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Nouvelles

Dédommagement des expropriés de la zone aéroportuaire de Glo-Djigbé: Victorien Kougblénou constate l’effectivité de l'opération sur le terrain

Démarrée depuis le 29 janvier, la première phase de dédommagement des propriétaires terriens de la zone aéroportuaire de Glo-Djigbé suit son cours dans l’arrondissement de la localité. Le directeur de l’Agence nationale du domaine et du foncier (Andf) a effectué, ce jeudi 8 février, une descente sur le terrain pour constater l’effectivité de l’opération.

Dans le cadre du dédommagement des expropriés du site aéroportuaire de Glo-Djigbé, les propriétaires terriens dont les immeubles sont situés après 2 km de la route inter-Etats Cotonou-Niamey perçoivent leur indemnisation depuis le 29 janvier 2018 à l’arrondissement de Glo-Djigbé. C’est le constat fait par une délégation de la commission interministérielle chargée de l’indemnisation en matière d’expropriation pour cause d’utilité publique dans le domaine devant abriter l’aéroport de Glo-Djigbé, avec à sa tête son président, Victorien Kougblénou. 

Karimou Lafia Yarou, gestionnaire de domaine de l’Etat à l’Andf, se satisfait du bon déroulement des opérations. Selon lui, les différents propriétaires terriens reconnus comme tels, après les vérifications, viennent massivement procéder à la signature des procès-verbaux d’accord.
Depuis deux semaines, les propriétaires concernés par les opérations viennent remplir les formalités pour rentrer en possession de leurs sous. « Le présumé propriétaire se présente avec les pièces à savoir : une photocopie de la carte d’identité, deux photos d’identité, originaux des conventions de vente, le procès-verbal d’homologation du tribunal pour le gestionnaire des biens d’un représentant de collectivité ou d’un défunt, et après vérification, ils sont satisfaits », a confié Karimou Lafia Yarou.
Suite à sa descente sur le terrain, le directeur général de l’Andf, Victorien Kougblénou, se réjouit du bon déroulement des opérations. Selon lui, il fallait venir constater de visu ce qui se fait au lieu de se fier seulement au rapport journalier. C’était l’occasion pour lui de prendre connaissance des difficultés que rencontrent les opérateurs commis pour la tâche. « Ici, tout se déroule bien. Il y a une forte mobilisation des populations qui s’impatientent pour passer au niveau des opérateurs afin de signer les fiches », a-t-il remarqué. Satisfait du calme qui prévalait, il sollicite l’implication et la disponibilité des autorités locales, des têtes couronnées et des populations dans ces opérations, conformément aux exigences d’ordres administratif, juridique et technique. En attendant le 20 février prochain, date du lancement des travaux de ce chantier qui va contribuer au développement économique de notre pays, Victorien Kougblénou rassure les requérants du paiement de leur dû avant ce délai. Aussi, selon lui, les communautés villageoises délogées dans le cadre de ce projet, seront-elles relogées sur des sites qui sont en train d’être aménagés pour la circonstance?

Actualités 09 févr. 2018


Maintien des filles à l’école à Banikoara: Des vélos et des lampes solaires distribués au Ceg Toura

Des équipements constitués de 100 vélos dames et de 100 lampes solaires rechargeables ont été distribués, mercredi 7 février dernier, à 100 élèves filles démunies du Ceg Toura, dans la commune de Banikoara. Œuvre de l’Association des producteurs agricoles pour le soutien aux enfants démunis (Apased-Bénin), ce geste contribuera à améliorer leurs conditions d’études.

L’accès et le maintien des filles à l’école ne doivent pas être laissés à la seule charge de l’Etat béninois. L’Association des producteurs agricoles pour le soutien des enfants démunis (Apased-Bénin) l’a compris et a décidé non seulement d’apporter sa contribution pour l’aboutissement de cette lutte, mais d’œuvrer également pour leur leadership. Grâce à elle, 100 filles du collège d’enseignement général de Toura, dans la commune de Banikoara, ont reçu des vélos et des lampes solaires, mercredi 7 février dernier.

Pour le président du Conseil d’administration de l’Apased-Bénin, Bio Gado Yérima, il ne s’agit pas d’une prime à l’excellence, mais d’un appui apporté à des filles obligées de parcourir plusieurs kilomètres à pied avant de rallier leur collège. « L’un des principaux défis dans tous les systèmes éducatifs, notamment celui du Bénin, devra désormais et plus que jamais être la scolarisation et le maintien des filles à l’école », a-t-il indiqué. Dans l’arrondissement de Toura, commune de Banikoara, a déploré Bio Gado Yérima, les causes profondes les plus récurrentes du faible taux de scolarisation des filles sont liées, entre autres, à la distance qui sépare leur domicile du collège (soit 7 km), puis à leur difficulté à accéder à l’électricité pour apprendre leurs cours les soirs. Il y a aussi le manque de compétences de vie pour faire face à la pression de leurs pairs. « Tout ceci a comme conséquence, la déperdition et l’échec scolaires, la baisse des rendements scolaires des filles avec un fort taux de redoublement et des grossesses, les mariages précoces et forcés et le faible taux de scolarisation des filles », a poursuivi Bio Gado Yérima.
Cette action qui a donc pour objectif d’améliorer leurs conditions d’études, a bénéficié de l’appui du gouvernement du Canada. Aussi, la coordonnatrice du Fonds canadien d’initiatives locales, Ginette Bonou, a-t-elle exhorté d’autres bonnes volontés à voler au secours de ces filles. Appréciant le geste, le chef service des Enseignements secondaires dans l’Alibori, Amidou Abdoulaye, garde l’espoir que ces moyens de locomotion leur permettront d’exceller.
En effet, ce geste vise à enrayer ces images d’élèves filles à pieds, transpirant sous un soleil de plomb, couvertes de poussières et fatiguées. Résidant dans des villages comme Atabénou, Tintinmou, Kognigou,
Kakourogou, Ouagou et Kpagaguédou, elles étaient contraintes de s’arrêter pour se reposer sous un arbre, après avoir parcouru de longues distances. D’autres filles, conscientes du problème de lumière qui se pose à elles pour étudier les soirs, profitent du trajet pour apprendre leurs leçons sur le chemin, à la sortie des cours à 19 heures.
Comme leurs parents, elles ont témoigné leur reconnaissance à leurs bienfaiteurs. Elles ont émis le souhait que la même attention soit accordée à leurs collègues filles démunies des arrondissements de Soroko, Goumori, Founougo, Sompérékou, Kokey, Ounet, Kokiborou et Gomparou, toujours dans la commune de Banikoara.
C’est sur la base d’un certain nombre d’observations que leur choix a été effectué. La présence sur le terrain d’une équipe a permis de recenser celles qui se font remorquer par leurs camarades ou qui sont à pieds à l’aller et au retour des classes. Des entretiens ont également eu lieu avec elles pour mieux comprendre leur situation actuelle, leurs résultats scolaires, grâce aux témoignages de leurs enseignants?

Actualités 09 févr. 2018


Marche de protestation des enseignants du Zou: Le Ddeps Dieudonné Gambiala dans le viseur des manifestants

Ils sont une centaine d’enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire à marcher, ce jeudi 8 février à travers la ville d’Abomey, pour dire leur mécontentement de la gestion de leurs carrières et surtout dénoncer les élans du directeur départemental des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Dieudonné Gambiala qui les empêcherait de jouir de leur droit de grève.

Après avoir battu, hier, le macadam à Abomey en scandant des chants et slogans hostiles au gouvernement, les enseignants se sont dirigés vers la préfecture de la ville où ils sont reçus par le secrétaire général de la préfecture, Julien Ouankpo entouré pour la circonstance de plusieurs autres responsables.
Devant ces responsables, les enseignants mécontents ont évoqué l'incertitude qui caractérise l'achèvement du reversement des éducateurs et éducatrices, des communautaires et des contractuels locaux qui sont restés au service des établissements scolaires depuis plus de dix ans ; la coupure des avances sur solde aux éducateurs et éducatrices, aux communautaires et aux contractuels locaux sans contrat qui sont au service des établissements scolaires. Ils ont surtout fustigé l'attitude du directeur départemental des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Dieudonné Gambiala qui, selon leur porte-parole, aurait « forcé la tenue de la deuxième série de devoirs surveillés à grand renfort policier, ne visant que son intérêt au détriment de celui des apprenants qui devrait être sa priorité ».
Les manifestants sont également revenus sur la publication du point de grève du 2 février dernier par le directeur départemental des Enseignements maternel et primaire visant à intimider d'une part, les enseignants grévistes et d'autre part, à donner l'impression que la grève n'est pas suivie alors qu' « il est bénéficiaire des retombées des différentes grèves des enseignants de l'enseignement du second degré et statuts particuliers des corps des personnels enseignants de l'enseignement du premier degré ».
Ils ont également saisi l’occasion pour rappeler aux autorités la question de la régularisation de la situation administrative et financière des différentes catégories d'enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire technique et professionnel notamment l'achèvement du processus de reversement.
Après avoir reçu copie de la motion des enseignants, le représentant du préfet a promis de rendre compte fidèlement à la hiérarchie de leurs diverses préoccupations présentées afin que satisfaction leur soit donnée pour que les cours reprennent effectivement dans les établissements scolaires?

Actualités 09 févr. 2018


Exploitation des ressources minières et géologiques: Le ministre de l’Eau et des Mines rassure le personnel de l’Obrgm

La direction générale et le personnel de l’Office béninois des ressources géologiques et minières (Obrgm) ont reçu, ce jeudi 8 février, la visite du ministre de l’Eau et des Mines, Séidou Adambi. La valorisation et l’exploitation des richesses minières du Bénin étaient au cœur des échanges.

Le ministre de l’Eau et des Mines était, ce jeudi, en visite à l’Office béninois des ressources géologiques et minières (Obrgm). Avec la direction générale et le personnel de la structure, Samou Séidou Adambi a discuté des possibilités de dynamisation des activités de l’office et surtout de la valorisation des réserves minières nationales.
Le directeur général de l’Obrgm, Evariste Agli, rappelle que l’office est le produit d’une réforme de l’ancien Office béninois des mines (Obémines) qui a pour mission d’approfondir la connaissance des potentialités géologiques du Bénin. Des travaux sont actuellement engagés pour le contrôle au sol, indique-t-il. L’Obrgm projette d’aller vers les communes pour les aider à connaître leurs potentialités géologiques. Evariste Agli affirme que l’objectif à court terme de l’office qu’il dirige est de valoriser les matériels locaux, notamment dans la construction. Il entend amener les citoyens à adopter le marbre pour embellir les tombes de leurs parents décédés, car le secteur représente un marché prometteur. Le kaolin, une de nos ressources, peut être utilisé dans le sanitaire, pour la fabrication des plâtres. Le Bénin, selon lui, dispose d’importantes ressources minières regroupées en substances utiles métallifères et en matériaux de construction, à travers les gisements de marbre d’Idadjo, de Montewo, d’Assyo, d’Atomè-Lonkly; les gisements de calcaire ; les minéraux industriels (le kaolin), et les pierres ornementales.
Le gisement le plus important de marbre est celui d’Idadjo qui comprend quatre affleurements et qui dispose d’une réserve évaluée à au moins un milliard de m3 de marbre dolomite gris-bleuté, poli et très esthétique.
Le potentiel de kaolin actuellement connu se trouve dans la commune de Kétou, avec un gisement évalué à plus d’un milliard de m3.
Le calcaire se localise dans les formations paléocènes du Bénin de l’est à l’ouest dans les régions d’Onigbolo, de Massè, d’Arlan, de Tchito et de Lokossa. Plusieurs gisements sont objet d’exploitation par des sociétés cimentières.
Des minéraux métallifères existent dans le sous-sol béninois. Il s’agit du fer, du manganèse et du titane.
Le directeur général de l’Obrgm renseigne que la recherche de l’or et les autres minéraux métallifères est prometteuse, et affirme que les résultats seraient visibles si son office est doté d’un laboratoire d’analyse géologique.
Outre le manque de laboratoire au sein de l’office, la secrétaire générale du syndicat de l’Obgrm, Thérèse Ahlonsou, déplore le manque d’outils de travail, notamment les véhicules de transport et du matériel de sondage et un concasseur de grande puissance.
Le ministre de l’Eau et des Mines, Samou Séïdou Adambi affirme que dans quelques jours tous les sites miniers seront sécurisés, car c’est à cette condition que les promoteurs peuvent accompagner le Bénin. « Nous devons faire en sorte que les mines du Bénin apportent des ressources», précise t-il.
Le ministre annonce que des moyens seront mis à disposition pour que l’Obrgm soit rééquipé. Pour cela, il prend l’engagement à jouer son rôle auprès de ses collègues pour que l’office soit utile dans la fourniture des mines comme matériel dans la construction des édifices publics et privés.

Société 09 févr. 2018


Suite à la rencontre du chef de l’Etat avec les syndicats: Des travailleurs dans la rue hier à Comé

Le collectif des travailleurs en fonction à Comé et affiliés aux centrales et confédérations syndicales a organisé, ce jeudi 8 février, une marche pacifique dans la commune. C’était pour manifester leur mécontentement par rapport aux résultats de la rencontre du chef de l’Etat avec les secrétaires généraux des faîtières du monde syndical.

La marche est partie du Complexe scolaire urbain de Comé pour l’hôtel de ville, en passant par les carrefours Zénith, Bénin soka et Calvaire. Sur le parcours, les manifestants, des enseignants pour la plupart, ont donné de la voix à travers des animations, des cris et chansons hostiles au gouvernement. Cette ambiance surchauffée ne sera suspendue, à la mairie, que pour permettre à leur porte-parole, Aimé Anagonou, de délivrer un message reçu par le premier adjoint au maire de Comé, François Tchémadon.
« Considérant que la rencontre n’a donné aucun résultat concret, souligne le porte-parole, les travailleurs réunis au sein du collectif qui a organisé cette marche pacifique, dénonce l’attitude du gouvernement et réaffirme ses revendications ». Au nombre de celles-ci, il a énuméré la prise des arrêts d’application des nouveaux statuts particuliers ; l’application intégrale et sans délai des statuts particuliers des enseignants du premier et du second degré avec le bénéfice des incidences financières, le paiement de salaire à tous les enseignants qui n’en perçoivent pas depuis plusieurs années ; le paiement des primes de rentrée aux enseignants omis, le dégel de la parution des actes administratifs d’avancement, le paiement effectif des rappels liés aux reclassements.
Après avoir reçu cette motion, le premier adjoint au maire de Comé, François Tchémadon, a essayé d’apaiser les manifestants et salué le caractère pacifique de leur marche. « Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour que votre motion soit transmise à qui de droit », a-t-il promis?

Par Désiré C. VIGAN
A/R Mono-Couffo

Société 09 févr. 2018


Création tous azimuts de partis politiques: Quand la réforme du système partisan fait courir les politiciens

La révision annoncée de la charte des partis politiques donne la trouille à certains acteurs politiques qui s’empressent de créer leurs mouvements ou partis politiques, avant l’effectivité de la réforme du système partisan au Bénin. Et pour cause !

Il ne se passe plus de week-end sans qu’on enregistre de nouveaux partis ou de mouvements politiques. C’est pratiquement à une course contre la montre qu’on assiste ces dernières semaines où des formations politiques naissent rapidement. La tendance qui s’est timidement signalée au cours du second semestre de l’année 2017 avec la naissance à Cotonou, le samedi 19 août dernier, de la coalition baptisée « Bénin en route » composée d’une centaine de partis, mouvements et personnalités politiques soutenant le chef de l’Etat, a amorcé ces dernières semaines une vitesse exponentielle.
Huit partis et mouvements politiques ont vu déjà le jour depuis le début de cette année 2018, en moins de cinq semaines. Le dernier des nouveau-nés a pour nom : Mouvement Laada créé le samedi 3 février dernier à Ouassa-Pèhunco par l’ancien député Victor Dangnon. Une semaine plus tôt, l’échiquier politique avait enregistré la création du parti « La lumière » de l’opérateur économique Paul Kéta. Et, le rendez-vous de ce week-end est déjà pris. Il est annoncé la transformation en parti politique de l’Alliance des forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe) qui avait soutenu l’ancien chef de l’Etat, Boni Yayi. Le congrès est prévu pour se tenir à Parakou le samedi 10 février prochain.
Avant l’alliance Fcbe qui se réclame aujourd’hui de l’opposition, c’est l’Union fait la Nation (Un) qui avait aussi annoncé les couleurs. Ce regroupement politique présidé par l’honorable Bruno Amoussou avait fait savoir sa volonté de fusionner les partis membres de l’alliance politique pour la muer en un véritable parti politique dans le courant de cette année 2018. L’information avait été donnée à Cotonou, le samedi 6 janvier dernier, à la faveur de la cérémonie de présentation des vœux des membres de l’Union fait la Nation à leur président Bruno Amoussou. D’ailleurs, cette cérémonie avait pour thème : « La réforme du système partisan : enjeux et perspectives ». Ce qui ne manquera pas de colorer davantage le tableau sombre de prolifération des partis politiques au Bénin. Et, selon les chiffres officiels de la direction générale des Affaires intérieures et des cultes du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, le Bénin compte, à la date du 12 décembre dernier, 236 partis politiques et 17 alliances politiques régulièrement enregistrés. Un nombre que d’aucuns qualifient, à tort ou à raison, de pléthorique et honteux pour ce petit pays peuplé d’à peine onze millions d’habitants.

Une réforme contraignante

Mais ces critiques ne disent apparemment rien aux politiciens qui en ont cure. Sinon l’on ne devrait plus enregistrer de naissance de parti ou de mouvement politique. Surtout que la réforme est en cours pour assainir le système partisan et relooker l’échiquier politique. Cet assainissement va permettre de mieux encadrer le secteur et de corser la procédure de création des partis politiques ; pour sonner l’avènement d’un système partisan de développement bénéficiant du financement public. La proposition de loi de la nouvelle charte politique est déjà sur la table des députés à l’Assemblée nationale. Il est prévu son examen et son vote avant la fin de la première session ordinaire de l’année 2018 qui s’ouvre dans la première quinzaine du mois d’avril prochain pour durer trois mois. L’article 21 du texte en étude fait par exemple obligation à un parti politique en création de disposer au moins de cent membres fondateurs par commune. Ce qui fait dix fois le quota actuel fixé à dix militants non pas par commune mais par département prévu dans la charte des partis politiques encore en vigueur. Les discussions dans les couloirs de l’hémicycle renseignent même que certains députés veulent amender cet article 21 de la proposition de loi pour hausser la barre de cent militants par commune. Ce qui témoigne clairement de la volonté des législateurs de mettre fin à la pagaille et nettoyer les écuries d’Augias pour un système partisan fort et crédible et qui rehausse la démocratie béninoise.
Il est donc clair que plus rien ne sera comme avant après la mise en vigueur de cette loi dès qu’elle sera votée. Il faudra dorénavant avoir les reins solides pour créer un parti politique au Bénin avec 1200 militants au moins comme membres fondateurs si le quota de 100 personnes par commune est maintenu. Il y a plusieurs autres dispositions très contraignantes dans la proposition de loi. A y voir de près, c’est ce que craignent des acteurs politiques qui se pressent pour porter sur les fonts baptismaux leurs partis avant l’adoption de cette loi curative. Parce qu’ils sont bien conscients qu’il leur sera très difficile de réaliser leur rêve après l’effectivité de la réforme sur le système partisan. Or, s’ils les créent maintenant, ils n’auront qu’à faire quelques réglages pour se conformer à la nouvelle loi, après bien évidemment une période de transition. C’est ce qui fait courir actuellement certains acteurs politiques qui cherchent à vite se positionner sur l’échiquier politique dans la perspective des prochaines élections législatives et se mettre à l’abri des contraintes de la prochaine charte. Il va sans dire que le mouvement de création tous azimuts des formations politiques ne s’arrêtera de sitôt. Il se poursuivra encore le temps que durera la mise en place de la nouvelle législation.

Politique 09 févr. 2018


Appui aux disciplines sportives du Bénin: La Sobebra s’engage aux côtés de la Fédération béninoise de cyclisme

La Société béninoise de brasserie (Sobebra), du groupe Castel beer, s’engage désormais pour la promotion du cyclisme béninois. Elle a signé ce jeudi 8 février, à Cotonou, avec la Fédération béninoise du cyclisme (Fbc), une convention de trois ans pour accompagner les équipes béninoises de cyclisme. C’était en présence du ministre en charge des Sports, Oswald Homeky, et des anciens présidents de la Fédération.

Une convention de treize articles pour une durée de trois ans avec des dispositions précises. C’est le contrat qui lie désormais la Société béninoise de brasserie (Sobebra) du groupe Castel beer et la Fédération béninoise de cyclisme (Fbc). A la cérémonie de signature de cette convention hier, c’est le directeur des relations extérieures de la Sobebra, Rodolphe Adanzounon, qui a présenté la forme et le fond de ladite convention : l’objet, la durée, les obligations du sponsor qu’est la Sobebra, de même que les obligations de la Fbc, la promotion de la marque La Béninoise, les déclarations des parties, la confidentialité, la résiliation du contrat, les généralités, la compétence et le règlement des conflits.
Pour ce qui est du fond, Rodolphe Adanzounon a mis l’accent sur la durée, les obligations du sponsor, les obligations de la Fbc et les conditions de résiliation. Pour la durée, il a précisé que c’est une convention de trois ans qui court du 1er janvier 2018 pour prendre fin le 31 décembre 2020.

Les obligations du sponsor

En ce qui concerne les obligations du sponsor, la Sobebra s’engage à financer la Fbc sur trois volets. Le premier concerne le financement des activités sportives de la fédération. Les activités retenues sont la participation de la Fbc aux tours internationaux et régionaux, l’organisation de quatre courses cyclistes par an à raison d’une course par trimestre afin de détecter les talents dans le domaine du cyclisme. Ensuite, l’organisation du championnat de cyclisme.
Aussi, le budget alloué par la Sobebra, selon la convention, permet-il de garantir la participation de l’équipe nationale aux tours de cyclisme identifiés par la fédération et retenus par la Sobebra. Il s’agit du tour Espoir Vivendi du Cameroun, Tour Chantal Biya au Cameroun, Tour du Gabon, Tour du Bénin, Tour du Togo, Tour du Ghana, Tour de l’Est en Côte d’Ivoire, Tour de la Côte d’Ivoire, Tour de la République démocratique du Congo, Tour du Rwanda, Tour du Burkina Faso, Tour du Madagascar et Tour du Niger, soit au total treize tours.
Selon la convention, pour chaque compétition internationale ou régionale, le budget prend en compte le billet d’avion, l’hébergement à l’hôtel et les primes des coureurs. Et au cas où la fédération ne pourrait pas participer à une telle manifestation, la convention prévoit que le budget sera affecté à une autre manifestation de même envergure.
L’objectif de la Sobebra, en signant cette convention, et c’est le deuxième volet, est de voir les coureurs béninois gagner et ramener des médailles. Mais pour y arriver, il faut avoir des vélos. C’est pourquoi, la société s’est engagée à doter l’équipe nationale de cyclisme des équipements appropriés. Ainsi, chaque année, la Sobebra dotera les coureurs de vélos professionnels, de maillots et des survêtements.
Le troisième volet de la convention est celui de la communication. La Sobebra s’engage, selon la convention, à prendre en charge le volet communication pour toutes les couvertures médiatiques de toutes les activités de la Fbc.
Quant aux obligations de la Fbc, elle s’engage à tout mettre en œuvre pour la participation effective de l’équipe nationale aux tours internationaux et régionaux conformément au planning convenu de commun accord.

Les engagements de la Fbc

La fédération s’engage également à organiser quatre courses ordinaires cyclistes par an, de faire parvenir à la Sobebra un rapport d’activités à la fin de chaque trimestre. Aussi, la Fbc devra faire figurer le logo de la Sobebra sur tous les supports de communication dans toutes ses manifestations. Elle devra faciliter la promotion des produits de la Sobebra à toutes ces occasions.
En cas de malversations et de détournements des fonds, la convention prévoit une résiliation sans préavis.
En signant la convention, le directeur général de la Sobebra, Sébastien Yves-Menager, a fait savoir qu’il ne s’agit pas d’un partenariat financier mais d’un appui pour surmonter les difficultés de la Fbc afin de lui permettre de décoller. Pour lui, on ne mesure pas les efforts du cyclisme. La décision de sa société d’accompagner le cyclisme béninois est une première qui doit durer longtemps.
Sébastien Yves-Menager se dit persuadé que dans les années à venir, les coureurs béninois iront à des tours internationaux et régionaux avant de déclarer que cette première étape de la signature est une petite page des relations qui lient désormais sa société à la Fbc.
Très content de la signature de cette convention, le président de la Fbc, Romuald Hazoumè, après avoir rappelé qu’il y a 25 ans qu’il s’est intéressé au cyclisme, a remercié tous ceux qui ont lutté pour la concrétisation de cette signature. Il a lancé un appel aux jeunes pour que les coureurs béninois ne soient plus les derniers à des compétitions internationales.
Pour sa part, le ministre en charge des Sports, Oswald Homeky, estime que c’est heureux que le rêve de voir les entreprises privées financer les fédérations sportives au Bénin, se concrétise. Cet acte de la Sobebra, selon lui, est un pas de géant. C’est pourquoi, il a remercié la Sobebra avant de lancer un appel à d’autres entreprises à lui emboîter le pas.

Société 09 févr. 2018


Fédération béninoise de pétanque: La ligue Atlantique-Littoral en assemblée générale samedi prochain

Les comités exécutifs des ligues départementales de la Fédération béninoise de pétanque seront renouvelés le samedi 10 septembre prochain sur toute l’étendue du territoire national. Le Secrétaire général de la fédération, Casimir Djossou a instruit ses homologues des ligues de convoquer ces assises dans tous les départements en respect des dispositions statutaires. C’est le cas de la Ligue régionale Atlantique-Littoral qui a convoqué ses membres en assemblée générale pour le samedi 10 février prochain.

Le président sortant Lucien Atta, dans une lettre adressée aux présidents des ligues, a invité tous les responsables de clubs à participer à ces assises. Selon lui, tout a été fait dans les règles de l’art depuis le 2 février dernier afin que les travaux se déroulent dans de meilleures conditions. Le comité préparatoire de cette assemblée générale s’active pour que les délégués de chaque club puissent contribuer aux travaux.
Au terme de cette assemblée générale, les destinées de la pétanque dans les départements de l’Atlantique et du Littoral seront confiées à un nouveau bureau de neuf membres.
Une fois élus, les nouveaux responsables des ligues vont prendre part au Conseil fédéral aux côtés du comité exécutif pour s’imprégner des projets et des activités à mener.

Sports 08 févr. 2018


Politiques et expériences de sécurité alimentaire et nutritionnelle: Leçons et implications pour les acteurs universitaires et décideurs

Le secrétariat permanent du Conseil de l’alimentation et de la nutrition (Can) a organisé, ce mercredi 7 février, avec l’Université d’Abomey-Calavi, un séminaire sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle et ses implications pour les acteurs et décideurs politiques. A l’occasion, Joachim von Braun, professeur des changements économiques et technologiques de l’Université de Bonn, a animé une conférence sur les politiques et expériences majeures en la matière dans le monde.

Quelles leçons et implications des politiques et expériences de sécurité alimentaire et nutritionnelle dans le monde pourraient inspirer les acteurs universitaires et les décideurs politiques du Bénin ? C’est la problématique que pose le thème du séminaire qu’organisent le secrétariat permanent du Conseil de l’alimentation et de la nutrition (Sp/Can) et le laboratoire de sociologie et de vulgarisation rurales de la Faculté des sciences agronomiques de l’Université d’Abomey-Calavi. 

A cette occasion, le professeur Joachim von Braun, professeur des changements économiques et technologiques de l’Université de Bonn, a animé une conférence sur le thème « Politiques et expériences majeures de sécurité alimentaire et nutritionnelle dans le monde : leçons et implications pour les acteurs universitaires et les décideurs politiques du Bénin ». Le communicateur a axé son développement sur trois éléments : la situation actuelle des problèmes alimentaires et nutritionnels, les politiques et divers choix politiques et enfin les pratiques actuelles en cours au Bénin en matière de sécurité alimentaire et nutritionnelle.
Parlant de la situation actuelle des problèmes alimentaires et nutritionnels, il a déclaré que 800 millions de personnes sont touchées par l’insécurité alimentaire. La sous-alimentation des enfants pendant leurs premières années de vie liée aux capacités de leurs familles déteint non seulement sur leur santé mais également sur leur coefficient intellectuel. Le professeur relève que le Bénin n’est pas tellement marqué par des situations du genre.
Joachim von Braun évoque les changements climatiques qui demeurent les nouveaux risques qui impactent négativement la sécurité alimentaire en Afrique de l’Ouest.
S’agissant des divers choix politiques, Joachim von Braun cite la Déclaration de Malabo qui a abouti à l’agenda 2063. Pour lui, les dirigeants reconnaissent qu’il y a des problèmes et s’engagent à mettre en œuvre des politiques pour remédier à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle. Par ailleurs, il a évoqué l’engagement politique des dirigeants de l’Union africaine sur le même sujet. Le professeur explique que pour qu’une politique soit efficace, il faut y mettre davantage d’instruments que d’objectifs.

Le développement cognitif des enfants

Les choix des gouvernants, explique-t-il, ont un impact sur la croissance économique. Si les enfants n’arrivent pas à apprendre, l’économie en souffre. Une bonne nutrition contribue au développement cognitif des enfants. Joachim von Braun estime que les pratiques politiques relatives à la sécurité alimentaire doivent se baser sur ce qui rend service à la communauté. Les politiques doivent soutenir la nutrition et prévenir les crises, notamment les inondations ou les sécheresses qui compliquent la situation de la sécurité alimentaire et nutritionnelle, préconise-t-il. Le professeur n’a pas occulté la corruption qui freine ou annihile les efforts consentis dans le cadre de la sécurité alimentaire et nutritionnelle.
De nos jours, il retient que l’essentiel de la productivité réside dans l’innovation, la créativité et les services de vulgarisation.
Avant cet exposé, le professeur Rigobert Tossou, directeur du Laboratoire de sociologie et de vulgarisation rurales de la Faculté des sciences agronomiques de l’Uac pense que la tenue du séminaire cadre avec l’initiative « Un monde sans faim » du gouvernement allemand. Elle permet, selon lui, d’actualiser le niveau d’information des apprenants et de l’audience.
Ainsi, les jeunes étudiants en sciences agronomiques et leurs homologues sont appelés à internaliser les enseignements reçus pour innover et contribuer à faire régner la sécurité alimentaire et nutritionnelle au Bénin et même au-delà. L’appel vient du professeur Roch L. Mongbo, secrétaire permanent du Conseil de l’alimentation et de la nutrition et de ses hôtes?

Actualités 08 févr. 2018


Affaire d’acte de naissance falsifié à la mairie de Porto-Novo: Les mis en cause devant le procureur de la République ce jour

L’affaire d’établissement frauduleux d’acte de naissance qui secoue la mairie de Porto-Novo depuis quelques jours va livrer son secret ce jeudi 8 février. Les mis en cause seront présentés ce jour au procureur de la République près le Tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo. Chacun d’eux sera fixé sur son sort. 

Le secrétaire général de la mairie de Porto-Novo, le seul prévenu gardé à vue jusque-là dans le dossier, y était depuis mardi dernier. Il a été écouté par le procureur de la République qui a décidé de prolonger la garde à vue jusqu’à ce jeudi. Le prévenu sera retourné au commissariat central de Porto-Novo où il est gardé depuis le vendredi 2 février dernier. Il sera à nouveau devant le parquet de Porto-Novo ce jour. Il sera présenté avec un agent du service de l’état-civil dont le procureur de la République a demandé l'interpellation par la police. Pendant ce temps, le cerveau de l’affaire, le sieur D. K. en service aussi à la mairie de Porto-Novo, qui a intercédé pour que l’acte de naissance frauduleux soit établi au profit du bénéficiaire, est resté introuvable pour le moment.
Pour rappel, tout serait parti du service de l’Immigration et de l’Emigration qui établit les passeports ordinaires. Un requérant de passeport détenait un acte de naissance signé du secrétaire général de la mairie de Porto-Novo, qui est en réalité faux. Le service informatique de la police de l’Immigration et de l’Emigration a relevé que la pièce était dupliquée. Un autre citoyen s’était fait établir son passeport sous le même numéro d’acte de naissance. Qu’est ce qui a pu se passer pour qu’il y ait doublon de l’acte d’état civil ? La police de l’immigration et l’émigration a saisi le commissariat central de Porto-Novo pour approfondir les enquêtes. Le requérant a été interpellé et incarcéré à la prison civile de Porto-Novo. Il aurait avoué que l’acte de naissance était falsifié. C’est ainsi que l’étau s’est resserré autour du secrétaire général de la mairie de Porto-Novo qui a signé la pièce querellée. Il devra surtout s’expliquer par rapport à sa complicité ou non dans cette forfaiture. Il en sera de même pour l’agent du service de l’état civil attendu aussi au parquet ce matin. Le dernier mot reviendra au procureur de la République qui décidera de leur sort au regard du degré d’implication de chacun d’eux dans ce délit de faux et usage de faux en écriture publique?

 

Actualités 08 févr. 2018


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