La Nation Bénin...
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Des actions éparses à travers les quartiers, la campagne électorale à Natitingou est marquée à son début par une grande morosité. Les grandes forces et alliances politiques déploient petitement leurs stratégies pour faire adhérer les électeurs à leur cause.
Musique à plein vent, le siège des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) au quartier Kantaborifa, samedi 11 avril dernier, peine à avoir du monde à ses abords. Des chaises en plastique soigneusement rangées à l’intérieur de ce bel édifice loué pour les besoins de la campagne électorale attendent d’être usitées par d’éventuels militants. En l’absence du responsable des lieux, Rachidi Radji, injoignable à maintes reprises, les agents en permanence se refusent à toute déclaration sur la campagne que mène cette alliance de partis politiques acquis à la cause du président de la République. Si l’heure semble être aux préparatifs, il convient tout de même de noter qu’à quelques encablures de ce quartier populaire de la ville de Natitingou, précisément à l’entrée du stade municipal, des jeunes militants à motos flanquées des effigies de l’alliance se donnent à une opération de charme qui tranche bien avec l’accalmie observée un peu plus tôt au siège.
Un peu plus loin, au siège de campagne de l’alliance Soleil, les agents assez méticuleux reçoivent ceux qui y viennent à la quête d’informations sur les rencontres programmées dans le cadre de la campagne ouverte quelques heures plus tôt. Une rencontre est programmée avec des militants dans la soirée à Ourbona Ourkparbou. La deuxième de ce samedi après celle de Boriyouré tenue dans la matinée. Deuxième titulaire sur la liste de l’alliance Soleil, Modeste Kérékou, nous informe-t-on, rencontre son état-major dans un hôtel de la ville, sans doute pour peaufiner davantage les stratégies pour arriver à ses fins. Si son siège permet de maintenir le contact avec ses potentiels électeurs et de coordonner au niveau de la base toutes les actions à déployer, il n’en demeure pas moins qu’il entretient la liesse populaire. Musique feutrée aux heures de pause, le siège est le lieu où converge le public toutes les nuits pour suivre sur un écran géant des matches de football. Samedi dernier c’est l’apothéose avec le championnat espagnol et la finale de la Coupe de la Ligue en France. Une extase qui sera de courte durée avec la forte pluie qui a dispersé les visiteurs.
Si les deux alliances citées plus haut ont établi leur quartier général en plein cœur de la ville à la faveur de la campagne électorale, l’alliance Union fait la Nation, elle, s’est installée à son siège depuis octobre 2013 et se réclame un parti d’obédience nationale. Ici pas de tapage. D’ailleurs la stratégie de l’alliance le proscrit. «Notre stratégie, ce n’est pas le bruit. C’est une stratégie de proximité », prévient Jean Aholou, facilitateur au sein de l’alliance au niveau des départements de l’Atacora et de la Donga. Avec un candidat natif de Natitingou, Jean Yves Koumpogué, chef d’arrondissement du 3e arrondissement de la commune, tête de liste de l’alliance dans la 4e circonscription électorale, les militants ont opté pour des rencontres dans les quartiers. «Il nous revient d’aller vers les populations pour les rassembler autour de notre idéal qui est d’unir tous les fils et filles du Bénin quelle que soit leur appartenance régionale et en finir avec ces clichés de parti régionaliste qu’on nous colle», soutient Jean Aholou.

Quelques heures après le démarrage de la campagne électorale, outre quelques posters ou affiches, les états-majors sont presque tous au repos.
La campagne électorale pour les élections législatives du 26 avril prochain peine à s’emballer dans la 15e circonscription électorale. Lancée depuis vendredi 10 avril dernier, elle ne connait pas encore d'engouement. A part quelques posters géants de l’alliance RB-RP et du candidat Christian Sossouhounto de l’alliance des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) et des affiches des autres partis et alliances ça et là, les rues et les places publiques sont désertes du premier au sixième arrondissement. Au quartier Sènandé par exemple, il y a quelques affiches du Parti du renouveau démocratique(PRD). A Sègbèya, Kpondéhou, Agbato, Yénawa, Dédokpo et Lomnava, quelques affiches sont aussi visibles.
Il s’agit de celles de l’alliance RB-RP, du Rassemblement des élites pour un succès objectifs alternance triomphale action orientée (RESOATAO), du Parti du renouveau démocratique, des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) et de l’Alliance pour une Nouvelle gouvernance (ANG). La plupart des sièges locaux de campagne visités sont presque déserts. Certains partis ont des activités en vue. Au siège de la coordination de la campagne du RESOATAO pour les législatives au niveau du troisième arrondissement de Cotonou, des films sont prévus pour être projetés à l’intention des électeurs samedi dernier sur les réalisations du président du parti, le député Mohamed Atao Hinnouho. Cette séance de projection sera animée par l’ensemble des coordonnateurs de la campagne du RESOATAO au niveau des 13 quartiers du troisième arrondissement.
Au total, on note que dans la quinzième circonscription électorale, les candidats ne se bousculent pas encore pour aller à la rencontre de leurs électeurs.
Par Pintos GNANGNON & Sênoudé P. TOMETISSI
Politique 13 avr. 2015

A la faveur du démarrage de la campagne électorale, les messages de paix, de tolérance et de convivialité sont nombreux à Parakou. Ces appels à l’endroit des politiciens et des populations proviennent des faiseurs d’opinion : autorités politico-administratives, leaders religieux, responsables d’association.
Par un communiqué signé de son président Salissou Abdoulaye, le bureau exécutif de l’Association pour le développement économique, social et culturel de Parakou (ADESC-TEMBI), invite les populations du Bénin en général et celles de Parakou en particulier à faire preuve de sérénité, de quiétude et de discipline en cette période sensible des élections afin de permettre au processus de bien se dérouler. Pour le bonheur de toute la nation, l’association exhorte les politiques «à un sens élevé de patriotisme et de civisme» en faisant de la période électorale «des moments de convivialité, d’échanges, de fraternité pour des élections transparentes, crédibles et sans heurt ni violence».
Le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Parakou, Jules Chabi Mouka, demande aux uns et aux autres de faire beaucoup plus attention à tout ce qui se passe lors des meetings, des déplacements de monde. «Nous devons nous garder de provoquer les autres, de verser dans les menaces, les injures et autres comportements en porte-à-faux avec la loi ou à l’ordre public, au risque de subir la rigueur de la loi», conseille l’autorité judiciaire. La destruction des affiches des adversaires politiques, les propos racistes, les violences physiques ou verbales sont à proscrire, rappelle-t-il.
Les leaders religieux ne sont pas du reste. «Je voudrais demander à tout un chacun, à tout Béninois quel qu’il soit, de déposer toute arme qui peut nuire, que nous allions aux élections comme si c’était une compétition sportive, que le meilleur gagne», supplie Mgr Pascal N’koué, archevêque de Parakou. «Toute autorité vient de Dieu. Celui qui s’arroge une autorité en souffrira. Il vaut mieux donc y aller avec honnêteté en sachant que Dieu va nous appuyer... Le pouvoir terrestre, ça passe mais Dieu nous demandera des comptes», ajoute le prélat.
Joël Egbebi de l’église protestante méthodiste du Bénin - Conférence, pour sa part, souhaite que tout le monde s’abandonne au Seigneur pour que l’Esprit-saint guide dans les choix. «Je prie pour que tout se passe dans de bonnes conditions, que le Seigneur agisse dans le cœur de tout un chacun,... que la chair humaine ne nous emporte pas», laisse-t-il entendre. Le pasteur J. Bagana de l’Union des Eglises évangéliques du Bénin (UEEB) demande, quant à lui, à la population d’être sereine, de battre la campagne sous la conduite de l’esprit de Dieu, pour qu’il n’y ait pas de trouble et que le meilleur gagne. Il exhorte les politiques à s’accepter et à faire usage de «langage de courtoisie» dans leurs discours, en insistant dans leurs messages sur la paix, le développement et en évitant surtout les injures.
Pour le secrétaire général du Conseil des imams de Parakou, Séïdou Assouma, il importe que tous ceux qui sont impliqués dans la campagne mènent leurs actions conformément à la loi et que les politiciens se respectent afin que tout se passe dans le calme. «Pas d’écart de langage. Même si vous ne voulez pas de quelqu’un, il faut tout au moins l’accepter et écouter le message qu’il a apporté...pour que notre démocratie puisse quand même avancer», souhaite-t-il.

L’Alliance pour une Nouvelle gouvernance (ANG) a procédé vendredi dernier au lancement officiel de sa campagne pour l’élection législative du 26 avril prochain. A l’occasion, les candidats en lice ont été présentés aux militants.
Les partis membres de l’Alliance pour une Nouvelle gouvernance (ANG), à savoir le Parti communiste du Bénin, le Parti social démocrate Le Bélier et le Creuset pour le Développement et le Progrès n’ont pas voulu perdre une seule minute après le lancement de la campagne pour l’élection législative prochaine. C’est pourquoi au Centre de promotion et de l’artisanat, vendredi dernier, tous ses ténors étaient présents. Thérese Waounwa, Jean Kocou Zounon, Philippe Noudjènoumè, Laurent Mètongnon, Aboubacar Baparapé entre autres candidats en lice, ont défilé au podium. Pour Laurent Mètongnon qui a pris la parole en premier, l’ANG va à l’Assemblée nationale pour défendre les intérêts des populations notamment des artisans, des étudiants, des diplômés sans emploi. A sa suite, Aboubacar Baparapé a laissé entendre que partout où il passe, les gens sont contents parce l’ANG a placé des candidats de taille pour remplacer ceux qui sont aujourd’hui à l’Assemblée nationale. «Nous avons été positionnés pour relayer la lutte que nous menons depuis quarante ans. Ceux qui sont là-bas aujourd’hui y sont allés chercher des passeports diplomatiques», à des fins inavouables, a indiqué Aboubacar Baparapé. Rodolphe Senyaka a indiqué que l’ANG souhaite faire une révolution en allant à ces élections. Thérèse Waoun-wa réputée pour être la dame de fer de l’ANG, met en garde contre tous ceux qui prendraient le pouvoir si l’ANG n’est pas voté massivement. Jean Kocou Zounon a rappelé pour sa part que les générations de communistes des années de l’indépendance ont lutté pour que les colons quittent le Bénin. Celle à laquelle il appartient, a lutté pour la liberté d’opinion et celle d’aujourd’hui doit lutter pour que la corruption prenne fin. Pour clôturer le ballet des déclarations, Philippe Nou-djènoumè, premier secrétaire de l’Alliance pour une Nouvelle gouvernance (ANG), a, sous les ovations du public, lancé: «Nous luttons pour la fin d’un système. Votez l’avenir! Votez l’ANG. Fâchez-vous ! Levez-vous et donnez vous les moyens de vous libérer !»
Politique 13 avr. 2015

L’Alliance pour une Nouvelle gouvernance (ANG) a procédé vendredi dernier au lancement officiel de sa campagne pour l’élection législative du 26 avril prochain. A l’occasion, les candidats en lice ont été présentés aux militants.
Les partis membres de l’Alliance pour une Nouvelle gouvernance (ANG), à savoir le Parti communiste du Bénin, le Parti social démocrate Le Bélier et le Creuset pour le Développement et le Progrès n’ont pas voulu perdre une seule minute après le lancement de la campagne pour l’élection législative prochaine. C’est pourquoi au Centre de promotion et de l’artisanat, vendredi dernier, tous ses ténors étaient présents. Thérese Waounwa, Jean Kocou Zounon, Philippe Noudjènoumè, Laurent Mètongnon, Aboubacar Baparapé entre autres candidats en lice, ont défilé au podium. Pour Laurent Mètongnon qui a pris la parole en premier, l’ANG va à l’Assemblée nationale pour défendre les intérêts des populations notamment des artisans, des étudiants, des diplômés sans emploi. A sa suite, Aboubacar Baparapé a laissé entendre que partout où il passe, les gens sont contents parce l’ANG a placé des candidats de taille pour remplacer ceux qui sont aujourd’hui à l’Assemblée nationale. «Nous avons été positionnés pour relayer la lutte que nous menons depuis quarante ans. Ceux qui sont là-bas aujourd’hui y sont allés chercher des passeports diplomatiques», à des fins inavouables, a indiqué Aboubacar Baparapé. Rodolphe Senyaka a indiqué que l’ANG souhaite faire une révolution en allant à ces élections. Thérèse Waoun-wa réputée pour être la dame de fer de l’ANG, met en garde contre tous ceux qui prendraient le pouvoir si l’ANG n’est pas voté massivement. Jean Kocou Zounon a rappelé pour sa part que les générations de communistes des années de l’indépendance ont lutté pour que les colons quittent le Bénin. Celle à laquelle il appartient, a lutté pour la liberté d’opinion et celle d’aujourd’hui doit lutter pour que la corruption prenne fin. Pour clôturer le ballet des déclarations, Philippe Nou-djènoumè, premier secrétaire de l’Alliance pour une Nouvelle gouvernance (ANG), a, sous les ovations du public, lancé: «Nous luttons pour la fin d’un système. Votez l’avenir! Votez l’ANG. Fâchez-vous ! Levez-vous et donnez vous les moyens de vous libérer !»
Politique 13 avr. 2015

Les débats portant sur l’examen du 26e dossier inscrit au rôle de la Cour d’assises de la Cour d’appel de Cotonou se sont déroulés, mercredi 8 avril dernier. Ils ont été conduits par Michèle Odette Carrena-Adossou, présidente et dans le rôle d’assesseurs, Georges Toumatou et Célestine Bakpé. Les jurés titulaires avaient noms, Léopold Pascal Marcellin Bada, Dotou Désiré Gbedehessi, Mariette Ahouansou, Louise Olympiade Hounmènou et Léandre Alohou. Le ministère public était représenté par Honoré Alowakinnou et la mémoire de l’audience était tenue par Edouard Zavonon.
La jalousie et la vengeance ont largement plané sur les débats du 26e dossier de la Cour d’assises, mercredi dernier. Deux amis aiment la même femme et se la disputent au point où l’un d’eux en a voulu à l’autre et a incendié nuitamment la maison qui abritait son rival et son amante. Les faits se sont déroulés en 2008 à Agoué dans la commune de Grand-Popo.
Que s'est-il passé ?
En effet, Sossou Amessinko et Boni Amèkoudji vivant tous deux dans l’arrondissement d’Agoué (commune de Grand-Popo) courtisent la même femme, la nommée Adinsi Allowanou. Cette dernière a finalement porté son choix sur Boni Amèkoudji.
Mécontent et décidé à se venger des deux amoureux, Sossou Amessinko a, dans la nuit du 30 novembre au 1er décembre 2008, mis le feu à la case dans laquelle se trouvaient les deux fiancés et ceci à l’aide d’essence et d’allumettes qu’il a pris soin d’acheter à cette fin. Boni Amèkoudji et Adinsi Allowanou n’ont eu la vie sauve que grâce au secours porté par la population alertée.
Dans la même nuit, les amoureux Boni Amèkoudji et Adinsi Allowanou qui ont trouvé refuge dans une autre case, y ont été surpris une seconde fois par un incendie. Cette fois encore, la vigilance et la promptitude de la population ont permis de les sauver. Interpellé et inculpé de tentative d’assassinat et d’incendie volontaire, Sossou Amessinko reconnaît les faits même si à l’interrogatoire au fond, il nie être l’auteur du second incendie.
Le bulletin N°1 de son casier judiciaire ne porte mention d’aucune condamnation. L’enquête de moralité lui est plus ou moins favorable.
Sossou l'amoureux
A la barre, l’accusé Sossou Amessinko a reconnu les premiers faits d’incendie qui lui sont reprochés. Mais pour les 2es, il n’en reconnaît la responsabilité. Le feu aurait pu être propagé par le vent qui a soulevé la braise du foyer d’une vendeuse de pâte fermentée (communément appelée Konhoun) et l’a envoyé par mégarde sur ce toit. Pour lui, il était en amitié avec Adinsi Allowanou depuis environ deux mois et n’a nullement digéré que son amante qu’il déclare bien entretenir, s’accoquine avec son rival. Il a confié qu’il l’aime vraiment et qu’il pourvoit à tous ses besoins.
En ce qui le concerne, Boni Amèkoudji, l’amant de la femme, il ne se constitue pas partie civile. Pour lui, il y a eu deux semaines d’amitié entre la fille et lui. Il a confié que c’est lui qui rendait plutôt visite à Sossou Amessinko et non l’inverse. L’accusé ne le fréquentait pas.
La lecture des pièces du dossier a permis à la présidente de la cour, Michèle Odette Carrena-Adossou de donner la parole au ministère public pour ses réquisitions.
La vengeance, jalousie meurtrière
Pour Honoré Alowakinnou, citant André Malraux, «La vengeance est douce à tous les cœurs transis, il leur en faut une...». Sossou Amessinko, rappelle-t-il, a voulu se venger. Le voilà, a-t-il confié, devant votre cour. Tout est parti, selon lui, d’une aventure amoureuse qui a suscité une jalousie meurtrière. Pour lui, les deux rivaux vivaient à Ayiguinnou, arrondissement d'Agoué, commune de Grand-Popo. Le cœur d’Adinsi Allowanou battait beaucoup plus pour Boni Amèkoudji. Armé d’un bidon contenant de l’essence et d’une boîte d'allumettes, poursuit-il, il a mis le feu à leur demeure. Il reconnait vouloir leur faire du mal ; il dit vouloir leur occasionner des blessures. Lors de l’interrogatoire au fond, il a confirmé ses propos, rappelle le ministère public.
Pour le deuxième incendie, il déclare que le feu serait venu du foyer de la vendeuse de pâte fermentée (konhoun). L’accusé, selon Honoré Alowakinnou, a soigneusement préparé son crime. Il a choisi d’attenter à la vie de son ami et de celle de leur amante commune. Il y a eu des actes préparatoires, relève le ministère public. Il n’en veut pour preuve que l’essence et l’allumette soigneusement apprêtées, a souligné le ministère public. Il ne s’est pas arrêté là, reconnaît-il encore, car il est passé à l’acte en mettant le feu. Il savait que son rival était couché avec Adinsi Allowanou. Partant donc de ces éléments constants du dossier, Honoré Alowakinnou a déduit que le crime d’incendie est constitué. Et pour lui, l’accusé Sossou Amessinko savait que des gens étaient couchés et a décidé de commettre un homicide volontaire sur eux. Il y a donc tentative d’assassinat et l’infraction d’incendie est établie en tous ses éléments constitutifs.
Parce que le casier judiciaire de Sossou Amessinko est vierge et qu’il n’est pas en état de démence au moment des faits, le ministère public a retenu qu’il est bien accessible à la sanction pénale et a requis de le condamner à 15 ans de travaux forcés et aux dépens, et ce serait justice, a-t-il retenu.
Prenant le contre-pied des réquisitions, Me Magloire Yansunnou l’avocat de la défense a expliqué que son client est un homme ordinaire alors qu’on le décrit comme un monstre. Les hommes sont généralement très jaloux. Ainsi, tous les hommes nourrissent ce sentiment et il trouve que c’est normal. « Tous les hommes nourrissent cette haine ; les femmes ne savent pas », explique-t-il.
Comme tout homme normal qui aime, il ne supporte pas de voir son rival et celle qu'il aime, se coucher ensemble. Il a donc entrepris de faire ce qu’il a fait, justifie-t-il. A suivre Me Magloire Yansunnou, le feu se propage souvent vite dans ces milieux; c’est un endroit que je connais bien ; l’on ne peut pas partir du feu de la 2e case pour dire qu’il veut assassiner ; quand la case du voisin est en feu, vous avez intérêt à l’éteindre, rappelle-t-il. «On l’a battu, il a subi des sévices de sorte que lorsqu’il était libre, il a dit la vérité. Il n’y avait pas de préméditation ; il aurait pu empoisonner puisque celui-là était son ami ; il n’y a aucune préméditation», observe la défense pour qui le ministère public ne l’a pas démontré.
Par contre, il y a eu, selon lui, incendie volontaire, il y a eu passion; obnubilé et subjugué par la passion, il n’a pu se retenir. Il faut diminuer sa peine, suggère la défense. «C’est un homme ordinaire », relève Me Magloire Yansunnou. «Vous n’avez aucun intérêt à le maintenir en détention», fait-il observer avant d’ajouter qu’il a déjà fait 4 ans. «Un an en plus et ce serait bien pour la répression ; c’est un enfant unique, essayez de ne pas l’éloigner afin qu’il s’occupe de sa mère et ce serait justice», conseille l’avocat.
Après délibérations, la cour l’a reconnu coupable des infractions mises à sa charge et l’a condamné à 10 ans de travaux forcés. Il retourne donc en prison pour environ un peu plus de 4 ans.

Tête de liste de l’alliance Forces démocratiques unies (FDU) dans la 18e circonscription électorale, Mathurin Nago était en tournée mardi 7 avril dernier dans les communes de Bopa et Klouékanmè. A chacune de ces deux étapes, les représentantes des femmes ont clamé leur détermination à assurer la victoire au candidat le 26 avril prochain.
Les relations sont revenues aux beaux fixes, entre le candidat Mathurin Nago et les femmes de sa circonscription électorale. C’est par exemple le cas avec les femmes des communes de Klouékanmè et de Bopa, deux communes relevant de la 18e circonscription électorale où le président sortant de l’Assemblée nationale conduit la liste Forces démocratiques unies. A la faveur d’une tournée qu’il a effectuée mardi 7 avril dernier dans ces deux communes, le candidat Mathurin Nago va entendre dire des représentantes des femmes que les difficultés ayant refroidi leurs relations dans le passé n’étaient qu’une «fausse route». Et à ce sujet, elles ont imploré la clémence du candidat Mathurin Nago. Mieux, «Nous vous demandons pardon pour avoir fait fausse route», a déclaré Blandine Adanho à l’étape de Klouékanmè.
Pour sa part, le candidat Mathurin Nago s’est dit « ému et fier d’appartenir à la même communauté » que ces femmes. Et, fidèle à son verbe devenu haut par ces temps-ci, il va réaffirmer son engagement à combattre toute révision opportuniste de la Constitution en vigueur au Bénin, les menaces sur l’unité nationale… «Ces combats, je les poursuivrai partout», a martelé le président de l’Assemblée nationale.
Filant désormais le parfait amour avec le candidat Mathurin Nago, les femmes ont promis de s’unir derrière lui en vue d’une victoire certaine au soir du scrutin du 26 avril prochain. Le président sortant de l’Assemblée nationale lui n’entend pas trahir leur confiance encore moins transiger sur les valeurs qu’il prône. On a noté à ses côtés, la présence du maire de Lokossa, Dakpè Sossou et bien d’autres figures politiques des départements du Mono et du Couffo.

Les partis et alliances de partis politiques ont validé, vendredi 3 avril dernier, le spécimen du bulletin unique dans le cadre de l’élection législative du 26 avril prochain. La validation du document électoral s’est faite à l’issue d’une séance de travail à la Commission électorale nationale autonome (CENA) par les responsables des formations politiques en lice. C’était sous la présidence du président de la CENA, Emmanuel Tiando et ses collègues.
A quelques jours du lancement officiel de la campagne électorale pour l’élection législative du 26 avril prochain, le spécimen du bulletin unique a été validé. C’était au cours d’une séance au cours de laquelle les responsables de partis ou d’alliances de partis politiques ont fait des observations sur ledit document soumis à leur appréciation. Hormis certaines observations mineures, la plupart des observations ont porté sur la netteté des couleurs des logos et la dénomination de certains partis ou alliances de partis qui ne seraient pas conformes à la réalité. Les responsables ou représentants de partis et alliances de partis politiques ont alors insisté pour que les corrections soient faites dans un délai raisonnable.
La vice-présidente de la CENA, Geneviève Nadjo-Boko les a rassurés que les corrections indiquées seront effectuées et soumises à nouveau à l’appréciation des seuls requérants. C’est le 27 février dernier que le tirage pour le positionnement sur le bulletin unique a eu lieu. Rappelons que les campagnes électorales pour l’élection des membres de la 7è législature débuteront le vendredi 10 avril prochain à 00 heure et prendront fin le vendredi 24 avril à minuit.
Actualités 07 avr. 2015

Vendredi 3 mai dernier, la coordination nationale de l’alliance Force Cauris pour un Bénin émergent (FCBE), visiblement exaspérée par la «cabale» en cours contre le chef de l’Etat et son pouvoir, a donné de la voix. A travers un point de presse animé à Cotonou, le porte-parole de l’alliance a invité les acteurs politiques à des comportements responsables.
L’opinion publique a été informée à maintes reprises et par divers canaux ces derniers jours, de propos jugés «haineux» du président de la République à l’endroit de certains acteurs politiques. Lesquels se seraient entichés avec d’autres, d’une région du pays pour le déstabiliser. De telles informations, selon la famille politique du président de la République, ne seraient que de la machination. Vendredi dernier à Cotonou, face aux médias, la coordination nationale de l’alliance Force cauris pour un Bénin émergent (FCBE) s’est insurgée contre cet état de choses. En présence de son premier responsable, Eugène Azatassou et d’autres membres de l’alliance, l’honneur est revenu au porte-parole, le député Nouhoum Bida de donner lecture d'une déclaration à travers laquelle, le bloc politique soutenant les actions du président de la République remet en cause de telles déclarations, venant de surcroit d’acteurs politiques et pas des moindres.
«Chaque Béninoise et chaque Béninois se doivent de tenir à l’unité nationale comme à la prunelle de ses yeux», rappelle le porte-parole des FCBE qui souligne qu’en cette veille des joutes électorales, «nous traversons une période hautement sensible» et que des propos comme ceux qui fusent ces derniers jours «sont inadmissibles». Pour lui en effet, le «président de la République, pendant neuf ans, n’a de cesse d’œuvrer pour l’unité nationale, la stabilité et la sécurité». Il dit donc ne pas comprendre les intentions ségrégationnistes qui lui sont prêtées ça et là et demande alors aux acteurs politiques d’éviter «tout propos, toute action et tout comportement qui n’élèvent pas», car selon Nouhoum Bida, «rien n’est plus bas que le tribalisme, l’ethnocentrisme et le régionalisme».
Politique 07 avr. 2015

Issaou Babio Inoussa, maire de Pèrèrè, n’est plus membre de l’Union pour la démocratie et la solidarité nationale (UDS), un des partis qui forment l’Alliance Soleil présidée par Sacca Lafia. Il a fait savoir son retrait de cette formation politique à travers une déclaration faite à la presse dimanche 5 avril dernier à Parakou. Par la même occasion, il a annoncé son ralliement aux Forces Cauris pour un Bénin émergent (FCBE).
A l’en croire, son départ de l’UDS de Sacca Lafia où il a passé 25 ans, se justifie par «une crise interne sans précédent qui mine le parti dans la commune de Pèrèrè et qui fait que les militants s’entredéchirent, de sorte qu’on a l’impression que chacun fait son bon-vouloir». Il dit avoir choisi librement de partir après «un examen consciencieux et minutieux de cette crise», et à cause de «l’ingratitude d’une partie des militants UDS et des cadres de l’Alliance Soleil envers le chef de l’Etat avec qui ils ont tout obtenu». «Leurs propos mensongers voire diffamatoires fondés sur l’ethnocentrisme et le tribalisme mettent à mal la cohésion nationale et l’unité des fils et filles de ce pays », estime Issaou Babio Inoussa.
«Au regard de ces observations et au vu des nombreuses réalisations du chef de l’Etat et de son gouvernement à travers tout le pays en général et dans la commune de Pèrèrè en particulier, il m’échoit de vous annoncer ma démission de l’UDS et de l’Alliance Soleil à compter de ce jour», laisse-t-il entendre. « Je tiens à rassurer de ma ferme conviction et détermination à défendre les couleurs du chef de l’Etat à travers l’Alliance FCBE et continuer à me battre sur tous les fronts républicains pour le développement harmonieux de notre pays», ajoute le désormais ex-militant de l’UDS et de l’Alliance Soleil.
Son ralliement aux FCBE intervient quelques heures avant la clôture du dépôt des dossiers de candidatures pour les élections communales et municipales de mai prochain.
C.U.P A/R Borgou-Alibori