La Nation Bénin...
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Lutte contre la Tuberculose[/caption]Samedi 24 mars dernier, le Bénin, à l’instar de la communauté internationale a célébré, la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose. C’est la ville d’Abomey qui a accueilli les manifestations officielles de cette vingt-troisième édition qui a mobilisé différents acteurs impliqués dans la lutte contre cette maladie.
Le thème retenu cette année pour la Journée mondiale de lutte contre la tuberculose est intitulé « Des leaders pour un monde sans tuberculose ». Il traduit la nécessité d'une plus grande implication des leaders à tous les niveaux pour mettre fin à la tuberculose. Profitant de la commémoration de cette journée, les acteurs impliqués dans la lutte contre la tuberculose au sein du Programme national de lutte contre la tuberculose (Pnlt) ont fait l’état des lieux de la lutte contre la maladie. Il s’agit de mesurer les performances et d’énoncer les perspectives en matière de dépistage, la prise en charge des cas de tuberculose pharmaco-sensibles et pharmaco-résistantes, la coinfection Tb/Vih.
Occasion pour le professeur Séverin Anagonou, coordonnateur du Pnlt, de faire observer qu’en 2017, au niveau des départements du Zou et des Collines, 459 malades qui ont été dépistés et tous mis sous traitement sur un total de 3662 pour tout le Bénin. Le taux de succès thérapeutique pour la cohorte de 2016 est de 91 % dans ces deux départements, indique-t-il. « Les malades atteints de tuberculose ne viennent pas d'ailleurs, ils vivent dans notre communauté avec nous, ils sont nos frères, nos amis, nous les rencontrons tous les jours, nous discutons avec eux, nous les croisons au marché, nous prenons les mêmes moyens de transport qu'eux et ils peuvent nous contaminer certes, mais ils deviennent rapidement non contagieux lorsqu'ils sont mis sous traitement au niveau du Cdt », souligne Séverin Anagonou, avant de préciser que le dépistage et la prise en charge sont gratuits dans tous les centres de santé du Bénin.
Le coordonnateur du Pnlt assure que, depuis plusieurs années, le programme, à travers la mise en œuvre et l'évaluation régulière d’activités planifiées, a enregistré grâce à l'appui et au soutien des décideurs politiques, des partenaires techniques et financiers et de tout le personnel socio-sanitaire des progrès remarquables dans les domaines du dépistage, de la prise en charge de la tuberculose à bacilles sensibles et pharmaco-résistants, de la gestion de la coinfection tuberculose et Vih.
Il est appuyé par Dr Raoul Saïzonou, représentant du représentant résident de l’Oms au Bénin, qui rappelle les trois défis majeurs à relever pour lutter efficacement contre la tuberculose, selon l’Oms. Il est question de rendre accessibles les systèmes de santé aux 3 millions de personnes contractant la maladie et qui n'y ont pas accès ; de faciliter le diagnostic et le traitement de la tuberculose multi-résistante afin de récupérer tous les cas non diagnostiqués et d’augmenter la mise à disposition des médicaments antirétroviraux afin de mettre rapidement sous traitement antirétroviral tous les patients atteints de tuberculose et avec une séropositivité au Vih connue.
Revenant sur les chiffres de cette maladie infectieuse, la plus meurtrière au monde, Dr Lucien Toko, directeur de cabinet du ministre de la Santé rappellera que les données récentes du Pnlt pour la cohorte de 2017 confirment que 3662 cas de tuberculose ont été dépistés dont 459 dans le Zou-Collines avec un taux de succès thérapeutique de 88 %, l’un des plus élevés de la sous-région. Mais il faudrait noter une baisse de 2 % de cet indicateur par rapport à l’année 2013, nuance-t-il.
En dépit des sentiments de fierté et de satisfaction, Dr Lucien Toko reconnaît que des défis restent à relever. Ainsi, il invite les acteurs du système de santé à prendre conscience de la nécessité de maintenir, voire de consolider les acquis de façon durable pour espérer infléchir le cours de la maladie. Il faut améliorer les structures de prise en charge de la maladie dans une approche globale de santé respiratoire, préconise-t-il. Mobiliser les ressources durables aussi bien financières, humaines matérielles, reste également un enjeu majeur pour assurer la continuité et la pérennité des résultats.
Cette rencontre a aussi connu la proclamation des résultats du jeu-concours des meilleures productions des médias sur la tuberculose au Bénin. Les cinq lauréats retenus ont reçu officiellement leurs prix.
Vih Sida[/caption]Les acteurs nationaux impliqués dans la riposte contre l’épidémie de Vih/Sida se sont réunis en atelier, à Ouidah, les jeudi 22 et vendredi 23 mars derniers. Organisée par Plan International Bénin, cette rencontre vise à partager les différentes stratégies et interventions du projet Intensification de l’accès universel aux services de prévention de l’infection à Vih, de soins et traitement et de soutien à base communautaire dont le nouveau modèle de financement a été lancé.
Le Fonds mondial pour la lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme a reconduit le Bénin pour une nouvelle subvention de près de 4 millions d’euros sur la période 2018-2020. Ces fonds sont destinés à la mise en œuvre du projet Intensification de l’accès universel aux services de prévention de l’infection à Vih, de soins et traitement et de soutien à base communautaire.
C’est un soutien important à l’engagement du Bénin à œuvrer sans cesse pour l’amélioration des conditions socio-sanitaires des populations vulnérables et à risque de l’infection à Vih, reconnaît Drisdelle Rheal, représentant résident de Plan International Bénin. Selon lui, la mise en œuvre de cette subvention portera sur les droits humains, l’égalité du genre, l’inclusion et les violences basées sur le genre. « L’atelier, précise-t-il, est organisé pour partager les différentes stratégies et interventions du projet Intensification de l’accès universel aux services de prévention de l’infection à Vih, de soins et traitement et de soutien à base communautaire pour assurer sa mise en œuvre efficace et efficiente ».
Pour Melkior Aïssi, secrétaire exécutif du Comité national de lutte contre le Sida, la tuberculose et la paludisme (Cnls/Tp), Plan International Bénin et le programme santé de lutte contre le Sida sont les deux principaux récipiendaires de la subvention qui couvre la période du 1er janvier 2018 au 31 décembre 2020. Quant à la partition à jouer par chaque structure, il a noté que Plan International Bénin s’occupera du volet communautaire alors que le volet sanitaire incombe au Cnls/Tp. Ce projet, a-t-il poursuivi, constitue la deuxième phase du nouveau modèle de financement (Nmf) après la première qui a couvert la période 2016-2017. Melkior Aïssi indique que la reconduction du Nmf dont le Bénin bénéficie ainsi, n’est que la reconnaissance des résultats programmatiques et financiers obtenus lors de la première phase. « Mais ceci est un budget assez réduit par rapport à la première phase », précise-t-il pour souligner la rareté des ressources sur le plan mondial. Toutefois, il rassure de la disponibilité des ressources matérielles et humaines compétentes pour accomplir la tâche et annonce que le gap pourra être comblé avec l’appui d’autres partenaires. A ce sujet, comme pour rapporter la précision, Drisdelle Rheal indique que ce gap sera comblé par Plan International Canada. « Cette subvention impactera tout le territoire national et surtout les zones de fortes concentrations des personnes à risque de l’infection à Vih, les populations clés, les adolescents et les jeunes, la levée des obstacles et pesanteurs socio-culturelles à leur accès facile aux services de soins et de prévention à Vih…», a précisé Melkior Aïssi.
Docteur Magalie Nelson de Plan International Canada a salué le Bénin pour ses efforts et a espéré que les partenaires vont renouveler leur engagement pour la lutte contre la Vih/Sida.
Championnat Judo[/caption]La Coupe de judo de l’ambassadeur du Japon s’est déroulée samedi 25 mars dernier au Hall des Arts, Loisirs et Sports de Cotonou. Plus de deux cent judokas, toutes catégories confondues, ont répondu présents à l’appel de la Fédération béninoise de judo. A la cérémonie d’ouverture, le chargé d’affaires de l’ambassade du Japon, Tomoyuki Ono, s’est réjoui du niveau des judokas à cette compétition.
Selon lui, cet engouement témoigne des bonnes relations sportives entre le Japon et le Bénin depuis plusieurs années. C’est l’occasion pour lui de réitérer la volonté de l’ambassade à accompagner les meilleures initiatives du gouvernement béninois pour le sport en général et particulièrement le judo, l’un des huit arts martiaux prioritaires dans l’empire du Soleil Levant. Le président de la Fédération béninoise de Judo Anicet Glitho a remercié le Japon pour avoir initié cette compétition qui constitue depuis quatre années l’une des compétitions phares auxquelles prennent par les judokas de tous horizons. Les combats se sont donc déroulés dans les catégories minimes, cadet, junior, senior. Ainsi, quelques judokas ont pu sortir du lot. Les vainqueurs sont entre autres, chez les seniors, Florel Sossou (-81 kg), Deo-gratias Toudji (-60 kg), Okpéifa Romaric (100 kg), Assad Bah-Lima (-90 kg), Bertrand Adjahossou (-73 kg). Chez les juniors, Grâce Logozo (-66 kg), Wilfrance Bonou (-73 kg), Prudence Djotchou (-66 kg),Faissou Amoussa (-60 kg), qui se sont tapés les médailles d’or. Chez les dames, Landrine Akakpo (-70 kg), Karen Dagba (-57 kg), Inès Dako (-52 kg), et Alida Houssou (-48 kg) sont premières de leur catégorie. Au classement général au niveau des hommes, Assad Bah-Lima est venu en tête suivi de Omorèse Gbaguidi, Florel Sossou respectivement, deuxième et troisième de la compétition. Au cours de la cérémonie de clôture, plusieurs prix, notamment des trophées, des médailles ont été décernés aux trois meilleurs de chaque catégorie. Le Directeur technique national de la Fbj, Alban Sagbo a exprimé son satisfecit par rapport au niveau des athlètes. Selon lui, certains judokas sont en forte progression. C’est le cas de Karen Dagba chez les dames et d’Assad Bah-Lima, chez les hommes. Au regard des résultats et du niveau des athlètes, le président de la Fjb, Anicet Glitho reste rassuré quant à l’avenir de cette discipline au Bénin.
Sports 26 mars 2018
Uemoa[/caption]Le directeur adjoint de cabinet du ministère en charge du Cadre de vie et du Développement durable, Pinto Adam, a officiellement lancé, vendredi 24 mars dernier, l’atelier national de validation du Schéma directeur de développement de l’espace régional (Sder) de l’Union économique et monétaire ouest-africaine. C’était en présence de Paul Koffi Koffi, commissaire chargé du département de l’aménagement du territoire communautaire et des transports.
Les discussions engagées lors de l’atelier national de validation du Schéma directeur de développement de l’espace régional (Sder) de l’Union économique et monétaire ouest-africaine, selon Paul Koffi Koffi, commissaire chargé du département de l’aménagement du territoire communautaire et des transports, devraient permettre à la fin de l’année en cours de disposer de ce cadre de référence de tous les acteurs en vue d’une meilleure orientation des investissements publics. Pour y arriver, développe le commissaire, la Commission a démarré depuis octobre 2015, les échanges pour la disponibilité du Schéma directeur de développement de l’espace régional (Sder) de l’Union économique et monétaire ouest-africaine. Cela à travers, explique Paul Koffi Koffi, un processus itératif et participatif en vue de disposer d’un instrument de planification sociale, pour contribuer à harmoniser les politiques de développement de territoire des Etats membres. Ledit processus requiert, indique le commissaire, quatre phases dont la troisième consacrée au développement des orientations retenues et à l’élaboration du Sder, est actuellement en cours d’achèvement.
Paul Koffi Koffi a cité les différents ateliers tenus dans les pays membres à cet effet, et s’est félicité des résultats obtenus. Ce qui a permis de resituer le Sder provisoire et de recueillir les différentes options pour un Sder consensuel. Raison pour laquelle le commissaire a invité les participants à apporter leur touche pour qu’à fin 2018, le Sder soit disponible.
Justement, le directeur adjoint de cabinet du ministère en charge du Cadre de vie, Pinto Adam, a lié la présence du commissaire à son engagement pour la disponibilité du Sder. Il a donc salué son engagement et sa détermination dans un contexte mondial marqué par le relèvement de plusieurs défis dont, la dégradation des ressources naturelles et les revers des changements climatiques. Des contraintes qui requièrent, admet-il, des arbitrages nécessaires.
Ainsi, conçoit Pinto Adam, le Sder se positionne-t-il comme un élément pertinent pour faire face à ces défis. « Tous les Etats doivent travailler pour son élaboration et sa mise en œuvre », assure-t-il, avant de poursuivre que l’aménagement du territoire est au cœur du Pag.
Il a salué la Délégation à l’aménagement du territoire (Dat), pour le travail abattu en vue de l’organisation de l’atelier. La Dat, rappelle-t-il, a travaillé pour l’adoption de la loi-cadre sur l’environnement.
Le gouvernement a renforcé, selon le directeur adjoint de cabinet, son option pour la gestion durable des ressources territoriales. Il a identifié l’axe stratégique n° 7 du Pag qui se rapporte au développement équilibré et durable de l’espace territorial.
Pinto Adam reste convaincu que le Sder et les projets économiques inhérents garantiront un espace régional intégré. Il a souhaité que les travaux de l’atelier soient fructueux pour la finalisation du Sder dont le défi actuel porte sur son opérationnalisation.
Le plasticien Georges Adéagbo attendu à Genève[/caption]Le plasticien béninois Georges Adéagbo présente à Genève une double exposition courant mai et juillet prochains. Dénommé « Genève Suisse d’hier et Genève Suisse d’aujourd’hui », ce projet porté par « Art for the World-Ong » en collaboration avec d’autres structures et partenaires, vise à présenter le travail de cet artiste à l’inspiration singulière.
Genève attend de recevoir du 3 au 18 mai puis du 3 au 8 juillet prochains, à la maison Tavel et au palais des Nations, des réalisations d’un plasticien dont les œuvres ont maintes fois fait le tour du monde et continuent de faire parler d'elles. Georges Adéagbo, au cours de ces deux rendez-vous très attendus, va créer des installations spécifiques sur les deux sites. Il va tenter de reconstituer l’histoire et l’actualité sur le thème « Genève Suisse d’hier et Genève Suisse d’aujourd’hui » pour faire réfléchir les usagers sur ces deux lieux qui abriteront ses expositions.
L’Association Kulturforum Süd-Nord fondée par Stéphan Köhler prend une part active dans cet événement artistique qui révèlera, une fois encore, tout le talent de Georges Adéagbo, premier artiste africain à recevoir le Grand Prix du Jury à la Biennale de Venise en 1999.
« La recherche artistique de Georges Adéagbo se caractérise par sa volonté de révéler des affinités et des aspirations similaires, parfois insoupçonnables, pouvant exister entre différentes cultures », explique Stephan Köhler dont la structure Kulturforum Sud-Nord suit le travail de l’artiste depuis 1999. Pour lui, « La possibilité pour l’artiste d’intervenir dans les espaces de la collection permanente de la maison Tavel, lieu d’histoire incontournable et exceptionnelle à l’échelle régionale et nationale visant la valorisation et à la préservation de la mémoire, s’inscrit parfaitement dans la démarche de l’artiste et permet la création d’un échange entre son approche artistique et la collection du musée ». La nouvelle installation d’Adéagbo conçue pour la maison Tavel à Genève, permettra de susciter un dialogue pertinent entre différentes cultures. « La rencontre de Georges Adéagbo avec la maison Tavel pose un regard nouveau sur cet édifice patrimonial », pense Stéphan Köhler.
Le plasticien béninois est donc très attendu du côté de Genève avec son inspiration et son talent. « En observateur, il s’est laissé guider par les lieux pour la création de sa narration artistique, dialogue interculturel des plus enrichissant pour notre ville », souligne le conservateur responsable de la maison Tavel, Alexandre Fiette.
Entretenir le dialogue culturel Occident-Afrique
« Outre le dialogue culturel Occident-Afrique, habituel dans la démarche de Georges Adéagbo, son intervention au palais de Nations aidera à la réflexion autour du potentiel communicatif de l’art dans les relations internationales. La pertinence de l’événement est renforcée par le fait que cette année 2018, on célèbre le 70e anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme», souligne le directeur de la bibliothèque des Nations Unies et président des activités culturelles des Nations Unies à Genève, Francesco Pisano. Cette double exposition sera accompagnée d’un ouvrage comprenant une documentation photographique sur l’œuvre de l’artiste ainsi que des textes et des interviews rédigés par des spécialistes de divers domaines.
Pour l’artiste lui-même, « L’art est dans la nature et c’est l’art qui fait l’artiste. Ce n’est pas l’artiste qui fait l’art ». L’œuvre d’Adéagbo révèle les affinités et les similitudes, parfois insoupçonnables, pouvant exister entre différentes cultures. « Sa démarche crée un dialogue significatif avec des œuvres d’art provenant de divers horizons, pour tisser une mémoire entre les cultures africaines et occidentales », précise la directrice du projet, Adelina von Fürstenberg.
Mais ce n’est pas la première fois que l’art d’Adéagbo va à la rencontre du public suisse. Depuis 1995, à l’occasion de sa participation à l’exposition « Dialogues de Paix », événement réalisé sous l’initiative d’Adelina von Fürstenberg dans le cadre du 50? anniversaire de l’Organisation des Nations Unies, l’artiste y a noué des contacts. Georges Adéagbo a, à son actif, des centaines d’expositions personnelles et collectives réalisées dans des pays d’Afrique, d’Europe et d’Amérique.
Le présent projet est initié et réalisé par Art for the World-Ong associée à l’Undpi, département de l’information publique de l’Onu. L’initiative est mise en œuvre en collaboration avec les musées d’art et d’histoire et la bibliothèque des Nations Unies à Genève ainsi que le Kulturforum Sud-Nord, Hambourg-Cotonou?
L’Intersyndicale des enseignants des Unb lève sa motion[/caption]Réunis en assemblée générale ce vendredi 23 mars 2018, les membres de l’Intersyndicale des enseignants des Unb (Ise-Unb), ont décidé de la suspension de la grève en cours, pour sauver l’année académique des menaces qui pèsent sur elle, mais donne un moratoire de trois mois au gouvernement pour satisfaire leurs revendications.
Les cinq autres syndicats membres de l’Intersyndicale du supérieur ont ainsi choisi de suivre la voie indiquée un peu plus tôt par le Syndicat national des enseignants-chercheurs et chercheurs du Bénin (Snecc-Bénin), pour ne pas « pénaliser les étudiants ». Par le moratoire, l’intersyndicale entend éprouver la sincérité des engagements pris par le gouvernement. Les responsables syndicaux avaient fait, la semaine dernière, le point des négociations avec le cabinet du ministre, les recteurs des universités nationales.
Selon Karl Martial Nassi, secrétaire général du Syndicat national des enseignants et chercheurs de l'Université nationale de l'agriculture (Synec/Una), joint au téléphone, c’est la fibre patriotique des enseignants qui a parlé. Pour lui, l’intersyndicale a pris cette décision pour sauver l’année qui, si rien n’est fait, sera compromise et invalidée. « Nous ne souhaitons pas faire subir une année blanche à nos étudiants », martèle Dr. Nassi, ajoutant par ailleurs qu’il y a eu tout de même des avancées par rapport à leur plate-forme revendicative, qui ont permis de suspendre la motion.
Les amphithéâtres devraient rouvrir si de leur côté, les étudiants décident de retourner à leur apprentissage.
Par Yêdafou KOUCHÉMIN (Stag.)
Société 26 mars 2018
Les enseignants vacataires suspendent leur grève[/caption]L’école béninoise reprend vie lentement mais sûrement. Après l’Intersyndicale de l’enseignement maternel et primaire (Imp) et celle de l’enseignement du supérieur qui ont décidé de suspendre leur grève et d’accorder un moratoire de trois mois au gouvernement, c’est au tour des enseignants vacataires d’emboîter le pas à ces deux organisations syndicales.
En effet, le Collectif des syndicats des enseignants vacataires du Bénin vient de suspendre le mouvement de débrayage de 96 heures qu’il a déclenché depuis le mardi 13 mars dernier, pour reprendre le chemin des classes dès ce lundi 26 mars. « Le Collectif des syndicats des enseignants vacataires du Bénin décide, dans l’intérêt supérieur du peuple béninois et après délibération, à la majorité des membres présents, de suspendre la motion de grève en cours pour compter du vendredi 23 mars 2018 et invite les enseignants vacataires à reprendre normalement les activités pédagogiques dans les établissements à partir du lundi 26 mars 2018 et à être prêts pour d’autres luttes en cas d’alerte », informe la motion de suspension de grève signée des responsables du Syndicat national des enseignants vacataires du Bénin (Syneves), du Syndicat national des enseignants vacataires de l’enseignement secondaire du Bénin (Syneves) et du Syndicat national des enseignants temporaires du Bénin (Snet-Bénin), composant tous le collectif syndical.
La décision de suspension fait suite aux différentes rencontres de négociations syndicales que le collectif a eues avec le ministre de l’Enseignement secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Kakpo Mahougnon, et son collègue de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni. Lesquels se seraient montrés ouverts au dialogue. Une attitude qu’ils ont traduite à travers un certain nombre d’actions, notamment la prise de la note de service n° 297/Mestfp/Dc/Sgm/Sa du 16 mars 2018 portant gestion des heures de vacation, le paiement des primes des heures de vacation de janvier 2018 déjà effectif pour beaucoup d’enseignants concernés et l’engagement du gouvernement à organiser un concours de recrutement au profit des enseignants du secondaire avant la rentrée scolaire 2018-2019, avec la promesse des deux ministres de plaider dans le sens de la proposition de prioriser les enseignants vacataires ayant le profil lors de ce concours.
La motion de suspension de grève renseigne, par ailleurs, qu’une délégation du collectif, après l’assemblée générale du vendredi 23 mars dernier, a constaté, preuves à l’appui, que le paiement des primes des heures de vacation du mois de février 2018 suit son court et est passé de 7 millions F Cfa le samedi 17 mars dernier à 1,026 milliard F Cfa à la date du vendredi 23 mars dernier. Le collectif salue les efforts des ministres Kakpo Mahougnon et Romuald Wadagni pour la satisfaction de sa plateforme revendicative, tout en les invitant à œuvrer pour l’accélération des travaux d’évaluation de l’incidence financière qu’engendrerait l’application du nouvel arrêté qui consacre le rehaussement du quota horaire.
Avec cette cascade de suspensions de grève, l’on pourrait affirmer que le spectre d’une année scolaire et universitaire blanche définitivement semble écarté?
Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé/Plateau
Actualités 26 mars 2018
La Fondation Etisalat offre 4 millions Cfa à l’Ong Emergenza Sorrisi[/caption]Quatre millions de francs Cfa. C’est le montant du don fait par la Fondation Etisalat Bénin, vendredi 23 mars dernier au profit de l’Organisation non gouvernementale Emergenza Sorrisi. Le geste vise à appuyer le combat et l’engagement de cette organisation contre le bec de lièvre et toutes autres affections qui déforment le visage des enfants, les privant ainsi de sourire et de joie.
Présente dans les actions sociales, la Fondation Etisalat Bénin milite également pour le sourire des enfants. C’est ce qui justifie sans doute le soutien apporté à l’Ong Emergenza Sorrisi doctors for smiling children Benin dans sa lutte contre le bec de lièvre. Vendredi 23 mars dernier, cette fondation a fait don d’un chèque de quatre millions de francs Cfa pour soutenir les campagnes de chirurgie oragnisées par Emergenza Sorrisi, notamment celle à venir du 14 au 20 mai à Abomey-Calavi. « Fondation Etisalat Bénin prône une bonne éducation des enfants qui passe par la santé », a déclaré Dolores Chabi Kao, secrétaire exécutive de la fondation. Pour elle, le slogan « Ensemble sauvons des vies », traduit l’engagement fort de ladite fondation en faveur de nombreuses actions dont le soutien apporté à la lutte contre le bec de lièvre. Par ce geste, indique-t-elle, cette fondation veut apporter le sourire à chaque enfant et agir pour son bien-être.
La fondation ne compte pas se limiter à cette seule action. Elle ambitionne d’être présente partout où se mèneront3 des actions pour sauver les enfants, aider les enfants malnutris, améliorer les conditions des personnes en situation de handicap, s’est-elle engagée avant de remettre officiellement le chèque de 4 millions de francs Cfa, appui de la Fondation Etisalat Bénin, à l’Ong Emergenza Sorrisi doctors for smiling children Benin dans sa lutte contre le bec de lièvre.
L’Ong Emergenza Sorrisi doctors for smiling children Benin organise du 14 au 20 mai prochain, en partenariat avec le ministère de la Santé, la huitième édition de sa mission médicale de chirurgie plastique et de réparation des becs de lièvre, des fentes labiales et palatines, des séquelles des brûlures. Cette mission aura lieu au Centre hospitalier universitaire de zone d’Abomey-Calavi. Des inscriptions sont déjà ouvertes à cet effet au siège de l’Ong. Une aubaine à saisir, lance Eustache Akoto qui invite les personnes atteintes à faire le déplacement pour être gratuitement prises en charge et soignées.
Le bec de lièvre fait partie des difformités cranio-
faciales congénitales les plus connues avec une prévoyance moyenne mondiale de 1,2 pour 1000 bébés avec des variations ethniques et géographiques. Au Bénin l’Ong Emergenza Sorrisi doctors for smiling children a opéré gratuitement 365 patients pendant ses missions, de 2011 à 2016.
Donner le sourire
Le bec de lièvre, les fentes labiales et palatines sont des pathologies qui déforment le visage ses enfants, perturbant ainsi leur bien-être social et psychologique. Depuis 2010, l’Organisation non gouvernementale Emergenza Sorrisi doctors for smiling children Benin s’emploie à lutter contre ces affections à travers des missions de chirurgie réparatrice. Cette campagne qui permet chaque année à des dizaines de personnes de bénéficier de la chirurgie plastique afin de se refaire le visage en est, cette année, à sa huitième édition. « Chaque année notre organisation travaille au sourire des enfants qui naissent avec ces pathologies », informe Josué Akoto, chargé de mission et de la formation au sein de l’Ong. Il explique ensuite que ces affections connues généralement sous l’appellation « bec de lièvre » sévissent dans plusieurs localités du pays et touchent surtout les enfants. C’est une affection qui atteint le fœtus avant les deux premiers mois de vie et qui créent, à la naissance, des difficultés de succion et de locution chez les enfants atteints. Bien plus que ces difficultés, le bec de lièvre, fait remarquer Josué Akoto, est source d’exclusion, de rejet, de stigmatisation et même d’infanticide. Les enfants atteints vivent donc une certaine psychose, déplore-t-il.
Grâce à l’appui de Emergenza Sorrisi Italie, il est organisé chaque année des missions de chirurgie plastique pour faire bénéficier des soins et traitement aux populations, dira pour sa part Eustache Akoto, président de la section béninoise de l’Ong. « La santé est le capital le plus précieux de l’homme et nul n’a le droit d’être heureux tout seul », soutient-il pour expliquer la démarche de son organisation. Sont particulièrement visés par les actions de cette organisation, les personnes à faibles revenus qui ne disposent d’aucune possibilité de s’offrir ou d’offrir à leurs enfants la chirurgie pour se refaire le visage.
Mais Emergenza Sorrisi doctors for smiling children Benin ne se limite plus aux missions de santé. Elle fait de plus en plus dans l’organisation et la prévention, soutient son premier responsable. Le bec de lièvre étant causé, entre autres, par la malnutrition sévère de la mère enceinte, la consommation du tabac en période de grossesse, la malpropreté, le défaut de soins et de suivi d’une grossesse et accessoirement les unions consanguines, des campagnes de sensibilisation et de formation sont initiées à l’endroit des populations pour également prémunir contre le mal.
Le Fsp appelle à la satisfaction des besoins du peuple[/caption]Le Front pour le sursaut patriotique (Fsp) a fait, vendredi 23 mars 2018, un point de presse pour se prononcer sur la situation socio-économique et politique du Bénin. Occasion pour ce regroupement de partis politiques et de syndicats de critiquer la gouvernance du régime en place.
Par la voix de son porte-parole, Jean Kocou Zounon, le comité de suivi du front accuse le gouvernement de ne pas satisfaire les besoins du peuple.
Selon le Fsp, le pouvoir de Talon n’a pas réussi à redonner espoir et l’enthousiasme au peuple, a relevé Jean Kokou Zounon.
Aussi, déplore-t-il une certaine « opacité » dans la gestion, des tentatives de confiscation des libertés, des poursuites et détentions arbitraires contre les opposants politiques.
Jean Kokou Zounon invoque un manque de rigueur dans la gestion des ressources publiques, une destruction de l’édifice institutionnel du pays par le non-respect des décisions de la Cour constitutionnelle.
Tout en condamnant par ailleurs les crimes ignobles perpétrés sur des enfants sans défense et sur des femmes, le Fsp déplore le silence du gouvernement face à ces enlèvements et tueries et l’inaction de la République à rassurer les populations. Le front exprime sa compassion et sa solidarité à toutes les familles éplorées, puis invite le gouvernement à prendre les mesures requises pour retrouver les coupables de ces pratiques inacceptables.
Yêdafou KOUCHÉMIN (Stag.)
Actualités 26 mars 2018

Gustave Assah passe désormais le témoin à Blanche Clarisse Sonon à la tête de Social Watch Bénin. La candidate de Wildaf Bénin à la présidence du réseau d’Organisations de la Société civile béninoise a été plébiscitée, samedi 24 mars, à l’issue de sa 9ème assemblée générale ordinaire dédiée au renouvellement des membres de son Conseil d'administration pour le compte de la cinquième mandature. Blanche Clarisse Sonon l’emporte avec 73,52% des suffrages exprimés.
Ce réseau créé en 2005 avec l’objectif de faire le suivi des politiques de développement (OMD/ODD) par le contrôle citoyen de l’action publique (CCAP) devra connaître à travers la nouvelle équipe une nouvelle gouvernance pendant les trois prochaines années.
Juriste de profession et consultante indépendante en genre et développement, la nouvelle présidente entend œuvrer au rayonnement du réseau Social Watch Bénin au plan national, régional et international. Elle compte avec la contribution de tous les membres mettre en œuvre des projets et actions susceptibles d’affermir le contrôle citoyen de l’action publique à travers la surveillance des politiques de développement économique, social et le suivi participatif des ODD.
Par ailleurs elle met un accent sur le membership, la reddition de compte qui implique le respect par les membres des obligations mutuelles. Son ambition prend également en compte le projet de construction d'un siège digne de nom pour le réseau.
Société 25 mars 2018