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Négociations gouvernement-Centrales et confédérations syndicales: Les défalcations pour fait de grève compromettent l’issue de la crise
[caption id="attachment_28142" align="alignnone" width="1024"]Négociations gouvernement-Centrales et confédérations syndicales[/caption]

Le ministre d’Etat en charge du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané, a procédé, ce jeudi 23 février à Cotonou, à l’ouverture de la première session ordinaire de la Commission nationale permanente de concertation et de négociations collectives gouvernement/centrales et confédérations syndicales. Tous les secrétaires généraux et plusieurs ministres du gouvernement étaient de la partie. Les négociations ont achoppé sur les défalcations opérées sur les salaires des grévistes.

« Nous avons unanimement boycotté les négociations parce qu’il y a défalcation. Pendant qu’ils négocient, ils se permettent de défalquer ; même les magistrats à qui on a donné raison, ont subi des défalcations », déplore Kassa Mampo Nagnini, secrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (Cstb). Pour lui, la loi n° 2001-09 du 21 juin 2002 prévoit en son article 25 que les grèves qui portent sur les droits acquis et sur les violations des libertés ne peuvent pas faire l’objet de défalcations. Donc, une fois encore, relève Kassa Mampo, la loi a été violée. « Il y a deux catégories de revendications : les générales et les sectorielles », nuance-t-il. Selon le secrétaire général de la Confédération des organisations syndicales indépendantes (Cosi-Bénin), Noël Chadaré, celui qui aspire à la paix ou à une sortie de crise ne doit pas se comporter tel que le gouvernement l’a fait. Il invoque également la violation de l’article 25 cité par son collègue de la Cstb. « Si tout est permis, tout n’est pas utile, estime Noël Chadaré qui affirme avoir élevé une vive protestation contre les défalcations et exiger leur rétrocession.

Embouchant la même trompette, Anselme Amoussou déplore l’absence au départ du ministre des Finances qui est venu confirmer les défalcations opérées pour fait de grèves. « Que tirons-nous des provocations perpétuelles ? Nous ne demandons pas la gratitude encore moins la bienveillance ; c’est une violation. Que le gouvernement corrige pour nous permettre de sortir de l’impasse ».
Moudassirou Bachabi, secrétaire général de la Confédération générale des travailleurs (Cgtb) et Emmanuel Zounon de l’Union nationale des syndicats des travailleurs du Bénin (Ustb) et tous les autres abondent dans le même sens pour exiger la rétrocession des défalcations opérées.
Un avis que ne partage pas le ministre d’Etat, Abdoulaye Bio Tchané. Ouvrant la session, il a proposé un ordre du jour qui n’a malheureusement pas été suivi. « Les centrales syndicales ont évoqué le sujet des défalcations. », regrette-il. Les défalcations sont conformes à la loi sur les grèves, selon le ministre d’Etat qui explique que la grève est libre pour un certain nombre de fonctionnaires mais qu’en contrepartie, les heures qui ne sont pas travaillées ne sont pas payées. Selon lui, c’est l’interprétation du gouvernement tandis que les syndicats en ont une autre. « Aujourd’hui je considère que nous avons juste fait une suspension pour permettre aux uns et aux autres de réfléchir sur ce sujet, Nous reprendrons bientôt sur le fond des négociations qui sont actuellement en suspens. », relève Abdoulaye Bio Tchané qui rappelle aux partenaires sociaux que le gouvernement a fait un certain nombre de propositions intéressantes pour l’amélioration des conditions des enseignants, qui malheureusement n’ont pu être débattues, ce jeudi, après deux suspensions successives pour concertation.

Actualités 23 févr. 2018


Développement local et participation citoyenne: La bonne gouvernance préoccupe l’Union européenne
[caption id="attachment_28141" align="alignnone" width="1024"]Développement local et participation citoyenne[/caption]

La descente sur le terrain du nouvel ambassadeur, chef de délégation de l’Union européenne au Bénin, Oliver Nette, du 20 au 21 février dernier, lui a permis de vivre la réalité de la participation des populations au développement local. Avec le Programme d’appui au développement local concerté (Padelco) exécuté par l’organisation non gouvernementale Graind et le projet Renforcement et participation de la Société civile au Bénin exécuté par Bénin Action, il a touché du doigt les interventions de la Société civile dans les prises de décisions au niveau communal.

Le nouvel ambassadeur, chef de délégation de l’Union européenne au Bénin, Oliver Nette, et son conseiller Lenart Deridder sont satisfaits des résultats enregistrés par les organisations non gouvernementales qui interviennent directement sur le terrain pour une participation citoyenne des populations au développement à la base. Ils l’ont exprimé, mercredi 21 février dernier au terme d’une visite des projets financés par l’Union européenne et d’autres partenaires pour le développement local. 

Le premier projet visité est le Projet intercommunal pour l’accès à l’eau potable et aux systèmes améliorés d’hygiène et assainissement dans les Collines (Piepha-C). Ce projet a pour objectif d’améliorer la santé des populations des Collines à travers l’approvisionnement en eau potable et la promotion de l’hygiène et de l’assainissement dans une dynamique intercommunale. Il permet d’améliorer également les revenus des ménages et plus particulièrement des femmes dans les six communes des Collines (Dassa-Zoumè, Savalou, Bantè, Savè, Glazoué et Ouèssè).
Ce projet d’un coût de 136 610 000 francs Cfa a permis de réaliser à Tré, un arrondissement de la commune de Dassa-Zoumè, l’adduction d’eau villageoise (Aev) dont la réception a eu lieu le 10 juillet 2015. A travers une description des caractéristiques de l’ouvrage, par le directeur exécutif Denis Ayéna et le chargé de mission Ulrich Awo-Affouda, du Groupement intercommunal (Gic) des Collines, ont indiqué que son débit d’exploitation est de 10 m3/heure par pompe immergée installée à 24 mètres de profondeur. La longueur conduite est de 12 140 mètres linéaires dont 4 673 en refoulement distribution. La station de pompage dispose d'un groupe électrogène de puissance 15 kva avec un dispositif de potabilisation de l’eau par coloration. Le château d’eau a 40 m3 de capacité sur 12 m de hauteur avec une puissance distribution de 12 bornes fontaines et huit branchements particuliers.
Avec l’ouvrage, le volume d’eau pompé en 2017 est de 21 780 m3, pour un prix de vente au cours de la même année de 13 182 950 francs Cfa et 2 193 205 francs Cfa comme redevances encaissées par la mairie.
Les deux responsables du Groupement intercommunal seront appuyés par le maire de la commune de Dassa-Zoumè, Nicaise Fagnon, qui a apprécié la mise en place de ce projet qui a soulagé un tant soit peu les populations des Collines. Pour lui, les communautés à la base ont besoin des projets du genre pour réduire les difficultés dans l’approvisionnement en eau potable. «Tout ça, c’est du concret », a dit l’ambassadeur Oliver Nette qui estime que les populations à la base ont de la volonté.

Le Padelco et ses résultats

Le deuxième projet dont les interventions sur le terrain ont été bien appréciées par l’ambassadeur est le Projet d’appui au développement local concerté (Padelco). Basé à Allada dans le département de l’Atlantique, ce projet intervient dans les communes de Kpomassè, Toffo et Zê. D’un coût total de 392 000 euros dont 300 000 euros de contribution de l’Union européenne, ce projet a pour objectif d’appuyer et d'améliorer la concertation entre autorités locales et Société civile dans les trois communes d’intervention. Autrement, il était question de favoriser la bonne gouvernance communale dans le cadre de la décentralisation en renforçant l’implication des citoyens dans le développement communal.
D’une durée de trois ans, le Padelco qui prend fin en décembre prochain, a permis des réalisations selon la présentation faite par le directeur exécutif, Michel Kpoyin, et ses collaborateurs de l’Organisation non gouvernementale Graind qui a exécuté le projet. Ainsi, au mois de février en cours, le projet a mis en place dans chaque commune, un Cadre intégrateur (Cadre d’échanges entre les autorités communales et la Société civile active) avec un accompagnement spécifique du sous-groupe Eau et Assainissement. Un sous groupe qui travaille essentiellement sur le Plan communal Eau et Assainissement.
Le Padelco a appuyé aussi la réalisation de certaines activités des Plans communaux Eau et Assainissement, la réalisation de séances de reddition des comptes organisées par les trois communes, la mise en place des Associations de consommateurs d’eau potable (Acep) dans les trois communes et des subventions pour micro projets à sept associations de femmes.
Au regard des résultats enregistrés durant les deux ans d’exécution du projet, Padelco dans ses perspectives entend appuyer le fonctionnement des Cadres intégrateurs des trois communes, dynamiser les cellules communales Eau et Assainissement. Il envisage aussi de mettre en place un dispositif de renforcement organisationnel et institutionnel de trois Acep et trois associations de femmes, de faire l’étude de faisabilité et la réalisation de l’adressage de Ouègbo dans la commune de Toffo, puis d’autres actions pour pérenniser les acquis du projet?

Pour une bonne gouvernance locale

Dans la commune de Toffo, l’ambassadeur de l’Union européenne, avant d’apprécier les interventions des Organisations de la Société civile (Osc) dans les prises de décisions au niveau communal, a eu un tête-à-tête avec le maire de la commune Urbaine Dégbéhoundé. Cette séance lui a permis de savoir comment le maire de cette commune perçoit aujourd’hui le processus de la décentralisation en cours au Bénin depuis 2003 et tout ce qu’il faut pour une amélioration de ce processus.
Revenant aux interventions des Osc dans les prises de décisions au niveau de la commune, c’est l’Ong Bénin Action qui a présenté à l’ambassadeur et sa suite le projet Renforcement et participation de la Société civile au Bénin (Repasoc). Cette présentation a permis de montrer le rôle de l’Ong Bénin Action en tant qu’Osc relais dans le cadre du Repasoc, des réalisations de Bénin Action dans le cadre du processus du budget participatif. L’objectif de ce projet est de soutenir et d'accroître la participation citoyenne dans la gouvernance de l’action publique à travers le soutien à la structuration de la Société civile et le renforcement de son rôle de suivi citoyen de l’action publique?

Actualités 23 févr. 2018


Visite au roi de Dassa-Zoumè: L’ambassadeur de l’Union européenne fait prince de la cour royale
[caption id="attachment_28139" align="alignnone" width="1024"]Visite au roi de Dassa-Zoumè: L’ambassadeur de l’Union européenne fait prince de la cour royale[/caption]

En marge de la visite des projets financés par l’Union européenne dans la commune de Dassa-Zoumè, mardi 20 février dernier, l’ambassadeur de cette institution au Bénin, Oliver Nette, était chez le roi de Dassa-Zoumè, Afoma Egbakotan II. Au terme de la visite, il a été fait prince de la cour royale.

Le nouvel ambassadeur de la délégation de l’Union européenne près le Bénin, Oliver Nette, est désormais prince de la cour royale de Dassa-Zoumè. Il a été intronisé à cet effet, mardi 20 février dernier, par le roi Afoma Egbakotan II. Avant cette cérémonie, il a pris connaissance de l'histoire de ce royaume et de comment se fait la transmission du pouvoir au niveau du trône, par Gustave Zomahou en présence du maire de la commune Nicaise Fagnon et du député Jean-Eude Okoundé.
Selon Gustave Zomahou, la création de ce royaume remonte au début du IXe siècle. Mais le trône a été institué au début du XIVe siècle et a enregistré jusqu’à ce jour 26 rois. Donc, le roi Afoma Egbakotan II, le souverain actuel est le 26e roi du royaume de Dassa-Zoumè.
Au Bénin et peut-être dans la sous-région, le royaume de Dassa-Zoumè, selon les explications de Gustave Zomahou, a une organisation spéciale. Le royaume, dit-il, a été réorganisé par le troisième roi qui a institué un contre-pouvoir appelé le Parlement qui est installé à Yaka sur les Collines. Ce contre-pouvoir contrôle le pouvoir exécutif du bas dirigé par le roi qui prend le nom de Djagou. Cette dynastie Djagou a été installée depuis le règne du premier roi. Voilà comment le royaume a été réorganisé par le troisième monarque des Djagou, Djagbona.
Quant au processus de transmission du pouvoir au trône, Gustave Zomahou a fait savoir que ce n’est pas de père en fils comme cela se fait ailleurs. Ici, a-t-il indiqué, c’est l’oracle Ifa qui désigne le successeur du roi suivant des critères bien définis parmi les cousins.
Très fier de l’honneur qui lui a été fait, l’ambassadeur a remercié le roi pour cet accueil avant de lui expliquer les motifs de son déplacement sur Dassa-Zoumè. Oliver Nette déclare qu’il ne peut pas mettre pied dans la commune sans chercher à rendre visite aux autorités traditionnelles. C’est ce qui justifie sa présence chez le roi. Il était accompagné de son conseiller dans les domaines de l’énergie, de l’agriculture et des changements climatiques, Lenart Deridder?

Actualités 23 févr. 2018


Rencontre Patrice Talon avec les membres de l’Union islamique du Bénin: Le langage de vérité du président de la République
[caption id="attachment_28137" align="alignnone" width="1024"]Rencontre Patrice Talon avec les membres de l’Union islamique du Bénin[/caption]

Le président de la République, Patrice Talon a reçu, ce jeudi 22 février au palais de la présidence, les membres du bureau provisoire de l’Union islamique du Bénin. Avec ses hôtes, le président Patrice Talon a discuté de questions d’intérêt national comme il l’a fait avec les autres responsables de confessions religieuses.

Dès le début des échanges, le président de la République a remercié ses hôtes pour le rôle qu’ils jouent, et surtout, il leur a exposé le contenu des réformes qu’il a engagées depuis quelques mois et qui ne sont pas comprises de ses concitoyens, et les raisons qui les ont motivées.
Patrice Talon a toutefois rassuré les membres du bureau de l’Union islamique du Bénin de la bonne foi du gouvernement qui tient à balayer la maison commune pour qu’elle soit agréable à vivre. «  Les dirigeants n’ont pas vocation à changer chaque Béninois en un être parfait, mais d’œuvrer à ce que le comportement de chacun ne soit pas préjudiciable à la vie en commun ; en favorisant l’émergence des valeurs… Le rôle des dirigeants est de bien gérer ce que la nation leur a confié pour l’intérêt général », soutient le chef de l'Etat.
C’est pourquoi, martèle-t-il, quand nous faisons le constat de notre responsabilité collective dans la situation du pays, surtout les élites, et qu’on a l’avantage, l’opportunité, la grâce d’être là où on peut agir pour réparer, corriger, ce n’est pas bien d’y renoncer pour son confort personnel. Il a rappelé une phrase qu’il a prononcée pendant la campagne présidentielle et à travers laquelle il affirmait qu’il sait comment trouver l’argent, et qu’il connaît le chemin par lequel passer pour améliorer nos conditions de vie. Ce chemin, selon lui, c’est celui du travail.
Patrice Talon n’a pas manqué de préciser à ses interlocuteurs que le Bénin est le pays qui a le plus de patrimoine touristique en Afrique et que le tourisme est une mine d’or.
Concernant les évacuations sanitaires, il a dit être au courant des reproches qu’on lui fait et que, malgré cela, il a décidé de ne plus autoriser les évacuations sanitaires et qu’à long terme, il a l’ambition de les supprimer carrément, pour construire un hôpital de référence internationale, tout ceci pour économiser de l’argent pour le Bénin, pour améliorer la vie du plus grand nombre. Les évacuations, dira-t-il, se limiteront aux cas urgents.
Le président de la République a réaffirmé sa conviction que le Bénin est un pays béni, ce qui, dit-il, le motive et l’amène à faire des efforts, sinon il aurait pu baisser les bras.
Ses hôtes lui ont témoigné leur reconnaissance pour les efforts qu’il déploie pour redresser le pays.
Ils ont rappelé qu’un bon musulman a le devoir d’obéir aux lois de Dieu et surtout de respecter l’autorité établie et les décisions prises par lui.
L’Union islamique du Bénin souhaite la mise en place d’un Comité regroupant toutes les confessions religieuses, et à défaut avec l’Uib.
Une proposition qui a reçu l’assentiment du chef de l’Etat qui a précisé que c’est le sens qu’il faut donner aux rencontres initiées avec les confessions religieuses?

Rapport de Transparency international sur indice de perception de la corruption: Le Bénin gagne 10 places

86e rang/180 pays évalués contre le 95e rang/176 pays évalués en 2016 selon le rapport 2017 de TI.
Cette performance (dix places gagnées et alors que le nombre de pays évalués est plus important que ceux de l’année dernière) montre bien que les efforts des autorités, du gouvernement en particulier pour favoriser la bonne gouvernance et assainir les finances publiques portent leurs fruits. C’est donc une reconnaissance à l’international de la qualité de la gouvernance et des efforts du président Talon. Nous y reviendrons?

Actualités 23 févr. 2018


Fronde sociale: Des enseignants du Mono en sit-in hier à la préfecture de Lokossa
[caption id="attachment_28136" align="alignnone" width="1024"]Des enseignants du Mono en sit-in hier à la préfecture de Lokossa[/caption]

Les organisations syndicales de l’éducation en lutte dans le département du Mono ont encore donné de la voix, ce jeudi 22 février, lors d’un sit-in de protestation qui s’est tenu à la préfecture de Lokossa. Les manifestants exigent la satisfaction d’une dizaine de revendications allant du respect des libertés syndicales aux préoccupations spécifiques à leur secteur d’activité, en passant par l’application intégrale des statuts particuliers des enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire.

En outre, ils réclament l’indexation des salaires des enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire puis la jouissance effective des avantages contenus dans les huit premiers projets d’arrêtés, le règlement définitif de la situation des contractuels locaux, des communautaires de l’enseignement en attente d’être reversés depuis 2008 ; la mise en formation professionnelle des agents contractuels de l’Etat, promotion 2008 du sous-secteur secondaire ; le paiement de 5 % restés impayés, selon eux, des 25% d’augmentation des salaires conformément au décret 2011-505 du 5 août 2011 et le rappel des arriérés.
Les enseignants exigent également l’abrogation de toutes les lois sur l’embauche, le recrutement de collaborateurs externes et la création des meilleures conditions d’étude et de travail, aussi bien pour les apprenants que pour les enseignants.
En recevant leur motion de protestation, le secrétaire général de la préfecture de Lokossa, Arnaud Agona, a promis de « les transmettre fidèlement à qui de droit ». Les manifestants se sont repliés mais ils organisent, ce vendredi 23 février dans la commune de Bopa, une marche de mécontentement?


D. C. V.

Société 23 févr. 2018


Développement local : Un guide de prise en compte du handicap en élaboration

Un atelier de deux jours s’est ouvert, ce jeudi 22 février à Bohicon, sur la consultation multi-acteurs pour la conception et l’élaboration du guide sur la prise en compte du handicap dans le développement local et dans les initiatives de redevabilité (dans l’esprit reddition de compte). Une initiative de la Fédération des associations des personnes handicapées qui vise à imprégner les acteurs à divers niveaux pour une véritable inclusion.

« Plus rien pour nous, sans nous », c’est le credo de la Fédération des associations des personnes handicapées du Bénin. Dans le but d’outiller les différents acteurs à divers niveaux à une véritable politique d’implication des personnes handicapées dans tous les domaines, il urge d’élaborer un guide sur la prise en compte du handicap dans le développement local et dans les initiatives de redevabilité. C’est du moins l’objectif visé par ladite fédération en organisant l’atelier de consultation multi-acteurs qui a démarré hier à Bohicon.
Venus des quatre coins du pays, les élus locaux, les directeurs centraux et autres cadres des instances de prise de décision, sans oublier les responsables des structures ayant en charge la protection et la promotion des personnes handicapées, ont répondu présents à l’appel de la fédération pour l’élaboration de ce guide dans le compte du projet « Agir pour une participation locale inclusive ». Un projet financé par la coopération suisse via la Maison de la société civile à travers le Fonds de soutien aux initiatives de redevabilité (Fosir).
Le secrétaire général de la Fédération des personnes handicapées, Nassirou Domingo, a attiré l’attention des participants sur le bien-fondé de cet atelier, avant de souligner l’importance du choix des acteurs présents pour la conception de cet outil de développement local. Il a invité les acteurs à un travail de fond pendant ces deux jours de travaux pour aboutir à un guide national et inclusif.
Deux communications ont meublé ces travaux et ont porté sur les thèmes « Gouvernance locale et participation citoyenne» et « Handicap et droit », animées par des personnes ressources pour mieux outiller les responsables à divers niveaux?

Société 23 févr. 2018


Projet de la Facilité d’énergie propre hors-réseau: Le premier appel à propositions lancé

Le directeur-résident du Millennium challenge corporation (Mcc), Christopher Broughton, et le coordonnateur national du deuxième compact du Millennium Challenge Account (Mca-Bénin II), Gabriel Dégbègni, ont procédé, ce jeudi 22 février à Cotonou, au lancement du premier appel à propositions des projets de la Facilité d’énergie propre hors-réseau. Un programme qui représente à ce jour, la plus grande initiative des Etats-Unis d’Amérique en matière d’électricité hors réseau dans un même pays.

La Facilité d’énergie propre hors-réseau permettra, selon le représentant-résident du Millennium challenge corporation, Christopher Broughton, de financer des solutions qui vont accroître l’accès à l’électricité pour la majorité de la population actuellement non desservie dans les zones rurales et périurbaines. Elle permettra également d’accroître l’accès à l’électricité hors-réseau en encourageant les partenariats avec le secteur privé en vue d’identifier des solutions techniques et des modèles d’entreprises qui proposent des solutions viables en matière d’électrification hors-réseau au profit des collectivités locales, des Ongs, des communautés.
« Conjointement avec le Mca-Bénin 2 et le gouvernement du Bénin, nous sommes en train de renforcer les politiques et institutions qui soutiennent l’expansion des énergies hors-réseau ainsi que le partenariat entre le Bénin et les entreprises internationales en vue d’apporter des solutions novatrices en technologie d’énergies renouvelables aux familles et aux entreprises qui sont hors de la couverture du réseau Sbee », affirme Christopher Broughton.
Le coordonateur national du deuxième compact du Millennium challenge account (Mca-Bénin II), Gabriel Dégbègni, rappelle que le projet accès à l’électricité hors-réseau du programme représente non seulement le plus important investissement hors réseau du Mcc, mais aussi le plus important investissement bilatéral du gouvernement des Etats-Unis d’Amérique.
Le projet est de 32 millions de dollars américains de subvention à octroyer suivant quatre fenêtres relatives à l’énergie hors-réseau pour les infrastructures publiques, la production et la distribution décentralisée d’énergie via des mini-réseaux, les systèmes énergétiques pour les ménages ; en termes d’appui aux entreprises et les mesures d’efficacité énergétique en termes de soutien à la mise en œuvre de mesures d’efficacité par les institutions publiques, des ménages et des usagers des secteurs commercial et industriel.
Rappelons que le programme Mca-Bénin II, consacré à l’énergie, se traduit par un accord de don de 375 millions de dollars conclu entre le Mcc et le gouvernement du Bénin. Il est entré en vigueur le 22 juin 2017. Cet accord quinquennal vise à mobiliser l’investissement privé en soutenant les réformes politiques et en investissant dans la production, la distribution de l’énergie et l’électrification hors réseau?

Actualités 23 févr. 2018


Verbatim : Question présidentielle

Le cas Metognon qui, au titre de sa fonction syndicale siège au Conseil d’administration de la Caisse qui gère nos retraites…Il est reproché à l’administration de la Caisse dont fait partie Monsieur Metognon des actes répréhensibles. Au-delà de la responsabilité personnelle de Monsieur Metognon, de l’un ou l’autre des mis en cause, […], la justice est la seule habilitée à savoir si des gens ont perçu des intérêts de manière illégitime et illégale…Ce qui est de notre rôle est de constater les dégâts que nous causent à nous tous des actes de gestion […] ; l’argent des retraités, présent et à venir, a été confié de manière irresponsable à une banque en faillite, que tout le monde sait en faillite…Et cette banque, pour obtenir les dépôts de clients malveillants pour leurs propres intérêts, intéressent les responsables afin que ceux-ci viennent leur confier l’argent dont ils ont la charge, la protection…Je parie que les responsables de la Caisse, dont Monsieur Metognon, dans cette période, si on leur demandait de confier leur épargne personnelle à cette banque ils ne l’auraient pas fait, mais comme il s’agit de notre argent à nous tous, ils l’ont fait sans état d’âme, et il a été relevé que des commissions ont été payées…Notre rôle s’arrête là : constat d’un acte préjudiciable pour notre intérêt commun et le constat de payement illicite de commission liée à cette opération-là […]. Toutes les conditions sont réunies pour que la justice se saisisse de cette affaire…Vous ne pouvez pas demander à l’Exécutif d’intervenir pour interférer, pour arrêter le processus qui est en cours, ce n’est pas possible, ce n’est pas normal…Chaque fois que les intérêts d’un des vôtres (ndlr : les syndicalistes),  est en cause, il faut remettre en cause l’ordre démocratique, la loi, les règles, tout et tout…Et cela fait partie des motifs de grève...Si le gouvernement devrait donner suite à vos revendications, il retirait sa plainte, mais vous savez qu’en matière pénale, quand bien même le gouvernement aura retiré sa plainte, la justice peut continuer la procédure pénale…Je veux bien savoir comment satisfaire cette exigence en respectant la République, les lois qui organisent la vie dans la cité ?

dixit Président Patrice Talon, lors de sa rencontre avec les responsables syndicaux. Mardi 6 février 2018

 

Actualités 22 févr. 2018


Rencontre Gouvernement-Syndicats: Les défalcations sur salaires plombent les négociations

Les négociations annoncées ce jour à l’Infosec de Cotonou entre le Gouvernement et les centrales syndicales n’ont pas connu leur terme. Les partenaires sociaux ont vidé la salle après quelques heures d’échanges bien houleux. La pomme de discorde entre les deux parties a été les défalcations sur salaires opérées par le Gouvernement suite aux mouvements de grève observés par les travailleurs. « Nous exigeons avant toute chose qu'on nous paie la totalité de nos salaires », ont indiqué les responsables syndicaux qui dénoncent par ailleurs une violation des dispositions de la loi portant exercice du droit de grève en République du Bénin. Sans le payement intégral des salaires, les responsables syndicaux n'entendent pas se mettre à la table des négociations pour une sortie de crise.

Société 22 févr. 2018


Match retour dans le cadre de la ligue des champions de la Caf: Les Buffles éliminés (3-2) par l’Asec Mimosa
[caption id="attachment_28129" align="alignnone" width="1024"]Les Buffles éliminés (3-2) par l’Asec Mimosa[/caption]

Les Buffles du Borgou ont été battus, ce mercredi 21 février, au stade Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan par l’Asec Mimosa. Malgré la volonté des Béninois de revenir avec une victoire, ils ont été retenus dans leur élan. Le club ivoirien a ouvert le score en première partie par le biais du Togolais de l’Asec Mimosa à la 29e minute. Agbégniadan Komlan ouvre la marque en concluant une belle phase offensive des Mimos à 1-0. C'est sur ce score que le juge central renvoie les deux équipes aux vestiaires.

Les Buffles Fc reviennent de la mi-temps avec de bonnes intentions. Ils vont réussir à revenir au score par l’intermédiaire de Mama Yalilou servi par Marcellin Koukpo à la 47e minute (1-1). Mais, trois minutes plus tard, les Ivoiriens reprendront de nouveau le contrôle du jeu. Suite à une faute de main dans la surface de réparation des Buffles, Badié Gbagnon répare la sentence et permet aux Mimos de mener (2-1).
Les Buffles du Borgou s’élanceront à nouveau à l’assaut des buts adverses pour revenir au score à la 66e minute. Julien Agognon profite d’une faille dans la défense de l’Asec Mimosa pour ramener les deux équipes à égalité. A (2-2), les Mimos sortent la grande artillerie et parviennent à inscrire le 3e but par l’entremise d’Ahmed Touré, le buteur au match aller,  à la 75e minute de jeu. (3-2), les Buffles du Borgou vont courir derrière le score sans y parvenir. Avec ce résultat, les Buffles tenus en échec (1-1) le 11 février à Cotonou sont éliminés de la compétition?

Sports 22 févr. 2018


1785 - 2238