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Conflits récurrents entre éleveurs et agriculteurs: Les députés aguerris pour le vote d’une loi efficace[/caption]Les parlementaires se sont imprégnés, ce mardi 13 février, du contenu de la proposition de loi portant code pastoral en République du Bénin actuellement sur leur table.C’est à la faveur d’un séminaire organisé par la commission du Plan et de la Production de l’Assemblée nationale, en partenariat avec l’Association nationale des organisations professionnelles d’éleveurs de ruminants (Anoper).
Le Parlement s’engage désormais à doter, dans les tout prochains jours, le Bénin d’une loi subséquente qui promeut une collaboration pacifique entre éleveurs et agriculteurs. Cet engagement a été pris, ce mardi 13 février, au détour d’un séminaire auquel ont pris part les députés pour s’imprégner du contenu de la proposition de loi portant code pastoral en République du Bénin initiée par leurs collègues Eric Houndété et Robert Gbian. L’atelier parlementaire a été organisé en partenariat avec l’Association nationale des organisations professionnelles d’éleveurs de ruminants (Anoper). Il a surtout regroupé les députés membres de la commission du Plan et de Production en charge de l’étude du texte.
Pour le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Eric Houndété qui a ouvert les travaux, la pertinence de l’organisation de ce séminaire n’est plus à démontrer. Car, selon lui, la question de la transhumance pastorale est préoccupante. Eric Houndété en veut pour preuve l’actualité, ces derniers jours, qui fait état de conflits souvent sanglants entre éleveurs et agriculteurs notamment dans les départements de l’Ouémé, du Plateau et du Zou. Une minute de silence a d’ailleurs été observée en mémoire de tous les citoyens qui ont trouvé la mort dans ces scènes de violence. Ce séminaire vise à sensibiliser les parlementaires sur les défis liés à la cohabitation des activités agricoles et pastorales dans l’espace rural au Bénin, souligne-t-il.
« A cause des dégâts causés à leurs cultures par les animaux, des vols de leurs récoltes, ou des vols de bétail, les relations entre agriculteurs et éleveurs transhumants ont été de tout temps tendues », déplore Eric Houndété. Ces problèmes se posent avec acuité chaque année, malgré les efforts faits par l’Etat béninois en la matière. Et aussi, en dépit de l’existence de la loi n° 87-013 du 21 septembre 1987 portant réglementation de la vaine pâture, de la garde des animaux et de la transhumance en République du Bénin. « C’est dire donc que le cadre juridique et institutionnel actuel s’avère inopérant pour encadrer efficacement la conduite des activités pastorales et les relations entre éleveurs transhumants et agriculteurs dans notre pays », poursuit le premier vice-
président de l’Assemblée nationale. Il est plus que nécessaire que l’Assemblée nationale, souligne Eric Houndété, soit sensible à la réalité des terroirs limités, à la légitime aspiration des uns à récupérer leurs terres et à protéger leurs champs de culture, et des autres à se garantir des couloirs de passage, un lieu de pâturage, et surtout face à la nécessité d’un meilleur encadrement juridique et institutionnel des relations éleveurs-agriculteurs au Bénin. Il plaide pour l’adoption rapide de la proposition de loi portant code pastoral en République du Bénin afin de permettre à notre pays de faire une avancée notable dans la prévention et le règlement des conflits éleveurs-agriculteurs. Le président de la commission du Plan et de la Production recommande également des actions législatives urgentes pour mettre fin aux scènes d’une rare violence qui s’observent sur le terrain entre ces deux acteurs du monde rural.
Le Parlement devra vite prendre ses responsabilités et jouer sa partition pour inverser la tendance, insiste Jean-Michel Abimbola. Un engagement qui fait exulter le président de l’Anoper. Alfa Tidjani Aboubakar se dit très fier des députés de la septième législature qui ont décidé de prendre le taureau par les cornes à travers ce séminaire. Lequel a été meublé de plusieurs communications présentées par des experts du domaine.
Moustapha Idrissou, administrateur du travail: « Le développement passe par une bonne gestion du temps »[/caption]Au Bénin, la gestion du temps reste une obsession. Ce qui porte préjudice à l’économie nationale. Préoccupé par cette situation, l’administrateur du travail à la retraite, Moustapha Idrissou, en appelle à une prise de conscience collective.
La Nation : Comment peut-on définir le temps ?
Moustapha Idrissou : L’homme a senti la nécessité d’instituer, depuis des millénaires, un concept qui lui servirait de guide dans l’immensité de son espace. Au départ, le temps était étroitement lié à l’espace. Selon Paul Claudel, « Le temps est le moyen offert à tout ce qui sera d’être afin de n’être plus ». Pour les Anglo-saxons, ‘’time is money’’ (le temps c’est de l’argent)’’. Chez les philosophes comme Aristote et Einstein, il n’est qu’une mesure de l’espace en fonction d’un mobile. Lamartine et Ronsard pensent plutôt qu’il est une unité autonome dont l’écoulement est incessant et irréversible. Selon Hegel, « L’homme est dans le temps, et le temps n’existe pas en dehors de l’homme ». Par rapport à tout ce qui précède, le temps est intrinsèque à l’homme. Il est un concept étroitement lié à l’existence humaine. Que vous soyez dans l’administration publique ou privée, sa gestion est capitale pour pouvoir obtenir des résultats.
Au Bénin, comment le gère-t-on ?
J’avoue que c’est la catastrophe. Le temps est mal géré, surtout dans l’administration publique. Quand bien même les heures de travail sont connues, certains agents viennent au service à l’heure qu’ils veulent. D’autres ne sont jamais présents à leurs postes. Cherchez à vous enquérir sur leur position et on vous répondra « il s’est levé ». Ils abandonnent le service pour aller vaquer à leurs affaires. Ce sont des manques à gagner pour le pays. Il va falloir réorganiser nos administrations, en tenant compte de la gestion du temps, laquelle est un gage de développement.
En changeant les horaires de travail, y aura-t-il des améliorations ?
Ce n’est pas nouveau. On l’avait déjà expérimenté au temps de la Révolution. Il s’est soldé par un échec. A mon avis, il ne s’agit pas de changer les horaires de travail. La répartition conventionnelle du temps indique qu’une journée est composée de 8 heures de travail, 8 heures pour les loisirs et 8 heures de sommeil. Malheureusement, malgré cette disposition, il y en a qui manquent de temps et sont surchargés par les tâches qu’ils doivent exécuter. Ils ont pris de mauvaises habitudes et manquent de temps parce que ne parvenant pas à le gérer. Ainsi, ils ne savent pas établir leurs priorités, et n’arrivent pas à faire la différence entre l’urgent et l’important. Faisons ensemble un petit exercice en calculant le nombre de jours de travail par an. L’année compte 365 jours. Retranchons les 8 heures de sommeil et les 8 heures consacrées aux loisirs et aux occupations personnelles qu’il faut par jour, soit 244 jours. Il ne reste en réalité que 121 jours pour travailler. Mais il ne faut pas oublier qu’il y a 52 week-ends dans l’année, soit 104 jours. Ce qui fait concrètement 65 jours de travail. Est-ce qu'au Bénin, nous nous y consacrons effectivement ? Le pire, c’est qu’au niveau des services de l’administration publique, la plupart des agents passent leur temps à participer à des réunions, ateliers et séminaires qui accusent du retard avant de commencer. Ce qu’on oublie, c’est que le temps perdu ne se rattrape pas. L’on en souffre inévitablement.
C’est à croire qu’il existe des maladies liées à la mauvaise gestion du temps ?
Il y a quatre grandes maladies qui vous guettent, lorsque vous gérez mal votre temps. La plus en vue est la ‘’tempsdinite’’. Celui qui en souffre a le sentiment de manquer de temps ou de ne pas en avoir, alors que la liste des tâches qu’il doit accomplir ne cesse de s’allonger. Il doit souvent faire des heures supplémentaires, quitter tard le bureau, et emporter à la maison, au cours des week-ends, de gros dossiers à traiter au grand désespoir de ses proches. L’agent qui a la chronophagie se plaint constamment d’être interrompu dans son travail par ses collègues, ses supérieurs, les visites, les appels téléphoniques et les vendeurs ambulants, s’il n’est pas aux réunions. Il lui faut s’organiser en revoyant son emploi du temps et son agenda. Une autre maladie, c’est la ‘’lifophilie’’ qui oblige à travailler à 200 km à l’heure. Celui qui en souffre, se plaint en fin de journée de n’avoir pas su se consacrer aux priorités, à cause de nombreux imprévus et urgences. Il ne fait que reporter les tâches importantes mais non urgentes à effectuer, à disperser son énergie et à épuiser son entourage. A ces maladies, il faudra ajouter la ‘’ouïte’’ qui laisse transparaître le sentiment qu’un agent est dépossédé de son temps.
Avez-vous un message à délivrer à tous les travailleurs ?
Autant le travail libère l’homme, autant il faut savoir l’accomplir en temps voulu. La nécessité de gérer son temps n’est donc plus à démontrer. Elle s’impose à nous. La réussite appartient à ceux qui se lèvent tôt et ont une bonne notion du temps. La gestion du temps tient une place importante parmi les facteurs qui concourent au développement. Notre pays y gagnerait énormément, à partir du jour où ses travailleurs en prendraient bien conscience?
Société 14 févr. 2018
Dialogue interreligieux: L’évêque de Natitingou offre du matériel à l’école franco-arabe [/caption]Des mobiliers ainsi que du matériel informatique et didactique ont été offerts, lundi 12 février dernier, aux écoliers et élèves de l’école primaire et secondaire privée franco-arabe de Natitingou par l’évêque du diocèse de Natitingou, Mgr Antoine Sabi Bio.
L’église catholique de Natitingou à travers son évêque, Mgr Antoine Sabi Bio, a remis aux écoliers et élèves de l’école primaire et secondaire privée franco-arabe de la commune de Natitingou un lot important composé de tables-bancs, d’un ordinateur de bureau, de ses accessoires ainsi que des livres de littérature et de sciences. Par ce geste, elle entend contribuer à l’éducation de qualité des enfants d’aujourd’hui et de demain. Au-delà de sa dimension éducationnelle, ce geste vise également, estime l’évêque accompagné du directeur diocésain de l’enseignement catholique, Célestin Dindabadou, à montrer au monde que le dialogue interreligieux à Natitingou n’est pas un vain mot. En présence de l’imam de la mosquée centrale de Natitingou, El Hadj Nourou-Dine Sanni, l’évêque a souligné que les enfants où qu’ils soient et quelle que soit leur religion, ont droit à une éducation de qualité, d'où l'importance de ce zeste de spiritualité. «Dieu d’abord, ensuite une éducation qui prend en compte la dimension intellectuelle et enfin la dimension humaine », défend-il, tout en s’engageant à voir l’église catholique de Natitingou jouer sa partition en partageant le peu qu’elle a avec les enfants d’aujourd’hui pour qu’ils soient la relève de qualité de demain et à promouvoir la paix.
Un élan de solidarité, de fraternité et d’union, salué par l’imam central. « Sans la paix pas de développement et cette paix ne viendra pas de nos gouvernants mais plutôt de nous-mêmes. D’où l’urgence pour toutes les confessions religieuses de cultiver le savoir-vivre ensemble et l’esprit d’acceptabilité », affirme-t-il devant les usagers de l’école tous heureux de disposer de nouveaux matériels d’études.

Les agents de la mairie de Cotonou démarrent une grève d’avertissement de 48 heures ce mercredi 14 février. C’est ce qui ressort de la motion de grève du Syndicat national des agents des collectivités locales du Bénin (Synacob) lue à la cérémonie des couleurs, lundi 12 février dernier et déposée au cabinet du maire. Le syndicat invite ses militants à aller en grève pour exiger de meilleures conditions de travail.
Selon le secrétaire général du Synacob, Nicaisio Sego, c’est l'inesxistence du cadre de concertation et de dialogue avec les autorités municipales que son groupe a décidé d’aller en grève. Il estime que c’est cette situation qui a entrainé la dégradation des conditions de vie et de travail des agents à la mairie de Cotonou. Ainsi, il exige l’arrêt immédiat de ce qu’il appelle « la politique de deux poids deux mesures en ce qui concerne la notification des lettres de fin de contrat aux retraités improductifs et budgétivores de la mairie et le départ pur et simple sans préavis et sans condition de tous le retraités de l’administration municipale, l’apurement de la dette envers la Bsic afin de permettre aux agents d’escompter leurs titres. Aussi, réclame-t-il le paiement de tous les titres venus à échéance, le paiement des arriérés de prime et de dotation en carburant, l’autorisation de prise en charge sanitaire due aux retraités, le rétablissement de la couverture sanitaire due au personnel et aux retraités.
Un chapelet de revendications que partagent les trois syndicats de cette mairie, même si le Syndicat des agents territoriaux du Littoral (Synatel) et le Syndicat national des travailleurs de l’administration territoriale du Bénin (Synatrat/Bénin) pensent épuiser toutes les voies de recours avant de lancer leur mouvement de débrayage les jours à venir. Justin Akandjona, secrétaire général adjoint du Synatel, pense que la motion du Synacob viole l’article 50 des 2015-18 portant statut général de la Fonction publique en République du Bénin qui stipule la notification préalable des mouvements de grève avant leur lancement. Rencontré ce mardi, le secrétaire général de Synacob, Nicaisio Sego dit avoir satisfait cette exigence en cours de journée. Il rassure les travailleurs que toutes les dispositions ont été prises afin que cette grève se déroule suivant les lois en vigueur au Bénin.
Christian HOUNONGBE (Stag.)
Société 14 févr. 2018

La communauté internationale célèbre, ce mardi 13 février, la septième édition de la Journée mondiale de la radio (Jmr) placée cette année sous le thème « Radio et sports ». A l’occasion, le ministre de l’Economie numérique et de la Communication, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, adresse un message d’encouragement aux acteurs de la radio en général et ceux des radios communautaires en particulier. Elle conçoit la radio comme un outil de promotion de la démocratie et de la diversité comme force de dialogue, et ainsi un instrument pouvant « aider à combattre les stéréotypes racistes, xénophobes, de haine, de violence et de conflits inutiles ».
Ce mardi 13 février 2018, le monde entier, sous l’égide de l’Unesco, célèbre la 7e édition de la journée Mondiale de la radio.
Je voudrais saisir cette occasion pour saluer et féliciter une fois encore les professionnels des médias de mon pays, notamment ceux de radio qui sont à l’honneur aujourd’hui. Ils le méritent de ma part en fonction de leur rôle dans l’œuvre de construction de la démocratie et de l’Etat de droit dans notre pays. Mieux, ils contribuent par leurs émissions et messages à faire régner la stabilité et la concorde dans notre pays. C’est pourquoi, je voudrais me réjouir du thème retenu par l’Unesco pour célébrer la journée, à savoir « Radio et sports ».
Par ce thème, je pense que l’Unesco veut mettre en relief les valeurs du sport et inviter à les prendre en exemple pour la construction de nos nations. Comme l’a si bien dit la Directrice Générale de l’Unesco elle-même, la radio est un levier formidable pour transmettre l’enthousiasme des rencontres sportives. C’est aussi, le moyen de véhiculer les valeurs de fair-play et d’égalité dans le sport.
Je voudrais ajouter à cette lecture pertinente de la Directrice générale de l’Unesco, que la radio permet de véhiculer les valeurs de l’esprit d’équipe. Mieux, elle peut aider à combattre les stéréotypes racistes, xénophobes, de haine, de violence et de conflits inutiles. La radio est donc une chance de faire vivre la diversité, comme une force de dialogue.
La radio joue ainsi un rôle précieux dans la construction de la démocratie et de l’Etat de droit dans notre pays. J’invite les professionnels de radio à en prendre davantage conscience afin de le jouer à fond avec tout le professionnalisme et la rigueur déontologique. A cet effet, je les appelle, une fois encore, à s’approprier, entre autres, le Code de l’information et de la communication en République du Bénin, la loi organique de la Haac et le Code de déontologie de la presse béninoise.
Je m’en voudrais de ne pas saluer les professionnels des radios communautaires et associatives dont les programmes et les émissions axés sur les réalités de nos localités respectives contribuent à forger chez les populations à la base, l’esprit de citoyenneté et le réflexe de participer réellement à la démocratie à la base. Ceux-ci ont fait l’option de différer la célébration au 20 février 2018, le temps pour eux de s’organiser, au sein de leur faîtière, la Fercab, pour diffuser de façon synchronisée sur la quarantaine de radios qu’elle compte, des émissions en langues nationales et en français.
Je saisis cette occasion pour saluer toute la presse béninoise, toutes catégories confondues, saluer la Haac, les bureaux des associations faîtières qui conjuguent leurs efforts pour une bonne gestion du secteur.
Le gouvernement et son chef, M. Patrice Talon, président de la République, chef de l’Etat et chef du gouvernement, sont pleinement conscients de la place de la presse dans la construction de notre nation et sont déterminés à lui apporter toute l’attention qu’elle mérite. C’est pourquoi, toutes les énergies sont concentrées sur les mutations technologiques en cours et dont le socle est le numérique qui permettra de « passer tout au numérique ».
C’est sur ces mots que je voudrais vous souhaiter, une fois encore, bonne fête et bonne réflexion.
Vive la presse béninoise
au service de la paix et du développement
Vive la démocratie,
Je vous remercie.
Aurélie I. Adam Soulé
ZOUMAROU

La Bank of Africa Bénin a procédé, jeudi 8 février dernier, à la remise de lots aux clients épargnants qui ont participé à la campagne Epargne 2017. Des lots pour un total d’environ 2 millions de francs Cfa ont été distribués en présence de Georges Nabi, directeur général adjoint pôle exploitation de la Boa-Bénin.
En organisant la campagne Epargne 2017, la Bank of Africa entend augmenter le taux de bancarisation, encourager les clients à épargner, collecter des ressources nouvelles et motiver les clients par les taux d’intérêts et des lots. Les lots, il y en a eu pour environ 2 millions F Cfa : un bon d’achat Batimat pour un montant de 500 000 F Cfa, deux bons d’achat Erevan pour un montant de 250 000 F Cfa chacun, soit un total de 500 000 F cfa, quatre bons d’achat John Walkden pour un montant unitaire de 100 000 francs Cfa chacun, soit un total de 400 000 francs Cfa.
Pour Georges Nabi, directeur général adjoint pôle exploitation de la Boa-Bénin, la banque a pu se mettre dans le peloton de tête du groupe Boa en réalisant l’une des meilleures collectes d’épargne pour la Campagne Epargne de l’année 2017 ; une campagne qui se déroule dans tous les pays membres du groupe. « Ces résultats qui sont parlants sont avant tout le fruit de la confiance renouvelée que la clientèle a placée dans notre institution commune qu’est la Boa-Bénin. », a déclaré le directeur général adjoint.
L’édition 2017 qui a commencé le 03 avril 2017 a pris fin le 30 juin dernier. Elle a permis, révèle Georges Nabi, d’ouvrir 12 145 nouveaux comptes au cours de la campagne et de collecter 16 547 milliards de F Cfa. Ces résultats confirment l’attachement et la confiance de la clientèle vis-à-vis de la banque, explique-t-il. La cérémonie a pour objectif de susciter l’intérêt des clients et non des clients qui n’ont pas participé à la campagne, d’encourager les clients à sécuriser leurs épargnes dans des institutions reconnues pour leur solidité et de procéder à la remise de lots aux gagnants tirés au sort publiquement par exploit d’huissier et sous la supervision de la Loterie nationale du Bénin.
Pour Casimir Ahouandé, représentant le cabinet de l’huissier Zossoungbo commis aux tâches de sélection et de tirage au sort, il y a eu 14 187 clients éligibles et les opérations se sont déroulées du 3 avril au 30 juin 2017. Le règlement a consisté à faire des versements d’au moins 100 000 F Cfa sur son compte épargne et ne pas faire de retraits dans la période consacrée à la campagne. Il a suffi de remplir cette condition pour figurer parmi le lot des chanceux qui ont été tirés au sort.
Le représentant des gagnants, père Comla Ballo Houessou a exprimé la gratitude et la joie de ses pairs. « Mes balbutiements traduisent notre gratitude à l’égard des agents de la Boa-Bénin qui s’occupent de nous », témoigne le curé, qui s’est confondu en remerciements. Il a déclaré rendre grâce à Dieu qui offre à chacun ce dont il a besoin. Après avoir demandé à Dieu de bénir la Boa-Bénin et ses agents, il a pris l’engagement de mobiliser avec ses pairs d’autres clients : les cousins, neveux et autres parents afin de leur inculquer l’importance de l’épargne.
Après la remise de lots aux heureux gagnants de la campagne Epargne 2017, d’autres récipiendaires, agents de la Boa ont été honorés, dans le cadre du challenge Western Union. Une compétition organisée du 31 juillet au 31 décembre 2017. Elle a consisté selon le chef service transfert rapide, Eric Ahouanhidé, à distinguer les meilleurs opérateurs Western Union au cours de période indiquée. Divers lots composés de réfrigérateurs, de postes téléviseurs et d’autres récompenses non moins intéressantes ont été offerts.
Le directeur général adjoint pôle Exploitation a donné rendez-vous aux clients potentiels pour la onzième édition de la campagne et a annoncé bien d’autres surprises de la Boa pour l’année 2018?

Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme ‘’L’Eau pour la vie’’, l’Ong chrétienne Global Aid network (Gain) a célébré, à Guékoumédé dans la commune de Zè, le 1000e forage réalisé au profit des populations déshéritées. La cérémonie présidée par le ministre en charge de l’Eau, Samou Séidou Adambi, a connu aussi la participation des responsables de cette Ong venus du Canada.
Finie l’utilisation des eaux de marigot, de marécage et de ruissellement par les populations du village de Guékoumédé dans la commune de Zè ! Elles ont accueilli le forage réalisé dans leur village et dont l’inauguration a fait l’objet d’une célébration mobilisant non seulement les responsables de l’Ong Global Aid network (Gain) mais aussi le ministre en charge de l’Eau, Samou Séidou Adambi.
Manifestant sa joie, le chef du village, Michel Foundié, souligne que ce forage permet à ses administrés « de disposer de l’eau potable pour ne plus être victimes de maladie ». Abondant dans le même sens, le porte-parole des femmes, Angèle Akodji, rappelle que « l’eau utilisée auparavant n’était pas propre ». « Nos souffrances ont pris fin grâce aux actions de l’Ong Gain », se réjouit-elle sous les ovations de l’assistance à dominance féminine. Elle profite de l’occasion pour évoquer d’autres doléances telles que le besoin de matériels et de moyens pour des activités génératrices de revenus.
Eclairant sur le programme, Patrice Lavagnon Kouessi Adri, directeur national de l’Ong Gain, et les responsables canadiens indiquent que « l’eau génère la vie, la santé, le bonheur et la richesse ». Selon Patrice Lavagnon Kouessi Adri, ce 1000e forage est spécial en ce sens qu’il est alimenté par un groupe électrogène alors que ceux réalisés par le passé sont à motricité humaine. A l’avenir, poursuit-il, les deux types seront réalisés au profit des populations sans oublier les forages alimentés par l’énergie solaire. Le 1000e forage, objet des présentes manifestations est, selon Evariste Agli, responsable technique, un poste d’eau autonome de 63 m de profondeur et d’un niveau statique de 48 m environ. Il est muni de quatre robinets dont deux en bas et deux en haut.
Le ministre Samou Séidou Adambi revient sur l’importance de l’eau dans la vie. A l’en croire, il y a convergence entre la vision du gouvernement à travers l’axe stratégique 6 du Pag prévoyant la fourniture universelle d’eau potable aux populations à l’horizon 2021 et celle de l’Ong Gain dans le même domaine. Pour ce faire, en dehors de ses propres projets, le gouvernement a opté pour le partenariat public-privé. « Je note une complémentarité entre nos actions et les vôtres », souligne Samou Séidou Adambi.
Après la phase protocolaire, le ministre Adambi, accompagné des responsables de l’Ong Gain soutenus par les populations en liesse, ont procédé à la coupure du ruban symbolique consacrant ainsi la mise en service officielle du 1000e forage à Zè. Il convient de signaler que le nombre de forages réalisés au niveau national par l'Ong Gain dépasse déjà les mille forages, selon le responsable technique Evariste Agli?

Le directeur de l’Energie de la Cédéao, Dabiré Bayaornibé a procédé, ce lundi 12 février à Cotonou, au lancement du programme régional ‘’Promotion d’un marché d’électricité respectueux du climat dans la région Cédéao’’ (Promerc). Le programme est cofinancé par le gouvernement allemand et l’Union européenne à travers le projet « Amélioration de la gouvernance du secteur des énergies renouvelables et l’efficacité énergétique en Afrique de l’Ouest (Agoseree-Ao) ».
Le programme régional ‘’Promotion d’un marché d’électricité respectueux du climat dans la région Cédéao (Promerc), ambitionne d’aider les pays d’Afrique de l’Ouest à accéder à l’énergie propre. Un atelier y consacré, les 12 et 13 février, permet d’élaborer la feuille de route du marché régional de l’électricité tout en contribuant à l’amélioration du bien-être des populations et de l’économie des pays membres.
Selon le président de l’Autorité de régulation régionale du secteur de l’électricité de la Cédéao (Arrec), Honoré Bloger, le Promerc « vise l’amélioration des pré-conditions clés pour un marché régional d’électricité respectueux du climat en Afrique de l’Ouest ».
Le communiqué de presse relatif au lancement dudit programme renseigne que le manque d’approvisionnement en électricité continue d’être un obstacle au développement en Afrique de l’Ouest. « En 2016, un peu moins de 60 000 gigawatt heures (Gwh) d’électricité ont pu être fournis, dont 8,9 % étaient transfrontaliers. Environ 90 % des sources d’énergie fossile ont été utilisées pour produire de l’électricité et environ 10 % seulement de l’électricité proviennent de grandes centrales hydroélectriques », détaille le document.
D’où le soutien du gouvernement allemand à travers l’appui technique de la Giz et l’appui financier du Deutsche Kreditanstaltfür Wiederaufbau (Kfw) pour combler les fossés et renforcer les acquis en matière d’énergie en Afrique de l’Ouest, en vue de la réussite du Promerc qui durera trois ans.
Le secrétaire général du Système d’échanges d’énergie électrique ouest-africain (Eeeoa), Appolinaire Ki Siengui, décerne un satisfecit à l’Allemagne pour son soutien constant à l’endroit de la Cédéao dans le cadre de la mise en œuvre du marché d’électricité.
Le Promerc fait suite au programme régional « Promotion d’une interconnexion d’échange d’énergie respectueuse du climat en Afrique de l’Ouest » qui a enregistré des progrès significatifs en faveur des pays de la sous-région et qui justifie l’arrivée du Promerc. Entre autres résultats, le chargé de programme à la Giz, Assani Dahouenon, souligne l’accompagnement de l’institution aux producteurs qui s’impliquent dans les énergies renouvelables dans l’espace communautaire et l’accompagnement du marché sous-régional.
Energie et développement économique
La Giz est un soutien de taille aux Etats ouest-africains. Pour le représentant de l’ambassade de l’Allemagne près le Bénin, Günter Sohr, depuis 2013, l’engagement continue de l’Allemagne à soutenir les initiatives de la Cédéao en vue de l’amélioration de la situation énergétique dans la sous-région est manifeste. En promouvant le marché régional d’électricité, développe-t-il, le pays soutient également le développement économique et la protection du climat dans la région. Le Promerc traduit sa contribution à l’extension des énergies renouvelables et à la promotion de l’emploi, à travers la lutte contre la pauvreté, poursuit-il.
Pour 2018, l’accompagnement de l’Allemagne devrait permettre d’achever le processus d’achèvement des documents de fonctionnement du marché régional d’électricité.
Sur le plan énergétique, le défi pour les Etats de la Cédéao concerne l’augmentation de la production de l’électricité à partir des sources d’énergies renouvelables, la réduction des émissions du CO2, et la mise en place d’un cadre réglementaire pour le marché régional d’électricité. Le Promerc aidera à relever ces défis.
Il s’articule autour de trois axes. Le premier est relatif à la promotion des énergies renouvelables. Le deuxième est lié à la promotion de l’efficacité énergétique et le troisième s’intéresse au marché régional d’électricité et de développement des capacités.
Le Promerc bénéficie également de l’appui de l’Ue à travers le projet « Amélioration de la gouvernance du secteur des énergies renouvelables et l’efficacité énergétique en Afrique de l’Ouest (Agoseree-Ao) ». Il couvre les activités relatives au développement des corridors d’énergie propre à la création d’un environnement propice pour les énergies renouvelables raccordées au réseau, aux normes d’énergie renouvelable et d’efficacité énergétique ainsi que l’électrification rurale à partir des sources d’énergies renouvelables?

La défécation à l’air libre et beaucoup plus l’urine dans les mêmes conditions à Cotonou et au Bénin sont sources de nuisances, de pollution de l’environnement et entraînent des pertes en vies humaines.
Carrefour Gbèdjromèdé dit ‘’16 ampoules’’, dans le prolongement de la rue venant de l’Etoile rouge. Difficile de respirer en passant sans se pincer les narines, tant l’odeur de l’urine repousse. Le caniveau et ses abords ont été transformés en urinoir public. Les endroits pareils sont légion dans la ville de Cotonou et l’intérieur du pays où on ne peut pas respirer sans suffoquer. Notamment à Gbégamey, non loin de la gare et en descendant du passage à niveau de Houeyiho. Cette situation n’est pas sans conséquences sur la santé des citoyens.
Pour le directeur de cabinet du ministre de la Santé, Dr Lucien Toko, qui intervenait lors de la célébration du premier village ayant atteint l’état de Fin de défécation à l’air libre (Fdal) organisée par le Programme d’amélioration de l’accès à l’assainissement et des pratiques d’hygiène en milieu rural (Paphyr) à Alétan dans la commune de Bantè, le mardi 11 avril 2017, la défécation à l’air libre constitue l’une des causes de la dégradation des conditions sanitaires des populations. Elle favorise non seulement l’émergence des maladies infectieuses et parasitaires, mais accroît également le taux de morbidité et de mortalité.
Dr Lucien Toko souligne également que 90 % des maladies chroniques dont souffrent les populations, notamment celles rurales, proviennent de la défécation à l’air libre et des mauvaises conditions d’hygiène et d’assainissement de base.
Dans les zones peuplées, la contamination de l'eau par les matières fécales est à l'origine des problèmes de santé publique.
L'élimination de la défécation en plein air est l'objectif principal de l'amélioration de l’assainissement à l'échelle mondiale et l’un des indicateurs principaux de suivi des objectifs de développement durable.
Même si des toilettes sont disponibles dans de nombreuses régions du monde, certaines personnes ont encore besoin d’être convaincues d’utiliser les toilettes pour abandonner la défécation en plein air. Par conséquent, la nécessité d’un changement de comportement est essentielle, en parallèle à la mise à disposition de toilettes adaptées aux utilisateurs.
La pratique de la défécation à l'air libre peut être liée à des facteurs culturels traditionnels, au manque de toilettes, ou aux deux.
L’extrême pauvreté et le manque d’assainissement sont statistiquement liés. L’élimination de la défécation en plein air fait partie intégrante du processus de développement.
Une forte prévalence de défécation à l’air libre est généralement corrélée avec une forte mortalité infantile ou juvénile, des niveaux élevés de dénutrition, de pauvreté et de grandes disparités entre les riches et les pauvres.
En termes de conséquences de la défécation à l’air libre, les données fournies par l’Unicef sont sans appel. « Près de 500 enfants de moins de 5 ans meurent chaque jour en Afrique subsaharienne à cause des maladies diarrhéiques imputables au manque de services d’eau, d’assainissement et d’hygiène, (soit environ 180 000 par an).
Arrêter la défécation à l’air libre permet de sauver des vies humaines, d’assurer la sécurité des femmes, mais aussi, d’économiser les frais médicaux prohibitifs auxquels chaque ménage fait face pour soigner les enfants ou la famille.
Il importe que les autorités prévoient des ouvrages d’assainissement ou encouragent leur installation pour épargner aux populations les pertes liées à cette mauvaise pratique.

Le 6 février dernier, la communauté internationale a célébré la Journée mondiale de lutte contre l’excision. Les mutilations génitales féminines (Mgf) sont considérées comme une violation des droits des filles et des femmes. Malgré les efforts déployés par le Système des Nations Unies et les organisations de la Société civiles, force est de constater que cette pratique persiste et demeure une menace pour la santé de la femme. D’où, importe-t-il de renforcer le combat.
« L’excision reste une pratique généralisée dans une quinzaine de pays d’Afrique », affirme l’Organisation des Nations Unies qui précise « que 30 millions de femmes seront victimes de mutilations sexuelles dans les dix ans à venir ». L’Unicef confirme que des études réalisées au cours des vingt dernières années dans les vingt-neuf pays les plus touchés par cette pratique, plus de 125 millions de jeunes filles et de femmes d’Afrique et du Moyen-Orient vivent en ayant subi une mutilation sexuelle. Les nombreux efforts n’ont pu étouffer le phénomène qui, entre temps, avait connu une légère diminution en 2015.
Alors que les institutions internationales s’emploient à éradiquer le phénomène, du fait de ses conséquences tant sur la santé des femmes que sur leur vie en société, certaines autorités religieuses continuent de considérer les mutilations sexuelles féminines comme faisant partie de la nécessaire éducation d’une jeune fille et de sa préparation à l’âge adulte et au mariage.
Les raisons pour lesquelles les mutilations sexuelles féminines sont pratiquées varient d’une région à l’autre et divers facteurs socioculturels au sein des familles et des communautés sont en cause.
Pour certains garants des valeurs endogènes, les mutilations sexuelles féminines relèvent d’une convention sociale qui incite à se conformer à ce que font les autres, ainsi que le besoin de reconnaissance sociale et la crainte du rejet par la communauté. Ces diverses raisons constituent une forte motivation pour perpétuer cette pratique qui, dans certaines communautés, reste rarement contestée.
« Pire, les mutilations sexuelles féminines sont souvent motivées par des croyances relatives à ce qui est considéré comme un comportement sexuel approprié », ajoute Huguette Bokpè Gnacadja, coordonnatrice de Wildaf-Bénin. Elles visent à assurer la virginité prénuptiale et la fidélité conjugale. Selon les croyances de nombreuses communautés, les mutilations sexuelles réduiraient la libido féminine, ce qui aiderait les femmes à résister aux actes sexuels extraconjugaux. Lorsqu’une ouverture vaginale est obstruée ou rétrécie, la crainte de douleurs en cas de réouverture, et la peur que cette réouverture soit découverte, sont aussi censées décourager les femmes d’avoir des relations sexuelles hors mariage.
Or, « Ces pratiques ne présentent aucun avantage pour la santé des jeunes filles et des femmes », dira, Me Huguette Bokpè Gnacadja.
Conséquences néfastes
Les mutilations sexuelles féminines altèrent ou lèsent intentionnellement les organes génitaux externes de la femme pour des raisons non médicales. Elles ne présentent aucun avantage pour la santé et sont préjudiciables à bien des égards aux jeunes filles et aux femmes. Il s’agit en général de l’ablation des tissus génitaux normaux et sains qui endommage ces tissus et entrave le fonctionnement naturel de l’organisme féminin. D’une manière générale, plus l’intervention est importante, plus les risques sanitaires augmentent.
Les complications immédiates, déplore l’Unicef, peuvent se traduire par des douleurs violentes, le choc, l’hémorragie, le tétanos, la rétention d’urine, l’ulcération génitale et les lésions des tissus génitaux adjacents. Elles peuvent provoquer des saignements excessifs ; le gonflement des tissus génitaux ; la fièvre et des infections telles que le tétanos; des problèmes urinaires, des problèmes de cicatrisation de la blessure, des lésions des tissus génitaux adjacents et des décès. A long terme, poursuit cette institution, elles sont sources de problèmes vaginaux, menstruels, des problèmes liés aux tissus cicatriciels et chéloïdes, de problèmes sexuels comme des douleurs pendant les rapports sexuels ou la diminution du plaisir sexuel ; un risque accru de complications lors de l’accouchement et de décès des nouveau-nés sans oublier la nécessité de pratiquer ultérieurement de nouvelles opérations chirurgicales. Lorsque la mutilation aboutit à la fermeture ou au rétrécissement de l’orifice vaginal, il faut procéder à une réouverture pour permettre à la femme d’avoir des rapports sexuels. Ainsi, l’orifice vaginal est parfois refermé à plusieurs reprises, y compris après un accouchement. Ce qui accroît et multiplie des problèmes psychologiques.
Elles peuvent aussi provoquer des kystes, des infections, la stérilité. Les mutilations sexuelles féminines recouvrent toutes les interventions incluant l’ablation partielle ou totale des organes génitaux externes de la femme ou toute autre lésion des organes génitaux féminins, qui sont pratiquées pour des raisons non médicales.
Mesures contre ce fléau
Boris Tandji, président de la Jci Cotonou-Saphir, lors de la célébration de cette journée, le 6 février dernier, a invité les jeunes et toutes les personnes actives de la société à combattre avec force et vigueur toutes les pratiques allant dans le sens de la discrimination et de la violence sur la femme.
« Nous devons œuvrer à briser la loi du silence et les mythes qui entourent les mutilations féminines, afin d’entamer le long combat pour en venir à bout. Ensemble, bâtissons donc un monde où toutes les filles pourront grandir à l’abri de la discrimination et de la violence, dans le plein respect de leur dignité, de leurs droits et l’égalité », a-t-il précisé.
Pour lui, cette journée est une occasion pour mobiliser au plan national et international, les acteurs de la société civile et les Etats pour l’abandon des pratiques néfastes pour la santé des filles et des femmes.
Quant à Huguette Bokpè Gnacadja, coordonnatrice de Wildaf-Bénin, elle estime qu’il faut encourager l’abandon des mutilations génitales féminines. C’est l’objectif primordial de la Journée internationale de tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines.
Elle invite aussi les autorités locales, les chefs religieux, les chefs de famille et chefs coutumiers à prendre des initiatives pour en finir avec cette pratique rétrograde. Il importe, conseille-t-elle, d’expliquer aux adolescents, filles comme garçons, que cela existe, que le risque est là, malgré les lois, malgré les campagnes de prévention. Il s’agira ainsi d’informer les ados des risques qu’encourent les jeunes filles issues de l’immigration, lors de leurs vacances dans les pays de leurs parents où se pratique encore l’excision.
En vue d’éliminer les mutilations sexuelles féminines, l’Organisation mondiale de la Santé (Oms) met l’accent sur le renforcement des systèmes de santé en élaborant des supports de formation, des outils et des lignes directrices à l’intention des professionnels de la santé pour les aider à prendre en charge et à conseiller les femmes qui ont subi ces pratiques.
On peut informer davantage les populations en élaborant des publications et des outils de sensibilisation pour permettre des actions aux niveaux international, régional et local afin d’en finir avec les mutilations sexuelles féminines en moins d’une génération.
Tout en invitant les autorités béninoises et la communauté internationale à continuer le combat, la coordonnatrice de Wildaf a rappelé que le Bénin dispose depuis mars 2003, d’une loi réprimant les mutilations génitales féminines. Cette loi prévoit des peines d’emprisonnement de six mois à trois ans pour les personnes pratiquant les Mgf, ainsi que des amendes pouvant atteindre 2 millions de F Cfa. Lorsque l’intervention entraîne la mort des victimes, les peines passent de 5 à 20 ans d’emprisonnement et de trois à six millions de F Cfa d’amende. Et la non dénonciation est punie d’une amende de 50 000 à 100 000 F Cfa. Une loi dont l’application est hésitante comme beaucoup d’autres dans le pays. Une situation qui préoccupe Me Huguette Bokpè Gnacadja. Elle invite les autorités à divers niveaux à œuvrer pour l’éradication totale de cette pratique et la prise en charge sanitaire des victimes puisque des cas sont toujours signalés dans certaines régions du Bénin.
« Les mutilations sexuelles féminines sont une atteinte fondamentale à l’intégrité de la femme et entraîne de graves conséquences », souligne-t-elle. Par conséquent, les Nations Unies prônent l’intensification des campagnes de sensibilisation et la prise de mesures concrètes contre les mutilations génitales.
image recuperée sur http://www.afrik.com/mutilations-genitales-la-guinee-championne-de-l-excision
Santé 13 févr. 2018