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Nouvelles

Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication: Moretti échange avec André Okounlola
Le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), Rémi Prosper Moretti, a reçu en audience, ce mercredi 22 septembre, le nouvel ambassadeur du Bénin près la Russie, André Okounlola. Cette visite a permis à l’ancien député de recueillir les conseils et orientations du président de la Haac pour la réussite de sa mission à Moscou. Après la Cour constitutionnelle, le médiateur de la République, André Okounlola, nouvel ambassadeur du Bénin près la Russie, s’est rendu au cabinet du président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac), Rémi Prosper Moretti. Avant son départ pour la Russie dans quelques jours, l’ancien député est allé annoncer sa nomination au président de la Haac et recueillir, par la même occasion, ses conseils et orientations. « Je suis venu rendre une visite de courtoisie et de civilité au président de la Haac pour lui dire que je suis désormais le représentant de tout le Bénin en Russie. Et de ce point de vue, il est normal qu’avant mon départ pour mon poste, je vienne recueillir ses conseils et orientations… La Haac est une institution importante, il faudrait que je puisse traduire ses orientations en feuille de route dans mon plan global afin qu’arrivé à mon poste, je puisse identifier l’institution sœur en Russie et chercher à redynamiser la coopération entre les deux institutions…», fait-il savoir au sortir de l’audience. André Okounlola s’engage donc à faire en sorte que la Haac et sa structure sœur en Russie renforcent leur partenariat afin qu’il y ait des formations, des partages d’expériences et autres. «Je souhaiterais vraiment que d’ici à là, la Haac organise un voyage pour que des contacts soient pris et que des accords de partenariat soient signés entre elle et l’institution sœur en Russie (…). Je mettrai ses orientations dans ma valise et une fois en Russie, je ferai l’essentiel pour que très bientôt, la Haac puisse prendre langue avec l’institution sœur en Russie », conclut-il. Il est à rappeler que André Okounlola a été promu à la tête de la représentation diplomatique du Bénin à Moscou par le Conseil des ministres du 8 septembre dernier. Avant sa nomination, il était député (de la 10e circonscription électorale) à l’Assemblée nationale, huitième législature. Il occupait également le poste de deuxième questeur du Parlement. Actualités 23 sept. 2021


Gouvernance locale en Afrique : le 9e sommet Africités se tient en mai 2022
La 9e édition du Sommet Africités (Africités 9) aura lieu du 17 au 21 mai 2022 à Kisumu au Kenya. Déjà, les grandes lignes de ces assises sont connues. « Le rôle des villes intermédiaires africaines dans la mise en œuvre de l’Agenda 2030 des Nations Unies et de l’Agenda 2063 de l’Union africaine ». C’est le thème principal du 9e Sommet Africités prévu à Kisumu au Kenya du 17 au 21 mai 2022. Sous l’égide de Cités et gouvernements locaux unis d’Afrique (Cglu Afrique), organisation panafricaine représentative des gouvernements locaux et régionaux en Afrique, cette rencontre réunira les responsables des Collectivités territoriales et leurs associations nationales et régionales, les maires et les élus locaux. Ces entités organiseront des sessions lors du Sommet. Les représentants des gouvernements, les organisations, institutions et agences de développement, les communautés économiques régionales, les composantes de la Société civile ainsi que les universités et centres de formation et de recherche participeront également à ces assises. Le sommet Africités est le plus grand rassemblement démocratique organisé sur le continent africain. Il réunit tous les trois ans les ministres, maires et leaders des collectivités territoriales, les représentants de la Société civile, du secteur privé, des milieux académiques et de la recherche, les institutions financières nationales, régionales et internationales, les partenaires au développement, entre autres. Africités offre une plateforme unique de dialogue sur le rôle des collectivités territoriales dans le développement et l’unité de l’Afrique, et sur la place de la décentralisation dans l’amélioration de la gouvernance des affaires publiques en Afrique, conclut le document. Kisumu est la première ville intermédiaire à accueillir le Sommet Africités. La précédente édition, Africités 8, organisée en novembre 2018 à Marrakech au Maroc avait enregistré, selon les organisateurs, une affluence record de 8 300 participants venus de 79 pays dont 52 pays africains. La 9e édition devrait se tenir en 2021 mais a dû être reportée à cause de la pandémie de coronavirus. Société 23 sept. 2021


Décentralisation : des réformes pour une durabilité financière de l’Ancb
La Commission Economie et Finances locales de l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb) a engagé un processus pour améliorer sa durabilité économique. Réfléchir aux mécanismes et stratégies à mettre en œuvre pour accroître les ressources de l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb) et garantir sa durabilité financière. Tel était le principal objectif de la première session ordinaire de la Commission Economie et Finances locales de l’Association nationale des communes du Bénin. Laquelle session se tient en septembre du fait de la pandémie de Covid-19 et de l’agenda des différents responsables. La première depuis la mise en place de la commission lors du congrès de décembre 2020, cette rencontre a permis aux participants de se pencher sur le modèle actuel de gestion des tickets gare routière par l’Ancb et le montant des cotisations des membres de l’association. Dans les détails, les membres de cette commission stratégique ont fait l’état des lieux et formulé des propositions de pistes d’amélioration au bureau national présidé par le maire Luc Atrokpo. La finalité étant de renforcer l’autonomie et les capacités financières de l’institution afin de lui permettre de mieux accompagner les communes. Cette session a également permis aux maires et directeurs des Affaires financières des communes, sous la présidence du maire de Ouidah, premier responsable de la commission, d’élaborer un plan de travail quinquennal à leur niveau. Au terme des travaux, des recommandations ont été faites à l’endroit des participants et du bureau national de l’Ancb. Il s’agit de restituer rigoureusement les conclusions des assises aux maires, d’accompagner les municipalités dans la modernisation de leurs infrastructures et d’appuyer les réformes actuelles dans le secteur du transport. « Un des grands chantiers mais qui pourrait être l’un des plus difficiles vient d’être abordé et pratiquement évacué à plus 75 %. Vous savez bien que la question des ressources financières et des cotisations n’est pas une chose aisée dans notre culture. Les 25 % qui restent seront certainement l’œuvre du bureau et du président pour que cette proposition puisse passer dans les communes », a salué le maire Christian Houétchénou, président de la Commission Economie et Finances locales. Le bras technique ! Connue comme l’une des huit commissions thématiques de l’Ancb, faîtière des communes créée en 2003, la Commission Economie et Finances locales a pour mission de superviser, en lien avec les organismes habilités, les activités initiées par l’association et / ou par d’autres partenaires, relatives à la promotion et au développement des économies locales ainsi qu’à la croissance des ressources des communes. Elle prépare également pour le bureau des projets de lobbying et de défense des intérêts des communes dans ce domaine, puis participe, pour le compte de l’association et dans l’intérêt des communes, à toutes autres activités relatives aux affaires de sa compétence. Conformément à la décision n°006/2021/04/P-Ancb/Dc/De/Daf/Sa du 23 avril 2021, cette commission est présidée par le maire de Ouidah, avec son homologue de Porto-Novo à la vice-présidence. C’est d’ailleurs la première des huit commissions statutaires à être fonctionnelle. Société 23 sept. 2021


Actu des communes: Bembéréké, Abomey-Calavi, Ifangni
  1. Tournée de reddition de comptes à Bembéréké
  2. Des mesures contre les chargements hors parc à Abomey-Calavi
  3. Un nouveau bâtiment pour les archives à Ifangni
• Tournée de reddition de comptes à Bembéréké Les arrondissements d’Ina et Bembéréké sont désormais imprégnés du niveau de mobilisation des ressources. Le maire Yaya Garba et ses collaborateurs ont bouclé, en fin de la semaine dernière, leur périple d’échanges avec la population à la base. Selon les informations rendues publiques, les arrondissements d’Ina et Bembéréké ont mobilisé respectivement 23 millions F Cfa et 38 millions F Cfa à la date du 31 août 2021. Cette mobilisation est supérieure à celle des 12 mois de l’année 2020. • Des mesures contre les chargements hors parc à Abomey-Calavi Le maire de la commune d’Abomey-Calavi a rencontré la semaine dernière les responsables des gares routières exerçant sur son territoire. Dans un franc-parler, Angelo Evariste Ahouandjinou a entretenu ses interlocuteurs sur les mesures qui seront désormais prises pour lutter contre les chargements et déchargements hors parc. Ces pratiques toujours déplorées étant à la base de plusieurs accidents de la circulation. Il est question pour l’autorité communale de prendre ses responsabilités en garantissant la libre circulation des biens et des personnes. Des échanges, il ressort qu’un dispositif est instauré pour une veille permanente. Ce dispositif mixte est composé des agents de la mairie, des forces de l’ordre et des responsables des gares routières eux-mêmes. • Un nouveau bâtiment pour les archives à Ifangni Les archives de la mairie d’Ifangni seront désormais conservées dans des conditions optimales permettant leur durabilité. Un bâtiment est construit à cet effet et officiellement mis en service par l’autorité communale. Personnalités politico-administratives, sages, notables, élus locaux et communaux et autres usagers étaient aux côtés du maire Franck Okpeicha pour l’inauguration de cette infrastructure.  
Actualités 23 sept. 2021


Crue du fleuve Okpara à Kika: La traversée interdite aux élèves du lycée technique agricole
La traversée du fleuve Okpara en crue au niveau de Kika n’est pas du tout aisée. Pour éviter le pire, interdiction vient d’en être faite aux élèves du lycée technique agricole de la localité. C’est à la faveur d’une décision prise par le proviseur du lycée, il y a quelques jours. Le fleuve Okpara dans la commune de Tchaourou est actuellement en crue. Du coup, sa traversée pour rallier le Lycée technique agricole de Kika devenue dangereuse est réglementée depuis quelques semaines. Une information confirmée par le chef d’exploitation de l’établissement, Victorin Adjimatin. « Comme dispositions au niveau de l’établissement, le proviseur a pris une note de service pour interdire les déplacements des élèves qui, chaque fois, se rendent à Parakou », a-t-il informé. La mesure vise surtout, selon lui, à les empêcher d’aller aux abords du fleuve. Pour la plupart habitués à descendre à Parakou pour effectuer certaines courses, ils ne pourront plus le faire jusqu’à nouvel ordre. Voilà qui n’est pas du tout réjouissant pour ces apprenants, encore que les pluies continuent de tomber dru tous les jours sur les différentes communes du septentrion. Une attention a également été accordée aux enseignants qui ont l’obligation de venir dispenser les cours dans l’établissement et qui doivent quitter Parakou. « Le proviseur a également pris une note de service pour mettre un tracteur à leur disposition. C’est pour leur assurer la traversée sans grandes difficultés », a également confié Victorin Adjimatin. Autant de dispositions qui n’ont pour objectif que de ne pas avoir à déplorer des cas de noyades dans les rangs des apprenants du lycée et de leurs enseignants ainsi que tout autre acteur. Société 23 sept. 2021


Port de Cotonou : de nouvelles dispositions pour plus de compétitivité
Le Conseil des ministres du mercredi 22 septembre a décidé de l’implémentation au port de Cotonou d’un système d’information. Ceci, dans le souci de favoriser la poursuite des réformes visant à rendre le port de Cotonou plus compétitif et attractif. Le gouvernement, au cours de son conclave hebdomadaire du mercredi 22 septembre, a pris des décisions en faveur de la compétitivité du port de Cotonou. Dans le but de favoriser la poursuite des réformes visant à rendre le port plus compétitif et attractif, le Conseil des ministres a autorisé qu’il y soit implémenté un système d’information. Il s’agit d’une plateforme technologique de traitement des demandes et de fourniture des différents services portuaires, de manière intelligente, centralisée, fiable et dématérialisée. «Elle sera utilisée par les acteurs portuaires que sont les agents maritimes, la douane, les prestataires logistiques, les transitaires, les agences gouvernementales, les transporteurs, les opérateurs de terminaux et d’entrepôts», indique le porte-parole du gouvernement au cours de son traditionnel point de presse. Elle servira notamment à remplacer les systèmes de facturation, de gestion du tracking, de placement des navires, de même que la gestion des entrées et sorties des camions. Cette plateforme permettra également de gérer et d’éditer toutes les informations contenues dans le bordereau électronique de suivi des cargaisons. Les avantages attendus de cet outil moderne sont, entre autres la transparence dans les opérations d’importation, les coûts et taxes facturés pour les diverses prestations liées à l’importation, à l’exportation et au transit, la fiabilité et la traçabilité des modifications au cours du traitement de l’information, la digitalisation et la dématérialisation totale des processus et procédures d’enlèvement des marchandises. Autres avantages, la sécurisation de l’information et la garantie de l’intégrité des données, la facilitation du contrôle douanier et de la lutte contre la fraude et l’insécurité et la maîtrise du coût de passage des marchandises ainsi que du temps moyen de leur enlèvement. A terme, la mise en place de ce système d’information moderne induira la suppression du bordereau électronique de suivi des cargaisons dans sa version actuelle, a précisé le porte-parole du gouvernement. Aussi, le Conseil des ministres a-t-il décidé d’en transférer la gestion, dès à présent, du Conseil national des chargeurs du Bénin (Cncb) au Port autonome de Cotonou pour plus d’efficacité. Le Conseil des ministres a également procédé à la nomination d’un nouveau directeur général des douanes et droits indirects en la personne d'Alain Hinkati, tandis que l’ancien occupant du poste, Charles Inoussa Sacca Bocco a été nommé conseiller technique du ministre de l’Economie et des finances. Actualités 23 sept. 2021


Vaccination anti-Covid dans l’Atacora-Donga: La stratégie qui marche
La lutte contre le coronavirus induit plusieurs méthodes dont les mesures barrières et la vaccination pour se prémunir contre les formes graves. Dans l’Atacora-Donga, les agents de santé ont opté pour une technique qui, du reste, porte ses fruits. Les départements de l’Atacora-Donga tiennent le pari de la vaccination contre la Covid-19 avec la mise en place de deux postes dont un fixe et le second mobile. Dans la commune de Natitingou par exemple, tout citoyen désireux de se faire vacciner a le choix entre le poste fixe de la Direction départementale de la Santé, du centre de santé communal, le poste de vaccination de la prison civile et un poste mobile qui parcourt les administrations pour vacciner le personnel. C’est la stratégie adoptée par le personnel de santé pour la réussite de la vaccination contre le coronavirus et qui marche, selon les autorités sanitaires. Selon Dr Sylvestre Nékoua, chef service départemental de la Santé publique et de la médecine traditionnelle de l’Atacora, le nombre de vaccinés dans ce département à la date du 12 septembre est de 5 951 pour le cas de ceux qui ont une vaccination complète avec au total 6 992 doses de vaccins administrées. Tout se déroule suivant les dispositions en vigueur et les décisions prises dans le cadre de la riposte. Il s’agit de la vaccination obligatoire pour le personnel médical, paramédical, pharmacien, aide-soignant de même que pour les personnels administratifs des formations sanitaires publiques et privées et des officines pharmaceutiques. Sylvestre Nékoua a rappelé que le défi que constitue le maintien du niveau maximal d’alerte à travers la sensibilisation et la communication à l’endroit des populations et surtout les couches à risque, est grand pour atteindre les objectifs dans le cadre de la riposte. C’est pourquoi, les directeurs départementaux et les agents de l’administration sont invités à être le porte-flambeau dans leurs différents secteurs d’activités. L’intensification de la sensibilisation est également de mise pour une large couverture vaccinale dans les départements de l’Atacora-Donga. Rappelons que les mesures d’interdiction de rassemblement de plus de cinquante personnes, la suspension de la participation de tout agent de l’administration publique ou employé du secteur privé non vacciné contre la Covid-19 aux rencontres telles que les ateliers ou séminaires sur le territoire national, la recommandation de la vaccination à toute personne âgée de plus de 18 ans, au personnel enseignant et administratif, aux étudiants, au personnel militaire et paramilitaire, aux taxis-motos et toutes personnes entrant ou sortant du territoire sont toujours en vigueur.   Société 23 sept. 2021


Conseil électoral : Laurentine Adossou Davo et François Abiola prêtent serment
En application des dispositions de l’article 30 de la loi 2019-43 du 15 novembre 2019 portant Code électoral en République du Bénin, le président de la République a procédé à la désignation de deux nouveaux membres au sein du Conseil électoral en remplacement de membres démissionnaires. Les deux nouveaux membres ont prêté serment, mercredi 22 septembre, en présence du chef de l’Etat. La prestation de serment des deux derniers membres du Conseil électoral de la Commission électorale nationale autonome (Cena) s’est déroulée, ce mercredi 22 septembre, en présence du président de la République. Dans un premier temps, le secrétaire général du gouvernement donnera lecture du Décret N° 2021-414 du 28 juillet 2021 portant nomination de membres au Conseil électoral de la Commission électorale nationale autonome. Lequel décret porte la nomination au titre du président de la République, de dame Laurentine Adossou Davo en remplacement de Coffi Adolphe Djiman, puis celle de François Abiola en lieu et place de Boukari Adam Soulé pour la minorité parlementaire. Le même décret indique que les remplaçants poursuivent pour compter de la date de leur installation, le mandat en cours. Suivra en acte 2, la prestation de serment proprement dite. Phase au cours de laquelle les deux nouveaux membres ont juré de remplir en toute impartialité et équité, les fonctions et charges qui sont les leurs. Prenant acte de leur serment, le président Patrice Talon les a renvoyés à l’exercice de leurs fonctions. « Actuellement, notre institution de gestion des élections dans sa nouvelle formule est au complet, vous avez la lourde responsabilité de perpétuer la tradition, l’image, les performances que nous avons tous saluées depuis si longtemps déjà au sein de cette structure qui nous honore depuis sa création », a indiqué le chef de l’Etat. « Je n’ai pas de doute que vous serez à la hauteur et qu’avec votre expertise et votre esprit républicain, vous allez travailler pour la sincérité de l’expression et le choix de nos électeurs », a-t-il poursuivi. Actualités 23 sept. 2021


Restitution de biens culturels au Bénin: Encore deux expositions avant Cotonou
L’agenda de restitution de 26 œuvres au Bénin par la France pourrait connaître un léger décalage. Selon des sénateurs français de passage à Cotonou, ce sera après deux expositions projetées à Paris. Sur le principe, rien n’a changé. Les 26 œuvres du trésor royal d’Abomey, prises de guerre du général Dodds, seront de retour à Cotonou, sous peu. Cependant, l’agenda pourrait connaître un décalage du fait de deux expositions annoncées. C’est le cas de celle que le musée du quai Branly organise du 26 au 31 octobre 2021 dénommée : "Bénin, la restitution de 26 œuvres des trésors royaux d'Abomey". De passage à Cotonou, quatre sénateurs français membres du Groupe d’amitié France-Afrique de l'Ouest ont apporté des précisions au cours d’un point de presse le 22 septembre 2021. « Deux expositions devraient encore avoir lieu de ces pièces chez nous avant qu’elles ne s’en aillent. S’il y a décalage, ce n’est certainement pas une question de fond. C’est juste pour quelques petites semaines, le temps que ces expositions aient lieu », a déclaré André Reichardt, chef de délégation, pour qui c’est en accord avec les autorités béninoises. En réalité, il était envisagé un retour de ces œuvres avant «la fin de l’année ». Avec ces expositions, le grand retour pourrait être en début d’année 2022. Pour ces quatre sénateurs, ces expositions entrent dans la logique de susciter de l’envie autour de ces trésors royaux. «L’idée des expositions à Paris est une façon très judicieuse d’abord de montrer localement chez nous vos trésors et de faire quelque part la promotion du Bénin. Nous avons différentes façons, avec des saisons croisées où il y a des expositions dans un pays pendant quelques mois et ensuite dans l’autre pays. C’est un délai temporel certes, mais qui permet lors de ces expositions de dire que ces trésors vont être ensuite exposés dans le pays auquel ils appartiennent », souligne Hélène Conway-Mouret, membre de la délégation. A l’en croire, ça donne aussi du temps pour mieux se préparer à accueillir les œuvres. « J’y vois une première étape où les autorités locales travaillent très dur pour que ces œuvres qui ont été très bien conservées pendant toutes ces années le soient aussi ici et soient montrées sous leurs meilleurs jours. Je pense que c’est important aussi que quand elles arrivent ici, tout soit près et que ça soit très bien fait. Ce sera un exemple. Il faut le voir comme une première étape importante pour pouvoir reconstruire et avoir des expositions itinérantes. Elles rentrent à la maison pour être exposées, mais elles pourront ensuite aller ailleurs et être remplacées par d’autres qui viendront ici. Il faut le voir donc comme une première étape importante et que tout soit prêt, et parfait pour leur arrivée et exposition au Bénin», a-t-elle ajouté. Cette restitution attendue de 26 pièces du trésor du roi Béhanzin conservées au musée du Quai Branly-Jacques Chirac a été approuvée, en décembre 2020, par le Parlement français. De passage à Cotonou, les quatre sénateurs français ont aussi échangé avec les autorités béninoises sur la lutte contre les réseaux terroristes et la coopération décentralisée. Société 23 sept. 2021


Professeur Maxime da Cruz: Hommages à un chercheur « humble et engagé »
Le Professeur Maxime da Cruz a reçu de la communauté universitaire des hommages mérités, le 22 septembre 2021, au cours d’une journée scientifique qui lui a été dédiée. Chacun y est allé de ses souvenirs et de ses émotions pour témoigner de la grandeur de Maxime da Cruz. Ancien étudiant du professeur de linguistique, Prof Pascal Okry Tossou, doyen de la Faculté des lettres, langues, arts et communication (Fllac), en a profité pour se confesser. « Il ne savait pas combien je lui volais des marques de vie, des indices d’humanisme, des preuves d’humanité. Professeur da Cruz, je vous en ai beaucoup volé et je ne sais pas si j’ai réussi à le restituer autour de moi », commence-t-il à narrer avant de protester contre le départ de son enseignant à la retraite. « Professeur, vous ne partirez pas. La Fllac, au nom de laquelle je parle, dit non à votre départ à la retraite. Je prends le risque de dire, au nom de mes collègues, que nous allons vous envahir. Cette morale qui s’évapore, quand il y a une source rare qui la donne, il faut la retenir pour permettre à nous les plus jeunes d’aller y boire », insiste Pascal Okry Tossou. En effet, cette journée scientifique en hommage au Professeur Maxime da Cruz est l’initiative d’un groupe d’enseignants qui a décidé de célébrer leur « maître». Dans ce lot, on retrouve ses anciens étudiants, doctorants, collègues et amis. « L’occasion s’offre une fois de plus au personnel enseignant, et à tous les étudiants du département des sciences de langage et de la communication (Dslc) de témoigner de la personnalité hors du commun du Professeur Maxime da Cruz et de lui accorder des marques d’honneurs pour la clarté de ses enseignements », a déclaré Samuel Djengué, chef du Dslc. Honoré de son vivant Beaucoup de personnalités ont alors défilé pour dévoiler ce que ce scientifique a été pour l’université. Prof Cakpo Hounkpatin note son « sens de l’humanité, son ouverture d'esprit et son acceptation de la contradiction ». Prof Mahougnon Kakpo garde de lui sa simplicité et son humilité. Le département de sociologie n’a pas été du reste. « Je vous dis infiniment merci pour avoir introduit la linguistique appliquée à la sociologie et à l’anthropologie. Nous allons porter cette flamme que vous avez allumée », promet Prof Adolphe Kpatchavi. L’ancien porte-parole de l’intersyndicale des enseignants du supérieur, Prof Alphonse da Silva, n’a pas tari de remerciements à l’endroit de son ami d’enfance. « C’est lui qui m‘a encouragé à persévérer pour que le statut des enseignants du supérieur soit obtenu. Ce n’était pas facile. Je pleurais en assemblée générale et celui qui me consolait, c’était le Professeur Maxime da Cruz », se souvient-il. Pendant ce déluge d’hommages, Maxime da Cruz était là, avec un regard radieux qui ne cesse de balayer le public masqué, dans tous les angles. A son tour, il entend laisser dans l’esprit de ses proches des sentiments généreux, sa plus douce récompense. « Il pleut des cordes, et pourtant vous êtes là. Lorsqu’on se rappelle le nombre que vous faites dans la salle, venus d’horizons divers, vous m’avez renforcé dans la conviction que nous devons veiller à former une famille. Nous devons veiller à tout faire ensemble, même si nous ne pouvons pas être d’accord sur tout », souligne Maxime da Cruz. A ceux qui gardent de lui son humilité légendaire et son sens de l’écoute, le recteur soutient qu’il s’est intéressé à la pédagogie universitaire par souci de mieux accompagner les étudiants. « J’ai été aussi étudiant. Je dois vous confesser que nous avons fait du chemin comme université, en termes de qualité de rapports entre apprenants et enseignants. Les expériences que j’ai faites et qui m’ont marqué négativement, je me donne comme devoir de faire en sorte que plus personne n’en souffre par ma faute. Si c’est positif, je me donne le devoir de partager cela autour de moi », fait-il remarquer. Et le vœu de ses fils scientifiques est qu’il continue, malgré la retraite, de partager ses valeurs qui, sans doute, pourront les aider à garder vive la flamme. Société 23 sept. 2021


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