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Nouvelles

Résolution de la crise à Wémèxwé: Le médiateur de la République fait dialoguer les deux camps

Le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun, met à l’épreuve ses techniques en matière de médiation pour tenter de faire fumer le calumet de la paix, aux protagonistes de la crise autour de Wèmèxwé.

Une lueur d’espoir jaillit sur la crise au sein de l’association Wémèxwé. Et pour cause ! Le médiateur de la République a décidé d’offrir ses bons offices pour le règlement des différends à l’interne de ce creuset des filles et fils de la Vallée de l’Ouémé. Bien que ce ne soit pas de ses prérogatives constitutionnelles, Joseph Gnonlonfoun s’est autosaisi de la crise et a invité, ce mardi 6 février, les deux camps au siège de son institution à Porto-Novo.
L’aile du comité intercommunal de l’organisation de cette fête identitaire est conduite par le coordonnateur général Antoine Bonou et celle du collectif des six assignés dissidents par son président, Wassi Yessoufou. Les discussions ont duré six heures d’horloge. Rien n’a filtré de la rencontre qui s’est tenue à huis clos, loin des micros et des caméras.
Selon des informations recoupées, la rencontre aurait permis aux deux camps de se parler et de se vider. Toutes les questions de fond qui fâchent auraient été mises sur la table et décortiquées une à une. Certaines auraient même fait l’objet d’accord entre les parties et d’autres en instance de mûrissement pour l’obtention du consensus. Un projet de protocole d’accord aurait sanctionné les assises d’hier. Lequel protocole est soumis actuellement à l’amendement de chacune des parties avant son adoption. Les deux protagonistes de la crise se retrouvent demain, jeudi 8 février, toujours sous l’égide du médiateur de la République, pour approfondir les échanges devant conduire à la signature du document d’accord.
Au regard de la bonne mine qu’affichaient les uns et des autres, hier à la sortie du cabinet du médiateur de la République, l’on peut affirmer sans risque de se tromper que la porte de sortie de cette crise n’est plus loin. Et ce sera à l’actif des deux camps et surtout du médiateur de la République qui aurait vu juste en s’invitant dans la résolution du différend au sein de cette association qui organise chaque année, la fête identitaire des natifs de la région Wémè.
Cette fête de retrouvailles, faut-il le rappeler, a du plomb dans l’aile depuis l’édition de 2017, la huitième, où il y a eu grave désaccord entre la coordination générale et certaines filles et fils de la Vallée de l’Ouémé. Ces derniers ont confectionné et mis en vente un tissu autre que celui commandé par le camp originel pour la fête. Un bras de fer judiciaire s’en est suivi. Le juge des référés du tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo avait rendu une ordonnance pour suspendre l’organisation de la fête jusqu’à nouvel ordre pour risque de trouble à l'ordre  public. Il a par ailleurs invité les deux parties à la réconciliation avant la levée de cette ordonnance. Au finish, l’édition 2017 de cette fête n’a pu avoir lieu. Mais cette crise qu’on croyait terminée en 2017, a resurgi cette année depuis que la coordination générale a relancé les préparatifs de la neuvième édition de cette fête prévue pour se tenir du 21 au 25 février prochain à Adjohoun. Ce que ne voient pas toujours d’un bon œil, les dissidents qui ont saisi, le 1er février dernier, le président du tribunal de Porto-Novo, pour que soit respectée l’autorité de l’ordonnance de 2017 pour surseoir à l’organisation de l’édition de cette année. Les deux camps se regardent en chiens de faïence depuis le 1er février dernier. Soucieux de la paix et de la cohésion au sein du peuple Wémè, le médiateur de la République a décidé de faire œuvre utile en ramenant les deux parties autour d’une table de négociation?

Société 07 févr. 2018


Rencontre du chef de l’Etat avec les centrales syndicales: Espoir d’une décrispation en dépit de quelques désaccords !

Entouré de cinq ministres, le président de la République, Patrice Talon a rencontré comme annoncé, ce mardi 6 février, au Palais de la Présidence, les leaders des centrales et confédérations syndicales. Ont également pris part à la séance, le président du Conseil économique et social, et celui du Conseil national de Dialogue social.

Démarrée à 17 h, la séance s’est achevée à 22 h, soit cinq heures d’échanges.
D’entrée, le chef de l’Etat rappelle avoir souhaité et planifié de recevoir les partenaires sociaux plus tôt, mais que son agenda ne l’avait pas permis. Il a aussi précisé qu’il ne s’agit pas de nouvelles négociations et que ses ministres ont tout pouvoir pour le faire car ils connaissent bien la situation. Mais il a invité ses interlocuteurs à échanger en toute simplicité et courtoisie et sans état d’âme, signe qu’il était prêt à discuter de tout.
Le ministre d'Etat chargé du Plan et du Développement (Mepd), Abdoulaye Bio Tchané, a été alors invité à faire le point des négociations avec les centrales et confédérations.
Ce point fait, le président de la République a dit noter que les revendications et les mouvements de grève ont connu un pic à la suite du vote de la loi sur le droit de grève. Là-dessus, il a indiqué que chaque acteur, dans le jeu démocratique, devrait connaître son rôle et celui des autres, puisque la Constitution et les lois définissent le cadre d’exercice des prérogatives de chacun. Ainsi, dira-t-il, quand l’Exécutif et le Parlement prennent des décisions en exerçant leurs prérogatives, ils font le jeu démocratique.
De même, quand la Cour a dit que les réformes étaient contraires à la Constitution, les règles de la démocratie veulent que le gouvernement et l’Assemblée s’inclinent.
Ainsi, dans la même veine, souligne-t-il, si la Cour avait dit le contraire, les syndicats n’auraient aucune raison de poursuivre la grève. Une grève qu’ils n’auraient jamais dû déclencher pour ce motif.
Sur la question des libertés individuelles et collectives brandie par les syndicalistes avec comme illustration, la sanction du capitaine Trèkpo et les poursuites contre Mètongnon, le chef de l’Etat a démontré que l’Administration joue sa partition, sur la base des textes et que la justice fait son travail. Ce que les syndicalistes ont compris même si certains d’entre eux pensaient que la procédure de la sanction a été biaisée. En tout cas, ils plaident pour que la radiation ne soit pas maintenue, car la sanction a déjà eu son effet pédagogique sur lui, assurent-ils.
Pour d’autres, les syndicats sont fâchés parce que la charte du dialogue social n’est pas respectée. Pour eux, le président veut aller vite parce qu’il est pressé d’atteindre les résultats. Mais, suggèrent-ils, il a la possibilité de faire dix ans s’il le désire. Et donc, modérer le rythme des réformes. C’est donc pour se faire entendre, disent-ils, qu’ils sont allés en grève.

Responsabilité partagée

Pour le président de la République, on est certainement tous responsables de la situation dans laquelle se trouve le pays, à un titre ou à un autre. Mais ce n’est pas une raison pour que, étant dans les fonctions qui sont les siennes aujourd’hui, il ne fasse rien pour changer les choses.
Ensuite, le président de la République va se livrer à une véritable pédagogie sur la nécessaire répartition équitable des ressources au profit des plus nombreux, qui contribuent pourtant aussi à la richesse nationale. Et de se demander si ceux-là, dont les impôts servent à payer les salaires, ont leur part de service public auquel ils ont droit. Pour lui, les Béninois les plus démunis, les plus vulnérables contribuent aussi à la mobilisation des ressources nationales.
Sur la question des rémunérations, Patrice Talon a martelé que contrairement aux rumeurs, aucun ministre ne gagne 16 millions par mois. Au contraire, on a rationalisé les rémunérations, a-t-il expliqué. Avant, les gens gagnaient un salaire apparemment faible mais assorti de plein de primes et/ou de bons d’essence. In fine, le salaire pouvait se chiffrer en plusieurs millions. Or, souligne le chef de l’Etat, aujourd’hui nous avons supprimé les bons d’essence y compris pour les ministres, les collaborateurs à la Présidence. Mieux, les efforts sont faits pour réduire le train de vie de l’Etat depuis deux ans, a-t-il fait observer.
Et quand on lui reproche de ne pas consulter les partenaires sociaux, le président de la République concède : « C’est vrai que je suis pressé et je ne consacre pas toujours du temps aux échanges du genre… mais je veillerai à les multiplier. Je suis un homme pragmatique ».
Ce disant, il rassure aussitôt qu’il y a des réformes pour lesquelles il n’est pas forcément indiqué d’impliquer les partenaires sociaux. Cas du droit de grève pour lequel toute discussion préalable avec eux serait compromettante pour eux auprès de leurs bases. Puis le chef de l'Etat souligne que les réformes engagées le sont pour le bien des populations en général et des plus vulnérables en particulier. Là-dessus, après avoir démontré la pertinence de la réforme du droit de grève, il a invité les syndicalistes à considérer que ce motif de leur grève ayant disparu, la grève est devenue sans objet ; et les a exhortés à reprendre le travail.

Le populisme est la chose la plus dangereuse pour une nation

Puis le chef de l’Etat de marteler : « Le populisme est la chose la plus dangereuse pour une nation. Ne conduisez pas vos dirigeants dans le populisme. Faisons les efforts d’aujourd’hui pour le mieux-être de demain… »
Pour convaincre de la nécessité de ne pas prendre des décisions sur la base du populisme et en période où la sérénité n’est pas de mise, le ministre de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, a étayé les propos du chef de l’Etat en révélant que le gouvernement supporte actuellement 104 milliards F Cfa d’engagement pour des décisions antérieures à son avènement, prises en situation d’absence de sérénité. «Nous ne voulons pas prendre des actes pour créer des dettes pour le futur », laisse entendre le chef de l'Etat.
Il pousse ensuite la réflexion : si on prend des engagements aujourd’hui pour payer des dizaines de milliards dans le cadre des statuts particuliers des enseignants du primaire et du secondaire, pourra-t-on recruter les 7000 nouveaux agents pour le secteur en 2018 ?
Le président Patrice Talon rassure : «Nous ne remettons pas en cause les statuts particuliers. Les travaux se poursuivront et ce qui fera l’objet de consensus sera appliqué».
«Aujourd’hui, on n’a pas les moyens de prendre des engagements pour 700 milliards sur dix ans. Mais nous respectons nos engagements. Depuis que nous sommes là, chaque fois qu’on s’est engagé à faire quelque chose, on l’a fait. C’est pourquoi, il ne serait pas responsable de prendre des engagements illusoires», poursuit-il. Et il insiste encore sur le fait que tout point de revendication qui fera l’objet d’un consensus sera appliqué.
En somme, la séance s’est déroulée dans une ambiance courtoise, où la fermeté, la détermination étaient au rendez-vous.
Les leaders syndicaux ont remercié le chef de l’Etat pour la démarche et saluent la tenue de la rencontre. En retour, le président de la République les a salués pour leur disponibilité et a souhaité que les discussions reprennent dans les ministères sectoriels.
Le président Patrice Talon a, peut-on dire, pris l’engagement à appliquer tout accord qui obtiendrait le consensus.
Quant aux responsables syndicaux, ils ont promis d’aller faire le point à leurs bases pour conduite à tenir?

Actualités 07 févr. 2018


Visite au Bénin du ministre canadien Marie-Claude Bibeau: Renforcer les liens de coopération entre le Bénin et le Canada

En visite de travail au Bénin, le ministre canadien du Développement International et de la Francophonie, Marie-Claude Bibeau, a été reçu, lundi 5 février dernier, par le président de la République Patrice Talon.

Selon un communiqué de la direction de communication de la Présidence parvenu à notre rédaction, les échanges entre le chef de l’Etat béninois et la ministre canadienne ont été axés sur le renforcement des liens de coopération entre les deux Etats. Cette coopération qui date des années 60 s’est dynamisée à partir d’octobre 1992 sur la base de l’Accord général de coopération au développement dans les domaines politique, diplomatique, économique, social et sécuritaire.
La visite de Marie-Claude
Bibeau vise à renforcer davantage ces relations bilatérales, notamment dans la lutte contre la pauvreté et l’amélioration des conditions de vie des populations en l’occurrence les femmes et les jeunes à travers plusieurs activités et programmes de coopération. Le communiqué précise qu’il s’agit notamment du Projet d’appui au développement, à la professionnalisation et à l’assainissement de la Microfinance (Adapami), du Projet d’appui à l’entreprenariat féminin au sein de la Filière riz au Bénin (Paeffr- Bénin), du projet d’appui à la structuration d’une agriculture familiale rentable, équitable et durable (Pasafred) au Bénin, du Projet Services d’appui sur le terrain (Psat) au Bénin.
La visite du ministre canadien qui s’inscrit dans le cadre d’une tournée régionale, prend fin ce mercredi 7 février. Mais avant, Marie-Claude Bibeau et sa délégation se sont rendues à Djakotomey dans le département du Couffo, pour visiter les femmes victimes de mariage précoce prises en charge par le Projet Care ainsi qu’à Comè dans le Mono pour rencontrer les femmes entrepreneurs du projet Insertion durable des diplômés du secteur agropastoral (Idda) avec la Fondation Paul Gérin-Lajoie.

Claude U. PLAGBETO

Actualités 07 févr. 2018


Préliminaires de la coupe de la Caf: Hafia de Guinée, à Cotonou jeudi prochain

Adversaire de Energie Football club de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) le samedi 10 février prochain, en match aller des préliminaires de la Coupe de la Confédération africaine de football (Caf), au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou à Cotonou, l’équipe guinéenne Hafia Fc de Conakry sera à Cotonou ce jeudi par vol spécial. Pour ce grand retour sur la scène footballistique africaine, le président de ce club, Kerfalla Camara (Kpc),a voulu marquer les esprits en sortant de gros moyens. Il a affrété un avion spécial de 65 places pour conduire l’équipe, les responsables, l’encadrement technique, les supporteurs et les fans du triple champion d’Afrique. 

De sources concordantes, le président de Kpc a également sonné la mobilisation et l’union sacrée autour du club pour la victoire finale. « Le Hafia Fc est un nom gravé dans du marbre et son président un grand homme de devoir logé à l’enseigne des bâtisseurs de la nation. A ce jour mémorable, toute la Nation, comme par le passé sera derrière le grand Hafia », a-t-il demandé. Voilà de quoi mettre une pression psychologique sur le club béninois avant le match du dimanche prochain.
Premier triple continental des clubs champions, Hafia Fc entend mettre les bouchées doubles pour revenir sur la scène. Energie Fc du Bénin devra revoir son dispositif pour ne pas être inquiété à domicile. Les poulains d’Akélé Stanislas qui se sont préparés à Lomé poursuivent quant à eux les entraînements pour cette rencontre décisive à Cotonou avant le match retour?

 

Sports 06 févr. 2018


Secteur de la microfinance: Les clients des Asf appelés à adopter de bonnes pratiques

 

Sensibiliser les clients des Associations des services financiers (Asf) sur les bonnes pratiques en matière de microfinance. Tel est l’objectif de la campagne lancée, ce lundi 5 février à Djougou par la direction de l’Inclusion financière et de l’Autonomisation économique du ministère des Affaires sociales et de la Microfinance avec le soutien du Projet d’appui à la promotion des services financiers ruraux adaptés (Papsfra) sous la tutelle du Programme Cadre des interventions du Fida en milieu rural au Bénin (Procar).

La campagne de sensibilisation des clients des Associations des services financiers (Asf) sur les meilleures pratiques en matière de microfinance lancée par la direction de l’Inclusion financière et de l’Autonomisation économique, à sa première séance à Djougou, a permis aux participants de mieux appréhender les conditions et contraintes liées à l’octroi de microcrédits. La mission de ces institutions de microfinance est de favoriser l’accès aux services de financement aux populations les plus démunies et autres exclus des systèmes bancaires. Fort de ce que la plupart des demandeurs de microcrédits n’arrivent pas à rembourser les prêts à eux octroyés, la nécessité de corriger les impairs et de promouvoir les bonnes pratiques dans le secteur de la microfinance justifie cette initiative que le Projet d’appui à la promotion des services financiers ruraux adaptés (Papsfra) soutient, dans le but de contribuer à la réduction de la pauvreté en milieu rural.
Créées en 1997 dans les villages du Bénin par des populations dont l’accès aux services des institutions de financement est assez limité, les Asf disposent aujourd’hui d’un agrément qui leur permet d’exercer légalement leurs activités pour le bien des bénéficiaires en quête de ressources pour financer leurs activités agricoles, à en croire Didier Djoï, représentant du ministre en charge des Affaires sociales et de la Microfinance. Cependant, il n’adoube pas les mauvaises pratiques qui ont cours dans le secteur et qui plombent son embellie. « Nous devons promouvoir des comportements qui sont de nature à favoriser la professionnalisation du secteur. Nous ne pouvons plus permettre n’importe quoi », indique-t-il face au taux peu reluisant de remboursement des crédits. Aussi en appelle-t-il à la rigueur dans la gestion des fonds alloués pour l’atteinte des objectifs fixés par le gouvernement et ses partenaires. Si hier, recours est fait à des usuriers qui abusent de la condition sociale des populations, aujourd’hui l’exercice des Asf constitue, à son avis, une bouffée d’oxygène pour les différents demandeurs tant les prêts sont octroyés à des taux intéressants.
En analysant le secteur de la microfinance au Bénin, Alley Djobo Wahab de la direction de l’Inclusion financière et de l’Autonomisation économique, a relevé certains dysfonctionnements, notamment la cavalerie des clients, leur surendettement, leur suivisme dans le choix des produits et l’accumulation inquiétante des impayés des systèmes financiers décentralisés. D’où l’appel à une éducation financière des clients. Il a saisi l’occasion pour montrer à ces derniers comment gérer plus efficacement les produits financiers et réduire par conséquent les risques de surendettement. Par ailleurs, il a évoqué les clés de réussite des demandeurs de microcrédits?

Actualités 06 févr. 2018


Paralysie dans l’enseignement maternel, primaire et secondaire: Le Front d’action maintient sa motion de grève

Le Front d’action des syndicats de l’éducation a animé, ce lundi 5 février à Cotonou, un point de presse pour faire des mises au point en ce qui concerne le mouvement de grève enclenché depuis quelques semaines et qui se poursuit.

« Nous sommes engagés dans un combat de libération et les intimidations, les menaces de toutes sortes et les traditionnelles fuites en avant du gouvernement risquent cette fois-ci d’être fatales pour l’école béninoise », ont réaffirmé, hier, les porte-parole du Front d’action des syndicats de l’éducation, face aux journalistes. Codjo Jean Aadja et Eric Roméo Pehos ont précisé que les syndicats affiliés au Front suivent deux motions : celle du Front qui porte essentiellement sur les revendications des enseignants et celle des confédérations et centrales syndicales qui porte sur les revendications transversales à tous les secteurs d’activités puis les revendications relatives aux libertés et à la démocratie. 

Les revendications des enseignants en mouvement portent, entre autres, sur l’application sans délai des décrets n°2015-592 et n°2015-593 du 21 novembre 2015 portant respectivement statuts particuliers des corps des personnels enseignants de l’enseignement du second degré et statuts particuliers des corps des personnels enseignants de l’enseignement du premier degré, notamment l’indexation des salaires des enseignants de la Maternelle, du Primaire et du Secondaire. Ils réclament également la jouissance effective des avantages contenus dans les huit premiers projets d’arrêtés dont l’incidence financière a été déjà évaluée dans les deux sous-secteurs. La régularisation de la situation administrative et financière des différentes catégories d’enseignants, le règlement de tous les problèmes de formation et l’achèvement des différents reversements en agents contractuels et permanents de l’Etat (Ace et en Ape) figure parmi les points de la plateforme revendicative. Aussi, le Front insiste-t-il sur la signature du nouvel arrêté portant modalités de recrutement et d’emploi des enseignants vacataires, le relèvement effectif du taux horaire de vacation conformément aux propositions retenues lors des travaux de la dernière Commission interministérielle mise sur pied par arrêté n°566/MESTFP/DC/SGM/DAF/SA du 04 décembre 2017 et le recrutement d’enseignants prévu au titre de l’année 2018 au profit du Memp et du Mesttfp ainsi que le transfert des cotisations des Ace de la Caisse nationale de sécurité sociale au Fonds national des retraites du Bénin (Fnrb).
En tout état de cause, aucune sortie de crise ne saurait être envisagée si ces différents points ne sont satisfaits, ont laissé entendre les conférenciers.
Le Front a saisi l’occasion pour demander aux associations et à la Fédération des parents d’élèves, aux têtes couronnées et aux membres de la société civile, de s’impliquer dans le dénouement de la crise. Il appelle également les députés à faire pareil afin de sauver enfin l’école béninoise pour le bonheur de tous ses acteurs. A l’endroit du chef de l’Etat qui rencontre ce jour les responsables des centrales et confédérations syndicales, le Front d’action des syndicats de l’éducation demande qu’il tienne sa promesse de rendre l’enseignement plus attractif, en se penchant sur le cas des milliers d’enseignants demeurés au même salaire depuis dix ans ; les reversements, reclassements, avancements et autres qui évoluent à pas de tortue ; les statuts particuliers dont l’application devait être source de motivation des enseignants?

Actualités 06 févr. 2018


2e journée du tournoi de basketball Csp-Gbéto: Belle entame pour Montaigne chez les garçons

Démarrée samedi 27 janvier sur le terrain du Complexe scolaire protestant de Cotonou, la dix-septième édition de la Coupe Csp de basketball a enregistré sa deuxième journée le week-end dernier. Chez les garçons, l’établissement français d’enseignement Montaigne (Efem) s’est imposé face au Lycée technique Coulibaly (Ltc) (41-31) tandis que l’Ecole d’enseignement général, technique et professionnel Laura Vicuna a battu (39-21) le Complexe catholique Pierre Planque.

Le Cours secondaire Notre- Dame des Apôtres (Csnda) s’est imposé (27-21) face à l’Etablissement français d’enseignement Montaigne chez les filles. La troisième journée est prévue pour le week-end prochain. Chez les filles, le Complexe scolaire protestant vainqueur de Laura Vicuna (79-06) lors de la première journée, va affronter le Cours secondaire Notre-Dame des Apôtres (Csnda). Chez les garçons, l'Ecole Turque (Ufuk) jouera le Complexe scolaire protestant victorieux de Laura Vicuna (34-22) lors de la journée précédente. Enfin, le Lycée technique Coulibaly va affronter Cours Catholique La Salle?

Résultats du samedi 3 février 2018
G: Montaigne bat LT Coulibaly (41-31)
F: Notre-Dame bat Montaigne (27-21)
G: Laura Vicuna bat C.S.C Père Planque (39-21)
PROGRAMME de la troisième journée 10 février
G: Csp # Ufuk
F: Csp # Notre-Dame
G: L.T.Coulibaly # Cc La Salle

Sports 06 févr. 2018


Confusion autour de la Police républicaine: Les clarifications du directeur général Nazaire Hounnonkpè

Le directeur général de la Police républicaine, le général Nazaire Hounnonkpè, a saisi l’occasion de la cérémonie des couleurs de ce lundi 5 février à Cotonou pour clarifier la confusion qui s’installe autour de cette nouvelle force de sécurité. La Police républicaine n’est pas une fusion de l’ex-Police nationale et de l’ex-Gendarmerie nationale.

« La Police républicaine qui vient d’être créée et qui a commencé par faire son petit bonhomme de chemin est un corps tout nouveau. Je voudrais effacer de nos esprits et de nos têtes qu’il ne s’agit pas de la fusion de l’ex-Police nationale et de l’ex-Gendarmerie nationale », a déclaré, ce lundi, le directeur général de la Police républicaine, le général Nazaire Hounnonkpè. Pour lui, c’est un corps nouveau qui est créé et chacun est nouveau dans ce corps. Devant les policiers et des gendarmes regroupés pour la cérémonie des couleurs, hier, à la direction générale de la Police républicaine, il a tenu à clarifier face à la confusion qui s’installe autour de cette nouvelle force qui a été créée par le gouvernement.
Selon le directeur général de la Police républicaine, personne n’a l’apanage d’appartenir à ce corps avant quiconque. « Nous sommes tous nouveaux à la Police républicaine », insiste-t-il, avant d’ajouter que le siège de la Force qu’il dirige aujourd’hui, coïncide avec les installations de la direction générale de l’ancienne Police nationale.
Mais il précise que la Police républicaine n’est pas un continuum de l’ancienne direction générale de la Police nationale. « Ce siège qui a été retenu doit être considéré comme un siège neutre », explique-t-il. Il informe que « Tous les anciens organes de l’ex-Police nationale et de l’ex-Gendarmerie nationale ont cessé leurs activités ».
Dans la déclaration faite devant les Forces de sécurité publique, le général Nazaire Hounnonkpè a reprécisé que dès l’entrée en vigueur du décret portant attributions, organisation et fonctionnement (Aof) de la nouvelle force, ce sont les organes prévus par ce décret qui ont la légitimité et la légalité de fonctionner. « Je voudrais faire cette précision pour que le vocable Police républicaine ne prête pas à confusion pour que les anciennes appellations Police nationale créent des amalgames », a averti le directeur général de la Police républicaine. « A partir de cet instant, nous devons nous tenir par la main pour qu’ensemble, nous puissions relever ce défi qui nous est lancé, non seulement par le président de la République, mais également par la nation tout entière », a déclaré le général Nazaire Hounnonkpè. « Si nous échouons, ça va être dommage ou une catastrophe pour le système sécuritaire », insiste-t-il.
Pour le directeur général de la Police républicaine, les agents des forces de sécurité doivent oublier les anciens conflits corporatistes pour entrer dans la Police républicaine, dépouillés des vieilles habitudes. C’est un nouveau jour qui, selon lui, s’éveille sur le système sécuritaire du Bénin. « Oublions nos propres égos, sacrifions des acquis dans l’intérêt de cette institution qui vient de voir le jour », a conseillé le général Nazaire Hounnonkpè. Cela permettra aux populations de voir leur sécurité renforcée et leur liberté garantie, selon lui.
Le général Nazaire Hounnonkpè promet qu’il mettra tout en œuvre pour éviter toute frustration. Il n’y aura également, rassure-t-il, aucun traitement discriminatoire dans les prises de décisions et dans les rétributions, afin que chacun se sente appartenir fièrement à cette Police républicaine?

Actualités 06 févr. 2018


Administration du Trésor et de la Comptabilité publique: Les agents en grève de 48 heures dès demain

Le Syndicat national des agents de la trésorerie du Bénin (Snatb) et le Syndicat national des agents du Trésor public (Synatrep-Bénin) ont décidé d’observer un arrêt collectif et concerté de travail de quarante-huit heures pour compter de ce mercredi 7 février.

Dans la motion de grève en date du 1er février 2018 adressée au ministre de l’Economie et des Finances et au ministre du Travail et de la Fonction publique, ils entendent ainsi exiger la satisfaction de plusieurs revendications. Au nombre de celles-ci, il y a : la sécurisation de jour comme de nuit des postes comptables ; la parution sans délai du statut des comptables publics ; le recrutement d’au moins deux cents agents pour le compte du Trésor public ; l’organisation des concours professionnels ; la correction des nominations contraires au plan de carrière ; le rétablissement des collègues injustement relevés de leurs postes, la revalorisation à 3 du point indiciaire.
Aussi, réclament-ils la restitution par la Société nationale de commercialisation des produits pétroliers (Sonacop) des tickets valeurs dus à l’administration du Trésor public ; le reclassement sans délai des agents boursiers revenus de formation ; le règlement des différentes situations des attachés financiers ; le retrait immédiat de la note de service du directeur général du Trésor et de la Comptabilité publique (Dgtcp) excluant certaines catégories d’agents des formations qualifiantes, mentionne la motion signée de Simè Abdel-Kader Yarou et Richard Azandossessi, secrétaires généraux respectivement du Synatrep-Bénin et du Snatb.
Cette décision de paralysie de l’administration du Trésor et de la Comptabilité publique fait suite à l’assemblée générale des travailleurs réunis au sein des deux syndicats, le jeudi 1er février dernier à Cotonou. Mais avant, le personnel s’était réuni le 12 janvier dernier et a fait certaines recommandations. Les partenaires sociaux se désolent que les multiples relances par écrit relatives à la garde des postes comptables soient restées lettre morte, que le manque criant de personnel au sein de l’administration du Trésor se fasse toujours sentir, que les attachés financiers végètent dans une situation peu envieuse et que les négociations avec la Dgtcp n’aient pas abouti à la satisfaction de leurs revendications?
C. U. P.

Actualités 06 févr. 2018


Développement : Les sages de Porto-Novo prient pour la réussite du Pag

Le Conseil des sages de la ville de Porto-Novo a organisé, ce lundi 5 février, une conférence suivie de prières pour implorer la paix sur le Bénin, le président Patrice Talon, et pour le bon achèvement des chantiers de développement ouverts dans tout le pays en général et à Porto-Novo en particulier.

« Porto-Novo est en chantier avec plusieurs travaux ouverts par le gouvernement. Il faut le manifester, car tout ceci doit se faire dans la paix et les prières ». Ces propos du premier vice-président du conseil des sages de la ville de Porto-Novo, Bernard Dossou Dossa, résument l’objectif de la séance de prières organisée, ce lundi 5 février, par ce creuset présidé par Urbain Karim da Silva. A travers cette initiative, les sages de Porto-Novo entendent manifester leur joie pour les nombreux chantiers en cours dans la ville capitale, notamment les travaux d’aménagement en double voie du tronçon Porto-Novo - Akpro-Missérété long de 12,6 km. Le souhait du conseil est de voir ces projets achevés pour le bonheur de la population. Ce qui ne peut se faire sans la prière et les appels à la paix et à la sagesse surtout par ces temps de grandes perturbations où il est très difficile de traverser la ville de Porto-Novo à cause des chantiers routiers en cours.
Le conseil des sages de la ville Porto-Novo a donc jugé utile d’organiser cette séance de prière pour conjurer les éventuels blocages et difficultés que pourrait connaître la réalisation de ces travaux.
Tour à tour, acteurs des religions endogènes, musulmans, catholiques et protestants méthodistes ont défilé hier pour prier. Ils ont confié aux mains de Dieu et aux mânes de nos ancêtres, le président Patrice Talon et la réussite des projets inscrits dans le cadre du Pag et dont les premières retombées sont déjà visibles à Porto-Novo. Les différentes congrégations religieuses ont invoqué la bénédiction divine pour le bon aboutissement de ces chantiers dans la capitale. Lesquels seraient attendus depuis plusieurs décennies, souligne le prédicateur protestant Joseph Dohou qui remercie le président Patrice Talon pour avoir soulagé la peine des populations de la ville capitale et autres usagers de la route Porto-Novo - Akpro-Missérété. « Le bonheur vient des difficultés », observe le prédicateur Joseph Dohou qui a présidé le culte protestant méthodiste. Il salue cette initiative de prières pour la paix et la reconnaissance à Dieu.

Initiative louable

Ce faisant, le conseil des sages de la ville de Porto-Novo, sous l’impulsion de son président Urbain Karim da Silva, pose un acte dans la même ligne que les chrétiens philippins, thessaloniciens et colossiens qui, dans la Bible, ont eu la même pensée à l’endroit de l’apôtre Paul qui aurait connu beaucoup de difficultés dans sa mission d’évangélisation. Les représentants des autres religions présentes sont allés dans le même sens dans leurs prières ; en trouvant que le conseil des sages de la ville de Porto-Novo a été très bien inspiré à travers cette initiative qu’ils estiment louable.
Clôturant les travaux, le premier vice-président du conseil des sages, Bernard Dossou Dossa, a fait une déclaration sur l’actualité nationale. Une déclaration dans laquelle il encourage le président Patrice Talon à poursuivre ses chantiers de développement tels que la construction de l’aéroport de Glo-Djigbé, la construction des centrales électriques pour faire oublier le délestage, l’assainissement du Grand Nokoué à savoir Ouidah, Abomey-Calavi, Cotonou, Sèmè-Podji et Porto-Novo avec l’acquisition de dix camions à essieux, la concrétisation des réformes dans les secteurs de l’économie. « Porto-Novo est fier déjà des retombées du Pag. La ville le sera davantage avec la réalisation du marché international. C’est un projet qui tient à cœur au conseil des sages de la ville de Porto-Novo », souligne Bernard Dossou Dossa.
Le premier vice-président du conseil des sages de la ville de Porto-Novo s’est prononcé aussi sur plusieurs autres sujets d’actualité dont la peste porcine africaine, la fièvre hémorragique Lassa, les grèves dans l’Administration publique, et a exhorté les uns et les autres à cesser les intoxications et autres médisances à l’endroit du chef de l’Etat et la lutte contre la corruption, la fraude et l’évasion fiscales?

Société 06 févr. 2018


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