La Nation Bénin...
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Les Ecureuils dames ont battu (3-0), ce mercredi 7 février, au stade René Pleven de Cotonou, Young Potentiel Fc of Ibadan, finissant en beauté la série de matchs amicaux dans le cadre de leurs préparatifs au tournoi de l'Union des fédérations ouest-africaines (Ufoa) Zone B.
Les Ecureuils dames ont conclu par une victoire, ce mercredi au stade René Pleven de Cotonou, les matchs amicaux comptant pour les préparatifs du tournoi de l'Union des Fédérations ouest-africaines (Ufoa) Zone B qui se déroulera du 14 au 24 février prochain à Abidjan en Côte d'Ivoire. Les Béninoises se sont débarrassées (3-0) des joueuses de Young Potentiel Fc of Ibadan. Les buts de Rachidath Adéniran, Ida Azonsou et Elisabeth Tidéké respectivement aux 25e, 48e et 85e minutes ont permis aux Béninoises de finir en beauté la série de matchs amicaux dans le cadre de leurs préparatifs au tournoi de l'Union des fédérations ouest-africaines (Ufoa) Zone B.
Les coéquipières de la capitaine Ida Azonsou n’ont laissé aucune chance aux visiteuses. Et pourtant, ce sont les joueuses d’Ibadan qui ont pris les premières options offensives en s’offrant des occasions de buts. Malheureusement, Anuzuké Gloria et Ogushi Bisola sans grand succès tentent de à passer à l’ouverture du score. C’est sans compter avec le rideau défensif béninois dirigé par le dossard N°5, Toma Abu capable d’enrayer toutes les velléités offensives des nigérianes.
L’attaque béninoise va vite réagir et prend l’avantage dans la partie. Le trio Rachidath Adéniran, Ida Azonsou et Elisabeth Tidéké va prendre le jeu à son compte pour marquer le premier but de la partie sur une phase offensive à la 25e minute. Les Nigérianes tenteront de revenir au score mais elles rencontreront en face une rude défense béninoise. A 1-0, la juge centrale de la rencontre, Béatrice Gouchoedou renvoie les deux équipes aux vestiaires.
A la reprise, les Ecureuils dames vont étendre leur hégémonie en gagnant les duels dans tous les compartiments de jeu. C’est alors qu’elles réussiront à marquer le deuxième but à la 48e minute par le biais d’Ida Azonsou. Le coach Richard Bio va effectuer des changements pour asseoir le jeu en milieu, empêchant les joueuses de Young potentiel d’Ibadan de monter. Surtout les présences de Gloria Adébayo sur le flanc droit de l’attaque et Patience Moise à gauche va permettre au Bénin de dérouler son système offensif jusqu’à mettre le troisième but sur une frappe d'Elisabeth Tidéké des 45 mètres à la 85e minute. A 3-0, les Ecureuils réalisent la meilleure opération, selon la capitaine Ida Azonsou, heureuse de finir la série de matchs amicaux par une victoire. Elle promet, au nom de ses coéquipières, de faire le nécessaire lors de la compétition qui se déroulera en Côte d’Ivoire.
Pour le président Anjorin Moucharaf, ce match a permis à l’encadrement technique de peaufiner les derniers réglages à quelques jours du départ de la délégation. « Ce match, comme les autres, nous a permis d’avoir une idée du potentiel de notre équipe. Ce tournoi va nous permettre de continuer à asseoir notre équipe nationale féminine », a-t-il déclaré?

Dans le souci de lutter contre la propagation de la chenille légionnaire d'automne en Afrique, des experts internationaux avec l’appui de l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (Usaid) ont publié un guide sur la gestion de ce ravageur présent en Afrique et qui constitue une menace pour la sécurité mondiale.
Selon un communiqué de presse de l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (Usaid) en date du mercredi 7 février 2018 parvenu à notre rédaction, ce document est intitulé Fall Armyworm in Africa: A Guide for Integrated Pest Management (Chenille légionnaire d'automne en Afrique : guide pour une stratégie intégrée de lutte contre les ravageurs). Il a été conjointement rédigé par l’Usaid, le Centre international pour l'amélioration du maïs et du blé (Cimmyt) et le Programme de recherche sur le maïs (CrpMaize) du Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale (Cgiar).
Avec ce document, les agriculteurs africains dont les cultures souffrent de la présence du ravageur peuvent désormais souffler. Ce nouveau guide complet de gestion intégrée des ravageurs (Ipm) devrait aider les scientifiques, les organisations de protection des plantes, les agences de vulgarisation agricole, les instituts de recherche et les gouvernements à combattre les parasites voraces en collaboration avec les exploitants agricoles, precise le communiqué.
L’existence d’un ravageur envahissant appelé chenille légionnaire d'automne (FAW ou fallarmyworm, en anglais) a été confirmée pour la première fois en Afrique en 2016. Originaire des Amériques, cette chenille peut se nourrir de 80 espèces de cultures différentes, dont le maïs, qui constitue un aliment de base consommé par plus de 300 millions de familles de petits exploitants africains. Ce ravageur de cultures a depuis été localisé dans plus de 30 pays africains, et représente une menace sérieuse pour la sécurité alimentaire de ces pays, leurs revenus et leurs moyens de subsistance.
Selon une note d’information publiée en septembre 2017 par le Centre international pour l’agriculture et les sciences biologiques (Cabi), si des mesures de contrôle appropriées ne sont pas appliquées, le parasite pourrait causer des pertes considérables estimées entre 3,6 et 6,2 milliards de dollars par an pour l’ensemble des douze principaux pays africains producteurs de maïs.
Actualités 08 févr. 2018

Eradiquer la famine dans le monde et faire en sorte que chacun mange à sa faim. C’est la lutte que mène l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation (Fao). Elle s’engage à « remettre la lutte contre la faim à l’ordre du jour ». C’est du moins l’appel qu’a lancé José Graziano da Silva, directeur général de la Fao, en début de semaine dans un message.
« Les pays africains ont avec eux un ingrédient indispensable pour mettre un terme à la faim : la volonté politique. Mais ce n’est pas suffisant. Il s’agit maintenant de passer à l’action et de prendre des mesures adéquates sinon les cas de sous-alimentation seront toujours d’actualité sur le continent africain », prévient le directeur général de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation, José Graziano da Silva. Dans un message, en début de la semaine, il a rappelé qu’en 2012 déjà, plusieurs pays en développement à travers le monde ont entamé une course contre la montre en vue de réaliser les Objectifs du Millénaire pour le développement (Omd) dont l'une des cibles consiste à réduire de moitié la proportion de la population souffrant de la faim entre 1990 et 2015. « Pendant cette période, nous avons remarqué que de nombreux pays africains étaient sur la bonne voie et en passe d’atteindre cet objectif (17 pays selon la Fao) », souligne-t-il.
En effet, les souffrances liées à la faim à travers le monde ont diminué de manière constante pendant plusieurs années et de nombreux pays africains ont réalisé de grands progrès. Il était alors essentiel de passer à une autre étape. La même année, en 2012, rappelle le directeur général de la Fao, la Commission de l’Union africaine, l’Agence de planification et de coordination du Nepad (Ncpa), l’Institut Lula et la Fao ont lancé le Partenariat renouvelé pour éradiquer la faim en Afrique d’ici 2025. Cet objectif ambitieux s’est vu renforcé deux ans plus tard, en 2014, par plusieurs chefs d’Etat africains à travers la Déclaration de Malabo qui propose une feuille de route afin de faire du développement agricole le principal moyen pour éradiquer la faim, et pas seulement la réduire.
Le Programme de développement durable à l’horizon 2030, adopté en 2015 par l’Assemblée générale des Nations Unies a fait de l’éradication de la faim et de la malnutrition sous toutes ses formes, une priorité, le plaçant Objectif de développement durable numéro 2.
Un Africain sur quatre
sous-alimenté
Le rapport 2017 sur l’Etat actuel de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde révèle que le nombre de personnes sous-alimentées en Afrique subsaharienne en 2016 s’approchait des 224 millions, soit 24 millions de personnes de plus qu’en 2015 ou encore un Africain sur quatre. Si l’on compare pourtant ces chiffres avec ceux enregistrés en 2000, la baisse est relative.
La hausse des souffrances liées à la faim en Afrique subsaharienne en 2016 est directement liée aux conflits et à la sécheresse prolongée qui a affecté de nombreux pays.
Concernant le changement climatique, le directeur général de la Fao estime que le Fonds vert pour le climat soutient les pays en développement qui souhaitent s’adapter au changement climatique en adoptant des pratiques intelligentes face au climat. La Fao, selon lui, se tient d’ailleurs prête à aider les pays membres à élaborer des projets pour ensuite les proposer au Fonds vert pour le climat.
De plus en plus de signes laissent entrevoir que l’économie mondiale est en train de se relever. Cela contribuera à créer des conditions favorables au développement.
Les fonds des donateurs sont de plus en plus utilisés pour respecter les engagements développés au niveau national. L’un des engagements clés de la Déclaration de Malabo était de dédier au moins 10 % du budget national au secteur agricole. De nombreuses études ont d’ailleurs démontré qu’un tel investissement se révélait être très bénéfique, en particulier lorsqu’il s’agit de réduire la faim et l’extrême pauvreté?

Les travailleuses de sexe œuvrent à assainir leur secteur pour se valoriser au Bénin. Au-delà de leur corps qu’elles ‘’vendent’’, elles s’activent également dans le social à travers l’Ong
Solidarité-Bénin dont Mabelle A. est la présidente. Elle explique dans cette interview leurs difficultés et les efforts d’assainissement faits pour mieux recadrer l’exercice du plus vieux métier du monde au Bénin.
La Nation : Vous répondez au nom des travailleuses de sexe du Bénin, pourquoi avez-vous choisi de faire ce métier ?
Mabelle A. :C’est le destin qui m’y a conduite. J’ai choisi de défendre désormais la cause de mes pairs à travers une association.
Le travail de sexe nourrit-il la femme ?
Ce travail est de moins en moins rentable et ne permet pas de satisfaire aux besoins. Il ne permet pas de couvrir toutes nos charges. Le Bénin est encore loin de certains pays africains dans ce domaine.
Qu’est-ce qui justifie la mise en place de votre association ?
Avant la création de l’association, la plupart des travailleuses du sexe étaient ignorantes des maladies sexuellement transmissibles. Elles n’allaient pas à l’hôpital et étaient laissées pour compte. Elles m’ont confié qu’elles avaient peur d’aller à l’hôpital parce qu’elles craignaient le Vih/Sida.
Dans le cadre des sensibilisations, je cherche à comprendre les raisons qui poussent les femmes à intégrer notre cercle. Certaines y vont suite à l’abandon de leur mari ou au décès de celui-ci. Et, ne pouvant pas bien se prendre en charge financièrement, elles se lancent dans ce genre d’activité afin de subvenir aux besoins de leurs enfants. Les femmes deviennent travailleuses de sexe pour avoir de l’argent et gagner leur vie.Nous sommes présentes un peu partout dans le pays. Dans le métier, il existe les lesbiennes, les homosexuelles et les bisexuelles. Nous arrivons à les reconnaître facilement.
Nous avons mis en place l’association pour mieux nous connaître et mieux nous défendre. Il faut connaître les problèmes des unes et des autres pour mieux les aider. C’est comme cela que les femmes ont commencé par adhérer à l’association.
Nous faisons également un peu du social afin de venir en aide aux nécessiteuses. Car, il y en a parmi nous qui manquent parfois du minimum pour assurer le repas journalier de leurs enfants. Nous prenons en charge les frais de fournitures scolaires des enfants de certaines parmi nous. Il en est de même de la formation professionnelle de leurs enfants dont nous assurons les frais d’apprentissage afin qu’ils ne soient pas abandonnés à leur sort.
Il y a beaucoup de cas sociaux dont on est informé. Nous travaillons de concert avec les chefs quartiers qui nous soumettent parfois des problèmes que nous sommes contraintes de résoudre. Avec notre association, nous recherchons les familles de certaines femmes, qui disparaissent sans trace ou qui décèdent.
Quelles sont les actions que mène votre association en direction des travailleuses de sexe ?
A travers les sensibilisations, j’essaie de leur faire comprendre l’importance des tests liés aux maladies sexuellement transmissibles. J’use souvent de stratégies qui me permettent de les conduire au dépistage. Je les encourage à aller faire le dépistage systématique. Quand une femme est malade, elle reçoit les soins et les médicaments gratuitement. Je les sensibilise sur la nécessité pour elle de bien utiliser le médicament pour être en bonne santé. Lorsqu’elles ne suivent pas bien les conseils du docteur, elles subissent les conséquences de leurs actes. Je ne cherche pas à comprendre ce qu’une patiente et le docteur se disent lors des consultations. Mon rôle, c’est de leur rappeler les rendez-vous médicaux.
Comment gérez-vous les risques liés à votre activité, notamment la question du Sida ?
L’association apprend aux travailleuses de sexe à utiliser le préservatif pour mieux vivre leur vie sexuelle. Ainsi, celles qui ne sont pas infectées, arrivent à bien se protéger des maladies sexuellement transmissibles. Elles comprennent l’importance du préservatif. Nous faisons souvent l’essentiel pour répéter et ramener au dépistage celles qui fuient.
Quel est le regard social sur votre activité ?
Au départ, les gens se moquaient de nous. Nous étions mal vues. Mais, de plus en plus, beaucoup comprennent que ce sont les circonstances de la vie qui conduisent plusieurs femmes à ce métier. Par exemple, des hommes ont perdu leur job et des femmes font ce métier pour les nourrir. Certains maris emmènent même leur femme sur les sites.
Quelles sont vos difficultés ?
Aujourd’hui, beaucoup de mineures intègrent le milieu à cause du manque de moyens financiers. D’autres s’y adonnent facilement du fait de la consommation de la drogue et d’autres stupéfiants. Mais, la Brigade des mœurs veille au grain. Nous travaillons à sortir les mineures du milieu, en les sensibilisant sur la nécessité pour elles, d’aller à l’école ou d’apprendre un métier. Nous voulons que les gens nous viennent en aide pour réussir ce combat. Il y a également des femmes qui donnent de faux noms et en cas de difficultés, il est souvent difficile de les aider.
Là où les travailleuses de sexe exercent, le banditisme sévit également. Comment arrivez-vous à collaborer avec les brigands ?
Les travailleuses de sexe sont souvent côtoyées par les bandits qui les utilisent parfois pour opérer. C’est pourquoi, elles vivent en insécurité permanente. L’association conseille aux femmes d’exercer sur les sites pour éviter ces problèmes. Parfois, elles sont battues par les bandits ou arrêtées par la police. La collaboration n’est pas toujours facile.
Avez-vous conscience qu’il s’agit d’une activité illégale ?
Les lois béninoises ne nous interdisent pas de faire notre job mais elles ne nous autorisent pas non plus à opérer aux abords des voies. La législation béninoise interdit surtout notre exposition et celle des mineures.
Quels sont vos projets ?
Nous voudrions que le gouvernement s’occupe de nous. Que les structures qui s’occupent de la santé des femmes s’intéressent à nous en nous dotant des préservatifs et des moyens pouvant nous permettre d’exercer en toute quiétude. Nous voulons qu’on nous construise des sites pour éviter que les travailleuses de sexe s’exposent aux bords des voies. Ce qui serait bien pour leur sécurité quand les clients viendront les chercher. Sur les sites, les clients déposent leur carte d’identité avant de partir avec les travailleuses ; ce qui est bien pour leur sécurité. Nous avons donc besoin de financements pour assainir davantage le secteur.
Souhaiteriez-vous laisser la relève à l’une de vos enfants ou proches ?
Je ne peux jamais accepter que ma fille ou ma sœur intègre ce milieu. Ce n’est pas un job à souhaiter à quelqu’un. C’est pourquoi je me bats pour l’épanouissement des femmes et de leurs enfants.
Personne ne peut aimer ce job à moins qu’elle soit inconsciente. Vous savez que toutes les religions interdisent ces genres de choses. C’est pourquoi, il y a des restrictions pour la pratique du job, car avant tout la femme est un être qui doit vivre décemment.

Le Conseil des ministres s’est réuni, mercredi le 07 février 2018, sous la présidence de monsieur Patrice Talon, président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement.
Plusieurs dossiers ont été examinés au cours de la séance.
I- Communications.
Sous cette rubrique, les dossiers suivants ont été approuvés :
I-I. Règlement des arriérés de dettes de l’Etat vis-à-vis de la Société nationale des eaux du Bénin (SONEB).
Au 31 décembre 2016, les créances de la Soneb sur l’Etat s’élevaient à la somme de onze milliards sept cent vingt-quatre millions sept cent quarante et un mille six cent quarante-sept (11 724 741 647) FCFA. A la même période, les créances de la Société béninoise d’Energie électrique (Sbee) sur la Soneb étaient de six milliards six cent-vingt-six millions deux cent trente-neuf mille sept cent quatre-vingt et onze (6.626.239.791) FCFA. La réconciliation des comptes a permis de dégager un solde qui a fait l’objet d’une cession de créance de la Soneb sur l’Etat à la Sbee.
Dès lors, le solde restant à éponger par l’Etat après la prise en compte des dettes de la Soneb vis-à-vis de la Sbee au 31 décembre 2016, est de cinq milliards quatre-vingt-dix-huit millions cinq cent un mille huit cent cinquante-six (5.098.501.856) FCFA.De ce montant, le gouvernement a respectivement apuré les 8 et 26 décembre 2017, quatre milliards (4.000.000.000) de FCFA et sept cent cinquante-huit millions cent quatre-vingt-quinze mille trois cent quatre-vingt-dix-huit (758.195.398) FCFA. A ce jour, le solde du montant consolidé des créances de la Soneb sur l’Etat, arrêté au 31 décembre 2016, est de trois cent quarante millions trois cent six mille quatre cent cinquante-huit (340.306.458) FCFA.
En apurant ces dettes accumulées depuis de longues années, le gouvernement entend renforcer les capacités financières de la société, aux fins de restaurer sa crédibilité et de lui permettre de mobiliser des ressources nécessaires à l’exécution de ses programmes d’investissement. Ce faisant, elle contribuera à l’atteinte, par notre pays, avant l’échéance en 2030, de l’objectif d’accès universel à l’eau potable pour tous, découlant des Objectifs du Développement durable (Odd).
Le Conseil a marqué son accord pour ce compte rendu du ministre de l’Eau et des Mines, et l’a instruit de veiller à la bonne exécution du programme d’investissement de la Soneb.
1- Autorisation de préfinancement pour l’identification des bénéficiaires pauvres extrêmes et non extrêmes des programmes sociaux de renforcement du capital humain
La mise en œuvre des programmes sociaux de renforcement du capital humain, initiés par le gouvernement, nécessite que soient identifiés les bénéficiaires potentiels. Il s’agit notamment des pauvres extrêmes et non extrêmes dont la base de données doit être actualisée ou constituée.
C’est dans ce cadre que le Conseil a approuvé cette communication du ministre des Affaires sociales et de la Microfinance et du ministre de la Santé, puis instruit le ministre de l’Economie et des Finances de mettre à disposition les ressources nécessaires.
1-3. Création de la Société des Infrastructures routières du Bénin.
Le ministre de l’Economie et des Finances a soumis à l’appréciation du Conseil des ministres, une communication relative à la création de la Société des Infrastructures routières du Bénin.
Cette initiative vise à corriger les insuffisances notées au niveau de la gestion des ponts péages de notre pays et à inscrire dans la durée, l’entretien des grands axes routiers que le gouvernement met en chantier.
La nouvelle société aura à charge non seulement de gérer, développer et entretenir les infrastructures routières et autoroutières, mais aussi d’améliorer leur qualité. Elle sera régie par les règles de droit privé, avec comme actionnaires, l’Etat béninois et d’autres entités publiques qui en ont la capacité. Cette société aura aussi pour vocation d’assurer l’accroissement et la sécurisation des ressources issues de l’exploitation du réseau routier à travers les péages et les services connexes.
La création de cette nouvelle société entrainera la subdivision du réseau routier national en deux catégories à savoir :
1- Le réseau routier à péage qui sera géré par elle, à l’exception du contournement Nord de Cotonou et d’autres ouvrages de même nature qui pourraient être construits ultérieurement ;
2- Le réseau routier sans péage et les pistes rurales dont l’entretien sera à la charge du Fonds routier.
Le Conseil a marqué son accord pour le principe de création de la Société des Infrastructures routières du Bénin, et instruit les ministres concernés d’engager les actions nécessaires pour sa constitution diligente.
1-4. Création de la Société des Patrimoines Immobiliers de l’Etat.
Le gouvernement a entrepris de réhabiliter la plupart des biens immobiliers de l’Etat à usage commercial, sportif, touristique, ludique (stades, musées, hôtels et centres de loisirs, etc.) et d’en construire de nouveaux. Mais le mode actuel de gestion des infrastructures publiques n’est ni efficace, ni productif.
C’est pourquoi, pour assurer la pérennité des investissements réalisés, il urge de mettre en place un nouveau mode de gestion qui privilégie la valorisation et la rentabilité des équipements.
C’est dans cette perspective que le ministre de l’Economie et des Finances a proposé au Conseil, la création de la Société des patrimoines immobiliers de l’Etat (SoPIE). Cette société régie par les règles de droit privé aura pour actionnaire unique l’Etat béninois. La société pourra mobiliser les ressources issues de l’exploitation et lever aussi des fonds privés pour le développement et l’entretien durable desdites infrastructures.
Le Conseil a marqué son accord pour le principe de création de la société, et instruit les ministres concernés de prendre toutes dispositions nécessaires à cette fin.
II- Compte rendu
Sous ce volet, le point suivant a été examiné :
II-1. Annulation par la Banque islamique de développement de l’Accord de prêt, volet MUDARABA du Programme d’appui à la microfinance.
Le ministre de l’Economie et des Finances a fait au Conseil, un compte rendu de l’annulation, par la Banque islamique de développement (BID), de l’accord de prêt volet MUDARABA du Programme intégré d’appui à la microfinance (PIAMF-II).
Il en ressort que l’entrée en vigueur de ce prêt de 16,5 milliards FCFA a été prononcée par la Bid le 31 mai 2017 et notifiée au Bénin le 08 juin suivant. La seule condition suspensive au décaissement des fonds, après avis de non objection de la Bid, est la signature des protocoles d’entente relatifs au transfert des ressources entre la Caisse autonome d’amortissement (Caa) et le Fonds national de microfinance (Fnm).
Les termes et conditions des projets de protocole d’entente ont été discutés et finalisés entre ces deux structures le 03 novembre 2017 puis transmis le même jour, donc dans les délais requis, à la Banque pour avis de non objection.
Mais en l’absence de réaction formelle de la Bid au regard de la date limite de décaissement fixée au 30 novembre 2017, une demande de prorogation au 31 mai 2018 de la date limite du premier décaissement a été adressée, le 28 novembre 2017, par l’Etat.
Le 08 janvier 2018, la Bid a adressé au Bénin, un courrier notifiant l’enclenchement des mesures d’annulation du prêt, laquelle est intervenue quelques jours plus tard.
Nonobstant l’absence de l’avis de non objection de la banque sur les projets de protocole, la Caisse autonome d’amortissement (Caa) lui a transmis, le 17 janvier 2018, un exemplaire signé par les autorités béninoises, des deux protocoles d’entente.
C’est à ce niveau qu’il est apparu que des manœuvres de substitution de pages ont eu lieu sur le document validé et signé par les autorités béninoises. Ainsi, lors de la transmission des protocoles, des agents de la Caa y ont introduit des dispositions portant sur le paiement d’intérêts intercalaires et moratoires en plus des charges administratives. Ce, en dépit de la lettre du ministre de l’Economie et des Finances en date du 25 septembre 2017, indiquant que la rétrocession du prêt se ferait aux mêmes conditions que celles obtenues de la Bid.
En réalité, ces intérêts frauduleusement insérés dans les documents, donnent lieu à des primes aux agents concernés, sur la base de l’arrêté n°1684/MFE/DC/CAA/SP du 31 décembre 2004 relatif à la répartition des pénalités recouvrées par la Caisse, au titre des prêts rétrocédés.
Prenant acte de ce compte rendu, le Conseil a instruit les ministres concernés à l’effet d’introduire une nouvelle requête de financement du Programme intégré d’appui à la microfinance auprès de la Bid.
Il a également instruit le ministre de l’Economie et des Finances, qui a d’ores et déjà abrogé l’arrête du 31 décembre 2004, de relever de leurs fonctions, les agents mis en cause puis d’engager les procédures disciplinaires appropriées sans préjudice des poursuites judiciaires.
III- Manifestations et rencontres internationales
Le Conseil a autorisé :
- l’organisation de la rencontre de revue annuelle 2017 de planification des activités du Programme d’accompagnement de la Recherche pour les innovations agricoles (Pari), du 06 au 09 février 2018 à Cotonou ;
- la participation aux réunions statutaires et autres rencontres à l’extérieur du ministère du Plan et du Développement n
Fait à Cotonou, le 07 février 2018.
Le secrétaire général
du gouvernement
Édouard OUIN-OURO
Actualités 08 févr. 2018

Un incendie a réduit en cendres mardi 6 février dernier, à Birni-Lafia, dans la commune de Karimama, une vingtaine de tonnes de coton. Sur les lieux, les producteurs restent inconsolables.
Le feu a encore fait des dégâts, mardi 6 février dernier dans un marché autogéré de coton à Birni-Lafia, une localité de Karimama. Sous l’ampleur de ses flammes, près de 20 tonnes de coton stockées ont été consumées. N’eut été la mobilisation des populations auxquelles se sont joints les élus locaux et autres autorités, pour le maîtriser, on aurait enregistré d’énormes pertes.
« Les producteurs avaient fini de charger un camion. C’est au moment où le conducteur était en train de mettre la bâche que, subitement, l’incendie a été constaté », a expliqué le secrétaire général de l’Union des coopératives villageoises des producteurs de coton de Malanville, Amadou N’douro. « Pour arriver à bout de l’incendie, il a fallu faire venir quatre motopompes », poursuit-il. Il a saisi l’occasion pour fustiger également le retard qu’accuse l’évacuation du coton des champs et des marchés autogérés vers les usines.
Selon certaines sources, ce retard est dû à une panne survenue au niveau de l’usine d’égrenage de N’Dali. C’est à cette usine que sont destinées les productions des communes de Malanville et de Karimama. « Sur une prévision estimée à 18 000 tonnes à Malanville, à peine 5 000 ont été déjà évacuées, alors que la commercialisation a commencé depuis le 4 novembre dernier », se plaint Amadou N’Douro.
Ce n’est pas pour la première fois que ces genres d’incendies dont on ignore l’origine surviennent dans les marchés autogérés de l’or blanc à Malanville et à Karimama. La plupart des producteurs ayant déjà été payés, l’on craint que cette situation perdure, puisque les récoltes ne sont plus suivies?

Le chef de l’Etat, le président Patrice Talon, a reçu en audience, au Palais de la Marina, ce mercredi 7 février, une délégation du clergé Catholique béninois. Les échanges ont porté, entre autres, sur des sujets relatifs à l’actualité nationale.
Six évêques et deux prêtres, composent la délégation de la Conférence épiscopale conduite par son président Monseigneur Victor Agbanou et qui a échangé ce mercredi avec le président Talon.
Au prime abord, monseigneur Victor Agbanou a remercié le chef de l’Etat pour la tenue de l’audience et lui a formulé, au nom de la Conférence, des vœux de bonne et sainte année 2018.
Abordant les sujets relatifs à la situation sociale, les évêques ont dit qu’ils sont sensibles à la fronde sociale qui paralyse certains secteurs de la vie nationale. Ils se réjouissent du dialogue social renoué. Au sujet de la corruption, les évêques souhaitent que la lutte contre ce fléau se poursuive et soit inclusive.
Ils ont saisi l’occasion de cette rencontre pour rassurer le président de la République que la dernière déclaration de la Conférence n’avait aucun sous-entendu. Ils ont précisé que les commentaires qui découlent de cette déclaration n’engagent que leurs auteurs et que les évêques ne s’y retrouvent pas.
Par ailleurs, le chef de l’Etat a bien voulu livrer les sentiments qui sont les siens au sujet du dernier communiqué de l’Assemblée plénière des évêques du Bénin. A ce propos il a souligné que si le rôle de l’Eglise est de veiller, la subtilité du langage peut nourrir ou servir la polémique si l’on n'y prend garde. Pour le président Patrice Talon, c’est un honneur et un plaisir de les recevoir.
Il leur avoue que, comme eux, son cœur a désiré cette rencontre depuis de longs mois. Mais se console de ce que l’attente longue cède la place à un plaisir d’autant plus grand. Dans les échanges, le président Patrice Talon a remercié ses hôtes pour l’action de l’Eglise dans la société et leur a également exprimé ses vœux de paix au Bénin comme dans le monde, car, dira-t-il, « La grâce de vie s’apprécie davantage dans un environnement apaisé ». Aussi dit-il apprécier leur souhait que la paix sociale règne dans notre pays.
Ensuite, le président de la République a tenu à expliquer que, tout catholique qu’il soit, il a fait le choix, en raison de ses fonctions actuelles, de ne pas donner trop de visibilité à l’expression de sa foi religieuse parce que le pays est laïc, que les pouvoirs sont laïcs et que l’appartenance des élus à des courants religieux devrait rester dans le domaine privé.
C’est donc la peine au cœur, avoue-t-il, qu’il fait l’effort de ne pas trop afficher son désir de manifester sa foi. Là-dessus, il rassure de sa volonté d’œuvrer à la paix entre les confessions religieuses, qui se valent toutes, car Dieu n’a pas de religion mais toutes les religions tendent à rapprocher de Dieu.
Au cours des échanges, le président Patrice Talon a tenu à marteler sa peine d’entendre certains membres éminents du clergé catholique répandre qu’il n’est plus un fidèle de l’église catholique, qu’il a renoncé à sa foi pour s’affilier à l’église de Gbanamè. «Oui, insiste le président de la République, ma famille et moi-même restons fidèles à notre foi catholique et la vivons. Mais j’ai le devoir de protéger tout le monde et de considérer que toutes les expressions de foi se valent ». D’ailleurs, il annonce qu’il répondra aux demandes d’audience de diverses confessions religieuses au nom de la laïcité, au nom de son devoir d’être au service de tous. Ceci, tout en martelant : « Je suis catholique sans réserve, même si de par mes fonctions je suis laïc ».
Comme à ses habitudes, c’est à un langage de vérité que le chef de l’Etat s’est livré avec ses interlocuteurs. Chose confortée par ses propos sur la crise sociale. C’est vrai, dit-il, qu’il faut préserver la paix sociale. Mais à vouloir le faire au sacrifice des efforts et des exigences du pays, nous allons plutôt compromettre l’avenir. Avoir peur des difficultés du moment et ne rien faire, c’est contribuer au chaos. Mais les affronter courageusement, c’est préparer la paix durable.
« Ce que je fais ne doit surprendre personne puisque je l’ai annoncé pendant ma campagne. J’ai dit que notre pays a besoin de réformes. C’est ce que je fais. », insiste Patrice Talon
Aussi demande-t-il à ses hôtes de prier pour lui afin qu’il ait le courage d’aller au bout des réformes, afin qu’il ne se laisse pas emballer par la quête du populisme, des applaudissements des compatriotes.
En outre, si l’Eglise déplore le pouvoir de l’argent, c’est juste ,dira le président Patrice Talon qui ajoute que « l’argent a un pouvoir dévastateur, qu’il a tout perverti. Il faut donc corriger cela». Ainsi, enchaîne-t-il, le manque dont certains se plaignent aujourd’hui n’est-il pas le signe que les choses sont en train de changer? Les gens sont toujours payés pour leur travail, personne n’a été dépouillé de ses biens. Le président de la République laisse entendre : «Nous sommes tous coresponsables de la situation dans laquelle le pays s’est retrouvé, moi y compris. Mais pourquoi ne devrais-je pas saisir l’opportunité de mes fonctions pour réparer? J’en ai une envie démesurée. Je voudrais retourner l’ascenseur. Pas en donnant à l’Eglise ma fortune, pas en donnant à mes concitoyens ma fortune pour régler les peines d’un instant mais en œuvrant à montrer que le développement est possible, que la situation peut changer, que les inégalités peuvent être corrigées».
S’agissant de son opinion sur la jouissance débridée du droit de grève, qui a motivé la réforme récemment querellée, le président Patrice Talon note : «On ne peut pas utiliser la vie comme moyen de chantage, de négociation. C’est disproportionnés car la vie n’a pas de prix. » Sur ce, il convie l’Eglise catholique, qui a souvent été artisan des grandes mutations sociétales, à sensibiliser les uns et les autres.
Divers autres sujets relatifs à l’actualité ont été abordés au cours de la séance qui a pris fin avec une prière pour le pays et ses dirigeants. Les parties ont salué l’ambiance cordiale, la profondeur et l’élégance du langage?

Les encadreurs devant s’occuper des classes sportives et des associations sportives communales en athlétisme, en basketball, en handball et dans les arts martiaux poursuivent leur formation jusqu’à demain jeudi 8 février. C’est l’étape ultime avant leur déploiement sur le terrain dès le 19 février prochain.
Les encadreurs sportifs présélectionnés par le ministère du Tourisme, de la Culture et des Sports en athlétisme, basketball, handball et arts martiaux, poursuivent leur formation démarrée le jeudi 1er février dernier sur les différents sites retenus (Cotonou, Porto-Novo, Abomey et Parakou). Elle prendra fin demain jeudi 8 février.
Au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou de Kouhounou où les encadreurs des départements de l’Atlantique et du Littoral sont en formation, les stagiaires sont répartis en atelier et travaillent sous la houlette d’experts retenus pour la circonstance. En basketball, une discipline en perpétuelle mutation compte-tenu des règles, les encadreurs bénéficient des notions enseignées par Brigitte Tonon, expert de la Fédération internationale de basketball. A ce niveau, tout se déroule dans une ambiance des grands jours. En témoignent, les propos d’Eric Domingo, encadreur en basketball. « C’est un travail sérieux qui se fait ici. A cette formation, nous apprenons beaucoup de nouvelles notions surtout que les règles de basketball évoluent au fil des années », a-t-il déclaré.
Jocelyne Sènahoun fait confiance à l’expert Ginette Tonon qui pourra extirper les bons grains de l’ivraie à la fin de cette formation. « Nous n’avons pas les mêmes niveaux. Certains sont entrain de découvrir les réalités du terrain. C’est à l’expert de retenir les meilleurs à la fin de la formation », a-t-elle fait savoir. Elle se réjouit du travail abattu par l’expert qui leur permet de découvrir les mutations observées dans le règlement du basketball. « On ne finit pas d’apprendre. Il y a des points du règlement de la discipline que cette formation nous a permis d’apprendre ». A l’issue de cette formation demain jeudi, cette vague d’encadreurs sportifs s’ajouteront à la cohorte d’encadreurs des « Classes sportives en football » formés par l’Allemand Joachim Fickert en décembre dernier. C’est alors que tous les encadreurs qui seront retenus pour le compte du projet seront déployés dès le 19 février prochain pour son démarrage effectif. Une fois sur le terrain, c’est eux qui animeront les 89 classes sportives attendues pour ce programme, à raison d’une classe sportive par commune à l’exception de Cotonou qui en aura treize?

Le Centre culturel chinois en collaboration avec la Fédération béninoise de tennis de table (Fbtt) organise un tournoi international dans le cadre de la célébration du Nouvel an chinois. Le tennis de table sera au cœur de ces festivités, le samedi 10 février prochain au Hall des arts, loisirs et sports de Cotonou.
Trois catégories chez les filles ainsi que chez les garçons sont concernées par ledit tournoi. Il s’agit des moins de 15 ans (filles et garçons), des moins de 21 ans (filles et garçons) et les seniors.
Selon le président de la Fbtt, Ferdinand Sounou, les meilleurs seront primés au terme de cette compétition. Des trophées, des médailles et des enveloppes financières seront décernés aux trois premiers dans chaque catégorie. Ainsi, les premiers des moins de 15 ans ont droit à 100 000 francs Cfa, les deuxièmes à 75 000 francs et les troisièmes à 50 000 F Cfa. Au niveau des moins de 21 ans, les premiers vont remporter 110 000 F Cfa, les deuxièmes 80, les troisièmes et quatrièmes 55 mille. Pour les seniors, les enveloppes varient de 150 000 francs à 75 000 francs Cfa?

Des bouviers et des producteurs agricoles en froid, depuis quelques semaines, étaient conviés, ce mardi 6 février à une séance de travail à la préfecture de Lokossa. La rencontre, qui s’inscrit dans le cadre des activités du Comité départemental de gestion de la transhumance, a été consacrée à la recherche de solutions pour une cohabitation pacifique.
Présidée par le préfet Komlan Zinsou et le procureur de la République près le tribunal de première instance de deuxième classe de Lokossa, la séance de travail ayant réuni hier des éleveurs et agriculteurs, avait deux objectifs. Il s’agit de mieux cerner la cause du conflit entre les deux parties et de trouver des solutions pour une sortie de crise, vu que le Mono n’est pas un département retenu officiellement pour la transhumance.
A l’entame de la séance, le directeur départemental en charge de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Euric Guidi, a présenté un état des lieux auquel les maires de Lokossa, de Bopa et d’Athiémé ainsi que les représentants des trois autres absents ont contribué. L’exercice a permis de clarifier que les éleveurs incriminés, pour la plupart, ne viennent pas d’ailleurs. Il en est ressorti que ces derniers sont surtout victimes d’une faible internalisation du concept de transhumance confondue au déplacement des bœufs, dans le ressort du département, à la recherche de pâturage. En revanche, il a été déploré certaines pratiques en cours, notamment le déplacement nocturne des troupeaux, la surpopulation desdits troupeaux observés ces temps-ci dans la plupart des communes. Quelques-uns des éleveurs avouent qu’ils ont reçu effectivement de nouveaux bœufs de la part de leurs confrères venus notamment du Septentrion.
Les causes du conflit ainsi cernées, la séance a permis d’ébaucher quelques approches de solutions. A l’endroit des autorités communales, le préfet a plaidé la dynamisation des comités locaux de gestion de la transhumance, la sensibilisation des deux parties en conflit et de toute la population pour une meilleure cohabitation. Il a exhorté les éleveurs à réaliser des enclos pour leurs troupeaux avec l’aménagement des abreuvoirs à l’intérieur.
A sa suite, le procureur de la République appelle au respect des textes. Car, souligne-t-il, « Nul ne peut se faire justice ». Au titre des moyens pour faciliter une cohabitation pacifique, il suggère l’instauration de la carte des éleveurs sédentaires, l’étiquetage des bœufs et la création de site de pâturage qui, à l’en croire, pourrait être un projet intercommunal générateur de recettes.
Une nouvelle séance de travail est projetée, dans les prochains jours à la préfecture, en vue de définir une feuille de route pour la mise œuvre des propositions qui seraient jugées pertinentes.
A rappeler que la tension était montée d’un cran à Athiémé où Kisso Ibrahim, communément appelé Bouraïma, déplore la perte de six de ses bœufs dont quatre seraient abattus. A Lokossa, ce sont des populations de Ouèdème-Adja, furieuses et prêtes à en découdre avec des éleveurs, que le préfet et le maire ont eu à calmer. Fin janvier dernier, elles avaient accusé les éleveurs d’avoir laissé leurs bœufs dévaster plusieurs champs de céréales?