La Nation Bénin...
Nouvelles

L’Ivoirien Jean-Claude Brou est désormais aux commandes à la présidence de la Commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique et de l’Ouest (Cedeao). Il a reçu, ce jeudi 1er mars, le témoin des mains de Marcel de Souza qui a passé environ deux ans à ce poste. La cérémonie de passation de charge s’est déroulée au siège de l’institution sous-régionale à Abuja au Nigeria.
Précédemment ministre de l’Industrie et des Mines de la Côte d’Ivoire, Jean Claude Brou a été choisi, le samedi 16 décembre 2017, par les chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres de la Cedeao comme le nouveau président de cette commission stratégique. C'était lors de la 52e session ordinaire de la Cedeao qui s’est tenue dans la capitale nigériane.
Jean-Claude Brou a occupé par le passé de hautes fonctions notamment au Fonds monétaire international (Fmi), à la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) et dans l’administration publique ivoirienne. Il est titulaire d’un doctorat en sciences économiques et d’un Master of business administration (Mba) en finance qu’il a obtenus respectivement en 1982 et 1980. L'on ne peut que souhaiter un excellent mandat au nouveau président de la Commission de la Cedeao et un bon retour au bercail à notre compatriote Marcel de Souza qui a brillamment honoré le Bénin à la tête de cette institution supranationale.
International 01 mars 2018
28e anniversaire de la fin des travaux de la Conférence nationale: Social watch Bénin engage la réflexion sur les acquis[/caption]Social watch Bénin a organisé, ce mercredi 28 février à Cotonou, le premier Forum citoyen sur les acquis de la Conférence nationale des forces vives de la nation de février 1990. Il s’inscrit dans le cadre de la commémoration du vingt-huitième anniversaire de la fin des travaux de ces assises et a réuni les acteurs de la Société civile, ainsi que les acteurs politico-administratifs et religieux.
« Devoir de mémoire et d’engagement pour le futur : que reste-t-il des acquis de la Conférence nationale ? ». C’est autour de cette thématique que Social Watch a convié les cadres et personnalités témoins de l’historique Conférence des forces vives de la nation de février 1990 ainsi que des citoyens à divers niveaux au premier Forum citoyen sur les acquis de la Conférence nationale des forces vives de la nation (Fociac-nationale 2018).
Gustave Assah, président de
Social watch Bénin, a tenu à rendre un vibrant hommage à tous les acteurs de cette conférence nationale, à savoir les membres du comité préparatoire, le gouvernement de la transition, les membres du Haut conseil de la République et les Forces armées béninoises pour leur collaboration et leur sens de patriotisme jusqu’à l’avènement du régime démocratique au Bénin. Selon lui, la route a été longue et parsemée d’embûches. A cet effet, il déplore l’inexistence d’un cadre formel de débat et de réflexion sur les acquis de cette Conférence nationale. C’est donc pour combler ce vide qu’est instauré le Forum citoyen sur les acquis de la Conférence nationale des forces vives de février 1990. Pour Gustave Assah, ce creuset d’échanges sera pérennisé jusqu’au trentième anniversaire de la Conférence nationale. Il formule le vœu que les conclusions et les recommandations puissent aboutir à des prises de décisions pour le bonheur des Béninois.
Présent à ce forum, l’ancien ministre Sylvain Akindès
Adékpédjou, a invité les jeunes à la réflexion afin que les acquis de la Conférence nationale : la souveraineté populaire, la décentralisation et la démocratie, ne soient pas banalisées. « La souveraineté populaire est la chose à garder de cette conférence. C’est pourquoi, il faut faire d’elle un principe sacro-saint pour amener les Béninois à discuter de temps en temps», a-t-il déclaré. Le conférencier s’insurge contre le manque de dialogue à divers niveaux dans le pays et la «dénaturation de la conscience citoyenne ».
Pour le général Félix Hessou, «La Conférence nationale est un label à vendre aux autres dans le monde entier ».
Veille citoyenne et dialogue
Le professeur Albert Tévoèdjrè, rapporteur de la Conférence des forces vives de la nation, présent à ce forum, a lancé un appel à la paix. Il exhorte les jeunes béninois à poursuivre l’œuvre entamée par leurs aînés pour l’épanouissement du peuple béninois. Dans un contexte de paralysie de l’administration publique du fait des grèves, le frère Melchior invite à la foi et à la prière pour la paix au Bénin. «Je pense et je reste convaincu que la même prière qui a prévalu en 1990 continuera à sauver le Bénin », espère-t-il. Il reste convaincu que le Bénin a vaincu la fatalité en cette période-là.
Le père Julien Pénoukou, au nom de l’Observatoire chrétien catholique de la gouvernance pense que la Conférence nationale est une œuvre collective ayant favorisé l’avènement de la liberté de la personne humaine à préserver absolument. Selon lui, la veille citoyenne est un acquis positif à améliorer. Il suggère que des forums d’envergure soient organisés afin que la conscience citoyenne règne dans le pays. « La veille citoyenne est un acquis positif mais il faut revoir la conscience citoyenne qui doit nous amener à accepter le regard d’autrui», a-t-il proposé.
Le professeur Paulin Hountondji souhaite que le pouvoir de l’argent, la corruption et l’achat de conscience soient bannis pour laisser place aux vraies valeurs prônées lors de la Conférence des forces vives de la nation.
Vérification des diplômes et de la gestion des finances publiques: L’assainissement, cheval de bataille du gouvernement[/caption]La Commission nationale de vérification et d’authenticité des diplômes poursuit sa mission. Lors du point de presse de ce mercredi 28 février, le garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation, a réaffirmé la détermination du gouvernement de la Rupture de poursuivre les efforts d’assainissement des effectifs de la Fonction publique et des finances publiques.
« Il est évident que la situation au niveau de la Société béninoise d’énergie électrique illustre parfaitement ce besoin d’assainissement. La situation de la contractualisation du marché en vue de la délivrance de compteurs mérite un approfondissement », relève Me Joseph Djogbénou. Le Conseil des ministres pense qu’il était indiqué de prendre des mesures conservatoires : la suspension de l’exécution du contrat de marché et la saisine de l’autorité de régulation. Il précise qu’après que l’autorité de régulation se serait prononcés, des mesures seront prises.
Sur un autre plan, la commission nationale de vérification et d’authentification des diplômes est plus qu’active, souligne Me Joseph Djogbénou. Le travail fait par la commission démontre, selon le ministre de la Justice, la situation de déliquescence dans laquelle le pays végète. Lors de ses travaux, poursuit-il, elle a relevé que 40 personnes détentrices de diplômes non authentifiés sont au service prétendu de l’Etat. Ces personnes devront subir les mesures qui s’imposent et qui devront être prises par les ministres sectoriels, explique-t-il. Il y aura la suspension des salaires et des mesures disciplinaires notamment l’intervention de la justice dans ces différents cas. Le gouvernement, déclare-t-il, fait en sorte qu’au sein de l’Administration, il y ait des cadres ayant des compétences et mérites nécessaires pour accomplir les tâches à eux dévolues. Pour lui, sans doute, les prestations requises ne sont pas obtenues des agents parce qu’ils n’ont pas les compétences qu’il faut.
Actualités 01 mars 2018
Comment immortaliser les déléguées ?[/caption]Deux jeunes femmes leaders tiennent à l’honneur des 3% des déléguées féminines ayant pris part à la Conférence nationale. Pour elles, il est urgent de reconnaître la bravoure de ces quinze dames en les immortalisant.
Mireille Agossou, femme leader : « Du haut de mes 20 ans à cette époque, je ne percevais pas la participation des femmes à la Conférence nationale sous l’aspect du genre mais plutôt sous l’aspect du courage, du mérite et de la chance, car il y avait beaucoup d’autres femmes compétentes qui n’ont pas eu la chance de participer à ces assises. Les quinze déléguées m’inspirent respect et admiration. La nouvelle génération de femmes et surtout la couche juvénile féminine n’a pas été éduquée avec les mêmes valeurs que ‘’nos amazones en 1990’’. La rigueur et la discipline ont fait place aujourd’hui au laxisme et à un manque d’intérêt pour les problèmes familiaux. L’engagement et le sens de responsabilité se sont émoussés. Il faut donc agir sur ces leviers à travers la sensibilisation et la formation des femmes et des jeunes dans les milieux ruraux communautaires. Il importe de réaliser un film documentaire qui retrace la contribution des quinze déléguées avec les morceaux choisis de leurs interventions et insérer dans le compendium des femmes leaders un lien qui retrace leurs histoires. »
Corine Azanhouè, experte en genre et élections
« De la Conférence des forces vives de la nation, je retiens le souvenir de la participation active et dans l’ombre d’une quinzaine de braves et vaillantes femmes béninoises. Quoique leur nombre soit insuffisant, ces femmes ont pu s’exprimer en prônant les libertés individuelles, les libertés d’association et d’expression et l’Etat de droit. Ces revendications trouvent leur fondement dans les articles 9 et 34 de la Constitution du 11 décembre 1990. La bravoure et la témérité de ces femmes en cette période où le concept genre était méconnu et inacceptable sont d’une rareté absolue. La nouvelle génération de femmes doit avoir pour leitmotiv la persévérance, le courage et le travail bien fait. Un effort de capitalisation des acquis de la participation des déléguées devrait faire ressortir leur degré d’activisme depuis les couloirs de la préparation de ladite conférence jusqu’à sa clôture. »
Culture 01 mars 2018
Conférence nationale des forces vives de la Nation: Ces femmes du Renouveau démocratique[/caption]Grand tournant de l’histoire sociopolitique et économique du Bénin, la Conférence nationale des forces vives de février 1990, a enregistré également la participation de quinze femmes sur quelque cinq cents délégués au total. Quoiqu’en nombre insuffisant, elles ont pesé aussi dans la balance des décisions. Parcours et souvenirs de cinq déléguées, témoins de la grande messe nationale.
Feue Grâce d’Almeida
Adamon, déléguée de l’Afjb: Grâce d'Almeida fut l'un des treize représentants légaux pour établir une nouvelle Constitution béninoise démocratique suite à la Conférence nationale en février 1990. Déjà, elle était la seule femme membre du présidium. Cette même année, elle a cofondé l'Association des femmes juristes du Bénin (Afjb) qui favorise l'accès des femmes aux services juridiques et défend les droits des enfants et des femmes. Ses efforts ont contribué à l'ouverture des femmes dans le droit et le développement au Bénin et en Afrique.
Bouriana Daguia, déléguée de l’Ofrb : Femme politique très engagée de la période révolutionnaire, Bouriana Daguia conserve toujours son sens élevé du patriotisme. Quoique relativement âgée, elle ne ménage aucun effort à aller à la rencontre des populations, contribuant ainsi à sa manière à la restauration des valeurs et à la construction de l’édifice que représente le Bénin. Elle a représenté l’Organisation des femmes révolutionnaires du Bénin (Ofrb), aux assises nationales de février 1990. Elle se remémore la qualité des quinze déléguées. «Chaque déléguée à la Conférence nationale y avait participé avec sa bonne volonté et sa bonne foi. Lorsque les décisions devraient être prises dans les couvents, chacune de ces femmes a été utile à toutes les étapes », se souvient-elle. Elle souligne qu’il a fallu une sélection rigoureuse sur toute l’étendue du territoire national pour désigner les représentantes. Vingt-huit ans après ces assises, Bouriana Daguia estime que les acquis démocratiques sont jetés aux oubliettes. « On a jeté le bébé et l’eau de bain. Il y a trop de laisser-aller dans les conduites aujourd’hui au point que l’engagement politique est conditionné par l’intérêt individuel, la recherche du gain facile » regrette-t-elle. Elle exhorte par ailleurs les femmes à l’engagement politique en vue de la sauvegarde des acquis démocratiques. « Pendant que le nombre de femmes intellectuelles s’accroît, l’engagement politique diminue. Les femmes doivent aller au-delà de leur mission première, celle de s’occuper du foyer pour s’imposer en politique», recommande-t-elle.
Gisèle Adissoda, déléguée de l’Apac : Gisèle Adissoda a représenté l’Association des professionnelles africaines de la communication (Apac) aux assises marquant le Renouveau démocratique. Devenue plus tard Conseiller technique du premier ministre de la Transition, puis du président de la République
Nicéphore Soglo, sa participation à la Conférence nationale des forces vives a contribué au changement de la perception négative que les populations avaient de la presse publique. Vingt-huit ans après ces évènements, l’ancienne directrice générale adjointe de l’Office national d’édition de presse et d’imprimerie (Onépi devenu Onip), dit avoir l’impression que le combat des délégués n’a pas prospéré. «Nous avons le sentiment que les gens ont perdu de vue les enjeux que nous avions défendus à la Conférence nationale, en dépit des risques énormes que nous avions pris pour notre vie. Aujourd’hui, c’est l’intérêt individuel qui guide toutes les actions. « Il faut plus de patriotisme dans les faits et le respect du bien public», suggère-t-elle. L’ancienne journaliste au quotidien ‘’Ehuzu’’ (‘’La Nation’’ aujourd’hui), se préoccupe notamment de la situation de la femme.
Peu de femmes sont promues parce que les hommes politiques le veulent ainsi. «La démocratie doit rimer aussi avec l’amélioration du statut de la femme », indique-t-elle. Au-delà des défis à relever pour corriger le statut de la femme, il faudra également penser à honorer tous les acteurs des assises nationales en immortalisant leurs noms dans du roc sur une place que l’on pourrait baptiser « La Place de l’indépendance», plaide la déléguée de l’Apac. Selon elle, la décoration de ces acteurs dans les différents ordres de mérite national, est insuffisante au regard de l’œuvre en faveur de la démocratie qu’ils ont accomplie.
Hélène Aholou Kêkê, ancien bâtonnier de l’ordre des avocats : Au nombre des quinze déléguées féminines ayant pris part à la Conférence nationale, figure Hélène Aholou Kêkê. L’avocate et politicienne y était au titre du bâtonnier de l’Ordre national des avocats du Bénin. Depuis, elle ne cesse de mettre ses compétences d’avocate au service de la nation. Elle sera élue plus tard députée à l'Assemblée nationale du Bénin au cours des cinquième (2007-2011) et sixième législatures (2011-2015). Elle a été présidente de la Commission des lois et des droits de l'homme de l'Assemblée nationale. Hélène Aholou Kêkê est connue pour son franc-parler et son sens élevé du patriotisme. Elle est au premier rang pour dénoncer les actes attentatoires à la démocratie. C’est ainsi qu’en février 2016, elle a soulevé des irrégularités électorales à la presse et aux autorités à l'approche de l'élection présidentielle de mars 2016, y compris l'enregistrement de «51 bureaux de vote de plus que ce qui était autorisé par la loi ». En mai 2016, elle a été nommée parmi les trente membres de la Commission nationale pour la réforme politique et institutionnelle par le président, Patrice Talon.
Feue Rafiatou Karimou, ancienne ministre de la Santé publique : De regrettée mémoire, Rafiatou Karimou a sans doute donné le meilleur d’elle-même à son pays avant de rejoindre la félicité éternelle le 4 janvier 2018 à l’âge de 72 ans. Elle restera dans le cœur des Béninois comme l’une des figures féminines ayant fait prendre conscience aux hommes politiques de la vraie place de la femme au Bénin. Elle a été la première femme ministre au Bénin dans un contexte politique révolutionnaire où la situation de la femme n’était guère reluisante. Seule dans un gouvernement de quinze membres, l’ancienne professeure de lycée a occupé le portefeuille de la Santé publique de 1989 à 1990, à la suite d’un remaniement ministériel effectué par feu président Mathieu Kérékou.
Elle a pris part à la Conférence nationale des forces vives de la nation au titre du ministre de la Santé. Elle n’a rien perdu de son engagement politique jusqu’à sa mort. Les Béninois, en l’occurrence les femmes, n’ont de cesse de la féliciter pour ses efforts en faveur de la création du ministère de la Famille (Affaires sociales aujourd’hui) au lendemain du Renouveau démocratique?

A l’occasion du point de presse hebdomadaire après le Conseil des ministres, le ministre de la Justice et de la Législation, Me Joseph Djogbénou, a expliqué aux hommes des médias que le président de la République procède aux consultations nécessaires en vue de pourvoir au remplacement du conseiller démissionnaire, Me Simplice Dato.
Il faut considérer que le président de la République, Patrice Talon, ne peut pas éviter de mettre en œuvre la Constitution ou la loi organique sur la Cour constitutionnelle ; il entend user de ses prérogatives, a laissé entendre le ministre Me Joseph Djogbénou. La question, déclare-t-il, est de savoir s’il y a des personnes qui sont disponibles pour siéger à la Cour constitutionnelle, dans les conditions ou circonstances actuelles. « Je pense que le président de la République ne cesse de consulter; je considère que lorsque les consultations vont aboutir, il procèdera à ce que de droit, à ce que la Constitution demande, à ce que la loi organique sur la Cour constitutionnelle prescrit », avance-t-il.
Il faut rappeler que la démission du conseiller à la Cour constitutionnelle est intervenue le 26 janvier 2018. Mais jusqu’au 26 février dernier, rien n’a été fait pour procéder au remplacement du conseiller Simplice Dato qui a démissionné de ses fonctions à la Cour constitutionnelle. Alors que la Constitution prévoit qu’il faut pourvoir à son remplacement dans le mois où la vacance est intervenue.
Affaire Cissé: Sylvain Akindès révèle les combines du ‘’marabout’’ du président[/caption]Le dimanche 11 février dernier, le Bénin apprend avec émoi la disparition de Mohamed Amadou Cissé. Celui qui a été ministre occulte du président Mathieu Kérékou et impliqué dans plusieurs dossiers de malversations et de détournement de deniers publics a laissé à son pays d’accueil un lourd passif sur lequel revient l’ancien ministre Adékpédjou Sylvain Akindès.
Presque dans l’anonymat Mohamed Amadou Cissé s’est éteint dans la nuit du samedi 10 au dimanche 11 février sur sa terre natale. Au Bénin, pays qui l’a adopté un moment et banni pour ses impairs par la suite, sa disparition n’est pas passée sous silence. L’émoi a été grand. Et des témoins privilégiés de l’histoire politique du pays ne se sont pas privés de revenir sur le passé de l’homme fort de la période révolutionnaire.
Si l’ancien ministre Adékpédjou Sylvain Akindès ne s’est pas prononcé publiquement sur la mort du célèbre marabout du Grand Caméléon, il s’est épanché sur le rôle non moins majeur qu’il a tenu au cours de la période révolutionnaire à travers son livre Essai d’histoire du temps présent au Bénin postcolonial : Problématique d’un engagement politique Tome II.
Pour ce dernier, Mohamed Amadou Cissé était considéré comme le ‘’charlatan’’ du président Kérékou. Et à ce titre, il bénéficiait de tous les passe-droits. « Il régna en maître sur le Bénin, au centre des promotions aux très hauts postes de l’Etat : ministres, directeurs généraux des sociétés d’Etat (notamment du secteur économique et surtout du secteur financier), etc.»
Son action la plus importante et la plus néfaste a été le pillage de la Banque commerciale du Bénin, souligne l’ancien ministre. La principale banque des petits épargnants béninois a en effet connu le détournement de leurs avoirs au profit du marabout. Quoique l’on note un clair-sombre autour des montants exacts soutirés des comptes de la banque, il est toutefois admis qu’une somme totale de 1 825 000 000 francs Cfa a été frauduleusement versée par la banque sur des comptes en France ouverts au nom de Cissé Mohamed Amadou, en une seule année, de novembre 1987 à novembre 1988.
Par ailleurs, le ministre révèle dans son ouvrage que pour avoir eu la faveur d’être nommé ministre des Finances et de l’Economie, Barnabé Bidouzo, s’est engagé le 2 mars 1986 à tout mettre en œuvre pour que les projets économiques et financiers qu’il sera amené à réaliser en République populaire du Bénin engendrent d’ici cinq ans à compter de sa date de nomination, un profit cumulé de 4 milliards de francs Cfa dont 3,5 milliards seront remis au fur et à mesure de leur production au camarade Cissé M. Amadou, en espèces ou par virements bancaires dans des comptes à désigner par le bénéficiaire.
Autant de faits qui ont conduit à son extradition le 27 juillet 1990 de la Côte d’Ivoire où il retrouvait une nouvelle vie à l’avènement du Renouveau démocratique au Bénin. Condamné à une peine d'emprisonnement de dix ans et d'interdiction de séjour pendant 20 ans au Bénin pour ses crimes, l'homme responsable de la faillite de nombreuses banques du pays, libéré le 8 juin 2001 sur ordonnance de la Cour suprême, s'est définitivement retiré de la scène. Après une longue procédure judiciaire engagée contre Moustapha Niasse,
actuel président de l’Assemblée nationale sénégalaise avec qui il était en affaires à une certaine époque. Une bataille qu’il a fini par perdre, débouté par la justice sénégalaise.
Audience à la Haac: Le Pdg de Cfi chez Adam Boni Tessi[/caption]Le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication, Adam Boni Tessi, a reçu la visite du président-directeur général de l’Agence française de coopération médias, Jean-Emmanuel Casalta, ce mercredi 28 février à Cotonou.
« En tant que participant au paysage audiovisuel béninois, il est normal que les responsables de Rfi et de France 24 rencontrent régulièrement les dirigeants de régulation de l’audiovisuel », a déclaré Pdg de Cfi, à sa sortie d’audience. « C’est toujours important de se déplacer dans les pays sur lesquels on travaille et avec lesquels on a une longue histoire », ajoute-t-il.
Il a confié à la presse que les discussions ont aussi porté sur un nouveau projet intitulé « Dialogue citoyen Bénin ». Ce projet, dit-il, vise à former des journalistes d’investigation, à favoriser l’organisation des émissions et des débats sur des sujets qui touchent directement les populations. Surtout que, estime-t-il, la télévision « France 24 » et la radio Rfi sont toutes deux des acteurs du paysage audiovisuel béninois.
Nouvelle offre de Canal +: Le ticket à 10 000 F Cfa à partir de la formule Evasion[/caption]Pour marquer le mois de mars considéré comme celui de la femme, Canal + Bénin propose une nouvelle offre à ses clients. Dès ce jour, le ticket d’entrée à la base est offert à 10 000 F Cfa à partir de la formule Evasion, a annoncé Jonathan Ley, directeur de Canal + Bénin, à la faveur d’une conférence de presse animée à Cotonou.
Les programmes des chaînes de télévision Canal+ sont désormais plus accessibles au plus grand nombre avec des tarifs revus à la baisse et à la portée de tous : avec 10 000 F Cfa à partir de la formule Evasion. Ce geste de Canal + vise, selon son directeur général au Bénin, Jonathan Ley, à toucher le plus possible d’abonnés et les fidéliser. En plus de cette offre, l’abonné peut avec 5000 F Cfa s’offrir une installation pour avoir une image plus nette. En effet, avec cette offre d’abonnement, le client à une garantie de six mois sur le matériel et les installations faites par les techniciens agréés de Canal +.
Au cours de ce mois de mars considéré comme le mois des femmes, Canal+ met en place une programmation particulière orientée vers la femme, avec des films inédits qui leur sont dédiés avec des titres tels que : « Félicité », « Kinshasa », « Wonder women », « Jacky ».
La directrice des ventes de Canal+, Yacine Alao, affirme qu’en plus de ces films, une programmation sportive très riche a été concoctée au-delà des hommages à la femme. Au menu, il y a du football, notamment le classico Psg –Real de Madrid et la confrontation entre Chelsea et Fc Barcelone. Ce programme continuera avec les quarts de finale de la Champions League et la phase finale de la Coupe du monde en juin prochain. Donc pas question de rater les évènements majeurs sur le continent et dans le monde, surtout les championnats européens, notamment le championnat de France, selon Jonathan Ley. La formule 1 revient avec le grand prix d’Australie.
Jonathan Ley rappelle que Canal +, ce n’est pas seulement à la maison qu’on peut l’avoir, mais aussi à partir des téléphones mobiles, Smartphones et Android sur lesquels l’abonné peut suivre ses émissions préférées depuis n’importe quel lieu.
On peut s’abonner à Canal+ de différentes manières. Il peut se faire dans l’une des agences agréées, par prélèvement bancaire ou par Mobile money.
Pour le moment, la nouvelle offre n’est pas limitée dans le temps, sa durée dépendra, selon la directrice des ventes, de la réaction des populations?
ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche[/caption]
Le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche effectue, depuis ce mercredi 28 février, une visite de terrain dans plusieurs localités du pays. Plusieurs infrastructures financées au profit des populations et particulièrement des producteurs par l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) seront visitées à l’occasion.
Dans la commune d’Adjohoun dans le département de l’Ouémé, le ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Gaston Dossouhoui aux côtés du directeur général de l’Agetur et des autres membres de la délégation qui l’accompagne, est allé constater l’état du magasin de stockage réalisé au profit des producteurs par l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Déjà fini et provisoirement réceptionné, selon les techniciens de l’Agetur, l’ouvrage flambant-neuf se dresse majestueusement et bien estampillé du sceau du bailleur. Il a une capacité de stockage de 2000 tonnes. Pour le maire d’Adjohoun, Léon Bokovè, c’est un énorme besoin des populations et des producteurs de la Vallée de l’Ouémé qui vient ainsi d’être comblé. « Ce magasin est venu à point nommé pour servir à stocker les produits cultivés et les intrants et pour desservir les populations. Maintenant que la vallée a commencé à être aménagée, il nous faut de ces genres d’ouvrage. Nous verrons comment mettre sur pied les structures adéquates pour mieux gérer ce magasin, explique le maire à la délégation. Simon Goudou, directeur technique de l’Agetur, maître d’ouvrage délégué, précise de son côté que ce magasin est réservé exclusivement au stockage des produits agricoles et est le fruit d’un programme régional de construction de magasins de conservation des récoltes au profit des populations des huit pays membres de l’Uémoa. Pour le Bénin, indique-t-il, au total 24 magasins de différentes capacités seront construits.
Après Adjohoun, le ministre et sa suite ont mis le cap sur les périmètres aménagés de Bamè et Ayogo dans la localité d’Agonlin Houégbo. Autour du maire de Zagnanado, Symphorien Misségbétché, populations, sages, producteurs, femmes et jeunes du village ont tenu à témoigner toute leur gratitude pour ce projet d’envergure qui, disent-elles, « vient mettre un terme à la misère ». Au total, 54 hectares ont été aménagés au profit des populations autochtones. « Le projet n’avait pas été bien perçu mais les travaux qui ont commencé ont laissé place à beaucoup de joie », apprécie le maire. « Ce projet d’aménagement qui sera gracieusement mis à la disposition des populations fait la joie des populations qui se montrent très intéressées. Les terres s’y prêtent et nous en avons besoin », poursuit l’élu. Seulement, prévient-il, il faudra trouver une solution au problème de transhumance afin que les bœufs ne viennent mettre à sac autant d’efforts. Là encore, il s’agit d’une initiative financée par l’Uémoa et dont la portée et l’impact permettront au Bénin d’accomplir des bonds qualitatifs en matière de sécurité et d’autosuffisance alimentaires. « Désormais, vous ne subirez plus les aléas climatiques. Avec la maîtrise de l’eau, vous cultiverez selon votre vœu. Sur ces périmètres aménagés, vous aurez un rendement de six tonnes au lieu de trois. Vous pouvez ici avoir deux cultures de l’année, sans oublier les autres cultures de contre-saison et les produits maraîchers », a expliqué aux populations le ministre Gaston Dossouhoui, ovationné. Au nom des populations, sa majesté Bamèhossou, grand notable de la localité a exprimé son émotion et promis qu’il renouait de plus belle avec les travaux champêtres. Pour lui, c’est une aubaine qui allège l’effort physique et mérite qu’on y prenne une part active. A Dovi-Zounon dans la même localité, les périmètres rizicoles ont été désenclavés toujours sur financement de l’Uemoa. Près de 62 hectares de culture de riz étalés sur 255 parcelles confrontés par le passé à des difficultés d’accès sont desservis grâce à une piste de 1455 mètres linéaire, explique le directeur technique de l’Agetur. De quoi faire la joie du chef village de Dovi, Bienvenu Sossi pour qui, « l’arrivée de ce projet a changé l’aspect de notre village et a permis de souder davantage les liens entre les populations notamment les groupements de producteurs de riz ». La localité de Laïnta-Cogbé a été la dernière parcourue par le ministre et sa suite pour constater l’état d’avancement des travaux d’aménagement d’une infrastructure de maîtrise d’eau. La délégation poursuit sa visite ce jour dans les localités de Dassa Zounmé, Glazoué, Parakou et Gogonou?
Actualités 01 mars 2018