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Nouvelles

4e Forum pour la résilience en Afrique : sécurité, investissement et croissance au menu
Du 28 au 30 septembre, se tient la quatrième édition du Forum pour la résilience en Afrique (Arf 2021). Organisé par le Groupe de la Banque africaine de développement (Bad), le forum se déroulera en mode virtuel et portera sur le thème : « Covid-19 et au-delà : travailler ensemble pour un continent résilient ». L’Arf 2021 rassemblera les principaux acteurs autour des politiques menées et de la création des solutions pour financer le développement durable. Les travaux seront meublés de plusieurs tables rondes portant sur une dizaine de thématiques. La session introductive sera animée sur « Le nexus sécurité, croissance économique et investissement : des solutions pour atténuer la vulnérabilité et la fragilité ». La session sur le sous-thème « Accélérer l’adaptabilité au changement climatique dans les États en transition » permettra de planter le décor. Les participants se pencheront ensuite sur la stimulation de la fabrication et de l’industrialisation des produits pharmaceutiques, l’investissement dans les femmes entrepreneures, la création d’emplois au profit des jeunes. La réduction de la fracture numérique pour la croissance et l’égalité, le développement des solutions innovantes pour renforcer la résilience en Afrique, l’exploitation de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), sont également au menu des discussions. La tenue de ces assises revêt une importance capitale dans le contexte actuel où la pandémie du coronavirus continue de tester les mécanismes de résilience des communautés et des institutions avec des risques d’accroître les écarts socio-économiques entre les pays et à l'intérieur des pays. La rencontre servira de plateforme de partage d’expériences et de leçons apprises, et permettra d’explorer les innovations basées sur les tendances mondiales et régionales pour lutter contre la fragilité et renforcer la résilience durable sur le continent africain. En fait, la crise économique et sanitaire, souligne la Bad, a réduit les moyens de subsistance et fait payer un lourd tribut aux économies et aux sociétés africaines, en particulier dans des contextes de fragilité. La pauvreté, les conflits prolongés, l'instabilité politique, les crises humanitaires, associés aux violences sexistes, la dégradation de l’environnement et le changement climatique, continuent d’affaiblir le développement et d’empêcher de nombreux pays d’Afrique de sortir de la fragilité, fait remarquer l’institution. En marge de cet événement, se tiendra jeudi prochain le Forum d’Assouan (Aswan) pour la paix et le développement durables? Société 28 sept. 2021


Obligation de délivrance de factures normalisées : les écoles privées du Borgou demandent un moratoire de deux ans
Invités à délivrer désormais des factures normalisées aux parents de leurs apprenants, les établissements scolaires privés, laïcs et confessionnels du Borgou, à travers leurs structures faîtières, demandent un moratoire de deux ans au gouvernement. A travers ce plaidoyer, ils espèrent disposer du temps nécessaire pour se conformer à cette obligation. Obligation est faite, depuis quelques mois, de délivrer des factures normalisées à l’occasion des transactions commerciales ou de toutes prestations de service. Dans le Borgou, les établissements scolaires du privé, laïcs et confessionnels éprouvent des difficultés à mettre en application la mesure. Leurs faîtières demandent même au gouvernement un moratoire de deux ans afin de leur permettre de s'y conformer. « Cette année, le gouvernement est allé vers les promoteurs d’établissements privés ou les gestionnaires d’écoles privées, laïques ou confessionnelles pour que désormais, ils puissent également faire délivrer des factures normalisées aux parents d’élèves. Mais comme nous venons d’être informés et qu’il nous faut acquérir les machines devant servir à cet effet, les structures faîtières au niveau de l’église protestante et celle catholique ainsi que des écoles laïques ont décidé de porter à l’attention de l’Etat béninois, à travers le directeur général des Impôts, leur souhait de le voir leur accorder un moratoire de deux ans », a informé le coordonnateur départemental du patronat des écoles privées du Borgou, Claude Tikou. Pour pouvoir se conformer à cette nouvelle mesure, il estime que ces établissements scolaires concernés n’ont suffisamment pas été avertis. « Dans le monde scolaire privé, nous n’arrivons pas déjà à surmonter les charges qui sont liées à nos activités. Nous faisons également du social. Contrairement aux autres entreprises qui sont mercantiles, nous faisons beaucoup plus du social », a-t-il expliqué. Dans ce cadre, confie-t-il, des dossiers ont été déposés sur la table du directeur général des Impôts. « Je crois que d’ici à là, nous allons nous conformer. Nous ne sommes pas contre cette mesure prise par l’Etat. C’est un plaidoyer afin qu’on puisse mieux nous accompagner», poursuivra Claude Tikou. Plus loin, il confie que les factures normalisées n’ont en réalité aucun impact sur les frais de scolarité. « Les établissements scolaires privés ne paient pas la Tva. Il n’y a pas de Tva sur les frais d’écolage », précise-t-il. Toutefois, il reconnait qu’au nombre des avantages qu’elle offre, cette facture devrait permettre à ces établissements de procéder à un meilleur suivi, par rapport à leur gestion. Aux dernières nouvelles, les établissements scolaires privés, laïcs et confessionnels du Borgou ne sont pas les seuls à avoir pris cette initiative en direction du gouvernement. Société 28 sept. 2021


Célébration de l’excellence dans l’éducation à Pèrèrè : des lettres de félicitations à une trentaine de chefs d’établissements
Dans la commune de Pèrèrè, hier lundi 27 septembre, à la salle de délibération de la mairie, plus d’une trentaine de chefs d’établissements scolaires du primaire et du secondaire ont reçu des lettres de félicitations. Cette initiative de la mairie vise à reconnaître et encourager les efforts qu’ils ont consentis au cours de l’année scolaire 2020-2021. L’année scolaire 2020-2021, la commune de Pèrèrè s’est illustrée grâce aux résultats qu’elle a obtenus aux examens du Certificat d’études primaires (Cep) et du Brevet d’études du premier cycle (Bepc). Pour célébrer ces performances, la mairie a procédé, hier lundi 27 septembre à sa salle de délibération, à la remise de lettres de félicitations à une trentaine de responsables d’établissements scolaires. « Nous ne pouvons pas vous payer le prix du sacrifice que vous consentez. Tout ce que nous pouvons faire, c’est de vous témoigner notre reconnaissance et vous demander de continuer afin que notre commune puisse sortir de l’ornière », a indiqué le maire Abdoulaye Alassane Nouhoum, en s’adressant à ces responsables d’établissements. Il a exhorté leurs autres collègues à leur emboîter le pas pour que cette année scolaire, la commune puisse enregistrer des résultats encore meilleurs. La journée d’hier lundi 27 septembre a donc été consacrée à la célébration de l’excellence dans le secteur de l’éducation à Pèrèrè. A l’occasion, la mairie a également procédé à la remise de tables et bancs à certains établissements scolaires. Fruit des efforts des contribuables de la commune, le maire a invité les bénéficiaires à en faire un bon usage. Education 28 sept. 2021


Mobilisation sociale contre l’apatridie : des journalistes sensibilisés au droit à la nationalité
Dans le cadre d’un plaidoyer et d’une mobilisation sociale pour la réduction de l’apatridie au Bénin, des professionnels des médias ont été éclairés sur la thématique, jeudi 23 septembre à Cotonou. Lutte contre l’apatridie au Bénin. C’est autour de cette question que les professionnels des médias ont été mobilisés, dans la matinée du jeudi 23 septembre par leurs faitières, en collaboration avec Amnesty international Bénin et Mayro Magazine. Il s’est agi à travers diverses communications de clarifier le concept, ses manifestations, causes et conséquences et de revisiter le droit positif béninois sur la question de la nationalité. Selon la convention de New York du 28 septembre 1954, est considérée comme apatride « toute personne qu’aucun Etat ne reconnait comme son ressortissant par application de sa législation ». Ainsi, cette personne est dépourvue de nationalité et ne bénéficie de la protection d’aucun Etat. En réalité, la nationalité confère un lien juridique ayant à sa base un fait social de rattachement, une solidarité effective d’existence d’intérêts, de sentiments, joint à une réciprocité de droits et de devoirs. Et le droit à la nationalité est un droit consacré par la Déclaration universelle des droits de l’Homme en son article 15, et le pacte international relatif aux droits civils et politiques. Mais pour plusieurs raisons, une personne peut se retrouver en situation d’apatridie et pour prévenir le mal, il faudrait, entre autres, veiller à ce qu’aucun enfant ne naisse apatride, donc sans un acte de naissance, supprimer la discrimination fondée sur le genre dans les lois sur la nationalité, prévenir le refus, la perte ou la privation de nationalité pour des raisons discriminatoires. Certes, de nombreux Etats tels que le Bénin, le Burkina Faso, la Guinée, la Guinée-Bissau et le Mali ont officiellement adopté des plans d’action nationaux pour l’éradication de l’apatridie, mais les situations relatives au mal persistent. En ce qui concerne spécifiquement le Bénin, le citoyen lambda n’éprouve aucune contrainte à se faire établir un acte de naissance pour lui-même, encore moins pour sa progéniture. Mais dans certaines régions frontalières en proie à l’extrémisme violent, le phénomène s’accentue. L’atelier de formation à l’endroit des professionnels des médias vise à attirer l’attention sur l’urgence de corriger le tir. Car, l’apatridie a un impact dévastateur sur l’individu et peut être source d’insécurité et de conflits. Elle favorise au plan sous-régional les migrations, les trafics de toutes sortes. Le Bénin est appelé à intensifier sa politique d’identification et d’enregistrement des personnes, mais aussi à aller à des mesures coercitives pour vaincre l’apatridie. Société 28 sept. 2021


Wamma awards 2021: Nana Tepa lauréate dans la catégorie « Meilleur clip vidéo »
Du 16 au 18 septembre dernier, s’est tenue au palais des congrès de la capitale nigérienne, la 7e édition des Wamma awards (West african music and movie awards). Au terme de la compétition, le trophée de ‘’Meilleure vidéo autochtone’’ est revenu à la chanteuse béninoise Nana Tepa. Le Bénin est à nouveau honoré sur la scène musicale africaine. C’est à travers Irma Yontoun Tepa connue sous le nom de Nana Tepa. Elle a remporté le trophée de ‘’Meilleure vidéo autochtone’’ au palais des Congrès de la capitale nigérienne à l’issue de la 7e édition des Wamma awards (West african music and movie awards). Inscrite en ligne avec son morceau ‘’Pan’tori’’ à la suite d’un appel à projet lancé par le promoteur dudit festival Tchayé Okoudjou, elle a été nominée dans deux catégories à savoir : ‘’Meilleure musique autochtone et meilleure vidéo autochtone’’. C’est dans la deuxième catégorie qu’elle a reçu le trophée. Elle a exprimé sa joie pour cette distinction et souligne que ce trophée est une motivation pour elle d’aller encore plus de l’avant. « Je rends grâce à Dieu. Je remercie tout mon staff pour le travail abattu. Un sincère merci à l’endroit de tous ceux qui me soutiennent y compris la presse béninoise », a-t-elle laissé entendre. Digne fille de Natitingou, Nana Tepa chante surtout en ‘’Waama’’, l’une des langues les plus parlées dans l’Atacora. Son morceau ‘’Pan’tori ” est entièrement chanté en Waama dans un rythme assez particulier ‘’le Yobou’’. Ce trophée vient une fois de plus confirmer le talent de la chanteuse qui fait la promotion de la localité à travers sa musique. Il est à rappeler que des 32 Béninois, toutes catégories confondues, à être nominés pour ces trophées, seuls quatre ont pu tirer leur épingle du jeu. Culture 28 sept. 2021


Théâtre avec la compagnie Agbo-N’Koko: Ousmane Alédji redonne vie à la reine Tassi Hangbé
« Tassi Hangbé, la reine interdite» de l’auteur béninois Florent Couao-Zotti est mise en scène par le dramaturge Ousmane Alédji à travers une création intitulée « Tassi Hangbé, la reine amazone ». Une pièce de grande facture que conduit la compagnie Agbo-N’Koko pour des représentations dans les semaines et mois à venir. La compagnie Agbo-N’Koko et son légendaire metteur en scène Ousmane Alédji annoncent leur retour sur les planches avec une production de grande facture qui rend hommage à un personnage et pas des moindres. La pièce est intitulée «Tassi Hangbé, la reine amazone». Inspirée de l’ouvrage « Tassi Hangbé, la reine interdite» de l’auteur béninois Florent Couao-Zotti, elle s’attelle à faire œuvre d’histoire et de mémoire et à restituer l’épopée tragique d’une figure emblématique du royaume de Danxomè. Cette reine est considérée en effet, comme la première et unique femme de la dynastie royale d’Abomey. On lui attribue la création du premier régiment des amazones, appelées les «Agodjié», redoutables guerrières qui ont durablement marqué les imaginaires. Cette mise en scène est annoncée comme une œuvre de grande facture. L’intérêt du public qui attend avec impatience cette pièce se justifie aussi bien par la qualité de la mise en scène que par les comédiens et l’histoire qu’ils y relatent. Le metteur en scène de la pièce indique que l’écriture de Florent Couao-Zotti lui a inspiré deux approches. D’une part, le creusement des ambiguïtés et la désacralisation de l’érotisme féminin. « Il ne livre pas à ses lecteurs des scènes détaillées et ficelées d’un bout à l’autre, il ouvre des parenthèses et nous laisse les remplir. Et c’est justement là que l’imaginaire du metteur en scène vient féconder celui de l’auteur», indique Ousmane Alédji. Il faut dire que l’œuvre de Florent Couao-Zotti est avant tout « la traduction d’une histoire vraie, le récit d’un héritage renié, ensuite le témoignage d’une révolte contenue, d’un combat existentiel, puis, enfin, une leçon politique ». Comment restituer à l’histoire du royaume de Danxomê l’une de ses plus illustres guerrières effacée de la dynastie officielle des douze rois masculins de la monarchie, dans une démarche artistique résolument contemporaine sans déconstruire une légende ou alimenter une mythologie ? C’est là le challenge que s’impose le théâtre Agbo-N’Koko avec sa nouvelle création. Théâtre-opéra contemporain africain A Danxômè, Hangbé, la sœur jumelle de Akaba hérite du trône laissé vacant par ce dernier, décédé dans des circonstances non élucidées. Elle réalise qu’elle fait vite l’objet des commérages et intrigues de quelques notables influents de la cour dont son frère cadet, Gnansounou. Elle crée une unité d’élite composée que de jeunes femmes féroces et en fait sa garde rapprochée, les ‘’Agodjié’’, mais, cela suffira-t-il ? En tout cas, 75 minutes suffiront aux comédiens pour susciter encore plus d’interrogations et peut-être moins de réponses. Les rôles sont assurés par Rachelle Agbossou, danseuse, chorégraphe et professeure de danse, fondatrice et directrice de la Compagnie de danse « Walô », Carine Ahissou et sa sœur Tatiana Ahissou, plus connues sous le nom d’artistes, les Teriba, toutes deux chanteuses, auteures-compositrices, interprètes et percussionnistes. On y retrouve aussi Nathalie Hounvo Yèkpè, comédienne et metteur en scène au théâtre ainsi qu’au cinéma, ancienne étudiante de l’Ecole internationale de théâtre du Bénin (Eitb) où elle a étudié le jeu d’acteur et la mise en scène. Fidèle Gbègnon vient fermer la case féminine de la mise en scène. Elle est interprète de théâtre et de cinéma et styliste de formation. Depuis 1995, elle a abandonné ce métier pour se consacrer uniquement au théâtre et au cinéma. Elle a déjà eu la chance de travailler avec les plus grands metteurs en scène du pays. Parlant de metteurs en scène, on en retrouve deux sur cette création. Nicolas Houénou de Dravo est l’assistant du metteur en scène sur cette production. Cela n’a rien de nouveau. Les deux hommes ont souvent partagé une complicité et une complémentarité sur la plupart des créations de la compagnie. Enfin, Raphaël Hounto qui, depuis 1979, écume les scènes d’ici et d’ailleurs avec passion et professionnalisme. Les décors et la scénographie sont assurés par le plasticien de renom Dominique Zinkpè et le metteur en scène. Les costumes portent la griffe de Pamela Samè Houénoudé. Le metteur en scène est si connu du monde culturel et littéraire du Bénin et d’ailleurs. Ousmane Alédji à qui l’on doit le théâtre Agbo-N’Koko créé en 1993, est auteur de plusieurs textes de poèmes, de nouvelles et de théâtre. Il est le fondateur du centre culturel Artisttik Afrika. Expert pour l’Afrique de l’Ouest de la Commission internationale de théâtre francophone pendant huit ans, il a aussi dirigé le Festival international de théâtre du Bénin (Fitheb). Ousmane Alédji est récipiendaire de plusieurs prix et distinctions notamment, en 1995, le Premier prix de la Francophonie, en 2001 le Grand prix du théâtre du Burkina Faso, en 2000, le 1er Prix de la radio France Culture et de nombreux autres aussi bien au Bénin qu’ailleurs en Afrique. « J’ai écrit dans l’écriture de Florent et j’ai recréé les personnages de sa pièce pour les rendre actuels, dans une transposition contemporaine. Le corps de l’amazone est mis à nu, symboliquement et formellement. Le chant aide le corps à dévoiler toute sa puissance, à se livrer mais aussi à terrifier, l’art vocal endosse une fonction dramaturgique et évocatrice », explique-t-il. Le «Tassi Hangbé, la reine amazone que je propose en un théâtre-opéra contemporain africain, met en scène une femme puissante à la sensualité émancipée, une reine engagée dans l’adversité, et enfin, une amazone, une «Agodjié», jusque dans la mort», soutient Ousmane Alédji. Culture 28 sept. 2021


Indice des prix à la consommation du mois d’août 2021: Le Bénin enregistre une baisse de 1,8 %
L’Indice harmonisé des prix à la consommation du mois d’août 2021 a enregistré une baisse de 1,8 % par rapport à celui du mois de juillet pour ressortir à 106,3. C’est ce que révèle dans son bulletin, l’Institut national de la statistique et de la démographie. Les prix à la consommation ont connu une baisse de 1,8 % au mois d’août 2021 au Bénin. Dans son bulletin rendu public, l’Institut national de la statistique et de la démographie indique que ce repli de l’indice est imputable essentiellement à la diminution des prix des biens des fonctions «Produits alimentaires et boissons non alcoolisées » (-4,3 %). Les groupes de biens dont les prix ont essentiellement contribué à cette baisse sont les légumes frais en fruits ou racines (-38,0 %), en raison de la disponibilité de la tomate fraîche locale dans les marchés, les agrumes (-11,5 %), à cause de la saison de l’orange et du citron ainsi que le sel et les épices (-4,1 %), en lien avec la saison du piment. La tendance baissière de l’Ihpc est toutefois modérée par la hausse des prix des groupes de produits tels que céréales non transformées (+2,1 %), en raison de la hausse des prix du maïs séché et du mil en grain liée à la saison, Légumes secs et oléagineux (+7,5 %), à cause de la rareté du haricot blanc et du cassoulet. En glissement annuel par rapport à août 2020, la variation de l’Ihpc est de +1,4 %, contre +2,7 % un mois plus tôt. Par rapport à la nature des produits en variation mensuelle, les prix des produits frais et ceux des produits énergétiques ont baissé respectivement de 4,5 % et de 0,4 %. En glissement annuel, les prix des produits frais ont crû de 5,2 %, tandis que ceux des produits énergétiques ont diminué de 1,5 %. L’Institut national de la statistique et de la démographie précise aussi que le taux d’inflation au niveau national au titre du mois d’août 2021, suivant la définition adoptée dans l’espace Uemoa, est ressorti à +1,7 %, soit une baisse de 0,3 point par rapport au mois de juillet. Actualités 28 sept. 2021


Mise à jour automatique de la comptabilité des entreprises : trois jeunes béninois proposent la plateforme Iwo.bj
Abdoul Razak Hachimou et Saleem Gadjè, deux ingénieurs télécoms béninois et leur compatriote Akonédjro Agbognon, comptable, ont présenté, hier lundi 27 septembre, la plateforme Iwo.bj à Cotonou. C’est un outil conçu pour répondre aux besoins de suivi journalier et de mise à jour automatique de la comptabilité des micro, petites et moyennes entreprises. Il est disponible en version web et mobile (Android). Mise en ligne depuis juin 2021 par la start-up du trio composé d’Abdoul Razak Hachimou et Saleem Gadjè, deux ingénieurs télécoms béninois et leur compatriote Akonédjro Agbognon, comptable, la plateforme Iwo.bj a été présentée hier, lundi 27 septembre à Cotonou. Selon Saleem Gadjè, ingénieur Télécoms et spécialiste en transformation digitale, elle apparaît comme un outil de gestion de la comptabilité et a pour vocation d’accompagner les micro, petites et moyennes entreprises de l’espace du Système comptable ouest-africain (Syscohada). Pour l’ingénieur télécoms, Iwo.bj est un agent comptable intelligent qui répond aux besoins de suivi journalier et de mise à jour automatique de la comptabilité des micro, petites et moyennes entreprises. « Notre objectif est de faire de telle sorte que la comptabilité soit suivie de façon quotidienne sur 365 jours jusqu’à l’obtention de l’état financier qui est un document utile pour les déclarations des impôts», a-t-il confié. La plateforme Iwo.bj permet aux entreprises de se conformer aux réformes au plan national et sous régional, selon Akonédjro Agbognon. Disponible en version web et mobile (Android), cette plateforme fait déjà le bonheur d’une dizaine d’entreprises au plan national. « Nous avons déjà une dizaine d’utilisateurs et nous invitons les Pme à utiliser Iwo.bj pour améliorer leur productivité économique », a-t-il ajouté. Pour l’unique comptable du trio, tous ceux qui sont dans le domaine de la comptabilité peuvent utiliser facilement cette plateforme qui vient combler un vide dans le domaine de la comptabilité. «Cette plateforme est essentielle et à moindre coût dans un contexte où près de 80 % d’entreprises meurent parce qu’elles n’arrivent pas à tenir correctement leur comptabilité », a-t-il confié. Les fonctionnalités de la plateforme Iwo correspondent aux besoins des entreprises. « Nous avons les principes de base de la comptabilité sur le plan Syscohada, les journaux, les grands livres, la balance, impression des états financiers accessibles aux utilisateurs», explique-t-il. A l’en croire, tout est automatisé et l’on a la possibilité de pouvoir suivre la comptabilité de loin. Selon Abdoul Razak Hachimou, la dématérialisation des process est le cœur de métier de la start-up Iwo. La vision majeure de ce groupe de jeunes est d’accompagner également la démarche de digitalisation et d’optimisation des procédures. Avec sa plateforme, cette start-up veut se positionner non seulement sur le marché local mais aussi sur le marché sous régional. Abdoul Razak Hachimou souhaite qu’Iwo soit un outil de premier choix en termes de gestion de la comptabilité au Bénin et sur le continent. « Iwo est développé par les Béninois et pour les Béninois ainsi que pour la sous-région pour faciliter la gestion de la comptabilité au niveau des entreprises », a-t-il indiqué. Société 28 sept. 2021


Transactions monétaires : une solution technologique pour faciliter les opérations
Pour faciliter l’accès des populations aux différents services des réseaux Gsm et surtout aux services mobile money, Fabrice Atrevi, scientifique-chercheur, a conçu l’application Sutchaa. Passionné de la programmation informatique, ce jeune béninois, docteur en Intelligence artificielle (Ia), propose cette solution technologique qui se veut un annuaire de tous les services mobiles et mobile money des opérateurs Gsm de la sous-région ouest-africaine et plus tard de toute l’Afrique subsaharienne. L’idée de la conception de l’application Sutchaa qui signifie « paye rapidement» en fon (langue parlée au sud du Bénin) est née des difficultés d’accès aux services des réseaux Gsm, notamment les services mobiles money du jeune scientifique-chercheur béninois Fabrice Atrevi lors de ses différents voyages en Afrique. A travers le développement de cette solution technologique, le jeune docteur en Intelligence artificielle (Ia) concrétise ainsi sa volonté d’aider les populations à faire face à ce problème. Pour lui, cette application mobile se veut un annuaire de tous les services mobiles et mobile money des opérateurs Gsm de la sous-région ouest-africaine et plus tard de toute l’Afrique subsaharienne. « Au Bénin par exemple, elle vous permet d’acheter des unités, d’activer des forfaits, d’envoyer de l’argent à une personne, de payer un marchand, de payer vos factures, etc.. sur les réseaux Gsm », a-t-il expliqué. Passionné de la programmation informatique, Fabrice Atrevi pense que c’est une application « tout en un ». « Une fois installée, elle ne nécessite plus une connexion internet pour fonctionner », a-t-il poursuivi. Cette solution technologique offre non seulement des facilités dans son fonctionnement mais aussi des avantages. Selon www.financialafrik.com, Sutchaa permettra à n’importe qui de régler sa facture sur un compte mobile money grâce à un simple scan d’un code QR et sans une connexion internet. «C’est une application qui permet à la population de faire un gain de temps énorme lors des transactions, de se décharger de la charge cognitive que représente la mémorisation des codes Ussd et pour ceux qui voyagent dans la sous-région, de ne plus trop s’en faire quand ils changent de pays », a-t-il confié. Et pour cause ! Sutchaa aide l’utilisateur à ne plus avoir à mémoriser les codes Ussd de tous les services des opérateurs Gsm et surtout à ne plus avoir à taper au clavier ces codes, parfois interminables, mais à avoir accès aux services en un clic. Usage facile et sécurisé ! Destinée à tout utilisateur d’un téléphone Android, aux agents qui vendent du crédit et font des dépôts et retraits et enfin aux marchands qui disposent de «code marchand» et encaissent des paiements par MoMo ou Flooz, Sutchaa sert juste d’interface et n’a donc accès à aucune donnée personnelle de l’utilisateur, notamment le code secret saisi lors des transactions. A l’intérieur de cette application sécurisée, se trouve une version pro pour les vendeurs de crédit et également pour ceux qui font les dépôts et retraits Flooz, selon le concepteur Fabrice Atrevi. Actuellement la version Android de cette solution technologique est disponible à l’adresse https://play.google.com/store/apps/details?id=org.atrefasol.sutchaa. « Nous nous attelons pour la sortie très prochaine de la version IOs » promet-il. Pour Fabrice Atrevi, Sutchaa, dans sa version Android, est actuellement achevée et la version officielle sera disponible dans les tout prochains jours. « Nous venons de conduire des tests grandeur nature auprès de plus de 150 personnes. Les tests sont encore ouverts et n’importe qui peut la télécharger et l’utiliser», a-t-il conclu. Société 28 sept. 2021


Rencontre Talon-Yayi : Prémices d’une décrispation politique ?
La surprise faite au peuple béninois par Patrice Talon et Boni Yayi, mercredi 22 septembre dernier, séduit bon nombre d’acteurs politiques et de la Société civile qui espèrent que ce début de dialogue aboutira enfin à une sortie de crise politique. Pluie de réactions après le tête-à-tête inattendu entre le président Patrice Talon et son prédécesseur Boni Yayi. Nombreux sont les acteurs de la vie politique nationale à saluer la démarche des deux leaders. « Je félicite les deux hommes d’Etat pour leur humilité respective. Ils ont accepté de se rencontrer malgré leur profond désaccord… », écrit l’acteur politique Moise Tchando Kérékou sur sa page Facebook. Iréné Agossa, candidat malheureux à la présidentielle dernière, Rachidi Gbadamassi, député à l’Assemblée nationale, et bien d’autres encore, ont aussi apprécié ce rapprochement entre les deux rivaux. La Société civile béninoise s’est également réjouie de la rencontre. Dans un communiqué publié quelques heures après le tête-à-tête, la Plateforme électorale des Organisations de la société civile (Osc) a salué cette initiative qu’elle dit avoir tout le temps recommandée pendant la période électorale pour l’apaisement social. Expédit Ologou, politologue et Joël Atayi Guèdégbé, expert en gouvernance politique, tous deux acteurs de la Société civile, n’en sont pas moins contents. « Si l’objectif est de préparer une nouvelle ère de concorde, de relations mieux marquées par la tolérance, la civilité et l’ouverture, oui, il faut s’en féliciter… », affirme Joël Atai Guèdégbé. Fin de la crise politique ? Que les tensions politiques dues aux divergences d’opinions (politiques) entre les deux leaders prennent fin, et que la paix revienne entre acteurs politiques de l’Opposition (radicale) et de la mouvance présidentielle. C’est en tout cas le vœu de tous les Béninois. Pour atteindre cet objectif, les deux rivaux doivent aller plus loin dans leur démarche, pense Joël Atayi Guèdègbé. « Il faut espérer que cette rencontre connaisse d’autres étapes dans le sens du retour à la concorde », affirme l’expert en gouvernance politique. C’est également l’espoir que nourrit Moise T. Kérékou. Mais déjà, le fils de l’ancien président de la République feu Mathieu Kérékou, pense que ce début de rapprochement entre Patrice Talon et Boni Yayi « est un bon départ qui va contribuer au dégel de la crise politique nationale qui n’a que trop duré ». Le politologue Expédit Ologou n’en dit pas moins. Sur les antennes de Radio France internationale (Rfi), il affirme que la rencontre Talon-Yayi « a tout l’air » d’un début de décrispation politique. Talon va-t-il accéder aux doléances de Yayi ? Au terme de son entretien avec Patrice Talon, Boni Yayi a annoncé avoir formulé huit doléances auprès du chef de l’Etat. Parmi les préoccupations soulevées, il y a la libération de certains acteurs politiques privés de leur liberté car, soupçonnés de plusieurs faits graves, et le retour au bercail de plusieurs personnalités recherchées par la justice béninoise. Des doléances que le président Talon a promis d’examiner. Mais, ce dernier pourra-t-il donner une suite favorable aux demandes sensibles de Boni Yayi ? C’est une grosse interrogation, affirment plusieurs acteurs de la Société civile. Toutefois, ils font observer que tout est possible et tout peut arriver en politique. Pas de réconciliation sans justice, défend l’ancien candidat à la présidentielle dernière, Iréné Agossa. Sur une radio de la place, le leader du parti Restaurer la confiance (Rlc - dont les formalités administratives sont en cours) affirme qu’à défaut d’être sanctionnés, « ceux qui ont attaqué l’Armée qui est le dernier rempart de la République (…) doivent reconnaître leurs erreurs et présenter des excuses au peuple ». Aussi, il apparaît nécessaire, voire impérieux que les parties en conflit et qui aspirent désormais à la réconciliation fassent un effort de vérité l’une envers l’autre. Que chaque partie « fasse son examen de conscience sur ce qu’elle a pu faire de mal et qui a pu entraîner le pays dans une escalade (de violences). Ne tournons pas autour du pot… », recommande l’expert en gouvernance politique, Joël Atayi Guèdègbé. Il insiste sur ce point car, dit-il, « les arrangements à la petite semaine ne nous épargneront pas d’une ré-escalade » qui sera plus compromettante. Par ailleurs, Joël Ataï Guèdègbé propose que désormais le dialogue politique soit institutionnalisé au Bénin. Au dire de l’expert, cela permettrait à toutes les forces politiques en présence de se parler et surtout d’anticiper les désaccords qui pourraient conduire à des situations de crise? Actualités 28 sept. 2021


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