La Nation Bénin...
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Le sous-secrétaire d’Etat adjoint par intérim des Etats-Unis chargé des Affaires africaines, Robert Scott, s’est entretenu, ce mardi 30 janvier avec la presse, dans le cadre d’une visite officielle de quarante-huit heures au Bénin. Au terme de son séjour, il rassure des bonnes relations entre les deux pays et indique les prochains axes de coopération.
L’axe bénino-américain se renforce et augure de belles perspectives. C’est du moins la substance de la rencontre hier entre la presse et le sous-secrétaire d’Etat adjoint par intérim au bureau des Affaires africaines, en charge des Affaires de l’Afrique de l’Ouest et des Affaires économiques et régionales du département des Usa. Au terme de son séjour de quarante-huit heures au Bénin, Robert Scott confirme que les relations entre les deux pays sont au beau fixe. « Les relations bilatérales entre les Etats-Unis et le Bénin sont très renforcées. Nous avons effectué cette visite dans le but de soutenir le Bénin dans ses relations avec les Usa », souligne-t-il.
Il dévoile les grands chantiers qui vont prochainement meubler la coopération bilatérale entre les Etats-Unis et le Bénin. Dans le secteur de l’énergie, il annonce les travaux de production et de distribution de l’énergie solaire et hydroélectrique dans tout le Bénin, avec une attention particulière sur Cotonou et Porto-Novo en vue d’assurer une distribution générale de l’énergie électrique. Ces travaux qui s’inscrivent dans le cadre du deuxième compact du Millennium challenge account (Mca II), viendront en complément au premier compact qui s’est focalisé sur les transports et le Port autonome de Cotonou.
« L’Afrique est au cœur des programmes de développement des Usa. J’ai rencontré les responsables du Millennium challenge corporation (Mcc) et les gens qui s’occupent de l’implémentation de la mise en œuvre du Mca », explique-t-il. Il assure que le financement de ce programme américain est déjà disponible et qu’un point de son évolution sera fait dans les jours à venir aux populations.
Relativement au développement du secteur de l’énergie, il sera organisé en septembre prochain aux Etats-Unis, le Salon du solaire qui permettra à la délégation béninoise et d’autres, « de découvrir le nouveau système d’énergie hors réseau » en vue de son expérimentation dans leurs différents pays.
Dans le domaine économique, l’hôte du Bénin a exploré les possibilités de collaboration entre les membres de la Chambre du commerce et d’industrie du Bénin (Ccib) et les entrepreneurs béninois avec ceux des Usa. Ceci permettra de développer des relations dans le secteur du commerce et des opportunités d'affaires entre les deux pays, développe-t-il.
Droits de l’Homme, sécurité et santé
Concernant la question du respect des droits de l’Homme, Robert Scott dit avoir échangé avec les autorités béninoises sur la nécessité pour le Bénin de lutter contre la traite des êtres humains. Il espère que la loi y relative sera vite votée par l’Assemblée nationale en vue des avancées dans ce domaine.
La sécurité maritime était également inscrite dans l’agenda du sous-secrétaire d’Etat par intérim chargé des Affaires africaines du département des Usa. Il a visité le centre des opérations maritimes au Bénin. Selon lui, cette démarche permettra de mieux contrôler les côtes béninoises, le trafic, les opérations en mer et toutes les activités illicites. Dans ce cadre, il annonce une opération d’envergure sous-régionale en mars prochain visant à assurer la protection des côtes. Toutefois, il rassure que le Bénin n’est pas menacé par l’insécurité maritime.
Robert Scott était également dans les locaux de la Centrale d’achat des médicaments essentiels (Came). Cette visite s’inscrit, selon lui, dans le cadre du programme dirigé par l’Usaid et l’initiative présidentielle contre le paludisme au Bénin.
Membre du Service extérieur des Etats-Unis, Robert Scott a été auparavant directeur des Affaires économiques et régionales au bureau Afrique du département d’Etat, chef de mission adjoint au Zimbabwe et en Tanzanie et directeur adjoint du Bureau des Affaires de l’Afrique de l’Ouest.
Après le Bénin, il a mis le cap sur la Sierra Leone?

Le garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation, Me Joseph Djogbénou, a reçu, ce mardi 30 janvier à Cotonou, le rapport de la Commission de relecture du statut des greffiers et officiers de justice. C’était en présence des cadres du département et de ses proches collaborateurs.
Le ministre de la Justice et de la Législation, Me Joseph Djogbénou, a reçu, hier, le rapport sur la relecture du statut des greffiers et officiers de justice des mains du président de la Commission mise en place le 20 novembre dernier par arrêté n° 2007/MJL/DC/SGM/DSJ/SA. Il a félicité les membres de la commission pour le travail abattu. Pour lui, l’étape suivante porte sur les amendements à recueillir de la part des syndicats qui ont, selon lui, leur mot à dire sur le contenu du document. Ce qui permettra, après intégration de ceux-ci, la production d’un rapport définitif.
Selon Eric Montcho Agbassa, président de la commission, au lieu d’une relecture, il s’est plutôt agi d’une réécriture. Il a témoigné sa reconnaissance aux membres, anciens greffiers en chef et à la touche particulière de ceux qui ont été consultés dans le cadre de l’élaboration du document. « On ne mange pas le gombo avec un seul doigt », a déclaré le président pour traduire l’importance et la délicatesse du texte proposé à l’autorité.
C’est le rapporteur de la Commission, Dominique S. Kouton qui a dévoilé la méthode de travail adoptée, les résultats et les recommandations.
S’agissant de la méthode de travail, les prises de contact, la revue documentaire et les entretiens sont, entre autre éléments qui ont permis de sortir la mouture du document proposé. La Constitution du Bénin, de nouveaux articles en termes de propositions et surtout l’exploitation de textes des pays amis ont contribué au travail abattu, révèle le rapporteur.
S’agissant des résultats, ils ont été retenus dans les tableaux annexes. La première colonne dudit tableau porte des dispositions pertinentes, la deuxième rapporte des propositions de texte de la commission, puis la troisième recueille la justification des divers choix opérés puis on note la colonne des recommandations.
Recevant hier le rapport, le garde des Sceaux s’est d’abord réjoui de la qualité du travail abattu. Ensuite il a expliqué et justifié le contexte qui, selon lui, est approprié pour retenir des résultats, car « On ne doit pas oublier l’objectif que le gouvernement s’est assigné. Ce n’est pas que d’élever la qualité des conditions de vie et de travail mais d’élever le niveau de responsabilité des agents publics ».
Pour lui, le président de la République s’est engagé dans des réformes parce qu’il considère que les services rendus aux citoyens doivent être de qualité. La finalité, relève-t-il, ce sont les citoyens et les justiciables. « En dépit des obstacles et difficultés circonstancielles, le gouvernement ne reculera pas, car le président de la République a été élu pour améliorer les conditions de travail », a-t-il insisté.
Le dépôt du rapport ne libère pas la commission de ses prérogatives dans la mesure où elle devra intégrer prochainement les amendements des syndicats en vue de l’élaboration d’une version définitive du statut spécial du corps des greffiers en République du Bénin, conçoit le ministre.
« Nous sommes là pour anticiper, pas pour mettre notre caméra sur le présent », a soutenu Me Joseph Djogbénou avant de déclarer que « les fenêtres sont ouvertes » pour les autres travailleurs du secteur.

Laurent Mètongnon et ses co-accusés n’étaient pas au tribunal, ce mardi 30 janvier. En raison de la grève des personnels de la justice (greffiers et magistrats), ils n’ont pas été extraits pour la suite de la procédure. Ils devront attendre la reprise normale des activités.
Renvoyé à ce mardi 30 janvier, le procès Laurent Mètongnon et consorts n’a pu avoir lieu hier. Les portes des salles d’audiences du tribunal de première instance de première classe de Cotonou étaient closes pour raison de grève. Les personnels magistrats et les greffiers n’étaient pas à leurs postes de travail en raison des mots d’ordre de grève déposés par leurs syndicats respectifs.
Mardi 19 décembre dernier, le dossier avait été renvoyé pour permettre aux mis en cause de se défendre. Hier, les prévenus devraient comparaître devant le tribunal correctionnel pour fournir leur part de vérité dans le dossier qui les oppose à l’Etat béninois. Ainsi, Laurent Mètongnon et consorts devront encore patienter jusqu’à une date hypothétique pour voir leur cause examinée par le juge des flagrants délits devant lequel ils sont appelés à s’expliquer.
Hier matin, il y avait un embouteillage monstre venant d’Abomey-Calavi pour le centre-ville de Cotonou. Certaines personnes ayant prévu de marcher ou manifester, des dispositions avaient été prises par les forces de l’ordre pour les empêcher de troubler l’ordre public.
Il y avait peu de personnes devant et dans l’enceinte du tribunal de première instance de première classe de Cotonou. Quelques personnes s’étaient rassemblées pour échanger.
Rappelons que le mardi 19 décembre dernier, jour retenu pour la comparution de Laurent Mètongnon et consorts, dans l’enceinte du tribunal, des sympathisants et militants d’un parti s’étaient portés sur les lieux et scandaient des slogans pour encourager le principal mis en cause et lui apporter leur soutien. Ce jour, à quelques encablures de la Médiathèque des diasporas, venant de la Poste Cadjèhoun, des pneus brûlés distillaient de la dioxine dans l’atmosphère.
Laurent Mètongnon, figure emblématique du syndicalisme béninois et secrétaire général du Syndicat de l’administration centrale des finances (Syntracef), est en garde à vue depuis le samedi 18 novembre dernier. Il est poursuivi pour des faits qui se sont produits au moment où il présidait le conseil d’administration de la Caisse nationale de sécurité sociale de 2013 à 2016. Sous sa gestion, le conseil aurait validé un placement de fonds « hasardeux » de 17 milliards de F Cfa contre des rétro-commissions.
On impute au syndicaliste, la responsabilité du placement desdits fonds dans une banque au bord de la faillite (Bibe) contre 71 millions de rétro-commissions.
Trois autres personnes dont Youssao Aboudou (ancien candidat à la présidentielle de 2016) complètent la liste des mis en cause. Pour des raisons de sécurité, elles ne sont pas gardées au même endroit.

Le remplaçant du conseiller démissionnaire Simplice Dato à la Cour constitutionnelle devra être connu ce mercredi 31 janvier où expire le délai constitutionnel dont dispose le chef de l’Etat pour faire cette nomination.
Quel juriste de haut niveau gagnera la confiance du chef de l’Etat pour remplacer Me Simplice Dato à la Cour constitutionnelle ? L’on devrait être fixé ce mercredi par rapport à la réponse à cette interrogation que se posent nombre de personnes depuis le vendredi 26 janvier dernier qu’est intervenue la démission de l’avocat. Et cela, pour des raisons jusqu’ici non encore
officielles. Cette démission fut-elle historique, parce qu’enregistrée pour la première fois depuis le Renouveau démocratique, est prévue par la Constitution du 11 décembre 1990 et précisément par la loi organique sur la Cour constitutionnelle.
Les dispositions de cette loi prévoient les cas de démission, la procédure en vue du remplacement du démissionnaire et les mesures à prendre pour assurer le fonctionnement régulier de l’institution. Le siège de cette situation se trouve dans les dispositions de l’article 12 de la loi organique sur la Cour constitutionnelle qui dispose : «Un membre de la Cour constitutionnelle peut démissionner par une lettre adressée au président de ladite Cour. La nomination du remplaçant intervient au plus tard dans le mois de la démission. Celle-ci prend effet pour compter de la nomination du remplaçant». C’est cette disposition constitutionnelle qui fait obligation au président Patrice Talon de procéder à la nomination du successeur de Me Simplice Dato.
En effet, le conseiller démissionnaire avait été promu le 31 mai 2013 par Boni Yayi, alors président de la République, pour siéger au sein de la cinquième mandature de la Cour constitutionnelle, en qualité de juriste de haut niveau. Il faisait partie des trois personnes nommées. Les deux autres étaient Lamatou Nassirou et Akibou Ibrahim nommé à la suite de l’invalidation de la nomination du magistrat Euloge Akpo par la même cour, faut-il le rappeler, pour défaut de quinze années d’expérience à la magistrature. Au nom donc du principe de parallélisme des formes, il revient encore au chef de l’Etat de pourvoir au remplacement de Me Simplice Dato. Lequel remplacement devrait avoir lieu au plus tard ce mercredi 31 janvier à minuit ; d’autant que le mois se ferme aujourd’hui. Et l’article 12 de la loi organique sur la Cour constitutionnelle a expressément prévu que cette désignation se fasse dans le mois de la démission.
Le secrétaire général de la haute juridiction, Dr Gilles Badet, a rendu public un communiqué, le même jour, pour d’abord confirmer la démission de l’intéressé qui était au début une rumeur relayée par les réseaux sociaux, et ensuite fixer les uns et les autres par rapport à la procédure en vue du remplacement du juge Simplice Dato.
Cette nomination n’étant pas intervenue depuis le vendredi 26 janvier dernier, le président Patrice Talon ne dispose désormais donc que de la seule journée d’aujourd’hui pour se décider et prendre l’acte. Autrement, l’on serait hors délai constitutionnel, suivant l’esprit et la lettre de l’article 12 de la loi organique sur la Cour constitutionnelle. Peut-être que le Conseil des ministres de ce mercredi 31 janvier sera mis à profit pour évacuer ce dossier. Ainsi, l’on pourra connaître le nom du juriste de haut niveau devant poursuivre le reste du mandat de la cinquième mandature de la Cour constitutionnelle qui s’achève le 6 juin prochain. Plusieurs noms d’avocat à la cour circulent pour succéder à leur collègue démissionnaire. On croise les doigts pour voir la suite. Qui du Barreau béninois ou du monde des juristes de haut niveau gagnera la confiance du chef de l’Etat pour clôturer le mandat actuel de la haute juridiction aux côtés de Théodore Holo, Marcelline Gbèha Afouda, Bernard Dégboé et Zimé Yérima Kora-Yarou, alors désignés par le bureau de l’Assemblée nationale sans oublier les deux autres nommés par le chef de l’Etat et sus-mentionnés.

L’enquête policière demandée par le maire de la commune d’Akpro-Missérété, Michel Bahou, pour faire la lumière sur le décès du député Janvier Donwahoué a pris corps. Les dépositions ont commencé au commissariat de police d’Akpro-Missérété. Plusieurs personnes ont déjà défilé devant les enquêteurs. Il s’agit surtout des gens qui étaient avec l’élu de la vingtième circonscription électorale au moment où le défunt a été pris de malaise avant de rendre l’âme par la suite.
De sources proches du dossier, on apprend que le chauffeur et le fils aîné de l’illustre disparu ont été déjà écoutés.
Les auditions se poursuivent avec d’autres personnes qui ont partagé de près et de loin les derniers moments avec le défunt. Chacune d’elles devra dire ce qu’elle en sait de cette mort mystérieuse qui continue d’effrayer plus d’un. Puisque le député ne souffrirait d’aucune maladie. Il a même pris part, ce samedi 27 janvier à Porto-Novo, à la cérémonie de présentation de vœux organisée par sa formation politique, le Parti du renouveau démocratique (Prd). Janvier Donwahoué était apparemment pétillant de forme et affichait son sourire habituel. Il est rentré ensuite chez lui après le déjeuner. Personne n’a pu rien comprendre de ce qui s’est passé quelques heures plus tard pour que le suppléant du maire Michel Bahou passe de vie à trépas.
Comme en Afrique, les morts ne sont jamais naturelles, les supputations vont bon train par rapport à la cause de ce décès. Pour certains, le député aurait succombé des suites d’un accident vasculo-cérébral (Avc) et pour d’autres, il aurait tiré brutalement après un coup de fil qu’il aurait reçu. Une troisième version fait état de ce que Janvier Donwahoué serait décédé chez un charlatan chez qui il se serait rendu quelques après minutes après qu’il eut le malaise avant d’être transféré d’urgence ensuite à l’hôpital El Fateh de Porto-Novo. Des zones d’ombre planent donc sur ce décès et l’enquête policière devra permettre de tirer au clair. Les résultats de l’enquête seront renforcés par l’autopsie du corps également demandée par le maire Michel Bahou pour fixer totalement les uns et les autres?
Actualités 30 janv. 2018

L’Intersyndicale de la maternelle et du primaire attend beaucoup des négociations entre le gouvernement et les Centrales et Confédérations syndicales qui s’ouvrent ce mardi 30 janvier. Elle menace de durcir son mouvement de grève de 72 heures en cours dans le sous-secteur des enseignements maternel et primaire depuis deux semaines, si ses revendications ne sont pas satisfaites.
Quatre points phares meublent la plateforme revendicative de l’Intersyndicale de la maternelle et du primaire (Imp) qui réunit soixante-quatre syndicats des enseignements maternel et primaire. Il s’agit, en premier point, de la prise et la jouissance des arrêtés d’applications des avantages à incidences financières contenus dans le décret 2015-593 du 21 novembre 2015 portant statuts particuliers des corps des personnels enseignants de l’enseignement du premier degré. Il y a ensuite la finalisation de la situation de reversement des enseignants communautaires détenteurs des diplômes du baccalauréat ou du Brevet d’études du premier cycle (Bepc), des éducateurs/éducatrices et occasionnels sans contrat et ceux ayant de contrat ; le règlement définitif de la question de la coordination entre la Caisse nationale de sécurité sociale (Cnss) et le Fonds national de retraite du Bénin (Fnrb). Le quatrième point concerne la relecture du décret n°2015-373 du 24 juin 2015 portant régime juridique d’emploi des agents contractuels de l’Etat.
La satisfaction de ces quatre revendications est non négociable avant toute suspension du mouvement de grève d’avertissement de soixante-douze heures déclenchée depuis la semaine dernière par l’Imp et qui amorce sa deuxième semaine ce mardi 30 janvier, soulignent les responsables de l’Intersyndicale. Ils l’ont martelé, ce lundi 29 janvier, à la faveur d’une conférence de presse qu’ils ont animée dans les locaux de l’Ecole primaire publique de Kandévié à Porto-Novo. Maxime Agossou-Vè, Fabrice Hounsounou et Jean-Pierre Koucou respectivement premier et deuxième porte-parole et organisateur de l’Imp, sont revenus de long en large sur les quatre revendications prioritaires de leur creuset. Les conférenciers relèvent que sur les quatre points, trois ne nécessitent pas de décaissement de fonds immédiat par le gouvernement. Ils en veulent pour preuve la revendication concernant les statuts particuliers. Ce que veulent les enseignants est que le gouvernement signe les arrêtés d’application, au nombre de huit au total. Le paiement des avantages pourraient suivre après. Les conférenciers disent ne pas comprendre l’hésitation du gouvernement à prendre lesdits arrêtés d’application, alors qu’il a reçu depuis plusieurs mois, le rapport de la commission interministérielle chargée d’évaluer l’incidence financière des arrêtés d’applications des avantages à caractère financier dans le décret n°2015-593 du 21 novembre 2015 portant statuts particuliers des corps des personnels enseignants de l’enseignement du premier degré.
Vague d’indignations
Même indignation de l’Intersyndicale contre le silence du gouvernement face aux souffrances qu’endurent les éducateurs/éducatrices et autres enseignants occasionnels, au nombre de 1500, restés depuis onze ans sans salaire et sans contrat pour la plupart. Pis, se désolent les conférenciers, les avances sur solde de 33 000 F Cfa que ceux-ci reçoivent chaque mois ont été suspendus pour un prétendu contrôle. L’Imp exige le reversement de ces derniers surtout que l’audit a révélé que 900 dossiers sont bons et 600 mis de côté pour certaines irrégularités. Les conférenciers demandent au gouvernement de régulariser la situation des éducateurs/éducatrices et autres enseignants occasionnels dont les dossiers sont jugés favorables par la commission de contrôle.
S’agissant de la question du décret n°2015-373 du 24 juin 2015 portant régime juridique d’emploi des agents contractuels de l’Etat qui fâche aussi l’Imp, les conférenciers exigent la relecture de ce texte. Et cela, pour éviter à l’agent contractuel d’être en psychose permanente de perte d’emploi du fait de la nature du contrat de travail dont le renouvellement dépend du bon vouloir de l’Etat. L’Intersyndicale veut que le décret soit relu pour permettre aux enseignants contractuels d’avoir des contrats de travail administratif qui leur permet d’accomplir leur mission en toute sérénité. Ainsi, face à l’urgence des revendications, les conférenciers saluent la réouverture des négociations entre le gouvernement et les centrales et confédérations syndicales qui s’ouvrent ce jour. Ils se réjouissent de l’organisation de cette rencontre mais s’offusquent de l’ordre du jour et qui semble esquiver les principales revendications de l’Intersyndicale de la maternelle et du primaire. Maxime Agossou-Vè et ses collègues mettent en garde. Ils menacent de désobéir aux centrales et confédérations syndicales ils appellent à la suspension de la grève, si l’une de leurs quatre revendications est laissée en rade. Ils avertissent de poursuivre et de corser le mouvement de grève pour paralyser tout le sous-secteur de l’enseignement maternel et du primaire?

Energie Fc, représentant du Bénin à la coupe de la Confédération africaine de football (Caf), a effectué la semaine dernière un stage bloqué à Lomé dans le cadre de ses préparatifs. Il en revient avec deux victoires en autant de rencontres disputées.
Energie Fc de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) joue, le samedi 10 février prochain, contre l’équipe guinéenne Hafia Fc de Conakry en match aller des préliminaires de la Coupe de la Confédération africaine de football (Caf), au stade de l’Amitié général Mathieu Kérékou à Cotonou. Pour mieux préparer cette rencontre, Stanislas Akélé et ses poulains ont livré deux matchs amicaux dans la capitale togolaise. Deux rencontres remportées par le club béninois. Ils ont battu respectivement la Jca (Jeunesse Club d’Agoé), sur la plus petite des marques (1-0), vendredi 26 janvier dernier au stade d’Agoé, avant de surclasser Africa Foot Academy (Afac) (3-1), le samedi 27 janvier. Le stage de préparation va se poursuivre à Cotonou cette semaine avec trois autres matchs tests. Energie Fc va de nouveau essayer son dispositif face à des formations locales puis un grand match amical contre Dyto Fc, club de première division togolaise le dimanche 4 février prochain?

Le ministre de l’Eau et des Mines, Samou Séidou Adambi, a procédé au lancement officiel du projet de renforcement du système d’alimentation en eau potable de Parakou et ses environs, samedi 27 janvier dernier à la place Bio Guèra de la ville. Dans onze mois, les populations n’auront plus de difficultés pour s’approvisionner.
Le gouvernement est préoccupé par l’approvisionnement en eau potable des populations béninoises dont celles de Parakou. En témoigne le projet de renforcement du système d’alimentation en eau potable dont il a procédé au lancement, samedi 27 janvier dernier à la place Bio Guèra, à leur profit. Sa concrétisation apportera un grand soulagement aux populations de cette ville.
En effet, le seul barrage de l’Okpara construit depuis 43 ans pour ses habitants alors estimés à 35 000, ne répond plus aujourd’hui aux besoins des ménages sans cesse croissants. C’est la raison pour laquelle, la Banque Ouest-africaine de développement (Boad) a accepté de contribuer au financement du projet d’un coût global de 19 milliards de francs Cfa. Pour pallier le déficit en eau et soulager les souffrances des populations, le gouvernement a décidé de renforcer le système d’alimentation en eau potable. Ce projet est financé entièrement par la Boad et le gouvernement béninois à hauteur de 19 milliards de francs Cfa.
Le gouvernement, à travers le ministère de l’Eau et des Mines, veut définitivement régler les problèmes de déficit, de baisse de pression et de pénurie d’eau dans la ville de Parakou et ses environs. « Ce projet vise également à favoriser le développement industriel de Parakou et d’en faire un pôle de développement économique et culturel dynamique », a indiqué le ministre Samou Séidou Adambi. « Le programme d’actions du gouvernement, s’agissant du secteur de l’eau, entre dans sa phase concrète à Parakou», a-t-il poursuivi, expliquant la portée du projet. Il a rassuré que les travaux prévus pour durer onze mois ne souffriront d’aucun retard ni d’aucune insuffisance quant à leur efficacité et le respect des normes en la matière.
Selon le maire Charles Toko, il ne fait plus de doute que les projets promis par le président de la République pour Parakou, vont se réaliser. « Le Talon à grande vitesse (Tgv) est désormais lancé à Parakou », s’est-il réjoui. Pour lui, ce projet viendra améliorer les conditions d’accès à l’eau potable des populations de sa commune. Appréciant à sa juste valeur cette initiative du gouvernement, le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, a abondé dans le même sens?
Caractéristiques
Le projet prend en compte la réhabilitation des déversoirs du barrage de l’Opkara et celle de la station d’eau brute existante. Il y a aussi la construction et l’équipement d’une nouvelle tour de prise pour un refoulement de 1800 m3/h, l’installation d’un transformateur de 800 KVA et un groupe électrogène de 300 KVA, ainsi que la construction d’une station de pompage, nouvelle filière de traitement d’eau de surface courte pour une capacité de 1800m3/h, d’un réservoir semi-enterré de 3000 m3. Enfin, l’installation de deux transformateurs de 630 KVA et d’un groupe électrogène de 400 KVA, puis la construction d’un laboratoire et d’un bureau.
M. G.
Actualités 30 janv. 2018

Le Bénin est à nouveau confronté à une épidémie de fièvre hémorragique à virus Lassa qui sévit dans le nord du pays. Déjà quatre décès sur les sept cas enregistrés à la date du 24 janvier dernier. Mais qu’est-ce que la fièvre de Lassa et comment la prendre en charge et la prévenir ? L’Organisation mondiale de la Santé (Oms) y consacre son aide-mémoire n°179 de juillet 2017.
Selon l’OMS, « La fièvre de Lassa est une fièvre hémorragique virale aiguë d’une durée d’une à quatre semaines qui sévit en Afrique occidentale. Le virus de Lassa se transmet à l’homme par contact avec des aliments ou des articles ménagers contaminés par l’urine ou les excréments de rongeurs ». Il s’agit d’une zoonose, ce qui signifie que l’homme est contaminé par contact avec des animaux infectés et le réservoir du virus est un rongeur du genre Mastomys, communément appelé «rat à mamelles multiples». Le virus peut aussi se transmettre d’homme à homme par contact direct avec le sang, l’urine, les excréments ou autres sécrétions organiques d’une personne contaminée.
Selon l’Oms, « Environ 80% des personnes contaminées par le virus de Lassa n’ont pas de symptômes », ce qui rend difficile la détection de la maladie.Il est difficile de distinguer la fièvre de Lassa d’autres fièvres hémorragiques virales, comme la maladie à virus Ebola et de beaucoup d’autres maladies provoquant de la fièvre, notamment le paludisme, la fièvre typhoïde et la fièvre jaune. D’où le recours aux examens en laboratoire pour confirmer le diagnostic.
Lorsque la maladie est symptomatique, précise l’organisation, « le début des manifestations cliniques est en général progressif, avec de la fièvre, une faiblesse généralisée et un mauvais état général. Après quelques jours, les malades peuvent présenter des céphalées, une irritation de la gorge, des myalgies (douleurs dans les muscles), des douleurs thoraciques, des nausées, des vomissements, des diarrhées, une toux et des douleurs abdominales ». Dans les cas graves, d’autres signes tels qu’un œdème de la face, une pleurésie, une hémorragie buccale, nasale, vaginale ou digestive et une hypotension peuvent apparaître. Mais lorsque la maladie est détectée à un stade tardif, les signes manifestes observés sont plus graves allant d’un état de choc, des convulsions, des tremblements, à une désorientation pouvant entrainer un coma. Dans les cas mortels, le décès survient généralement dans les 14 jours qui suivent l’apparition des symptômes.
Pour ce qui est du traitement, des soins de soutien précoces, axés sur la réhydratation et le traitement symptomatique, améliorent les chances de survie.Le traitement antiviral semble efficace s’il est administré au début de l’évolution clinique.
Les mesures préventives
La fièvre de Lassa touche toutes les tranches d’âge et les deux sexes. Les personnes les plus exposées sont les habitants de zones rurales où vivent des rongeurs. Pour endiguer la propagation du virus dans une communauté où la présence de la maladie est confirmée, l’isolement rapide des sujets touchés est de mise. A cela s’ajoute la mise en œuvre de bonnes pratiques de protection contre l’infection et le suivi rigoureux des contacts. Actuellement, aucun vaccin ne protège contre la fièvre de Lassa. Dans le cadre de la prévention, l’Oms préconise la promotion d’une bonne hygiène communautaire pour éviter que les rongeurs ne pénètrent dans les habitations. Cela passe, entre autres, par la conservation des denrées alimentaires dans des contenants résistant aux rongeurs, l’élimination des ordures loin des habitations, le maintien de la propreté à l’intérieur de celles-ci et la présence de chats. Aux agents de santé, il est demandé de prendre les précautions d’usage en matière de prévention et de lutte contre les infections associées aux soins quand ils s’occupent des patients, quel que soit le diagnostic présumé. Il est recommandé aux familles d’éviter tout contact avec le sang et les liquides biologiques d’un malade même au moment des rites funéraires.
Le ministère de la Santé, pour sa part, invite les populations à protéger les réserves et les restes de nourritures, éviter la manipulation et la consommation des rats, se laver régulièrement les mains à l’eau et au savon, éviter tout contact avec une personne suspecte ou malade de fièvre Lassa. Il est en outre demandé à toute personne présentant des signes de la fièvre de Lassa de se rendre immédiatement dans le centre de santé le plus proche pour une prise en charge rapide et efficace.
Une épidémie devenue cyclique
La fièvre de Lassa est endémique dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest dont le Bénin où elle a été diagnostiquée pour la première fois en novembre 2014. Elle y a sévi cette année avec à la clé plusieurs décès. Cette épidémie est devenue cyclique, reconnait le gouvernement béninois. En 2016, le ministère de la Santé a enregistré 54 cas suspects avec 28 décès dans huit départements du pays. Sur les 54 cas, 16 ont été confirmés. En février 2017, le ministère de la Santé a notifié à l’OMS un autre cas de fièvre de Lassa dans la commune de Tchaourou.
La récurrence de la fièvre de Lassa dans la région est favorisée par les déplacements importants et constants entre les peuples. Cependant, l’OMS considère le risque de propagation comme faible, au vu des mesures prises en matière de préparation et de riposte à la maladie.
Face à cette nouvelle épidémie au Bénin, des mesures ont été prises en vue d’enrayer sa propagation. Il s’agit de la prise en charge gratuite des malades et le suivi des personnes ayant été en contact avec eux, l’approvisionnement des formations sanitaires en solutés, médicaments et consommables médicaux, la surveillance épidémiologique quotidienne et le renforcement des actions d’information et de communication.

Le ministre Aurélie Adama Soulé Zoumarou a également rencontré les personnels des radios communautaires et commerciales, toutes relevant du ministère. Elles émettent malgré les différents problèmes auxquels ils sont confrontés.
« J’ai pu noter que ces organes de presse traversent en ce moment des défis ou des enjeux relatifs non seulement à la convergence à laquelle nous sommes appelés maintenant, mais également aux mutations que le secteur des médias est en train de vivre. Malgré ces difficultés, ces radios avaient à cœur de remplir leur mission essentielle qui consiste à informer les populations et aussi de contribuer activement au développement de notre pays », retient Aurélie Adam Soulé Zoumarou.
A la Radio et télévision Carrefour installée à Bohicon, c’est Jean-Louis Kangbéto, le directeur de la radio, qui a présenté la maison à l’autorité. Cinquante personnes se battent pour faire rayonner la radio. La promotion de la culture fon et du centre-Bénin préoccupe la radio et fait la joie des autorités locales qui reconnaissent à la radio toute son importance.
A Savè, Charles Laïlo, le directeur de Savè Idadu Fm, explique que son organe diffuse ses programmes sans émetteur de secours. Le matériel, explique-t-il, est amorti. « Les radios communautaires font de grandes choses avec de petits moyens », relève le directeur appelant le ministère de tutelle à les accompagner. Il sollicite donc quatre motos, un émetteur et un amplificateur de 1000 watts, quatre enregistreurs, deux ordinateurs de tables et deux portatifs.
« Vos requêtes sont bien reçues et elles seront prises en compte pour envisager comment vous accompagner au mieux pour la réussite de la noble mission que vous accomplissez », a répondu le ministre au personnel et au président du Conseil d’administration venus l’écouter.
A Nikki, c’est Boni Moussa
Madougou, directeur de la radio Su Tii Déra, qui a entretenu les membres de la délégation sur la mission que remplit cette station dont l’écoute s’étend aux communautés riveraines de Nikki, frontalière du Nigeria. Lors des échanges qui se sont déroulés en présence du maire Lafia Oumarou et du président du Conseil d’administration de la radio, il est apparu que Su Tii Déra (88.9) est résolue à libérer la parole au niveau des populations et à faire la promotion du développement local et des cultures Boo et Baatonou. Etant entendu que sa ligne éditoriale porte sur le développement humain durable et la bonne gouvernance. Elle est confrontée à des problèmes de finances, a expliqué Boni Moussa Madougou, qui souhaite que le ministère l’aide à équiper son deuxième studio.
D. P. D
Actualités 30 janv. 2018