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Nouvelles

Participation du Bénin au 30e sommet de l’Union Africaine: Le ministre Aurélien Agbénonci parle des retombées

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, a présenté aux hommes des médias, ce lundi 5 février à Cotonou, le point de la participation du Bénin à la trentième session ordinaire de l’assemblée générale des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine (Ua). La quintessence des rencontres bilatérales et des travaux auxquels le président de la République du Bénin, Patrice Talon, a pris part, étaient au cœur de la conférence de presse.

Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci était face aux hommes des medias, ce lundi, à la salle de conférences Fleuve Jaune de son ministère, pour faire le point de la participation du Bénin au trentième sommet de l’Union africaine. Selon lui, le Bénin s’est affirmé lors de ces assisses par le dynamisme et l’implication du président Patrice Talon lors des grands débats.
Le président Patrice Talon a saisi cette opportunité pour parler des avancées du Bénin dans le combat contre la corruption pour rester en ligne avec le thème du sommet à savoir « Remporter la lutte contre la corruption : une voie durable pour la transformation de l’Afrique », a indiqué le ministre Aurélien Agbénonci.
Ce sommet n’a pas été de tout repos pour le président Patrice Talon, a-t-il laissé entendre. Et pour cause ! En marge des travaux, le chef de l’Etat était présent au vingt-septième sommet du forum du Mécanisme africain d’évaluation par les pairs (Maep), au trente-sixième sommet du comité d’Orientation des chefs d’Etat et de gouvernement du Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (Nepad), à la session extraordinaire de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Au cours de cette dernière rencontre, il a été question, entre autres, de la nomination des commissaires de l’institution, des crises en Guinée Bissau et en Gambie.
« Patrice Talon a eu différents échanges avec certains de ses homologues, les présidents, George Weah du Liberia, Paul Kagamé du Rwanda, Alpha Condé de la Guinée, Macky Sall du Sénégal, Alassane Ouatara de la Côte d’Ivoire, Mahamadou Issoufou du Niger, José Mário Vaz de la Guinée Bissau », selon le ministre Auérlien
Agbénonci. La délégation béninoise a profité de l’occasion pour signer un accord militaire avec le Rwanda afin de bénéficier de l’expertise de ce pays dans le domaine de la sécurisation des frontières, les calamités et la lutte contre le terrorisme.
Une délégation des Emirats Arabes Unis conduite par Reem Al Hashimy, ministre des Affaires étrangères de ce pays a été reçue également par le président Patrice Talon. A cette audience, il a été question, entre autres, de la dynamisation des relations diplomatiques entre les deux pays.

Quid des polémiques sur l’intervention du président ?

« J’ai été fier de son intervention et de sa participation à ce sommet. Il n’est écrit nulle part que le chef de l’Etat devrait laisser une copie de son intervention en de pareille circonstance », a laissé entendre le ministre Aurélien Agbénonci aux journalistes par rapport à l’intervention du chef de l’Etat au sommet de l’Union africaine. Pour Aurélien Agbénonci, le président Patrice Talon était appelé à donner juste son avis à l’instar des autres chefs d’Etat qui ont fait pareil. Il ne s’agit nullement, selon lui, d’une erreur diplomatique ni d’une improvisation d’amateur. Le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération estime que c’est de la méchanceté gratuite et inutile de penser que ce geste du président Patrice Talon a écorché l’image du Bénin.

Actualités 06 févr. 2018


Pour une affaire d’acte de naissance falsifié: La mairie de Porto-Novo à nouveau éclaboussée

La mairie de Porto-Novo est au cœur d’une affaire d’établissement frauduleux d’acte de naissance. L’enquête judiciaire est en cours et plusieurs agents de l’administration municipale risquent leur liberté.

Un nouveau scandale à la mairie de Porto-Novo ! Après l’affaire de détournement de plus de 200 millions F Cfa l’année dernière, voici une autre nébuleuse qui éclabousse la même administration municipale. Elle est relative à une affaire de faux et usage de faux en écriture administrative relative à un acte de naissance falsifié.
Le dossier fait l’objet d’une procédure devant le tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo. L’enquête est conduite par les éléments du commissariat central de Porto-Novo. Selon des recoupements, tout serait parti du service de l’immigration et de l’émigration qui établit les passeports ordinaires. Un requérant de passeport et détenant un acte de naissance signé du secrétaire général de la mairie de Porto-Novo. Lequel acte est en réalité faux. Le service informatique de la police de l’Immigration et de l’Emigration a relevé que la pièce était dupliquée. Un autre citoyen s’était fait établir son passeport sous le même numéro. Qu’est-ce qui a pu se passer pour qu’il y ait doublon de l’acte d’état civil ? La police de l’immigration et l’émigration a saisi le commissariat central de Porto-Novo pour approfondir les enquêtes. Le requérant a été interpellé. Passé à l’interrogatoire, il aurait craché le morceau en avouant que c’est un faux acte de naissance. Il se serait fait établir l’acte par les soins d’un agent du service Equipement marchand de la mairie de Porto-Novo, le sieur D. K. qui serait reconnu comme ‘’démarcheur’’ en matière d’établissement d’acte d’état civil ou de carte d’identité dans la capitale. Le mis en cause est actuellement en cavale depuis l’éclatement de l’affaire, le vendredi 26 janvier dernier. Mais le bénéficiaire sera incarcéré à la prison civile de Porto-Novo après sa présentation au procureur de la République près le tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo. L’étau se resserre aussi autour du secrétaire général de la mairie de Porto-Novo qui a signé la pièce querellée. Il est aussi interpellé par la police. Il fait l’objet d’interminables va-et-vient au commissariat central de police de Porto-Novo où il a été gardé à vue le jeudi 1er février avant d’être relâché dans la soirée du vendredi 2 février dernier. Il devrait comparaître ce lundi 5 février pour être présenté au procureur de la République. Le secrétaire général devra surtout s’expliquer par rapport à sa complicité ou non dans cette forfaiture qui l’accable encore après l’affaire de détournement de deniers dans laquelle il avait été cité l’année dernière. Connaissait-il le bénéficiaire dépourvu d’acte de naissance ? Avait-il eu vent du faux acte de naissance ? Pourquoi n’avait-il pas demandé l’original de la pièce avant de signer la copie comme l’exige la procédure administrative en matière de légalisation d’acte ? Dans tel cas il aurait fait preuve de légèreté. Pour l’instant, les enquêtes se poursuivent avec la police. Les enquêteurs ont passé toute la soirée du vendredi 2 janvier dernier au service de l’état civil de la mairie. Ils ont écouté, sur place, tous les agents de ce service de même que le troisième adjoint au maire en charge des questions d’état civil. La suite de la procédure va fixer les uns et les autres du degré d’implication des différents agents interpellés dans le dossier qui relance une fois encore la sempiternelle question de l’informatisation des actes d’état civil au Bénin?

Actualités 05 févr. 2018


Congrès de la Caf: Le Bénin a pris part aux travaux

 

En marge de la phase finale de la cinquième édition du Chan Maroc 2018, la Confédération africaine de football (Caf) a tenu sa quarantième assemblée générale, vendredi 2 février dernier à Casablanca. La Fédération béninoise de football (Fbf) a pris part aux travaux au cours desquels d’importantes décisions ont été prises.

Tout comme les cinquante-deux associations nationales homologues, la Fédération béninoise de football (Fbf) était présente à la quarantième assemblée générale de la Caf, vendredi 2 février dernier à Casablanca au Maroc. C’est le président Moucharafou Anjorin qui conduisait la délégation béninoise. Il avait à ses côtés le vice-président Bruno Arthur Didavi. Avec leurs pairs, ils ont procédé à l’élection des quatre nouveaux membres du Comité exécutif de l’instance faîtière du football en Afrique. Cette formalité accomplie, la Caf est désormais dans sa configuration optimale, puis en conformité avec ses dispositions statutaires, suite à la réforme des statuts adoptée en juillet 2017 à Rabat.
Au cours des travaux, les comptes de l’institution pour l’année budgétaire 2016-2017 qui présentent un solde de trésorerie de 117 millions de dollars, ont été validés. Par rapport à l’année précédente, on évoque un excédent qui pourrait permettre au président de la Caf, Ahmad Ahmad, d’honorer ses engagements comme lors de la première année de son mandat.
Par ailleurs, la mise en place des organes indépendants de l’institution, notamment le Jury disciplinaire, le Jury d’appel et la Commission d’audit et de conformité s’est poursuivie avec le vote de leurs présidents et vice-présidents?

Actualités 05 févr. 2018


Aménagement et bitumage des routes dans l’Ouémé-Plateau: Les travaux évoluent à souhait, selon le ministre Cyr Koty

Les travaux d’aménagement et de bitumage des routes Porto-Novo-Missérété et Pobè-Adja-Ouèrè-Ouinhi évoluent normalement, a constaté, vendredi 2 février dernier, le ministre des Infrastructures et des Transports, Cyr Koty. Il était sur ces chantiers à la faveur d’une tournée qu’il a entreprise depuis quelques jours dans les différents départements du Bénin.

L’entreprise Ofmas International chargée des travaux d’aménagement et de bitumage des routes Porto-Novo-Missérété et Pobè-Adja-Ouèrè-Ouinhi est déterminée à finir les chantiers dans les délais contractuels et surtout offrir des infrastructures de qualité. C’est un engagement pris par les responsables de l’entreprise devant le ministre des Infrastructures et des Transports Cyr Koty, vendredi dernier.
Au cours d’une descente qu’il a faite sur les chantiers, Cyr Koty a saisi l’occasion pour inviter les bureaux de contrôle à redoubler de vigilance dans le suivi de la mise en œuvre technique de ce projet. Car, selon lui, il ne s’agit pas de livrer des travaux qui ne seront pas de bonne qualité, il faut veiller à la qualité et à la durabilité des travaux.
Projets phares du gouvernement, les routes en construction permettront aux populations, selon le ministre en charge des Infrastructures, de bénéficier des voies de qualité. Ces routes permettront de faciliter la circulation des personnes et des biens, puis également, d’écouler des produits des zones de production vers les grandes villes et surtout dans les marchés.
« L’aménagement et le bitumage des routes Porto-Novo-Missérété et Pobè-Adja-Ouèrè-Ouinhi est un projet à fort impact socioéconomique qui découle de la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement», a souligné Cyr Koty. Il a invité les populations à accompagner l’entreprise Ofmas International dans la mise en œuvre de ces projets. D’un coût global de plus de 41 milliards de francs Cfa, le projet est prévu pour durer 30 mois. Au 2 février dernier, l’avancement global des travaux y compris les installations pour le tronçon Porto-Novo-Missérété, long de 12,6 kilomètres est de 19 %. L’avancement physique des travaux est de 10,43 %.
En ce qui concerne le tronçon Pobè-Adja-Ouèrè-Ouinhi long de 22,39 kilomètres, l’avancement global y compris les installations est de 24,13 % et l’avancement physique des travaux est 6,79 %. Quant à la consommation de délai, le taux est de 21,67 % pour un taux d’avancement général de 20,47% alors que le taux d’avancement attendu est de 30,09% ; soit un écart de -9,73%?

Les travaux de construction du contournement Nord Est de Cotonou, bientôt lancés

Les travaux de réalisation du contournement Nord-est de Cotonou seront bientôt dans leur phase opérationnelle. Les entreprises adjudicataires de l’appel d’offres entrant dans le cadre de ce marché seront connues ce lundi au terme d’une séance d’ouverture des plis au ministère des Infrastructures et des Transports. Prévue pour jeudi dernier, cette séance a été reportée pour ce lundi pour des raisons de calendrier.
Au total, sept entreprises ou groupements d’entreprises ont déposé des offres qui sont remises à l’huissier de justice Simplice Dako qui devrait les garder jusqu’à la date de ce lundi.
Pour le ministre des Infrastructures et des Transports, Cyr Koty, qui avait présidé la séance du jeudi dernier, l’étape de la partie technique de l’offre vient d’être passée. Il a remercié les soumissionnaires pour leur diligence dans le cadre de ce projet qui est capital pour le gouvernement, avant de les rassurer de ce que les techniciens qui analyseront les offres techniques feront leur travail dans les règles de l’art.
B. S.

Actualités 05 févr. 2018


Appui à la santé maternelle et infantile: Des matériels d’un coût de 227 millions F Cfa remis aux hôpitaux

Le ministre de la Santé, Alassane Séidou, a procédé, vendredi 2 février dernier, au Centre national hospitalier et universitaire (Cnhu-Hkm) de Cotonou, à la remise d’équipements et de matériels médico-techniques au profit des hôpitaux et centres de santé du Bénin. Fruit de la coopération entre le Bénin et la France à travers le Programme d’appui à la santé maternelle et infantile financé par l’Agence française de développement. Ce don vient renforcer la qualité des prestations dans les formations sanitaires.

Les hôpitaux agréés pour la gratuité de la césarienne sur toute l’étendue du territoire national ont été dotés, vendredi dernier au Cnhu-HKM de Cotonou, d’un lot de matériels et d’équipements. Il s’agit de douze catégories d’instruments chirurgicaux et sept types de matériels et équipements de santé maternelle et infantile ainsi que de planification familiale. 

Selon le coordonnateur du Programme d’appui à la santé maternelle et infantile (Pasmi), Prince Comlan Adjovi, ce geste favorise l’amélioration des plateaux techniques et le renforcement des compétences du personnel de la santé.
Le ministre de la Santé, Alassane Séidou, précise que cette contribution a été possible grâce à l’Agence française de développement (Afd) à travers le Programme d’appui à la santé maternelle et infantile (Pasmi). « D’un montant de près 227 millions de francs Cfa, ces matériels viennent renforcer les plateaux techniques en vue d’impacter la qualité des prestations dans les hôpitaux », a-t-il déclaré. Le ministre rassure les responsables des formations sanitaires de la volonté du gouvernement de contribuer au renforcement du programme qualité du ministère de la Santé, un des points importants du Programme d’action du gouvernement. « Ce lot de matériels et d’équipements n’est qu’une partie minime d’un important paquet prévu pour le renforcement des plateaux techniques des formations sanitaires sur toute l’étendue du territoire national » a-t-il annoncé.
Le directeur général du Centre national hospitalier et universitaire (Cnhu-Hkm), Alexandre Coffi Sossou, a remercié le ministère de la santé et l’Agence française de développement pour ce don qui soulage les formations sanitaires bénéficiaires?

Actualités 05 févr. 2018


Affaire mutinerie de Kandi: Le chef de corps Vincent Tomety relevé de ses fonctions

 

L’affaire relative à la mutinerie qui s’est produite, lundi 1er janvier dernier au 7e bataillon interarmées (Bia) de Kandi, connaît un nouveau rebondissement. Ecouté par le ministre délégué auprès du président de la République chargé de la Défense en tournée dans le septentrion, vendredi 2 février dernier, le chef de corps de la caserne, Vincent Tomety, s’est vu relevé de ses fonctions.

Le commandant Vincent Tomety a été emporté par la mutinerie survenue, lundi 1er janvier dernier au petit matin, au 7e Bia basé à la caserne de Kandi et dont il était le chef de corps. Il a perdu son poste, vendredi 2 février dernier, après avoir été écouté par le ministre délégué chargé de la Défense, Fortuné Alain Nouatin, en tournée dans le département de l’Alibori. Le capitaine Mindjomin Kplaï qui l’a remplacé, a aussitôt pris service.

C’est suite à la situation qui règne au 7e Bia, a indiqué le chef d’état-major général des Forces armées béninoises, le général Laurent Amoussou, expliquant les motifs pour lesquels il a été relevé de ses fonctions. La rigueur, a-t-il insisté, doit être de mise au sein des Forces armées béninoises. «Si dans l’armée, les ambitions personnelles commencent par prendre le pas sur la mission à vous assignée, ça voudrait dire que vous rentrez dans la déviance. Cette déviance n’est pas de nature à préserver votre image qui doit être copiée par les civils », a averti le ministre.
Par ailleurs, les chefs de corps des casernes de Natitingou et de Djougou ont également été démis de leurs fonctions. On leur reproche d’effectuer des prélèvements sur les primes de missions de leurs hommes. Des pratiques qu’a condamnées le chef d’état-major général des Forces armées béninoises, Laurent Amoussou, et contre lesquelles il a également mis en garde. « Il a été constaté lors de notre visite dans le 6e bataillon basé à Natitingou et le 8e à Djougou, qu’effectivement, les chefs de corps ne reversent pas entièrement aux hommes, les sommes qui leur sont dues », a laissé entendre le général Laurent Amoussou. «Cela est contraire à la déontologie militaire et nous avons décidé sur-le-champ, de les relever et de les sanctionner », a-t-il poursuivi. Selon lui, ces pratiques n’auront pas droit de cité dans les casernes. Décidé à prendre ses responsabilités, le Haut commandement militaire a aussitôt frappé, en les sanctionnant.
Auteurs de la mutinerie, le commandant Désiré Azatassou et ses complices avaient été déposés, depuis vendredi 19 janvier dernier, à la prison civile de Kandi. C’est pour des chefs d’accusation de flagrant délit relatif à des faits d’attentat contre la sûreté de l’Etat, de séquestration et de non dénonciation de crime, qu’ils ont été emprisonnés. Ils comparaîtront devant le juge demain, mardi 6 février, au Tribunal de première instance de Kandi.
Après l’Atacora et la Donga, le ministre Fortuné Alain Nouatin et sa délégation étaient dans l’Alibori et le Borgou en fin de semaine dernière. Ils ont rendu visite aux troupes à Karimama, Sègbana, Malanville, Kandi, Bembèrèkè, Nikki et Parakou. L’occasion leur a permis de s’enquérir de leurs conditions de travail. Au nombre des difficultés portées à leur connaissance, il y a les questions liées aux primes et à l’habillement. S’agissant des infrastructures, les domaines de la plupart des casernes sillonnées ne sont pas sécurisés. Cette tournée aura donc eu le mérite de faire face à certaines situations sur le terrain afin que les petits problèmes ne deviennent pas des objets de frustration, de refoulement et plus tard, d’extérioration brutale?

Actualités 05 févr. 2018


Coopération sino-béninoise: La Chine offre une école de l’Amitié à Grand-Popo

La Chine vient de marquer encore un point sur le tableau de ses réalisations au Bénin. Samedi 3 février dernier, Mingsheng Diao, ambassadeur de la Chine près le Bénin, a remis au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci, les clés de l’école de l’amitié sino-béninoise à Grand-Popo.

C’est sur le domaine de l’Ecole primaire publique Ewé Condji de Grand-Popo que se situe l’école de l’Amitié sino-béninoise construite par la République populaire de Chine à travers son ambassade au Bénin soutenue par la société Huawei pour l’équipement informatique.
Lors de la cérémonie de remise de clés, le maire de Grand-Popo, Anani Hlondji, s’est félicité du choix porté sur sa commune pour abriter une telle école. Selon lui, elle répond aux attentes des populations et vient combler un vide. Notamment, elle règle le problème de l’orientation des jeunes vers les métiers d’avenir. Grâce à cette école, note-t-il, les enfants sont à l’abri de la délinquance et ne seront plus obligés d’aller loin avant de découvrir les technologies de l’information et de la communication. Il s’engage, au nom de ses administrés, à contribuer à son entretien et à son rayonnement.
Pour sa part, Mingsheng Diao, ambassadeur de la République populaire de Chine près le Bénin, précise qu’il s’agit d’une école d’excellence. En effet, l’école composée de quatre modules est construite en matériaux modernes et équipée en matériel informatique aussi bien pour les apprenants que pour les enseignants. « C’est le fruit des relations d’amitié entre le Bénin et la Chine », assure-t-il ajoutant qu’il entend renforcer ces relations entre les deux pays. L’ambassade envisage de travailler avec cette école, fait-il savoir.
Accompagné des ministres Marie-Odile Attanasso de l’Enseignement supérieur et de Recherche scientifique, et Mahougnon Kakpo des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, Aurélien Agbénonci, des Affaires étrangères et de la Coopération, note que l’initiative est positive. Car, explique-t-il, la priorité des priorités, c’est l’école. Selon lui, les plus grandes difficultés du pays ont rapport à l’éducation. « Une mauvaise formation donne de mauvais citoyens. Une absence de formation donne des citoyens qui ne peuvent être utiles à leur pays », souligne Aurélien Agbénonci pour mettre en relief l’importance de l’école dans la vie d’un pays. Ainsi, il perçoit que le geste de l’ambassade de Chine rejoint la vision du gouvernement, notamment sa volonté de redressement par l’éducation. Il invite les populations à prendre soin de cette école gracieusement mise à leur disposition par l’ambassade de Chine et équipée par la société chinoise Huawei qui a, selon lui, fait preuve de responsabilité sociétale.

Société 05 févr. 2018


Lancement du livre « Inventer une Afrique autre »: Pour une réappropriation des ressources de la culture africaine

Le Père Nathanaël Yaovi Soédé a procédé, ce jeudi 1er février à Cotonou, au lancement de son livre intitulé Inventer une Afrique autre. Dans cet ouvrage d’une portée spirituelle, théologique et sociologique, l’auteur apporte sa contribution pour le développement et la renaissance d’un continent pris en tenailles entre la pauvreté et la sorcellerie.

Inventer une Afrique autre, c’est le nouveau livre disponible dans les librairies. La cérémonie de lancement de l’ouvrage s’est déroulée, ce jeudi dernier, au Chant d’Oiseau Cotonou en présence de Monseigneur Robert et plusieurs religieux.
Préfacée par le Père Paulin Poucouta, cette œuvre du Père Nathanaël Yaovi Soédé comporte huit chapitres. Selon le Père Rodrigue Gbédjinou, ce livre de 272 pages, rédigé dans le cadre du programme de recherches Voolswagen Foundation, traite des problèmes de l’Afrique et donne les solutions pour une prise de conscience collective sur le continent. Pour ce faire, il partage un extrait avec l’assistance : « Les prophètes dont l’Afrique en quête de développement intégral a besoin, sont des témoins de la conversion des cœurs et de la transformation sociale en vue de l’instauration d’un Etat de droit, de reformes et d’action pour l’amélioration des conditions de vie des populations ». Aussi, l’auteur nous engage-t-il à la réflexion sur les réalités quotidiennes pour un sursaut intellectuel comme œuvre d’inventivité et de créativité.
Selon Yvette Kpadonou Séké, une des premières femmes à lire le livre, l’œuvre rend hommage à la femme, les conforte et les invite à remplir leur vocation pour la construction et l’essor d’une Afrique autre. Pour elle, c’est un document qui interpelle le peuple africain partagé entre le monde visible et le monde invisible. « La Mère Afrique a besoin de ce livre pour promouvoir un nouveau rapport avec le monde invisible et le monde visible.
Le professeur Adolphe Kpatchavi, ami personnel de l’auteur, a abondé dans le même sens en vantant les mérites du Père Nathanaël Yaovi Soédé partagé entre une aventure sacerdotale et une vie d’éducateur depuis plusieurs années. « En Allemagne, Il fait partie de ceux qui ont écrit un livre reconnu dans les universités allemandes », a-t-il déclaré.
Pour le Père Nathanael Soédé, l’Afrique est le poumon spirituel du monde et devra sortir des paradoxes qui l’éloignent de la culture de la parole donnée, la vérité, la renaissance des cœurs et la bonne gouvernance.

Culture 05 févr. 2018


Littérature: Le roman « Dieu n’est pas là-bas » lancé à Porto-Novo

Après Cotonou, le journaliste-écrivain Abalo Cocou Mèdagbé a lancé à Porto-Novo, samedi 3 février dernier, son roman « Dieu n’est pas là-bas ». Ce deuxième lancement a été parrainé par l’ancien ministre Christine Ouinsavi.

Etalé sur 216 pages et subdivisé en treize chapitres, le roman « Dieu n’est pas là-bas » d’Abalo Cocou Mèdagbé n’est pas une œuvre d’évangélisation comme pouvait laisser penser, à première vue, sa page de garde. C’est un livre qui promeut plutôt le dialogue interreligieux à travers l’amour et la paix.
En effet, de la présentation de l’ouvrage par l’auteur lui-même, l’on retient essentiellement, que le roman s’ouvre sur la vie d’un cultivateur, un redoutable ancien criminel qui a été finalement arrêté et incarcéré au Nigeria par la gendarmerie de ce pays, malgré ses forces surnaturelles. Revenu au village après trente ans de vie carcérale, le braqueur va se marier à un personnage aussi sinistre que lui avec qui il va mener une vie de couple malheureuse dans une cabane à 10 km du village d’Alafiarou dans la commune de Tchaourou. Le hasard fera connaître à ce couple un pasteur venu de Porto-Novo pour évangéliser les âmes dans Alafiarou. Les deux personnages renaîtront en Christ mais seul le cultivateur a véritablement abandonné ses pratiques maléfiques.
Le suspense de l’œuvre demeure dans l’exploit du pasteur sans pareil. Celui-ci réussit une grande campagne d’évangélisation ayant fait déplacer des milliers d’habitants venus de toutes les contrées d’Alafiarou pour soulager leurs douleurs, selon les promesses des affiches et des autres moyens de publicité. Mal en a pris à ce pasteur trop zélé de fouler aux pieds toutes les valeurs culturelles et cultuelles chères aux populations ayant fait le déplacement. De retour d’une séance d’évangélisation, le pasteur entendit à 3 h du matin des chants et danses provenant d’une rivière. Il décida d’aller détruire l’esprit ‘’satanique’’ qui troublait la quiétude des paisibles citoyens. Il sera porté disparu par la divinité « Tchankpanan » appelé en région Fon le vodoun Sakpata dont il a méprisé la capacité spirituelle, malgré les mises en garde de ses disciples natifs du milieu qui ont échappé au piège en prenant leurs jambes au cou. Malgré les prières des autres pasteurs, des parents et amis, ce n’est qu’après moult négociations avec la haute dignitaire de la divinité, que le pasteur réapparaîtra avec comme un nouveau statut : initié et adepte de la divinité Tchankpanan. Le pasteur reconverti prouvera désormais la force surnaturelle de son pouvoir actuel en guérissant tous les malades venus à la cérémonie de sa réapparition. Bien que ce pasteur consulte désormais le Fâ pour guérir miraculeusement des malades qui se présentent à lui, il ne se sépare pas de sa bible et va montrer à son épouse que les religions se valent et que l’une ne doit mépriser ou discréditer l’autre, note Abalo Cocou Mèdagbé. Un enseignement que salue la marraine de la cérémonie. Christine Ouinsavi s’est dite très impressionnée par l’ouvrage « Dieu n’est pas là-bas », un roman à suspens, selon elle. Elle laisse comprendre que Dieu n’est exclusivement dans aucune religion et qu’il est dans toutes les religions et tout processus qui concourt à édifier l’homme dans l’amour de l’autre. Un point de vue que le Pape Jean Paul II avait toujours prôné dans le monde, souligne Christine Ouinsavi.

Culture 05 févr. 2018


Sortie du corps diplomatique à Grand-Popo: Don de vivres et autres aux orphelins

Dans son élan de solidarité, le corps diplomatique accrédité au Bénin s’est porté au chevet des enfants de l’orphelinat de Grand-Popo, ce samedi 3 février. Des vivres et des fournitures scolaires ont été offerts aux pensionnaires.

Contribuer au bien-être des enfants vulnérables. C’est l’objectif visé à travers le don fait par l’ensemble du corps diplomatique accrédité au Bénin en volant au secours de l’orphelinat de Grand-Popo créé par l’association Meilleurs cœurs solidaires.
Sandi Sahadi Abdou, ambassadrice du Niger près le Bénin et doyenne du corps diplomatique, précise que le lot de matériels apportés aux pensionnaires du centre se compose de six matelas plus six moustiquaires (à livrer dans quelques jours), dix bidons d’huile de 10 litres chacun, onze sacs de riz de 50 kg, dix casiers de boisson sucrée, trois rouleaux de kaki de 27m chacun, un lot de savons de douche, un lot de savon de lessive et un lot de fournitures scolaires, des ballons. A cela, il faut ajouter deux chèques de montants respectifs de 378 000 F Cfa pour les frais de scolarité, et 73 000 F Cfa dont 50 000 F Cfa pour l’achat de deux disjoncteurs pour faire fonctionner le moulin à grain électrique, et 23 000 F CFA pour réparer le moulin à légume. « Cela permettra au centre de se faire de l’argent en moulant du grain pour les habitants de Grand-Popo », souligne la doyenne du corps diplomatique.
Au nom des enfants bénéficiaires, Merveille Afanou, écolière en classe de Ce 2, remercie les hôtes pour leur geste de générosité. Ce don a remis la joie dans leurs cœurs, témoigne-t-elle.
Ayant ouvert ses portes le 3 janvier 2016, l’orphelinat de Grand-Popo, selon Idriss Moussa, président de l’association Meilleurs coeurs solidaires et directeur du centre, a pour missions d’assurer la protection des orphelins et enfants vulnérables, leur garantir les besoins essentiels et œuvrer pour leur instruction et leur formation, les éduquer dans un climat familial et épanoui. A ce jour, il compte vingt-huit enfants de 5 à 15 ans dont dix-sept garçons et onze filles. « Tous vont à l’école et quatre sont au collège de Grand-Popo et vingt-quatre à l’école primaire », fait-il savoir. Quant au mode d’intégration à l’orphelinat, il précise qu’ils viennent par le biais du Centre social de la commune. Leur prise en charge est assurée par quatre adultes dont deux éducatrices, une cuisinière et le directeur. Cet orphelinat installé sur un domaine octroyé par la mairie de Grand-Popo fonctionne sur ses propres moyens et quelques aides passagères, dévoile-t-il.
Saisissant l’occasion, Idriss Moussa indique que les besoins sont énormes ; en témoignent les difficultés pour faire face à certaines charges dont l’eau et l’électricité, le repas et autres.

Société 05 févr. 2018


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