans le choix de carrière des enfants. Société 12 oct. 2021


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