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Nouvelles

Décès de Rosine Soglo : Djogbénou exprime sa compassion au président Soglo
Affecté par la disparition de l’ancienne première dame, Rosine Soglo, le président de la Cour constitutionnelle, professeur Joseph Djogbénou, s’est rendu, ce vendredi 1er octobre 2021, au domicile de l’ancien président Nicéphore Soglo pour présenter, de vive voix, ses condoléances à la famille éplorée. Sur place Joseph Djogbénou et l’ancien président-maire Nicéphore Soglo ont échangé pendant trente minutes. Un tête-à-tête au cours duquel le premier responsable de la haute juridiction a pu exprimer sa compassion à l'époux de l'illustre disparue. Rosine Vieyra Soglo est décédée, dimanche 25 juillet 2021, à l’âge de 87 ans. Actualités 02 oct. 2021


Promotion du tourisme : Le président Talon au Zoo à Abomey-Calavi
Le président Patrice Talon, accompagné de quelques ministres, a fait une descente, le 1er octobre 2021, dans un zoo à Togba, commune d’Abomey-Calavi. Patrice Talon au Zoo. Le chef de l’État y est allé à Togba, dans la commune d’Abomey-Calavi pour découvrir les merveilles de la faune dans ce complexe érigé par l’He Edmond Agoua, député à l’Assemblée nationale. Il avait à ses côtés quelques membres de son gouvernement. Pendant deux heures,
Patrice Talon a visité les différents compartiments du site et découvert les animaux dont le lion, le guépard, les reptiles, les oiseaux sauvages, etc., avant d’encourager le promoteur. Cette visite traduit l’engagement du gouvernement pour la promotion du tourisme au Bénin. En témoignent les investissements colossaux en cours le long de la côte, de Cotonou à Grand-Popo pour créer des attraits et promouvoir la destination Bénin. Cette visite du chef de l’État au Zoo de Togba pourrait bien laisser éclore de surprises agréables pour la conservation de la faune à dessein touristique et pédagogique. Actualités 01 oct. 2021


Numérique au Bénin: Les innovations désormais accessibles en un clic
« Innovations au Bénin », la plateforme dynamique d’information et d’interaction avec les acteurs de l’écosystème des innovations a été lancée le 30 septembre 2021 dans les locaux de Sèmè One à Cotonou. De l’ombre, les innovations du Bénin passent à la lumière. Plus d’une centaine sont déjà disponibles sur la plateforme innovationsaubenin.org. Lancée ce jeudi 30 septembre, cette base de données se veut dynamique pour mettre l’emphase sur les innovations en fournissant des informations pertinentes, fiables et intéressantes pour non seulement augmenter la visibilité sur ces solutions, mais aussi aider à la prise de décisions stratégiques. « L’une des missions de Sèmè City est de promouvoir l’innovation, mais qu’est-ce qu’une innovation ? Ce concept est difficile à expliquer, quelle que soit la langue, et c’est d’autant plus vrai pour nos langues locales. C’est pour cela qu’il est plus simple de montrer des exemples concrets, qui permettent de mieux comprendre et cerner les implications d’une innovation et de la rendre accessible à tous. C’est à ce titre que des initiatives comme celle-ci voient le jour et doivent être encouragées ! », a déclaré Claude Borna, directrice générale de Sèmè City. En effet, le Bénin à l’instar des autres pays en développement, fait face à un certain nombre de défis en matière de santé, d’éducation, d’écologie, d’agriculture et de tout autre domaine qui impacte le développement. Afin de répondre efficacement à ces défis, des solutions localement pertinentes et motivées sont pensées et mises en œuvre par de jeunes talents béninois. Une culture de l’innovation commence à émerger. Elle a cependant besoin d’être consolidée, d’où l’importance de cette plateforme, fruit du partenariat entre Sèmè City, le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) à travers son Laboratoire d’accélération et EtriLabs. « Aujourd’hui, c’est la créativité et l’innovation qui font la croissance. L’enjeu économique n’est plus de faire ce que font les autres, même mieux, mais de mettre en valeur des produits de l’intelligence humaine. Désormais, c’est notre capacité à créer, à innover, à inventer qui va devenir notre principal critère de compétitivité et notre première source de croissance », a affirmé Aouale Mohamed Abchir, Représentant résident du Pnud. Une plateforme évolutive ! Sur cette plateforme, Il est possible de découvrir des solutions concrètes, efficaces et pertinentes, portées par des femmes et des hommes déterminés à bousculer les choses, pour changer le visage du Bénin et de l’Afrique. Les innovations déjà mises en avant répondent à des critères précis. « A partir de cette plateforme, nous pourrons rendre disponibles périodiquement une cartographie dynamique des différents acteurs de l’écosystème des innovations, leurs projets afin que tout le monde puisse mieux comprendre ce qu’ils font et les solutions proposées. La vocation est d’identifier des solutions efficaces et nouvelles qui méritent d’être accompagnées et d’être déployées à plus grande échelle», a martelé Claude Borna. Tout le monde peut contribuer à l’enrichir. Il suffit d’aller sur la plateforme et de cliquer sur l’onglet « Contribuer», puis de renseigner le formulaire. Un comité va statuer sur le contenu. « Cette plateforme et ses différentes fonctionnalités ont été conçues et développées pour élargir la perspective des acteurs existants, mais aussi la connaissance générale de l’écosystème, et l’aider à devenir plus inclusif, cohérent et collaboratif», a souligné Senam Beheton, directeur général d'Etrilabs. En procédant au lancement de la plateforme des innovations du Bénin, Marie Odile Attanasso, Présidente du Conseil d’Administration de Sèmè City, a rappelé combien le gouvernement est conscient du rôle crucial de l’innovation pour le développement durable du Bénin. Elle en veut pour preuves la place de choix accordée à la promotion de l’innovation dans le Programme d’action du gouvernement, notamment à travers la création de Sèmè City, ainsi que l’adoption de plusieurs mesures structurelles telles que l’augmentation des dépenses de recherche-développement et des investissements dans l’éducation ; l’opérationnalisation d’un fonds et d’une agence pour la promotion de la recherche scientifique et l’innovation technologique et la mise en œuvre du Projet de Développement des Infrastructures des Télécommunications et des Tic. Marie Odile Attanasso a tenu à remercier les partenaires techniques et financiers déjà associés à l’élaboration de ladite plateforme, ou qui se préparent à le faire, et le Pnud pour leurs appuis sans cesse renouvelés au gouvernement dans la recherche du mieux-être des populations. Société 01 oct. 2021


Viabilité des Systèmes financiers décentralisés: Réflexions sur l’efficacité des systèmes d’information et de gestion
La ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Véronique Tognifodé, a ouvert, jeudi 30 septembre à Cotonou, les travaux de l’atelier de réflexions sur les systèmes d’information et de gestion (Sig) des Systèmes financiers décentralisés(Sfd) face aux défis technologiques. « L’une des entraves à la bonne gouvernance reste la qualité et la quantité de l’information produite au niveau des Sfd », souligne la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Véronique Tognifodé. L’atelier de Cotonou vise à contribuer à la reproduction d’une information financière fiable au niveau de ces structures à travers la mise en place d’un système d’information et de gestion efficace. En effet, le secteur de la microfinance est en pleine croissance au Bénin. Or, les informations produites par les Sfd souffrent par moments de manque de fiabilité. Selon la ministre Véronique Tognifodé, certaines structures sont même dans l’incapacité d’en produire et l’interconnexion entre les points des services est quasiment inexistante. Cet état de choses s’explique entre autres par le défaut d’un Système d’information et de gestion (Sig) performant et accessible. Cet outil a entre autres pour tâche de capturer et de stocker les données, de les traiter pour produire des rapports pertinents et significatifs afin d’aider les responsables à l’utilisation des ressources. Cela permet aussi d’appuyer les différentes opérations en imposant le respect du processus défini par la règlementation. En effet, l’information financière est capitale pour la prise de décision adéquate au sein de tout Système financier décentralisé (Sfd). Pour la ministre chargée de la Microfinance, il est nécessaire d’assurer une production régulière d’informations fiables pour une gestion efficace et efficiente des opérations. A en croire Brice Dansou, directeur général du Fonds national de microfinance (Fnm), au cours de cet atelier, il s’agira entre autres de faire l’état des lieux du fonctionnement des Sig au niveau des Sfd, d’approfondir les réflexions sur cette problématique, d’identifier des solutions susceptibles d’améliorer la capacité des structures à choisir un bon Sig au regard des défis technologiques, à reproduire de bonnes informations et à trouver des pistes d’optimisation dans leur utilisation. C’est donc à juste titre que le Comité national de microfinance a jugé nécessaire de fédérer les énergies des différents acteurs autour de la question. Société 01 oct. 2021


Vote des lois sur la femme, l’administration territoriale et autres: Patrice Talon sollicite une session extraordinaire au Parlement
(Les travaux s’ouvrent le 7 octobre prochain) Le président de la République, Patrice Talon a saisi, conformément à la loi, l’Assemblée nationale pour demander la convocation d’une session extraordinaire aux fins d’examiner et de voter, en procédure d’urgence, quatre dossiers dont le projet de loi portant Code de l’administration territoriale et le projet de loi portant dispositions spéciales de répression des infractions commises à raison du genre et de protection de la femme transmis au Parlement mercredi 29 septembre dernier. L’Assemblée nationale ouvre sa troisième session extraordinaire au titre de l’année 2021, jeudi 7 octobre prochain. Elle a été sollicitée par le président de la République, Patrice Talon, qui a demandé l’examen en procédure d’urgence de quatre dossiers. Il s’agit en l’occurrence du projet de loi portant Code de l’administration territoriale, du projet de loi portant dispositions spéciales de répression des infractions commises à raison du genre et de protection de la femme, du projet de loi portant modification de la loi n°2003-04 du 3 mars 2003 relative à la santé sexuelle et à la reproduction et du projet de loi de finances rectificative gestion 2021. La lettre du chef de l’Etat a été lue à l’entame de la séance plénière de ce jeudi consacrée à la clôture de la deuxième session extraordinaire de l’année 2021. Le président de céans, Robert Gbian, premier vice-président de l’Assemblée nationale, a informé les députés que le bureau du Parlement s’est réuni après réception de la correspondance du président de la République. Selon lui, la réunion a retenu la date du 7 octobre pour ouvrir cette session extraordinaire sollicitée par le chef de l’Etat. Ce qui permettra à l’institution parlementaire de se pencher sur les quatre dossiers en question. Le bureau de l’Assemblée nationale, renseigne Robert Gbian, a saisi l’occasion de cette demande pour compléter cet ordre du jour de deux autres points à savoir l’élection du nouveau 2e questeur suite au départ de l’occupant du poste, l’ex-député André Okounlola récemment promu ambassadeur du Bénin près la Russie et l’examen de la proposition de résolution portant Code d’éthique et de déontologie des députés béninois. Ce qui porte désormais à six le nombre de dossiers programmés à l’ordre du jour de la troisième session extraordinaire de l’année 2021 du parlement. Le poste de 2e questeur sera pourvu Ainsi, le sort de chacun des six points à raison de quatre pour le président Patrice Talon et deux pour l’Assemblée nationale sera connu à l’issue des quinze jours que durera la prochaine session extraordinaire. Le dossier relatif à la proposition de résolution portant Code d’éthique et de déontologie des députés béninois était inscrit à l’ordre du jour de la deuxième session extraordinaire clôturée, ce jeudi, au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. Mais il n’a pu être examiné. Seuls les trois autres points ont été étudiés et adoptés. Il s’agit du projet de budget de l’Assemblée nationale gestion 2022 ; du projet de loi portant autorisation de ratification de la convention concernant l’assistance administrative mutuelle en matière fiscale, telle qu’amendée par le Protocole de 2010 (Mac) signée à Paris, le 27 novembre 2019 entre les Etats membres de l’Organisation de coopération et de développement économique (Ocde) dans le cadre du forum mondial sur la transparence et l’échange de renseignements à des fins fiscales. Il y a également les projets de lois portant autorisation de ratification du traité portant modification des dispositions du traité de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) du 20 janvier 2007 relatives à la dénomination du Conseil régional de l’épargne publique et des marchés financiers et du Protocole additionnel n°1/2017/Cceg/Uemoa modifiant et complétant le Protocole additionnel relatif aux organes de contrôle de l’Uemoa adoptés à Abidjan en Côte d’Ivoire respectivement le 12 juillet 2019 et le 10 avril 2017. La session budgétaire lancée le 26 octobre prochain Les députés n’ont plus de repos. Après avoir bouclé les travaux de la troisième session extraordinaire qui s’ouvrent le 7 octobre prochain pour durer quinze jours, ils vont enchainer avec le lancement de la seconde session ordinaire de l’année 2021 encore appelée session budgétaire. Celle-ci s’ouvre, mardi 26 octobre prochain, conformément à l’article 87 de la Constitution béninoise. Lequel dispose que : « L’Assemblée se réunit de plein droit en deux sessions ordinaires. La première session s’ouvre dans le cours de la première quinzaine du mois d’avril. La deuxième session s’ouvre dans le cours de la seconde quinzaine du mois d’octobre. Chacune des sessions ne peut excéder trois mois ». Cette date du mardi 26 octobre a été annoncée, ce jeudi, par le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Robert Gbian, lors de la séance plénière. Les travaux de cette session budgétaire, comme son nom l’indique, seront prioritairement consacrés à l’examen du projet de budget de l’Etat gestion 2022 adopté en Conseil des ministres du mercredi 29 septembre dernier et déjà transmis au Parlement par le gouvernement.   Actualités 01 oct. 2021


Passation de charges à l’Epp Egbédjè à Kétou: Quatre personnes en Conseil de discipline
Après la passation de charges à polémique à l’école primaire publique d’Egbédjè à Kétou, quatre personnes ont été écoutées par une commission. Ils sont quatre à comparaître devant la commission administrative paritaire qui a siégé en matière disciplinaire. Selon nos informations, il s’agit de Adrien G., le nouveau directeur qui devrait prendre service, Pierre S., l’ancien directeur qui a passé service, Bossa S. désigné pour représenter l’administration au cours de la passation et Cosme B, qui serait aussi sur les lieux. Chacun s’est défendu comme il le peut. En effet, il y a deux semaines, à la veille de la rentrée scolaire 2021-2022, des images d’enseignants qui seraient à une cérémonie de passation de charges ont inondé les réseaux sociaux. On y voit deux personnes avec des documents dans la brousse et quelques tables-bancs à côté. Les commentaires sont allés dans tous les sens, aussi bien au Bénin que dans des médias à l’étranger. Les faits se sont déroulés à Egbédjè dans la commune de Kétou, au Sud Est du Bénin. L’école créée en 2014 n’a pas prospéré du fait des tensions entre éleveurs et agriculteurs auxquelles la zone a été exposée. L’établissement est alors tombé dans un état de délabrement, où la passation de service insolite a eu lieu, comme l’illustrent les images qui ont circulé sur les réseaux sociaux. Les directeurs concernés ont donc été écoutés en conseil de discipline, ainsi que les deux autres enseignants. Mais selon les informations recueillies, cette commission qui a connu du dossier de prise et de publication de photos ternissant l’image de l’administration scolaire n’a pas le dernier mot. Elle est plutôt appelée à faire des propositions au ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou, qui décidera de la suite à donner à ce dossier. « La commission envoie les propositions au ministre. Il a le droit de prendre la sanction ou de ne pas prendre », a confié notre source. Les regards sont donc tournés vers l’autorité. Société 01 oct. 2021


Construction de l’Académie francophone de tennis à Avlékété : les autorités présentent le site aux architectes
Une délégation composée des autorités béninoises et des architectes a effectué, mardi 28 septembre dernier, une descente sur le site de la construction de l’Académie francophone de Tennis à Avlékété, dans la commune de Ouidah. Cette visite marque une étape importante dans le chronogramme de réalisation de cette infrastructure. Fruit de la coopération entre l’Organisation internationale de la Francophonie, la Fédération française de Tennis, l’Association des Fédérations francophones de Tennis, le gouvernement béninois et la Fédération béninoise de Tennis, l’Académie francophone de Tennis à Avlékété, commune de Ouidah sera une réalité dans les prochains mois. C’est dans cette perspective qu’une délégation composée des autorités et des architectes s’est rendue avec les membres du comité de suivi sur le site où sera érigée l’infrastructure. Oswald Homéky, ministre des Sports, Jean-Claude Talon, président de la Fédération béninoise de Tennis (Fbt), Bernardin Codjo Agossou, secrétaire général de la Fbt ; Edmond Toli, directeur général de l’Agence nationale de promotion des Patrimoines et de Développement du Tourisme (Anpt), sont allés présenter le site aux architectes Thierry Deschaumes du Cabinet français A26 et Serge Walckhoff. Cette descente témoigne de la détermination des pouvoirs publics de réaliser le projet « Ensemble, Osons l’avenir du tennis sur terre battue» dont l’objectif est de combler le fossé entre les tennismen africains et ceux des autres continents, selon le président de la Fbt, Jean-Claude Talon. Il se dit engagé avec son comité exécutif pour la construction de cette académie, différée de quelques mois à cause de la crise sanitaire liée au coronavirus. C’est le lieu pour l’architecte Thierry Deschaumes du cabinet A26, de saluer la volonté du Bénin de se doter de ce joyau. Celui qui a œuvré aux côtés de la Fédération française de Tennis avec Didier Girardet à la réalisation des projets architecturaux majeurs et au rayonnement du stade Roland-Garros pense que c’est un projet ambitieux. « Le projet de cette Académie est impressionnant d’autant plus qu’il s’agit d’un programme très ambitieux pour l’avenir dans un lieu magnifique, entre mer et lagune ». Il se réjouit de cette étape qui marque le lancement opérationnel du projet. Serge Walkhoff, architecte impliqué dans la démarche, s’engage à jouer sa partition pour la réussite du projet qui va contribuer à la participation des tennismen des pays francophones au plus grand tournoi de tennis sur terre battue, le prestigieux Roland-Garros. Rappelons que c’est en mai 2018 que le Bénin a décroché la construction de cette académie de haut standing qui sera ouverte aux jeunes champions de 27 pays francophones. Elle sera constituée de 20 courts de tennis en terre battue labélisés Roland-Garros, des salles de cours, 50 chambres individuelles, des parcours sportifs, une piscine, une salle de fitness, une salle de soins, un restaurant, un self, une boutique et un club house. Sports 01 oct. 2021


Jean-Roger Ahoyo: Un explorateur sans fin
L’ancien ministre de l’Environnement, Jean-Roger Ahoyo, est un assoiffé de la connaissance. A 80 ans, cet esprit brillant, avec son instinct d’archiviste, cherche toujours à en rajouter de nouvelles couches. Ses journées, voire ses nuits, il les passe au milieu des livres. Et le poids de l’âge n’enlèvera rien à cette passion à laquelle Jean-Roger Ahoyo a succombé depuis son jeune âge. Ce lundi 6 septembre 2021, à notre rendez-vous, il dévorait les pages de «Les Croisades vues par les Arabes», une œuvre de Amin Maalouf. Au deuxième étage de sa maison, se trouve son refuge naturel, c’est-à-dire sa bibliothèque, avec un décor livresque de plusieurs générations. C’est de là qu’il voguait dans l’histoire, sous les murailles de Nicée, dans la Turquie actuelle, pour comprendre cette incursion de l’Occident au cœur du monde musulman. Nous serions bien obligés, à la 105e page, de lui arracher une pause, pour le ramener à l’origine de cette passion. « Dans les premières années du secondaire, moi qui étais nul en orthographe, j’ai commencé à améliorer mes scores au point de me retrouver parmi les meilleurs grâce au goût de la lecture que mon grand frère Théophile, qui a été ambassadeur du Bénin au Zaïre, m’a inoculé. Depuis ce temps-là, je lis sans arrêt. Aujourd’hui, ça m’occupe à la retraite. Je n’ai pas l’impression d’humer l’air comme on le dit. Je lis et j’écris », confie-t-il. Néanmoins, la rigueur de son père, un instituteur formé à l’Ecole normale William-Ponty, tout comme Félix Houphouët-Boigny, Hubert Maga ou Abdoulaye Wade, y sera pour beaucoup dans son envol intellectuel. « J’ai fait deux fois le Cours moyen deuxième année (Cm2). La première fois, mon père qui était en même temps mon instituteur ne m’a pas présenté à l’examen sous prétexte que n’ai pas encore le niveau requis ». L’année suivante, Jean-Roger Ahoyo a réussi au concours de bourses pour rejoindre le lycée Victor Ballot de Porto-Novo en 1954, en même temps qu’au Cep. Un instinct d’archiviste Ce géographe, arrière-petit-fils du roi Béhanzin, ne laisse rien passer. Il note tout, archive tout, et veille sur tout. Peu importe le temps, les difficultés de conservation, le poids des documents. La maîtrise des choses de l’esprit est comme une seconde nature chez lui. Dans sa bibliothèque, entre les montagnes de documents sur lesquels il continue de prendre appui, on retrouve de vieilles notes, parfois sur des papiers délicats, mais toujours utiles. Que ce soient des fiches de cours, des courriers pour recevoir ou donner des instructions, rien n’est banalisé. Ceux qui le connaissent, gardent de lui son esprit d’archiviste. Journaliste et écrivain, Philippe Hado le connaît un peu mieux pour avoir été un de ses élèves. « Roger Ahoyo ne fait rien sans le consigner quelque part. Même ce qui peut paraître anodin, il le note. Pour lui, il faut tout consigner. Il ne laisse jamais les paroles s’envoler. Il écrit beaucoup, mais malheureusement nous sommes dans un monde où nous lisons peu », témoigne-t-il. Les centaines de discours qu’il a lus en sa qualité de ministre de l’Environnement, ses rapports de missions au Bénin et à l’extérieur renseignent à suffisance sur sa conviction pour l’écologie et l’urgence de la planification urbaine au Bénin. « Aujourd’hui, l’on peut se réjouir que le ministère de l’Environnement, de l’Habitat et de l’Urbanisme (Mehu), dont la mission, au début, n’était pas évidente, pour la plupart de nos concitoyens, ait donné la preuve en quatre ans d’existence que sa création le 29 juillet 1991 répondait bien aux exigences de développement harmonieux de notre pays. L’importance et la consistance des tâches accomplies ainsi que les perspectives en témoignent », s’en réjouissait-il le 29 juin 1995, dans le rapport de passation de témoin entre lui et son successeur, le docteur Aziadomè Kogblévi. On se demande alors bien comment l’ancien conseiller à l’Unesco, très passionné des livres a pu atterrir en géographie. Avec un baccalauréat C en 1961, il a décidé d’aller faire Lettres Supérieures. Et son beau-frère, Jean Pliya, « L’arbre fétiche » de la géographie béninoise, était là pour lui tenir la main. « J’ai été influencé par deux professeurs ; l’agrégé de géographie Gioude et Jean Pliya qui a épousé ma grande sœur, en premières noces ». Après sa licence en 1966 à l’Institut de Géographie de la Sorbonne, il regagne sa patrie pour donner des cours au lycée Victor Ballot, devenu entretemps lycée Béhanzin au lendemain des indépendances. Un relatif isolement Dans le rang de ses élèves à l’époque, on comptait l’ancien conseiller à la présidence Amos Elegbè, l’ancien président de la Cour suprême Ousmane Batoko, l’ancien ministre de l’Intérieur Daniel Tawema, les historiens Sylvain Anignikin et Bellarmin Codo, et beaucoup d’autres personnalités aussi illustres. « Pour le peu de souvenirs que j’ai de lui pendant qu’il enseignait au Lycée Béhanzin, c’est un monsieur qui ne menait pas un grand train de vie. Jean Roger Ahoyo n’avait pas honte de dire à ses élèves qu’il n’avait que sa mobylette, qu’il appelait lui-même son ‘’tacot’’ » raconte Philippe Hado. En 1971, il repart dans l’Hexagone pour faire sa Maîtrise de géographie et ensuite une thèse de doctorat en 1975 sur la conurbation entre Abomey et Bohicon. Aux heures chaudes de la révolution, l’enseignant de géographie à l’Université nationale du Bénin se verra pris au piège. Il fut nommé directeur général du ministère de l’Intérieur, sans son consentement. « Sous la révolution, on ne demande pas l’avis des gens. Armand Monteiro qui était ministre de l’Éducation est un ami. C’est lui qui m’a proposé au ministre Martin Dohou Azonhiho. Une nuit, il a organisé une rencontre où le ministre me disait qu’il n’y a pas de débat autour. Cette nomination m’a beaucoup gêné. J’ai envisagé même de m’exiler, mais mon frère Théophile, encore lui, m’a dit qu’il n’était pas question que je m’en aille. J’ai donc connu une période d’isolement intérieur qui m’a beaucoup marqué ». La crainte des représailles du camp des « révolutionnaires » était réelle. Jean-Roger Ahoyo a dû subir pour les éviter à ses proches. De loin, il était aisé de se rendre compte que c’est un révolutionnaire réservé. « Quand il était le collaborateur du ministre Azonhiho, il n’avait pas l’air de quelqu’un de très engagé. Mais il n’était pas moins appliqué à la tâche. Il n’avait peut-être pas l’âme des révolutionnaires, vu sous l’angle de Kérékou, mais vous le voyez comme le technocrate. Il était là comme directeur général du ministère, mais assumait. Il apparaissait comme l’ombre de Azonhiho. Je sais que là-dessus, il a dû avoir beaucoup de controverses », souligne Philippe Hado. Au fond, il y avait, selon Jean Roger Ahoyo, deux courants progressistes qui ont soutenu le coup d’État de 1972. Il y a d’une part la Jeunesse unie anti-impérialiste du Dahomey (Jud) créée en 1974, dont il était membre. D’autre part, il y a la Ligue nationale de la jeunesse patriotique du Dahomey créée en 1968 qui elle a décidé de soutenir corps et âme la révolution. « Nous, on voulait composer avec les militaires, contrôler le régime avec eux. Mais nous avons été réprimés. Nos associations ont été dissoutes. Ils ont nommé nos cadres dans tous les ministères, sans consultation », raconte-t-il avec passion. En quête de liberté La liberté sera de retour, une fois qu’il a été nommé directeur de l’Ecole normale supérieure. Puis deviendra par la suite vice-recteur de l’Université nationale du Bénin. Jean Roger Ahoyo finira par être emporté par la crise de l’enseignement supérieur. « Kérékou allait à une réunion à Ouagadougou. A l’aéroport, il a fait un discours pour dissoudre la direction de la Coopérative des étudiants, ce qui a relancé la grève. Le Bureau politique du Parti de la Révolution populaire du Bénin (Prpb) s’est réuni pour limoger le ministre de l’Éducation nationale, le recteur Dramane Karim et moi-même vice-recteur. C’est un grand coup de balai puisqu’il disait qu’on était de connivence avec les étudiants », s’en souvient-il. A l’aube de la démocratie, Jean Roger Ahoyo rebondit au poste de directeur de Cabinet du Premier ministre Nicéphore Soglo, qui deviendra, par la suite président de la République. « J’avais un parcours, mon militantisme, qui m’a permis d’être nommé. Là encore, ce n’est pas moi qui ai demandé. C’est l’œuvre de feu l’ambassadeur René Valéry Mongbè, le tout premier envoyé aux Nations Unies sous la démocratie. Je n’étais pas habitué au président Soglo ». Cependant, la collaboration avec la première dame ne fut pas au top. Ce qui le poussera à quitter quelques années plus tard le cabinet pour le poste de ministre de l’Environnement, son marigot. « J’ai essayé de préserver mon indépendance », dit-il. La collaboration n’a pas été un long fleuve tranquille. Certes, les relations avec la première dame n’étaient pas au beau fixe, mais les calculs politiques entraient aussi en jeu. « Le président Soglo a demandé à certains d’entre nous de lui créer un parti politique. Il y avait moi, Florentin Mito-Baba, feu Guy Amédée Adjanohoun, Rigobert Ladikpo, feu Véronique Lawson, et d’autres. Nous avons commencé les travaux quand brutalement, on nous dit que Rosine Soglo a créé la Renaissance du Bénin. Le président nous a réunis pour en discuter, mais on n’a pas pu s’entendre », se souvient-il. C’est ainsi que le Rassemblement africain pour le progrès et la solidarité (Rap) a été créé. Florentin Mito-Baba en était le président et Jean Roger Ahoyo, le secrétaire général. Entre-temps, en juillet 1994, la présidente de la Renaissance du Bénin, feue Rosine Soglo, avait intimé l’ordre à tous ceux qui soutenaient l’action du chef de l’État de rejoindre le parti. Il y a eu l’épisode de l’appel de Goho que Jean Roger Ahoyo et ses pairs n’ont pas digéré. Nicéphore Soglo avait lui aussi lancé une sommation à ses collaborateurs dans le même sens. Ces derniers ont fini par créer leur formation politique. « C’est là que j’ai vu que le président Soglo n’est pas au point politiquement. Sinon, il aurait cherché à rapprocher les deux formations. Comme on le soutenait, on s’est tu. On a continué, jusqu’à ce qu’il nomme un gouvernement de ‘’combat ‘’ qui le conduira à l’échec. Je n’étais plus dans ce gouvernement », informe l’ancien directeur de cabinet du président Soglo. Retraité depuis 1996, mais toujours occupé Ses cheveux poivre et sel puis son physique donnent l’impression que Jean Roger Ahoyo est un « vieux ». Pour qui connaît l’ancien enseignant du lycée Victor Ballot de Porto-Novo, c’est un intellectuel qui n’aime pas vieillir, d’abord dans la tête. Après avoir servi l’État jusqu’en 1996, année où il est admis à la retraite à 55 ans, il s’imprime un nouveau rythme. Une opportunité s’offre à lui et il la saisit au bond. « J’ai un ami, Kossou Basile qui travaillait avec le directeur général de l’Unesco Federico Mayor Zaragoza (1987-1999). Puisque je suis libre depuis 1996, il m’a proposé de venir à l’Unesco. Là, j’ai accepté. C’est alors que je suis allé rouvrir le Bureau Unesco à Brazzaville. Mais la guerre civile m’a chassé et je suis retourné à Paris. On m’a envoyé attendre dans mon pays. En 1998, on m’a appelé à Dakar, où je suis resté jusqu’en 2003 », relate l’homme de culture. Jean Roger Ahoyo passe son temps à écrire ouvrages, chroniques, tribunes libres, etc. L’octogénaire a encore des manuscrits à publier dans sa gibecière. C’est une personnalité qui aime partager ses points de vue, éclairer la voie pour la prochaine génération. Il est d’ailleurs encore actif politiquement. « Ce qui me tient à cœur, c’est l’avenir du pays. Il nous faut trouver le levier qui nous fera aller de l’avant. Talon est venu, il a fait des réformes sur le plan politique. Certains le critiquent. Mais il nous faut un régime politique adapté à notre devise. Ma préoccupation à moi, c’est aussi le retard de l’Afrique. Quel outil politique faut-il forger pour aller de l’avant. Ce qui nous guette, pour créer une force politique, ce sont nos divisions. Si on laisse les gens faire ce qu’ils veulent, ils vont créer des partis ethniques. Il faut que les Béninois se regroupent en de grands blocs ». Vieillard assis, l’ancien vice-recteur de l’Unb voit de loin le talon d’Achille du Bénin. Ce sont, dit-il, les divisions ethniques. « Il faut les combattre de toutes nos forces. C’est ce qui nous arrière en Afrique », dit-il de toute son énergie. Et tant qu’il lui restera un souffle de vie, il ne cessera de le dire, de l’écrire, de le crier s’il le faut. Au nom de sa conviction, promet-il. Société 01 oct. 2021


Construction du village de vacances d’Avlékété: Le projet entre dans sa phase de réalisation
D’importants projets sont initiés, depuis 2016, afin de révéler le secteur touristique béninois. Au nombre de ceux-ci figure la construction du village de vacances d’Avlékété, dans la commune de Ouidah. Le conseil des ministres de ce mercredi 29 septembre a pris de nouvelles décisions entrant dans le cadre de sa mise en œuvre. Ces dernières années, le secteur du tourisme devient de plus en plus une source de développement économique. En effet, sur la base des orientations du Programme d’action du gouvernement, plusieurs réformes ont été engagées pour une meilleure structuration du secteur et des projets phares développés pour créer une destination « Bénin » authentique et unique. Parmi ces projets, l’on peut noter la construction du village de vacances d’Avlékété, dans la commune de Ouidah. Lors du conseil des ministres de ce mercredi 29 septembre, le gouvernement a procédé à la contractualisation avec divers cabinets pour des missions de maîtrise d’œuvre complète des travaux de construction puis d’exploitation, par Club med, du village de vacances d’Avlékété, dans la commune de Ouidah. Dans son point hebdomadaire, le porte-parole du gouvernement a fait savoir que la construction dudit village est destinée à renforcer la disponibilité en réceptifs hôteliers avec des équipements de haut standing, aux normes et standards internationaux. « A cet effet, le gouvernement avait déjà marqué son accord, en mars 2021, pour une mission d’assistance technique à maîtrise d’ouvrage, pour des missions de Project management et de direction d’exécution des travaux», fait savoir Wilfried Léandre Houngbédji. A l’étape actuelle de l’exécution du projet, il précise qu’il y a lieu de compléter le dispositif opérationnel par le recrutement d’un maître d’œuvre pour la conception architecturale et d’un bureau d’études techniques. De même, la sélection d’un bureau d’études techniques, multidisciplinaire ayant des références solides et un savoir-faire avéré en ingénierie est indispensable. « Les mêmes exigences sont nécessaires pour le bureau de contrôle technique dont le rôle sera d’élaborer les rapports initial et final ainsi que d’autres documents entrant dans le cadre de la bonne conduite du projet », renseigne le porte-parole du gouvernement. Le Conseil a, par conséquent, autorisé la contractualisation avec diverses structures spécialisées, en vue de la mise en œuvre des différentes composantes de cet important projet. Le Bénin, destination touristique prisée Avlékété, l’un des arrondissements lacustres de Ouidah est situé sur la côte de l’océan Atlantique. Dans le Programme d’action du gouvernement, il est prévu dans cet arrondissement la construction d’une station balnéaire de classe internationale, un terrain de golf sur plusieurs hectares pour abriter des compétitions internationales de cette discipline. La vision du gouvernement est de faire de Ouidah la 2e ville de l’Afrique subsaharienne à accueillir le «Club med » qui aura plusieurs villages de 330 chambres chacun et peut employer jusqu’à 1000 personnes. Aussi, il s’agit de faire du segment balnéaire, un moteur de développement du tourisme. Plus spécifiquement, permettre aux Béninois et aux touristes étrangers de disposer de plages praticables pour les bains. Autant de réalisations qui augurent de perspectives heureuses pour le tourisme béninois et, partant, pour l’économie nationale. D’ici à 2026, le Bénin sera à l’affiche comme une destination touristique majeure du continent et du monde, présent dans les grands magazines et sur tous les écrans. Actualités 01 oct. 2021


Croissance inclusive au Bénin: L’esquisse d’un nouveau modèle pour réduire la pauvreté
La Note de diagnostic pays publiée par la Bad sur le Bénin esquisse un modèle de croissance et de développement plus inclusif. Le document explore les perspectives d’une transformation structurelle de l’économie pour réduire la pauvreté. « Les performances économiques ne se sont pas traduites par l’amélioration de la redistribution des revenus disponibles, révélant ainsi le caractère peu inclusif de la croissance ». Telle est l’analyse des économistes de la Banque africaine de développement (Bad) dans la Note de diagnostic pays (Ndp) intitulée « Accélérer la transformation structurelle pour une croissance inclusive», publiée par l’institution sur le Bénin. Pour inverser la tendance, un nouveau modèle de croissance et de développement est esquissé. Il repose sur six axes principaux. Les stratégies suggérées portent sur le développement du capital humain pour une productivité accrue, des chaînes de valeurs agricoles et industrielles, des infrastructures de soutien à la compétitivité par des investissements publics efficaces. Il est aussi question d’améliorer l’environnement des affaires pour le développement du secteur privé, de diversifier les exportations et promouvoir l’intégration régionale et de renforcer les mécanismes distributifs de la richesse pour une croissance inclusive. L’Etat devra aussi poursuivre les politiques macro-budgétaires saines, renforcer le cadre réglementaire et institutionnel pour le développement des investissements privés et accroître les investissements publics efficaces. La Ndp fait état d’une pauvreté endémique encore élevée, malgré les performances économiques enregistrées ces dernières années. La pauvreté au niveau national s’élevait à 38,5 % en 2019 contre 39,3 % en 2015, soit une légère baisse de 0,8 point de pourcentage, selon les données de l’ex-Institut national de la Statistique et de l’Analyse économique (Insae). La pauvreté rurale reste forte à 44,2 % contre 31,4 % pour le milieu urbain, soit +12,8 points de plus, en 2019. La crise sanitaire et économique de Covid-19 survenue début 2020 pourrait aggraver la pauvreté à court terme, en raison du ralentissement du rythme de la croissance et du Pib/hab. De plus, l’Indice de développement humain (Idh) reste aussi faible : le pays est classé 30e en Afrique et 163e sur le plan mondial avec un Idh de 0,52 en 2019, selon la Banque mondiale. L’Indice d’inégalité du genre (Iig) est estimé à 0,612 pour le Bénin classé 148e sur 162 pays, indique le Rapport sur le développement humain 2020 du Pnud. Pourtant, le pays a réalisé, au cours de la dernière décennie, des bonds économiques avec un taux de croissance de 5 % en moyenne. De pays à faible revenu, il a été même reclassé à partir de juillet 2020 au rang des pays à revenu intermédiaire de la tranche inférieure avec un revenu national brut par habitant qui a fortement augmenté de 757 dollars Us en 2010 à 1250 dollars Us en 2019. Les « distorsions », selon les spécialistes, se justifient par la « rigidité structurelle » de l’économie qui ne permet pas d’amorcer suffisamment la transformation structurelle, ni de réduire significativement la pauvreté. A les en croire, elles reflètent in fine le caractère « non inclusif » de cette trajectoire de croissance. « L’économie est restée structurellement orientée vers les activités à faible productivité (agriculture de subsistance, secteur informel) », souligne le rapport. Jusqu’à présent, les moteurs de la croissance continuent de reposer sur l’agriculture (coton notamment), le commerce et les transports (port de Cotonou). D’où, il convient de réorienter les politiques de développement du pays. Actualités 01 oct. 2021


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