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Nouvelles

Détection de cyclistes pour la relance des courses à vélo: Plus de mille coureurs attendus à Banikoara dès samedi prochain
[caption id="attachment_28379" align="alignnone" width="1024"]Détection de cyclistes pour la relance des courses à vélo[/caption]

La Fédération béninoise de cyclisme (Fébécy) lance dès samedi 17 mars prochain les compétitions de détection des cyclistes dans les départements. Plus de mille coureurs sont attendus sur les routes de la commune de Banikoara dans le département de l’Alibori.

La commune de Banikoara dans le département de l’Alibori accueille, samedi prochain, les courses de vélo ordinaires et de vélo de route dans le cadre de la relance du cyclisme dans les départements du pays. Selon le président de la Fédération béninoise de cyclisme (Fébécy), Romuald Hazoumè, plus de mille coureurs sont attendus à cette compétition qui vise la détection de nouveaux cyclistes. « Les inscriptions sont en cours mais on note beaucoup d’engouement au niveau de la population pour cette compétition ; on pourrait aller au-delà de mille coureurs », a-t-il déclaré. Les meilleurs de ces courses recevront des prix ainsi que des lots de consolation.
Pour lui, le cyclisme béninois doit sortir de sa léthargie actuelle à travers ces compétitions départementales qui constituent, également, un tremplin pour la fédération en vue de sélectionner des cyclistes pouvant prendre part à des tours cyclistes au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire et dans d’autres pays sur le continent. Romuald Hazoumè invite les fans de cette discipline à faire confiance à son comité exécutif qui s’est doté d’une feuille de route pour le compte de l’année 2018.
Le comité exécutif de la Fédération béninoise de cyclisme dirigé par Romuald Hazoumè souhaite développer cette discipline à partir de la base en organisant beaucoup d’autres compétitions statutaires dont le tour du Bénin dans les mois à venir. Ainsi, après Banikoara, les courses sont attendues respectivement à Glazoué dans le département des Collines le 17 juin ; à Djougou le 16 septembre pour la Donga ; à Lokossa, le 18 décembre pour le Mono.

 

Sports 14 mars 2018


Don d’ambulances aux sapeurs-pompiers: Le Japon et le Bénin signent un contrat de 87 millions F Cfa
[caption id="attachment_28378" align="alignnone" width="1024"]Don d’ambulances aux sapeurs-pompiers[/caption]

L’ambassadeur plénipotentiaire du Japon près le Bénin, Kiyofumi Konishi, et le directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur, Ourou Baro Mora, ont procédé, ce mardi 13 mars, à la signature des contrats de don en vue de l’acquisition des ambulances auprès de la société japonaise Society for promotion of japanese diplomacy (Spjd) au profit du Groupement des sapeurs-pompiers, à Cotonou. C’était en présence du chef d’état-major de l’armée de terre, colonel Fructueux Gbaguidi, et du commandant du Groupement national des sapeurs-pompiers, lieutenant-colonel Gildas N’dah Sékou.

Au cours de cette cérémonie, le commandant du Groupement national des sapeurs-pompiers, Gildas N’dah Sékou, a remercié le Japon pour ce don qui s’élève à un montant de 133 320 euros soit plus de 87 millions de francs Cfa. Selon lui, ce geste témoigne des belles actions de générosité du Japon au profit du Bénin depuis plusieurs décennies. Ainsi, au nom des soldats du feu, il a témoigné sa reconnaissance à la République du Japon pour son soutien aux sapeurs-pompiers.
«  En 2011, le Japon a octroyé au ministère de l’Intérieur un important lot de véhicules de secours et d’importantes pièces de rechange d’une valeur de 2,5 milliards de F Cfa dont douze ambulances et d’autres engins », a témoigné Ourou Baro Mora, directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur. Il prend l’engagement de veiller à une meilleure utilisation de ces matériels dès leur réception dans les tout prochains mois.
Pour l’ambassadeur du Japon près le Bénin, Kiyofumi Konishi, ce don marque un nouvel élan dans le renforcement des relations d’amitié entre les deux pays. « Ce projet va se concrétiser avec une dotation de sept ambulances d’occasion qui viendront solutionner, de façon significative, l’insuffisance de matériels roulants des sapeurs-pompiers », a-t-il déclaré. Selon lui, cette contribution est faite en marge du septième anniversaire du grand séisme de l’est du Japon où 2539 personnes ont péri. « Nous sommes heureux d’assurer ce financement, car le Japon est motivé davantage à contribuer au renforcement de la capacité de gérer les catastrophes dans différents pays », a-t-il ajouté. Pour lui, cet engagement du Japon vise à préserver et à sauver des vies humaines en Afrique.

 

Société 14 mars 2018


Le Ces et les confessions religieuses jouent les sapeurs-pompiers
[caption id="attachment_28377" align="alignnone" width="1024"]Le Ces et les confessions religieuses jouent les sapeurs-pompiers[/caption]

Le président du Conseil économique et social, Augustin Tabé Gbian, a réuni autour d’une même table, dans la soirée de ce mardi 13 mars, au siège de l’institution à Cotonou, les secrétaires généraux des centrales et confédérations syndicales et les représentants des confessions religieuses. Il s’agit de trouver une solution à la crise sociale qui secoue le Bénin actuellement et qui risque de conduire le système éducatif à une année blanche.

Le Conseil économique et social joue les sapeurs-pompiers dans la crise sociale qui oppose les travailleurs en général et les enseignants en particulier au gouvernement, et qui risque de conduire à une année blanche. En face des secrétaires généraux des centrales et confédérations syndicales, hier, il y avait les responsables des confessions religieuses. 

La démarche du Conseil économique et social (Ces) est d’écouter les travailleurs en grève afin de savoir quelle solution trouver pour sauver l’année scolaire.
Selon le président du Ces, Augustin Tabé Gbian, la rencontre d’hier, est la suite d’un travail qui a commencé depuis un moment avec les secrétaires généraux des centrales et confédérations syndicales. Et avec l’évolution de la situation sociale, son institution a voulu que cette rencontre soit étendue aux garants de la morale et de la paix. Dans les situations les plus difficiles, explique-t-il, c’est à ces derniers que les populations font recours. Car, ils leur inspirent plus confiance, souligne-t-il. Augustin Tabé Gbian indique que le rôle du Ces est de tout mettre en œuvre pour que la paix, la stabilité et la cohésion sociale soient de mise et que les efforts économiques puissent porter leurs fruits.
En initiant la rencontre d’hier, le Ces, selon son président, a voulu que les secrétaires généraux fassent le point des négociations en cours avec le gouvernement aux représentants des confessions religieuses. Puis par la suite, la parole sera donnée aux autorités morales pour se prononcer sur la situation qui prévaut actuellement.
« Il n’y a pas eu de détails dans les échanges. On nous a écoutés, nous avons parlé. Ils ont pris l’engagement d’aller rencontrer le gouvernement et après la synthèse sera faite », a déclaré, à la sortie de la rencontre, Mathurine Sossoukpè, secrétaire générale adjointe de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb). A part cette dernière, les secrétaires généraux des autres centrales et confédérations syndicales ont opté pour le silence.

Plaidoyer des confessions religieuses

Si du côté des représentants de l’Eglise catholique, aucun membre de la délégation de la Conférence épiscopale du Bénin n’a voulu placer un mot, les représentants des autres confessions religieuses ont dit ce qu’ils pensent de la situation avant d’inviter les uns et les autres à s’entendre.
L’imam central de la mosquée d’Aïdjèdo, Yessoufou Abdul Djèlili, secrétaire général de l’Union islamique du Bénin, estime que c’est un début de médiation entre les travailleurs et le gouvernement, la rencontre initiée par le Conseil économique et social. « Vous n’êtes pas sans savoir que l’heure est grave ! » s’exclame-t-il. Depuis un moment, rappelle-t-il, le pays est paralysé au niveau de l’Administration. C’est ainsi que le Ces, salue-t-il, a voulu associer les faitières des religieux afin qu’ensemble des voies et moyens soient trouvés pour sortir de cette crise. « Nous venons de démarrer la première séance qui a été consacrée à l’écoute des secrétaires généraux des centrales et confédérations syndicales qui nous ont fait la genèse de la crise avec les différentes revendications qui ont déclenché la grève », dit-il, avant de promettre que la synthèse sera faite afin de savoir quelle stratégie adopter.
Comme il s’agit d’une médiation qui est le rôle du Ces, selon l’imam Yessoufou Abdul Djèlili, il faut forcément écouter l’autre partie. « Notre souhait est qu’une solution soit trouvée pour que chacun retrouve le chemin du travail  pour que l’économie reprenne », espère-t-il.
Le pasteur Amos Agbindo Bankolé de l’Eglise protestante méthodiste du Bénin, pour sa part, se réjouit d’avoir écouté avec intérêt les responsables des centrales et confédérations syndicales. Son souhait est de tout mettre en œuvre pour éviter une année blanche. « Les parents d’élèves ont assez de difficultés pour payer les scolarités », regrette-t-il avant de plaider pour que l’avenir des enfants ne soit pas hypothéqué.
Le représentant des religions endogènes, Dah Gbèdiga Adoko, a plaidé comme les autres pour que l’année scolaire soit sauvée. « Restons tous en prière », conseille-t-il. Après avoir écouté les représentants des travailleurs, il promet que le gouvernement sera écouté aussi pour qu’une solution soit trouvée à la crise.

Société 14 mars 2018


Recevabilité des déclarations de marches à Cotonou: Le préfet Toboula annonce de nouvelles conditions
[caption id="attachment_28376" align="alignnone" width="1024"]Recevabilité des déclarations de marches à Cotonou: Le préfet Toboula annonce de nouvelles conditions[/caption]

Par un arrêté 2018 n° 8/0023/DEP-LIT/SF/SP en date du 8 mars dernier, le préfet Modeste Toboula a annoncé de nouvelles conditions de recevabilité des déclarations de marches et autres manifestations publiques à caractère revendicatif dans sa circonscription administrative. Désormais, « Les déclarations de manifestations à caractère revendicatif telles que les sit-in ou meeting, déposées à la Marie de Cotonou ou à la Préfecture de Cotonou, ne sont désormais recevables que si, auxdites déclarations, sont joints les récépissés d’enregistrement des organisations qui en sont auteurs », indique l’acte préfectoral. 

L’arrêté stipule également que toute déclaration de marche ou de manifestation publique non accompagnée de récépissé d’enregistrement de son auteur sera considérée de nul effet. Le préfet invite par conséquent les partis politiques, mouvements politiques, alliances de partis politiques, syndicats, centrales syndicales, organisations non gouvernementales, associations ou autres organisations de la société civile à se conformer aux nouvelles exigences.
Il informe, en outre, que le maire de la commune de Cotonou, le directeur départemental de la Police républicaine, le commissaire central de la ville de Cotonou sont chargés, chacun en ce qui les concerne, de l’application de cet arrêté.

 

Société 14 mars 2018


Soukarou: Dans l’attente de la retenue d’eau promise aux éleveurs
[caption id="attachment_28375" align="alignnone" width="1024"]Soukarou: Dans l’attente de la retenue d’eau promise aux éleveurs[/caption]

En saison sèche dans le Borgou et l’Alibori, il n’est souvent pas facile de trouver la moindre mare pour faire abreuver le bétail. Consciente de cette difficulté, le Projet d’appui aux filières lait et viande (Pafilav) a entrepris de mettre à la disposition des éleveurs de la localité de Soukarou, dans la commune de Bembèrèkè, une retenue d’eau. De l’ouvrage dont la première réception n’a jamais eu lieu jusqu’à ce jour, il ne reste désormais que des vestiges.

La fin du calvaire des éleveurs de la localité de Soukarou et de ses environs, à Bembèrèkè, en matière d’eau pour alimenter le bétail n’est certainement pas pour demain. A la place de la retenue d’eau qui leur a été promise, elles continuent de contempler les débris de briques et amas de ferraille laissés sur les lieux. Et pourtant, les travaux étaient prévus pour durer seulement quatre mois. L’ouvrage n’a jamais été réceptionné que déjà, on voit ses vestiges.

Censé être réalisé depuis longtemps, l’ouvrage a tout l’air d’un chantier abandonné et en ruine. D’abord, la qualité des matériaux ayant servi pour les travaux, laisse à désirer. En témoigne la qualité de fer utilisé. Ce sont des barres de fer de 6 ou de 8 destinées aux containers au port. Sous l’effet des jets de pierres, ce qui tenait encore debout comme béton armé se détachait, tombant par morceaux. C’est un spectacle que les curieux trouvaient bien marrant, avant de se reprendre rapidement. Aussitôt, sont mises à nu la mauvaise foi et l’incompétence des entrepreneurs auxquels le chantier a été confié. Les grands perdants de cette situation, ce sont les populations d’éleveurs de Soukarou pour lesquelles cette retenue d’eau était prévue.

Les tenants et les aboutissants

Très préoccupé, le coordonnateur du Pafilav, Dr Emile Godonou Toïgbé, fera remarquer que c’est un gâchis. Alors que plus de 70 millions de francs Cfa lui ont déjà été consacrés, l’ouvrage peine à devenir une réalité.
C’est depuis, samedi 30 décembre dernier, que le projet dont il a la charge est censé avoir pris fin. Mais une prolongation lui a été accordée jusqu’au samedi 30 juin prochain, pour permettre l’achèvement des infrastructures qui ne le sont pas. Parmi les retenues d’eau dont les constructions ont été programmées, seulement deux ont été achevées, a expliqué Dr Emile Godonou Toïgbé.
« Il y a deux retenues d’eau à soucis. Celle-ci et celle de Takongou à Kandi », insiste-t-il.
Expliquant ce qui s’est passé au niveau de l’ouvrage de Soukarou, le chef projet Agetip, Nadine da Silva, a également indiqué les portes de sortie pour l’achèvement des travaux. «C’est vers février 2016 que l’entreprise a commencé les travaux, alors que l’ordre de service a été donné pour les démarrer depuis novembre 2015. Au départ, on avait déjà accusé de retard. En mai, tout le monde sait, les premières précipitations étaient en principe attendues. Le déversoir central qui a été construit n’a pas résisté à une forte intempérie intervenue le lendemain de sa réalisation », a fait remarquer le chef projet. Selon elle, c’est parce qu’il n’y a pas eu de temps de prise de mûrissement que la crue survenue a tout emporté sur son passage. « L’ouvrage est parti sous une bonne section », poursuit Nadine de Silva.
Les travaux ont donc été arrêtés de mai jusqu’à novembre 2016, à cause des pluies. Fin décembre 2016, l’entreprise était supposée reprendre les travaux pour les terminer en mars 2017. « On a demandé une prorogation de délai. Les travaux ont effectivement repris en décembre 2016. Tout allait bien jusqu’en février et mars 2017, lorsque fin mai, ils n’étaient toujours pas achevés et il y a eu à nouveau le même épisode pluvieux », soulignera le chef projet. Mais cette fois-ci, confiera-t-elle, la crue était tellement importante que le déversant reconstruit est complètement parti. « Il y a nécessité de s’arrêter et de procéder à une évaluation de tout ce qui a ou non été correctement fait. De voir si ce n’est pas un problème de dimensionnement dans la mise en œuvre de l’ouvrage. L’enquête que nous avons effectuée au niveau du déversoir a révélé que c’est un ouvrage assez sensible », a-t-elle précisé. Parce qu’il est central, elle a proposé de le faire reposer sur des remblais dont l’exécution va favoriser l’assise.
Selon Nadine da Silva, les remblais n’avaient pas été réalisés comme il le fallait.« Vous verrez au niveau du chemin évacuateur qu’il y a même des péri-
maçonnés qui avaient déjà été installés. Ils sont partis sur une grande partie », argumente-t-elle. « Prenant la mesure de la situation, nous avons décidé d’engager une procédure de résiliation, après évidemment plusieurs étapes de mise en demeure. Le problème que posait cette procédure, c’est qu’il fallait relancer l’appel à concurrence avec tout ce que cela implique également comme reprise de tous les processus de sélection », a déploré la représentante de l’Agetip. De l’autre côté, faut-il également le reconnaître, il y avait le problème des crédits déjà consommés, puisque le projet tendait vers sa fin.
Finalement, la procédure de résiliation n’est pas allée à son terme. « Pour la simplifier, nous avons décidé d’obliger le contractant à recourir à un sous-traitant. Sur d’autres retenues, une autre entreprise avait réalisé une meilleure performance », a rassuré Nadine da Silva.

De la compétence des entrepreneurs

Pour le coordonnateur du Pafilav, l’entreprise a affiché ses carences. Le bureau de contrôle a également été défaillant. C’est une suite de défaillances qui a conduit à cette situation. L’entrepreneur qui avait le marché, informe Dr Emile Godonou
Toïgbé, ne suivait rien.
En effet, le président de l’Association nationale des organisations professionnelles d’éleveurs de ruminants du Bénin (Anoper), Alfa Tidjani Aboubakar, reconnaît l’avoir averti plus d’une fois que son chantier était plutôt devenu un marché de vente de ciment et d’autres matériaux de construction. Il a dû faire retourner sur les lieux un véhicule chargé de ces matériaux volés qu’il a intercepté. Alfa Tidjani Aboubakar regrette le peu d’importance que les membres du bureau de contrôle ont souvent accordée aux observations portées à leur connaissance par les éleveurs. « Parfois, ils menacent de faire venir les gendarmes pour les arrêter. Les éleveurs avaient vu venir ce qui s’est passé », a-t-il laissé entendre.
En fait d’éleveurs, il s’agissait des membres du comité de gestion mis en place pour représenter les bénéficiaires de l’ouvrage qu’ils sont. Combien de fois, n’ont-ils pas dénoncé la qualité des travaux en cours ?
Des chantiers comme celui de Soukarou, il y en a tellement au Bénin. Le problème qui se pose concerne les compétenses réelles des entreprises auxquelles il faut attribuer les marchés. Pour se faire sélectionner, certaines n’hésitent pas à se cacher derrière celles qui ont de l’expérience. A l’arrivée, ce sont les entreprises écrans qui s’éclipsent, en leur cédant la place.
Ce qui est réconfortant, c’est que l’entreprise qui avait pris le chantier de Soukarou n’avait pas été entièrement réglée. Il reste, assure-t-on, un reliquat conséquent qui va permettre l’achèvement des travaux, sans le déboursement d’un avenant.
A l’arrivée, l’option d’un déversoir central risque d’être abandonnée au profit de celui latéral. Ce qui exigera un recollement sur près de 30 m à la digue et un élargissement de la largeur qui passera à 32 m, au lieu des 22 m prévus au départ.

Société 14 mars 2018


Malnutrition et grossesses en milieu scolaire: Boukombé opte pour un changement de comportements
[caption id="attachment_28373" align="alignnone" width="1024"]Malnutrition et grossesses en milieu scolaire[/caption]

Les femmes leaders de la commune de Boukombé ont célébré autrement, du 7 au 10 mars dernier, la Journée internationale de la femme. En rassemblant des centaines de femmes et de jeunes filles autour des problématiques de malnutrition et de grossesses en milieu scolaire, elles ont voulu agir pour un changement de comportements.

Plus de 300 femmes et filles des dix collèges de la commune de Boukombé ont pris part du 7 au 10 mars dernier à des séances de réflexion, de sensibilisation et d’éducation sur la malnutrition et les grossesses en milieu scolaire sous l’égide de l'Association Art Culture Tourisme (A-Act) avec l’appui des partenaires Enabel-Amsana, Croix-Rouge et Enabel-Pass Sourou. La célébration de la vingt-troisième Journée internationale de la femme a été saisie par les femmes leaders pour attirer l’attention de la gent féminine sur des fléaux que constituent la malnutrition et les grossesses en milieu scolaire.
Face à la forte proportion d’enfants malnutris et aux statistiques peu reluisantes sur les grossesses en milieu scolaire, ces rencontres ont été l’occasion pour les organisatrices d’entretenir les femmes sur les différentes catégories d'aliments, l'allaitement exclusif et l'hygiène alimentaire et les filles élèves sur les conséquences des grossesses précoces. Issues de divers groupements de femmes transformatrices de produits agricoles et de coopératives d’artisanes, les participantes ont par ailleurs bénéficié d’équipements pour l’hygiène et la qualité des produits qu’elles transforment ou fabriquent. Il a été également question des dispositions à prendre pour le suivi du fonctionnement de leurs groupements en vue d’un bon rendement. S’il s’entend que la malnutrition tient de l’ignorance des mères, il n’en demeure pas moins qu’une femme sensibilisée et épanouie dans ses activités veille à la bonne santé de son enfant. D’où tout l’intérêt de Joséphine
Koubetti, présidente de l’Union des femmes pour le développement économique de Boukombé, point focal de l'Atacora-Donga de l'Institut national pour la promotion de la femme (Inpf) et responsable de l’Association Art Culture Tourisme, à voir les cibles changer de comportements.
C’est la session de sensibilisation des élèves des collèges d’enseignement général de Boukombé sur les grossesses en milieu scolaire qui a donné le top de la célébration de la Journée internationale de la femme placée par les organisatrices sous le thème « On est leader en agissant ». Un rendez-vous qui a donné lieu à des échanges enrichissants sur les causes et conséquences du phénomène et à des décisions qui impacteront la vie de nombre d’apprenantes. « Pour éviter ces grossesses que nous déplorons aujourd’hui en milieu scolaire, des clubs de filles sont créés et équipés par classe dans tous les collèges de la commune. A travers ce dispositif, les filles pourront elles-mêmes parler de sexe et de leadership sans tabou puisque le sujet n’en est plus un », a confié Joséphine Koubetti.

Société 14 mars 2018


Négociations pour une issue à la fronde sociale: Le gouvernement fait des concessions, les syndicalistes aviseront
[caption id="attachment_28372" align="alignnone" width="1024"]Négociations pour une issue à la fronde sociale[/caption]

On avait annoncé la rencontre d'hier mardi entre le gouvernement et les responsables syndicaux comme celle de la dernière chance, censée libérer l’école et l’administration publique de l’emprise de la grève. Ce mardi 13 mars à l’Infosec de Cotonou, des concessions ont été faites par le gouvernement qui s’est montré disposé à obtenir la fin du débrayage. De leur côté, les représentants des travailleurs promettent d’aviser après consultation leur base.

Le bout du tunnel de la fronde sociale semble être proche, au regard des conclusions des échanges, hier, entre plusieurs ministres du gouvernement sous la houlette du ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané et les responsables des confédérations et centrales syndicales. Pourtant, la séance a failli ne pas se tenir. Des travailleurs « venus de la base » ont interdit, du moins ont tenté d’interdire l’accès à la salle aux membres du gouvernement. Pour eux, « sans rétrocession des salaires, pas de négociations ». Mais leur bourde n’ira pas loin. Ils se sont heurtés à un détachement de la Police républicaine venu rétablir l’ordre. Le round d’observation a duré un moment. Policiers armés et prêts à dégainer ont patienté un bon moment face à des travailleurs micros, tam-tams et castagnettes en mains, assurant une animation aux slogans hostiles au chef de l’Etat et à ses ministres.
Joseph Djogbénou et Adidjathou Mathys étaient particulièrement visés. Le spectacle va durer un moment. Le temps pour le directeur général de la Police républicaine de faire un tour sur les lieux pour tenter de faire entendre raison aux manifestants et les inviter à protester dans la rue. « Tant que nous serons là, les secrétaires généraux ne négocieront pas », lancent-ils. La phrase de trop sans doute, qui a obligé le patron de la Police républicaine, le général Nazaire Hounnonkpè, à leur expliquer que « ce cadre n’est pas approprié pour une telle revendication ». Il n’en dira pas plus, avant de demander au détachement policier d’instaurer l’ordre et la quiétude. En deux secondes, l’Infosec qui s’animait tel un marché populaire s’est vidé de ses invités encombrants. A pas rassurés, les membres du gouvernement franchissent le seuil de la porte d’entrée de la grande salle de l’Infosec. Les discussions peuvent commencer.

Quatre heures de discussions à huis clos

Membres du gouvernement et responsables syndicaux se sont parlé à huis clos. Kakpo Mahougnon, Gaston Dossouhoui, Adidjathou Mathys, Alassane Séïdou, Marie-Odile Attanasso et le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané devraient obtenir des travailleurs l’arrêt de leur mouvement de débrayage. Tâche difficile dans le contexte actuel où les défalcations opérées sur les salaires des grévistes ont fait monter la tension d’un cran. Les représentants des travailleurs feront d’ailleurs de cette préoccupation une question préjudicielle. « Sans rétrocession des défalcations, pas de négociations ». C’était le mot d’ordre à l’entame des échanges, nous ont confié des sources. Mais le gouvernement a fini par obtenir un arrangement. « Ils ont promis de se revoir au niveau du gouvernement pour étudier cette question et ont souhaité que nous avancions sur les points en attente », apprend-on plus tard d’un responsable syndical. Mais la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb) n’a pas adhéré à cette concession faite au gouvernement. Son secrétaire général Nagnini Kassa Mampo et les autres représentants de la Cstb claquent la porte.
« L’acte de défalquer est un signe de mauvaise foi et de mauvaise volonté à satisfaire les travailleurs. Il y a violation de la légalité et de la légitimité. Le gouvernement fait la ruse. La défalcation est un coup de poignard contre les travailleurs. Il y a eu aussi rétention de salaire… », explique Nagnini Kassa Mampo, furieux, à la presse après son retrait. Mais cela n’arrêtera pas les échanges. De l’extérieur de la salle, on pouvait entendre la voix du ministre d’Etat, preuve que les deux parties tentaient tant bien que mal de trouver une issue à la crise.
Entre temps, une pause intervient. Le temps pour le ministre d’Etat d’échanger avec le chef de l’Etat pour lui faire le point de la situation et lui rendre compte des désidérata des syndicalistes, apprend-on dans les coulisses. D’autres membres du gouvernement profitent de la suspension pour tenter des conciliabules en aparté avec les syndicalistes. Moudassirou Bachabi, secrétaire général de la Confédération générale des travailleurs du Bénin (Cgtb), et Noël Chadaré de la Confédération des organisations syndicales indépendantes (Cosi-Bénin) échangent avec de grands gestes avec les ministres Kakpo Mahougnon et Marie-Odile Attanasso. De longues minutes de discussions au terme desquelles tous quatre rejoignent la salle, souriants.

« Nous sommes heureux au gouvernement »

Les deux parties parviennent à quelques accords. Il a été convenu que la prime de craie passe de 4000 F à 5000 F Cfa ; la prime mensuelle de risque à 4 000 F Cfa et celle de documentation de 5000 à 7000 F Cfa. Le gouvernement a aussi maintenu les six arrêtés mais il a revu à la hausse deux primes. « Nous sommes au gouvernement heureux de savoir que les partenaires sociaux ont accepté la main tendue du gouvernement en répondant présents à la séance. Je suis heureux de vous dire que le dialogue a repris dans l’intérêt de toutes les parties et surtout de nos compatriotes.
La rencontre a permis des avancées significatives dans le dialogue social », a fait savoir, à travers une brève déclaration à la presse, le ministre d’Etat au terme des échanges. A l’en croire « des propositions ont été faites et discutées avec les centrales et les partenaires sociaux en notant les progrès ainsi accomplis; ceux-ci rendront compte à leur base » pour revenir au gouvernement. « Je ne doute pas qu’un terrain d’entente puisse être trouvé. Les responsables syndicaux ont pu trouver la flexibilité et la bonne foi du gouvernement qui a bien tenu compte de leurs observations » dans les discussions. « Au vu des résultats de ce jour, j’appelle les enseignants, les fonctionnaires de la santé et les autres à reprendre le travail dans l’intérêt de la nation », implore le ministre d’Etat Abdoulaye Bio Tchané.
« Concernant l’indexation, le pouvoir est resté muet », souligne Noël Chadaré. « Le gouvernement a fait des propositions et nous irons rendre compte à nos bases. La rétrocession est une question préjudicielle », poursuit-il. « Nous voulons sortir de la crise mais il faut des actes d’apaisement de la part du pouvoir. Nous tiendrons des assemblées générales et nous aviserons », conclut-il?

Actualités 14 mars 2018


Célébration de la 3e Journée africaine de l’alimentation scolaire: Le combat pour une amélioration des cantines dans le Borgou
[caption id="attachment_28369" align="alignnone" width="1024"]Célébration de la 3e Journée africaine de l’alimentation scolaire[/caption]

Malgré le mouvement de paralysie des activités pédagogiques qui s’observe dans ses écoles primaires publiques, le Bénin a célébré, ce mardi 13 mars, la Journée africaine de l’alimentation scolaire. Dans le Borgou, c’est la direction départementale des Enseignements maternel et primaire qui a servi de cadre à sa commémoration, à Parakou.

La célébration de la Journée africaine de l’alimentation scolaire, ce mardi 13 mars, a été placée sous le thème « Permettre la gouvernance pour faire progresser le plein potentiel des enfants et des jeunes africains en promouvant des programmes alimentaires scolaires durables ». A Parakou, l’heure était aux grandes retrouvailles entre les différents acteurs intervenant dans les communes du département qui sont bénéficiaires de cantines scolaires. Les partenaires techniques et financiers impliqués dans l’alimentation scolaire, au niveau du Borgou, étaient à leurs côtés.
A travers leur mobilisation autour de cette célébration, le directeur départemental des Enseignements maternel et primaire, Jacob Toudonou, a perçu l’illustration flagrante de leur amour pour une éducation de qualité. Selon lui, sans éducation, il ne saurait y avoir de nation. « Comme facteur déterminant dans la construction et le développement du capital humain, l’une des politiques d’accès et de maintien des apprenants à l’école, notamment dans les zones rurales ou défavorisées retenues par le gouvernement avec l’appui des partenaires techniques et financiers, est la cantine scolaire », a-t-il indiqué. « Bien nourris et en bonne santé, les enfants sont en mesure de mieux assimiler les situations d’apprentissage », a poursuivi le directeur départemental.
Pour l’amélioration des prestations de cantines ouvertes, il a appelé au respect des effectifs, à la mise en place à temps des vivres et à la construction des cuisines. Il a également insisté sur l’amélioration de la qualité et de la quantité des mets servis, le respect des normes de prélèvements, le bon fonctionnement des comités de gestion, la création des champs et jardins scolaires. La formation régulière des directeurs, maîtres de cantines, prestataires et de tous les agents impliqués dans l’animation des cantines n’a pas été occultée.
Cette journée a été instituée au cours du vingt-sixième Sommet des chefs d’Etat de l’Union africaine. Elle vise la scolarisation et le maintien des enfants à l’école.
Six communes du Borgou bénéficient de cantines scolaires. Au total, 146 écoles sont prises en compte. D’où l’importance de la célébration de cette journée dans un département comme celui du Borgou dont les enfants issus de certaines communautés continuent de ne pas être scolarisés ou abandonnent l’école très tôt.

Société 14 mars 2018


Célébration de la 3e Journée africaine de l’alimentation scolaire: Les manifestations officielles ont eu lieu à Akpro-Missérété
[caption id="attachment_28368" align="alignnone" width="1024"]Célébration de la 3e Journée africaine de l’alimentation scolaire[/caption]

Le Bénin a commémoré en différé, ce mardi 13 mars, la troisième édition de la Journée africaine de l’alimentation scolaire célébrée normalement le 1er mars de chaque année au plan africain. Les festivités se sont déroulées à l’école primaire publique de Hounli dans la commune d’Akpro-
Missérété, en présence de tous les acteurs du secteur.

La faim, la précarité alimentaire et la malnutrition constituent des handicaps pour la réussite scolaire. Conscient de cette réalité, le gouvernement décide d’investir davantage dans l’alimentation scolaire. Ce qui s’est traduit par la mise en place d’un arsenal d’actions dont le Programme national d’alimentation scolaire afin de bouter hors des écoles l’insécurité alimentaire, la malnutrition et la faim. Cette détermination du gouvernement du président Patrice Talon a été une fois encore réaffirmée, ce mardi 13 mars, à la faveur de la célébration officielle, à l’école primaire publique de Hounli dans la commune d’Akpro-Missérété, de la troisième édition de la Journée africaine de l’alimentation scolaire. Occasion pour le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou, de saluer cette vision des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine qui ont institué cette journée, lors du vingt-sixième sommet de l’Union africaine en janvier 2016, en reconnaissance de la valeur immense de l’alimentation scolaire liée à la production locale pour maintenir davantage les enfants à l’école et améliorer leur performance scolaire.
Le ministre insiste sur les efforts du gouvernement dans ce sens. La question a été inscrite au rang des priorités dans les objectifs du Programme d’action du gouvernement (Pag) visant à passer du taux de couverture nationale de 30 à 51 % d’ici 2021, souligne Salimane Karimou. Il rappelle qu’un accord de partenariat d’un montant de 27,2 milliards F Cfa a été signé le 20 juillet 2017 entre le gouvernement et le Programme alimentaire mondial (Pam). Lequel accord confie désormais la gestion des cantines scolaires gouvernementales au Pam qui dispose d'une expertise avérée dans ce domaine. Ce qui permet de garantir des repas chauds aux enfants et une meilleure rétention et un enseignement de qualité à la hauteur des obligations de l’Etat vis-à-vis des citoyens. Le ministre invite les enseignants à accompagner les cantines scolaires afin de garantir à tous les enfants du Bénin, une chance égale d’instruction et d’éducation. Salimane Karimou sera appuyé par son collègue chargé du Commerce, Hervé Ahissou, représentant le ministre d’Etat en charge du Développement, Abdoulaye Bio Tchané.

Un engagement salutaire

Selon Hervé Ahissou, le gouvernement, à travers ses efforts en faveur de l’alimentation scolaire veut montrer toute sa volonté de faire de l’éducation de qualité pour tous l’un des piliers du développement durable. C’est ce qui justifie d’ailleurs, explique-t-il, l’engagement du Bénin au plan international pour la réalisation des Objectifs du développement durable (Odd) à l’horizon 2030, notamment les Odd 2 et 4 relatifs respectivement à la « Faim zéro » et à l’«Education de qualité ».
Pour le représentant résident du Pam au Bénin, Guy Adoua, plus de 110 000 écoliers sont bénéficiaires de l’assistance du Pam dans 620 écoles au niveau de 19 communes du pays. Le gouvernement, par l’entremise du Pam, assiste près de 320 000 écoliers dans 1 579 écoles primaires publiques, sans oublier les 297 et 144 cantines scolaires appuyées respectivement par le Partenariat mondial pour l’éducation (Pme) et l’Organisation Catholic Relief Services (Crs). Cette mobilisation du gouvernement et des partenaires au développement permettra au-delà des repas chauds, de stimuler le développement économique du Bénin en créant un lien entre l’alimentation scolaire et la production locale, relève Guy Adoua.
Pour sa part, le représentant résident du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) au Bénin, Siaka Coulibaly, et coordonnateur du Système des Nations Unies au Bénin, salue le gouvernement pour la confiance placée au Snu à travers le Pam pour l’accompagner dans l’amélioration de la gestion des cantines scolaires sur le terrain. Cet engagement du gouvernement en faveur de l’alimentation scolaire a été loué par le maire d’Akpro-Missérété, Michel Bahou, le directeur de l’Epp Hounli, Aristide Kpatinvo et le représentant des parents d’élèves, Noël Anago.
Une communication sur le thème retenu pour cette journée au plan africain à savoir « Tirer pleinement parti du potentiel de l’enfant africain grâce à une alimentation scolaire à base de produits locaux », a été présentée à l’assistance pour permettre à la population de comprendre l’importance de cette journée africaine.

Actualités 14 mars 2018


Dossier Laurent Mètongnon et consorts: La cause renvoyée à huitaine pour fait de grève
[caption id="attachment_28367" align="alignnone" width="1024"]Dossier Laurent Mètongnon et consorts[/caption]

Reportée à ce mardi 13 mars pour être jugée, la cause a été renvoyée à huitaine (pour le 20 mars prochain) pour fait de grève. Le dossier n’a pas été utilement pris en raison de la grève déclenchée par l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab).

Le syndicaliste Laurent Mètongnon et son co-accusé Youssao Saliou Aboudou, devront attendre encore une semaine avant de voir leur cas examiné par les juges. Hier matin, jour du procès, l’accès au tribunal de première instance de première classe de Cotonou n’avait pas été aisé. Plusieurs détachements de la Police républicaine avaient pris d’assaut les principales rues d’accès indiquant aux usagers l’itinéraire imposé pour la circonstance. L’accès même au prétoire nous avait été interdit par les agents en faction, malgré l’exhibition de notre carte de presse.
Pour rappel, retenons que ce fut un soir du mois de novembre 2017 que la "rumeur" s’est confirmée. Ainsi, le syndicaliste Laurent Mètongnon et l’administrateur des finances Youssao Saliou Aboudou ont été déposés à la prison civile de Cotonou, dans la soirée du jeudi 23 novembre, suite à leur présentation au procureur de la République près le tribunal de première instance de première classe de Cotonou. Respectivement ancien président du conseil d’administration de la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss), ancien directeur général du Budget par intérim, ils sont poursuivis dans l’affaire de placement de fonds de la Cnss à la Banque internationale du Bénin (Bibe), avec mandat de dépôt. D’autres inculpés, étaient poursuivis sans mandat de dépôt. Le dossier devait être examiné en audience de flagrant délit le 19 décembre dernier.
A l’époque, Me Ibrahim Salami, avocat de la défense s’était dit surpris par cette décision, soutenant que « sur le plan du droit, le dossier est vide ». Il a justifié sa position par le fait que « la preuve n’a pas été rapportée que les montants ont été remis » aux intéressés. « Donc, normalement en l’absence de preuve, on ne devrait pas aller plus loin, encore moins les mettre sous mandat de dépôt », avait estimé le conseil. « A la rigueur, poursuit-il, on aurait pu décider d’un non-lieu ou alors les poursuivre sans mandat. » Mais le fait de les poursuivre avec mandat et les déposer dans des conditions aussi rocambolesques sont vraiment regrettables pour l’Etat de droit », avait déploré Me Ibrahim Salami.
Le Conseil des ministres, en sa séance du 2 novembre dernier, avait instruit le ministre de la Justice à l’effet d’engager des poursuites judiciaires à l’encontre des anciens dirigeants de la Cnss « qui ont commis des actes de gestion frauduleuse et bénéficié de commissions occultes et/ou autorisé des placements hasardeux à la Bibe, une banque déclarée en faillite par la Commission bancaire de l’Union monétaire ouest-africaine (Umoa). Au total, sur la période d’avril 2014 à octobre 2015, a souligné le Conseil des ministres, plus de 17,5 milliards de francs Cfa ont été placés auprès de la Bibe, contre le versement de commissions d’un montant de plus de 71 millions F Cfa.
La grève de l’Unamab n’avait pas permis de juger l’affaire avant que la reprise des activités judiciaires ait été récemment perturbée par les défalcations. La grève de l’Unamab, justifie le renvoi de l’examen du dossier ce jour au 20 mars prochain.

Actualités 14 mars 2018


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