La Nation Bénin...
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Grèves dans l’Administration publique béninoise[/caption]Les ministres en charge de la Justice, Joseph Djogbénou, et du Travail, Adidjatou Mathys, ont donné un point de presse conjoint, vendredi 9 mars dernier, au sujet de la grève des travailleurs. Objectif : informer des efforts du gouvernement face à la cessation collective de travail et exhorter les travailleurs en mouvement à un sursaut patriotique.
Le gouvernement est dans une démarche pacifique face à la cessation collective de travail observée, depuis quelque temps, par les travailleurs. Le point de presse conjoint donné, vendredi 9 mars dernier, par les ministres de la Justice et de la Législation, garde des Sceaux, Joseph Djogbénou, et du Travail et de la Fonction publique, Adidjatou Mathys, renseigne sur les efforts du gouvernement pour satisfaire les doléances des travailleurs en général.
Relativement au secteur de la santé, plusieurs revendications ont été satisfaites. La preuve, souligne le ministre du Travail, les agents de la santé avaient repris le service avant de renouer avec leur mouvement pour défalcation pour fait de grève.
Pour elle, la reprise des négociations gouvernement-syndicats prévue pour cette semaine est un préalable à une sortie de crise. « Il faut que le gouvernement rende compte de l’évolution du dialogue au niveau des autres ministères aux syndicats et de ses démarches en direction du patronat afin que la session du Conseil national du travail puisse s’ouvrir au sujet de la revalorisation du point indiciaire et de la hiérarchisation des salaires à la suite de la revalorisation du Smig en 2014 », explique-t-elle.
A l’endroit des secrétaires généraux et des travailleurs, elle fait parler son cœur de mère : « Ce n’est pas en nous tournant dos que nous parviendrons à trouver des solutions à la situation en cours. Le Bénin n’a pas besoin d’une telle crise en ce moment. Les syndicats doivent revenir à la table de négociation afin que nous puissions nous parler, nous écouter, relire certains textes de la loi afin d’en avoir la même compréhension ». Elle poursuit : « Nous devons tous, dans un sursaut patriotique, sauver l’année scolaire en cours. Nous devons tous continuer par donner des soins de qualité aux malades dans les centres de santé ».
Pour l’Exécutif, il n’existe que des solutions face au mouvement de débrayage en cours. « En ce qui concerne les enseignants, le gouvernement est prêt à signer six arrêtés d’application de leurs statuts. Les secrétaires généraux des centrales syndicales doivent revenir à la table de négociations pour avoir les informations nécessaires », indique le ministre du Travail.
La bonne foi du gouvernement
Le ministre Joseph Djogbénou a fait savoir que la main du gouvernement reste tendue et que le dialogue sans condition est son vœu. « Le gouvernement n’a jamais cessé de solliciter et d’encourager le dialogue. Ses portes demeurent ouvertes et les solutions formulées aux problèmes posés ne devraient pas être attendues sous conditions », souligne-t-il.
Il insiste que le gouvernement reste disposé aux négociations. « Les négociations gouvernement-syndicats sont encore prévues. Nous souhaitons qu’à l’occasion, les points substantiels soient débattus sans que les conditions préalables soient fixés », formule-t-il.
Au regard de la situation actuelle, le gouvernement invite les travailleurs à une prise de conscience individuelle. « La qualité de la gouvernance dépend aussi de la manière, de la logique et de la cohérence avec lesquelles la loi est appliquée. Les travailleurs sont invités à ne pas se mettre dans une position d’abandon de poste », exhorte le garde des Sceaux.
Adidjatou Mathys abonde dans le même sens pour souligner aussi que les syndicats ne respectent pas toujours la procédure fixée par la loi en matière de cessation de travail. Un point sur lequel elle rappelle avoir déjà attiré l’attention des travailleurs et de l’opinion publique dans un passé récent. Pour étayer ses propos, elle évoque la loi 2001-09 du 21 juin 2002 portant exercice du droit de grève en République du Bénin qui fixe les limites à respecter. D’où les défalcations opérées sur les salaires des travailleurs grévistes.
Tout en espérant une solution de sortie de crise très bientôt, le gouvernement invite les travailleurs à faire en sorte de limiter les effets de l’application de la loi relative aux conditions d’exercice du droit de grève sur chacun d’eux. Selon le ministre de la Justice, tout se joue suivant les textes. « Le chef de l’Etat ne peut ne pas appliquer la loi et les effets doivent être mesurés à l’égard de chacun des travailleurs », précise Joseph Djogbénou.
En attendant la reprise des négociations cette semaine, le gouvernement exhorte les centrales à reprendre le dialogue et les travailleurs, le service sans délai et sans condition. La rétrocession des salaires défalqués pour fait de grève ne doit pas être un préa-lable pour une sortie de crise, clarifie le ministre en charge du Travail. « Nous sommes un pays en développement et devons travailler en faveur de l’amélioration des conditions de vie de nos compatriotes », lance Adidjatou Mathys, rappelant que le gouvernement attend les syndicats cette semaine pour la reprise des négociations.

La marche contre la gouvernance actuelle du Bénin et surtout la crise sociale marquée par des grèves dans plusieurs secteurs, organisée par le Front pour le sursaut patriotique (Fsp), a été dispersée après moins de mille mètres parcourus. C’est le non-respect de l’itinéraire défini qui est à la base de l’intervention de la Police au cours de cette manifestation qui a mobilisé plusieurs milliers de personnes.
La Police républicaine a dispersé la marche organisée, vendredi 9 mars dernier, par l’opposition réunis au sein du Front pour le sursaut patriotique (Fsp), des organisations syndicales et une partie de la société civile à Cotonou. Cette manifestation visait, selon les organisateurs, à dénoncer la gouvernance du régime Talon et surtout la crise sociale qui sévit dans le pays depuis quelques mois, laquelle est marquée par des grèves perlées dans les secteurs de l’éducation, de la santé, de la justice.
Partie de la place de l’Étoile-Rouge pour échouer à la Bourse du Travail, la marche n’est pas allée à son terme. Les manifestants, avec à leur tête les responsables du Fsp, de partis politiques et de la société civile n’auraient pas voulu respecter l’itinéraire autorisé par la préfecture. Ils tiendraient à passer par le grand marché Dantokpa avant de prendre la direction de la Bourse du Travail.
Selon des témoins de la manifestation, des badauds auraient infiltré les rangs des manifestants pour semer des troubles. L’un des participants à la marche affirme que ce sont eux qui s’en seraient pris à la police lorsqu’elle est entrée en négociation avec les responsables de la marche pour les convaincre de respecter l’itinéraire défini.
À coup de gaz lacrymogènes et de jets d’eau, les marcheurs ont été dispersés. Des barricades de pneus ont été érigées et incendiées dans la zone de la dispersion. Mais, les forces de sécurité ont su vite maîtriser la situation, qui n’a pas influé outre mesure le trafic pendant longtemps.
Pour la coordination du Fsp, cette marche devrait être l’expression de la désapprobation populaire de l’orientation libérale du gouvernement, qui suscite des inquiétudes et une grogne sociale croissante, notamment dans le secteur public, frappé par plusieurs mouvements de grève depuis plusieurs mois.
Pour Jean Kokou Zounon, porte-parole du Fsp, « La faim s’étend et s’aggrave dans les foyers. Le chômage s’étend. La mévente s’aggrave dans les marchés. Les entreprises sont en proie à des difficultés accrues, et des licenciements économiques hantent le quotidien des salariés. L’école en ruine est bloquée ».
Il faut signaler que le vendredi 9 mars dernier, le Fsp avait projeté d’organiser des manifestations dans plusieurs localités du Bénin (Cotonou, Comè, Porto Novo, Abomey et Parakou).
Frédéric Béhanzin invite à la retenue
Quelques minutes après les échauffourées, vendredi dernier à Cotonou, l’activiste politique Frédéric Béhanzin a lancé un appel à la retenue et à l'amour de la patrie. Selon lui, la situation est assez préoccupante, soulignant que : « Nous pouvons avoir différents points de vue et cela doit contribuer au développement de notre société ».
Un tel extrémisme conduit à la fracture, a-t-il averti. Fort de cette certitude, M. Béhanzin invite les Béninois à s’inquiéter de la crise sociale que traverse le Bénin et lance cet appel : « Chacun, en ce qui le concerne, doit commencer par se poser la question de savoir pourquoi nous sommes arrivés à cette extrémité ».
L’activiste politique, ex-"fou du roi" sous le régime défunt, prévient que « l'extrémisme dans la gestion des questions relatives à une nation peut conduire le peuple dans un gouffre ». Conscient de cela, il invite les acteurs politiques à la retenue.

Dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de la femme (Jif), l’Association des femmes Alôdo-Alômin pour la solidarité et le progrès social (Afasops-Bénin) a organisé, ce vendredi 9 mars à Ouèdo commune d’Abomey-Calavi, une marche de réjouissance pour la santé suivie d’une séance de dépistage du Vih/Sida.
C’est par une marche pacifique partie de la place publique Dassèkomey pour le siège de l’Association des femmes Alôdo-Alômin pour la solidarité et le progrès social (Afasops-Bénin) à Kpansouin, suivie de la séance de dépistage du Vih/Sida que les femmes de l’arrondissement de Ouèdo ont marqué l’édition 2018 de la Journée internationale de la femme.
La présidente de l’association, Rosalie Aguiah Assogba, explique que cette marche couvre une distance de quatre kilomètres environ et vise à débarrasser l’organisme des mauvaises graisses accumulées dans l’organisme et à renforcer le cœur. « C’est une marche de réjouissance et pour la santé », insiste-t-elle à l’issue de l’exercice physique. En dehors de la marche, l’Afasops a retenu le dépistage du Vih/Sida aussi bien pour ses femmes que pour les hommes qui le désirent. A cela, la présidente ajoute la sensibilisation sur la planification familiale. « L’autonomisation des femmes n’est pas seulement sur le plan économique ; elle est aussi sur le plan de l’accouchement », précise-t-elle. Selon elle, en milieu rural comme Kpansouin, les femmes font huit, voire neuf enfants. Elle lie cette situation à l’ignorance par rapport à la planification familiale. Ainsi, son association se donne comme mission d’aider les femmes de cette localité à ne faire les enfants que quand elles le désirent et le nombre dont elles peuvent prendre soin.
Toute souriante dans sa tenue de sport, Victorine Dossa, porte-parole de l’Afasops, apprécie les activités prévues pour la journée qui, selon elle, permettent de réveiller les autres femmes à se joindre à l’association pour leur épanouissement et le bonheur de leur foyer. Pour elle, les séances d’alphabétisation organisées par l’Afasops sortent les femmes de l’ignorance de l’écriture et de la lecture. « Même si elles ne peuvent lire ni écrire en français, elles le peuvent dans leur langue maternelle », se félicite-t-elle toute souriante. Au titre des activités que mène l’Afasops, il faut noter qu’elle intervient aussi dans la microfinance pour l’autonomisation des femmes sur le plan financier. De même, l’association les sensibilise sur la nécessité de déclarer les naissances. « Il y a une grande différence entre le nombre d’enfants nés et le nombre d’enfants déclarés », relève Rosalie Aguiah Assogba.
Aussi bien le chef de village, Christophe Honfo, que le représentant du chef d’arrondissement, Gilbert Cossi Guissé, saluent les actions de l’Afasops dans la localité et lui expriment leur soutien.

Un camion chargé de 115 sacs de noix d’anacarde brute en sortie frauduleuse vers le Togo a été arrêté à hauteur du village d’Aworo dans la commune de Bassila par la brigade de Kpèrèkètè lors d’une patrouille, a annoncé le directeur régional Atacora-Donga des Douanes, Moumouni Gabi, vendredi 9 mars dernier.
Déférant en effet à la décision d’interdiction de toute exportation par voie terrestre de la noix d’anacarde, les éléments de la brigade ont interpelé le conducteur après lui avoir signifié qu’une telle opération est illégale. Mais mal lui en a pris quand lors de son escorte vers la brigade il a tenté de prendre la poudre d’escampette. Au volant de son camion il est allé percuter le véhicule de la douane qui le suivait, l’endommageant sérieusement. Face aux dégâts il a préféré prendre ses jambes au cou, abandonnant le camion et toute la cargaison derrière lui.
Economie 11 mars 2018

Le Bénin célèbre, mardi 13 mars prochain, la troisième édition de la Journée africaine de l’alimentation scolaire. Les manifestations officielles auront lieu à l’école primaire publique de Hounli dans la commune d’Akpro-Missérété. Le thème retenu au plan africain est : « Tirer pleinement parti du potentiel de l’enfant africain grâce à une alimentation scolaire à base de produits locaux ».
En prélude à cette célébration, le ministre des Enseignements maternel et primaire, Salimane Karimou et le représentant résident du Programme alimentaire mondial (Pam) au Bénin, Guy Adoua, ont animé à Porto-Novo, vendredi 9 mars dernier, une conférence de presse conjointe pour annoncer les objectifs de cette journée. Laquelle journée vise surtout à créer un environnement favorable à l’alimentation scolaire et à fédérer tous les acteurs autour de cette préoccupation.
Statistiques à l’appui, le ministre Salimane Karimou informe que le Bénin compte actuellement quatre programmes de cantines scolaires financés par différents acteurs et couvrant 36% des écoles primaires publiques et 30% des écoliers. Sur les 7360 écoles primaires publiques, 2640 bénéficient de cantines scolaires soit : 1579 cantines appuyées par le gouvernement, 297 cantines soutenues par le Partenariat mondial pour l’éducation (Pme), 620 cantines appuyées par le Pam et 144 cantines appuyées par l’organisation Catholic relief services (Crs). Cette mobilisation de partenaires aux côtés du gouvernement témoigne de l’importance de l’alimentation scolaire identifiée comme l’une des mesures essentielles visant à promouvoir la scolarisation des enfants et leur maintien dans le système éducatif, en particulier les filles, souligne le ministre. Cette ambition du gouvernement a été traduite par la création du Programme national d’alimentation scolaire intégrée (Pnasi), l’une des actions phares du Programme d’actions du gouvernement (Pag) avec comme objectif principal d’améliorer le taux de scolarisation et de rétention des enfants à l’école. Le Pnasi devrait contribuer à terme à l’atteinte de l’Objectif de développement durable (Odd) 2 relatif à la « faim zéro », renseigne le ministre des Enseignements maternel et primaire. Dans cette même perspective, le Pag a prévu une extension du Pnasi de 29% à 51 % d’ici 2021 afin de fouetter substantiellement le taux de réussite scolaire, informe le ministre. Il a été signé à cet effet en juillet 2017, poursuit Salimane Karimou, un accord d’un montant de 27,2 milliards F Cfa entre le Pam et le gouvernement pour une période de quatre ans, allant de 2017 à 2021 pour permettre à terme à 350 000 écoliers de bénéficier des repas scolaires. Une perspective que promet d’accompagner avec toute l’expertise requise le représentant résident du Pam au Bénin, Guy Adoua.
La célébration de la troisième journée africaine de l’alimentation scolaire, mardi 13 mars prochain, offrira donc aux différents acteurs intervenant dans le secteur, l’occasion de plaider pour plus d’investissement en faveur de l’alimentation scolaire afin de garantir l’accès à l’école pour chaque fille et chaque garçon, tout en réduisant les disparités liées à la pauvreté.
Education 10 mars 2018

L’Assemblée nationale a fait ses adieux ce vendredi 9 mars au député Janvier Donwahoué décédé le 27 janvier dernier. Députés, personnel civil et militaire du Parlement et autres autorités politico-administratives et morales de la ville de Porto-Novo ont rendu un hommage solennel à l’élu du peuple de la 20e circonscription électorale.
D’entrée, l’honneur a échu au président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji de lire l’oraison funèbre au nom des différents acteurs de l’institution parlementaire. Il a dit tout le bien qu’il pense de l’illustre disparu. « La mort! Oui, la mort. Elle nous frappe encore. Notre collègue Janvier Yétonvè Donwahoué nous a été tragiquement arraché le samedi 27 janvier à l'âge de 58 ans », regrette Me Adrien Houngbédji. Il se rappelle que ce samedi-là, jour du décès du député, il était avec eux, prenant part à la cérémonie de présentation des vœux de nouvel an au siège du Parti du renouveau démocratique (Prd). « Qui aurait cru que nous partagions alors, nos derniers sourires, nos dernières poignées de main, notre dernier repas, notre dernière réunion, nos dernières confidences ? Qui aurait cru qu'après le déjeuner qui nous a réuni, après la concertation qui s'en est suivie et à laquelle il a pris part avec l'intelligence et la courtoisie qui le caractérisent, qui aurait cru qu'il nous disait adieu ? », poursuit le président de l’Assemblée nationale. Pour Me Adrien Houngbédji, la disparition brutale de Janvier Donwahoué à l’âge de 58 ans, laisse un vide que nul ne saura jamais combler. « Oui, tel est notre destin d'homme, que la mort nous frappe sans crier gare. Elle surgit au moment où nul ne l'attend et laisse place à la consternation, à la tristesse et au désarroi », observe le président de l’Assemblée nationale. Me Adrien Houngbédji n’a pas manqué de saluer la brillante carrière professionnelle d’instituteur qu’a été Janvier Donwahoué qui a eu aussi un parcours politique riche. Un parcours politique qui l’a hissé depuis le mardi 11 août 2015, député de la 7e législature, à la suite de la démission de Michel Bahou, actuellement maire de la commune d'Akpro-Missérété. En peu de temps, Janvier Donwahoué avec la passion et la ponctualité qui le caractérisent, a joué un rôle remarquable et remarqué aux côtés de ses collègues de la commission en charge des Lois et de son groupe parlementaire Prd, note le président de l’Assemblée nationale. « Il fut grand. Grand par sa simplicité, son humilité, sa sociabilité et ses compétences. Grand aussi par sa générosité, sa tolérance et son dévouement sans faille », relève Me Adrien Houngbédji pour saluer la mémoire de l’illustre disparu qui sera inhumé ce samedi 10 mars dans la commune d’Akpro-Missérété, sa terre natale.
Nadège Donwahoué, fille du défunt, remercie l’Assemblée nationale pour la solidarité agissante dont bénéficie la famille depuis le décès de son papa. Un décès qui selon elle, va créer un grand vide au sein de la famille surtout autour de ses frères et sœurs qui avaient coutume de tenir des réunions hebdomadaires avec leur papa.
Actualités 09 mars 2018
Basket-ball/ 6e journée de la Coupe du Csp-Gbéto: Csp et Montaigne s’affrontent pour une place en finale[/caption]Le tournoi de basket-ball dénommé Coupe du Csp-Gbéto aborde, ce samedi 10 mars, sa sixième journée sur les installations sportives du Complexe scolaire protestant à Cotonou. Une journée décisive pour Complexe scolaire protestant (Csp) et l’Ecole française d’enseignement Montaigne(Efem) qui devront s’affronter pour la seconde place de la finale chez les filles.
Le tournoi de basket-ball dénommé « Coupe du Complexe scolaire protestant-Gbéto sera demain samedi 10 mars à sa sixième journée. Il est attendu, chez les filles, une rencontre alléchante entre le Csp et l’Ecole française d’enseignement Montaigne(Efem), vainqueur de l’Ecole d’enseignement général technique et professionnel Laura Vicuna (Eegtp/LV) par le score sans appel (43-00) lors de la cinquième journée. De cette rencontre sortira le second finaliste de la compétition chez les filles. Faut-il le rappeler, le vainqueur de ce duel va rejoindre le Cours secondaire Notre-Dame des Apôtres (Csnda) qui sera au repos, après avoir remporté ces trois premiers matchs respectivement contre le Complexe scolaire protestant (Csp) (13-26), Montaigne (27-21) et Eegtp/LV (39 - 06).
Dans la poule A, chez les garçons, le Complexe scolaire catholique Père Planque battu, lors de ses deux premières sorties, respectivement par l’Ecole turque Ufuk(49-20) et l’Ecole d’enseignement général technique et professionnel Laura Vicuna (39-21), jouera pour l’honneur son dernier match du tournoi face au Csp, demi-finaliste. Dans le troisième match de cette journée, le Collège catholique la Salle tentera également de sortir la tête haute du tournoi après sa défaite face au Lycée technique Coulibaly (36-19). Il va affronter l’Efem. Le carré du tournoi est déjà connu chez les garçons et les demi-finales sont prévues pour le 24 mars prochain?
Drôle de Binaro: La compétition de grossesses[/caption]Bertille et Adjouavi sont des coépouses vivant sous le même toit conjugal, depuis plusieurs années au village Enagnon. Chacune d’elles a fait trois enfants au sieur Zégoulégou, mécanicien vélomoteur. Les discussions et la jalousie féminines ne manquaient point. Elles faisaient souvent allusion aux nombreuses sorties nocturnes de leur mari qui les inquiétaient. Pourtant, elles ne manquaient de rien sous le toit conjugal. Leur mari les gavait de tout. Elles ne se plaignaient nullement, car elles avaient tout à leur disposition. Subitement, tout le monde remarqua que Bertille, la première femme, tomba enceinte. Ce qui frustra sa coépouse Adjouavi qui manifesta ouvertement sa jalousie. Elle en profita pour accuser le sieur Zégoulégou de privilégier la première femme à son détriment. Elle faisait tout pour importuner sa coépouse qui ne répondait pas à ses multiples provocations.
Une nuit, elle s’introduisit précipitamment dans la chambre de leur mari pour protester. Elle déversa sa bile en des termes violents : « Il est vrai que je ne suis pas du même village que toi. C’est pour cela que tu as accordé mon avantage à ta préférée chérie Bertille. Je devais être enceinte avant elle. Mais tu as fait le jeu régionaliste jusqu’à ce qu’elle porte un fœtus dans ses entrailles. Cela ne fait pas sérieux. Ce n’est pas ce que nous nous sommes dit. Tu as promis m’engrosser avant elle. Tu m’as trahie et humiliée devant ma coépouse. Elle n’aura plus de tour sous le toit conjugal avant son accouchement. C’est la punition que je pourrais t’infliger, surtout que tu es un mari inconscient, vagabond et indigne. Je sortirai tout ce que tu disais contre elle, la dernière fois. Tu m’avais expliqué que tu ne l’aimais plus et que tu n’irais plus jamais dans son lit pour faire l’amour avec elle. Sa grossesse tombait-elle du firmament ? Tu es un gros menteur. Tu sauras de quel bois je me chauffe si tu continues à agir maladroitement ainsi. Fripouille ! ».
Après cette scène, dame Adjouavi demanda à passer la nuit avec son mari bien que cela ne soit pas son tour. Le sieur Zégoulégou n’avait pas pipé mot. Il la calmait seulement pour que cela ne dégénère point. Il était obligé de tout accepter à travers des gestes. Effectivement, elle passa la nuit avec son époux jusqu’au petit matin.
De l’autre côté, la première femme Bertille avait des grincements de dents et marmonnait dans son lit, lorsqu’elle apprit que sa coépouse passait une nuit tendre avec leur époux. Furieuse, Bertille ne répondit pas à la salutation de son mari qu’elle dépassa tout simplement, le lendemain, manifestant ainsi sa jalousie. Le sieur Zégoulégou comprit la situation et l’évita toute la journée.
Quelques mois plus tard, la première dame Bertille accoucha d’un triplé à la maternité du village Enagnon. Ce qui irrita davantage Adjouavi qui ne s’est pas déplacée pour aller saluer sa coépouse, comme il est souvent de coutume. Ce qui étonna tout l’entourage proche qui fit des commentaires acerbes à son endroit. Elle tempêta sur tous les toits que sa coépouse avait désormais trois enfants de plus qu’elle. Elle menaça vertement leur mari que si elle ne tombait pas enceinte dans un mois, qu’elle pliera ses bagages et quittera le toit conjugal pour une destination inconnue. Elle précisa qu’elle n’était pas une vilaine femme et que plusieurs hommes lui faisaient la cour tous les jours et elle déclinait leurs offres amoureuses. Finalement, elle se retira du toit conjugal parce que ce qu’elle souhaitait n’arrivait point. Cette compétition de grossesses tant souhaitée est restée sans suite. Elle n’avait pas été exaucée par Dieu, le créateur du ciel et de la terre. Le départ de dame Adjouavi a permis à Bertille de devenir une reproductrice effrénée. Car, elle a encore mis au monde quatre autres enfants, portant le total de sa progéniture à dix.
Le Borgou n’a pas dérogé à la tradition[/caption]A l’instar de la communauté internationale, le département du Borgou a également célébré, ce jeudi 8 mars, la Journée internationale de la femme. L’objectif de cette célébration qui est à sa vingt-troisième édition cette année, est de rendre les femmes plus autonomes en faisant d’elles, des vecteurs de développement.
Les femmes étaient à l’honneur, ce jeudi, à la faveur de la journée que la communauté internationale a décidé de leur consacrer, le 8 mars de chaque année. Les manifestations officielles étant prévues à Djougou, c’est la commune de Bembèrèkè qui a été retenue pour abriter les festivités de cette célébration dans le Borgou.
Au plan communal à Parakou, plusieurs activités ont également été programmées. Elles se déroulent pendant trois jours.
En effet, après la caravane des femmes suivie d’une conférence débats, organisées ce jeudi 8 mars, des séances gratuites de dépistage des maladies des reins et d’autres maladies dont souffrent souvent les femmes sont annoncées pour aujourd’hui. Le reste des activités aura lieu demain, samedi 10 mars. Il sera consacré aux manifestations culturelles et sportives au niveau de la place du champ de foires et au stade municipal de Parakou.
Pour la présente célébration, la communauté internationale a voulu focaliser son attention sur les droits et l’activisme des femmes rurales. D’où le thème: «L’heure est venue, les activistes ruraux et urbains transforment la vie des femmes » retenu pour la cette vingt-troisième édition de la journée. Dans le département du Borgou, en effet, elles sont nombreuses ces femmes qui travaillent dans le secteur agricole. Ce qui ne les empêche pas aussi d’être concernées par le thème «Plus de synergie d’actions pour le bien-être de la femme béninoise », proposé pour la célébration de l’évènement au plan national?
Sécurité des personnes et des biens: Les opérateurs économiques sensibilisés sur l’utilisation de la vidéosurveillance[/caption]Le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique a organisé, ce jeudi 8 mars à l’intention des opérateurs économiques, une séance d’information et de sensibilisation sur la vidéosurveillance à la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin. Une nouvelle disposition sécuritaire qui vise à les protéger particulièrement en raison du volume d’affaires qu’ils brassent et qui, de ce fait, les expose à une certaine criminalité.
Le décret n°2017-077 du 10 février 2017 portant conditions de mise en place et d’utilisation de systèmes de vidéosurveillance n’est pas connu des élus consulaires, selon Camarou Dine Bello, secrétaire général adjoint de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib). Pourtant, ils sont les plus concernés par les dispositions de ce texte qui se propose de contrer les assauts répétés des hors-la-loi contre leur business. « L’enjeu pour nous, hommes et femmes d’affaires, c’est de saisir la place qu’occupe la mise en place de ce dispositif dans la vie de nos entreprises », apprécie le représentant de la Ccib à cette séance qui y voit un rempart contre « la menace croissante au sein de leurs entreprises ». Ce décret, déplore-t-il, est méconnu de la plupart des opérateurs économiques et une journée ne peut suffire pour aborder un tel sujet. Mais d'ores et déjà, reconnaît-il, « les bases d’une bonne sécurité et d’une meilleure prévention » de la communauté sont posées, à travers la séance de sensibilisation et d’information organisée hier sur la vidéosurveillance au profit des opérateurs économiques.
Aussi, attire-t-il l’attention sur le fait que « la sécurité est au cœur de tous les enjeux économiques » et qu’apprendre à contenir les menaces sécuritaires avec la vidéosurveillance, qui est devenue une priorité pour le gouvernement, engage également les opérateurs économiques. Cette adhésion de la Ccib à cette initiative est appréciée par Cakpo Tomavo, directeur adjoint de cabinet du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique.
L’exposé de Géraude Ahouéhomè, conseiller technique juridique du ministre en charge de l’Intérieur, sur la vidéosurveillance et sur le décret qui l’encadre désormais au Bénin a permis aux opérateur économiques d’en savoir un peu plus sur ceux qui sont astreints à l’installation de ce système, les précautions essentielles à prendre et les caractéristiques du système à installer. Ainsi, les responsables de services publics, de services financiers, d’entreprises publiques ou privées tenant des caisses de recettes et/ou de paiement ont l’obligation d’installer un système de vidéosurveillance. Une liste non exhaustive, mais plutôt indicative, précise la communicatrice. D’autres détails importants aussi bien sur le système que sur les dispositions légales y relatives ont été fournis par Géraude Ahouéhomè, notamment à travers les questions et inquiétudes des opérateurs économiques. Plusieurs hauts gradés de la Police républicaine ont également pris part à la séance?