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Nouvelles

Projet de boucle ferroviaire Bénin-Niger: Pourquoi le chef de l’Etat préfère la Chine à Aworet et Bolloré
[caption id="attachment_28530" align="alignnone" width="1024"]Projet de boucle ferroviaire Bénin-Niger[/caption]

Dans un entretien au magazine Challenges, et enfin de semaine dernière sur les ondes de la radio Rfi, le président de la République s’est voulu assez clair sur les raisons de son choix quant à la réalisation du projet de boucle ferroviaire Bénin-Niger. Sa préférence pour la Chine ne fait plus l’ombre d’aucun doute et là-dessus, le chef de l’Etat ne manque pas d’arguments pour se défendre.

Ni Aworet, ni Bolloré, mais plutôt l’expertise chinoise pour réaliser le projet de boucle ferroviaire Bénin-Niger. Le choix du président de la République est sans ambages et il ne manque pas d’occasion pour se justifier.
Pour lui, le niveau d’ambition des deux pays aujourd’hui n’est pas compatible avec les réalisations proposées par les deux hommes d’affaires et il faut des infrastructures qui tiennent compte des standards techniques en vogue. « Un investisseur privé ne peut pas financer seul le chemin de fer que nous voulons. Nous avons besoin d'un équipement moderne. Notre chemin de fer ne doit pas nous éloigner de l'avenir », se défend le président Patrice Talon, rapporté par le magazine français Challenges. Pour lui, les deux protagonistes du dossier (Bolloré et Aworet) « doivent sortir du projet, à l’amiable » et ils seraient indemnisés de façon équitable. « Ce qui m’importe, c’est la faisabilité effective, réaliste et satisfaisante de la réhabilitation du réseau ferroviaire Bénin-Niger existant et de son développement jusqu’à la région minière du Niger », précisera-t-il par ailleurs sur les ondes d'une chaîne internationale. Le souci de Patrice Talon comme on le voit, c’est l’érection d’une infrastructure moderne et surtout durable. Et sur ce coup, les deux opérateurs économiques intéressés par le projet ne semblent pas être à la hauteur.
« L’investissement nécessaire est colossal et avoisine 4 milliards de dollars US. Le financement d’un tel investissement ne peut être assuré par un crédit commercial. Un tel investissement dans le contexte africain actuel, adossé au marché bénino-nigérien, n’est pas possible avec un financement privé commercial », soutient Patrice Talon. « Ce n’est possible qu’avec du financement concessionnel et c’est tout simplement pour cette raison que ni le groupe Bolloré, ni la société Petrolin ne sont en mesure de nous accompagner dans ce projet avec une telle ambition, c’est-à-dire des rails, des locomotives compatibles avec les exigences d’aujourd’hui et de demain », insiste-il.
In fine, le chef de l’Etat pense que la Chine qui a déjà « affecté une enveloppe financière de 60 milliards de dollars US au financement de tels projets en Afrique » est le meilleur allié sur ce coup. Ce qui justifie donc le fait que son homologue nigérien et lui aient « souhaité que Bolloré et Petrolin qui sont en conflit sur ce projet devant les tribunaux, se retirent tout simplement parce que le financement nécessaire n’est pas à leur portée, n’est pas de leur domaine ».
Si du coté du géant français Bolloré, le silence est de mise pour le moment, le camp Aworet n’a pas mis du temps à réagir.
A travers une déclaration sur les médias, Claudine Prudencio qu’on pourrait considérer comme le porte-parole du groupe soutenait sans ambages que « le retrait de Petrolin sera le résultat d'une négociation entre les Etats du Bénin et du Niger ». Aussi, rappelle-t-elle que « Les termes des négociations projetées entre les Etats et Petrolin n’ont aucune conséquence sur l’injonction faite à Bolloré de cesser tous les travaux sur le chemin de fer ». Il s’agit, indique celle-ci, « d’une conséquence de l’effet relatif des contrats et donc la négociation entre les Etats et Petrolin n’empêche pas d’opposer la décision de justice à Bolloré ».
Pour ce qui est de la surface financière suffisante de son groupe, jugée par ailleurs insuffisante, Claudine Prudencio laisse entendre que « le groupe Petrolin a fait ses preuves en réalisant sur fonds propres le port sec de Parakou dont l’ampleur des investissements peut être constatée sur place »?

Actualités 27 mars 2018


Christelle Gnidéhouè, consultante en Communication Responsabilité sociétale et environnementale: « Le recyclage des déchets est une activité à forte valeur ajoutée »
[caption id="attachment_28529" align="alignnone" width="1024"]Christelle Gnidéhouè, consultante en Communication Responsabilité sociétale et environnementale[/caption]

Christelle Gnidéhoué, consultante en Communication Responsabilité sociétale et environnementale estime que les entreprises, les collectivités locales et le gouvernement doivent s’inscrire dans la demarche de recyclage des déchets. Dans cet entretien, elle parle des enjeux de cette activité encore peu valorisée en Afrique en général et au Bénin en particulier.

La Nation : Qu’entend-on par recyclage des déchets ?

Christelle Gnidéhouè : Recycler les déchets, c’est leur donner une seconde vie. Le recyclage consiste à traiter et à transformer en d’autres produits, les déchets collectés auprès des ménages. C’est la valorisation des déchets collectés. Des briques alimentaires ou des papiers journaux peuvent, grâce au recyclage, être transformés en papiers toilette, papiers mouchoirs ou en d’autres briques alimentaires.

Quels sont les enjeux du recyclage ?

Le recyclage permet la réduction des impacts environnementaux des déchets, la limitation/ réduction du gaspillage des ressources, la lutte contre la perte de la biodiversité, la réduction de la consommation d’énergie servant à extraire les matières premières, la valorisation des matières premières secondaires la création d’emplois locaux et durables, l’économie sur l’achat des matières premières.

Que gagnent les entreprises, les communes et le gouvernement à s’inscrire dans cette démarche ?

Le recyclage est une opportunité pour les communes, les entreprises et les gouvernements. Il permettra aux entreprises de faire des économies sur l’achat des matières premières vierges. Il permettra également aux entreprises de créer des emplois locaux et durables, de valoriser les matières premières secondaires, (déchets), de réduire leur dépendance vis-à-vis des négociants de matières premières vierges.
Le recyclage permettra également aux entreprises de développer l’expertise en transformation des déchets et en fabrication de produits recyclés.
Pour les communes, le recyclage favorisera le développement d’une écologie industrielle et territoriale, la lutte contre le chômage à travers la création de nouveaux emplois. Il favorisera aussi la lutte contre la perte de la biodiversité, permettra aux communes de faire des recettes en vendant leurs déchets aux entreprises, la construction d’infrastructures sociocommunautaires grâce aux recettes réalisées sur la commercialisation des déchets ménagers.
Quant aux gouvernements, le recyclage leur permettra d’inscrire les territoires dans une démarche de développement durable, de mieux déployer leur politique environnementale, de lutter contre la dégradation du cadre de vie des citoyens, de percevoir une nouvelle taxe auprès des entreprises afin de financer les projets de développement communautaire.

Avez-vous connaissance des structures qui font du recyclage au Bénin ?

Il y a quelques structures béninoises qui font du recyclage, notamment quelques Ong et start-up. A ma connaissance, cette activité à forte valeur ajoutée reste encore très peu valorisée.
Nos entreprises, nos collectivités locales et le gouvernement gagneront à inscrire nos territoires dans cette démarche. Par ailleurs, il est important de placer le citoyen au cœur de cette démarche, de le sensibiliser sur l’importance du tri qui reste une condition indispensable pour la réussite du taux de recyclage. Car, le recyclage est une réponse à la lutte contre le changement climatique, aux pressions anthropiques sur notre environnement. De plus, il permet une réelle création d’emplois et le développement d’une écologie industrielle et territoriale qui permet de désenclaver les zones périphériques et campagnes.

Environnement 27 mars 2018


Approvisionnement en eau potable: Une solution pour réduire l’impact des maladies hydriques
[caption id="attachment_28528" align="alignnone" width="1024"]Approvisionnement en eau potable / http://maroc-diplomatique.net/lunion-europeenne-souhaite-citoyens-privilegient-l-eau-de-robinet/[/caption]

La communauté internationale a célébré, jeudi 22 mars dernier, la Journée mondiale de l’eau, cette denrée indispensable à tous les êtres vivants sur terre. Dans plusieurs pays du monde dont le Bénin, l’accès à une source d’eau potable demeure, en tout cas pour une partie de la population, un problème majeur. L’insuffisance ou l’absence de points d’approvisionnement en eau potable et des infrastructures d’assainissement expose les personnes concernées à des risques importants pour leur santé.

Le droit à l’eau potable et à l’assainissement est un droit de l’homme explicitement reconnu par l’Assemblée générale des Nations Unies en 2010. L’eau est une denrée indispensable aussi bien pour la boisson que pour l’usage domestique et la production alimentaire. Si différentes structures et et les gouvernants n’ont cessé d’œuvrer pour faciliter l’accès des populations à l’eau potable, il n’en demeure pas moins que cette problématique reste récurrente dans nombre de pays. Et les statistiques de l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) en disent long sur le chemin qui reste à parcourir. Selon cette organisation, en 2015, 71 % de la population mondiale soit 5,2 milliards de personnes, utilisaient un service d’alimentation en eau potable géré en toute sécurité, c’est-à-dire situé sur le lieu d’usage, disponible à tout moment et exempt de toute contamination.
Cependant, « 844 millions de personnes ne disposent pas d’un service de base d’alimentation en eau potable et 159 millions d’entre elles doivent utiliser des eaux de surface. Dans le monde, 2 milliards de personnes utilisent des points d’eau contaminés par des matières fécales ».
Consciente de cette situation, la communauté internationale a fait de l’accès à l’eau potable l’un des objectifs du développement durable (Odd). La cible 6.1 des Odd appelle notamment à assurer l’accès universel et équitable à l’eau potable à un coût abordable. Il s’agit, à en croire l’Oms, d’un « objectif suivi au moyen de l’indicateur relatif aux services d’alimentation en eau potable gérés en toute sécurité, c’est-à-dire l’eau issue d’un point d’eau amélioré qui répond aux critères d’accessibilité, de disponibilité et de potabilité – à savoir exempt de contamination fécale et de pollution par des substances chimiques d’intérêt prioritaire ». Dans son Aide-mémoire n° 391, l’organisation met l’accent sur les inégalités géographiques, socioculturelles et économiques qui subsistent, non seulement entre les zones rurales et urbaines, mais aussi dans les villes, où les personnes vivant avec de faibles revenus dans des implantations spontanées ou illégales ont en général moins accès aux points d’eau améliorés que les autres citadins.

La diarrhée, tributaire de l’eau contaminée

Le manque d’eau potable et la mauvaise gestion des eaux usées urbaines, industrielles et agricoles sont des sources de maladies pour de nombreuses populations. La diarrhée est l’une des maladies hydriques les plus répandues au monde. Selon l’Oms, « La diarrhée est la deuxième cause de mortalité chez l’enfant de moins de cinq et elle est à l’origine de 525 000 décès d’enfants par an ». Cette maladie est le symptôme de diverses infections causées par des bactéries, des virus ou des parasites se transmettant, pour la plupart d’entre eux, par de l’eau contaminée avec des matières fécales. « Ces infections sont plus courantes lorsqu’il y a des pénuries d’eau salubre pour la boisson, la cuisine, la toilette et le nettoyage », précise l’Oms.
Il faut signaler cependant que la consommation d’eau contaminée n’est pas la seule cause de diarrhée. Le manque d’assainissement et d’hygiène fait également partie des causes de maladies diarrhéiques. Lorsque l’eau est difficile à se procurer, il arrive que les gens décident que le lavage des mains n’est pas une priorité, un comportement qui augmente le risque de diarrhée et d’autres maladies. En dehors de la diarrhée, il y a la schistosomiase, une maladie aiguë et chronique due à des vers parasites absorbés en s’exposant à des eaux infestées qui touchent des millions de personnes dans le monde. L’eau contaminée peut transmettre aussi des maladies comme la dysenterie, le choléra, la typhoïde et la poliomyélite.
Les conséquences du manque de services d’approvisionnement en eau potable sont autant sanitaires, sociales qu’économiques. Dans certaines contrées, la corvée d’eau dure des heures. Toutes choses qui ne favorisent pas la scolarisation des enfants, des filles en particulier qui sont conviées à cette tâche. L’accès à des points d’eau favorise de ce fait une meilleure santé, contribue à améliorer la fréquentation scolaire, avec des conséquences positives à long terme pour la société.
En retenant cette cible dans les objectifs du Millénaire pour le développement, puis dans les Odd, les Nations Unies invitent les Etats à prendre les mesures nécessaires pour réduire l’impact des maladies hydriques dues à la consommation d’eau contaminée. Dans un contexte de changement climatique où la pénurie d’eau est de plus en plus croissante, face à une démographie galopante, l’Oms recommande une meilleure gestion des ressources hydriques pour garantir la quantité et la qualité de l’approvisionnement en eau. Le Bénin, n’est pas resté en marge de cette dynamique. Le taux de desserte et d’accès à l’eau potable dans le pays était de 68,1% en 2014. A en croire le ministre en charge de l’Eau, Samou Séidou Adambi, des mesures sont en train d’être prises pour remédier aux inégalités en matière d’accès à l’eau dans le cadre de l’atteinte de l’Odd n°6. Elles permettront de desservir plus de deux millions de personnes d’ici à mars 2019, a-t-il assuré.

Actualités 27 mars 2018


Camp médical Jama’at islamique Ahmadiyya à Djidja: Plus de 500 malades consultés gratuitement
[caption id="attachment_28527" align="alignnone" width="1024"]Camp médical Jama’at islamique Ahmadiyya à Djidja[/caption]

Après Abomey, il y a quelques jours, c’est l’arrondissement de Oungbèga dans la commune de Djidja qui a reçu, le week-end dernier, le camp médical gratuit itinérant de la Jama’at islamique Ahmadiyya du Benin. Consultation médicale et distribution de vermifuge et autres médicaments ont été organisées à l’intention de plus 500 personnes de cette localité.

Un camp médical initié par la communauté de la Jama’at islamique Ahmadiyya au Bénin a permis, samedi 24 mars dernier, à 511 personnes du village de Oungbèga dans la commune de Djidja, de se faire soigner gratuitement. Elles ont bénéficié de la consultation par une équipe médicale de
Humanity First composée d’un médecin généraliste et d’un pédiatre venu spécialement de la Grande-Bretagne pour cette opération humanitaire. Au cours de ce camp médical de Oungbèga, 300 enfants ont bénéficié de la distribution gratuite de vermifuge pour se déparasiter. C’était en présence de l’Amir Rana Farooq Ahmad, président de la Jama’at islamique Ahmadiyya du Bénin (Jiab), d’Arif Mahmood, missionnaire Ahmadiyya de la région Bohicon, du maire de Djidja, Théophile Dako, du représentant de la direction départementale de la Santé, des sages et notables de la localité.
Tout a commencé par l’une des obligations pour tout à Ahmaddis : une récitation coranique, qui sera suivie des mots de reconnaissance et de gratitude de Germain Azatassou, représentant des sages de Oungbèga ; de Pierrette Ahogbédé, représentante des femmes et du maire Dako. Ce dernier a dit sa gratitude à la Jama’at islamique Ahmadiyya pour le choix porté sur sa commune. Il en a profité pour demander aux responsables de la Jama’at d’accorder la même attention aux autres populations de Djidja. Il plaide ainsi pour que les onze arrondissements restants de la commune soient pris en compte.
Amir Rana Farooq Ahmad, président de la Jama’at islamique Ahmadiyya du Bénin, indique qu’à travers ces actions humanitaires, la Jiab entend accompagner le gouvernement dans ses initiatives et en particulier le ministre de la Santé pour son soutien à la communauté. Il fait remarquer que la Jiab intervient au Bénin depuis plusieurs années dans le domaine de la santé, de l’eau potable, de l’éducation avec pour devise « Amour pour tous, haine pour personne ».
Ce camp médical de Oungbèga intervient après ceux de Porto-Novo, Ouidah, Abomey, Parakou et Malanville où plus de 300 interventions chirurgicales des yeux ont été effectuées au profit des citoyens béninois qui n’ont pas les moyens d’aller vers les centres spécialisés ?

Santé 27 mars 2018


Réunion de la Fédération béninoise de football: Le congrès d’adoption des textes reporté aux 18 et 19 avril prochains

Initialement prévus pour les 21 et 22 février derniers, le congrès ordinaire statutaire et extraordinaire de validation des nouveaux textes de la Fbf est finalement prévu pour les 18 et 19 avril prochains.

Tous les délégués de clubs seront à nouveaux conviés par le Comité exécutif à ces assises reportées pour défaut des observations de la Fédération internationale de football associations sur les projets des nouveaux statuts. Cette décision a été prise, ce lundi 26 mars lors d’une réunion au siège de la Fbf à Porto-Novo.
A cette rencontre, les membres du Comité exécutif de la Fédération béninoise de football ont annoncé le démarrage des championnats pour le 5 mai prochain.

C.H.

Sports 27 mars 2018


Visite au Bénin du directeur général de la Siace: Appuyer des projets du Pag
[caption id="attachment_28523" align="alignnone" width="1024"]Le directeur général de la Société islamique d’assurance, d’investissement et de crédit à l’exportation (Siace), Oussama Kaissi[/caption]

Le directeur général de la Société islamique d’assurance, d’investissement et de crédit à l’exportation (Siace), Oussama Kaissi, a effectué une visite de quarante-huit heures au Bénin. Avec le ministre intérimaire de l’Economie et des Finances, Marie-Odile Attanasso, entouré des cadres dudit ministère, les deux parties ont déterminé, vendredi 24 mars dernier, les principaux axes de coopération de la Siace au Bénin.

La visite de la délégation de Société islamique d’assurance, d’investissement et de crédit à l’exportation (Siace) conduite par son directeur général, Oussama Kaissi, s’inscrit dans le cadre du recensement des projets des ministères sectoriels et de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin.

Les projets des ministères des Finances et de l’Economie, des Infrastructures, du Plan, de l’Energie et des Mines et de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin ont été exposés aux membres de la délégation. La Bceao et le Bureau d’analyse et d’investigation (Bai) de la Présidence de la République ont également été visités par les hôtes de la Siace.
Dr Zul Kifl Salami, chargé de mission du président de la République et conseiller de la Banque islamique de développement, faisant le point de la visite, en a relevé les objectifs principaux. Le Bénin, selon lui, est en train de foncer dans la voie du développement en renforçant la gouvernance et en procédant aux réformes pour porter l’investissement et la croissance. Les partenaires au développement, poursuit-il, suivent avec beaucoup d’intérêt cette option et expriment leur disponibilité pour accompagner cet élan.
« Le Programme d’action du gouvernement (Pag) porte une dimension orientée vers le secteur privé. Et il faut une structure pour accompagner ce secteur. Ce que fait la Siace », indique le chargé de mission du président de la République. Pour lui, le Bénin est à une phase cruciale de sa coopération avec la Bid. « Quelles sont les possibilités qu’offre la Siace pour accompagner le Pag, en termes d’octroi de garantie pour l’investissement privé ? », s’est interrogé Dr Zul Kifl Salami. Le Pag, rappelle-t-il, a une forte dimension orientée vers le secteur privé. Ce dernier n’intervient pas sans s’assurer d’un minimum de garantie, indique-t-il. « Il faut des structures pour accompagner les risques que prend le secteur pour financer l’investissement », admet le chargé de mission du président de la République.
Concrètement, des requêtes partiront des ministères sectoriels pour être étudiées. Des notes conceptuelles seront conçues dans le cadre des projets prioritaires. Le point d’orgue a été la Ccib dans la mesure où les Pme/pmi constituent le backbone des économies des pays africains, car ils sont les pourvoyeurs d’emploi pour entretenir une croissance durable et soutenable. A ce niveau, renseigne-t-il, le secrétaire général de la Ccib et ses collaborateurs ont exprimé le besoin de renforcement de capacités pour produire des rapports bancables et ensuite assurer la garantie au niveau des banques, afin que ces dernières leur accordent les crédits.

Accompagner l’élan de développement du Bénin

La Siace a souhaité connaître les modes de financement adoptés au niveau de chaque structure visitée. « Nous sommes heureux de participer au processus de développement du Bénin ; nous avons discuté des questions qui touchent les projets prioritaires du gouvernement ; nous allons travailler la main dans la main avec ces ministères pour la réalisation des différents projets », a affirmé Oussama Kaissi. Il s’est ensuite engagé à étudier les projets prioritaires et a promis de revenir dans les prochains jours pour leur concrétisation.
Au ministère de l’Economie et des Finances, Marie-Odile Attanasso a déclaré que la visite de la Siace témoigne de sa détermination à accompagner le Bénin dans son élan de développement.
Le ministre des Infrastructures et des Transports, Cyr Koty, s’est réjoui de la présence au Bénin de la Siace qui rassure de la garantie relative au projet de contournement Nord-est de Cotonou et autres.
Le ministre d’Etat, Abdoulaye Bio Tchané, s’inscrit dans la même disposition et relève comment la visite renforce le partenariat entre le Bénin et la Bid. Il espère tirer le meilleur parti à la fin de la visite.
C’est le même espoir que nourrit Armand Dakéhoun, directeur de cabinet du ministère en charge de l’Energie et des Mines qui entrevoit la vitalité que cette descente procurera aux projets relatifs à la disponibilité de l’énergie.
Les différentes structures visitées devront non seulement engager des démarches pour présenter leurs doléances, mais également choisir leurs points focaux pour assurer les échanges avec la Siace.

Actualités 26 mars 2018


Audience à la Cour constitutionnelle: Les Méthodistes expriment leur reconnaissance à Holo
[caption id="attachment_28519" align="alignnone" width="1024"]Cour constitutionnelle[/caption]

Les membres du bureau de l’Eglise protestante méthodiste du Bénin (Epmb) conduits par leur président, le révérend-pasteur Amos Kponjésu Hounsa, étaient vendredi 23 mars dernier au cabinet du président de la Cour constitutionnelle, Théodore Holo. Occasion pour eux de se présenter à l’hôte et lui exprimer leur reconnaissance pour sa contribution au dénouement de la crise qui a secoué l’Eglise protestante 
méthodiste du Bénin pendant deux décennies.

« Nous étions chez le président de la Cour constitutionnelle pour le remercier pour son implication personnelle dans le processus de réconciliation des fidèles de notre Eglise », a indiqué le président de l’Epmb. Selon lui, il était de bon ton d’aller exprimer cette gratitude, après le dénouement heureux de la situation.
Le pasteur Amos Kponjésu Hounsa a saisi cette occasion pour inviter le professeur Théodore Holo, le 31 mars prochain, au temple Béthanie dans le cadre de l’inauguration du mémorial érigé pour immortaliser cet acte de réunification et de paix. « Nous pensons associer tous les acteurs qui ont participé à l’édification de la paix dans notre communauté à cette cérémonie », a-t-il ajouté. C’est d’ailleurs ce qui a motivé la présence de tous les membres du bureau de l’Epmb à prendre part à cette audience.
Le président de la Cour constitutionnelle, Théodore Holo, s’est réjoui du fait que les fils et filles de cette Eglise parlent à nouveau d’une même voix.
Faut-t-il le rappeler, l’Eglise protestante méthodiste du Bénin s’est unifiée, après plus de 19 ans de crise, sous la médiation du chef de l’Etat béninois, Patrice Talon avec le soutien de tous les présidents d’institutions de la République du Bénin.

 

Société 26 mars 2018


Gestion de la réserve biosphère du Delta du Mono: Les agents assermentés outillés sur la saisine de la Justice
[caption id="attachment_28518" align="alignnone" width="1024"]Delta du Mono[/caption]

Une formation de renforcement de compétences des agents assermentés dans la gestion de la réserve biosphère du Delta du Mono a été organisée, vendredi 23 mars dernier à Lokossa. Les travaux de cet atelier organisé avec le soutien de la Giz, partenaire technique et financier du Projet réserve de biosphère transfrontalier du Delta du Mono, ont été lancés par le préfet du Mono, Komlan Zinsou.

Etaient conviés à l’atelier, des cadres de l’Inspection forestière des départements du Mono et du Couffo, ceux de la direction départementale en charge du Cadre de vie, des responsables de la Police républicaine, des maires et des acteurs de la Société civile.
D’une superficie totale de 146 088 hectares, la réserve biosphère transfrontalière du Delta du Mono est un patrimoine communautaire de conservation de biodiversité que le Bénin a en partage avec son voisin, le Togo. Le zonage donne trois principales aires, à savoir la zone des aires centrales de 595,41 ha, la zone des aires tampon de 9463,05 ha et la zone de transition estimée à 136 030,25 ha. Sur celles-ci, les règles de gestion s’appliquent et des rôles sont distribués aux différentes catégories d’acteurs selon les dispositions des textes de la législation environnementale. Toutes choses qui ont été passées en revue, avec un accent particulier mis sur les missions des agents assermentés et la synergie d’actions qui doit prévaloir entre eux et l’institution judiciaire, au cours des travaux de l’atelier.
Plusieurs communications ont été présentées dont une portant sur « Le rôle de l’institution judiciaire dans la gestion de la réserve et directives pour une bonne collaboration de l’institution avec les agents assermentés » animée par le président par intérim du tribunal de Lokossa. Le communicateur a revisité les étapes de l’intervention de la police judiciaire et les techniques de rédaction efficace des procès-verbaux appuyés de la présentation du canevas du procès-verbal d’audition des présumés auteurs des actes délictueux liés, entre autres, à la faune et à la flore. La loi, dit-on, dispose que les agents des Eaux, Forêts et Chasse assermentés sont les seuls habilités à rédiger les procès-verbaux.
En somme, la rencontre a été riche en enseignements saluée par le préfet du Mono. L’autorité préfectorale estime qu’elle a été une belle opportunité pour, non seulement renforcer la synergie qui existe déjà entre les agents assermentés et les magistrats des tribunaux du Mono et du Couffo, mais surtout pour mieux impliquer ces acteurs de la région administrative qui abrite les réserves.

 

Société 26 mars 2018


Festival de théâtre francophone et des danses traditionnelles: La onzième édition s’ouvre le 7 avril à Natitingou
[caption id="attachment_28517" align="alignnone" width="1024"]FESTHED[/caption]

L’espace TV5 de Natitingou va accueillir du 7 au 19 avril prochain à Natitingou, la onzième édition du Festival de théâtre francophone et des danses traditionnelles (Festhed). Placé sous le thème « La lutte contre les grossesses en milieu scolaire et universitaire », l’évènement présente, selon ses organisateurs, de nombreuses attractions dignes d’intérêt pour le public.

« Pour montrer la dimension unificatrice du festival, les activités démarreront avec un grand concert de musique présentant en têtes d’affiche Rico’s Campos et Kalamoulaye, le samedi 7 Avril», informe Karl Tanguy Tokoudagba, promoteur du festival. Il reste convaincu que cette édition tiendra toutes ses promesses à voir les différentes attractions.
Outre le méga concert annoncé à l’ouverture du festival, le public assistera à plusieurs représentations théâtrales et à des spectacles de danses traditionnelles de compagnies provenant du Bénin, de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso, d’Haïti et du Togo.
Initié dans le cadre de la Journée internationale de la Francophonie, le Festhed sera également l’occasion pour l’Association culturelle Mémoire des artistes du Bénin et ses partenaires d’attirer l’attention du public sur le phénomène des grossesses précoces en milieu scolaire. Une campagne de sensibilisation est en ligne de mire de cet évènement qui reste une plateforme artistique et de mise en réseau des compagnies de théâtre et de danses semi-professionnelles et universitaires aussi bien sur le plan national qu’international. Des communications et autres messages seront présentés à la jeunesse au cours de ce rendez-vous artistique.
Par ailleurs, il sera organisé dans le cadre des manifestations « La nuit de la francophonie cumulée à la cérémonie officielle d’ouverture du festival », le samedi 14 avril », a indiqué Karl Tokoudagba.

 

Culture 26 mars 2018


23e Journée mondiale contre la tuberculose: 3662 cas dépistés au Bénin en 2017
[caption id="attachment_28515" align="alignnone" width="1024"]Lutte contre la Tuberculose[/caption]

Samedi 24 mars dernier, le Bénin, à l’instar de la communauté internationale a célébré, la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose. C’est la ville d’Abomey qui a accueilli les manifestations officielles de cette vingt-troisième édition qui a mobilisé différents acteurs impliqués dans la lutte contre cette maladie.

Le thème retenu cette année pour la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose est intitulé « Des leaders pour un monde sans tuberculose ». Il traduit la nécessité d'une plus grande implication des leaders à tous les niveaux pour mettre fin à la tuberculose. Profitant de la commémoration de cette journée, les acteurs impliqués dans la lutte contre la tuberculose au sein du Programme national de lutte contre la tuberculose (Pnlt) ont fait l’état des lieux de la lutte contre la maladie. Il s’agit de mesurer les performances et d’énoncer les perspectives en matière de dépistage, la prise en charge des cas de tuberculose pharmaco-sensibles et pharmaco-résistantes, la coinfection Tb/Vih.

Occasion pour le professeur Séverin Anagonou, coordonnateur du Pnlt, de faire observer qu’en 2017, au niveau des départements du Zou et des Collines, 459 malades qui ont été dépistés et tous mis sous traitement sur un total de 3662 pour tout le Bénin. Le taux de succès thérapeutique pour la cohorte de 2016 est de 91 % dans ces deux départements, indique-t-il. « Les malades atteints de tuberculose ne viennent pas d'ailleurs, ils vivent dans notre communauté avec nous, ils sont nos frères, nos amis, nous les rencontrons tous les jours, nous discutons avec eux, nous les croisons au marché, nous prenons les mêmes moyens de transport qu'eux et ils peuvent nous contaminer certes, mais ils deviennent rapidement non contagieux lorsqu'ils sont mis sous traitement au niveau du Cdt », souligne Séverin Anagonou, avant de préciser que le dépistage et la prise en charge sont gratuits dans tous les centres de santé du Bénin.
Le coordonnateur du Pnlt assure que, depuis plusieurs années, le programme, à travers la mise en œuvre et l'évaluation régulière d’activités planifiées, a enregistré grâce à l'appui et au soutien des décideurs politiques, des partenaires techniques et financiers et de tout le personnel socio-sanitaire des progrès remarquables dans les domaines du dépistage, de la prise en charge de la tuberculose à bacilles sensibles et pharmaco-résistants, de la gestion de la coinfection tuberculose et Vih.
Il est appuyé par Dr Raoul Saïzonou, représentant du représentant résident de l’Oms au Bénin, qui rappelle les trois défis majeurs à relever pour lutter efficacement contre la tuberculose, selon l’Oms. Il est question de rendre accessibles les systèmes de santé aux 3 millions de personnes contractant la maladie et qui n'y ont pas accès ; de faciliter le diagnostic et le traitement de la tuberculose multi-résistante afin de récupérer tous les cas non diagnostiqués et d’augmenter la mise à disposition des médicaments antirétroviraux afin de mettre rapidement sous traitement antirétroviral tous les patients atteints de tuberculose et avec une séropositivité au Vih connue.
Revenant sur les chiffres de cette maladie infectieuse, la plus meurtrière au monde, Dr Lucien Toko, directeur de cabinet du ministre de la Santé rappellera que les données récentes du Pnlt pour la cohorte de 2017 confirment que 3662 cas de tuberculose ont été dépistés dont 459 dans le Zou-Collines avec un taux de succès thérapeutique de 88 %, l’un des plus élevés de la sous-région. Mais il faudrait noter une baisse de 2 % de cet indicateur par rapport à l’année 2013, nuance-t-il.
En dépit des sentiments de fierté et de satisfaction, Dr Lucien Toko reconnaît que des défis restent à relever. Ainsi, il invite les acteurs du système de santé à prendre conscience de la nécessité de maintenir, voire de consolider les acquis de façon durable pour espérer infléchir le cours de la maladie. Il faut améliorer les structures de prise en charge de la maladie dans une approche globale de santé respiratoire, préconise-t-il. Mobiliser les ressources durables aussi bien financières, humaines matérielles, reste également un enjeu majeur pour assurer la continuité et la pérennité des résultats.
Cette rencontre a aussi connu la proclamation des résultats du jeu-concours des meilleures productions des médias sur la tuberculose au Bénin. Les cinq lauréats retenus ont reçu officiellement leurs prix.

Société 26 mars 2018


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