La Nation Bénin...



Résultat pour : FC 26 monedas Visité Buyfc26coins.com. ¡Fantástico! Mejor de lo que esperaba..UCNd

Nouvelles

Analyse des comptes nationaux par l’Assemblée nationale: Les capacités du personnel d’appui des députés renforcées
Du 27 septembre au 1er octobre prochain se tient à Lokossa, au profit du personnel de l’Assemblée nationale chargé d’appuyer les députés en matière d’analyse du budget de l’Etat, un atelier organisé par le ministère de l’Economie et des Finances. « L’analyse des comptes économiques et l’interrelation entre les comptes », c’est le thème de l’atelier qui réunit à Lokossa dans le département du Mono, des cadres spécialistes des questions relatives aux finances publiques et à l’économie de l’Unité d’analyse, de contrôle et d’évaluation du budget de l’Etat (Unaceb), un organe de l’Assemblée nationale. Les enseignements ainsi que les exercices pratiques prévus pour le compte de cet atelier se déroulent sous la houlette de l’Unité de gestion des réformes des finances publiques qui en a pris l’initiative au nom du ministère de l’Economie et des Finances. Durant les cinq jours d’activités allant du 27 septembre au 1er octobre prochain, il sera question d’outiller les participants sur l’analyse de certains paramètres importants qui entrent en ligne de compte dans l’élaboration du budget. Il s’agit des comptes nationaux mais aussi du commerce extérieur et de la monnaie. L’attention sera également portée, en cette veille de l’ouverture de la session budgétaire au Parlement, sur les techniques de prévision macroéconomique et l’interrelation entre les différents comptes. Représentant le ministre de l’Economie et des Finances à l’ouverture de l’atelier de formation, le secrétaire général du ministère, Alban Bessan, explique que cette initiative vise à contribuer de façon qualitative à l’efficacité des cadres de l’Assemblée nationale dans leur mission d’accompagnement des députés d’une part, et à répondre au mieux aux attentes des parlementaires en matière d’analyse économique du budget de l’Etat d’autre part. La connaissance des comptes nationaux est indispensable aux spécialistes de l’analyse économique dans la mesure où ils fournissent un certain nombre de renseignements, précise Alban Bessan, qui fait savoir qu’entre autres enseignements, il y a le « cadre de système de comptabilité nationale cohérent qui permet de mesurer les variables économiques clés d’une nation ». L’importance des comptes nationaux Relativement à l’importance des comptes nationaux, le représentant du président de l’Assemblée nationale, Mariano Ogoutolou, souligne que ces comptes fournissent une évaluation de l’ensemble des activités économiques qui se sont déroulées dans un pays au cours d’une période donnée (généralement une année). Ils sont censés, soutient-il, apporter une réponse à certaines questions fondamentales relatives au rythme de création de la richesse de l’économie et à la contribution des différents secteurs d’activité au calcul du Produit intérieur brut (Pib) et sa répartition entre les différents secteurs de l’économie. Au regard de son importance, se convainc Mariano Ogoutolou, les comptes nationaux doivent être bien maîtrisés par les cadres parlementaires chargés de l’analyse économique. Pour lui, au terme de la formation, les participants doivent avoir une meilleure connaissance du calcul général de l’analyse des comptes et une parfaite compréhension des indicateurs et du contrôle de cohérence. Egalement, il est attendu des participants une maîtrise de l’interrelation entre les différents comptes macroéconomiques et des agrégats temporels. En plus, ils devront être dotés des différentes techniques d’analyse des comptes économiques et s’imprégner au mieux des techniques de prévision utilisées par l’administration financière. Au dire de M. Ogoutolou, l’atelier est appelé, par ailleurs, à formuler des recommandations devant améliorer, entre autres, « le vote de la loi de finances et le contrôle des politiques publiques en vue d’une meilleure gouvernance des ressources de l’Etat ». Actualités 28 sept. 2021


Acte 2 de la décentralisation au Bénin: Le gouvernement annonce une réforme pertinente et innovante
Le Président de la République a présenté ce 21 septembre 2021 au Palais des Congrès, le volet décentralisation de son projet de réforme de l’administration territoriale aux élus communaux et municipaux du pays pour recueillir leurs observations et adhésion. Globalement, il convient de retenir de cette réforme structurelle bien accueillie par les acteurs, que : (i) le maire sera confiné dans son rôle politique et sera chargé de la supervision de l’administration communale et (ii) l’administration sera gérée de main de maître par le secrétaire exécutif, ordonnateur du budget communal. Une nouvelle typologie des communes est donc proposée de même que l’assouplissement de la tutelle et la création d’un Fonds d’investissement communal à la place du célèbre FADeC ; une manière pour le gouvernement d’endiguer, une fois pour de bon, les maux qui minent la décentralisation béninoise. Après un détour sur la constitutionnalité de la réforme, il convient de plaider pour un assouplissement des relations entre le maire et le secrétaire exécutif. Par Franck S. KINNINVO L’objectif du gouvernement à travers cette réforme est que « les collectivités locales deviennent effectivement des espaces de vitalisation du territoire et d’épanouissement du citoyen, qui favorisent l’expression du génie de ce dernier et lui assurent l’accès à tous les services sociaux de base ». Un enjeu qui s’apparente à la promotion du développement et de la démocratie à la base. La démocratie locale, socle de la démocratie nationale vise à impliquer les populations dans les prises de décision et la reddition de comptes afin d’en faire des citoyens modèles, responsables et utiles à la gestion du pays. C’est donc dans un contexte de démocratie locale que les collectivités territoriales promeuvent le développement à la base. La constitutionnalité et la légalité de la réforme Pour analyser la constitutionnalité des réformes annoncées par le gouvernement dans le secteur de la décentralisation, il faut la confronter aux principes de « la libre administration des collectivités territoriales » et de « l’autonomie locale ». L’article 151 nouveau de la Constitution béninoise dispose : « les collectivités s'administrent librement par des conseils élus pour un mandat de cinq (05) ans dans les conditions prévues par la loi ». Cette libre administration s’étend au pouvoir réglementaire dont disposent les maires pour l’exercice des compétences de leur commune. La libre administration est un principe de protection des collectivités territoriales contre les immixtions et les injonctions de l’Etat central. Elle est renforcée par l'autonomie locale qui se définit comme le droit et la capacité effective pour les collectivités locales de réglementer et de gérer, dans le cadre de la loi, sous leur propre responsabilité, les compétences et les attributions de leurs organes. En analysant le contenu de la réforme, on peut se réjouir de son caractère législatif et de l’absence de l’immixtion de l’Etat dans le fonctionnement de la commune, à quelques exceptions près. La réforme tant attendue est donc constitutionnelle et ne donne pas un droit d’immixtion à une structure autre que les organes de la commune. Le retrait de la fonction d’ordonnateur du budget communal au maire au profit du secrétaire exécutif n’entrave en rien l’autonomie locale. La loi peut retirer au maire la fonction exécutive dont découle l’ordonnancement du budget, sans pour autant entamer la libre administration des collectivités territoriales. La vie des collectivités territoriales au Bénin est d’abord et avant tout organisée par la loi. La Constitution en énonce quelques principes de base. Les lois sur la décentralisation actuellement en vigueur ont conféré aux maires la compétence d’ordonnateur du budget. Parallélisme des formes oblige, la loi peut la transférer à un autre organe, pour peu qu’il soit de la commune et sous la responsabilité du maire ou du conseil communal. Mais avant d’aborder les points susceptibles d’être améliorés, il convient de parcourir les grandes lignes de la réforme. Le contenu de la réforme La réforme envisagée par le gouvernement est innovante et pertinente. Elle permettra d’avoir des communes dynamiques et capables d’impulser le développement à la base. La réforme ne change pas les compétences des communes. Les communes conservent la plupart des compétences héritées de la loi n° 97-029 du 15 janvier 1999 portant organisation des communes en République du Bénin. Toutefois, avec la nouvelle typologie des communes, on s’attend à une redistribution des compétences et un dimensionnement des services communaux selon les statuts. Les communes à statut particulier ayant la totalité des compétences. Dans un récent plaidoyer, l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb) a également souhaité que la charge «de la réalisation et de l’entretien des réseaux d’éclairage public » inscrite dans l’article 88 de la loi n° 97-029 soit retirée aux communes, même si dans l’exercice de la police administrative, le maire peut décider d’y investir. La pertinence de cette requête de l’Ancb suggère sa prise en compte dans la réforme actuelle du Code de l’administration territoriale au Bénin. La séparation des fonctions politiques d’avec les fonctions techniques, un point central de la réforme Le maire cesse désormais d’être à la fois président de l’organe délibérant et organe exécutif de la commune. Le maire est donc dessaisi des fonctions exécutives et désormais renforcé dans ses fonctions politiques et dans la supervision de l’administration communale. L’idée qui sous-tend ce rééquilibrage des pouvoirs est de soustraire le maire à l’impact négatif (politique) de la gestion du budget de la commune. Quatre organes politiques pour la nouvelle commune Les organes délibérants de la commune sont le Conseil communal et le Conseil de supervision que préside le maire, auxquels on ajoute le maire et le Chef d’arrondissement comme des organes non délibérants. Le Chef d’arrondissement est une autorité subordonnée au maire qui le représente dans l’arrondissement. - Le Conseil communal reste compétent pour les questions de planification, les grands projets départementaux et intercommunaux, la validation du budget adopté par le conseil de supervision, la création et les taux des redevances locales ainsi que les taux des impôts et taxes dans les limites fixées par la loi de finances. Le Conseil communal reste également compétent pour les projets de coopération avec des institutions nationales ou étrangères. Il reçoit les rapports trimestriels d’activités du maire et délibère sur toute question d’importance qui ne relève pas des attributions d’autres organes de la commune. Les propositions de fusion, de scission et de modification des limites du territoire départemental ou communal et les modalités de règlement des conflits territoriaux avec d’autres communes relèvent également de l’organe délibérant par excellence. Le Conseil communal intervient dans la procédure disciplinaire contre les chefs d’arrondissement. - Le Conseil de supervision est en réalité un organe de supervision du secrétaire exécutif. Il est compétent pour (i) approuver le règlement intérieur de la mairie et le Plan de travail annuel proposés par le secrétaire exécutif, la grille de rémunération du personnel de la mairie, si elle n’est autrement fixée par des dispositions légales et réglementaires ; (ii) adopter le budget primitif et remanié de la commune, l’organigramme et les procédures de la mairie avant validation par le conseil communal. Le Conseil de supervision que préside le maire (i) assure également le contrôle de la gestion du secrétaire exécutif, (ii) autorise les conventions d’importance significative, (iii) délibère sur les projets d’actes de gestion des propriétés foncières et des domaines de la commune et (iv) examine les rapports d'activités du secrétaire exécutif ainsi que les rapports annuels de performance. Le Conseil de supervision est consulté par le maire et le conseil communal pour toute question liée à l’exercice des pouvoirs propres conférés au secrétaire exécutif. - Le maire reste et demeure la première autorité politico-administrative de la commune. Officier d’état civil, officier de police judiciaire, il représente la commune devant les autorités centrales et départementales et dans le cadre de la coopération décentralisée. Le maire est toujours chargé de la police administrative, de la protection civile et exerce le pouvoir réglementaire dans les domaines de compétences de la commune. Le maire veille à la préparation du budget de la commune par le secrétaire exécutif, sur la base des orientations du conseil de supervision et des documents de planification de la commune. Il veille à la bonne gestion de l’administration de la commune par le secrétaire exécutif. Un organe exécutif autonome et surprotégé Le secrétaire exécutif « est le premier responsable de l’administration communale ». Ordonnateur du budget, il assure l’organisation de tous les services communaux et l’exécution du service. Il assure la gestion des ressources humaines, la délivrance des permis et autres autorisations que prévoient les lois et règlements dans les domaines de compétence de la commune. Le secrétaire exécutif assure la gestion des ressources financières et matérielles de la commune, la gestion de l’information et de la communication de la commune, la publication des règlements et représente la commune dans la vie civile. Le secrétaire exécutif est nommé par le maire après tirage au sort dans un fichier national d’aptitude. Le profil est de cadre A1 avec 6 ans d’ancienneté ou de niveau Bac+5 avec 10 ans d’expériences. Le secrétaire exécutif dispose d’un mandat de six ans, ne peut être suspendu, mais révocable en cas de faute lourde constatée par le maire ou le préfet. Son répondant au niveau des arrondissements est le secrétaire exécutif d’arrondissement. Le secrétaire exécutif nomme aux autres fonctions et emplois de l’administration communale. Pour certains directeurs, il doit choisir dans un fichier national d’aptitude. Le fichier national d’aptitude des directeurs concerne la personne responsable des marchés publics, le responsable chargé des affaires financières, le responsable chargé des services techniques, le responsable chargé de la planification et du développement local, le responsable des systèmes d’information et le responsable des affaires domaniales. Les évolutions au niveau des intercommunalités Il est prévu, au niveau des intercommunalités, la création d’un conseil de supervision composé du président du conseil de communauté, des deux vice-présidents et des maires des communes membres et la création d’une fonction de secrétaire permanent, l’équivalent de celle de secrétaire exécutif dans les communes, en remplacement de la fonction de directeur des services intercommunaux. Le redistribution des pouvoirs et les régimes de responsabilité entre ces organes seront inspirés du modèle de communes. Des relations entre le maire et le secrétaire exécutif Les relations entre le maire et le secrétaire exécutif sont essentiellement fonctionnelles. Le maire ne peut pas l’instruire sauf dans les cas rares de l’exercice de la police administrative et de la protection civile. Le maire peut également le réquisitionner pour suppléer au dysfonctionnement du service public. Une tutelle allégée L’une des fonctions de la tutelle la plus redoutée par les maires est le pouvoir d’annulation. La réforme du gouvernement améliore la tutelle subséquemment à l’amélioration de l’administration communale. Ce qui ouvre la voie au déféré préfectoral. Ainsi le juge administratif pourra enrichir le droit de la décentralisation qui, relevant du droit administratif est prétorien. On peut donc espérer un développement du droit de la décentralisation au Bénin. La création d’un Fonds d’investissement communal en lieu et place du Fonds d’Appui au Développement Communal Il sera mis en place, un Fonds d’Investissement communal, en remplacement du FADeC, abondé principalement par l’Etat pour financer les investissements des communes. L’étude sur le Fonds et les modalités de financement est presque achevée mais non disponible. On ne peut donc pas avoir des précisions sur les modalités. Ce fonds permettra aux communes d’avoir des ressources additionnelles sur le marché financier international. Orienté vers l’investissement communal, le Fic devra inclure le volet fonctionnement dans ses appuis car, certaines communes n’arrivent toujours pas à assurer la totalité de leur fonctionnement sur fonds propres. Mais la grande question demeure la représentation des élus communaux dans l’organe décisionnel du fonds et l’étendue de ses attributions. Quelques propositions d’amélioration Lorsqu’on aborde la vie des collectivités territoriales, il est de jurisprudence constante que l’autorité locale et son exercice relèvent d’abord des élus dont le maire est le premier d’entre eux. C’est pourquoi, les pouvoirs et l’autonomie de gestion conférés au secrétaire exécutif ne doivent pas dépasser le strict minimum pour éviter leur politisation. La séparation des fonctions politiques d’avec celles techniques, une exigence dictée par les réalités béninoises, ne saurait soustraire le détenteur du pouvoir exécutif communal aux contrôle et instructions du maire et des organes délibérants. De ce point de vue, il importe de plaider auprès des réformateurs pour un assouplissement de l’autonomie accordée au secrétaire exécutif de la commune. La loi peut faire obligation au maire de choisir le secrétaire exécutif dans un fichier national. C’est le rôle de l’Etat et sa contribution, eu égard aux expériences malheureuses connues par les communes du fait des recrutements fantaisistes observés depuis 2003. Si le principe de tirage au sort devait être maintenu, il faudrait alors permettre au maire d’opérer son choix après le tirage au sort de trois noms. Ainsi, à la suite d’un entretien organisé par le Conseil de supervision, le maire pourra prendre la décision de nommer parmi les trois celui sur qui son choix se portera. Le secrétaire exécutif, une fois nommé, propose à la nomination du maire les directeurs techniques, après tirage au sort dans le fichier national approprié pour ceux qui en relèvent. Il en devrait être de même pour les secrétaires administratifs des arrondissements dont la nomination doit être en dernier ressort faite par le maire. Aussi, l’exercice du pouvoir règlementaire du maire devrait-il également lui conférer l’exclusivité de la signature des permis et autres autorisations que prévoient les lois et règlements dans les domaines de compétence de la commune. L’organisation et les services de gestion de ces permis et autorisations relèvent d’office de l’organe exécutif qu’est le secrétaire exécutif. En outre, en vertu de l’autonomie locale, le préfet ne peut pas siéger en session conjointe avec le conseil de supervision pour décider de la révocation ou non du secrétaire exécutif. Il sera alors juge et partie étant donné qu’en sa qualité d’autorité de tutelle, il devra vérifier la légalité de cette décision plus tard. Il serait souhaitable que la procédure de révocation du secrétaire exécutif initiée par le maire soit exclusivement conduite par les organes de la mairie et soumise au contrôle du préfet. En l’absence des modalités de fonctionnement du Fonds d’investissement communal, c’est le statut renforcé du secrétaire exécutif qui interpelle dans le projet de réforme du gouvernement. Il est donc important d’établir une bonne collaboration entre le maire et le secrétaire exécutif. Cette bonne collaboration doit également s’étendre au conseil communal qui pourrait aussi recevoir le compte rendu du secrétaire exécutif. Or, dans la réforme, il semble que le secrétaire exécutif est totalement isolé du conseil communal dont il assure le secrétariat. L’organe délibérant par excellence doit conserver un droit de regard sur la gestion administrative de la commune. Il est également souhaitable que le maire, à l’issue des évaluations du secrétaire exécutif, puisse avoir la possibilité de mettre fin à son mandat, en cas d’insuffisance de résultats, à partir de sa deuxième année d’exercice. Dans la plupart des expériences de mobilisation des ressources réussies, les élus communaux ont toujours joué un rôle important. La célèbre « opération marbre » initiée par l’ancien maire de Klouékanmé en est une illustration. Il est donc souhaitable d’envisager, dans quelles mesures, le maire et les élus peuvent intervenir dans ce domaine. Le maire, autorité politico-administrative doit également disposer d’un service de communication. La communication au développement semble bien correspondre aux nouvelles attributions du maire sans oublier celle politique. Autres points non moins importants Les faiblesses occultées ou qui ne transparaissent pas dans le document de réforme partagé aux maires concernent essentiellement les ressources humaines, les modalités de promotion de la démocratie et de la participation citoyenne et l’amélioration des mécanismes de reddition de comptes. Ainsi, le sort du personnel des communes aux profils inadaptés pour la commune reste une préoccupation majeure. Il serait intéressant de créer une passerelle entre la fonction publique territoriale et la fonction publique nationale, facilitant l’absorption par la deuxième du personnel inadapté du premier qui peut être utile à l’Etat. Certains recrutements de l’Etat peuvent céder la place à des transferts de personnel depuis les communes afin d’alléger les charges salariales de la commune. Aussi, convient-il de noter que la promotion de la démocratie est aujourd’hui reconnue comme un service public local qui relève du maire et du conseil communal. Il serait pertinent d’insérer ce service dans l’administration communale comme c’est déjà le cas dans beaucoup de pays. Société 28 sept. 2021


Match Côte d’Ivoire # Malawi : Voici pourquoi Patrice Beaumelle préfère Cotonou à Marrakech
Les autorités ivoiriennes ont préféré jouer leur prochain match dans la capitale économique béninoise pour deux raisons selon  l’entraîneur des Eléphants de Côte d’Ivoire Patrice Beaumelle. Il s’agit de la qualité de la pelouse du stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou de Cotonou et de la proximité entre le Bénin et la Côte d’Ivoire. « Nous avons choisi le Bénin parce que les installations à Cotonou me paraissent idéales pour notre équipe, en plus ce n’est pas très loin. J’espère qu’on pourra avoir des Ivoiriens au stade pour se sentir un peu comme à la maison », a-t-il justifié sur Rti Sports.   Sports 28 sept. 2021


Nations Unies : Le Bénin candidat pour siéger au Conseil des droits de l’Homme
L’Etat béninois annonce sa candidature pour siéger au sein du Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies au titre de la période 2022-2024. L’annonce de la candidature du Bénin a été faite par la représentante du chef de l’Etat, Mariam Chabi Talata, lors de la 76e session ordinaire des Nations Unies à New-York. La candidature béninoise est motivée, entre autres, par les progrès sensibles, palpables et concrets réalisés par le gouvernement du président Patrice Talon dans divers domaines et secteurs ces dernières années. Aussi le pays veut-t-il siéger au sein du Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies pour partager ses expériences en matière de protection et de promotion des droits humains. « Cette tribune est donc pour moi une occasion solennelle de rappeler que la candidature de notre pays a déjà été formellement endossée par l’Union africaine », a fait savoir la Vice-présidente de la République. Fort de cet appui de régional, le Bénin appelle « l’ensemble des pays membres des Nations Unies à soutenir sa candidature lors des élections qui auront lieu en octobre 2021, à New-York ». Actualités 28 sept. 2021


Covid-19 : Baisse record de l’espérance de vie depuis 1945
Une étude publiée ce 27 septembre par l’université d’Oxford montre que, du fait de la Covid-19, l’espérance vie a connu un recul jamais observé depuis la seconde guerre mondiale. De nombreux pays ont payé le lourd tribut de la pandémie de Covid-19, surtout par rapport aux dégâts humains. Le choc a été dévastateur selon
l’étude réalisée par l’université d’Oxford et qui a pris en compte 29 pays. Les résultats montrent que la pandémie a créé de nombreux dégâts humains en 2020 dans la majeure partie de l'Europe, aux États-Unis et au Chili. « Notre étude révèle que 22 pays inclus dans notre étude ont subi des pertes plus importantes qu'une demi-année en 2020. Les femmes dans 8 pays et les hommes dans 11 pays ont subi des pertes de plus d'un an. Pour contextualiser, il a fallu en moyenne 5,6 ans à ces pays pour atteindre récemment une augmentation d'un an de l'espérance de vie. Ce sont des progrès qui sont ainsi anéantis au cours de l'année 2020 par la Covid-19. Pour les pays d'Europe occidentale tels que l'Espagne, l'Angleterre et le Pays de Galles, l'Italie et la Belgique, entre autres, la dernière fois que des pertes aussi importantes ont été observées en une seule année, c'était pendant la Seconde Guerre mondiale », a précisé les auteurs. Pour en arriver à ces résultats, les auteurs ont utilisé les données sur la mortalité pour la période 2015-2020. L'espérance de vie à la naissance et à l'âge de 60 ans pour 2020 a été contextualisée. À l'aide de techniques de décomposition, les groupes d’âge spécifiques qui ont contribué à la réduction de l'espérance de vie en 2020 ont été analysés. Actualités 28 sept. 2021


2e tour des éliminatoires du mondial U-20 Costa Rica 2022: Les Ecureuils dames surprises à domicile
La sélection U20 dames du Bénin a perdu par le score de 1-2 hier, dimanche 26 septembre, face à son homologue du Maroc au stade Charles de Gaulle de Porto-Novo à la faveur de la manche aller du 2e tour des éliminatoires du mondial U 20 Costa Rica 2022. Les Lionnes de l’Atlas ont ouvert le score à la 29e minute par l’intermédiaire de Sofia Bouftini. Menées au score, les protégées de Ouzérou Abdoulaye vont subir la pression des visiteurs jusqu’à encaisser le deuxième but à la 37e minute. Cette réalisation marocaine est l’œuvre de Jawad Nassiara. Face à la forte pluie qui s’est invitée dans la partie, l’arbitre a interrompu cette rencontre à la 48e minute. Le match s’est poursuivi dimanche 26 septembre avec les 42 minutes restantes. A la reprise de la partie, les Lionnes de l’Atlas vont se montrer très menaçantes. Mais, elles se verront contrer par une équipe béninoise plus présente derrière. Toutes choses qui vont contraindre la buteuse marocaine, Sofia Bouftini a écoper d’un second carton jaune synonyme de carton rouge. Une situation qui va profiter aux Béninoises qui vont réduire le score par le biais de Titilola Milhad Sadikou à la 61e minute. Cette dernière bat la gardienne marocaine d’une lourde frappe. 1-2, les Ecureuils Dames tenteront de revenir au score sans succès. Les deux équipes se donnent rendez-vous à Rabat le 9 octobre prochain pour la manche retour. Sports 27 sept. 2021


Protection des filles vulnérables du marché Dantokpa et environs: Les lignes bougent avec le projet Sic4g
Le Comité de pilotage (Copil) du projet Safe and inclusive city for girls (Sic4g) a tenu, vendredi 24 septembre dernier à Cotonou, sa 5e réunion trimestrielle. Les actions menées ont été évaluées à l’occasion. Un environnement sûr et sécurisé. C’est l’idéal que construit le projet Sic4g pour les filles vulnérables du marché Dantokpa. Et à la 5e réunion trimestrielle du Copil le 24 septembre 2021, les actions menées de juin à août 2021 dans ce sens ont été évaluées. Les échanges ont porté, entre autres, sur le processus de concrétisation de l’espace sécurisé de Dantokpa et les réalisations du trimestre. De nombreux points positifs ont été notés. « Nous sommes en train d’aller lentement mais sûrement vers l’atteinte des indicateurs. Certes, l’environnement est complexe, mais nous aurions réussi à toucher du doigt les besoins de ces enfants dans cette communauté de Dantokpa et environs. Nous avons des cas d’enfants qui viennent d’une certaine communauté et qui y retournent déjà. C’est déjà un succès et on attend d’en faire davantage pour qu’il n’y ait plus d’enfants qui séjournent dans le marché », a déclaré Pauline Sètondji Donhouedé, directrice de l'Aire d'influence et de mise en œuvre des programmes d'Adjohoun (Piiam-Adjohoun). En réalité, Sic4g se bat pour que les enfants et les jeunes, en particulier les filles / les jeunes femmes de ce marché, des quartiers informels environnants et peu sécurisés de Cotonou soient à l’abri de la violence, du harcèlement et des abus. Au cours de cette réunion, une restitution de l’activité d’analyse planification de la sécurité communautaire dirigée par les jeunes, a été faite par l’équipe de Médecins du Monde. Il en ressort que les phases 1, 2 et 3 de cette activité phare du projet Sic4g sont terminées par l’installation de cent jeunes membres de Mécanismes communautaires de protection de l’Enfant (Mcpe), l’organisation de 65 séances d’apprentissage et de co-construction sur la prévention des violences, de la criminalité et de la délinquance juvénile puis la planification de 30 initiatives de sécurité qui seront financées par le projet Sic4g. À la veille de cette 5e réunion périodique du Copil, les membres ont effectué une descente sur le terrain pour apprécier les activités menées. Les constats ont fait l’objet de débats suivis de recommandations pour combler les attentes. Financé par Danish Tv Collection 2019, le projet Sic4g est mis en œuvre au Bénin par Plan international en partenariat avec Terres rouges et Médecins du monde suisse. Société 27 sept. 2021


Vaccination contre la poliomyélite dans le Mono et le Couffo: Le ratissage impacte six communes
Le vaccin contre la poliomyélite est en train d’être administré, depuis mercredi 22 septembre dernier, aux enfants de 0 à 5 ans qui avaient échappé à la campagne de vaccination de mai dernier. Cette phase de ratissage touche six communes sur 12 dans les départements du Mono et du Couffo. L’objectif de 95 pour cent de taux de couverture n’est pas atteint, dans plusieurs localités, à l’issue de la campagne de mai dernier pour la vaccination contre la poliomyélite. Sur la liste des localités concernées, on retrouve six communes des départements du Couffo et du Mono. Klouékanmè, Lalo et Dogbo sont les communes qui doivent redoubler d’effort dans le département du Couffo pour atteindre le taux de vaccination visé. Dr Jean Yaovi Daho, directeur départemental de la Santé, précise que c’est la localité d’Adjahonmè qui mérite l'attention dans la commune de Klouékanmè. Relativement à la situation dans le département du Mono, Lokossa, Athiémé et Comé sont les communes à faibles taux. La contreperformance en matière de couverture vaccinale varie d’une commune à l’autre. Pour le compte de Lokossa, il est seulement question des villages de l’arrondissement d’Agamè alors qu’à Athiémé, les agents vaccinateurs sont déployés dans deux arrondissements à savoir Athiémé centre et Adohoun. Par contre à Comé, ce sont tous les villages de la commune qui bénéficient des opérations de ratissage. Les raisons de cet état de choses sont diverses. Entre autres, « Il y a des cas d'absence, des gens qui ont peur des effets secondaires ou sous-informés et enfin, ceux qui refusent le vaccin pour des considérations religieuses », détaille Yacoubou Naïmatou au nom du Service départemental de la Santé publique et de la médecine traditionnelle du Mono. Ces motifs ainsi que le phénomène de résistance au vaccin n’étant pas inédits, les autorités sanitaires du Bénin ont décidé de procéder au ratissage en ciblant les zones concernées et ce, durant trois jours allant du mercredi 22 au vendredi 24 septembre. Dans les départements du Mono et du Couffo qui ne sont pas du reste, les agents vaccinateurs ont administré le vaccin contre la poliomyélite aux enfants de 0 à 5 ans quel que soit leur état de santé. « Le cas d’enfant malade n'est pas une contre-indication pour recevoir le vaccin contre la poliomyélite», appuie Mme Naïmatou. Elle a tenu à rassurer, par ailleurs, que les opérations de ratissage se déroulent dans le respect des mesures barrières à la propagation de la Covid-19. La stratégie de porte-à-porte imposée aux vaccinateurs ainsi que l’obligation du port de masque facial et l’usage du gel hydroalcoolique pour se désinfecter les mains dans les endroits où l’eau n’est pas facilement accessible sont quelques-unes des mesures barrières sur lesquelles comptent les responsables sanitaires pour ne pas faire de la campagne de ratissage un vecteur d’expansion de la pandémie de Covid-19. Société 27 sept. 2021


Abattage des bêtes en divagation à Parakou: Une opération déclenchée pour le bonheur des détenus
L’abattage des animaux errants a démarré, samedi 25 septembre dernier à Parakou. Après avoir, pendant plusieurs mois, sensibilisé leurs propriétaires, les autorités municipales sont passées à la phase répressive. Le premier jour de l’opération a enregistré une cinquantaine de bêtes égorgées et remises à la prison civile de la ville. Les animaux en divagation et leurs propriétaires ont vécu un sale temps samedi 25 septembre dernier à Parakou. Comme il l’avait annoncé, vendredi 24 septembre dernier à l’ouverture de la troisième session ordinaire de son Conseil municipal, le maire Inoussa Zimé Chabi a mis à exécution sa menace de faire abattre les bêtes errantes à travers la ville. En effet, programmée depuis longtemps, par la municipalité de Parakou, l’opération d’abattage systématique des animaux en divagation a fini par démarrer samedi dernier. C’est, selon Romain Aballo, responsable en charge de la propreté, après plusieurs mois de sensibilisation sans gain de cause. Démarrée très tôt, samedi 25 septembre dernier, l’opération a amené les acteurs chargés de l’exécution à parcourir tous les quartiers de la ville. Ce qui n’a laissé aucune chance aux moutons, cabris, chiens et porcs rencontrés. Encerclés, ils étaient pris, puis égorgés sur-le-champ. C’était sous le regard impuissant des riverains. L’objectif de l’opération est de contraindre les propriétaires de ces animaux, sources de nombreux accidents dans la ville, à les garder dans des enclos, chez eux. Cela permet d’éviter qu’ils aillent disputer la circulation sur les voies, avec les usagers. A l’arrivée, une cinquantaine de bêtes ont été abattues et leur viande convoyée à la prison civile de la ville. C’est pour le grand bonheur des détenus de cette maison d’arrêt, qui amélioreront ainsi leur quotidien pendant plusieurs jours. Démarrée, l’opération ne devait pas s’arrêter. La divagation des animaux à Parakou a atteint un tel degré qu’elle doit se poursuivre. Société 27 sept. 2021


Animation de la vie politique à Pèrèrè: Trois conseillers communaux Fcbe adhèrent au Bloc républicain
Elus sur la liste Forces Cauris pour un Bénin Emergent (Fcbe), trois conseillers communaux de Pèrèrè ont, dans une déclaration qu’ils ont faite, samedi 25 septembre dernier à Parakou, décidé de rejoindre le Bloc républicain. Du coup, le Conseil communal de Pèrèrè enregistre un profond bouleversement au niveau de ses rapports de forces politiques. A Pèrèrè, le parti du cheval blanc cabré dans un Bénin vert, Bloc républicain (Br) a vu le cercle de ses membres s’agrandir, samedi 25 septembre dernier à Parakou. Cette formation politique de la Mouvance présidentielle a enregistré l’entrée de trois conseillers de ladite commune, dans ses rangs. Il s’agit de Ali Ali, de Akim Allagbé et de Bio Nari Orou Vincent. Leur déclaration d’adhésion, c’est au cours d’une rencontre organisée à Parakou, qu’ils l’ont lue. Elus conseillers communaux de la 4e mandature, ils ont décidé de couper définitivement les amarres avec le parti des cauris, pour travailler désormais sous la bannière du parti Br. Leur choix, se défendent-ils, c’est pour un véritable développement de la commune de Pèrèrè. Selon eux, il est indispensable de soutenir les actions du président de la République, Patrice Talon. C’est devant le responsable départemental du siège Br Borgou Abdoulaye Monra, le coordonnateur communal Br de Pèrèrè, Chabi Adam Bouko et de l'ancien maire de Pèrèrè et membre fondateur du Br, Mariétou Tamba, qu’ils ont fait leur déclaration. Leurs militants et autres sympathisants étaient également présents à la cérémonie. L'adhésion de ces trois conseillers au Br ne sera pas sans conséquence sur le fonctionnement du Conseil communal de Pèrèrè. Et ce, avec les rapports de forces politiques qui vont être profondément bouleversés. Société 27 sept. 2021


1764 - 3214