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Energie Football club de la Société béninoise d’Energie électrique a été battu (2-0), ce mercredi 7 mars, au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou de Kouhounou, lors du match aller comptant pour les seizièmes de finale de la Coupe de la Confédération africaine de football (Caf). Le but de Lanignan Lawal contre son camp (2e) et celui de Tundé Augustine Oladepo(8e) ont permis à Enyimba de réussir un hold-up parfait à Cotonou.
Enyimba Football club du Nigeria a battu d’Energie Fc (2-0), ce mercredi 7 mars dans le cadre des seizièmes de finale aller de la Coupe de la Confédération africaine de football (Caf), prenant ainsi une sérieuse option pour la qualification. Favoris dans ce match contre le club béninois, les Nigérians ont tôt fait d’aller à l’assaut des buts adverses. Cette pression va payer dès la 2e minute de jeu. Lawal Lanignan, de la tête envoie une balle à son gardien qui apprécie mal la trajectoire (1-0). Menés, les joueurs d’Energie Fc tentent de revenir au score.
A la 7e minute, Jules Kassa Elegbédé servi par Hermane se passe de la défense nigériane et se heurte au gardien d’Enyimba, Oluwadamilare Ojo. La contre-attaque nigériane sera fatale pour les Béninois. Servi par Chukwude Chukwube de la gauche, Tundé Augustine Oladepo qui se trouvait au second poteau fait trembler les buts de Wilson Sheyi Damilola. Les poulains de Stanislas Akélé vont subir la domination des joueurs d’Enyimba en dépit de leur volonté de mieux faire dans cette rencontre.
A la 20e minute, Jules Elégbédé et Honoré Dossa très remuants dans le jeu offensif d’Energie effectuent une incursion dans la défense nigériane. Malheureusement, ils seront repris par le rideau défensif adverse. Dix minutes plus tard, les joueurs d’Enyimba vont profiter de la passivité de la défense d’Energie pour s’offrir d’autres occasions de buts. Le gardien Wilson Sheyi Damilola va sortir la grande classe pour enrayer les velléités offensives des 30e, 32e et 36e minutes. A la 38e, Aimé Santou va bénéficier dans la foulée d’une occasion de but pour Energie Fc mais il était en manque de réussite sur ce coup. L’envie de gagner et le sursaut d’orgueil vont s’amoindrir chez les joueurs d’Energie Fc qui vont de plus en plus manquer de rigueur dans tous les compartiments de jeu jusqu’à la mi-temps. A 2-0, l’arbitre mauritanien, Mahamed Cheikh Mhamed Vall va renvoyer les deux équipes aux vestiaires.
Du retour des vestiaires, Guéra Sanni et ses coéquipiers vont revenir avec de bonnes intentions de jeu mais manqueront d’efficacité devant les buts adverses. Ce qui permet aux joueurs nigérians de procéder par des contre-attaques. A la 48e minute, Augustin Sopuruch Dimgba d’Enyimba saisit une balle de contre mais butte sur le gardien Wilson Damilola qui effectue une belle parade saluée par le public sportif. Les joueurs vont tenter de revenir dans le match avec quelques actions d’éclats après les entrées en jeu de Paul Odjouhassi et d’Alain Hounsa. En témoignent, la frappe de Paul Odjouhassi sur la barre transversale à la 51e minute et celle de Guéra Sanni déviée par le gardien d’Enyimba à la 53e minute. La présence du gardien d’Energie Fc, Wilson Sheyi Damilola, dans la partie va limiter les dégâts, il va même arrêter le penalty du capitaine d’Enyimba Anaemena Ifeanyi à la 78e minute. Les joueurs d’Enyimba vont gérer leur avantage jusqu’à la fin de la partie. Ce résultat place tout de même Enyimba en pole position avant la manche retour dans dix jours à domicile.
Quid des autres matchs sur le continent?
En déplacement en Ethiopie, le Zamalek s’est incliné 2-1 face à Welayta Dicha. Meleyo a d’abord ouvert le score pour les locaux (16e). Fathi a ensuite égalisé pour les Egyptiens avant la pause (37e), mais Dawid a redonné un avantage définitif aux Ethiopiens en seconde période (78e).
Sur leurs installations, Djoliba et le Cara Brazzaville ont pris une option de qualification. Le club malien a dominé les Rwandais d’Apr (1-0) sur un but de Cheick T. Niang (48e).
Menés 2-0 sur leur pelouse par l’Usm Alger, les Congolais de Maniema Union ont remonté leur handicap pour arracher le match nul (2-2). Ardji (20e) et Derfalou (30e) ont placé les Algériens sur la voie mais l’Usm a ensuite pioché physiquement et les locaux en ont profité pour réduire le score puis égaliser en seconde période?
Deuil dans la presse nationale: François Dégila n’est plus[/caption]Notre confrère aîné François Dégila a tiré sa révérence, ce mercredi 7 mars 2018 à l’âge de 66 ans peu après 00h au Centre national hospitalier universitaire Hubert C. Maga de Cotonou.
Journaliste diplômé du Centre d’études des sciences et techniques de l’information (Cesti) de Dakar au Sénégal, le défunt a servi à l’Office national d’édition, de presse et d’imprimerie (Onépi devenu Onip) au journal Ehuzu (ancêtre de La Nation), au ministère de la Communication. En dehors de son diplôme supérieur en journalisme, il est aussi titulaire d’une maîtrise en sciences juridiques (option relations internationales). Au cours de sa carrière, il a occupé divers postes de responsabilité dont celui de directeur du Centre de documentation des services de l’information (Cdsi) de 1996 à 2005. Puis directeur par intérim de la Bibliothèque nationale de 2000 à 2001. Il est admis à la retraite en 2010. Le défunt laisse derrière lui une veuve et cinq enfants. Paix à l’âme du doyen !
Centre régional Songhaï: La Fao fait former 40 producteurs de onze pays africains[/caption]Quarante acteurs du secteur de l’agrobusiness provenant de onze pays d’Afrique renforcent, depuis ce mercredi 7 mars, leurs capacités entrepreneuriales au centre régional Songhaï à Porto-Novo. Cette formation des formateurs visant à accroître leur productivité et à les rendre davantage compétitifs sur le terrain, est initiée par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao).
L’émergence des secteurs de l’agriculture et de l’agrobusiness en Afrique reste une priorité de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao). Elle en a donné une fois encore la preuve, ce mercredi 7 mars à Porto-Novo, avec le lancement au centre régional Songhaï, de la session de formation des formateurs au profit de quarante acteurs africains du secteur de l’agrobusiness et de l’entrepreneuriat agricole.
Les participants proviennent de onze pays d’Afrique, en l’occurrence de la Côte d’Ivoire, du Nigeria, du Mali, du Rwanda, du Tchad, de la Zambie, du Kenya, de la République démocratique du Congo, du Cameroun, du Ghana et du Bénin. Ils ont été sélectionnés sur la base de leurs expériences, leur motivation et surtout leur engagement à partager les connaissances nouvelles qu’ils vont acquérir, pendant les trois semaines de formation, avec leurs pairs dans leurs pays respectifs.
Pour le représentant du représentant résident de la Fao au Bénin, Jean Adangnidi l’organisation de cette session de renforcement de capacités s’insère dans le cadre du Mécanisme d’appui au programme multipartenaire de la Fao. Elle vient en appui aux efforts des pays bénéficiaires pour créer un réseau de formateurs capables de promouvoir la performance de chefs de micro et petites entreprises et de coopératives dans le domaine agricole afin d’être compétitives sur les différents marchés, précise Jean Adanguidi. A travers cette formation, poursuit-il, la Fao entend contribuer, de façon pratique et concrète, à l’atteinte des objectifs de la Déclaration de Malabo visant une croissance accélérée de l’agriculture et une transformation pour une prospérité partagée et des moyens d‘existence améliorés. Ce qui nécessite, explique le représentant du représentant résident de la Fao au Bénin, l’intégration et la participation des jeunes et des femmes afin qu’ils tirent profit de cette croissance et des opportunités de transformation qu’elle offre pour améliorer leurs rendements. « La Fao compte beaucoup sur vous les privilégiés de cette formation dans ce haut lieu de savoir qu’est le centre Songhaï, un centre d’excellence reconnu par les Nations Unies », souligne Jean Adanguidi. Il encourage les stagiaires à non seulement tirer le maximum des enseignements qui leur seront transmis, mais aussi à mettre en place un réseau structuré et pérenne pour un partage de connaissances et d’expériences entre producteurs africains, même après la fin de la formation.
Pour sa part, Charlemagne Sintondji, au nom du directeur du centre régional Songhaï, salue cette vision de la Fao au profit des secteurs de l’agrobusiness et l’agriculture en Afrique. Selon lui, il est vraiment important d’investir dans la formation du capital humain, si l’on veut atteindre l’objectif non seulement d’une agriculture attrayante, efficace, fonctionnelle et rémunératrice mais aussi une économie dynamique et une société productrice et stable. Charlemagne Sintondji rassure les stagiaires de ce qu’ils seront outillés, pendant les trois semaines de formation, sur les plans technique, moral et organisationnel pour changer leurs façons de fonctionner et développer désormais des aptitudes de producteur-leader. Aussi, la formation leur offrira-t-elle l’opportunité de s’exercer à l’élaboration d’un Plan d’affaires simple pour mieux faire prospérer leurs activités et booster la gestion de leur entreprise, insiste le représentant du directeur du centre régional Songhaï. Une aubaine que n’entendent pas rater les stagiaires dont Marcel Kouakou Yao et Rosalie Ottou, venus respectivement de la Côte d’Ivoire et du Cameroun, tout en remerciant la Fao pour sa vision de développement du secteur agrobusiness de l’Afrique.
Direction générale des Impôts[/caption]Les contribuables dont les dossiers fiscaux sont gérés au niveau de la direction des grandes Entreprises sont désormais soumis à une nouvelle procédure appelée télé-procédures ou e-services depuis lundi 5 mars dernier, selon un communiqué de la direction générale des Impôts.
Les réformes mises en œuvre au niveau de la direction générale des Impôts (Dgi) pour le paiement des taxes et impôts se poursuivent. Depuis le lundi 5 mars dernier, les contribuables dont les dossiers sont gérés au niveau de la direction des grandes Entreprises sont
soumis à une nouvelle procédure appelée « télé-procédures ou e-services ». Selon un communiqué de la direction générale des Impôts qui annonce la nouvelle, la démarche à suivre par ces contribuables se résume en deux étapes.
La première étape est la souscription des déclarations. A cette étape, précise le communiqué le contribuable désigne un interlocuteur de la Dgi, et lui communique par courrier adressé au Receveur principal des impôts (Rpi). Un courrier qui comporte les informations sur l’adresse du contribuable et surtout son numéro de téléphone pour permettre à la Dgi de créer le compte d’accès à la plateforme. Le contribuable doit aussi se connecter au site de la Dgi ou directement à la plateforme, puis souscrire en ligne les déclarations et imprimer les fiches de déclarations.
La deuxième étape est le paiement des déclarations. Selon le communiqué de la Dgi, lorsque l’entreprise est cliente de la banque partenaire qui doit recevoir le paiement pour le compte de la Dgi, tous les modes de paiement sont admis. Si par contre l’entreprise n’est pas cliente de la banque partenaire au niveau de laquelle elle désire opérer son paiement, il lui suffit de se présenter au guichet de l’une des banques partenaires de la Dgi. Dans ce cas, elle est
munie des fiches de déclarations précédemment imprimées pour procéder audit paiement selon le mode qui lui convient. Après cette étape de paiement, le contribuable, selon le communiqué, peut se rendre à la Recette principale des impôts pour retirer ses quittances.
Le directeur général des Impôts rappelle à l’attention de ces partenaires, qu’à l’issue du paiement des impôts, droits et taxes aux guichets des banques, qu’ils n’auront plus à déposer les déclarations fiscales à la Rpi.
Allianz Assurances inaugure son agence du stade de l’Amitié de Cotonou[/caption]L’Allianz Assurances se rapproche de plus en plus de ses clients avec l’inauguration, ce mercredi 7 mars, de son agence du stade de l’Amitié, à Kouhounou. La mise en service de ladite agence a eu lieu en présence du directeur général d’Allianz Africa, Patrrick Ehrhart et du président du Conseil d’administration d’Allianz Bénin, Bruno Ahlonlonsou, ainsi que des agents de la compagnie.
« Il est temps de nous rapprocher des clients », a déclaré, hier, l’administrateur directeur général de l’Allianz Assurances Bénin, Ababacar Diaw, à l’inauguration de l’agence du stade de l’Amitié de l’Allianz. Il a affirmé que sa société est un groupe bien connu à travers le monde et qui s’appuie sur des visions claires, respecte les engagements et qui fait des clients fidèles. Les ambitions de ce groupe sont énormes dans la mesure où la société lance aujourd’hui l’assurance pour les motos : la micro-assurance, donc dans le social.
Pour l’administrateur directeur général d’Allianz Africa, depuis son installation au Bénin, il y a dix-huit ans, le groupe n’avait qu’une seule agence qui est sa direction générale. Il est temps, dit-il, d’aller vers le reste du Bénin. Après donc l’agence du stade de l’Amitié, il est prévu d’installer prochainement à Parakou et Porto-Novo deux autres agences, annonce Ababacar Diaw. « Maintenant, il est question d’être présent partout au Bénin où le peuple aura besoin d’un service financier sûr et solide », a souligné l’administrateur directeur général qui estime que l’Allianz Assurances Bénin sait le faire.
Pour ce qui concerne les produits offerts par la nouvelle agence, son chef Yves Guèdègbé informe qu’ils ne sont pas différents de ce que la direction générale offre déjà aux clients. Il s’agit de l’assurance automobile, l’assurance habitation, l’assurance voyage et l’assurance multirisques professionnels destinée pour les artisans et les entrepreneurs qui ont leurs locaux et des marchandises. L’Allianz couvre aussi les chantiers : une couverture pour les professionnels des Bâtiments travaux publics (Btp) qui ont des chantiers à gérer, indique-t-il.
L’assurance moto qui est devenue incontournable se fait également au niveau d’Allianz à un prix de 12 000 francs Cfa l’an, soit 1000 francs Cfa par mois.
Yves Guèdègbé souligne aussi la disponibilité de l’assurance individuelle accident. Ce produit garantit les frais médicaux, au décès. Avec ce produit, l’Allianz accompagne les clients à également faire face aux risques d’accident.
Comparativement aux autres sociétés d’assurance, le sérieux qui caractérise son groupe oblige les clients à aller vers eux, affirme le chef de la nouvelle agence
d’Allianz Assurances. Car, avec 125 ans d’expérience dans le métier, il n’y a pas débat, selon lui, à faire quant au sérieux du groupe qui a des bases solides. Et la différence par rapport aux autres sociétés, quant à ce qu’Allianz offre, c’est l’après-sinistre. Sur ce terrain, Allianz, selon le chef de l’agence du stade de l’Amitié, est la première compagnie au Bénin. Car, elle est avec le client face au sinistre. C’est pourquoi elle a le meilleur rapport sinistre déclaré/sinistre réglé.
Quant au président du Conseil d’administration, Bruno Ahlonlonsou, il a salué le dynamisme du directeur général de la compagnie et son équipe pour les efforts faits jusqu’à l’inauguration de cette nouvelle agence. Il a promis d’être aux côtés de l’équipe dirigeante pour des avancées afin que d’autres agences soient créées.
Pour le directeur général de Allianz Africa, Patrrick Ehrhart, l’inauguration de cette nouvelle agence s’inscrit dans le cadre de la stratégie du groupe, à savoir s’installer partout en Afrique. Après avoir rappelé que cette compagnie est déjà présente dans plus de seize pays en Afrique, il a aussi souligné que l’objectif du groupe, c’est d’être plus proche du client ; ce qu’il vient de voir avec l’inauguration de l’agence du stade de l’Amitié à Cotonou.
Reine Alapini Gansou[/caption]Au nombre des six juges internationaux dont cinq femmes qui prêteront serment, ce vendredi 9 mars, devant la Cour pénale internationale (Cpi) à la Haye aux Pays-Bas, figure Me Reine Alapini Gansou de nationalité béninoise.
Reine Alapini Gansou signe définitivement son nom dans les annales de la Cour pénale internationale (Cpi). Avec ses pairs juges, elle prêtera serment, ce vendredi 9 mars, devant l’auguste institution pour un mandat de neuf ans. Conformément au protocole établi par l’institution, chacun d’eux prononcera la formule consacrée suivante : « Je déclare solennellement que je remplirai mes devoirs et exercerai mes attributions de juge de la Cour pénale internationale en tout honneur et dévouement, en toute impartialité et en toute conscience, et que je respecterai le caractère confidentiel des enquêtes et des poursuites et le secret des délibérations ».
Sa candidature a été présentée par le gouvernement du Bénin conformément aux dispositions de l’article 36 du statut de Rome de la Cpi et des résolutions Icc-Acp/3/Res.6 amendées par les résolutions Icc-Asp/5/Res.5 et Icc-Asp/12/Res.8 adoptées par l’Assemblée des Etats parties le 10 septembre 2004, le 1er février 2017 et le 27 novembre respectivement.
Née à Abidjan le 11 août 1956, Reine Alapini Gansou est titulaire d’un diplôme d’études approfondies (Dea) des Universités de Maastricht aux Pays-Bas, du Bhoutan et de Lomé au Togo. Elle est, par ailleurs, nantie d’une maîtrise en droit des affaires et carrières judiciaires de l’Université nationale du Bénin.
Par sa grande contribution au service des droits de l’Homme, elle a obtenu plusieurs distinctions, notamment le prix des droits de l’Homme du cinquantenaire des indépendances africaines, la distinction du 25e anniversaire de la Commission africaine des droits de l’Homme pour sa contribution au service des droits de l’Homme en Afrique.
Elle est enseignant-chercheur dans les universités d’Abomey-Calavi et de Parakou depuis 2001 et co-auteur de plusieurs publications. Elle a des compétences avérées dans le domaine du droit pénal, de la procédure pénale, du procès pénal et dans le domaine du droit international.
A ce jour, elle sert comme juriste-conseil pour les femmes victimes de violences et de viol au Centre pour le développement de la femme du réseau Wildaf-Bénin, et totalise dans ce cadre plus de « deux cent cinquante cas matrimoniaux, successoraux, de coups et blessures, de viols, traités en mode alternatif de règlements de litiges ou au contentieux devant les cours et tribunaux ».
1/3 des juges internationaux sont des femmes
Les Etats-parties au Statut de Rome ont relevé le défi de l’équilibre hommes-femmes au sein des juges de la cour. L’institution se révèle un modèle en matière de promotion du genre. La cour compte six femmes sur les dix-huit juges. C’est une avancée qui répond à la préoccupation des femmes qui nourrissent davantage le rêve d’être représentées au sein des instances décisionnelles. La présence des cinq femmes juges qui prêteront serment demain 9 mars est un écho favorable à la détresse des femmes violées et dont les corps sont devenus des champs de bataille, celles qui subissent des violences en silence.
Ce sont donc des femmes éprises de paix qui prêtent serment ce vendredi 9 mars, mois de la célébration des droits de la femme, mois de la dignité et du respect du droit à la vie.
Leur élection comme celle des cinq autres femmes de la mandature finissante, a permis d’atteindre une représentation équitable des deux sexes sur le nombre total de juges à la Cpi, selon les critère établis par l’Assemblée des parties prenantes, à la lumière des exigences du Statut de Rome.
En dehors de Reine Alapini Gansou, les autres femmes juges qui prêteront serment ont pour noms, Luzdel Carmen Ibanez Carranza (Pérou), Solomy Balungi Bossa (Ouganda), Tomoko Akane (Japon),
Kimberly Prost (Canada). Rosario Salvatore Aitala de nationalité italienne est le seul homme parmi les six nouveaux juges de la Cpi.
Audiences du président de l’Assemblée nationale[/caption]L’Organisation nationale des femmes catholiques du Bénin (Onfcb) tient, le week-end prochain, ses assises statutaires à la cathédrale Notre-Dame de l’Immaculée-conception de Porto-Novo. Plus de 3000 participantes provenant des dix diocèses catholiques du Bénin sont attendues à cette grande rencontre.
A quelques jours des travaux, une délégation conduite par Antoinette Hounsou-Vê Dossa, présidente de cette organisation, est allée annoncer la nouvelle au président de l’Assemblée nationale. Elle a fait d’une pierre deux coups en sollicitant le soutien de Me Adrien Houngbédji pour faciliter l’accueil et le séjour de ces femmes qui seront à Porto-Novo dès demain vendredi 9 mars.
A la suite de l’Onfcb, le président de l’institution parlementaire s’est entretenu avec le Syndicat des conducteurs de taxi-moto de l’Ouémé et du Plateau (Syncotamo-OP).
« Nous sommes venus saluer le président de l’Assemblée nationale et lui souhaiter un heureux anniversaire comme c’est sa semaine d’anniversaire », a confié, au sortir de l’audience, Pascal Mèdjigbodo, président du Syncotamo-OP. Il dit avoir saisi l’occasion pour exposer à la deuxième personnalité de l’Etat les problèmes de la corporation des conducteurs de taxi-moto. Cette profession est née, selon Pascal
Mèdjigbodo, dans le département de l’Ouémé mais elle serait laissée pour compte aujourd’hui. La délégation du Syncotamo-OP dit avoir plaidé pour la prise en compte des conducteurs de taxi-moto dans le Programme d’action du gouvernement (Pag). « Beaucoup de conducteurs de taxi-moto veulent retourner à leur métier de base. La corporation a besoin d’être assainie. Il y a d’autres pays qui viennent pour voir le dispositif en place au Bénin. Nous avons échangé sur tout cela avec le président Adrien Houngbédji qui nous a donné beaucoup de conseils pour le mieux-être dans notre corporation », souligne Pascal Mèdjigbodo. Il espère que dans les tout prochains jours le secteur va commencer à présenter un nouveau visage plus digne et respectable.
Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, a bouclé ses audiences par Josiane Foundohou, responsable de l’Institut néerlandais pour la démocratie multipartite (Nimd) au Bénin. Elle n’a fait aucune déclaration à sa sortie d’audience.
Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Actualités 08 mars 2018
Célestine Zanou [/caption]La présidente de la Dynamique du Changement pour un Bénin débout, Célestine Zanou, reçoit samedi 10 mars prochain à Parakou, le trophée Cléopâtre. C’est un choix de la députée Rosine Soglo qui a jeté son dévolu sur elle pour recevoir le trophée en ses lieu et place.
Le Bénin décroche cette année le trophée Cléopâtre à travers la personne de Célestine Zanou, présidente de la Dynamique du changement pour un Bénin debout. Elle est reconnue par la députée Rosine Soglo pour son talent de femme leader et à qui la distinction devrait logiquement être décernée.
En lieu et place donc de Rosine Soglo, c’est Célestine Zanou qui sera sous les feux de la rampe samedi 10 mars à travers le prestigieux trophée Cléopâtre. Elle est la seule femme leader digne, selon la doyenne des députés, à recevoir ce trophée en ses lieu et place. Sans doute au regard de son parcours et de son engagement politique.
Le trophée Cléopâtre est une distinction qui suscite la convoitise des femmes leaders africaines. C’est une initiative de l’Apfm-Africa, une organisation qui s’occupe de la promotion des droits des femmes et des mineurs en Afrique. Il est décerné aux femmes leaders d’Afrique tous les cinq ans.
Compte tenu des critères de sélection, Rosine Soglo serait le profil initialement retenu pour le recevoir. Mais elle a porté son choix sur Célestine Zanou estimant qu’elle est déjà trop âgée pour un tel privilège.
Un honneur pour la bénéficiaire, mais aussi une lourde responsabilité à poursuivre le combat en faveur du leadership et de l’engagement politique au-delà des frontières béninoises.
Parcours atypique
Célestine Zanou est une femme politique béninoise exceptionnelle. Avec son parcours, elle s’est bâtie une renommée qui tranche avec le commun.
Née en 1960, elle s’est révélée en 2006 aux Béninois comme une femme politiquement engagée.
En avril 1996, celle qui fut notamment professeure certifiée de géographie, a été nommée directrice de cabinet du ministre du Plan, de la Restructuration économique et de la Promotion de l’emploi à 36 ans. Elle doit sa promotion à sa rigueur personnelle au travail qui lui vaudra la réputation de ‘’dame de fer’’. Au sein de l’opinion, elle laisse l’image d’une femme au caractère fort et de conviction soucieux du développement de son pays.
« C'est une femme extrêmement intelligente, qui a une vision vaste et haute de son pays, des enjeux de la sous-région…Et une énergie remarquable, un sens du dévouement au service du bien commun, au sens noble et politique du terme », apprécie Jérôme Champetier, ancien consultant de la Banque mondiale.
C’est donc à juste titre que l’ancienne présidente du parti ‘’la Renaissance du Bénin’’, Rosine Soglo, lui a dédié le trophée Cléopâtre en ses lieu et place.
Selon la récipiendaire, « La femme est différente de l’homme mais pas inférieure à lui ». Célestine Zanou ne cesse d’en donner la preuve, à travers son parcours, de femme remarquable?
Camp médical de la Jama’at islamique Ahmadiyya - photo par Valentin Sovide[/caption]La Jama’at islamique Ahmadiyya du Bénin organise un camp médical gratuit à l’intention des malades souffrant de la cataracte dans la ville d’Abomey et environs. Cette opération qui dure trois jours a démarré, ce mercredi 7 mars, sur l’esplanade du musée historique d’Abomey avec les équipes médicales de Humanity First.
Conduite par des spécialistes de renommée, l’opération gratuite de la cataracte organisée par la Jama’at islamique Ahmadiyya et l’Ong Humanity First, vise à prendre en charge des malvoyants qui nécessitent une intervention chirurgicale prompte. L’équipe médicale dispose d’un bus médicalisé et spécialisé dans les opérations ophtamologistes, donc doté d’un plateau technique de la dernière génération, à en croire les témoignages.
Informées de la présence de l’équipe médicale à Abomey, les populations de la ville et environs ne se sont pas fait prier. Enfants, femmes et hommes étaient nombreux hier devant le bus médicalisé dans l’espoir d’être pris en charge dans l’intervalle des trois jours que dure cette opération humanitaire.
Des personnalités de la localité ont répondu présentes au démarrage de ce camp médical. Parmi elles, le préfet Firmin Kouton a salué ce geste humanitaire des responsables de la Jama’at Islamique Ahmadiyya et surtout pour le choix porté sur la ville d’Abomey. Il a saisi l’occasion pour remercier les responsables de Ahmadiyya au Bénin pour cette assistance permanente aux populations du Zou dans ses diverses missions humanitaires. Des actions humanitaires de grande portée qui sont profitables pour les populations vulnérables qui soufrent d'un accès difficile aux soins de qualité et surtout relatifs aux maladies d’yeux.
A sa suite, l’Amir Rana Farooq Ahmad, président de la Jama’at islamique Ahmadiyya du Bénin a rappelé que ce geste humanitaire à Abomey traduit l’obligation qui est faite à tout bon musulman de soutenir ses frères et sœurs qui sont dans le besoin. Un geste qui est donc fait, non pas pour la gloire des bienfaiteurs, mais celle de Dieu. Et, c’est dans cette ligne que s’inscrivent les actions de la Jama’at islamique Ahmadiyya au Bénin, à travers diverses activités humanitaires et de solidarité. De nombreux gestes humanitaires qui témoignent et traduisent effectivement de la fraternité et de la solidarité prônées au sein des Ahmaddis.
Après Abomey, cap sera mis sur Parakou puis sur Malanville?
Violation des droits de la femme et de la jeune fille- photo de http://www.afrikipresse.fr[/caption]La commune de Cobly a connu 69 cas de mariage forcé et précoce en 2017, a-t-on appris, mardi 6 mars dernier au cours d’une séance de sensibilisation grand public sur les conséquences des pratiques traditionnelles néfastes initiée par Wildaf Bénin avec le soutien de Equality Now et Comic Relief.
Les discriminations à l’égard des femmes et filles persistent en dépit d’un arsenal juridique et d’un mécanisme institutionnel de plus en plus conformes aux exigences des instruments internationaux et régionaux ratifiés. Ceci du fait de certaines pratiques traditionnelles néfastes dont le mariage forcé. Face aux élus communaux, leaders religieux, chefs traditionnels et autres acteurs de la commune, Noël Houngbo, juge des mineurs, n’est pas allé par quatre chemins pour condamner les violations de droits consacrés par divers textes de lois. Définissant le mariage forcé comme étant tout mariage ou concubinage contracté ou décidé sans le consentement libre et éclairé des deux parties selon la loi N° 2011-26 du 9 janvier 2012 portant prévention et répression des violences et le mariage précoce comme l’union conjugale d’un enfant avant l’âge de majorité selon le code de l’enfant, le juge des mineurs a fait cas de certains faits répréhensibles dans la commune de Cobly où, soutient-il, il a été enregistré 69 cas de mariage forcé et précoce en 2017.
Les infractions en matière de mariage sont légion et la séance de sensibilisation initiée par Wildaf Bénin avec le soutien de Equality Now et Comic Relief, tient d’une volonté de sensibiliser la population sur les effets néfastes du mariage précoce, dans tous les aspects de la vie des victimes affectées et sur la nécessité et les moyens de protection des victimes, selon Blanche Sonon, vice-coordonnatrice du réseau panafricain pour la promotion et la défense des droits de la femme. Cela afin de recueillir une adhésion générale pour l’éradication de cette pratique traditionnelle. Il s’agit en somme d’informer sur le caractère répréhensible du mariage précoce, les lois le sanctionnant ainsi que les instruments relatifs aux droits de l’Homme protégeant les femmes et les filles contre cette pratique.
S’il s’entend que les pratiques traditionnelles compromettent le devenir de nombreuses jeunes filles, il est important, selon le juge des mineurs, qu’au sein des communautés où elles sont pratiquées, des actions à divers niveaux soient menées. Il suggère que le dialogue communautaire sur de telles pratiques soit renforcé pour susciter une prise de conscience sur les conséquences. Par ailleurs, il indique qu’il faut encourager les communautés à mettre en place des dispositifs de veille et de contrôle et sensibiliser les populations sur les droits de la personne et ceux de l’enfant qui mettent l’accent sur la liberté du choix et de consentement en matière de mariage.
Il est revenu sur les peines qu’encourent les auteurs et complices de ces délits en relevant un emprisonnement de trois ans à 10 ans et une amende de cent mille à cinq cent mille francs Cfa. Le viol qui constitue une infraction connexe est puni de 10 ans à 20 ans d’emprisonnement, selon l’article 345 du Code de l’enfant?