La Nation Bénin...
Nouvelles
Réhabilitation de la route Comé-Lokossa-Dogbo: Les travaux évoluent, non sans désagréments[/caption]La route Comé-Lokossa-Dogbo (Colodo) avance désormais à un rythme soutenu. Du moins, c’est le cas à Lokossa, chef-lieu du département du Mono où la main-d’œuvre est actuellement concentrée. L’exécution des travaux s’intensifie notamment au niveau du grand carrefour giratoire non loin de la mairie. La double voie traversant la ville se recouvre aussi de bitume par endroits, au grand bonheur des populations. Mais cette joie est parfois mitigée par des désagréments subis.
Au quartier Glo-Guinkonmè, par exemple, la distribution de l’eau potable se rationalise, depuis quelques jours, chez les riverains de la voie. Plusieurs autres maisons, situées au cœur de la ville, vivent la même misère. Des robinets ne coulent plus l’eau potable que le matin pendant quelques minutes, puis plus rien jusqu’au soir.
Aussi l’accès aux domiciles situés en bordure de la route est-il devenu difficile, de même que la sortie de plusieurs ruelles. Pas facile non plus de se frayer un chemin sur l’axe Lokossa-Dogbo. L’espace de circulation est partagé entre les ouvriers, les engins et les véhicules des usagers.
Plus criants, sont les cas d’accidents qui s’enregistrent déjà sur la route. Ils seraient dus, pour la plupart, aux caniveaux d’assainissement non encore fermés. Spécifiquement à Sè, arrondissement de Houéyogbé, la dépression en rajoute à la phobie des ouvrages d’assainissement. Plusieurs véhicules ont déjà terminé leur course dans des caniveaux de Colodo.
Rappelons que les travaux étaient suffisamment avancés dans les autres villes telles que Comé, Houéyogbé et Dogbo.
Désiré C. VIGAN
A/R Mono-Couffo

L’Assemblée nationale devra se prononcer incessamment sur la demande de levée d’immunité parlementaire de certains députés et des dossiers de poursuites devant la Haute cour de justice d’anciens ministres du régime passé contre qui pèsent certaines charges. Cette saisine du Parlement par la justice via le gouvernement marque le début d’une périlleuse procédure parlementaire sur fond de grandes manœuvres politico-politiciennes à issue incertaine.
Une patate chaude attend les députés de la septième législature à la première session ordinaire de l’année 2018 qui s’ouvre en avril prochain. Il s’agit des dossiers de poursuites des anciens ministres Komi Koutché, Valentin Djénontin et Fatoumatou Amadou Djibril ayant tous servi sous le régime passé. Les deux premiers sont poursuivis pour les dossiers de malversations financières dans la gestion de la filière coton de la période de 2013 à 2015 pour le compte de la Société nationale pour la promotion agricole (Sonapra). Ils étaient respectivement ministre chargé de l’Economie et des Finances et ministre chargé de la Justice et président de commission à la Centrale d’achat des intrants coton. Quant à Fatouma Amadou Djibril, alors ministre chargée de l’Agriculture, elle est citée dans une procédure de détournement de fonds à l’ex-Office national pour la sécurité alimentaire (Onasa).
La Justice, via le ministre de la Justice, a demandé la poursuite de ces trois anciens ministres devant la Haute cour de justice. Une autre procédure, cette fois-ci, de levée d’immunité parlementaire est engagée contre les députés Idrissou Bako, alors directeur général de l’ex-Sonapra et Mohamed Atao Hinnouho poursuivi, pour sa part, dans une affaire de flagrant délit de trafic de faux médicaments.
Selon des indiscrétions, Valentin Djènontin semble faire l’objet de deux procédures, l’une pour la levée de son immunité et l’autre de poursuite devant la Haute cour de justice. Ces différents dossiers sont pendants devant le tribunal de première instance de première classe de Cotonou où répondent déjà les autres prévenus non ministres. Certains d’entre eux sont déjà en détention préventive aussi bien pour les affaires Onasa, Sonapra que pour le trafic illicite de faux médicaments.
Ces scandales financiers, faut-il le rappeler, à l’exception de l’affaire de faux médicaments, ont été révélés par des audits commandités par le gouvernement dans ces différentes entreprises publiques et qui ont fait l’objet de décision en Conseil des ministres.
Ces demandes de levée d’immunité parlementaire et de poursuite d’anciens ministres ne manqueront pas d’agiter bientôt l’Assemblée nationale appelée à examiner ces dossiers et à y donner suite. A l’étape actuelle de la procédure, il est difficile d’envisager la décision que prendra le Parlement, c’est-à-dire si les députés vont livrer ou non leurs collègues ou ces anciens ministres.
Ça passe ou ça casse !
Mais à voir la configuration politique actuelle du Parlement, il est fort probable que la procédure aboutisse. Puisqu’en cette matière, la loi exige seulement un vote à la majorité absolue des députés pour ce qui est de la demande de levée d’immunité parlementaire. Ce qui fait 42 députés sur les 82 que compte actuellement la septième législature après le décès du député Prd, Janvier Donwahoué. Il est requis les deux tiers, soit 55 voix favorables, pour la demande de poursuite des anciens ministres devant la Haute cour de justice. L’obtention de cette majorité, cas par cas, des différentes personnalités concernées ne devrait pas trop poser de problème pour le gouvernement. Ce dernier dispose actuellement de 61 députés regroupés au sein du Bloc de la majorité parlementaire (Bmp). Ce nombre dépasse largement de loin les 42 et les 55 voix favorables exigées respectivement par l’article 71.6 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale et 137 de la Constitution béninoise. C’est dire que, sauf cataclysme politique, l’étau se resserre autour des anciens ministres Komi Koutché, Fatouma Amadou Djibril et les députés Atao Mohamed Hinnouho, Idrissou Bako et Valentin Djénontin.
Ce dossier est un test grandeur nature pour les députés du Bmp qui doivent traduire en acte concret leur volonté d’accompagner les actions du chef de l’Etat. L’issue de ce scrutin plein de suspenses témoignera de leur sincérité et de leur fidélité. Mais en clair, le chef de l’Etat qui a échoué à un doigt près pour le projet de révision de la Constitution en 2017, ne se laissera pas aussi faire. Chat échaudé craignant l’eau froide, il prendra certainement toutes les dispositions politiques nécessaires pour éviter des déperditions de voix. Des procurations pourront certainement être arrachées à certains députés Bmp qui pourraient être soupçonnés de faire un double-jeu, une fois seul dans l’isoloir. Puisque le vote est dans les cas ici à bulletin secret.
Les députés et anciens ministres poursuivis, eux aussi, ne resteront pas les bras croisés. Chacun d’eux cherchera à se tirer d'affaire. Ils feront feu de tout bois pour que ne soit atteinte cette majorité absolue de 42 voix favorables contre les députés, et la majorité qualifiée des deux tiers pour les anciens ministres. C’est d’ailleurs encore frais dans les mémoires le cas du député Barthélemy Kassa qui a réussi à faire échec, le 20 août 2015, à la demande de levée de son immunité parlementaire qu’avait formulée le gouvernement. Lequel avait déclenché contre lui une procédure judiciaire pour des actes de malversations financières qu’il aurait commis dans la gestion du programme néerlandais Ppea II, au moment où il était ministre chargé de l’Eau. La procédure avait été rejetée par le Parlement par 45 voix contre et 38 voix pour; ce qui a fait foirer la comparution du député. Les loups ne se mangent pas entre eux, diraient certains. Mais tel sera-t-il encore le sort des présentes saisines de demande de levée d’immunité parlementaire ou de poursuite des anciens ministres épinglés? La suite de la procédure va nous édifier.

Sept mois après le démarrage effectif du projet de protection de la côte à l’Est de Cotonou, le chef de l’Etat, Patrice Talon, a effectué une première descente sur le terrain pour constater l’avancement des travaux. Après les trois sites qu’il a visités, ce jeudi 15 février, accompagné du ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Tonato, il s’est dit satisfait de l’évolution du chantier qui sera probablement livré en décembre 2018 au lieu de mars 2019 comme prévu selon les explications des responsables de l’entreprise Bell Sea en charge des travaux.
Le projet de protection de la côte à l’Est de Cotonou tient à cœur au président de la République, Patrice Talon. Ne voulant plus rester dans les bureaux pour être informé de l’évolution des travaux, il a fait sa première descente sur le chantier hier. Après une visite des trois sites, suivie des explications des responsables de l’entreprise Bell Sea et des cadres du ministère du Cadre de vie et du Développement durable, en ce qui concerne les sept épis à construire, il est satisfait du niveau actuel du chantier.
« Nous avons été ravis d’accueillir aujourd’hui le chef de l’Etat sur ce chantier. C’est un jour de joie pour nous », se réjouit le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Tonato. Ce sont les résultats qui comptent pour le chef de l’Etat ; c’est pourquoi, il a attendu sept mois après le démarrage des travaux avant de venir voir du concret pour donner des orientations qui s’imposent, explique-t-il.
En avril 2016, rappelle José Tonato, toute la côte était en émoi, en détresse. « Les populations ne savaient pas à quel saint se vouer, elles ne dormaient pas profondément », souligne le ministre en charge du Cadre de vie. Il y avait, dit-il, un déferlement des vagues de la mer. Car, le projet a été laissé dans sa phase 1. « On avait fait des études qui ne correspondaient pas aux problèmes posés », regrette José Tonato qui rappelle également que les épis ont été réalisés, mais que le sable n’a pas été dragué dans les tessons. C’est ainsi que le nouveau gouvernement est monté au créneau, sur les instructions du président de la République. Et en moins de six mois, plus de 40 milliards de francs Cfa ont été mobilisés avec la participation du Bénin à hauteur de 12 % du financement total.
Un taux d’exécution physique de 40 %
A la date d’aujourd’hui, le taux d’exécution physique des travaux est d’environ 40 % avec moins de 30 % de taux d’exécution financière. Pour José Tonato, c’est des épis à construire, c’est le dragage à faire pour recharger la côte afin d’amoindrir l’érosion côtière. Le chef de l’Etat a donné des instructions pour que les parties qui n’ont pas été prises en compte le soient. Autrement dit, construire des épis intermédiaires, puis valoriser également la zone d’Akpakpa Dodomè qui a été libérée par les populations. « Aujourd’hui, ces populations dorment tranquillement, la plage est protégée », se réjouit le ministre en charge du Cadre de vie qui estime qu’il y a de la place maintenant pour faire de l’aménagement balnéaire et pour développer le tourisme balnéaire. Il informe qu’il y a des études complémentaires à faire au niveau de cette zone d’Akakpa Dodomè. Car, l’ambition du gouvernement est de faire dans cette zone, le développement urbain et voir comment développer la promotion immobilière tout en restant inclusif avec les populations en leur proposant des équipements socio-communautaires. C’est un projet qui se déroule très bien, et dont les travaux prendront fin en décembre 2018 au lieu de mars 2019 comme conclu au démarrage en juillet 2017.
Le projet de protection de la côte à l’Est de Cotonou est un projet qui existait depuis 1960. Et avec la construction du port, il a été révélé que cette partie du Littoral devrait s’éroder. C’est ainsi que le constructeur du port a prévu deux épis pour protéger Cotonou qui ne s’étendait pas au-delà du PK3. Il y avait l’épi de Xwlacodji et l’épi de Siafato.
Aujourd’hui, l’ampleur de l’avancée de la mer a fait qu’au-delà de ces épis, il faut en construire d'autres. D’où ce projet qui prévoit la construction de sept autres épis de la zone d’Akpakpa Dodomè jusqu’au PK11 sur la route de Porto-Novo. Puis d’autres aménagements pour le tourisme?

Un vent de polémique a secoué la République au sujet de prétendues rencontres avortées du président Talon avec son homologue français. Le ministre des Affaires étrangères, Aurélien Agbénonci, confirme en présence de Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d’Etat français aux Affaires étrangères, l’effectivité de la rencontre du 6 mars prochain.
« Ce qu’il faut retenir aujourd’hui est la sérénité qui existe dans nos relations et qui a toujours existé. Elle n’a pas été mise à mal. On ne peut pas empêcher les gens d’écrire des choses de leur imagination », explique Aurélien Agbénonci. Pour lui, c’est une manière pour les détracteurs d’exister aussi. Aurélien Agbénonci rassure que les relations entre le Bénin et la France ont toujours été des relations de très bonne qualité. Il a promis de continuer dans la même direction pour consolider les liens. Selon lui, les exigences pour les deux peuples sont nombreuses et ils travaillent dans cette direction.
« Cette polémique n’avait aucune raison d’être. Je m’étais abstenu de m’exprimer après que le chef de l’Etat eut expliqué à Paris, lors de la rencontre avec la diaspora, ce qui s’était effectivement passé », clarifie le ministre des Affaires étrangères. Pour lui, il n’y avait jamais eu de rendez-vous pris ; il n’y avait rien de prévu. Il y avait une intention éventuelle de se voir mais tout ceci est derrière nous, explique le chef de la diplomatie béninoise.
« Mais les relations entre la France et le Bénin ont toujours été sereines ; le travail de l’ambassadrice avec mes services et moi-même s'est toujours déroulé dans de très bonnes conditions », réitère le ministre des Affaires étrangères. La preuve, poursuit-il, réside dans la présence au Bénin du ministre Jean-Baptiste Lemoyne pour préparer la visite du président en France.
« Nous avons eu un entretien très intéressant particulièrement sur les domaines d’innovations dont le président a fait mention au cours de cet entretien. Je voudrais vous assurer que nous travaillons », relève le ministre. Il a confirmé que les hôtes du président et lui partaient pour une réunion interministérielle afin d’aborder des dossiers techniques qui leur permettront de tirer de cette prochaine rencontre entre les deux hommes d’Etat, un bénéfice évident pour les deux peuples?

L’organisation non gouvernementale African Park Network a signé, le 16 juin 2017, l’accord de siège qui l’établit en République du Bénin. Presque un an après, elle imprime ses marques à la réserve animalière de la Pendjari. Plein d’espoirs, Jean-Marc Froment, représentant résident de l’organisation au Bénin entrevoit son contrat avec optimisme et rassure sur le devenir du parc.
La Nation : Quel était l’état des lieux du parc Pendjari à votre arrivée ?
Jean-Marc Froment : Quand nous sommes arrivés, nous avons vu un très beau parc, quelque chose qui était exceptionnel actuellement en Afrique. J’ai été personnellement très impressionné par le potentiel qu’il y avait au niveau de ce parc mais nous avons vu aussi une pression de braconnage qui était relativement importante et une des problématiques de gouvernance du parc. Une problématique qui était importante également donc, c’est cela qui nous a amenés à faire certaines propositions au gouvernement en ce qui concerne la gestion.
Fort de ce constat, vous avez dû prendre des mesures urgentes. Lesquelles ?
Les premières actions que nous avons initiées avec le gouvernement, c’est au niveau de la protection. Nous avons mis en place le cadre pour former la brigade spéciale pour les parcs nationaux, et de là, nous avons commencé à former les premiers Rangers. Cette première promotion est déjà déployée et a commencé ses activités pour la préservation du parc. La deuxième chose que nous avons entamée, ce sont des échanges et une réflexion avec les communautés sur comment développer la relation avec le parc en termes de développement et de rôle du parc dans le développement de la région. La troisième chose, c’est que nous avons commencé l’acquisition des équipements de base qui étaient importants. Nous avons acheté un avion pour une surveillance aérienne du parc tous les jours et mis en place un dispositif. Actuellement, nous avons une base opérationnelle : nous avons nos véhicules qui sont arrivés de manière que nous puissions gérer les premières opérations de sécurisation du parc. Nous avons commencé aussi à mettre des colliers aux éléphants afin de suivre leur déplacement à l’intérieur du parc pour pouvoir les préserver.
Nous essayons de mieux comprendre aussi les populations de lions. Le lion est une espèce qui est devenue très rare en Afrique de l’Ouest. On pense qu’il en reste entre 250 et 400. Donc c’est devenu une espèce extrêmement rare. Il est important de savoir comment elle se déplace, où elle se situe, de manière à comprendre ses mouvements et la dynamique de sa population.
L’espèce emblématique de ce parc reste l’éléphant qui est une espèce très belle, très recherchée en Afrique. Il n’y a que l’Afrique qui ait de ces grands éléphants. On a également une espèce qui est très menacée qui est le guépard. C’est une espèce dont il doit rester seulement quelques dizaines en Afrique de l’Ouest. Donc, on a une responsabilité importante de sauvetage des espèces. Après, nous avons les antilopes, les buffles, les cobs et bien d’autres que nous essayons de préserver. Le parc de la Pendjari avec le Wap le dernier grand ensemble sauvage de l’Afrique de l’Ouest. Son rôle dans la réhabilitation d’autres réserves dans le futur est essentiel. C’est ici qu’on va garder les espèces, les multiplier et éventuellement les réintroduire dans d’autres aires protégées en Afrique de l’Ouest. Donc, la responsabilité de la Pendjari est énorme.
African Park Network a-t-il prévu de la translocation comme ce fut le cas dans d’autres parcs ?
Le gouvernement nous a demandé de voir dans la mesure du possible comment réintroduire d’autres espèces. Donc, nous sommes en train d’analyser notamment le rhinocéros noir, la girafe qui est présente actuellement uniquement au Niger. C’est une lourde responsabilité. On verra aussi des possibilités de réintroduction d’autruches. On cherchera aussi le statut des lycaons qui sont des chiens sauvages et qui ont disparu.
Tout cela induit sans doute des investissements, surtout financiers ?
Sans argent, on ne pourra pas être opérationnel. Mais du fait de la valeur de ce parc, je pense qu’il est possible d’attirer l’attention de donateurs, d’instituts et d’organisations internationales pour sa préservation et je pense que la recherche de financement sera toujours un effort possible. Actuellement, le coût du fonctionnement du parc est d’environ 21 millions de dollars sur cinq ans et quasiment la grande partie de ce financement a été déjà trouvé pour les cinq prochaines années. Donc la deuxième chose, c’est que l’Afrique a énormément de richesses sur place et on va essayer de valoriser ses richesses. Pour assurer le fonctionnement et la pérennité de ce parc, on va essayer de voir comment entrer en partenariat avec des hôtels et rentrer dans le concept du « Bénin révélé » et essayer de générer des financements, de ne plus dépendre des donateurs et de réduire la dépendance du parc. C’est là l’une de nos stratégies.
Le gouvernement béninois vous a déjà fait un important appui, semble-t-il !
Nous avons reçu 6 millions de dollars pour les cinq prochaines années. Cette approche a fortement aidé la recherche de financement. C’est un engagement important. Aucun Etat ne nous avait, jusqu’à présent, remis un montant aussi important pour pouvoir démarrer un projet d’une telle envergure et cela nous a énormément aidés en termes de recherche de financement.
Votre organisation a signé pour dix ans. Qu’espérer à terme ?
Au terme des dix ans, ce que nous envisageons, c’est d’abord le braconnage zéro. Qu’il n’y ait plus du tout de braconnage. C’est un élément important. Donc, la population animale aura doublé. Nous y tenons. En dehors de la population des éléphants, du fait de la lenteur de la reproduction, toutes les autres espèces, nous pouvons les doubler. La deuxième chose, c’est de disposer d’un produit touristique fort, d’une stabilité du parc de manière à ce que des investisseurs touristiques puissent venir de manière à contribuer à son expansion économique et s’intégrer dans la région pour voir comment son développement économique peut créer des emplois à la périphérie du parc et s’intégrer dans la vie économique et sociale du parc?

Le président de la République a reçu, il y a quelques jours, les responsables des centrales et confédérations syndicales. Son intervention visait à améliorer le climat des difficiles négociations en cours mais, à notre appréciation, elle a largement dépassé ce cadre pour prendre l’allure d’une séance de véritables explications à la nation, la prenant à témoin.
Dans la présente réflexion nous essayons, dans un premier temps, de voir comment le chef de l’Etat s’y est pris lors de sa rencontre avec les responsables des centrales et confédérations syndicales, en considérant la stratégie qu’il a utilisée et ce qu’il y a gagné lui-même ; puis dans un second temps, de montrer comment, en réalité, tout ce qu’il demande aux syndicalistes s’inscrit, tout compte fait, dans le cadre d’une nécessaire philosophie préalable de gestion participative et de solidarité nationale.
La stratégie et la méthode
Le chef de l’Etat a compris d’entrée de jeu qu’il avait à faire à une fronde. La fronde est fondamentalement une révolte, et une révolte a un ressort qui dépasse le champ des revendications routinières. C’est une crise, et toute crise est le paroxysme d’une situation donnée, la manifestation d’un ras-le-bol amenée par un élément déclencheur qui fait déborder le vase. Cet élément déclencheur, le président Talon a eu tôt fait d’admettre que c’était la loi portant suppression du droit de grève pour certains corps de la Fonction publique. Ce mouvement qui en fait ne concerne que ses employés c’est-à-dire les fonctionnaires, paralyse tout un pan de la vie nationale et pénalise particulièrement nos enfants, les apprenants. Il fait donc beaucoup de mécontents d’autant que dans ce corps des enseignants, la grève est devenue répétitive, cyclique et monnaie courante au grand dam des usagers. Apparemment, le président de la République a choisi d’isoler les grévistes du reste du peuple afin de les amener à ramener leurs doléances à des proportions raisonnables compatibles avec les caisses de l’Etat et l’intérêt général. Mais comment s’y est-il pris ?
La méthode utilisée tout le long de l’entretien a consisté à créer mauvaise conscience chez les grévistes qui, outre le chapitre des libertés, réclament l’amélioration matérielle de leurs conditions de vie. Pour y parvenir, il leur a fait admettre que dans la cité, il y avait beaucoup plus malheureux qu’eux. Il leur a signifié que la mobilisation des ressources qui est l’effort collectif de tous les Béninois y compris les plus pauvres, ne doit pas continuer de ne servir qu’un petit nombre d’entre nous qu’ils sont en fin de compte. C’est notamment plus pauvres qu’eux qui assurent leurs salaires à travers les impôts qu’ils paient à l’Etat tandis qu’ils réclament un mieux-être et refusent d’instruire leurs enfants tout comme les agents de santé refusent de soigner les malades avec des risques effectifs de survenance de décès. C’est plus pauvres qu’eux qui paient plus d’impôts toutes proportions gardées. Le chef de l’Etat a visiblement cherché à ébranler les grévistes. Il a, par ailleurs, cherché à les mettre devant leurs responsabilités. Si nous mettons tout l’argent dans les salaires comment développerons-nous le pays ? Les a- t-il questionnés.
Par ailleurs, le chef de l’Etat a, tout le long de son intervention, opposé en filigrane les grévistes au gros du peuple. Et ce n’est pas anodin qu’il ait choisi de multiplier par dix et d’annoncer les dépenses prévisionnelles pour le seul corps enseignant. Sept cents milliards de nos francs, avait-il martelé. Quel esprit, de l’autre côté du petit écran, ce chiffre n’a-t-il pas abasourdi ?
Redressement discursif de l’image sociale du chef de l’Etat
Le chef de l’Etat a su faire d’une pierre deux coups. Outre ses explications, au demeurant convaincantes aux préoccupations des partenaires sociaux, il a, de manière ostensible, saisi l’occasion pour améliorer son image sociale auprès du peuple. Il a voulu lui montrer qu’il connaissait bien ses problèmes et qu’il les fait siens ; aucun détail ne lui a échappé dans le cortège des misères du peuple que ce soit sur le plan économique ou sanitaire ; c’était plutôt édifiant. Lui, homme d’affaires émérite qui, par définition, est distant des choses de la misère par défaut de les expérimenter, qui n’a pas à se soucier de comment subvenir aux besoins essentiels de la famille qui, la nuit, n’interroge pas le plafond pour savoir comment régler ses factures, a montré qu’il se veut proche du peuple. Les nombreux exemples qui ont émaillé l’entretien en témoignent aisément. Depuis celui qui ne bénéficie pas de l’eau potable, celui qui n’a pas accès aux soins médicaux même primaires, à celui qui bien que n’ayant pas le nécessaire pour vivre décemment paie pourtant, par la force des choses, les impôts indirects à l’Etat ne serait-ce qu’à l’occasion de ses achats pour se vêtir et préserver sa dignité d’humain. Quoi de plus émouvant et de plus rassurant qui n’ait étonné plus d’un? Pourvu que ce ne soit pas simple stratagème circonstanciel.
L’efficacité
Le but de l’intervention du chef de l’Etat n’était pas d’intervenir dans les négociations, mais d’expliquer aux partenaires sociaux les difficultés qu’aura le gouvernement à faire droit à leur requête. C’était de les convaincre que les ressources de l’Etat ne pouvaient supporter toutes leurs doléances, d’autant qu’il y a les impératifs du développement et que d’autres citoyens ne peuvent toujours pas se prévaloir du minimum vital. Encore que j’imagine les syndicalistes rétorquer que ce n’est pas eux qui ont créé cette inégalité et que c’est la rançon des politiques menées depuis notre accession à la souveraineté nationale. Si le président de la République veut tenter de rétablir la justice, il devra mener une politique hardie envers les plus pauvres et ce n’est pas à eux d’en faire les frais. La question est : avec quelles ressources le ferait-il si toutes recettes servent au paiement des salaires ?
En fait, ce n’est que lorsqu’ils retourneront à la table des négociations que l’on saura si les partenaires sociaux ont été sensibles aux explications ‘’ à cœur ouvert’’ du chef de l’Etat qui en rappelle un autre.
L’histoire se répète à bien des égards
Pour qui a un tant soit peu de mémoire, il ne peut s’empêcher de rapprocher l’intervention du chef de l’Etat de l’émission « A cœur ouvert» du président Boni Yayi, largement controversée en son temps, il est vrai. Les deux interventions montrent quelques similitudes, pour le moins, circonstancielles. Les deux présidents sont intervenus dans des situations de crise. Mais, alors qu’avec le président Talon, il s’agit d’une crise sociale, avec le président Boni Yayi, il s’était agi d’une crise politique dramatique et dangereuse ayant semé la panique dans les cœurs et risqué de mettre en jeu la cohésion nationale.
Dans la crise sous le président Boni Yayi, se profilait ouvertement la question d’un troisième mandat et le manque de confiance en sa parole. Dans la présente crise, l’on ne peut pas dire que la crainte d’un deuxième mandat en rupture avec les promesses électorales n’était pas sous-jacente. En tout état de cause, le chef de l’Etat a évacué le sujet par deux fois au cours de l’entretien et, en revanche, les syndicalistes l’ont assuré de ne rien faire pour entraver l’exercice de son pouvoir. Cette appréhension ne devrait donc pas impacter les débats.
La voix du clergé s’est fait entendre au cours des deux crises et les deux chefs d’Etat se sont référés à la Conférence épiscopale pour apaiser les esprits. Qu’il nous souvienne la pathétique messe dite pour la paix, au plus fort de la crise politique sous le président Boni Yayi, à laquelle toutes les autorités politiques étaient conviées et notamment celles susceptibles de briguer la magistrature suprême à venir et en jeu. L’on se rappelle également qu’à la fin de l’office, des enfants, en grand ordre, et tout de blanc vêtus, avaient déroulé une banderole avec, à peu de choses près, les lettres suivantes : « Nous vos enfants, voulons la paix, laissez-nous vivre, s’il vous plaît ». Cette banderole reflétant la tension et la panique du moment ne pouvait que s’imprimer dans les mémoires. Rien de tel avec la situation actuelle dans laquelle le chef de l’Etat tente d’apporter la sérénité.
La dominante et le
préalable d’une gestion participative
Lorsque par deux fois, les mêmes phénomènes, c’est-à-dire deux crises de grande envergure quand bien même différentes de nature surgissent ainsi, c’est qu’il y a quelque part, un dénominateur qui leur est commun, une dominante qu’il convient de déterminer et de maîtriser, le cas échéant ; les mêmes causes produisant les mêmes effets. Les syndicalistes l’identifient comme manque de dialogue et de concertation. Ces deux termes reviennent inlassablement à la manière d’un leitmotiv à l’occasion de toute confrontation avec l’Etat. Et pourtant, l’on ne peut pas dire que le gouvernement n’ait jamais rien fait en ce sens. La primature sous le ministre d’Etat, Pascal I. Koupaki, disposait d’une cellule de dialogue social qui avait mené bon nombre de négociations avec les partenaires sociaux. Actuellement, une structure indépendante, le Conseil national du dialogue social a été créé et est en passe d’organisation mais déjà impliquée dans les négociations en cours.
En fait, tout semble concourir à penser que le véritable problème que posent les partenaires sociaux est celui de la participation à la gestion des finances publiques, et pour cause.
Le Béninois a perdu confiance en ses dirigeants et cela ne date pas d’aujourd’hui ; il n’a pas confiance en la manière dont ils gèrent les fonds publics ; il stigmatise le manque de transparence. Il veut suivre la gestion financière du pays afin de garantir son pouvoir d’achat. Ce ne serait dire toutefois que les partenaires sociaux iront dicter leurs desiderata aux ministres ni porter quelque atteinte à leurs prérogatives. En tout état de cause, le chef d’Etat semble avoir déjà compris la situation, aussi s’est-il déjà engagé de quelque manière dans cette voie. En effet, il a promis au cours de son intervention qu’il donnera des instructions à ses ministres afin qu’ils communiquent aux partenaires sociaux les chiffres sur la répartition des dépenses de l’Etat. De quoi mettre la partie adverse dans des conditions optimales pour négocier raisonnablement.
La dominante et la
nécessité d’une philosophie de solidarité
Au vu de ce que demandait le chef de l’Etat aux partenaires sociaux j’ai, tout au long de son intervention, tendu l’oreille pour savoir si le mot solidarité allait être prononcé ; et, par bonheur, il l’a utilisé par deux fois. Il a également parlé de sacrifices à consentir ainsi que de répartition équitable des richesses. Il a dit également : « Notre pays est dans une situation d’inégalité, déplorable et grave qu’il convient de corriger ». Il ressort, alors, de ses propres dires que l’on ne peut diriger un pays de si forts décalages sociaux avec seulement un programme d’action sans un soubassement de solidarité...
suite en page 4

Dans son rôle de faire observer les règles de déontologie et d’éthique dans les médias et de protéger le droit du public à une information libre, complète, honnête et exacte, le président de l’Observatoire de la déontologie et de l’éthique dans les médias (Odem), Guy Constant Ehoumi, a organisé, ce mercredi 14 février à la Maison des médias à Cotonou, une conférence de presse au cours de laquelle, il a invité les acteurs de la presse à moins de dérives dans leurs productions tout en observant les règles en la matière.
Le Code de déontologie en son article 2 dispose que « Le journaliste publie uniquement les informations dont l’origine, la véracité et l’exactitude sont établies ». En plus, « le moindre doute l’oblige à s’abstenir ou à émettre les réserves nécessaires dans les formes professionnelles requises ». De même, « Le traitement des informations susceptibles de mettre en péril la société, requiert du journaliste, une grande rigueur professionnelle et, au besoin, une certaine circonspection ». En dehors de ces articles, le code ajoute que « Le journaliste s’interdit le plagiat, la calomnie, la diffamation, l’injure et les accusations sans fondement ». Or, déplore le président de l’Observatoire de la déontologie et de l’éthique dans les médias, Guy Constant Ehoumi, les journalistes publient des informations dont les contenus laissent à désirer. Des titres sont ronflants à la une, mais les contenus ne tiennent pas la route. Certains s’adonnent aussi à des commentaires injurieux dont ils ne maîtrisent souvent pas la portée. En dehors de cela, on peut observer que certains publient un même article dans plusieurs journaux et signés de différentes personnes.
Ce manquement ne se trouve pas seulement dans les journaux, relève-t-il. Sur certaines radios et télévisions, ce sont les journalistes qui confondent leur rôle de commentateurs à celui de défenseurs de courants politiques en lieu et place de contradicteurs que leur devoir premier recommande d’aller rechercher pour les mettre sur le plateau et laisser les auditeurs et téléspectateurs apprécier.
Plus grave aussi, certains commentaires, cousus de propos diffamatoires où des journalistes s’érigent en donneurs de leçons, prennent largement la place des investigations documentées. Alors que, rappelle-t-il, le travail exige des acteurs des médias et des organes et entreprises de presse, du professionnalisme.
Ce constat amer de l’Odem sur le traitement des informations, ces derniers moments, conduit le public à une perte de confiance sur la qualité des informations données par les journalistes.
Face à ces dérives, l’Odem invite les journalistes à refuser de toucher de l’argent ou tout avantage en nature des mains des bénéficiaires ou des personnes concernées par ses services, qu’elle qu’en soit la valeur et pour quelque cause que ce soit, conformément à l’article 5 du code de la déontologie. Il ne doit non plus céder à aucune pression et n’accepter de directive rédactionnelle que des responsables de leur rédaction. Guy Constant Ehoumi invite, par la même occasion, les journalistes à s’interdire tout chantage par la publication ou la non publication d’une information contre rémunération. Car, ce qui se passe aujourd’hui n’honore guère la presse et il faut que les violeurs de règles ne s’écartent pas des textes fondamentaux, indique-t-il?

Les jeunes du Bénin ont célébré, ce mercredi 14 février, la fête de la Saint Valentin. Le rouge semble avoir dominé dans les rues par endroits à Cotonou. Mais les commerçants des articles en guise de cadeaux pour les amoureux se plaignent de mévente.
14 février, le jour J tant espéré par les couples et les amoureux pour faire parler leurs sentiments est passé comme sous silence, ce mercredi 14 février à Cotonou. C’est du moins ce que l’on peut retenir après avoir interrogé certains citoyens, et sillonné quelques lieux hautement visités à l’occasion, dont les boutiques de vente de tissus, les parfumeries, l’enceinte du Centre de promotion de l’artisanat consacré à la foire, etc. Malgré la dominance et la visibilité du rouge, symbole de l’amour, dans les rues à cette occasion, les amoureux ne se sont pas manifestés outre mesure. « Je me demande si réellement la Saint Valentin est célébrée aujourd’hui, parce que rien n’a changé par rapport aux jours ordinaires », indique Prisca Sagbo, revendeuse dans une boutique située non loin du marché St Michel. Rencontrée dans l’après-midi d’hier, celle-ci se plaint de la rareté des clients, en dépit des prix bas fixés pour ses articles. « Je vends mes objets à partir de 2000 F et pourtant deux, parmi les cinq clients que j’ai reçus depuis le matin ont trouvé que le prix est élevé », ajoute-t-elle.
Les propos d’un agent commercial officiant dans une boutique de vente de tissus à Ganhi, ne diffèrent pas de ceux de dame Sagbo, même si le nombre de clients dans ce cas a augmenté à ce niveau.
Pour Léocadie Lawson, les locaux de son lieu de travail ont enregistré une cinquantaine de clients depuis ce matin. « D’habitude, plusieurs semaines avant le jour-J, on observe une masse de clients. Et ceux qu’on a reçus aujourd’hui, n’ont fait qu’acheter deux ou trois yards de tissus, malgré que ce soit des nouveautés », fait-elle savoir. D’autres commerciaux rencontrés hors de ce cadre, visiblement mécontents de leur mévente, n’ont pas daigné répondre à nos questions.
L’enceinte du Centre de promotion de l’artisanat (Cpa), également visité n’a pas connu d’affluence pour l’achat des objets d’art.
Au nombre des Cotonois ayant choisi de marquer ce jour dans le cœur de l’être aimé en offrant des cadeaux, figure Landry Gaye. Aperçu dans le magasin de vente de tissu, il déclare fièrement avoir choisi de prendre un pagne pour son épouse. Comme lui, une femme ayant requis l’anonymat a fait comprendre qu’elle ne saurait priver son conjoint d’un présent ce jour. « Je suis une femme mariée, je ne vais pas fêter comme tout le monde. Donc j’ai acheté un tissu et un bouquet de fleur pour faire plaisir à mon mari, et lui prouver que je l’aime et que je serai toujours présente à ses côtés », a-t-elle affirmé.
Francelle Fandy, une jeune fille vêtue d’une robe rouge croisée non loin de l’église St Michel, dit préférer un dîner en tête-à-tête avec son conjoint le soir du 14 février. Car, définit-elle, « J’ai envoyé un message à mon chéri ce matin. Ce soir, nous allons dîner ensemble ; s’il m’apporte un cadeau j’accepterai volontiers ; sinon, ce n’est pas grave »?
Partenariat stratégique Groupe de la Banque mondiale-Bénin: Les orientations charnières fixées[/caption]Le ministre d’Etat en charge du Plan et du Développement, Abdoulaye Bio Tchané et le directeur des Opérations de la Banque mondiale pour le Bénin, Pierre Laporte, ont co-présidé, mardi 13 février, un atelier sur le nouveau cadre de partenariat stratégique du Groupe de la Banque mondiale pour le Bénin concernant la période 2018-2023. C’était à Cotonou en présence de plusieurs membres du gouvernement.
Les axes stratégiques du nouveau cadre de coopération, objet des échanges, ont été proposés selon le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement Abdoulaye Bio Tchané, par la Banque mondiale, sur la base des orientations et des priorités définies dans le cadre du Programme d’actions du gouvernement (Pag 2016-2021). « L’un des projets phares de ce nouveau cadre de coopération avec la Banque mondiale est le programme d’assainissement fluvial de Cotonou pour lequel une table ronde sous le leadership de la banque a été organisée le 17 janvier passé pour la mobilisation du financement », a souligné le ministre d’Etat. Pour Abdoulaye Bio Tchané, les orientations qui seront retenues à la fin de la séance permettront à la Banque mondiale de finaliser les différents axes stratégiques dont l’opérationnalisation permettra de relever les défis majeurs liés à l’éradication de la pauvreté, à la croissance inclusive et génératrice d’emplois décents et à la transformation structurelle de l’économie du pays.
Ce qu’a confirmé Pierre Laporte, directeur des Opérations de la Banque mondiale pour le Bénin. « Notre équipe est heureuse de vous présenter les grands axes stratégiques que nous avons retenus, selon notre avantage comparatif et autour desquels nous souhaitons articuler nos futures interventions dans votre pays », a déclaré le directeur des Opérations de la Banque mondiale pour le Bénin. « Nous souhaitons, poursuit-il, recueillir vos remarques et contributions sur ce projet de stratégie, pour faire en sorte que les projets et programmes qui seront retenus pour les cinq prochaines années puissent répondre de façon concrète aux principaux besoins des populations et aux grands objectifs retenus pour réduire la pauvreté au Bénin. »
La nouvelle stratégie que propose le Groupe de la Banque mondiale a pour objectif d’aider le Bénin à réaliser ses objectifs de développement tels qu’énoncés par le Pag, en mettant l’accent sur une utilisation plus efficace de ses ressources humaines et naturelles, ainsi que de ses avantages géographiques de manière durable et inclusive. Elle s’articule autour de trois axes stratégiques, à savoir la promotion d’une transformation structurelle pour renforcer la compétitivité et la productivité, le renforcement du capital humain et le renforcement de la résilience et la réduction des vulnérabilités liées au climat.
« Avec votre soutien, nous comptons conclure ce travail suite à ces consultations-qui vont aussi s’étendre à d’autres parties prenantes au cours des prochains jours- de sorte que le nouveau cadre de partenariat puisse être présenté à notre conseil d’administration en mai 2018», souhaite Pierre Laporte. Il a promis que le groupe s’active pour mobiliser des ressources supplémentaires sur les fonds de la Facilité de financement à l’échelle et auprès des fonds fiduciaires pour accroître leur enveloppe pour le pays, ce qui permettra au groupe d’accorder des montants assez conséquents aux nouvelles interventions qui seront retenues dans le nouveau cadre de partenariat?
Pour la satisfaction de leurs diverses revendications: Les enseignants dans les rues de Natitingou[/caption]Nombreux sont les enseignants à prendre d’assaut les rues de la ville de Natitingou, mardi 13 février dernier, pour exiger la satisfaction par le gouvernement de leurs revendications.
Partis du collège d’enseignement général I de Natitingou, des enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire de l’Atacora sont descendus dans les rues de la ville pour réclamer la satisfaction de leurs revendications. Fronts ceints de bandeau rouge, pancartes en main et dans un vacarme propre à eux, ils ont défilé dans les rues sous le regard ébahi des usagers de la route.
Sous l’égide du collectif des secrétaires généraux départementaux de divers syndicats de l’Atacora, les manifestants ont marqué d’abord arrêt à la direction départementale des différents ordres d’enseignement avant de mettre le cap sur la préfecture de Natitingou. Encadrés par la police et dans la discipline, les pancartes en disaient long sur les points de leurs revendications. Se disant affamés et laissés pour compte au moment où certains cadres du pays se taillent des avantages mirobolants, ils réclament une attention du gouvernement au risque de voir l’école connaître une année blanche.
Face au secrétaire général du département de l’Atacora, des chargés de mission du préfet absent, les manifestants exigent entre autres par la voix de leur porte-parole, Raoul da Costa, l’application sans délai des décrets n° 2015-592 et n° 2015-593 du 21 novembre 2015 portant respectivement statuts des corps des personnels enseignants de l’enseignement du second degré et statuts particuliers des corps des personnels enseignants de l’enseignement du 1er degré, notamment l’indexation des salaires des enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire et la jouissance effective des avantages contenus dans les huit premiers projets d’arrêtés dont l’incidence financière a été évaluée dans les deux sous-secteurs.
Par ailleurs, ils réclament le paiement sans délai de la totalité des primes de rentrée 2017-2018 aux enseignants locaux, contractuels (Ace) et permanents (Ape) omis, ainsi que des 5 % impayés, des 25% d’augmentation des salaires conformément au décret 2011-505 du 5 août 2011 et le rappel des mois impayés, la revalorisation du point indiciaire et le règlement des problèmes catégoriels de tous les enseignants, la réhabilitation des directeurs, comptables et autres déchargés.
Société 15 févr. 2018