La Nation Bénin...
Nouvelles
Babylas Boton d'Africa 24 TV distingué Meilleur journaliste du continent[/caption]Babylas Boton, directeur de l’Information de la chaîne panafricaine Africa24 TV, a été distingué Meilleur journaliste d’Afrique à Dakar au Sénégal, le week-end dernier par le Forum des Opérateurs pour la Garantie de l’Emergence économique en Afrique (FOGECA). Ses mérites et son professionnalisme ont été reconnus à l’unanimité par les décideurs, opérateurs économiques et diverses personnalités du continent présents à cette rencontre du monde des affaires. Réputé pour ses talk-shows à succès, celui qui a fait ses premières armes au quotidien ‘’Le Matinal’’ et à la chaîne de télévision LC2 avant de poser ses valises en France où il a démarré son expérience télévisuelle dans l’Hexagone à Télésud vient par cette distinction d'honorer la presse béninoise et tout son pays d’origine.
Culture 27 févr. 2018
Intercommunalité: Les maires de la Vallée de l’Ouémé se donnent la main[/caption]Les maires d’Adjohoun, des Aguégués, de Bonou et de Dangbo entendent désormais mutualiser leurs énergies autour du développement de leur terroir commun : le pays Wémè. A l’issue d’un atelier tenu le vendredi 23 février dernier à Adjohoun, en marge de la neuvième édition de la fête Wémèxwé, ils ont rendu publique une déclaration pour affirmer leur « volonté politique pour une mise en place effective d’une intercommunalité au niveau du pays Wémè ».
Après avoir recueilli les propositions pratiques et défini les modalités d’une coopération intercommunale, les maires de la vallée de l’Ouémé ont assuré de leur engagement à conjuguer leurs efforts pour relever les défis communs de développement, notamment en recherchant les ressources nécessaires pour la mise en œuvre des projets communs, a souligné leur porte-parole à l’occasion, Victor Mintondji Hounsa, maire des Aguégués.
Le 28 décembre 2016 à Dangbo, le collectif des quatre maires avait déjà adopté un plan stratégique de développement du pays Wémè dont la vallée est deuxième la plus riche de l’Afrique après le Nil, mais un grand nombre de ses habitants tirent encore le diable par la queue.
Une communauté de la basse vallée de l’Ouémé (Cbvo) existe et regroupe les communes de Dangbo, des Aguégués, de Bonou, d’Adjohoun, de Sô-Ava. Elle est restée dans une certaine léthargie, du fait du manque de moyens financiers, de l’absence d’une vision clairement affichée du développement commun et de la divergence politique des maires.
L’on espère que le nouveau projet d’intercommunalité permettra de mettre définitivement sur orbite la vallée de l’Ouémé, à travers un fonctionnement adéquat du nouveau creuset à l’image de l’Union des communes du Zou (Ucoz), de l’Association pour le développement des Communes du Borgou (Adecob), de l’Association pour la promotion de l'intercommunalité dans le département de l'Alibori (Apida) ou autre.
Société 27 févr. 2018
Pour la protection des enfants: L’Unicef offre de trois véhicules 4x4 au ministère des Affaires sociales[/caption]Dans le but de renforcer les capacités des structures en charge de la protection de l’enfant au Bénin, l’Unicef a fait don, la semaine dernière, de trois véhicules Toyota Hilux, double cabine 4X4 au ministère en charge des Affaires sociales.
D’un coût total de 49 000 000 F Cfa, ces trois véhicules 4x4 sont destinés à des services du ministère dont un pour le renforcement du système de protection de l’enfant dans le travail quotidien de la direction de la Famille, de l’Enfance et de l’Adolescence ; un autre pour faciliter le suivi de proximité des activités de la direction départementale en charge des Affaires sociales et de la micro Finance du Zou/Collines, et un dernier destiné à la prise en charge des enfants handicapés du Centre Thalitakourm dans la commune de N’Dali.
« Chaque année, des milliers d’enfants continuent d’être victimes de violences au Bénin », a déclaré, jeudi dernier, le représentant résident de l’Unicef au Bénin, Claudes Kamenga. Pour étayer ses propos, il a rappelé que 9 enfants sur 10 ont été victimes d’une agression psychologique ou d’un châtiment corporel, 1 enfant sur 2, soit 52,5 % est engagé dans des activités économiques, et 3 filles sur 10 sont mariées avant l’âge de 18 ans. Cette situation, affirme-t-il, est alarmante. Car, elle hypothèque l’avenir non seulement de ces enfants mais de toute la nation béninoise.
C’est pourquoi, dit-il, l’Unicef s’est engagée pour l’équité en souhaitant atteindre chaque enfant où qu’il soit sur le territoire. En conséquence, il est donc essentiel que les services du ministère des Affaires sociales et de la Microfinance et du ministère de la Fonction publique disposent de véhicules pour accéder aux enfants les plus vulnérables dans les zones les plus isolées.
Le ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Bintou Chabi Adam Taro, a adressé ses sincères remerciements au représentant résident de l’Unicef au Bénin et à ses collaborateurs pour les appuis techniques, financiers et matériels qu’ils ne cessent d’apporter pour la protection de l’enfant au Bénin.
Elle a aussi rassuré que les structures bénéficiaires utiliseront à bon escient les véhicules au profit de l’intérêt des enfants en situation difficile.
En marge de cette cérémonie, elle a officiellement remis à 25 centres de promotion sociale d’autres dons reçus grâce à la Coopération suisse. Il s’agit de 25 motos, d’imprimantes et d’appareils photos qui permettront de les accompagner dans leurs activités.
Société 27 févr. 2018
50e anniversaire de l’encyclique du pape Paul VI: Vulgariser le Populorum Progressio pour le développement des peuples[/caption]En prélude au cinquantenaire de la publication de l’encyclique du pape Paul VI sur le progrès des peuples Populorum Progressio (26 mars 1967), le Conseil diocésain du laïcat missionnaire et l’Institut des artisans de justice et de paix ont tenu une conférence de presse, vendredi 23 février dernier au Chant d’oiseau de Cotonou. C’est l’occasion pour le Père Colbert Goudjinou, directeur de l’Institut des artisans de justice et de paix et Athanase Gouhizoun, membre du Conseil diocésain des laïcs, de faire connaître ce message du pape au peuple béninois.
Selon le Père Colbert Goudjinou, ce document tient compte non seulement du développement intégral de l’homme mais aussi du développement solidaire de l’humanité. Il pense qu’il faut vulgariser l’encyclique Populorum Progressio du pape Paul VI parce qu’elle offre l’occasion de revenir sur le développement des peuples, dans un monde où il est de plus en plus question de développement durable. « Encore appelé l’encyclique de la résurrection, elle a pour cible toute l’Eglise et vise le progrès de tout homme et tout l’homme », a-t-il précisé.
Le Père Colbert Goudjinou, invite à l’occasion de la célébration de cet anniversaire, les dirigeants du monde à s’inspirer de Populorum Progressio pour prendre plus au sérieux les problèmes en lien avec la paix à savoir : la question démographique, l’alphabétisation, l’équité des relations nationales et internationales. « Les peuples parvenus depuis peu à l’indépendance nationale éprouvent la nécessité d’ajouter à cette liberté politique une croissance autonome et digne, sociale non moins qu’économique, afin d’assurer à leurs citoyens leur plein épanouissement humain et de prendre la place qui leur revient dans le concert des nations », a-t-il ajouté. Selon Athanase
Gouhizoun, membre du Conseil diocésain des laïcs, l’Eglise catholique s’investit depuis plusieurs années dans cette vision à travers la création des établissements scolaires et universitaires, des centres de santé et beaucoup d’autres structures. Comme quoi, le
Populorum Progressio est un document que tous les peuples doivent s’approprier pour leur développement intégral ?
Société 27 févr. 2018
Natitingou: La mairie en guerre contre la pollution sonore[/caption]Les populations de la commune de Natitingou sont appelées à produire moins de bruits. A la suite de nombreuses plaintes enregistrées par les élus communaux, la décision a, en effet, été prise de faire respecter le décret n° 2001-294 du 8 août 2001 portant réglementation du bruit en République du Bénin.
Les propriétaires de moulin, scierie, forge, de discothèques, bars et restaurants ainsi que les responsables de maisons de culte ne pourraient plus se permettre le laisser-aller que l’on observe dans l’émission de bruits dans la commune de Natitingou. Les autorités communales en collaboration avec la direction départementale du Cadre de vie et du Développement durable sont décidées à faire respecter les normes de bruit. Cela, par le contrôle de l’intensité du bruit émis par les potentielles sources. Faire respecter le décret n° 2001-294 du 8 août 2001 portant réglementation du bruit en République du Bénin en application de la loi n° 98-030 du 12 février 1999 portant loi-cadre sur l’environnement, tel est le combat que mène aujourd’hui la mairie de Natitingou fort du soutien de la direction départementale du Cadre de vie et du Développement durable de l’Atacora. Des descentes seront désormais faites sur divers lieux pour apprécier le seuil au-delà duquel le bruit est susceptible de nuire à l’individu. Les contrevenants seront par ailleurs sanctionnés, apprend-on, une fois que la phase de sensibilisation connaîtra son terme.
Pour Emmanuel N’tcha, secrétaire général de la mairie de Natitingou, réglementer les niveaux de bruit à proximité des habitations relève d’une question d’intérêt public d’autant plus que les vibrations issues de nombreuses sources de production de bruits sont nuisibles à la santé humaine. La décision mue par des plaintes répétitives à l’endroit des chefs d’arrondissement s’est actée au cours de la dernière réunion de municipalité. Session au cours de laquelle les élus locaux vont prendre l’engagement d’en finir avec les nuisances de bruits à Natitingou, ville touristique par excellence. Au-delà d’une question de santé publique, la volonté de préserver la paix et le dialogue interreligieux tient au cœur de la décision, selon le secrétaire général de la mairie. « Il n’est pas question de continuer à exprimer sa foi en éprouvant les nerfs d’autres. Sachant que la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres, les responsables de lieux de culte et autres tenanciers de bars et d’ateliers bruyants sont appelés à mettre de la mesure dans leurs pratiques », indique Chabi Séro Tamou, directeur départemental du Cadre de vie et du Développement durable, face à l’usage d’appareils acoustiques gênants pour le voisinage par les contrevenants cités.
Des dispositions
Se référant au décret n° 2001-294 du 8 août 2001 portant réglementation du bruit en République du Bénin, Chabi Séro Tamou note que la mise en marche d’ateliers bruyants, de discothèques et des véhicules de publicité sonore et toute forme de communication ou manifestation bruyante en zone d’habitation, y compris sur les lieux de culte, sont interdites les jours ouvrables de 13 h à 15 h et de 22 h à 6 h et les jours de repos de 6 h à 10 h et de 20 h à 6 heures. Par ailleurs, les niveaux de bruit sont fixés en décibel autant dans les zones d’habitation, commerciale et industrielle. Des dispositions que la direction départementale du Cadre de vie est appelée à faire respecter à travers des équipements adéquats tels que les sonomètres qui permettent de mesurer l’intensité du bruit. Outre le manque de personnel qu’il déplore pour la concrétisation de la campagne il affiche son engagement aux côtés de l’administration communale.
La flexibilité de la loi-cadre sur l’environnement devrait, à son avis, amener toutes les parties à prendre les dispositions idoines pour ne pas enfreindre les décrets de mise en application de la loi n° 98-030 du 12 février 1999 portant loi-cadre sur l’environnement.
Un pacte est à signer par les différentes parties pour éviter aux paisibles populations les désagréments des bruits dont elles constituent les sources. Un engagement auquel elles disent adhérer à la suite de la séance de sensibilisation qui a réuni divers acteurs, vendredi 23 février dernier à l’hôtel de ville. « Le bruit ne fait pas du bien et nous en sommes conscients. Déjà au niveau de bon nombre d’entre nous nous faisons l’effort de diminuer le son de nos appareils à certaines heures où les populations observent le repos. Respecter la réglementation ne pourrait que nous éviter les animosités de la part de ceux qui s’estiment lésés dans leurs droits », modère Yves Pascal Johnson Pampangou, propriétaire de bar.
Don de livres à l’Université d’Abomey-Calavi: La fondation Etisalat Bénin et la Jci Bénin appuient la formation des étudiants[/caption]La salle des actes de l’Université d’Abomey-Calavi a abrité, ce lundi 26 février, une cérémonie de don de livres au profit de la bibliothèque. Ce geste est l’œuvre commune de la Fondation Etisalat Bénin et de la Jeune chambre internationale Etincelle de l’Université.
La formation des ressources humaines de qualité nécessite la disponibilité de la documentation. Conscients de cela, la Fondation Etisalat Bénin et la Jeune chambre internationale Etincelle ont volé au secours de l’Université d’Abomey-Calavi à travers la dotation de 149 livres dans diverses filières de formation pour un coût global de 3 millions de F Cfa.
Appréciant le geste, le professeur Maxime da Cruz, recteur de l’Université d’Abomey-
Calavi, a salué la démarche la Fondation Etisalat et de la Jeune chambre internationale Etincelle. La documentation, fait savoir le recteur de l’Uac, est « un intrant essentiel dans tout processus de formation des ressources humaines de qualité ». Au nom de la bibliothèque et de toute la communauté universitaire, il a promis qu’un bon usage sera fait des ouvrages offerts.
Pour sa part, Gildas Sèhlin, président de Jci Bénin 2018, explique que ce don de livres s’inscrit dans le cadre du projet « Libérons le savoir » initié par la Jci Université Abomey-Calavi Etincelle. Grâce à ce projet, la Jci Bénin offre 149 ouvrages scientifiques actualisés. Les ouvrages offerts concernent les sciences de l’éducation, les médias, le journalisme, la géographie, la sociologie, le management et la comptabilité, les sciences physiques. Il évoque les valeurs qui sous-tendent les activités de l’organisation, à savoir la foi en Dieu, la fraternité humaine, la justice sociale, la liberté d’entreprendre, l’importance de la personne humaine et le service à la communauté. En ce qui concerne l’indentification du besoin de l’Uac en livres, il précise que l’outil ayant permis de le faire est le ‘’cadre Jci du citoyen actif’’. Cet outil prône une approche participative à travers des enquêtes, des solutions et l’association avec des partenaires pour régler les problèmes de la communauté.
Pour le compte de la fondation Etisalat Bénin qui a financé l’acquisition du lot de livres, Mohammed
Morakkam, directeur financier, confirme que la sélection des livres a tenu compte des besoins et des priorités de la bibliothèque de l’Uac. Pour lui, l’université constitue l’antichambre de la vie professionnelle. Pour ce faire, il estime que « la formation universitaire soit de qualité ». « Les livres sont la sève vivante des êtres immortels », dira-t-il en rapportant les propos de Virginia Woolf.
Après la phase des allocutions, il a été procédé à la remise symbolique des ouvrages au recteur Maxime da Cruz.
Lutte contre les maladies tropicales négligées: Passer les résultats au scanner pour de meilleures performances[/caption]Les acteurs du Programme national de lutte contre les maladies transmissibles (Pnlmt) procèdent du 26 février au 6 mars, à la cinquième revue annuelle des activités du Projet de lutte contre les maladies tropicales négligées. Après Parakou où les travaux ont démarré hier pour les acteurs du septentrion, cap sera mis sur Lokossa et Kétou, respectivement avec ceux des départements du centre et de la région méridionale.
Les médecins-coordonnateurs des zones sanitaires, médecins-chefs de communes et points focaux des maladies tropicales négligées des départements du septentrion sont réunis, depuis ce lundi 26 février à Parakou, dans le cadre de la cinquième revue annuelle des activités du Projet de lutte contre les maladies tropicales négligées. Prennent part également à leurs côtés, des élus locaux et communaux, des relais communautaires, des partenaires sociaux et des cadres du ministère de la Santé et du Programme national de lutte contre les maladies transmissibles (Pnlmt).
Cette rencontre est organisée en vue d’améliorer la mise en œuvre des activités du programme pour une meilleure performance. Elle a été ouverte par le directeur départemental de la Santé du Borgou, Dr Yacoubou Imorou Karimou.
Au cours de leurs travaux qui prennent fin demain, mercredi 28 février, les participants feront le point des activités engagées dans le cadre de la lutte contre les maladies tropicales négligées en 2017. Ils vont ensuite mettre à jour les données des différents traitements de masse réalisés en 2017. Après avoir proposé des solutions aux difficultés auxquelles ils ont été confrontés, ils prendront connaissance des activités programmées pour plus d’impacts en 2018.
L’objectif, a expliqué le coordonnateur du Pnlmt, Dr Wilfrid Batcho, est d’échanger avec les acteurs de terrain sur les progrès obtenus et les difficultés rencontrées au cours de l’exécution des activités. Il a, par ailleurs, témoigné sa reconnaissance à l’Oms et au partenaire Rti qui appuie le projet Envision avec le financement de l’Usaid, pour le bien-être des populations. A sa suite, le représentant du président de Rti au Bénin, Dr Aboudou Daré, a appelé au maintien des bonnes pratiques ou stratégies ayant favorisé les couvertures épidémiologiques et thérapeutiques dans les traitements de masse. Selon lui, ces genres de rencontres permettront au Bénin d’être présent au rendez-vous bilan pour l’élimination des endémies comme l’onchocercose, la filariose lymphatique, le trachome, et le contrôle des schistosomiases et les géo-helminthiases.
A cette occasion, la situation de ces différentes maladies tropicales négligées dans le Borgou, l’Alibori, l’Atacora et la Donga a été présentée. Les résultats des activités menées dans le cadre de la lutte contre ces maladies n’ont également pas été occultés?
Dr Odry Fifonsi Agbessi, médecin chirurgien au Cnhu de Cotonou[/caption]
Dans la quête d’un mieux-être ou pour faire face à certains traumatismes, le recours à la chirurgie plastique s’avère indispensable. Au-delà de la prise en charge des malformations congénitales et des séquelles d’accident ou de maladie, la chirurgie plastique a développé différentes techniques visant également à améliorer certaines disgrâces esthétiques, à embellir ou à rajeunir. C’est ce que nous explique Dr Odry Fifonsi Agbessi, médecin chirurgien, spécialiste en chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique en service à la clinique universitaire de traumatologie, orthopédie et chirurgie réparatrice du Centre national hospitalier et universitaire Hubert K. Maga de Cotonou.
La Nation : Que faut-il comprendre par chirurgie plastique, reconstructrice et esthétique ?
Dr Odry Fifonsi Agbessi : La chirurgie déjà dans la plupart des cas, fait référence à la médecine opératoire. Quand on parle de chirurgie plastique, cela a rapport surtout avec les parties molles, c’est-à-dire les tissus mous qui recouvrent le squelette osseux. Quand on parle de chirurgie reconstructrice, c’est pour dire réparatrice de dommages corporels; chirurgie esthétique pour dire qu’on est parfois amené à réparer des choses qui n’ont pas forcément subi de dommages pathologiques mais la santé n’étant pas seulement l’absence de handicap ou de maladie, en ce moment-là, même la demande esthétique devient un besoin de santé.
Quels sont les types de pathologies qui sont couvertes par la chirurgie plastique?
On a la chirurgie des brûlés, la prise en charge de tout ce qui est plaie avec perte de substance, c’est-à-dire, la prise en charge de la cicatrisation. Dans notre domaine rentre également tout ce qui est cutané, c’est-à-dire, les cancers cutanés, les tumeurs cutanées bénignes, c’est-à-dire, les tumeurs cutanées non cancéreuses. Nous prenons en charge tout ce qui est traumatisme au niveau de la face, que ce soit à la suite d’un accident de la circulation, d’une agression ou d’un accident de sport. Nous prenons en charge tout ce qui est chirurgie de reconstruction. C’est le cas par exemple des plaies qui peuvent exposer l’os ou des éléments qui sont importants et qui ne peuvent pas cicatriser si on les laisse comme ça. Donc nous intervenons pour recouvrir la plaie et faciliter sa cicatrisation mais dans la reconstruction aussi, on a des enfants qui naissent avec des malformations, des fentes que nous pouvons prendre en charge. Il y en a qui naissent avec les orteils qui sont collés ou bien c’est des gens qui ont été brûlés ou ont été victimes d’un autre traumatisme dont la plaie n’a pas été bien prise en charge et qui s’en sortent avec des séquelles. Il y a des séquelles que nous pouvons corriger pour redonner de la fonction à ces gens qui paraissent handicapés. On ne peut pas développer un pays en laissant handicapés ces bras valides.
Quid de la chirurgie mammaire ?
Quand on revient au niveau des cancers du sein par exemple, la reconstruction mammaire fait partie intégrante de la prise en charge. Même si on enlève à la patiente le sein, il y a la possibilité de le reconstruire par diverses techniques. Maintenant en dehors de tout contexte de cancer ou de traumatisme ou des infections des parties molles où on est amené à intervenir, il y a ce qu’on appelle la chirurgie de confort. Ce n’est pas encore la chirurgie esthétique. Je prends l’exemple d’une femme qui a les seins tellement importants que ça lui cause des problèmes de dos, on peut l’opérer pour réduire son sein. On parle de réduction mammaire. Dans ce cas, la chirurgie vient résoudre un problème de santé parce que ses seins agissent sur sa colonne vertébrale et à long terme, peuvent entraîner d’autres maladies. Toujours dans le cas de la chirurgie mammaire, vous avez des gens qui, en tant que femme,n’ont rien du tout comme sein, ça devient un problème de santé parce que la santé, elle est mentale, elle est sociale et même sur le plan social, il y a un problème d’acceptation et ça touche à la féminité. C’est d’ailleurs pourquoi dans certains pays comme la France, la prise en charge de ces cas est prise en compte par la sécurité sociale. Là aussi, on intervient, soit par prothèses ou par d’autres techniques pour lui donner un peu de volume au niveau de la poitrine. Cette pathologie étant considérée comme une anomalie de croissance. Dans la chirurgie mammaire, il y a un volet purement esthétique. Quand par exemple une femme accouche, ses seins se sont affaissés avec l’effet de la pesanteur lié aux différents accouchements. A partir du moment où ça commence à poser un problème d’acceptation de soi, la chirurgie esthétique vient régler ces problèmes. Dans ces cas, nous intervenons pour repositionner les seins.
En dehors de tout ce qui a été dit plus haut et mise à part la chirurgie du sein, il y a également ce que nous appelons la médecine anti-âge. C’est vrai qu’en Afrique, le moment d’en avoir recours est un peu plus tardif à cause de la qualité de la peau noire qui vieillit moins vite que la peau blanche. Mais de plus en plus,on en voit qui ont ces demandes-là. Même si elles ne l’expriment pas en Afrique, on voit beaucoup de femmes noires quitter leur pays pour ces demandes-là. Heureusement qu’aujourd’hui, il y a beaucoup de techniques qui ne nécessitent pas forcément d’apporter du matériel extérieur.
N’est-ce pas parce qu’elles ne savent pas que ces soins sont disponibles au Bénin ?
Parfois, elles se disent qu’il n’y en a pas mais parfois, c’est la peur du qu’en dira-t-on, donc elles préfèrent le faire incognito surtout si elles en ont les moyens. Il y a d’autres sous-spécialités qui rentrent dans l’esthétique. En dehors des injections, il y a beaucoup d’autres techniques qui sont disponibles. Comme vous l’avez dit, les gens ne savent pas et donc la majorité de patients que je reçois actuellement au Cnhu est beaucoup plus orientée vers les lésions liées au service dans lequel je suis. Mais de plus en plus, avec le bouche à oreille, je commence à recevoir les autres pans de ma spécialité. C’est toujours à améliorer.
Pensez-vous que ce secteur constitue aujourd’hui une priorité ?
Quand les gens entendent chirurgie plastique, ce qui les intéresse, c’est le volet esthétique et du coup, pour un dirigeant ou un planificateur, ce n’est pas une priorité. Vous êtes d’accord avec moi que si on comprend sous cet angle, ce n’est pas une priorité. Mais je dis que la chirurgie plastique est au service du développement. Pourquoi ? Parce que si ça peut permettre de lever des handicaps, si ça peut permettre de prendre en charge efficacement pour éviter des handicaps, cela permettra à toute cette population jugée incapable de participer activement à la vie socio-économique de leur localité. Ce qui fait une plus-value, donc la chirurgie plastique n’est pas qu’esthétique. Quoiqu’en étant esthétique, elle demeure au service du développement parce que s’accepter est un moteur d’avancement qui vous permet de donner le meilleur de vous-même alors que cela n’est pas toujours possible si vous vous sous-estimez ; vous n’êtes pas dans ce cas au plein de vos capacités.
Jusqu’où peut-on aller au Bénin en matière de chirurgie plastique ?
Il y a tellement de choses qu’on peut faire ici parce que les choses ont évolué de sorte qu’on n’a pas forcément besoin de matériel étranger. La majeure partie de tout ce qui concerne cette spécialité peut déjà être réalisée ici au Bénin. La prise en charge des brûlures, les corrections de cicatrice, certaines malformations, la réduction mammaire, la chirurgie d’augmentation mammaire, la reconstruction mammaire dans le cadre de la prise en charge des cancers de sein. La chirurgie plastique post chirurgie bariatrique qui est la chirurgie d’amaigrissement. Il est également possible de bénéficier des soins anti-âge, tout ce qui est injection dans le contexte du rajeunissement facial. Je voudrais faire une mention spéciale au traitement par Prp (plasma riche en plaquette) qui permet de réaliser beaucoup de choses et n’a pas besoin d’une hospitalisation ; l’exemple de l’utilisation du Prp dans la prise en charge de la calvitie qui donne des résultats magnifiques.
Les différents gestes à réaliser sont décidés d’un commun accord par le chirurgien et son patient. En effet, dans le domaine particulier de la chirurgie plastique, il y a ce qu’on appelle le consentement éclairé du patient. Ce qui signifie que le patient vient, vous lui expliquez tout dans les détails et dans la langue qu’il comprend, ce que vous envisagez lui faire en réponse au problème qu’il vous expose. On lui donne le temps de partir et de revenir poser des questions, pas seulement pour lui montrer les bons aspects, mais c’est aussi pour lui montrer les risques. Et on laisse le choix au patient. Je dirai juste aux gens de ne pas hésiter à consulter afin d’avoir un meilleur panorama de tout ce qui est possible sur place?
Les audiences suspendues à Cotonou[/caption]L’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab) observe depuis ce lundi 26 février, une grève de protestation de cinq jours, pour exiger du gouvernement la rétrocession de l’intégralité des fonds défalqués sur les salaires du mois de février 2018. Au tribunal de première instance de première classe et à la Cour d’appel de Cotonou, le parquet fonctionne tandis que les audiences sont boycottées.
La grève de cinq jours lancée par l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab) pour exiger du gouvernement la rétrocession de l’intégralité des fonds défalqués sur les salaires du mois de février, est entrée dans sa phase active ce lundi 26 février. Au tribunal de première instance de première classe et à la Cour d’appel de Cotonou, ce mouvement se traduit par la suspension des audiences. « Aucune audience ne va se dérouler ce matin, seul le parquet fonctionne comme vous le remarquez vous-même », nous a confié un membre de l’Unamab rencontré au tribunal et qui a requis l’anonymat. Selon ce magistrat, ce mouvement qui va se poursuivre jusqu’au vendredi prochain est dû à la violation de l’article 25 alinéa 1er de la loi n° 2001-09 du 21 juin 2002 portant exercice du droit de grève en République du Bénin par le gouvernement, malgré l’avertissement de l’Unamab. Tous les prévenus conduits au tribunal de Cotonou ce lundi pour une éventuelle audience n’ont pu voir leur cause. C’est ainsi qu’avocats et parents de prévenus sont partis tristes et déçus du tribunal, sans espoir de revenir dans un avenir proche. « De nombreux prévenus sont retournés en prison sans que leur cause ne soit entendue. C’est dangereux ce qui se passe. Mes clients sont venus mais il n’y aura pas d’audiences », se désole un avocat, une figure de proue du monde judiciaire, rencontré sur les lieux.
Etant donné que les autres corps du tribunal ou de la Cour d’appel ne sont pas concernés par la grève de l’Unamab, tous les usagers ne sont pas affectés par cette grève. En témoigne la présence des autres agents à leur poste. Le greffe n’est pas concerné par le mouvement de grève de l’Unamab : tous les agents sont à leurs postes et travaillent normalement. Au secrétariat d’enregistrement des actes, une longue file d’usagers attend d’être servie. Les demandes de casiers judiciaires, de légalisations de pièces et autres se font sans problème. Jean-Eudes Kossou, rencontré à la salle d’audience G pour le retrait des pièces à légaliser est satisfait : « Je ne sais pas si les gens sont en grève, je viens de retirer mes documents légalisés », a-t-il déclaré. C’est également le cas de Jeanne Sossou qui a demandé son casier judiciaire vendredi dernier et est passé le chercher sans souci.
Au parquet, c’est la grande affluence. Là, des détenus conduits par la police, sont présentés au procureur de la République et ses substituts qui travaillent sans relâche?
Championnat national de basket-ball: Belle entame pour Energie Bbc chez les Dames [/caption]Le championnat national de première division saison 2017-2018 a démarré, samedi 24 février dernier à Cotonou. En match d’ouverture au niveau de la ligue Atlantique-Littoral, Energie est venu à bout de Destiny (89-43).
Energie basket-ball club s’est débarrassé (89-43) de Destiny, samedi 24 février en match inaugural du championnat national de première division au Hall des arts, loisirs et sports de Cotonou. Les dames de Destiny, pour leur baptême de feu dans l’élite du basket-ball national, ont souffert pendant les quatre quart-temps.
A l’entame de la partie, les Dames d’Energie privent leurs adversaires du ballon et gagnent tous les duels et ont réussiront à mener aux points (21-14) tout à la fin du premier quart-temps. Les coéquipières d’Aldonie Hounkonnou vont maintenir cet écart jusqu’à la mi-temps. A 46-25, les arbitres renvoient les deux équipes à la pause. A la reprise, les joueuses de Destiny tenteront de rentrer dans le match mais c’est sans compter avec la détermination des poulains de Pyrus Sindéhou, entraîneur d’Energie, qui vont corser la note. Le score va vite évoluer 46-25, 52-25, 58-25.
Philomène John, joueuse de Destiny, va à la faveur de quelques exploits individuels amener sa formation à 68-33. Ce réveil tardif vers la fin du troisième quart-temps ne va pas se poursuivre. Car, Assiath Toukourou, Christelle Houessou, Raïmadath Agbaïsso et Math Nata d’Energie Bbc vont faire preuve de discipline tactique pour maintenir leur avantage au marquoir. Les joueuses de Destiny, battues dans les duels physiques et aériens, ne réussiront pas à empêcher les dames d’Energie de marquer des points. (89-43), c’est par ce score que le match va prendre fin à la grande satisfaction de la capitaine d’Energie Bbc, Aldonie Hounkonnou, contente d’avoir débuté la compétition par une victoire. Elle promet faire mieux dans la suite de la compétition.
L’entraîneur de Destiny, Bob Mègnissou pense corriger les erreurs de cette première rencontre pour mieux aborder les autres matchs du tournoi