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Afaseem fait don de vivres et lance des travaux d’électrification[/caption]L’Association des femmes agents des secteurs de l’énergie, de l’eau et des mines (Afaseem) a fait don de vivres et procédé au lancement des travaux d’électrification avec l’énergie solaire et de pompage d’eau au Centre d’accueil des malades mentaux de l’Association Saint Camille de Lellis de Tokan. Le démarrage de ce projet d’un coût total de 20 millions F Cfa s’inscrit dans le cadre de la célébration en différé de la Journée internationale de la femme édition 2018 par l’amicale.
Dans un mois, le Centre d’accueil des malades mentaux de l’Association Saint Camille de Lellis de Tokan dans la commune d’Abomey-Calavi sera autonome en matière d’accès à l’énergie et à l’eau potable, pour le bonheur de ses 191 pensionnaires. Les travaux d’électrification de ce centre, créé en 2016 par Grégoire Ahogbonon à partir de l’énergie solaire et la mise en place d’une source autonome d’énergie pour le pompage d’eau ont été lancés hier par le directeur de cabinet du ministre de l’Energie, Armand Dakèhoun. Le lancement desdits travaux est l’œuvre de l’Association des femmes agents des secteurs de l’énergie, de l’eau et des mines (Afaseem) soutenue par les ministres sectoriels.
En effet, dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de la femme 2018, l’amicale a choisi de mener des actions sociales en lieu et place de festivités pompeuses dans des salles de fêtes ou sous des bâches.
Selon la présidente de l’Afaseem, Anne-Marie Bonou-Gnacadja, l’idée de venir en aide au Centre d’accueil des malades mentaux de l’Association de Lellis de Tokan est partie d’une émission de radio Immaculée Conception appelée « Vous m’avez visité ». Au cours de cette émission, explique-t-elle, il a été dit que ce centre a des difficultés pour payer des factures d’électricité et d’eau. Pour la présidente de l’Afaseem, les autorités, à divers niveaux des ministères en charge de l’énergie, de l’eau et des mines n’ont pas hésité à les écouter quand la situation du centre leur a été présentée. C’est pourquoi, à travers l’Agence béninoise d’électrification rurale et de la maîtrise d’énergie (Aberme), il a été mis à la disposition de l’amicale des équipements nécessaires pour l’éclairage du centre et la mise en place d’une source autonome d’énergie pour le pompage de l’eau.
Pour le directeur général de l’Aberme, Francis Tchèkpo, cette action de son agence a pour objectif de supporter les factures d’électricité et d’eau des malades mentaux. Elle porte sur deux volets : le premier sur l’installation de 22 panneaux, d’un pack de bactéries, d’un régulateur et d’un congélateur ; le deuxième volet est orienté vers l’autonomisation en eau. A cet effet, le château d’eau qui fonctionnait avec le courant électrique, désormais fonctionnera avec l’énergie solaire pour le pompage d’eau.
En lançant les travaux, le directeur de cabinet du ministre de l’Energie, Armand Dakèhoun, a rappelé les projets d’électrification de son ministère envisagés sur tout le territoire national, en soulignant que la commune d’Abomey-Calavi n’est pas en marge de ces projets. Au-delà de ces équipements pour l’éclairage du centre de Tokan, l’Afaseem a fait don de vivres, composés de sacs de riz, de maïs, de bidons d’huile, aux malades mentaux.
Ces équipements et vivres ont été reçus avec joie par le directeur Ernest Houlènou, et les pensionnaires du centre qui ont exprimé leur gratitude à l’Afaseem et ses partenaires.
Cour d’appel de Cotonou[/caption]La première session de la cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou au titre de l’année 2018, s’ouvre le 3 avril prochain. Le procureur général près cette cour, Emmanuel Opita, à la faveur d’une déclaration à la presse, faite ce jeudi, a annoncé que 33 dossiers inscrits impliquant 54 personnes accusées de crimes divers, seront examinés.
La première session de la cour d’assises au titre de l’année en cours démarre mardi 3 avril prochain. Sont inscrits au rôle, trente-trois dossiers qui verront comparaître cinquante-quatre accusés qui devront répondre de divers chefs d’accusation. L’annonce a été faite, ce jeudi 29 mars à Cotonou par Emmanuel Opita, procureur général près la cour d’appel de Cotonou.
A l’en croire, sur les 33 dossiers inscrits au rôle, 13 concernent le crime de viol dont 6 commis sur mineurs. Il annonce que 12 dossiers sont relatifs au crime de sang (assassinat, meurtre, avortement suivi de mort et coups mortels) ; 3 dossiers concernent le crime d’association de malfaiteurs, 4 portent sur les crimes commis contre les biens à savoir vol à main armée, vol qualifié et vol avec violences. Des crimes d’incendie volontaire, de coups et blessures volontaires ayant entrainé une infirmité permanente, et de séquestration et traite d’enfants sont également au rôle.
Le procureur dénonce, à l’aune des dossiers inscrits au rôle de la première session de la cour d’assises, que le crime de viol notamment sur mineure est l’infraction dominante. Il affirme que la recrudescence de cette forme d’infraction criminelle interpelle tout le monde. Pour lui, il faut s’interroger sur les causes de ce phénomène grandissant dans la société.
C’est pourquoi, il invite la population à se rendre massivement à la Cour d’appel de Cotonou, pour assister aux audiences de la cour d’assises. « C’est l’occasion de comprendre le modus operandi des personnes dont les comportements sont en déphasage avec les normes et valeurs et voir la réponse apportée par la Justice aux fléaux qui gangrènent notre société », conclut le procureur général, Emanuel Opita.
Deux présumés cybercriminels appréhendés à Grand-Popo[/caption]Deux jeunes présumés cybercriminels sont arrêtés, ce jeudi 29 mars à Grand-Popo, par la Police républicaine. Pris avec des ordinateurs portatifs et d’autres outils de connexion Internet, ces jeunes qui vivaient retranchés, seraient passés aux aveux en indiquant le modus operandi de leur arnaque.
Ils seront présentés ce jour, vendredi 30 mars, au procureur général près le tribunal de première instance de deuxième classe de Ouidah pour répondre des actes qui leur sont reprochés.
Désiré C. VIGAN A/R Mono-Couffo
Société 30 mars 2018
Discours DE-CDEL[/caption]Dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de la femme, édition 2018, le Centre de développement économique local (Cdel) a organisé, ce jeudi 29 mars, en collaboration avec les membres des associations d’artisans en particulier de femmes, une séance de réflexion sur le thème « Autonomisation économique de la femme : Un pas décisif pour son affirmation dans la société ».
L’épanouissement et l’affirmation de la femme dans la société ne peuvent être une réalité qu’à travers son autonomisation économique. C’est pourquoi, au nombre des activités qu’il mène le Centre de développement économique local (Cdel) appuie les groupements de femmes dans leurs activités génératrices de revenus. Unis par ce même dessein, le Cdel et ces associations d’artisans en particulier de femmes, ont célébré, hier à Cotonou, avec faste la Journée internationale de la femme à travers une réflexion sur le thème « Autonomisation économique de la femme : Un pas décisif pour son affirmation dans la société ».
Ce thème, selon la directrice exécutive du Cdel, Aline A. Adjibi Dato, fait un lien avec la mission de sa structure et les objectifs fixés par les groupements de femmes. Elle s’est réjouie de l’implication effective des groupements de femmes qui ont compris l’enjeu. Car, souligne-t-elle, le rôle des Ong n’est pas de remplacer les femmes dans l’amélioration de leurs conditions de vie. « Il s’agit, pour nous, de mettre l’accent sur l’utilité de ce qu’elles font », précise-t-elle. Autrement dit, le Cdel s’active à renforcer les capacités des femmes sur le plan technique de leurs activités professionnelles, sur le plan de la vie associative qui doit régner, les conditions dans lesquelles elles doivent travailler ensemble et surtout pour développer leurs compétences pour que leurs entreprises puissent se développer et prospérer. En retour, pour qu’elles puissent avoir plus de moyens économiques pour prendre en charge leurs familles et contribuer à la vie de la société à travers : la prise de la parole, la prise des positions et être à l’aise. Surtout que la position ou la place qu’on accorde à une femme dépend de ses capacités économiques et financières et de ses compétences.
Toutefois, nuance-t-elle, l’autonomisation ou l’épanouissement de la femme ne peut se passer sans le soutien de l’homme.
Ce qu’explique la conférencière, Honorine Chankouin qui a insisté que le but de cette réflexion est, d’une part, d’assurer le suivi progressif de l’amélioration de la condition de la femme et d’autre part, de sensibiliser l’opinion publique à la mise en œuvre d’action concrète. « Le soutien de l’homme est incontournable », a martelé Aline A. Adjibi Dato. Cette dernière clarifie que l’autonomisation de la femme n’équivaut nullement à une richesse quelconque de la femme. Elle ajoute que l’épanouissement de la femme consiste à avoir sa place et à être à l’aise dans la société. Il lui faut expliquer à son homme les atouts de ses actions pour la famille qu’elle constitue. Cet épanouissement est donc au prix d’une confiance mutuelle entre l’homme, la femme et ses enfants.
Le représentant du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud), Armel Hervé Djengué, renchérit en insistant sur la nécessité du dialogue et le partage au sein du foyer. Aussi est-il important que chacun cultive la confiance en soi, ajoute-t-il.
Les enseignants du supérieur retournent dans les amphis dès ce jour[/caption]L'intersyndicale des enseignants des universités nationales du Bénin (Ise-Unb) suspend sa motion de grève du 15 mars dernier pour compter de ce jeudi 29 mars. Elle invite par conséquent ses militantes et militants à reprendre les activités pédagogiques et scientifiques dans les universités nationales du Bénin pour compter de ce vendredi 30 mars à 00 h, indique la motion de suspension en date du 29 mars 2018.
Elle est signée des secrétaires généraux du Syndicat national de l’enseignement supérieur (Snes), du Syndicat national des hospitalo-universitaires du Bénin (Synhub), du Syndicat des enseignants et chercheurs de l’université de Parakou (Secup) et du Syndicat des enseignants-chercheurs de l’université nationale d’Agriculture (Synec/Una).
L’Ise-Unb précise que cette suspension court de ce vendredi au mercredi 30 mai prochain, soit un moratoire de deux mois accordé au gouvernement. En revanche, elle exige la rétrocession intégrale des retenues proportionnelles opérées sur les salaires du mois de février des secrétaires généraux et de certains membres de l’Intersyndicale ; la poursuite du dialogue et des négociations entre le ministre de tutelle et l’Intersyndicale des Unb sur les points non satisfaits de la plateforme revendicative. Aussi, la motion de suspension mentionne-t-elle l’organisation sans délai d’une rencontre du ministre avec les recteurs des universités nationales du Bénin pour le paiement des heures de vacation dues depuis 2015, l’adoption et la signature des statuts des praticiens hospitalo-universitaires (Phu).
Réunis en assemblée générale, vendredi 23 mars dernier, les membres de l’Intersyndicale avaient décidé de la suspension de la grève déclenchée depuis plusieurs semaines, pour sauver l’année académique des menaces qui pèsent sur elle. Mais la motion du 15 mars était déjà déposée et de ce fait, les cours n’avaient pas repris cette semaine.
Claude Urbain PLAGBETO
Education 30 mars 2018
Les maires[/caption]Le ministère du Cadre de vie et du Développement durable et l’Agence du cadre de vie et du développement du territoire ont tenu, jeudi 29 mars à Cotonou, une séance avec les parties prenantes concernées par le projet Asphaltage. La rencontre a tourné autour de l’essentiel des détails à fournir pour passer à la phase de concrétisation de cet important projet de modernisation des villes.
Annoncé pour démarrer au plus tard le deuxième trimestre de cette année, le projet « Asphaltage », aménagement et assainissement des voiries urbaines, entre bientôt dans sa phase active. Ce projet cher au président de la République a fait l’objet d’une concertation, ce jeudi 29 mars à Cotonou, organisée sous la houlette du ministère du Cadre de vie et du Développement durable et de l’Agence du cadre de vie et du développement du territoire.
Face aux préfets, maires, cadres des mairies et des structures concernées par la mise en œuvre de ce projet, le ministre du Cadre de vie, José Didier Tonato, a rappelé l’importance de la rencontre qui permet, selon lui, de faire un bilan du processus devant conduire à la réalisation des travaux. Il est également revenu sur l’ossature du projet, soutenant qu’il s’agit du respect d’un engagement pris par le chef de l’Etat, relativement à l’amélioration du cadre de vie et à l’assainissement de neuf villes du Bénin. Un engagement qui rejoint l’Objectif de développement durable (Odd 11) et qui se trouve bien logé dans le Programme d’action du gouvernement.
Abomey, Abomey-Calavi, Bohicon, Cotonou, Lokossa, Natitingou, Parakou, Porto-Novo et Sèmè-Podji sont les villes bénéficiaires du projet Asphaltage qui couvre 660 kilomètres environ de voirie pour un coût estimatif de 949 milliards F Cfa.
Les travaux préliminaires suivent leurs cours depuis huit mois et la phase cruciale est désormais amorcée, soulignera de son côté, Olga Prince-Dagnon, directrice générale par intérim de l’Agence du cadre de vie et du développement du territoire. L’ambition de ce projet, c’est de faire en cinq ans, les villes de 10 % de réseau revêtu à 30 %. Le projet comprend trois phases et s’étend sur 106 kilomètres de voies primaires, 400 kilomètres de voies secondaires et 154 kilomètres de voies tertiaires. Il constitue une « réponse à l’épineux problème de la faiblesse de l’investissement public urbain et permettra de recréer une dynamique de développement urbain au plan local avec des répercussions positives sur les relations villes-hinterland ».
Visiblement, tout est fin prêt pour passer à la concrétisation de ce projet dont les phases préliminaires avancent à pas de géant. Toutes choses qui reçoivent l’adhésion des maires et représentants des cités bénéficiaires. Mais ceux-ci ont tenu tout de même à signaler quelques préoccupations en lien avec leur profil d’élus à la base et d’acteurs politiques. Entre autres, le ministre du Cadre de vie, José Didier Tonato, rassure que les premiers coups de pioche sont prévus pour cette année.
L’équipe du médiateur de la République rencontre les syndicalistes[/caption]Le médiateur de la République Joseph Gnonlonfoun et son équipe composée de personnalités sociopolitiques, morales et religieuses engagées pour le dégel de la crise sociale qui prévaut au Bénin, ont écouté, ce jeudi 29 mars, les revendications et autres préoccupations des centrales et confédérations syndicales en grève. Le comité de médiation fera bientôt le même exercice avec des représentants du gouvernement avant de proposer un protocole d’accord.
Le médiateur de la République est déterminé à apaiser la tension sociale en cours dans plusieurs structures de la Fonction publique. Joseph Gnonlonfoun a rencontré, ce jeudi 29 mars, les secrétaires généraux des centrales et confédérations syndicales avec qui il a échangé sur leurs revendications et préoccupations par rapport à leur grève déclenchée depuis le 16 janvier dernier. Le médiateur de la République était entouré de certaines personnalités sociopolitiques, morales et religieuses qu’il a sollicitées pour l’appuyer dans cette œuvre de médiation pour le dégel de la crise. Il y avait les anciens ministres Séïdou Mama Sika et Sylvain Akindès Adékpédjou, des représentants du clergé catholique, de l’Union islamique du Bénin, des églises protestante méthodiste et du christianisme céleste. On notait aussi la présence des acteurs de la Société civile et des religions endogènes.
Le comité de médiation initié par le médiateur a reçu les syndicalistes et pris connaissance de leur plateforme revendicative, conformément à la feuille de route qu’il a adoptée lors de sa première réunion du mardi 27 mars dernier. Il a recensé les revendications négociables et celles non négociables.
Pour le secrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb), Kassa Mampo, qui est parti quelques minutes après l’ouverture de la séance pour, dit-il, aller répondre à une urgence familiale, la question de rétrocession des fonds défalqués sur le salaire du mois de février dernier pour fait de grève, est non négociable. Cette revendication est une question préjudicielle pour les centrales et confédérations syndicales, martèle-t-il à la presse à sa sortie de la réunion qui s’est déroulée à huis clos.
Il sera appuyé par son collègue de la Confédération des organisations des syndicats indépendants du Bénin (Cosi-Bénin), Noël Chadaré. Pour lui, la clé du dégel se trouve avec le gouvernement.
Les syndicalistes saluent l’initiative du médiateur de la République qui a décidé de jouer sa partition pour débloquer la situation d'impasse dans laquelle se trouvent les négociations entre le gouvernement et les centrales et confédérations syndicales qui n’arrivent pas à accorder leurs violons. « Comme toutes les centrales et confédérations syndicales sont préoccupées par les questions de l’unité nationale et de la paix, il est bon que nous les écoutions », explique le médiateur de la République.
La rencontre avec le gouvernement pour plus tard
Après les syndicalistes à 10 h, le médiateur de la République et son équipe devraient faire le même exercice à 12 h avec le gouvernement. Deux ministres étaient attendus hier, à savoir le ministre d’Etat chargé du Développement et président de la Commission de négociations gouvernement/syndicats, Abdoulaye Bio Tchané, et son collègue du Travail et de la Fonction publique, Adidjatou Mathys. Mais à la dernière minute, ils n’ont pu honorer le rendez-vous. Ils seraient retenus par un séminaire gouvernemental en cours et qui aurait démarré depuis mercredi dernier. Le ministre Adidjatou Mathys a écrit à cet effet au médiateur de la République pour l’informer de ce contretemps de dernière minute. Mieux, elle a envoyé encore hier deux cadres du ministère pour présenter de vive voix les excuses de la délégation gouvernementale et dire sa disponibilité à participer aux travaux dès qu’une nouvelle date sera retenue.
Joseph Gnonlonfoun rassure que la rencontre de son comité avec les deux interlocuteurs au niveau du gouvernement ne tardera pas. « Le comité réserve la primeur des doléances, revendications et réclamations essentielles des travailleurs au gouvernement. Car, il devient urgent qu’on sorte de cette crise », insiste le médiateur de la République, à l’issue des travaux avec les secrétaires généraux des centrales et confédérations syndicales qui auront duré deux heures environs.
Enfants mandiants[/caption]La lutte contre la mendicité des enfants passe par l’application effective des lois protégeant la couche. Les victimes sont exposées à toutes formes de vulnérabilité, notamment à Cotonou, Parakou, Kandi et Malanville. La riposte est indispensable pour les sortir de cette pratique qui ternit l’image du pays.
Ils sont souvent repérables aux carrefours aux abords des bars ou restaurants, au niveau des feux tricolores et dans les espaces publics (marchés, mosquées, églises, gares routières, banques, formations sanitaires, centres de loisirs), à la recherche des restes des plats des clients ou demandant la charité pour leurs repas quotidiens. Les enfants mendiants sont de tous âges (même des tout-petits) traînant seuls ou en petits groupes, se faufilent dans la circulation et sollicitent au niveau des sites d’affluence, la bienveillante attention des passants. Souvent sales, mal vêtus, parfois pieds nus, ils tendent aux passants une boîte de conserve ou en plastique ou simplement une main vide dans l’espoir de recevoir l’aumône.
Quoique ce travail paraisse banal aux yeux de certains et même ‘normal’’ pour d’autres (du point de vue religieux), les enfants mendiants s’exposent à des risques énormes dans leur quête de subsistance et de survie. L’état des lieux sur la situation des enfants impliqués dans la mendicité dans les villes de Cotonou, Kandi, Malanville et Parakou, met la lumière sur les dangers que courent les enfants soumis à la mendicité.
Risques
Selon l’Observatoire de la famille, de la femme et de l’enfant (Offe), dans un contexte de dénuement et de souffrance extrême telle que l’est la situation de rue, il n’est pas facile d’établir une hiérarchie parmi les risques et les expériences vécus par les enfants impliqués dans la mendicité. Les dangers qu’ils courent sont quasiment les mêmes que ceux que court tout enfant démuni. Il s’agit des risques d’accident, mauvaise santé physique ou psychique, isolement, piètres conditions d’hygiène, habillement en haillons, parfois torse nu. Au nombre de ces risques, le rapport de l’Unicef 2017 sur la mendicité des enfants évoque également l’exploitation, la maltraitance, la consommation des produits toxiques débouchant sur des situations de déficit de vigilance. Ils sont la proie facile pour tout genre de trafic et dangers qui forment leur quotidien.
« Ce contexte anormal s’aggrave avec le manque d’interlocuteurs compréhensibles ou crédibles à qui ils peuvent confier leur amertume. Ils sont plutôt renvoyés à la solitude de leur condition, à la pesanteur énigmatique de leur corps, parfois à un rapport craintif et dépressif à leur parole, lorsque celle-ci ne rencontre pas un accueil bienveillant chez l’autre », relève l’étude de l’Unicef.
« Certains tentent de compenser des défaillances à leur niveau en se livrant à des conduites auto agressives matérialisées par des exercices de marquage ou de mutilation ou de tatouage de leur corps. D’autres tentent de sublimer ces défaillances en associant de ‘’petits métiers’’ à la mendicité pour survivre. Un troisième groupe représente un vivier pour la ‘’mafia’’ ou ‘’la guérilla’’ urbaine », rapporte la même source.
La mendicité chez les enfants figure parmi les pratiques de vulnérabilité dont les facteurs de risques sont énormes. Bien que physiquement faibles, mais percevant parfois un sentiment de responsabilité face à l’indigence de leurs parents, d’autres enfants peuvent faire la manche pour survivre pour aider leur famille, et ce, en dépit de toutes les dispositions réglementaires. Les enfants évoluent dans la rue pour des raisons de maltraitance, d’exploitation, d’abandon et de négligence de leur famille. Les maux les plus courants dont ils souffrent sont la fièvre (46 %), la fatigue (44%), les douleurs à l’abdomen (18 %) ou au dos (15 %), les maladies diarrhéiques (14 %) et les blessures (14 %). Ils sont pour la plupart privés d’école bien qu’étant en âge d’être scolarisés.
Ampleur
Pour l’Unicef, le phénomène relève des pratiques d’exploitation d’enfants qui vivent dans des conditions de maltraitance et d’esclavage chez leurs tuteurs. Ce sont des enfants qui proviennent de familles déstructurées, incomplètes ou reconstruites ayant des conditions de vie modestes. C’est pourquoi « la main-d’œuvre de certains d’entre eux est parfois intégrée dans les stratégies de survie de leurs employeurs et commanditaires lorsque cette pratique ne relève purement pas d’une exploitation commerciale », explique le document.
Une étude réalisée par la Banque mondiale sur les talibés au nord du Bénin par le Programme d’insertion des enfants déshérités estimait à environ cinq mille, le nombre total de talibés (enfant placé chez un maître coranique étudiant le coran et travaillant pour ce dernier), des villes de Parakou, Malanville et Djougou. Environ deux tiers (63,5%) de ces derniers mendient. La quasi-totalité (94,5 %) recevait également des coups de fouet comme punition et sur le plan sanitaire, ils souffraient de dermatose, de parasitose et de malnutrition.
La mendicité des enfants revêt des proportions préoccupantes dans les grandes villes du Bénin, notamment Cotonou, Malanville et Parakou. Le phénomène touche plus la ville de Malanville (41% de la population d’enfants estimé pour les trois villes. Viennent ensuite la ville de Cotonou (35 %) et celle de Parakou avec le quart (24 %) de l’effectif estimé des trois villes.
En considérant tous les enfants impliqués dans la mendicité, quels que soient la fréquence et le moment où ils font la manche, on obtient environ quatre mille enfants dans les trois villes, renseigne l’Unicef.
Le phénomène touche plus les garçons que les filles. Neuf enfants dans la mendicité sur dix sont des garçons. Selon le rapport d’état des lieux, toutes les filles recensées sont des ‘’mendiantes’’ non talibés. Dans ce groupe, au moins sept enfants sur dix dont des garçons (82 % à Cotonou, 70 % à Parakou et 73 % à Malanville). Les enfants mendiants appartiennent surtout aux groupes ethniques Dendi et apparentés (38 %), Peuls et apparentés (25 %). Les Dendi sont plus représentés chez les enfants en situation de mendicité de Malanville (66 %), alors que les Peulh sont majoritaires à Parakou (57%) et les fons (39%) à Cotonou.
De lourdes sanctions
La mendicité est une pratique qui heurte la morale et viole certains textes de lois au Bénin. Si par le passé la solidarité familiale couvrait des situations d’indigence ou servait de rempart au phénomène, le droit pénal l’a réglementé. Il constitue un délit sous certaines conditions. Les articles 274,275 et 276 l’interdisent. Le mendiant valide ou non est puni. L’article 274 l’incrimine et fixe la peine correspondante : « toute personne qui aura été trouvée mendiant dans un lieu pour lequel, il existera un établissement organisé afin d’obvier à la mendicité sera punie de trois à six ans d’emprisonnement… ». L’article 275 dispose : « Dans les lieux où il n’existe point encore de tels établissements, les enfants en « situation de mendicité », d’habitude valides seront punis d’un à trois mois d’emprisonnement. S’ils ont été arrêtés hors du canton de leur résidence, ils seront punis d’un emprisonnement de six mois à deux ans… ». L’article 276 punit les cas de mendicité accompagnés de menaces ainsi que ceux suivis d’infiltration dans une habitation sans autorisation. Par ailleurs, les individus qui se mettent en groupe pour mendier en dehors de leur groupe familial (père et ses enfants, mères et ses enfants, père, mère et enfants) sont passibles des mêmes peines. Il en ressort que les enfants ne doivent mendier qu’en compagnie de leurs parents directs (père, mère) et dans les conditions prévues par la loi. Or, souvent, des centaines d’enfants sont aperçus sans leurs parents dans les villes béninoises en situation de mendicité.
Si dans la pratique rien n’est fait pour appréhender et punir ces infracteurs en situation de mendicité, cela relève plutôt de la politique pénale qui interpelle les autorités publiques (procureur, officier de police judiciaire, préfet, maire…).
Plaidoyer
La situation des enfants mendiants doit particulièrement intéresser les pouvoirs publics et les acteurs non étatiques dans la mesure où ils sont exposés à des risques de vulnérabilité. La plupart des enfants en situation de mendicité ont besoin de mesures sociales et politiques que de soins. Un dispositif clinique et éducatif peut aider ceux parmi eux qui sont en situation d’exclusion.
Outre la famille, l’Etat est en principe garant de la protection des droits des enfants. Mais tout se passe comme s’il était absent, car la mendicité se fait le plus souvent au mépris de la réglementation sur la protection des enfants, du Code pénal et des droits de l’Homme. Or, selon les termes de la Convention des Nations Unies relatifs aux droits de l’enfant, du Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels ainsi que la Charte africaine des droits et du bien-être de l’enfant, l’Etat est tenu de veiller à ce que les enfants aient accès à un enseignement primaire obligatoire, qui leur permette d’acquérir les compétences élémentaires dont ils ont besoin pour participer pleinement au développement de la société. Il serait utile que le gouvernement instaure une loi contre le phénomène. La vulgarisation, la mise en œuvre diligente des peines privatives de liberté et les amendes qui seraient issues d’une telle loi pourraient décourager les commanditaires et employeurs des enfants mendiants.
Les résultats au 31 décembre 2017 ont montré que la Boad a une situation fi nancière saine[/caption]Pour son exercice clos le 31 décembre 2017, la Banque ouest-africaine de développement (Boad) affiche des chiffres clés en hausse de 26 %. C’est ce que révèle un communiqué du dernier Conseil des ministres de l’Union monétaire ouest-africaine (Umoa) qui a approuvé les comptes de l’institution.
La Banque ouest-africaine de développement (Boad) a enregistré au terme de l’exercice clos au 31 décembre 2017, un résultat net bénéficiaire de 13,295 milliards F Cfa contre 10,548 milliards de FCfa à fin 2016, soit une hausse de 26 %. Selon un communiqué du dernier Conseil des ministres de l’Union monétaire ouest- africaine (Umoa), le bénéfice ainsi dégagé renforcera les fonds propres de l’institution. Le produit net bancaire en hausse de 9,6 %, est porté à 37,419 milliards de F Cfa contre 34,131 milliards de F Cfa au titre de l’exercice 2016.
Selon le communiqué, le total du bilan s’établit à 2653,295 milliards de F Cfa contre 2263,357 milliards de F Cfa à la clôture de l’exercice précédent, soit un accroissement de 17,2 %. Avec ces chiffres, la Banque a su conserver une structure financière équilibrée tout au long de l’exercice, notamment avec des fonds propres effectifs s’élevant à 655,810 milliards de F Cfa et représentant 25,5 % du total bilan hors capital non libéré.
Au fil des ans, précise le communiqué du dernier Conseil des ministres de l’Umoa, la Boad a acquis une notoriété internationale et jouit de la pleine confiance de ses partenaires et des investisseurs en raison de la qualité de son rating. Ces notations Baa1 et BBB de la catégorie « Investment Grade » sont confirmées successivement en 2016 et 2017 par les agences Moody’s et Fitch Ratings.
Ces résultats attestent de la situation financière saine de l’institution qui est résolument inscrite dans la réalisation de son ambition d’être une « banque de développement forte, pour l’intégration et la transformation économiques en Afrique de l’Ouest ».
Richard Flash[/caption]Un des rares musiciens béninois à se produire en live pour le bonheur du public, Richard Flash revient au-devant de la scène avec une tournée à partir de fin juin dans les soixante-dix-sept communes du pays.
Richard Flash sera en tournée nationale à la fin du mois de juin et ce jusqu’à fin septembre 2018. « Richard Flash Tour 2018 », telle que dénommée, cette série de spectacles se veut une grande tournée à travers les soixante-dix-sept communes du Bénin. « Un truc de fou », selon le promoteur.
« Accompagné d'autres artistes du pays, mon objectif est de délocaliser les grands concerts vers nos fans à travers tout le Bénin. C’est du divertissement et de la sensibilisation à la fois », indique le zoukeur Richard Flash, de son vrai nom Richard Kakpo. « Tous les grands concerts sont faits à Cotonou et c’est difficile pour les Béninois de l’intérieur du pays d’en profiter », justifie le musicien. « Je veux leur apporter du live avec mes musiciens et d'autres artistes comme Vano, Sessimè, Nikanor, Wilf Enigma, Miss Espoir et bien d'autres. Dans chaque commune, nous associerons des artistes locaux qui ont également besoin de promotion », indique Richard Flash.
Chaque artiste, au cours de sa prestation sur le podium, aura à faire passer des messages de sensibilisation à l’endroit des spectateurs par rapport à certaines réalités comme les violences faites aux femmes, la scolarisation des filles, le paludisme, les grossesses non désirées, les avortements et le planning familial.
Estimant que les populations ne sont assez informées, l’intérêt à aller vers elles pour leur porter de tels messages se justifie, selon lui, par le fait que nombre d’entre elles ne disposent pas de tous les canaux d’information ni d’électricité. En dépit des progrès enregistrés au niveau de la téléphonie mobile, il relève que l’analphabétisme plombe nombre de possibilités. « Nous ne ménagerons aucun effort pour apporter notre contribution à la lutte contre certaines inégalités sociales. Par la musique et le divertissement, nous nous faisons le devoir d’aller vers le public et de lui faire part de certains comportements à avoir face à des fléaux ou situations donnés », défend le musicien qui compte quatre albums à son actif et de nombreux concerts un peu partout à travers le monde.