La Nation Bénin...
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Les Buffles éliminés (3-2) par l’Asec Mimosa[/caption]Les Buffles du Borgou ont été battus, ce mercredi 21 février, au stade Félix Houphouët-Boigny d’Abidjan par l’Asec Mimosa. Malgré la volonté des Béninois de revenir avec une victoire, ils ont été retenus dans leur élan. Le club ivoirien a ouvert le score en première partie par le biais du Togolais de l’Asec Mimosa à la 29e minute. Agbégniadan Komlan ouvre la marque en concluant une belle phase offensive des Mimos à 1-0. C'est sur ce score que le juge central renvoie les deux équipes aux vestiaires.
Les Buffles Fc reviennent de la mi-temps avec de bonnes intentions. Ils vont réussir à revenir au score par l’intermédiaire de Mama Yalilou servi par Marcellin Koukpo à la 47e minute (1-1). Mais, trois minutes plus tard, les Ivoiriens reprendront de nouveau le contrôle du jeu. Suite à une faute de main dans la surface de réparation des Buffles, Badié Gbagnon répare la sentence et permet aux Mimos de mener (2-1).
Les Buffles du Borgou s’élanceront à nouveau à l’assaut des buts adverses pour revenir au score à la 66e minute. Julien Agognon profite d’une faille dans la défense de l’Asec Mimosa pour ramener les deux équipes à égalité. A (2-2), les Mimos sortent la grande artillerie et parviennent à inscrire le 3e but par l’entremise d’Ahmed Touré, le buteur au match aller, à la 75e minute de jeu. (3-2), les Buffles du Borgou vont courir derrière le score sans y parvenir. Avec ce résultat, les Buffles tenus en échec (1-1) le 11 février à Cotonou sont éliminés de la compétition?
Construction du marché de l’électricité ouest-africain au Bénin[/caption]Cinq mois après son arrivée au Bénin, l’ambassadeur de la délégation de l’Union européenne au Bénin, Oliver Nette, a fait une descente sur le terrain, les 20 et 21 février derniers. L’objectif est d’aller toucher du doigt l’évolution des chantiers des projets financés par son institution dont la construction au Bénin dans la commune d’Abomey-Calavi, du Centre d’information et de coordination du système d’échange d’énergie électrique ouest-africain (Eeeoa).
Avec un taux d’exécution de 30 %, l’évolution de la construction du Centre d’information et de coordination (Cic) du Système d’échange d’énergie électrique ouest-africain (Eeeoa) dont le délai est de deux ans n’inquiète pas l’ambassadeur de la délégation de l’Union européenne au Bénin, Oliver Nette. Accompagné de son conseiller dans les domaines de l’énergie, l’agriculture et des changements climatiques Lenart Deridder, il est allé toucher du doigt l’évolution du chantier, dans la commune d’Abomey-Calavi, mardi 20 février dernier. Les explications qui lui ont été fournies par le chef de projet, Christophe Gauthier, et le chef site mission de contrôle, Michel Abi Warde, le rassurent des dispositions mises en place pour une bonne fin d’exécution du projet.
En effet, le projet de construction et de l’équipement du Cic est un projet entièrement financé par l’Union européenne pour un montant de 30 millions d’Euros. C’est un projet qui permettra à terme la mise en œuvre d’un marché régional de l’électricité. Il représente un modèle d’intégration régionale porté par une vision politique de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) et des compétences techniques apportées par l’Eeeoa.
Projet phare de la coopération régionale de l’Union européenne en Afrique de l’Ouest, le Cic permettra à terme au Bénin d’être le centre névralgique des échanges d’électricité dans la région.
En acceptant de financer ce projet, l’Union européenne vise à améliorer l’accès à une électricité fiable dans la sous-région ouest-africaine. La mise en service du Cic permettra d’avoir des moyens de gérer efficacement l’information du réseau interconnecté. Les sociétés nationales d’électricité et les centres de contrôle régionaux seront appuyés dans l’opération du système interconnecté. Et le marché de l’électricité au niveau de la Cedeao sera mis en place.
La construction du Cic est mise en œuvre à travers deux contrats de travaux et un contrat de service pour la mission de contrôle. Le premier contrat de travaux avec une entreprise togolaise a pour objectif la construction du bâtiment du Cic. Un bâtiment qui, selon les explications du chef de projet Christophe Gauthier, est composé de deux parties. Une première partie réservée au bloc administratif et la deuxième partie au bloc technique. Les travaux de ce bâtiment qui ont démarré en décembre 2016 pour une durée prévisionnelle de deux ans, ont connu des retards estimés à environ quatre mois. Mais ces retards, selon les responsables en charge du chantier, ne vont pas trop empiéter sur le délai dans la mesure où tout est mis en œuvre pour les rattraper.
Quant au second contrat avec General Electric plus précisément sa filiale Grid Solution SA, il a pour objectif la mise en place du système de contrôle des échanges d’énergie électrique en Afrique de l’Ouest. Les travaux de ce contrat qui ont démarré en mars 2017 sont prévus pour durer 33 mois.
Pour l’ambassadeur, Oliver Nette, ce projet est une réelle intégration des pays de la Cedeao. Il est nécessaire d’avoir, selon lui, un réseau d’électricité pour commencer à chercher des solutions aux crises d’énergie dans ces différents pays. Car, il y aura, dit-il, quatorze pays qui vont travailler ensemble à tout autre niveau?
Le travail face à la politique : Un trésor galvaudé ?[/caption]A la surprise générale et contre les augures les plus répandus, monsieur Patrice A. G. Talon, qui n’avait jusque-là, à la connaissance publique de personne, activement milité dans aucun parti politique, ni manifesté un goût particulier pour les activités politiques, s’était porté candidat à l'élection présidentielle de 2016 et avait damé le pion à ses adversaires les plus aguerris, avec un score d’un niveau très flatteur.
Son avènement au pouvoir, qui montre que la politique n’est manifestement pas un métier ni une profession accessibles seulement à un expert en la matière, a de quoi intriguer, interpeller, et faire réfléchir à la signification et au sens que cette prouesse inédite pourrait receler, tant il est vrai qu’avant lui, tous ceux qui avaient eu à accéder à la magistrature suprême du Bénin au cours de ces dernières décennies avaient eu, d’une manière ou d’une autre et une fois déjà dans leur vie, à arpenter les allées du pouvoir politique, soient-ils N. D. Soglo, feu M. Kérékou et Boni Yayi. En cédant à l’exercice, mes réflexions m’ont fait m’attarder sur les articles 1er, 33 et 35, par exemples, de la Constitution du 11 décembre 1990.
I-Les comportements politiques repréhensibles
Aux termes de l’article 1er de la Constitution du 11 décembre 1990, la devise de notre République est : Fraternité, Justice, Travail.
Selon cette même disposition, la langue officielle est le français, dans lequel tout ce qui est administratif et institutionnel doit se dire et s’écrire, ce qui suppose qu’on sache non seulement lire et écrire et comprendre le français, mais encore, bien le lire et l’écrire et bien le comprendre, quand on doit y recourir.
C’est cette exigence qui amène, par exemple, la jurisprudence de la Cour suprême, à l’occasion des contentieux électoraux de sa compétence, à faire venir parfois devant elle des parties pour apprécier le niveau de leur maîtrise de la langue française, en les soumettant à des dictées, orthographes et lectures.
Pourtant, depuis les premières élections législatives et municipales de l’ère du Renouveau démocratique, il est de notoriété publique que des grands partis, comme le parti du Renouveau démocratique, la Renaissance du Bénin et le Mouvement africain pour la démocratie et le progrès, n’hésitaient pas à faire élire des députés ou conseillers municipaux, analphabètes de première catégorie.
Dans ces conditions, il est difficile de voir dans quelle mesure ces partis et leurs dirigeants respectent l’article 33 de la loi fondamentale qui prescrit que le citoyen travaille pour le bien commun et son article 35 qui exige que ce travail soit accompli « avec conscience, compétence, probité, dévouement et loyauté dans l’intérêt et le respect du bien commun ».
Il va de soi que de tels élus n’ont d’autre choix que leur absence, et ne peuvent manifestement pas avoir la conscience, ni la compétence, ni la probité, ni le dévouement, ni la loyauté nécessaires, pour accomplir leur devoir dans l’intérêt et le respect du bien commun, car celui qui accepte une fonction qu’il sait au-dessus de ses ressources intellectuelles n’est sûrement pas honnête et n’est pas fait pour travailler dans l’intérêt et le respect du bien commun. Il en est de même des dirigeants qui propulsent de tels militants à ces niveaux hors de leurs portée et forces. J’en avais personnellement connu, quand j’étais député, quelques-uns qui se présentaient par intermittence à l’hémicycle et qui faisaient appel à mon assistance pour leur montrer leur nom sur la liste de présence en vue d’émarger.
Quand des partis et dirigeants prennent tant de libertés avec les exigences intrinsèques du travail, le travail perd toute sa valeur aux yeux du citoyen moyen pour lequel le travail politique est alors perçu comme une simple sinécure qui ne demande ni soin ni qualité particuliers et c’était justement pour que le travail politique conservât la noblesse de tout autre travail que la Constitution dahoméenne de 1964 avec les présidents S. Apithy Migan et J. Tomètin Ahomadégbé avait exigé de tout candidat à la députation d’avoir au moins le brevet d’études du premier cycle (Bepc). C’est donc une honte qu’après 1990, le Bénin accepte d’envoyer à l’hémicycle des députés de niveau académique proche de l’analphabétisme et de l’illettrisme.
Par ailleurs, la Constitution du 11 décembre 1990 établit égaux entre eux tous les Béninois. Pourtant, il coule de source que c’est couramment que les hommes politiques rompent cette égalité et violent ces principes au profit de leurs proches, soient-ils par le sang, l’alliance ou l’amitié, par le biais du favoritisme et du népotisme, car, sans ce coup de pouce, leurs privilégiés n’auraient pas beaucoup de chance de triompher d’une concurrence loyale.
Certes, arrive-t-il que les dirigeants politiques donnent le change, en désignant un proche qui paraît remplir les conditions nécessaires, mais, même dans ce cas, le coup de main incriminé reste indu, parce que, si on examine les choses de plus près, on s’aperçoit très vite que le récipiendaire ne présente que des qualités ordinaires et sans lustre par rapport aux exigences strictes de la probité à la fois intellectuelle et morale.
A cet égard, on pourrait penser à la première présidente de la Cour constitutionnelle en la personne de madame Elisabeth Pognon, première magistrate du Dahomey, dont le passage au milieu des pairs de la même probité intellectuelle et morale qu’elle, à la tête de cette institution, a été marqué d’une pierre blanche, alors que tous ses successeurs, plus diplômés, semblent ne pas gagner sa réputation d’intègre et d’incorruptible, tout simplement parce qu’ils n’ont pas réussi, en dehors des questions de connaissances théoriques, à convaincre grand monde de la solidité à toute épreuve de leur moralité ou de leur attachement sans faille au bien commun et à l’intérêt général.
Dans le même ordre d’idées, on se permettrait de prendre le cas du premier président de la Cour suprême de l’ère du Renouveau démocratique, du nom de Frédéric Houndéton et qui était aussi le premier Dahoméen président de Cour d’appel, pour être tout simplement celui dont les études et les expériences professionnelles y destinaient.
Ce magistrat était connu pour sa soumission indéfectible aux principes et à la morale, ce qui lui avait fait souffrir le martyre sous le marxisme-léninisme et l’avait naturellement imposé pendant la transition démocratique. Aucun de ses trois successeurs, soient-ils avocat, magistrat ou universitaire, n’a pu jouir de son autorité morale ni de son estime professionnelle fondées sur sa probité intellectuelle et morale hors pair.
C’est dire qu’il y avait beaucoup mieux que chacun de ces trois successeurs, si on considérait les études faites, les expériences dans le métier et les souvenirs de respect intellectuel et moral laissés dans l’exercice de la profession très tôt abandonnée ou désertée par eux au profit des fonctions politiques, avec pour conséquences que les traces de leur passage n’y sont pas profondes ni marquantes dans les esprits du milieu d’origine.
Au total, il saute aux yeux que bien que le cœur ait ses raisons que la raison ignore, la pratique du pouvoir politique emprunte trop facilement des voies qui n’hésitent pas à s’écarter de la loi et de la morale, seules garanties de l’intérêt général et du bien commun. C’est qu’en tout état de cause, la femme de César doit toujours être au-dessus de tout soupçon.
Contre-modèles de probité
Nous avons encore en mémoire l’histoire d’un président qui, après avoir fait ministre d’Etat un analphabète Malien et un marabout, n’était pas gêné en conscience de récompenser, plus tard, un de ses bienfaiteurs personnels, en lui offrant sur un plateau d’or une entreprise publique privatisée et dont le paiement avait été fait avec l’argent même de cette société, ce qui, à l’époque, scandalisa ouvertement son propre ministre des Finances qui continue de jouir jusqu’à ce jour de l’estime générale à cause de sa science étendue et de sa conscience solide.
On pourrait y ajouter l’histoire de ce même président dont le ministre de l’Intérieur, chargé de la Sécurité publique, ne se faisait pas prier pour être complice par assistance d’un bandit de grand chemin, spécialisé dans le vol à main armée des véhicules haut de gamme au Nigeria et dont certains servaient aux promenades et ballades galantes de ce ministre ou aux rallyes ludiques de ses enfants gâtés.
Il n’est pas bon d’oublier un autre obligé de ce président que ce dernier gratifia d’un monopôle particulièrement lucratif en matière de véhicules d’occasion et qui bénéficia par la suite d’immenses facilités pour créer une entreprise de téléphonie mobile tombée en faillite scandaleuse, parce que n’est pas entrepreneur avisé qui veut, et le commerce est un métier exigeant qui est incompatible avec l’amateurisme et l’improvisation.
Quand les hommes politiques font n’importe quoi avec le bien ou le patrimoine public, c’est un mauvais exemple pour le citoyen qui se laisse alors fasciner par l’argent facile.
Là où on court derrière l’argent facile, on manque toujours d’ardeur au travail, inclusif, lui, de l’effort, de la peine et du sacrifice. C’est une loi universelle qui veut que le pain se gagne à la sueur du front. Lorsque l’argent facile devient une obsession et le but de toute une vie, tous les moyens sont bons pour en remplir sa poche.
Par exemple, on ne recule pas devant les trafics de drogue ; on s’adonne à la fraude, à la contrebande et à toutes sortes de tricheries incompatibles avec la probité intellectuelle et morale normalement requise par le travail qui est et reste un trésor.
Les vols, les détournements, les corruptions et autres enrichissements illicites deviennent un sport national. On pourrait trouver dans ces déviances-là les explications aux nombreux scandales immobiliers, financiers et aux éléphants blancs qui défrayent périodiquement la chronique depuis plusieurs décennies.
Il n’y aurait donc pas eu les scandales Icc, Cen-Sad, Maria-Gléta, construction du siège de l’Assemblée nationale, etc., si tout le monde avait à cœur dans ce pays que la probité intellectuelle et morale, qui n’est qu’une forme d’honnêteté à toute épreuve, doit fonder tout travail entrepris. Si le travail ne présente pas ces caractères, il n’a pas de valeur réelle et ne vaut rien pour personne.
En vérité, il n’est pas possible de comprendre autrement, car, quand des présidents de la République se permettent, par exemple, de nommer comme ministres des individus agités et sans éducation que des moqueurs tournent en dérision, en appelant l’un d’entre eux, par exemple, philosophe de Jonquet, parce que c’était là qu’il avait avant ses habitudes, sans qu’on pût dire s’il avait ou non fait des études ou s’il avait ou non un métier digne de ce nom qui justifie la distinction dont on l’a gratifié par la suite. Quand quelqu’un qui présente toutes les apparences d’un voyou en vient à être ministre de la République, cela dévalorise la fonction politique et le travail que fait un homme politique, tout simplement parce que l’homme de la rue voit qu’il n’est point besoin de se hisser à un niveau élevé d’éducation et d’expériences professionnelles avant de pouvoir accéder à des charges politiques de cette importance.
Lorsque le travail avec les hommes politiques cesse ainsi d’être une valeur dans un pays, celui-ci tourne le dos au développement et à l’avenir dont le travail scrupuleusement bien fait est le passage obligé. Il est évident que ce ne fut pas le chemin emprunté entre 1972 et 1990. A cette époque, le critère par excellence pour exercer une responsabilité tenait plus à l’ardeur mise au militantisme révolutionnaire par les candidats qu’à leurs expertises techniques et professionnelles.
En ce temps-là, il était arrivé à un planton, aujourd’hui appelé garçon de course, de la mairie de Cotonou et originaire d’une lignée royale d’Abomey d’être porté à la tête d’une société d’Etat à Akpakpa.
De même, un chauffeur partageant la même origine que le premier s’était fait hisser à une responsabilité supérieure, sans oublier des agents subalternes faits sous-préfets, sans aucune formation appropriée, à la place d’administrateurs civils formés dans les grandes écoles de France, ni ceux qui avaient été appelés à gérer des entreprises d’Etat au mépris de leurs expertises inappropriées.
Quand le système est au mépris du principe de « l’homme qu’il faut à la place qu’il faut », le travail, qui suppose toujours un certain apprentissage préalable, prend un coup et c’était tout naturellement qu’en 1990 tout tomba en déconfiture pour ouvrir la porte à la conférence des forces vives de la nation de février de cette année là.
Si en ce moment-là, l’Etat révolutionnaire s’était écroulé, ses superstructures, c’est-à-dire les hommes et les femmes qui l’avaient porté, étaient restés en place en même temps que les anciens militants et sympathisants du Parti de la Révolution populaire de Bénin (Prpb) qui n’avaient sûrement pas perdu du jour au lendemain leur mal gouvernance, cause du Renouveau démocratique.
Le ver étant alors dans le fruit et comme qui a bu boira, il n’est donc pas étonnant que, jusqu’à présent dans notre pays, le travail continue à se faire un peu partout sans conscience, ni compétence, ni probité, ni dévouement, ni loyauté et en dehors de l’intérêt et du respect du bien commun.
Il apparaît, dans ces conditions, qu’il est difficile que des maîtres à penser et leurs disciples ou affidés, qui ont lamentablement et diaboliquement échoué dans le passé, deviennent, par un coup de baguette magique, capables de l’intérêt général et du bien commun auxquels ils ont été jusque-là manifestement insensibles.
Il en résulte qu’il tombe sous le sens que l’ampleur et les difficultés de l’enjeu actuel, qui est celui de la mondialisation, appellent un renouvellement des consciences que seules les générations épargnées semblent à même de réaliser, parce que présentant, au moins relativement, une certaine virginité par rapport au passé compromis et corrompu.
II- Le Bénin face à son destin avec la génération Patrice A. G. Talon
En vérité, la politique est et doit rester une activité citoyenne menée de manière subsidiaire par rapport au travail et au métier appris pour vivre et faire vivre sa famille.
D’une façon générale, le militantisme politique se fait en dehors des heures de travail et nul ne sort politicien en faisant une école de sciences politiques, mais il en sort seulement comme politologue.
Il apparaît ainsi que pour la plupart des gens, le travail politique ne se situe pas au même niveau de valeur de production de plus-value ou de production économique que les tâches accomplies par les ouvriers dans les usines, les paysans dans les champs, les intellectuels dans les bureaux et les entrepreneurs, à la tête de leurs sociétés commerciales et industrielles.
Cela semble tellement logique aux yeux des citoyens qu’ils savent que le travail des responsables politiques est étroitement fondé sur le travail en amont des techniciens et experts qui collaborent avec eux.
La preuve, notre histoire politique a connu des ministres à peine lettrés et dont le niveau de connaissance académique était bas comme ce fut le cas avec un ministre des Sports de feu président M. Kérékou qui n’avait pas été forcement ridicule à son poste.
La perception que le travail politique vient en second lieu après les autres travaux dans la gestion et le développement de la cité explique les gênes ressenties par l’opinion politique, quand un homme politique s’enrichit à l’occasion de l’exercice d’une fonction politique.
Si on accepte volontiers, dans la mesure où toute peine mérite salaire, que l’homme politique d’aujourd’hui perçoive une rétribution quand il exerce une responsabilité publique, on fait facilement la moue au-delà d’un certain seuil où on considère qu’il y a enrichissement illicite.
Ce n’est d’ailleurs pas par hasard que les hommes politiques cachent soigneusement leurs patrimoines personnels et les exhibent rarement.
On les voit riches ; mais on connaît peu leurs richesses...
Par exemple, on ne voit pas cet ancien ministre d’Etat de feu président M. Kérékou auquel on prête une fortune colossale dissimulée en Afrique du Sud et ailleurs la montrer aussi visiblement que le travailleur d’un autre type qui s’est enrichi dans son champ ou dans son usine ou dans son bureau ou ailleurs à la sueur de son front.
Dans cette hypothèse, on peut comprendre ou s’expliquer pourquoi, ces dernières décennies, ceux qui ne sont connus dans notre pays que comme ne vivant que des activités politiques dans lesquelles ils passent pour des champions ou des orfèvres, n’ont jamais réussi à triompher de la compétition électorale présidentielle avec des adversaires qui ont fait plutôt la preuve de leur réussite professionnelle, tellement il coule de source qu’il est risqué de confier la destinée d’un pays à des gens dont les propres enfants ont fini souvent par oublier le travail ou le métier qu’ils ont appris à faire et dont ils ont eu à vivre ou à faire vivre leurs familles avant de s’installer à demeure sur la scène politique.
Au premier tour de l’élection présidentielle de 2016, Lionel Zinsou, le premier, était reconnu comme un grand banquier de renommée internationale, le second, Patrice A. G. Talon, était une réussite exceptionnelle de tout premier plan dans les affaires de la sous-région francophone de l’Afrique noire et le troisième, Sébastien G. Adjavon, une autre réussite, certes de moindre ampleur, dans le même espace, ce qui pourrait signifier une sorte de scepticisme à l’égard des professionnels de la politique, contrebalancé par la fascination pour les réussites par le travail fait de bout en bout par soi-même et à la sueur du front et dont la part dans le produit intérieur brut est sans commune mesure avec celle des hommes politiques qui ne savent et ne font que parler.
Je me permets de soutenir que si on compare le poids de l’utilité sociale d’un feu Jean Pliya, connu pour avoir consacré l’essentiel de sa vie à enseigner ce qu’il a appris dans les lycées, au départ et à la fin, dans les universités du Bénin et du Niger, à celui d’Albert Tévoédjrè à la tête des responsabilités politico-diplomatiques de toute son existence, la balance penche indiscutablement du côté du premier, parce qu’il a appris à faire et à savoir faire à des milliers et des milliers de disciples, tandis que le second, qui n’a appris à ses sympathisants qu’à seulement parler, n’a même pas réussi à léguer son éloquence à ses propres progénitures.
De même, le bien qu’un Antoine Détchénou a pu faire, en enseignant et en dirigeant le Collège d’enseignement général de Cotonou-Gbégamey, unanimement recherché et hautement apprécié sous le marxisme-léninisme béninois pour ses performances scolaires et sa discipline de fer, est incomparable avec ce que toute l’équipe politique dirigeante de ce temps eut à faire, alors qu’il reste vrai que feu Jean Pliya et Antoine Détchénou ont eu, eux aussi, à assumer des responsabilités politiques.
Il en est de même encore pour un Karim Dramane et un Amidou Baba Moussa, par exemples, qui n’eurent aucune difficulté à se garder de l’activisme politique, une fois qu’ils ont cessé d’être ministres et qu’ils ont été admis à la retraite. Pourtant, ils ont toutes les qualités humaines, intellectuelles et morales pour chercher avec bonheur à se rallier encore les suffrages populaires.
La différence entre eux et les autres, qui leur sont dissemblables, c’est leur amour fou et leur fierté du métier et du travail qu’ils ont appris à faire pour gagner leur pain quotidien, contrairement à ceux d’en face qui semblent portés par une sorte de complexe d’infériorité que leur inspireraient le travail et le métier qu’ils ont appris à faire, avant d'entrer dans la carrière politique.
Quand on en vient, dès lors, à prendre tant de distance avec sa vocation professionnelle, on se rend indiscutablement coupable de trahison vis-à-vis de la nation dont on viole ainsi le contrat par lequel elle a dépensé les sous du contribuable pour donner une formation technique qui n’aura pas servi à grand-chose, si elle n’a pas profité autour de soi.
Retourner aux valeurs
En somme, la nation béninoise a indubitablement besoin des mains plongées dans le cambouis, des sueurs qui perlent sur le front pour gagner son pain et du travail que chacun fait dans le strict respect des articles 33 et 35 de la Constitution du 11 décembre 1990.
Si on regarde les favoritismes, les népotismes, les corruptions et les enrichissements illicites qui se pratiquent sans vergogne et sont de saison permanente dans notre pays, il va de soi que ce dernier est à la croisée des chemins autres que ceux empruntés jusqu’à présent et qui ne peuvent déboucher à la fin que sur un cul de sac.
La direction à ouvrir doit radicalement tourner le dos à l’argent facile, généralement sale, par lequel trop de Béninois sont tentés et auxquels ils succombent un peu trop facilement.
C’est l’ensemble des personnes partisanes et adeptes de cette nouvelle mystique, qui ne s’arrête pas aux âges, mais concerne essentiellement tous les patriotes viscéralement attachés à l’intérêt général et au bien commun, qui formera la génération Patrice A. G. Talon afin d’être les premiers de cordées dans son entreprise courageuse de développement et de redressement de la République du Bénin.
A cet égard, il est légitime de se poser des questions de savoir si Patrice A. G. Talon, au regard des principes, règles, lois et morales ci-haut énumérés, présente toutes les garanties intellectuelles et morales nécessaires, c’est-à-dire toute la probité intellectuelle et morale requise pour faire gagner ou tenir ce pari.
La réponse, à mon humble avis, doit s’inspirer de la personnalité et des précédents dans l’action et dans la réflexion de l’intéressé. Dans cette hypothèse, il me paraît judicieux de souligner quelques observations de nature à nourrir les appréciations et les critiques à venir. Sauf erreur ou omission, de commune renommée et quoi que portant un patronyme plein de noblesse, Patrice A. G. Talon ne serait pas né dans une famille nucléaire avec une cuillère d’or dans la bouche et il n’aurait pas eu une enfance et une prime jeunesse vautrées dans le confort de l’abondance matérielle.
Il semble aussi qu’il n’hérite pas d’une tradition familiale commerçante et qu’il serait donc parti de rien pour constituer, à force de labeur, de sueur, d’abnégation, d’ardeur, de détermination, de ténacité, d’endurance, d’ambition, d’intelligence émotionnelle ou relationnelle hors pair, le tout plongé dans une honnêteté à toute épreuve, aujourd’hui rare, l’empire économique qu’on lui prête.
Pour s’en convaincre, il faut d’abord signaler objectivement qu’on entendait parler de lui dans les affaires commerciales déjà, avant le Renouveau démocratique de 1990, donc d’une certaine manière, depuis plus de trente ans.
Si on considère les réussites commerciales des particuliers béninois dont on parlait déjà en ce temps, comme les Mawoulé, Gomada, Séfou Fagbohoun, Socagriko, Sacoret de feu Innocent Zounon, Augustin Kèdoté, Saturnin Agbota, Codjia dit ‘’Le Milliardaire’’, etc., il n’y en a pas dont le commerce ait prospéré dans la même proportion sur une durée aussi longue.
En outre, si on laisse cette génération-là pour se tourner vers celle qui a été fabriquée de toutes pièces par feu président M. Kérékou pour être des opérateurs économiques et dont les plus en vue ont été, par exemple, dans les véhicules d’occasion, la téléphonie mobile, les agréments douaniers, etc., il peut être prouvé que beaucoup d’entre eux se sont éteints purement et simplement ou sont en cessation de paiement, avec des dettes colossales que leurs patrimoines disponibles sont à jamais incapables d’éponger, une fois que leur bienfaiteur a perdu le pouvoir.
Il n’est qu’à rappeler qu’il y en a un parmi eux qu’un Conseil des ministres sous le président Boni Yayi avait déclaré coupable de fraudes douanières de plus de dix-neuf milliards (19 000 000 000) de francs Cfa et on ignore jusqu’à présent si l’Etat victime a été dédommagé et il y a un autre, devenu spécialiste des faillites de sociétés et qui croule sous des dettes inimaginables envers l’Etat et envers des particuliers et dont les richesses criminelles sont ainsi constituées des créances détenues contre lui.
On pourrait, dans cette rubrique, évoquer le cas de cet autre prétendu homme d’affaires dont la résidence serait dans les parages de l’Ocbn de Cotonou et qui a été pris dans un scandale de crime économique pour lequel il a dû débourser huit cents millions (800 000 000) de francs Cfa pour faire retrouver en justice la liberté provisoire.
En poursuivant, il n’est pas interdit de citer cet opérateur économique, donné pour la seconde fortune béninoise, qui a fait un tour de piste politique et qui serait aujourd’hui empêtré, à tort ou à raison, dans des scandales de trafics de drogue, de redressement fiscal et de faux et usage de faux en écritures publiques et privées. Quel colosse aux pieds d’argile ! Une telle fortune ne peut être que le fruit d’un travail sans honnêteté à toute épreuve.
Devant ce tableau, incontestablement semblable à un cimetière de cadavres économiques survenus en un laps de temps, le temps passé par Patrice A. G. Talon dans ses affaires, solidement debout, est trop long pour ne pas être inscrit dans les annales des records économiques d’Afrique noire.
Dans cet exercice, il paraît indiqué d’attirer l’attention sur des circonstances qui donnent les preuves irréfutables de la solidité et de la propreté des entreprises de celui-ci.
Par ailleurs, nul n’a connaissance récente qu’un opérateur économique ait fait l’objet d’une haine aussi mortelle de la part d’un président de la République en exercice que celle à laquelle Patrice A. G. Talon fut confronté jusqu’à son élection à la tête du Bénin en 2016.
Des raisons d’espérer
Bien que poussé par une haine mortelle qui l’avait amené à traduire en justice son ennemi pour un crime absolument non économique et pour lequel celui-ci avait été entièrement blanchi, Boni Yayi n’avait jamais pu trouver de quoi le tracasser et le persécuter dans ses opérations économiques, par le biais, soit d’un redressement fiscal, soit d’une pénalité économico-sociale de nature à entrainer sa ruine ou des difficultés insurmontables. Quand un ennemi, qui en veut à mort à l’autre, ne parvient pas à cette fin, c’est que ce dernier est doué d’une force et d’une puissance extraordinaires et qu’il n’est affligé d’aucun talon d’Achille.
Sous ce visage, se cachent purement et simplement les reflexes et attachements d’un homme qui pense à tout, avant d’entreprendre et qui travaille et accomplit ses devoirs avec une honnêteté à toute épreuve, ce qui lui permet d’éviter facilement les pièges et de débarrasser ses chemins des écueils susceptibles d’exploitation par un malfaiteur.
Les qualités ci-dessus évoquées sont propres à permettre de faire sans relâche ce qu’on doit faire et d’utiliser les bras qu’il faut pour seconder, afin que le travail à faire ensemble tende vers la perfection.
Les résultats pouvant découler d’une telle rigueur intellectuelle et morale destinent irréversiblement au progrès et au développement solides et ils supposent une mise à jour sans répit, en vue de rester dans l’air du temps qui est à la mondialisation, avec ses nouvelles technologies.
Patrice A. G. Talon n’est manifestement pas resté en marge de cette évolution et des exigences de la mondialisation. On nous dit qu’il brasse des affaires au-delà des frontières nationales qui se portent, au moins, aussi bien que celles de l’intérieur. Il est donc amené par la force des choses à s’ouvrir au monde extérieur et à rester ouvert à tous les courants d’air pour pouvoir communiquer sans entrave avec un monde cosmopolite et divers.
Ce n’est donc pas par hasard qu’il a réussi à amasser, dans la transparence et dans le travail acharné, la fortune sans souillure et sans tâche qui est la sienne.
Ce n’est pas davantage par hasard qu’à la première occasion politique qu’il s’est donnée, il a réussi un coup de maître et que depuis qu’il est devenu le père de notre nation, les actions qu’il mène, les actes qu’il pose et les réflexions qui les inspirent et les entourent, émerveillent et souffrent rarement de contestation de fond. Dans cet ordre d’idées, il n’est personne qui ne soit restée bouche bée, quand il nous donne désormais l’électricité et l’eau sans plus de coupure, lorsqu’il a eu le courage de prendre le risque de faire fonctionner normalement les nouvelles préfectures, avec leurs responsables respectifs dans les chefs-lieux qu’il n’a pas hésité à désigner en tenant uniquement compte de l’intérêt général et du bien commun et au mépris des susceptibilités et considérations égocentriques dont certaines étaient pourtant de nature à flatter son égo personnel.
Il faut être un homme de courage, de conviction et de bien et un patriote solide et inébranlable à la manière du président Justin Tomètin Ahomadégbé auquel des qualités supérieures semblables avaient permis, seul parmi les autres présidents de son temps, de rayonner sur toute l’étendue du territoire national avec des lieutenants comparables comme Adrien Dégbey chez les Adjas, Karl Ahouansou chez les Mina, Emile Poisson, Edmond Dossou-Yovo, Gilbert Kpakpo, François Djibodé Akplogan dans l’Atlantique, Ambroise Agboton à Porto-Novo et ses environs, Robert Adamon dans la vallée de l’Ouémé et au Plateau ou Benoît Capo-Chichi dans les Collines, Taïrou Congakou et Antoine Toko dans l’Atacora, Baba Moussa et Batoko à Parakou, Mama Sambo, Dango Issaka et autres dans le Borgou pour réaliser de tels tours de force.
Le parcours de Patrice A. G. Talon, fondé sur le travail toujours bien fait et sans reproche, est semé d’une chaîne ou kyrielle de réussites solides de toutes sortes et qui sont de nature à assurer à son bénéficiaire une indépendance réelle vis-à vis des hommes et des biens matériels.
Cela donne une puissante force pour réfléchir et agir librement et inscrire facilement toutes ses entreprises dans la perspective de l’intérêt général et du bien commun qui demeurent les seules boussoles qui le guident.
Dans cette hypothèse, il reste alors à comprendre pourquoi les protestants qui s’entredéchiraient depuis au moins vingt ans ont facilement accepté de se réconcilier sous son égide ; les populations ont fini par reconnaître comme un bel acte écologique les dégagements d’espaces dans certaines rues des grandes villes, l’opinion publique, par applaudir des deux mains les luttes contre les diverses fraudes aux examens, contre la corruption, les malversations, les détournements publics et toutes sortes d’enrichissements illicites que permet un travail sans probité intellectuelle et morale, habituel et courant.
En outre, l’homme est doué d’un effacement, d’une simplicité et d’une discrétion légendaires dont les effets libératoires poussent ses interlocuteurs à s’ouvrir et à se confier à lui spontanément, ce qui lui donne d’inestimables occasions d’écoutes, d’informations et de connaissances diverses qui finissent par rendre un homme plein de culture générale.
Il est dommage qu’il y en ait dans ses fréquentations bien des gens qui semblent n’avoir tiré aucun profit de ses qualités intrinsèques supérieures.
On serait même tenté de les accuser d’avoir par leurs infériorités empêché de connaître et d’apprécier plutôt un tel génie dont le contact ne peut avoir pour vertu que d’améliorer.
Les risques que prend Patrice A. G. Talon, sont énormes et réels ; il va de soi que les intérêts personnels, égoïstes et matériels ciblés par ses actions d’assainissement moral ne les laisseront pas faire, les bras croisés. Dès lors , il ne sert à rien de se voiler la face pour nier la menace d’un danger qui ne peut être conjuré que par la mobilisation générale, comme bouclier et rempart, de tous les vrais patriotes attachés sans faiblesse à l’intérêt général et au bien commun pour lesquels Patrice A. G. Talon a juré de travailler sans crainte ni faiblesse.
C’est un homme de parole et pour l’instant, il n’y a personne de son envergure ni de son charisme ni de son autorité morale, forgé à la sueur du front et à la force du poignet pour relever, avec le travail dans l’honnêteté absolue, le défi de la mondialisation posé à la République du Bénin.
S’il s’en trouve réellement un qui a vécu parmi nous et a remarquablement travaillé aussi proprement que lui, qu’on nous le montre tout de suite. Il ne faut pas trop rêver.
Au total, ce qu’on appelle la génération Patrice A. G. Talon, c’est la masse immense de toutes les personnes, sans distinction d’âge, de classe sociale, ni de sexe viscéralement attachées à la réussite uniquement par le travail bien fait, car, Patrice A. G. Talon, c’est ni plus ni moins, un bourreau du travail qui apparait ainsi comme le modèle que l’on gagnerait à tout prix à suivre?
Document de Programme Pays Pnud 2019-2023[/caption]Les acteurs et partenaires du Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) au Bénin étaient en conclave à Cotonou, ce mercredi 21 février. Ils se sont réunis dans le cadre de l’atelier technique de finalisation de la théorie du changement du Document de Programme Pays du Pnud 2019-2023. Un atelier ouvert par Victorien Edé Yaovi, directeur général du financement du développement en présence du représentant résident adjoint du Pnud près le Bénin, Adama Bocar Soko.
Un atelier technique de finalisation de la théorie de changement du Document de Programme Pays du Pnud 2019-2023, a réuni, ce mercredi 21 février à Cotonou, les acteurs et autres partenaires du développement. « La rencontre revêt une importance particulière à maints égards et intervient dans un contexte national marqué par l’adoption et la mise en œuvre depuis 2016 du Pag 2016-2021», rappelle Adama Bocar Soko, représentant résident adjoint du Pnud près le Bénin. Au même moment, poursuit-il, le gouvernement est en train de finaliser un plan national de développement (Pnd) 2018-2025 et son plan opérationnel PC2D 2018-2021. Ces instruments de planification du gouvernement offrent un large éventail des défis de développement que le Bénin devra relever au cours des dix prochaines années.
Au plan international, , enchaîne le représentant résident adjoint du Pnud au Bénin, il y a principalement l’agenda de développement 2030 et ses objectifs de développement durable (Odd) qui sont entrés en vigueur depuis 2016. « L’exercice auquel nous sommes conviés ce jour sera déterminant pour les orientations futures de l’action du Pnud au Bénin », affirme Adama Bocar Soko. En fait, pour les programmes et projets du Pnud, retient le représentant résident adjoint du Pnud près le Bénin, la théorie du changement explique comment et pourquoi une initiative donnée mènera à un changement en matière de développement. Elle doit, selon lui, être guidée par une analyse solide ainsi qu’une réflexion et une consultation approfondies des causes du changement, qui se base sur les données et enseignements disponibles sur ce qui fonctionne bien et ce qui fonctionne moins, ces données provenant des expériences du Pnud et de ses partenaires. La théorie de changement nous aidera également à identifier des solutions permettant d’agir sur les causes et racines des problèmes qui entravent les progrès, et à aider à la prise de décision concernant la meilleure approche à suivre en prenant en compte les avantages comparatifs du Pnud, l’efficacité, la faisabilité et les risques inhérents à tout processus de changement, développe-t-il.
Changement
« Le Pnud se positionne sur les effets 1 et 3 de l’Undaf relatifs à la croissance inclusive forte et durable et à la gouvernance en lien avec ses avantages comparatifs », selon Victorien Edé Yaovi, directeur général du financement du développement du ministère en charge du Plan et du Développement. A cet effet, un draft zéro du document de coopération a été élaboré et est assorti de sa théorie du changement qui prend en compte les offres de services et les enseignements tirés de la mise en œuvre du programme finissant.
L’atelier technique permettra d’analyser et de valider avec les différentes parties prenantes, la théorie du changement et le draft du Cpd 2016-2023. C’est l’occasion plus que jamais de recueillir les commentaires sur ces différents documents, estime-t-il. Le contexte national dans lequel s’élabore le nouveau Cpd est marqué par la finalisation en cours du plan national de développement et du Pc2D. Le programme d’action du gouvernement, à travers son premier pilier, à savoir consolider la démocratie, l’Etat de droit et la bonne gouvernance, a mis l’accent sur les idées fortes ci-après : accès à la justice, les droits humains et la lutte contre la corruption, accélération des réformes, modernisation de l’administration, décentralisation et participation citoyenne et la consolidation de la cohésion sociale, de la paix et de la sécurité. Ces idées sont bien en phase avec le leitmotiv "tous unis dans l’action…", retient le directeur général.
Le ministère du Plan et du Développement dans sa mission, se résout tous les jours à traduire ses priorités en stratégies de développement?

La Banque mondiale fait de la question du genre l’une des pierres angulaires de ses interventions dans les pays en développement. CarenGrown, directrice principale Egalité des genres à la Banque mondialeexplique les approches de l’institution financière internationale. Pour elle, investir dans l’égalité des sexes est un gage de croissance économique résiliente et inclusive.
La Nation : La problématique du genre est devenue un enjeu de développement international, au point de préoccuper la Banque mondiale. Quelle lecture la Banque fait-elle de la situation du genre en Afrique ?
CarenGrown :Le genre fait partie des prioritésde la Banque mondiale depuis quelques années. Il est évident qu’avec la recherche et les expériences de chaque pays, on ne peut pas ignorer la contribution de la moitié de la population et se développer. Le fait de ne pas investir dans l’égalité des sexes dans un pays a un impact négatif sur le développement économique et social. Cet impact est estimé à des milliers de milliards de dollars. Lorsqu’on réduit les inégalités hommes-femmes dans tous les domaines, cela induit une amélioration extrêmement importante du bien-être de la famille, de la société et le développement économique national.
Des recherches agricoles faites dans six pays africains ont prouvéque l’accès inégalitaire des femmes au foncier se répercute négativement sur les rendements, du fait de leur faible capacité à embaucher la main-d’œuvre et à accéder aux ressources productives. Les difficultés d’accès des femmes à la terre ont des répercussions directes sur la pauvreté.Le faible accès des femmes au foncier dans certains pays demeure l’un des problèmes cruciaux de développement.S’il y a un investissement conséquent pour les agricultrices dans le domaine de la technologie, des intrants et de la transformation, on pourra réduire le gap dans le domaine foncier. C’est cela une politique économique intelligente.
Quelles réponses la Banque mondiale apporte-t-elle aux inégalités des genres en Afrique?
La Banque mondiale intervient aux côtés des pays pauvres d’Afrique pour réduire les inégalités du genre. Notre appui se manifeste dans les secteurs de l’éducation, de la santé et de la protection sociale, pour l’ensemble de la population, et pour les femmes en particulier. C’est parce qu’elles ne bénéficient pas d’un certain nombre de services dans le domaine de la santé par exemple qu’on continue d’enregistrer de forts taux de mortalité maternelle. Les services de planning familial ne sont pas assez développés. Il en est de même de la protection sociale qui n’arrive pas encore à cibler tous les besoins spécifiques des femmes. La Banque mondiale a inclus la préoccupation de l’abandon de l’école dans son appui au secteur de l’éducation. Nous sommes convaincus qu’une fille qui bénéficie d’une éducation de qualité et qui suit normalement son cursus scolaire de la maternelle jusqu’au supérieur, peut bénéficier des opportunités économiques et participer pleinement au développement de son pays. Tous nos programmes dans les secteurs sociauxprennent en compte le genre.
Comment réduire concrètement les disparités homme-femme à l’école ?
Dans le secteur de l’éducation, il y a un grand besoin lié à la qualité de l’éducation des filles. La Banque mondiale intervient à ce niveau pour aider à corriger les disparités. Les conditions à l’écoledoivent répondre aux besoins des filles. Dans le domaine de l’hygiène, elles ont besoin par exemple d’avoir des latrines séparées que les garçons pour se sentir à l’aise. Outre l’attention qui doit être accordée à l’éducation de base, les enseignements secondaire et supérieur doivent préparer les filles au marché du travail. Car, à ce niveau, il y a beaucoup de contraintes liées à leur accès à l’emploi. Pourtant, les filles et les femmes possèdent d’énormes capacités qui sont malheureusement peu valorisées. Elles s’orientent plus vers les secteurs qui offrent moins d’opportunités. Cela s’observe déjà dans le choix des métiers où très peud’entre elles s’intéressentaux métiers dits masculins. Si nous aspirons à la prospérité, il faut amener toute la population vers les opportunités et les secteurs porteurs d’avenir.Il faut absolument combler les écarts à ce niveau en faisant accroître le nombre de femmes dans les domaines de la science, la technologie, l’ingénierie et les mathématiques.
Dans le domaine agricole, on note une forte présence féminine dans l’agriculture de subsistance. Très peu d’entre elles se retrouvent dans la transformation agricole qui offre d’énormes possibilités. Des opportunités de formation doivent être disponibles pour les femmes n’ayant pas la possibilité de poursuivre les études supérieures au même titre que les hommes et nos programmes dans plusieurs pays africains appuient ce type d’effort.
Au cours de votre séjour, vous avez visité certaines réalisations du Projet Emploi des Jeunes (Pej). Quelles leçons tirez-vous de vos observations ?
J’ai été vraiment impressionnée par le Projet Emploi des Jeunes qui œuvre à offrir les mêmes chances de formation aux filles qu’aux garçons. Au cours de mon séjour, j’ai visité deux différents sites. Le premieroffre des formations aux jeunes sans emplois. Bienqu’il ne s’agisse pas d’un centre de formation formel, les jeunes filles bénéficient des aptitudes axées sur la confiance en soi,la capacité entrepreneuriale et managériale, le respect de soi et de l’autre. A travers les discussions que nous avons eues avec elles, on a noté qu’elles s’y intéressent beaucoup et cela se voit dans leurs comportements. Elles sont ambitieuses et déterminées. Nous avons fait le même constat chez les hommes inscrits dans ce programme.
Le deuxième site que nous avons visité est un centre de formation dédié aux métiers dits masculins où nous avons échangé avec des femmes en formation pour devenir des mécaniciennes, des menuisières, des plombières. Pour ces femmes, apprendre ces métiers relève d’une vocation. C’était formidable quand elles nous ont exposé leurs expériences et ambitions. Elles sont très accrochées à leurs métiers et n’entendent céder à aucune pression extérieure pour les abandonner. Elles veulent devenir des pionnières pour servir d’exemples et de modèles aux autres jeunes filles. C’était une chance pour nous de visiter ces deux sites de formation soutenus par le Pej.
Au Bénin, le genre suscite beaucoup de débats, notamment l’autonomisation et l’accès des femmes aux instances décisionnelles. Quel accompagnement la Banque mondiale apporte-t-elle à ce challenge ?
Ces questions ont été soulevées par plusieurs personnalités qui m’ont reçue au cours de mon séjour, notamment le président de l’Assemblée nationale, Adrien Houngbédji qui nous a fait part de son inquiétude à résoudre cette équation. Les femmes sont faiblement représentées à l’hémicycle. Il y a un engagement du pays à relever ce défi. La Banque mondiale n’intervient pas directement dans le domaine de l’organisation des élections, le positionnement des femmes sur les listes électorales ou encore la gestion des campagnes électorales, mais elle n’est pas pour autant indifférente à la question de la représentativité des femmes au sein des instances de prise de décision. Elle travaille à développer des systèmes dans lesquels ces différents domaines trouvent des idées. Elle essaie également de développer des stratégies pour inverser les tendances au niveau des instances décisionnelles.
Par exemple, nous encourageons un plus grand nombre de femmes àembrasser des positions de leadership dans les secteurs de l’électricité et de l’eau.Ces expériences peuvent être également traduites en politique. La Banque mondiale travaille beaucoup avec les secteurs publics et privés notamment la SFI (Société financière internationale) qui veille à assurer une forte représentativité des femmes au sein des Conseils d’administration des sociétés. Du fait de la forte implication des femmes, le secteur privé est en avance sur le secteur public parce qu’il a plus de capacité à vendre, à réaliser des bénéfices et à faire des retours sur investissement.
Relativement à la question de l’autonomisation des femmes, la Banque mondiale a mis en place un programme qui mobilise plus d’un milliard de dollars au profit du secteur privé pour appuyer directement les femmes à accéder aux crédits. Ce programme est destiné au financement des petites et moyennes entreprises à travers des prêts et des contraintes non financières telles que la formation, l’accès au marché, l’amélioration des chaînes de valeurs. Les dirigeants africains doivent modifier les lois de sorte à réduire les contraintes aux femmes en vue de leur pleine participation au développement.L’épanouissement et l’autonomisation de la femme sont bénéfiques à toutes les nations.
La Banque mondiale a engagé depuis la semaine dernière, des discussions sur le nouveau cadre de partenariat avec le Bénin. Le genre fait-il partie de sa nouvelle stratégie ? Si oui, comment cela se traduit ?
Absolument ! Le genre est une des priorités principales de la Banque mondiale au Bénin. Son nouveau cadre de partenariat avec le Bénin est basé sur trois piliers. Le premier vise la productivité et la compétitivité. Le deuxième s’appuie sur le développement du capital humain et le troisième concerne la résilience face au changement climatique. Il y a des actions transversales et spécifiquesà chaque pilier en faveur des femmes. Il y a un cadre de résultats qui suit l’évolution dans ces différents domaines. Le gouvernement, le secteur privé, les partenaires au développement et la société civile peuvent y apporter des appréciations. Ce cadre qui est développé au Bénin peut éventuellement servir de modèle pour d’autres pays africains.
Quel est votre mot de fin ?
La question des violences faites aux femmes et aux filles préoccupe énormément la Banque mondiale.L’augmentation des violences et des inégalités a un impact négatif sur la croissance économique. Il importe de trouver des approches dans les lieux de travail, des espaces publics ou dans les maisons pour sensibiliser contre ce phénomène. Malheureusement, cela s’observe aussi dans le secteur de l’éducation. Nous avons mis en place un programme de bourses dans ce domaine pour combattre les violences basées sur le genre. C’est une initiative de la Présidence de la Banque mondiale qui alloue en moyenne un million et demie de dollars chaque année au profit d’une douzaine de bourses. Nous sommes en train de créer une communauté internationale où les gens peuvent partager des bonnes pratiques en faveur de la lutte contre les violences basées sur le genre.
Pour terminer, je voudrais partager mon optimisme concernant la nouvelle génération des jeunes filles. Cependant, afin que ces filles puissent atteindre tout leur potentiel, il faut agir sur « l’écosystème ». C’est-à-dire structurellement, économiquement, socialement et culturellement. Cet « écosystème » ne s’arrête pas aux frontières du Bénin, car la problématique de l’égalité entre les sexes existe au niveau mondial. En conséquence, la Banque mondiale se positionne comme un partenaire pour tous les pays afin de contribuer aux échanges des bonnes pratiques, à la mobilisation des acteurs au niveau trans-national, et à un engagement dans tous nos programmes, y compris ici au Bénin, pour promouvoir un développement inclusif et réussi.
Société 22 févr. 2018

L’île en face de Gaya, au Niger, était à l’honneur, ce mercredi 21 février. Avant de prendre part aux travaux de la Conférence administrative départementale (Cad) de l’Alibori délocalisée à Malanville, les membres y ont d’abord été conviés pour la cérémonie de montée des couleurs. C’était l’occasion pour le préfet Mohamadou Moussa de marquer la présence du Bénin sur cet espace.
L’île en face de Gaya fait partie des localités dont la propriété a été attribuée au Bénin, alors qu’il disputait l’île de Lété avec le Niger. Il ne lui restait qu’à matérialiser sa présence sur les lieux. Ayant eu l’occasion de le faire, en marge de la Conférence administrative départementale qu’il a délocalisée à Malanville, ce mercredi 21 février, le préfet de l’Alibori, Mohamadou Moussa, y a présidé une cérémonie symbolique de montée des couleurs.
En prenant cette initiative, il a tenu à réaffirmer l’appartenance de cette île à l’Etat béninois. L’occasion a également permis aux populations qui y vivent, de se rendre compte qu’elles sont bel et bien des Béninois à part entière.
Se réjouissant du choix portée sur sa commune d’accueillir la deuxième session de cette Conférence administrative départementale de l’Alibori au titre de 2018, le maire Inoussa Dandakoé, a également tenu à les rassurer de leur appartenance à une entité nationale. Il a ensuite émis le souhait que l’île soit viabilisée, à travers la construction de quelques infrastructures sociocommunautaires.

Le Conseil des ministres s'est réuni, mercredi le 21 février 2018, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l'Etat, chef du gouvernement.
Plusieurs dossiers ont été examinés au cours de la séance.
I. Au titre des mesures normatives.
Le Conseil a adopté les décrets suivants :
1-1. Décret portant création, attributions, organisation et fonctionnement de la Commission nationale ad hoc chargée d'élaborer les décrets et arrêtés d'application de la loi n° 2015-18 du 1er septembre 2017 portant statut général de la Fonction publique.
La nouvelle loi sur la Fonction publique a prévu, en son article 395, la prise de textes d'application, pour fixer les modalités de mise en œuvre de certaines de ses dispositions. Il s'agit précisément de quarante-sept (47) décrets et de huit (08) arrêtés.
La rédaction de ces textes nécessite la mise en place d'une commission qui procédera, avec l'expertise et la célérité requises, à l'accomplissement de cette tâche en vue de la parution rapide de ces actes réglementaires.
La commission ainsi créée comprend des représentants de l'Administration centrale, des départements, des collectivités territoriales, ainsi que des universitaires, des partenaires sociaux et des personnes ressources.
1-2. Décret portant modification des articles 1er et 2 du décret n° 98-453 du 8 octobre 1998 fixant les modalités d'application de la loi n° 90-02 du 9 mai 1990 portant code des investissements telle que modifiée par la loi n° 90-33 du 24 décembre 1990.
La demande croissante des pays de l'hinterland en produits pétroliers a rendu nécessaire, l'extension au domaine des hydrocarbures, des activités de sociétés éligibles aux régimes spécifiques du code des investissements. Ainsi, le nouveau décret intègre la construction et l'exploitation de dépôts d'hydrocarbures liquides, gazeux et dérivés.
A terme, il est attendu que le volume des investissements dans ce domaine s'accroisse de façon considérable. Ces investissements contribueront à renforcer les capacités de stockage et de distribution du Bénin en ces produits, ce qui le conforte dans sa vocation de pays de transit et de services pour ses voisins ne disposant pas de façade maritime.
I-3. Décret portant nomination des membres du Conseil d'administration de l'Agence pénitentiaire du Bénin.
L'Agence pénitentiaire du Bénin a été créée par le Gouvernement en décembre 2017 en vue d'assurer une gestion déconcentrée et efficiente du patrimoine et des ressources dans ce secteur et d'asseoir une administration pénitentiaire pertinente.
L'installation du Conseil d'administration de cette agence permet d'engager de façon diligente, la mise en œuvre de la politique pénitentiaire du gouvernement. En perspective, l'accentuation des efforts en vue de l'amélioration des conditions de détention dans notre pays en les élevant aux normes internationales prescrites en la matière.
Le garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation est instruit de conduire efficacement ces réformes.
II- Au titre des communications
Sous cette rubrique, le dossier suivant a été approuvé :
II-1. Mise en formation initiale de soixante-dix-sept (77) auditeurs de justice.
Le Conseil a approuvé cette communication du garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation, qui lui permet de mettre en formation initiale soixante-dix-sept (77) auditeurs de justice en vue du renforcement du personnel magistrat au sein des juridictions nationales.
Les auditeurs effectueront deux années de formation académique et de stage, complétées par des sorties pédagogiques externes dans un pays de la sous-région.
Le ministre de l'Economie et des Finances mettra à disposition les ressources nécessaires pour couvrir les frais qu'engendre ladite formation.
III- Compte rendu
Le garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation a rendu compte au Conseil, de la décision prise par le président de la République, par décret présidentiel, et en vertu des prérogatives que lui confère l'article 60 de la Constitution, de commuer les peines de mort prononcées par les juridictions nationales en peine de réclusion criminelle à perpétuité. Il en résulte qu'aucune personne condamnée à mort ne se trouve dans les prisons du Bénin.
Cette décision est la conséquence de la position de notre pays en faveur de l'abolition de la peine de mort, et de la ratification par l'Etat du deuxième protocole facultatif au Pacte international relatif aux droits civils et politiques.
La Cour constitutionnelle avait déjà, dans sa décision Dcc 12-153 du 04 août 2012, jugé « qu'aucune disposition légale ne doit plus faire état de la peine de mort » et dans celle Dcc 16-020 du 21 janvier 2016, que l'entrée en vigueur de ce deuxième protocole facultatif suscité « rend inopérantes toutes les dispositions légales prévoyant comme sanction la peine de mort ».
C'est donc pour toutes ces raisons, et pour tenir les engagements du Bénin au plan international, que le président de la République a pris cette décision majeure au plan de la promotion des droits humains.
Dans le respect des procédures établies, le Conseil supérieur de la magistrature en a été saisi, et a donné son avis favorable le 15 février 2018. Le président de la République a, le même jour, pris le décret qui consacre cette mesure, permettant ainsi à notre pays de se hisser au rang des Nations modernes qui prônent le respect de la vie humaine.
IV- Rubrique des rencontres et manifestations internationales.
Le Conseil a autorisé :
- la participation du ministère de l'Agriculture, de l'Elevage et de la Pêche, à la trentième Conférence régionale de la FAO pour l'Afrique, à Khartoum au Soudan, du 19 au 23 février 2018 ;
- la participation du Bénin aux réunions statutaires de l'Organisation des producteurs de pétrole africains (APPO) du 19 au 30 mars 2018 ;
- l'organisation, à Cotonou, du 17 au 21 avril 2018, de la septième édition du Salon africain de l'Invention et de l'Innovation technologique (SAIIT).
V- Au titre des mesures individuelles
Les nominations suivantes ont été prononcées :
-Ministère de la Justice et de la Législation,
Greffier en chef de la Cour suprême :
Monsieur Prosper DJOSSOU
Après avis du Conseil supérieur de la magistrature,
? A la Cour suprême,
Président de la Chambre judiciaire :
Monsieur Sourou Innocent Avognon
Procureur général :
Monsieur Onésime Gérard
Madodé
? A la Cour d'appel de Parakou :
Président :
Monsieur Edouard Ignace Gangny
? A l'Inspection Générale des Services Judiciaires
Inspecteurs :
- Monsieur Arsène Capo-Chichi
- Monsieur Jean Stanislas Sant’Anna
- Madame Jeanne-Agnès Ayadokoun
-Au ministère de l'Economie et des Finances
Sur proposition du ministre,
Coordonnateur national de l’Unité technique d’appui à l’ordonnateur national du Fonds européen de Développement ;
Monsieur Septime Ulrich C. Azonnoudo
Fait à Cotonou, le 21 février 2018
Le secrétaire général du gouvernement
Edouard Ouin-Ouro
Des populations de Lokossa dénoncent la qualité des travaux[/caption]Un mouvement d’humeur a été organisé, ce mercredi 21 février à Lokossa, par l’Observatoire des jeunes pour le développement de la ville. Il vise à dénoncer la qualité des travaux en cours dans le cadre de la réhabilitation de la route Comé-Lokossa-Dogbo (Colodo) et à réclamer l’aménagement d’un carrefour giratoire au niveau du quartier Glogbonou.
Les manifestants ont barricadé la route à trois différents niveaux en bloquant le trafic dans les deux sens. Des bouchons de plusieurs dizaines de mètres ont été observés, de part et d’autre, sur la voie, malgré l’intervention forces de l’ordre. Les barricades ne seront levées que grâce à l’intervention du député Dakpè Sossou, du préfet du Mono Komlan Zinsou et du maire de la ville, Pierre Awadji.
Les manifestants dénoncent, entre autres, la qualité de réalisation des ouvrages d’assainissement à certains niveaux et l’état de l’intersection entre le collecteur principal de la ville et le caniveau du tronçon menant vers la direction départementale des Infrastructures et des Transports. Ils ont réclamé non seulement la correction de cet état de choses mais aussi revendiqué l’aménagement d’un carrefour giratoire au quartier Glogbonou. Selon eux, ce carrefour doit avoir, tout au moins, un diamètre de 50 m ou de 30 m. Ce carrefour situé au quartier Glogbonou est le croisement des voies Lokossa-Dévé via Ouèdème-Adja ; Lokossa-Dogbo et Lokossa-Cotonou en traversant Ouidah, Comé, Houéyogbé et Athiémé.
Le calme est revenu plus tard et l’exécution du chantier se poursuit. Des préoccupations des manifestants ont été évoquées à la session de la Conférence administrative départementale (Cad), du Mono, tenue dans la soirée d’hier à la préfecture de Lokossa. Occasion pour Justin Assion, directeur départemental en charge des Infrastructures et des Transports, d’indiquer que « c'est ce qui est prévu dans le cahier des charges que l'entreprise réalise ». Le carrefour giratoire réclamé n’est pas prévu ; mais il rassure cependant que « l’aménagement en cours de réalisation sera fait de sorte à éviter des conflits de trafic au niveau du carrefour ». A l’en croire, il n’est plus possible, à l’étape actuelle, d’intégrer la préoccupation des manifestants au risque de casser beaucoup d’habitations alors que le budget du chantier n’est pas extensible.
Préoccupé par un retour à la paix durable dans la ville, le préfet a initié aussitôt à la fin de la Cad, une autre rencontre d’explications sur le sujet. Cette séance a réuni une délégation des manifestants, le maire de la ville, la mission de contrôle et l’entreprise adjudicataire.
Désiré C. VIGAN
A/R Mono-Couffo
Les festivités officiellement lancées hier à Adjohoun[/caption]Les manifestations festives entrant dans le cadre de la neuvième édition de la fête de retrouvailles des filles et fils de la Vallée de l’Ouémé baptisée Wémèxwé ont démarré sur les chapeaux de roue, ce mercredi 21 février à Adjohoun.
La neuvième édition de la fête Wémèxwé a démarré hier, après moult tergiversations. Le coup d’envoi des festivités a été officiellement donné, ce mercredi 21 février, sur le terrain de sport du Collège d’enseignement général d’Adjohoun, commune retenue pour abriter les manifestations cette année. La cérémonie officielle a démarré par un culte d'une église du christianisme céleste célébré par le chef suprême mondial, le révérend Benoît Bennett Adéogun.
A l’occasion, le maire d’Adjohoun, Léon Bokovè, a invité les uns et les autres à cesser de voir la politique à travers la fête. Il s’agit d’une manifestation annuelle qui vise à célébrer le patrimoine culturel de la Vallée de l’Ouémé regroupant les communes de Bonou, de Dangbo, des Aguégués et d’Adjohoun, fait observer l’autorité communale. Le coordonnateur général de l’association Wémèxwé abonda dans le même sens. Antoine Bonou appelle à l’unité des filles et fils de la région Wémè. Il faut qu’ils se tiennent par la main pour sortir les quatre communes de l’ornière. Le coordonnateur général remercie le gouvernement pour son soutien substantiel qui a favorisé la tenue des manifestations. Antoine Bonou dit rester ouvert pour accueillir tous les Wémènou inscrits dans la même direction que la coordination générale. Il tend ainsi la main à l’aile dissidente de cette association qui réclame à tue-tête le respect de l’autorité de l’ordonnance n°002/CR1/2017 du 12 janvier 2017 du juge des référés du Tribunal de première classe de Porto-Novo qui a suspendu l’organisation de la huitième édition de cette fête, l’année dernière, et renvoyé les deux parties à la réconciliation.
Aucun membre des dissidents n’était d’ailleurs hier à la cérémonie de lancement. Qu’à cela ne tienne ! L’édition 2018 de cette fête a pris son envol sur les chapeaux de roue. Les activités s’étalent jusqu’au dimanche 25 février prochain, où il est prévu l’apothéose avec un culte de l’église catholique qui sera présidé par l’évêque du diocèse de Porto-Novo, Monseigneur Aristide Gonsallo. Devraient suivre les réjouissances populaires avec des tableaux d’animations culturelles puis la cérémonie de clôture de la neuvième édition de la fête.
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Mais avant dimanche prochain, la coordination générale épluche l’agenda des festivités. C’est ainsi qu’après le culte du christianisme céleste dans la matinée de ce mercredi, elle a procédé dans l’après-midi, à l’inauguration d’un module de trois salles de classe plus bureau et magasin réalisé à l’école primaire publique de Kpatinsa-Siliko dans l’arrondissement d’Akpadanou, commune d’Adjohoun. Les activités se poursuivent, ce jeudi 22 février, avec plusieurs manifestations au programme, dont un géant carnaval qui va sillonner les quatre communes pour amorcer les festivités. Il y aura aussi le lancement officiel de la foire économique de la Vallée de l’Ouémé qui mobilisera artisans, producteurs, éleveurs et promoteurs de services divers autour des produits locaux du terroir Wémè. Elle est par ailleurs la réponse à un besoin de brassage qui promeut la consommation locale pour une meilleure croissance économique.
L’agenda des festivités a inscrit au programme demain, vendredi 23 février, l’organisation d’un forum pour réfléchir sur le développement de la Vallée de l’Ouémé, notamment les mécanismes favorables à la mise en œuvre d’un système d’intercommunalité entre les collectivités locales des quatre communes. Cette rencontre mobilisera des cadres et des experts de la question et vise à mettre en place une plate-forme d’actions pour le développement harmonieux et communautaire du pays Wémè. Il est prévu, ce même vendredi, un culte des églises évangéliques et celui des religions endogènes puis le tournoi de football, de handball et de quille.
La journée du samedi 24 février prochain sera aussi sans repos. La coordination générale annonce l’organisation d’un concours de la langue Wémègbé. Cette compétition vise surtout à promouvoir l’identifiant linguistique du pays Wémé dans le monde. Cette activité est l’innovation de cette année. Elle sera ensuite suivie, toujours ce même samedi, des cultes de l’église protestante méthodiste et de la religion musulmane.
Le Maire de Nikki[/caption]Des élus communaux de Nikki avec à leur tête, le maire Oumarou Lafia étaient, mardi 20 février dernier, à l’usine Mci de leur localité. L’occasion leur a permis de s’enquérir de l’évolution du travail, en ce qui concerne l’égrenage du coton de leurs producteurs ainsi que de ceux des communes environnantes.
Comme dans la plupart des communes du Borgou et de l’Alibori, il reste encore du coton à évacuer des champs et des marchés autogérés à Nikki vers les usines. La situation inquiète le maire Oumarou Lafia. Accompagné des membres de son conseil communal, il a effectué une descente à l’usine Mci installée sur son territoire, mardi 20 février dernier.
En effet, le problème de manque de camions se pose pour évacuer les dernières récoltes de coton vers cette usine. A cela, il faudra ajouter les risques d’incendies dans les marchés autogérés, de sorties frauduleuses du coton vers le Nigeria, sans oublier la saison des pluies qui s’approche. Cette situation donne de l’insomnie aux producteurs.
Et pourtant, rassure le chef de l’administration de l’usine, Sylvestre Anato, après 55 jours d’activité, l’égrenage du coton se déroule sans grandes difficultés. Près de 13 000 tonnes de coton ont déjà été égrenées, alors qu’il est prévu 45 000 tonnes. « Nous envisageons constituer des stocks en procédant à l’enlèvement de tout ce qu’il y a encore dans les marchés de commercialisation, avant que les pluies ne s’installent », a-t-il poursuivi.
Ne pouvant pas rester insensible face à ce que vivent les producteurs, le maire a invité les responsables de l’usine à accélérer leur processus de stockage du coton, comme ils avaient l’habitude de le faire par le passé. Ce qui, selon lui, permettra de sécuriser ces récoltes. Il a également exhorté les producteurs à faire diligence pour envoyer leur coton. Par rapport au manque de camions, Oumarou Lafia a promis se rapprocher des responsables des transporteurs pour le régler. « L’objectif, c’est qu’au cours des tout prochains jours, le maximum de coton de Nikki et des autres communes environnantes se retrouve à l’usine », a-t-il insisté.
Cette année, le Bénin a encore enregistré une production record. Mais se retrouvant avec leurs récoltes sous les bras, les producteurs craignent d’avoir fourni tous ces efforts pour rien.