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Samedi 10 mars dernier, Houézé Toastmasters club de Cotonou a organisé la cinquième édition de la Journée de la Femme Toastmaster. Un événement qui s’inscrit dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de la femme.
La célébration de la femme toastmaster a eu lieu, ce samedi 10 mars, autour du thème « L’heure de la floraison, toastmaster et les femmes ». Sur initiative de Houézé Toastmasters club de Cotonou, le mouvement d’art oratoire, à la faveur d’une demi-journée, a célébré la femme à travers la parole, sa grandeur, sa beauté et sa bravoure. C’est la cinquième fois depuis 2013 qu’une telle manifestation est dédiée à la femme toastmaster au Bénin.
Selon la présidente du club, Jeanne Adjibodou Makoutodé, cette commémoration rappelle la nécessité de reconnaître les droits des femmes, l’égalité entre l’homme et la femme et la justice. Raison pour laquelle elle pense qu’il est indispensable d’appeler à « des changements de comportements à l’égard des femmes et d’informer sur la nécessité de l’égale participation de la femme au développement de son pays ».
Pour cela, Mme Makoutodé soutient qu’il faille célébrer les actes de courage et de détermination accomplis par des femmes qui ont joué un rôle exceptionnel dans l’histoire de leurs pays et de leurs communautés.
En lien avec les thèmes international et national, elle dit que c’est dans le cadre de l’évaluation des progrès réalisés dans chaque domaine que s’inscrit la célébration de la femme toastmaster.
Ainsi, des femmes toastmaster, « intrépides et de talents » ont été célébrées, notamment « celles qui ont achevé le parcours d’apprentissage toastmaster suite à la présentation de 40 discours lors de leurs sessions et ayant joué de multiples rôles liés au leadership », a expliqué la présidente de Houézé Toastmasters club, rappelant que c’est en dépit des charges professionnelles et familiales.
Quatre femmes distinguées toastmaster (Dtm) ont été, à cet effet, magnifiées et honorées, afin que les autres puissent « suivre leurs exemples », a précisé Mme Makoutodé.
Ces femmes accomplies ont été félicitées. Pour les organisateurs, elles sont des modèles à suivre, car ayant bravé les obstacles et accédé au sommet. C’est pourquoi en guise de distinction, des prix symboliques leur ont été décernés.
En retour, ces femmes distinguées ont manifesté leur reconnaissance à Toastmaster pour avoir fait d’elles ce qu’elles sont. Hermine A. Amlon, l’une d’elles, a remercié les coachs qui les ont accompagnées. Elle affirme avoir « montré qu’il était possible d’être là ». Elle a exhorté les autres femmes à se surpasser pour atteindre ce niveau.
Sur les onze distingués toastmasters au Bénin, seulement quatre sont des femmes.
La célébration de la Journée de la femme toastmaster s’est articulée autour d’un programme bien achalandé. Outre l’hommage aux femmes toastmasters, la distraction était de la partie, tout comme des déclamations poétiques, des jeux-tombola, d’interprétation karaoké et pour couronner le tout, un déjeuner suivi de danse.
Fondé en 1924, le mouvement Toastmaster se veut être un cadre d’apprentissage de la communication et du leadership. Il revendique actuellement plus de 14 mille membres dans le monde. Au Bénin, quelque 400 personnes sont réparties en dix-sept clubs. À noter que c’est à partir de 1973 que les femmes y ont été admises.
Manifestations du Front pour le sursaut patriotique: Les militants de l’Ouémé-Plateau marchent à Porto-Novo[/caption]Des militants du Front pour un sursaut patriotique (Fsp) des départements de l’Ouémé et du Plateau étaient dans la rue à Porto-Novo, vendredi 9 mars dernier. Ils ont battu le macadam pour dénoncer la gouvernance au sommet de l’Etat.
La marche est partie de la Bibliothèque nationale à Ouando pour échouer à la Place Bayol que les manifestants appellent plutôt « Place Dè Toffa » où ils ont fait leurs différentes déclarations. Ils dénoncent la situation sociale actuelle du Bénin faite de grèves dans plusieurs secteurs de l’Administration publique, notamment celui de l’éducation. Les manifestants invitent le gouvernement à la réouverture du dialogue social en vue de calmer la tension et surtout sauver l’école de l’année blanche qui pointe à l’horizon. La motion de protestation des manifestants a été lue par le responsable au niveau des départements de l’Ouémé et du Plateau du Front, Michel Holonou.
Les militants du Fsp ont été encadrés sur leur itinéraire par un fort détachement d’éléments de la Police républicaine. Ils ont bénéficié du renfort de plusieurs formations politiques de l’opposition dont le Parti pour la libération du peuple (Plp), le Parti communiste du Bénin (Pcb) et le Parti social- démocrate Le Bélier (Psd-Le Bélier). Ils ont été également soutenus par la section départementale de l’Association nationale des parents d’élèves du Bénin, les élèves de plusieurs collèges publics de Porto-Novo et environs et des agents du secteur de la Santé.
Société 12 mars 2018
Rentrée sportive du Réal Sports de Parakou[/caption]Le Réal Sports de Parakou a effectué, samedi 10 mars dernier, sa rentrée. C’était l’occasion pour ses responsables de réaffirmer les ambitions du club, dans la perspective de la nouvelle saison 2018-2019 de football qui s’annonce.
Sous la houlette de son président Toundé Yébadokpo et des membres de son staff technique avec à leur tête, le directeur technique, Pierre Hinvi, le Réal Sports de Parakou se fraie son passage pour marquer de son empreinte l’histoire du football béninois. Autour d’eux, samedi 10 mars dernier, l’heure était aux grandes retrouvailles. C’est dans le cadre de la rentrée sportive du club. L’évènement a été rehaussé par la présence du président de la Fédération béninoise de football, Moucharaf Anjorin.
Ce que nous organisons, a expliqué le président du club, contribue au rayonnement du sport au Bénin. « Ce n’est pas la maison de l’autre que nous allons seulement balayer, mais également le nôtre », a-t-il insisté.
Venu soutenir l’événement, le président Moucharaf Anjorin et le président de la Ligue de football Nord-est, Ibrahim Mama Chabi, ont félicité les responsables et les joueurs du club. Tous ont loué l’initiative.
La cérémonie organisée a permis d’exposer les ambitions du club. Le président Toundé Yébadokpo a également remis une lettre de mission aux membres de l’encadrement technique pour le compte de la saison prochaine.
En somme, l’occasion a permis de faire le point de la saison écoulée et de prendre de nouveaux engagements pour celle qui va démarrer. Il s’agissait également de galvaniser la troupe pour la bataille de la ligue 2 dans laquelle évoluera le club cette saison. La saison dernière, le club a évolué en 3e division. Il a réalisé une performance extraordinaire. En 23 matches joués, il a obtenu 61 points, soit 19 victoires, 4 nuls, et a inscrit 54 buts et encaissé 8 buts. Il a terminé en tête de sa phase de poule et des play-offs, accédant ainsi en 2e division. C’est par une vente à l’américaine d’un jeu complet de maillot que la soirée a pris fin.
Gestion du Fadec 2016 dans le Mono[/caption]Attribuées à l’issue des audits de la gestion 2016 du Fadec, les notes relatives à la performance et au respect des normes dans chacune des six communes du département du Mono, ont fait l’objet d’un atelier de reddition de comptes, vendredi 9 mars dernier à Lokossa. Si la commune hôte de l’activité occupe la tête des différents classements, Bopa et Grand-Popo demeurent à la traîne.
La reddition de comptes relative aux audits de la gestion 2016 du Fonds d’appui au développement des communes (Fadec) a porté, vendredi dernier, sur les résultats de l’évaluation de la gestion des ressources octroyées en 2016. Il s’agit des deniers publics mis à la disposition des collectivités territoriales à travers la Commission nationale des finances locales (Conafil), créée par le décret n° 2008-274 du 29 mai 2008, pour être le bras opérationnel dans la bonne gouvernance du Fadec.
A en croire les responsables de la Conafil, qui ont animé la séance du vendredi dernier, plusieurs critères d’évaluation ont été pris en compte et assortis de notes dans chacune des six communes du Mono. Ce fut également le cas dans les autres départements du Bénin, ont-ils mentionné. A la séance, les maires, la délégation préfectorale et le public ont été informés des moyennes affectées aux communes et du classement de ces dernières.
La ville de Lokossa arrive première dans le département et se voit proclamée, par ailleurs, championne nationale. Elle tient la tête du classement national avec 95 % au titre du taux de respect des normes alors que la moyenne départementale est de 77 % et celle nationale estimée à 73%. Selon la Conafil, Lokossa se maintient également au rang de leader, avec une moyenne de 65,17 %, en ce qui concerne l’évaluation des performances globales.
Au plan départemental, les responsables de l’organe font savoir qu’il y a « une grande amélioration de la moyenne par rapport à 2015 ». « Les taux de respect des normes, relèveront-ils, restent toutefois très inégaux entre les communes». Aussi ont-ils souligné que «Lokossa devient le champion national tandis que Bopa garde la lanterne rouge». Cette dernière n’a fait que 56 % de moyenne pour le respect des normes. Par ailleurs, Grand-
Popo aussi se retrouve à la queue d’un autre classement, celui portant sur les performances avec une moyenne de 46,2 % contre 51,06 % au plan national.
Protection des couches vulnérables dans l’Atacora[/caption]
En tournée dans les départements de l’Atacora et de la Donga, la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance s’est rendue, les 9 et 10 mars derniers, dans les différents centres de promotion sociale et autres centres d’accueil d’orphelins et de handicapés. Face aux divers problèmes auxquels ces structures sont confrontées et à la situation sociale, Bintou Chabi Adam Taro a réitéré l’engagement du gouvernement à améliorer les conditions de vie des différentes couches sociales vulnérables du pays à travers des programmes innovants à fort impact.
Citées parmi les contrées les plus pauvres du pays, les communes de l’Atacora et de la Donga connaissent des situations qui appellent à un regard plus bienveillant des autorités en charge des Affaires sociales. Des impairs qui ont noms : mariage forcé ou précoce, enlèvement, traite des enfants, mutilations génitales féminines, infanticide, violences faites aux femmes et aux filles ainsi que la déscolarisation. Et qui nécessitent des actions de lutte à la mesure des désagréments qu’ils occasionnent dans les communautés et des traumatismes subis par les victimes. S’il est admis que des structures sous tutelle du ministère en charge des Affaires sociales telles que les centres de promotion sociale, les services sociaux spécialisés et les centres de formation professionnelle des personnes handicapées par leurs actions apportent des solutions aux divers maux sociaux, il n’en demeure pas moins qu’elles butent contre des difficultés.
Ainsi, dans sa tournée de prise de contact avec les diverses structures de son département ministériel, la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance s’en est fortement imprégnée. Aussi bien à Natitingou, Tanguiéta, Toucountouna, Copargo, Ouaké et Bassila, la ministre Bintou Chabi Adam Taro a été informée de l’insuffisance du budget des directions départementales, des centres de promotion sociale et des services sociaux spécialisés, des coupures de lignes de téléphone et de fax depuis des années pour factures impayées par le ministère de tutelle, de l’insuffisance du personnel au niveau des centres de promotion sociale, l’inexistence de véhicule de supervision au niveau de la direction des Affaires sociales, la vétusté des motos et des locaux desdits centres, l’absence de gardiens pour leur sécurité et l’inexistence d’énergie électrique dans certains centres de promotion sociale. Des problèmes qu’elle s’est engagée à résoudre avec le temps fort de la volonté affichée par le chef de l’Etat à promouvoir la solidarité au sein des familles et des communautés. Résoudre progressivement les problèmes sociaux en se basant sur les ressources de l’Etat, les potentialités du milieu et les appuis des partenaires, ainsi voit-elle les choses. Par ailleurs, le déploiement de nouveaux agents issus des derniers concours de recrutement constitue, à son avis, un début de solution au manque de personnel tant déploré partout.
De la construction des centres d’accueil pour la protection de l’enfant à l’érection d’infrastructures pour améliorer les conditions de travail des agents de l’Etat en passant par la mise en œuvre du Projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch), l’un des projets phares du Programme d’action du Gouvernement dans le domaine social, la ministre en charge des Affaires sociales a relevé le volet social de la vision du chef de l’Etat.
Le projet Arch vise, à son avis, à accroître la capacité et l’accès des Béninois, notamment les plus démunis, aux services sociaux de base, ainsi qu'aux opportunités économiques de façon durable.
Outre ces programmes innovants, l’appui aux structures d’accueil des couches vulnérables a été au cœur des échanges que la ministre a eus avec les différents acteurs impliqués dans la protection sociale. La visite des centres d’accueil d’enfants abandonnés ou d’orphelins témoigne à bien des égards de son engagement à voir ces âmes innocentes épanouies dans leurs familles d’accueil.
Concours « Epelle-moi »[/caption]Treize élèves des collèges et lycées de Natitingou ont obtenu, samedi 10 mars dernier, au terme d’une compétition dédiée à l’épellation de mots, leur billet pour la phase départementale du concours national dénommé « Epelle-moi ».
Provenant notamment du lycée des jeunes filles, du lycée militaire des jeunes filles général Mathieu Kérékou, des collèges Fraternité, Ste Thérèse et autres établissements de la commune de Natitingou, les 47 candidats à la phase locale du concours national d’épellation ‘’Epelle-moi’’ ont puisé dans leur culture générale pour être à la hauteur de cette compétition littéraire. Agés de 10 à 15 ans, ils ont mis en haleine l’assistance par leur maîtrise de la langue française et séduit le jury composé de deux membres. Treize d’entre eux dont sept du lycée militaire des jeunes filles général Mathieu Kérékou se sont distingués finalement au terme des différentes phases et participeront pendant les congés de pâques aux phases départementales.
Le concours « Epelle-moi », a rappelé Moutarou Idrissou, représentant du comité national du concours, vise à faciliter la prise de parole en public aux élèves, promouvoir la bonne rédaction des devoirs aux examens et concours et donner le goût de la recherche et de l’excellence aux apprenants. Il a invité les chefs d’établissements, les parents et encadreurs à mieux encourager et motiver les candidats pour la suite de la compétition.
Représentant le préfet de l’Atacora à la phase de sélection des meilleurs candidats, Maguidi Kora Gbéré a salué l’initiative en tablant sur son caractère éducatif.
route Zagnanado-Banamè-Paouignan: Le ministre Cyr Koty évalue l’évolution du chantier[/caption]Les travaux du chantier de la route Zagnanado-Banamè-Paouignan ont effectivement démarré et sont réalisés par l’entreprise béninoise Adéoti. Pour constater l’état d’avancement des travaux, Cyr Koty, ministre des Infrastructures et des Transports, à la tête d’une délégation de son département, était en visite sur le chantier, vendredi 9 mars dernier.
Pour la réalisation des travaux d’aménagement et de bitumage de certains tronçons, le gouvernement a fait recours à un mode de financement innovant qui consiste à mobiliser les ressources par les entreprises ayant des capacités et des expériences en la matière. A cet effet, l’entreprise Adéoti a manifesté sa volonté d’accompagner le gouvernement pour la réalisation des travaux d’aménagement et de bitumage de certains tronçons de routes dont Zagnanado-Banamè-Paouignan par la mobilisation des fonds auprès des partenaires bancaires. Le montant du marché s’élève à 54 872 787 594 F Cfa pour un linéaire total de 74,200 km de tronçons à réaliser.
Vendredi dernier sur le chantier, Mafoya Adjinda, chef mission du projet, informe la délégation ministérielle que les travaux sont déjà à 13,30 % en quatre mois seulement sur les 31 mois prévus. Visiblement satisfait de ce niveau d’évolution des travaux, le ministre Cyr Koty a encouragé les agents et responsables de ce chantier à continuer avec cet élan afin que les ouvrages soient bien réalisés et dans le délai contractuel.
Dans le cadre du Programme d’action du gouvernement (Pag 2016-2021), indique Cyr Koty, il est inscrit au titre des projets phares du ministère des Infrastructures et des Transports, l’aménagement et le bitumage des routes Zagnanado-Banamè-Paouignan (57 km),
Covè-Banamè (12 km) et Koguédé-Zakpota (5,2 km). Il insiste que la mise en œuvre de ce projet répond à l’amélioration et à l’uniformisation du niveau de service, au désenclavement et à la participation au développement socio-économique des régions traversées. Elle participe également à la facilitation à l’exportation des produits agricoles de la zone, à la diversification des sources d’approvisionnement et à l’accroissement des flux de marchandises en provenance des pays voisins. Elle permettra aussi l’accessibilité par les populations aux services de base, communaux et administratifs.
Au cours de cette descente, la délégation ministérielle a pu parcourir le chantier de la route Zagnanado-Banamè-Paouignan reliant la commune de Zagnanado à celle de Dassa-Zoumè sur la Rnie 2 Cotonou-Malanville à 200 km environ de Cotonou.
Des travaux qui évoluent comme prévu, à en croire les techniciens présents. Il est à noter que l’un des problèmes rencontrés sur ce chantier est l’occupation de l’emprise de la route par les bâtiments et constructions diverses dans les agglomérations de Zagnanado, Covè, Banamè et Paouignan. A cet effet, un comité a été mis sur pied pour étudier la question d’expropriation.
Retour du président Patrice Talon de Paris[/caption]Le chef de l’Etat est rentré, samedi 10 mars dernier, de Paris où il a séjourné pendant cinq jours pour une visite de travail et d’amitié qui lui a permis de rencontrer le président français, Emmanuel Macron, de faire le point de la relation entre les deux pays et de lancer de nouveaux chantiers de coopération. Au cours d’une brève déclaration à sa descente d’avion, le chef de l’Etat a exprimé sa satisfaction après son séjour en terre française.
C’est avec un sourire qui cache à peine son émotion que le président de la République, après cinq jours d’intenses activités diplomatiques en France, a rejoint le salon d’honneur de l’aéroport de Cadjèhoun pour une brève déclaration à la presse au terme de sa visite officielle en France. Une visite qui s’est déroulée du 6 au 10 mars et qui, souligne-t-il d’entrée, est « satisfaisante à tout point de vue ». « La qualité et les résultats des multiples séances de travail qui ont eu lieu dans divers domaines et à divers niveaux consacrent la nouvelle dynamique de coopération entre la France et le Bénin », affirme le président de la République faisant le point de son séjour. Au-delà de la finalisation de certains accords et projets, poursuit Patrice Talon, « la partie française nous a présenté en détails tous les audits de coopération technique et financière ainsi que leur évolution adaptées au contexte actuelle et aux ambitions des nouvelles autorités françaises qui montrent une ferme volonté de dynamiser la coopération économique en Afrique et d’y promouvoir les investissements en présence des entreprises françaises ». Ce qui a davantage fasciné le président Patrice Talon, c’est son hôte. « Je dois vous avouer que le président français m’a impressionné par son pragmatisme », confie le chef de l’Etat. « Il a une vision novatrice et assez réaliste sur la coopération économique en Afrique et il prend rapidement les décisions qui s’imposent », ajoute-t-il.
Le président de la République assure aussi avoir partagé avec son homologue français « le caractère impératif des réformes » qu’il conduit au Bénin et « le nécessaire courage qu’il faut avoir pour leur mise en œuvre ». Mais le point culminant de cette visite, et c’est là l’autre source de sa satisfaction, c’est la « réponse favorable et sans équivoque » de l’Hexagone à la demande de restitution des biens culturels historiques formulée par le Bénin et à la demande de coopération muséale adressée à la France. Sur ces derniers points, l’adhésion et l’ouverture des autorités françaises sont largement appréciées par le président Patrice Talon.
Société 12 mars 2018

Les personnes impliquées dans les irrégularités observées au cours du concours de recrutement organisé au profit de l’administration centrale des finances en 2015 doivent bien se faire des soucis. Le procureur de la République près le tribunal de première classe de Cotonou a rendu publique, vendredi 9 mars dernier, une déclaration de presse au cours de laquelle il a précisé les faits mis à leur charge et la détermination de la justice à faire la lumière sur cette affaire.
Les individus qui seraient coupables des irrégularités notées dans le concours de recrutement des agents au ministère des Finances en 2015 devront répondre de leurs actes devant la justice. Le procureur de la République près le tribunal de de première instance de première classe de Cotonou, Gilles Togbonon, a expliqué, au cours de sa déclaration de presse, vendredi dernier à Cotonou, que plusieurs cadres ayant organisé ledit concours ont été auditionnés et interpellés dans le cadre de cette enquête judiciaire. Seulement, rappelle le procureur, « l’un des mis en cause a pris la poudre d’escampette quoiqu’ayant été régulièrement convoqué ». Il a donc requis à son encontre un mandat d’arrêt.
L’enquête effectuée, précise le procureur, « a permis de réunir à l’encontre de certains fonctionnaires des indices graves et concordants de nature à motiver leur inculpation pour abus de fonction, fraude dans les examens et concours publics et corruption passive d’agents publics». Des infractions prévues et punies par les articles 53, 131, 40 alinéa 1 et 2 de la loi n° 2011-20 du 12 octobre 2011 portant lutte contre la corruption et les infractions connexes en République du Bénin. Pour l’heure, tous les mis en cause bénéficient de la présomption d’innocence.
Au lendemain du concours de recrutement d’agents de l’Etat au titre de l’année 2015 au profit de l’administration centrale des finances et des régies financières, plusieurs organisations syndicales étaient montées au créneau pour dénoncer plusieurs manquements. Entre autres, on relève que plusieurs candidats n’ayant pas les diplômes requis ont réussi à faire valider leur candidature pour avoir accès à ce concours, plusieurs admissibles au concours n’ont jamais figuré sur les listes de présence aux compositions ; plusieurs candidats ayant partiellement composé ont été déclarés admissibles au concours ; plusieurs candidats ayant émargé et composé dans d’autres corps de métier ont été déclarés admis dans d’autres. De même, plusieurs listes de présence aux différentes compositions ont été retrouvées découpées et recollées, donc altérées. Autant d’irrégularités qui fondent l’enquête judicaire ouverte aux fins de connaître du dossier par le procureur de la République près le tribunal de première classe de Cotonou, Gilles Togbonon. Il a indiqué, au cours de sa déclaration de presse, que dans ce cadre, les responsables des organisations syndicales et les membres de la société civile qui avaient décrié les faits supra-cités, ont été auditionnés par les officiers de police judiciaire sous la direction du parquet de Cotonou.
Centre pilote sino-béninois des technologies agricoles de Sèmè-Podji[/caption]Le centre pilote sino-béninois des technologies agricoles implanté à Sèmè-Podji est le fruit de la coopération entre la Chine et le Bénin. Il vise à transférer aux entrepreneurs agricoles du Bénin la technologie et le savoir-faire agricoles chinois. C’est un centre en pleine expansion et en quête de notoriété.
« Vous lancez la commande, vous payez et on vous programme ». Telle est la réponse que sert Robert Adjibi, directeur adjoint du centre pilote sino-béninois des technologies agricoles sis à Sèmè-Podji, à un client qui appelait pour s’informer des conditions d’achat de poussins. De janvier 2011 à ce jour, le centre pilote sino-béninois des technologies agricoles (Cpasb) de Sèmè-Podji se révèle une entreprise en pleine de croissance.
Selon Jian Ping Huang, le directeur général du Cpa et son adjoint Robert Adjibi, le Protocole d’accord de coopération paraphé le 5 mars 2008 et la convention de partenariat sino-béninois signée le 3 novembre 2014 constituent le fondement des activités qui se développent depuis peu au Cpa.
Au titre des activités agro-industrielles, « Les installations du Cpa sont performantes et comportent deux grandes couveuses automatiques et deux grandes écloseries », explique Robert Adjibi.
Le véhicule qui nous a transportés vers l’unité industrielle traverse une étendue d’eau. Celle-ci, aux dires de Robert Adjibi, sert à désinfecter tout matériel qui doit entrer en contact avec l’unité industrielle. La preuve, avant d’y entrer, nous chaussons des babouches neuves et des blouses blanches. C’est à ce prix, explique le directeur adjoint du Cpa, que les poussins sont bien protégés et que la production suit bien son cours.
Le magasin qui recueille les œufs pondus est bien tenu au frais et peut contenir jusqu’à 20 000 œufs, renseigne Jian Ping Huang. Il est récolté environ 2100 œufs par jour pour 2500 pondeuses, avec une capacité de ponte d’environ 95 %. Du magasin, les œufs atterrissent dans les couveuses après un triage et un traitement vétérinaire pour 19 jours puis 2 jours dans l’écloserie. A la sortie de l’écloserie, les poussins, pondeuses et coquelets reconnus, selon les couleurs, sont vaccinés avant d’être livrés.
Le magasin de poussins, selon le directeur général, a une capacité de 500 000 sujets.
« Nous offrons 5 % pour couvrir les risques relatifs à l’achat des pondeuses tandis que pour les coquelets, c’est 4 %. Pour la livraison, cela fait 650 F par pondeuse et 50 F par coquelet », expliquent les responsables du Cpasb.
Pour Robert Adjibi, l’insémination des poules reproductrices se fait artificiellement pour maximiser le taux de fécondation des œufs. Ainsi, depuis 2014 jusqu’à ce jour, chaque année, le Cpa importe 2000 à 2500 poussins d’un jour de la souche française Novogen pour l’élevage et la production artificielle de poussins en vue d’approvisionner les acteurs béninois et étrangers de la filière.
800 000 à 1 000 000 de poussins d’un jour par an
Selon les deux responsables du centre, la capacité théorique des installations est de 800 000 à 1 000 000 de poussins d’un jour par an. Cela permet de couvrir les besoins nationaux et de desservir les pays limitrophes. Toutefois, certifient-ils, « Nous livrons chaque année, environ 200 000 à 250 000 poussins ; des poussins destinés à la ponte d’œufs et non à la consommation de la chair ».
Comme perspectives, le Cpasb envisage avec la collaboration des aviculteurs béninois organisés au sein de l’Unap-Bénin de rapprocher davantage la production avicole de la capacité théorique de ses installations (800 000 poussins), améliorer la qualité du matériel vivant par un suivi vétérinaire plus rigoureux, initier la production de poussins-chair pour la clientèle béninoise et enfin ouvrir d’autres chantiers selon la demande du marché.
Mais le Cpa développe également des activités de vulgarisation agricole. En cette matière, il a laissé des traces au cours de la phase expérimentale de développement du centre de 2011 à 2013. L’accent a été mis sur les activités d’utilité publique, essentiellement des activités de formation et d’encadrement sur les différents centres d’intérêt liés à la vulgarisation et aux activités agro-
industrielles. Des parcelles de démonstration sur le maïs et un programme de recherche lancé avec l’Inrab sur l’adaptation des variétés chinoises aux conditions tropicales du Bénin constituent des acquis du Cpasb.
En ce qui concerne la phase de développement durable (2014-2019), les activités de vulgarisation sont toujours de mise sans perdre de vue l’encadrement, la démonstration et la formation sur les technologies chinoises adaptés aux méthodes agricoles africaines.
Le Cpa abrite un périmètre maraîcher où sont cultivés le maïs et les cultures exotiques. « Le maraîchage se déroule à plein temps tandis que la culture du maïs se fait en saison pluvieuse », précise Robert Adjibi qui ajoute que le centre dispose également d’une porcherie où sont élevés des porcins. De quoi attirer les amateurs de viande de porc braisée.
Le centre pilote sino-béninois des technologies agricoles implanté à Sèmè-Podji fait ses preuves et requiert l’appui des familles, restaurants et petites entreprises béninois pour se forger une notoriété certaine?