La Nation Bénin...
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Les journées portes-ouvertes sur le Foyer Don Bosco encore baptisées « Semaine Don Bosco » ont démarré, ce mercredi 24 janvier, et s’étendent jusqu’au 31 janvier prochain. Les manifestations ont été lancées par un carnaval des enfants pensionnaires de ce centre, à travers la ville de Porto-Novo pour sensibiliser toute la population à protéger et promouvoir les droits des mineurs.
C’est parti pour une semaine d’activités au Foyer Don Bosco à Porto-Novo sur le thème : « Don Bosco et la protection des mineurs ». Elle s’inscrit dans le cadre des journées portes ouvertes organisées par les responsables du foyer pour faire découvrir les réalités et les offres du centre engagé dans la prise en charge des enfants en situation de grande vulnérabilité. Le coup d’envoi des manifestations a été donné, ce mercredi 24 janvier, par le père Aurélien Juvencio Ahouangbè, directeur exécutif de l’Association du Foyer Don Bosco (Afdb). C’est à travers un carnaval des enfants dans la ville de Porto-Novo.
Les carnavaliers sont partis du siège national du Foyer Don Bosco à Tokpota et ont échoué à leur point de départ en passant par des artères stratégiques de la capitale et la route Porto-Novo - Pobè. Ils scandaient des slogans et chantaient des chansons en faveur de la promotion des droits de l’enfant.
Pour mieux accrocher la population, ils s’étaient munis de pancartes et de banderoles sur lesquelles sont écrits des messages forts invitant toute la population à la protection, la défense et la promotion des droits des mineurs. On pouvait lire des messages comme : « Je suis enfant. J’ai des droits » ; « L’école me forme pour l’avenir » ; « Non à l’exploitation des enfants » ; « Non à la maltraitance des enfants » ; « La loi interdit le travail des enfants de moins de 14 ans » et « Adulte, respecte mes droits ». Des messages pleins de sens qui appellent les uns et les autres à prendre conscience de ce que les enfants sont des êtres en devenir qui ont des besoins fondamentaux d’amour, d’éducation, de sécurité, d’appartenance, de distraction et qu’il faut promouvoir pour faire d’eux des acteurs utiles au développement de la société.
« Par des mécanismes de dénonciation et à travers les points d’écoute et de prise en charge de l’Association Foyer Don Bosco à Cotonou, Sèmè-Kraké, Porto-Novo, Sakété, Parakou et Kandi vous nous avez relatés vos situations diverses de non-respect de vos droits. Vous nous avez demandé de relayer vos voix d’enfants qui ne portent pas, qui ne peuvent pas être écoutées facilement dans les familles et dans la société, pour que vos droits soient de plus en plus respectés et que vous bénéficiez d’une vraie et juste protection », souligne le père Aurélien Juvencio Ahouangbè. Il précise que le Foyer Don Bosco qui est une structure d’éducation et de protection des mineurs, a organisé ce carnaval dans le cadre ses journées portes ouvertes, pour donner la possibilité aux enfants pensionnaires du centre de s’exprimer sur le respect de leurs droits.
Pour sa part, l’association réitère, par la voie de son directeur exécutif, son engagement à participer activement à la protection des enfants contre toutes formes d’abus et d’exploitations, de les aider dans leur mécanisme d’autoprotection. « Partout où il y a des enfants, il faut développer une vie harmonieuse autour d’eux. Cette harmonie va leur donner la sécurité nécessaire pour construire leurs vies », conseille le père Aurélien Juvencio Ahouangbè. Le directeur exécutif de l’Afdb invite tous les acteurs de protection à tous les niveaux, les partenaires traditionnels et potentiels du foyer et toute la population béninoise à participer aux manifestations de la « Semaine Don Bosco » pour connaître davantage le centre, notamment son fonctionnement et ses perspectives afin de lui venir en appui dans l’éducation, la formation, la prise en charge et la réintégration socio-familiale réussie de ses pensionnaires. Lesquels sont composés des enfants âgés de 9 à 16 ans, notamment les enfants de la rue ; les enfants victimes de traite nationale ou internationale, de travail précoce et /ou de trafic ; les enfants accusés de sorciers ; les enfants en conflit avec la loi, victimes ou témoins ; les enfants victimes de violence et de négligencen
Société 25 janv. 2018

La lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement sera bientôt plus visible et efficace au Bénin. Une nouvelle loi est en étude à cet effet au Parlement. Elle était au cœur d’un séminaire parlementaire, ce mercredi 24 janvier, à l’Assemblée nationale.
Le Bénin est en voie de renforcer son arsenal législatif en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. Cette mesure découle des faiblesses notées jusqu’ici dans la mise en œuvre des textes en la matière et qui ne permettent plus une lutte efficace surtout face aux boucliers désormais mis au point par les réseaux mafieux et terroristes. Un nouveau projet de loi de caractère communautaire a été introduit au Parlement par le chef de l’Etat par décret n°2017-518 du 15 novembre 2017. Il a fait l’objet d’un séminaire organisé, ce mercredi 24 janvier, à l’hémicycle, par le ministère de l’Economie et des Finances. L’atelier visait à permettre aux députés de s’imprégner du contenu et de l’opportunité de ce texte en vue de le voter en toute connaissance de cause. Il a été animé par des experts du domaine du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme dont Désiré Aïhou, avocat à la cour et conseiller technique juridique du ministre de l’Economie et des Finances ; Edouard Cyriaque Dossa, magistrat et directeur des services juridiques au niveau du niveau du ministère chargée de la Justice, et Mensah Houndji, spécialistes des secteurs financiers à la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest et secrétaire général sortant de la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif).
Il ressort des communications et des échanges que les effets mondiaux de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme ont pris une importance accrue ces dernières années et particulièrement depuis les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis d’Amérique. Au-delà des menaces contre la vie humaine et l’intégrité des personnes, les activités des blanchisseurs de capitaux et des terroristes détruisent la stabilité et l’intégrité des systèmes financiers portant ainsi sérieusement atteinte au développement des Etats économiquement fragiles. Au Bénin, il existe principalement deux textes de loi en la matière. Il y a la loi n°2006-14 du 31 octobre 2006 portant lutte contre le blanchiment des capitaux et la loi n°2012-21 du 27 août 2012 portant lutte contre le financement du terrorisme en République du Bénin. Cet arsenal juridique a été renforcé sur le plan institutionnel par la Cellule nationale de traitement des informations financières (Centif) créée par la loi n°2006-14 citée supra et formalisée par le décret n°006-752 du 31 décembre 2006.
Course contre la montre
L’arsenal législatif pour la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme présente plusieurs faiblesses, relèvent les communicateurs. Ce qui ne permet d’appréhender l’efficacité de cette lutte au Bénin depuis la mise en œuvre de la loi en 2006. Mieux, la justice n’a pu rendre la moindre décision sur cette matière surtout à cause des complexités des infractions mais aussi des limites des textes.
La loi en projet a pris en compte ces insuffisances. Elle comporte plusieurs innovations donnant plus de pouvoirs à la justice d’aller loin dans les enquêtes en matière de blanchiment de capitaux et de financement de terrorisme et de réprimer sévèrement les auteurs. Ce qui n’était pas possible avec les textes actuellement en vigueur. La nouvelle loi, par exemple, remet la liberté de poursuite du blanchisseur de capitaux ou de celui qui finance le terrorisme, dans les mains du procureur de la République sans attendre une quelconque preuve d’une infraction d’origine, ont précisé les communicateurs. Et cela, pour montrer tout l’intérêt du Bénin à adopter ce projet de loi communautaire et à se mettre au même diapason que les sept autres pays de l’espace Uemoa qui ont déjà procédé à la mise en conformité. Les communicateurs ont invité les députés à aller très vite pour l’adoption de ce texte afin de permettre au Bénin d’être prêt pour l’évaluation mutuelle au niveau Uémoa pour jauger l’efficacité de la mise en œuvre de cette loi.
Les experts du Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment en Afrique de l’Ouest (Giaba) sont attendus en février 2019 au Bénin pour réaliser cette évaluation mutuelle. Réagissant sur la question, le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Eric Houndété, a suggéré à ses collègues députés l’organisation d’une session extraordinaire pour examiner et adopter le projet de loi. Ce qui permettra au Bénin d’avoir une bonne note lors de l’évaluation en février 2019 et de se rendre davantage plus crédible auprès des services financiers internationaux?

L’édition 2018 de la fête identitaire des filles et fils de la Vallée de l’Ouémé baptisée Wémèxwé, aura lieu dans la commune d’Adjohoun du 21 au 25 février prochain. Cette date a été annoncée par le coordonnateur général du Comité intercommunal de coordination de Wémèxwé, Antoine Bonou, reçu en audience, ce mercredi 24 janvier, par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji.
Il est allé lui présenter le programme des manifestations entrant dans le cadre de la neuvième édition de cette fête. Laquelle n’avait pas eu lieu en 2017 en raison de quelques dissensions entre des filles et fils de la région et la coordination générale.
Les divergences semblent être désormais aplanies. « Le président nous a très bien reçu, nous a promis son soutien et nous a prodigué beaucoup de conseils pour le développement de la Vallée de l’Ouémé », a confié le coordonnateur général du Comité intercommunal de coordination de Wémèxwé au sortir de l’audience. Antoine Bonou dit avoir saisi l’occasion pour remercier Me Adrien Houngbédji pour l’importance qu’il accorde à la Vallée de l’Ouémé à travers ses nombreuses actions qu’il fait et continue de faire pour booster le développement des quatre communes de la région, à savoir Aguégués, Bonou, Dangbo et Adjohoun.
A la suite du coordonnateur général de Wémèxwé, le président Adrien Houngbédji s’est entretenu avec le bureau du Parlement des jeunes du Bénin (Pjb) conduit par son président, Aymard Konty. La délégation dit avoir effectué le déplacement du palais des Gouverneurs pour sacrifier à la tradition de présentation de vœux du Nouvel an au président de l’Assemblée nationale. Aymard Konty et sa suite ont profité de cet entretien pour adresser leurs doléances au président Adrien Houngbédji, afin de permettre au Parlement des jeunes du Bénin ainsi qu'à ses instances décisionnelles d’être plus dynamiques et visibles. Le président du Parlement des jeunes se réjouit de la grande écoute du président de l’Assemblée nationale qui a promis de faire le nécessaire pour que soient prises en compte les doléances en question dans les activités du Parlement au cours de cette année 2018?
Th. C. N.
Actualités 25 janv. 2018

Alors que la plupart des Etats africains accédaient à l’indépendance dans les années 1960-1963, aux Etats-Unis d’Amérique, les Noirs, descendants d’esclaves, livraient de dures et sanglantes batailles pour faire reconnaître leurs droits en tant que citoyens à part entière d’un pays que leurs ancêtres avaient grandement contribué à construire. Au nombre de ces vaillants combattants pour la fraternité et la liberté, figure Martin Luther King Junior, auteur du célèbre discours «I have a dream (J’ai fait un rêve)», Prix Nobel de la Paix en 1964...
Pendant que le gouvernement des Etats-Unis d’Amérique se positionnait auprès des nouveaux Etats indépendants d’Afrique en mettant au point des programmes spécifiques d’aide à leur intention, et en créant des structures de coopération telle que le Corps de la Paix, des citoyens américains ne pouvaient pas jouir de leurs droits civiques sur une grande partie du territoire américain à cause de la couleur de leur peau. Parmi les membres de la communauté afro-américaine qui se sont dressés contre les brimades et humiliations dues à cette situation, le nom de Martin Luther King Junior résonne encore aujourd’hui comme un cri de ralliement.
Depuis son assassinat le 4 avril 1968, en plein combat pour consolider les victoires remportées sur les tenants de la ségrégation et de l’oppression des Noirs, Martin Luther King Junior est célébré tous les troisièmes lundis du mois de Janvier. La date de cette célébration est en rapport avec la période où il est né dans la partie sud des Etats-Unis fortement marquée par les stigmates de l’esclavagisme sur la société américaine.
En effet, Martin Luther King Junior est né le 15 janvier 1929 dans la ville d’Atlanta en Georgie. Son père Martin Luther King Senior était un pasteur de l’Eglise Baptiste. L’enfance du jeune Martin Luther sera donc marquée par des enseignements bibliques dont on retrouve des traces dans pratiquement toutes ses interventions au cours des années de braise de la lutte contre la ségrégation raciale.
Chez les baptistes, le baptême est un acte fondamental de la vie chrétienne. Il intervient pratiquement toujours après l’âge de raison et sur la demande de celui qui veut se faire baptiser. Et ce n’est qu’après cette cérémonie que, le baptisé peut être considéré comme un membre actif de l’Eglise et occuper des postes de responsabilité. Martin Luther King a franchi toutes ces étapes qui lui donnent une solide "base spirituelle" pour faire face à l’adversité.
Brillant élève, il entre en 1942, à 13 ans, au Lycée Booker T. Washington de sa ville natale, le seul établissement secondaire ouvert aux Noirs à cette époque. En dernière année, il sera, pour la première fois, confronté à la dure réalité de la ségrégation raciale dans le train qui le ramenait avec un de ses professeurs d’un concours oratoire où il s’était brillamment illustré. A un arrêt, des Blancs étaient montés ; tous les sièges étaient occupés. Le chauffeur du car, un Blanc, vint alors à l’arrière du car – réservé comme il se devait alors aux Noirs – et ordonna à King et à son professeur de céder leurs places. Martin Luther King refusa de bouger, le chauffeur le menaça et le traita de "sale nègre, fils de chienne". Sur les conseils de son professeur, il finit par se lever à contrecœur.
« Cette nuit ne s’effacera jamais de ma mémoire", dira-t-il plus tard. "Je n’ai jamais été aussi meurtri et furieux de ma vie ».
Réalité douloureuse
A 15 ans, il s’inscrit pour ses études universitaires au collège Morehouse d’Atlanta où étaient admis les élèves les plus doués du lycée Booker T. Washington. Dans le train qui le ramenait en famille pour les congés, il est une seconde fois victime de pratique ségrégationniste. S’étant rendu au wagon restaurant, il a voulu s’installer à une place de son choix comme il l’avait fait pendant la traversée des Etats de New York et de New Jersey, quand il fut conduit par un garçon à une table à l’arrière du train où un rideau fut tiré pour masquer sa présence aux Blancs. Il ne s’était pas rendu compte qu’il était arrivé dans le sud où la ségrégation dans les transports et sur les lieux publics était on ne peut plus officielle et systématiquement appliquée.
Pourtant, à Morehouse, il devint membre du Conseil inter-collèges d’Atlanta, un groupement interracial d’étudiants. Cette expérience de contacts interpersonnels a été enrichissante pour lui, bien que les réalités de la vie quotidienne fussent amères. C’est pourquoi il dira plus tard, appréciant ces contacts : « A mesure que je rencontrais davantage de Blancs, mon ressentiment s’estompait pour faire place à un esprit de coopération ».
Par ailleurs, il se consacra à l’étude des combats des précurseurs comme Booker T. Washington, W. E. B. du Bois et Marcus Garvey qui s’étaient engagés dans les combats pour la réhabilitation de l’homme noir. Mais le jeune King n’était pas satisfait de leurs visions ; il était en quête de la voie la plus efficace pour permettre aux Noirs de s’intégrer dans la société américaine. Il crut entrevoir la solution à sa quête dans un ouvrage d’Henri Thoreau sur "La désobéissance civile". Selon ce dernier, une minorité créatrice, fut-elle réduite à "un seul honnête homme" pouvait mettre en branle une révolution morale. Il semble qu’à partir de cette lecture, Martin Luther King Junior avait décidé quel sens il allait désormais donner à son existence.
En 1948 à 19 ans, il décroche sa licence en sociologie et opte pour la préparation d’une licence en théologie au séminaire Grozer en Pennsylvanie.
En 1952, par l’entremise d’une amie, il fait la connaissance de celle qui va devenir son épouse le 18 Juin 1953 : Correta Scott. Elle sera toujours à ses côtés pendant les dures années de la lutte antiségrégationniste.
En juin 1955, il est reçu à sa thèse de doctorat en théologie fondamentale à l’université de Boston ; quelques temps après, il prend la direction de la paroisse de Dexter Avenue, dans la ville de Montgomery.
Militant social
Très vite, le jeune pasteur se fait une réputation de militant social. Ses sermons agissent comme un véritable levain de la conscience de ses paroissiens. Excellent dans l’art de l’exhortation, ses prédications deviennent rapidement un dialogue entre lui et l’assistance. En l’espace d’un an d’exercice, il est élu membre du comité exécutif local de la Naacp (National Association for the Advancement of Coloured People : Association nationale pour le progrès des gens de couleur).
En décembre 1955 commence véritablement son action sur le terrain dans la lutte contre les lois ségrégationnistes officiellement en vigueur, et appliquées par les gouverneurs des Etats. Le point de départ est l’affaire Rosa Park. Couturière dans un grand magasin de Montgomery, cette femme avait pris place dans un autobus, sur le premier siège libre derrière "la section des Blancs ". Sur le parcours, le bus se remplissant, le conducteur ordonne à madame Park de céder sa place à un Blanc qui venait de monter. Rosa Park refuse de bouger. Très fatiguée après ses courses, elle ne peut se faire à l’idée d’effectuer le trajet debout. Le chauffeur menace d’appeler la police ; devant la détermination de la femme noire, il met sa menace à exécution. La voyageuse entêtée est conduite au commissariat où est rédigé contre elle, un procès verbal pour avoir enfreint la réglementation des autobus urbains. C’est le début de l’histoire de boycott des autobus de Montgomery par la communauté noire. La lutte va durer un peu plus d’un an, soit du 2 décembre 1955 au 21 décembre 1956, jour où la déségrégation devint effective dans les autobus de Montgomery.
Malgré les violences physiques qu’ils eurent à subir, King et ses partisans ne dévièrent point de la méthode non violente choisie pour faire reconnaître leurs droits civiques dans une société américaine où la couleur de la peau servait à catégoriser les citoyens.
Cette première victoire servit de catalyseur aux actions futures de celui qui va désormais se poser comme la conscience morale d’un grand pays où les pratiques ségrégationnistes étaient devenues de véritables plaies.
Le rêve de la fraternité et de la liberté
Les autres épisodes de la guerre antiségrégationniste qui méritent d’être soulignés concernent les "Freedom Rides" (les voyageurs de la liberté) lancés en avril 1961 par le Congrès de l’Egalité raciale (Core). Il s’agit d’une vaste campagne contre la ségrégation dans les autobus reliant les différents Etats de la Fédération nord-américaine. La réaction des Blancs, en particulier du Ku Klux Klan, fut violente. Cette organisation ouvertement raciste avait pignon sur rue, et comptait dans ses rangs des personnalités au-dessus de tout soupçon pendant le jour, mais qui devenaient de véritables assassins des Noirs une fois la nuit tombée.
Les dirigeants et animateurs de la campagne antiségrégationniste au premier rang desquels, on retrouve Martin Luther King, furent physiquement agressés; beaucoup se retrouvèrent en prison.
En septembre 1962, King était au premier rang des protagonistes du dossier relatif à l’inscription de James Meredith à l’université du Mississipi. Cet étudiant noir, ne put se faire admettre à l’université que grâce à un fort déploiement d’agents de sécurité, y compris de l’armée américaine pour assurer sa sécurité.
Mais l’événement qui aura le plus grand retentissement à l’échelle du monde, est sans conteste, la grande marche interraciale de protestation pour commémorer, le 28 août 1963, le centenaire de l’Emancipation (Abolition de l’Esclavage en 1863 par Abraham Lincoln). C’est à cette occasion que Martin Luther King Junior délivra sur les marches du Mémorial de Abraham Lincoln, à Washington, son célèbre discours passé dans l’histoire par ces premiers mots "I have a dream – J’ai fait un rêve". Le rêve de la fraternité entre toutes composantes de la société américaine, le rêve de la liberté pour chaque citoyen des Etats-Unis, quelle que soit la couleur de sa peau.
A la fin de ce discours, Martin Luther King Junior entre définitivement dans l’Histoire. Il est reçu à la Maison Blanche par le président John F. Kennedy, en compagnie d’autres leaders du mouvement des droits civiques.
Le 10 décembre 1964, le Prix Nobel de la Paix lui est remis à Oslo en Norvège.
Par Noël ALLAGBADA (Coll. ext.)
Société 25 janv. 2018

Des trois patients hospitalisés depuis quelques jours au Chud du Borgou, parce que suspectés d’avoir la fièvre hémorragique à virus Lassa, celui dont le cas a été confirmé, a rendu l’âme, mardi 23 janvier dernier. C’est ce qui ressort du point fait à la presse, ce mercredi 24 janvier, par le directeur départemental de la Santé du Borgou, Yacoubou Imorou Karimou.
Le département du Borgou est en état d’alerte par rapport à la fièvre hémorragique à virus Lassa, après les cas suspects enregistrés les 8 et 15 janvier derniers à Boukombé, dans l’Atacora. Ce mercredi 24 janvier, à la faveur d’un point de presse animé à Parakou, le directeur départemental de la Santé du Borgou, Yacoubou Imorou Karimou, a indiqué que, le jeudi 18 janvier et le dimanche 21 janvier derniers, le Chud du Borgou a reçu des patients qui, au cours de leur hospitalisation, ont présenté des signes suspects de cette fièvre hémorragique virale. Il s’agit, a-t-il expliqué, de trois patients de nationalité béninoise dont deux de sexe féminin, âgés respectivement de 10 ans et 31ans, et un troisième de sexe masculin âgé de 34 ans.
L’analyse des prélèvements sanguins effectués et acheminés au Laboratoire national de santé publique, rapporte le directeur départemental de la Santé, a révélé un cas positif confirmant ainsi la résurgence de la fièvre hémorragique à virus Lassa dans le Borgou. Malheureusement, ce patient est décédé, mardi 23 janvier dernier aux environs de 19 h, malgré les soins intensifs qui leur ont été administrés. « L’inhumation du corps a été faite en toute sécurité et dans la dignité », a assuré Dr Yacoubou Imorou Karimou. Il rassure, par ailleurs que l’état clinique des deux autres patients a connu une grande amélioration.
Face à cette situation d’épidémie, des dispositions ont déjà été prises dans le département. Ainsi, l’équipe départementale d’intervention rapide contre les épidémies a été mise en alerte.
Il y a également eu un renforcement du matériel et des intrants pour une gestion efficace de l’épidémie. Pour mieux asseoir le plan de riposte, une réunion de crise a même eu lieu, ce mercredi 24 janvier à la direction départementale de la Santé du Borgou, à Parakou.
Par ailleurs, les populations ont été invitées à donner l’alerte, en signalant les cas suspects de fièvres persistantes qui se manifesteraient dans leurs communautés. Les mesures d’hygiène à respecter et de méfiance à l’égard des rats à multiples mamelles, leur ont également été rappelées.

De la plume au rôle de ‘’peace lady’’, Evelyne Quenum est officiellement entrée, samedi 20 janvier dernier, dans sa fonction de militante résolue pour l’enracinement de la paix au Bénin et en Afrique. Elle place son mandat sous le signe de la « citoyenneté engagée ». Elle dévoile dans cette interview les actions qui vont meubler son mandat.
La Nation : Vous incarnez la ‘’peace lady’’ 2018. Pourquoi vous êtes-vous lancée dans cette aventure ?
Evelyne Quenum : Je suis une femme astreinte au service de la communauté et à autrui. La vie m’a enseigné la nécessité et le besoin de me rendre utile. Mon histoire personnelle m’a appris à être davantage active et m’oblige à servir sans retenue. Quand vous avez été orphelin à l’âge de trois ans, que vous avez été envoyé à l’école par un couple qui vous a adopté simplement par amitié, quand vous avez tout eu de cette famille d’adoption jusqu’à l’obtention du baccalauréat et qu’après cette étape, vous avez été astreinte à la débrouillardise, quand vous avez évolué dans un environnement où vous avez tout le temps bénéficié d’assistance et de solidarité, vous comprenez qu’il ne faut jamais rester insensible à la détresse autour de vous. Vous apprenez à lire le besoin et la détresse autour de vous. Une fois que vous avez décelé tout cela, vous vous sentez dans l’obligation de mener des actions en faveur de la communauté.
La peace lady, c’est une femme volontaire, engagée, au service de la communauté, qui veut mener des actions dans le cadre de la pacification de son environnement immédiat et du monde, dans la mesure de ses capacités. L’expérience est béninoise, mais des actions sont prévues au cours du mandat au profit de l’Afrique et bien au-delà pour prôner les idéaux de paix. Je m’engage à travailler pour la consolidation et l’ancrage de la paix. Je ne peux me soustraire à cela. C’est un appel du destin.
Le Bénin revendique souvent son modèle de paix. En quoi l’engagement de peace lady pourra-t-il aider à l’y renforcer davantage ?
La paix n’est pas seulement l’absence de guerre. La paix est un état de concorde et de sérénité. C’est un sentiment de bien-être qu’on peut ressentir individuellement et collectivement. Il est vrai que les questions de paix ont été agitées au lendemain des grandes guerres. Le monde a ressenti la nécessité de parler de paix presqu’uniquement lors des conflits et des ravages. Il a fallu attendre la fin de la seconde Guerre mondiale pour que se tisse un lien fort entre la paix et les questions de droits de l’Homme, parce que les Nations Unies ont ressenti la nécessité de respecter les droits humains pour favoriser l’avènement d’un monde de paix. Elles ont compris à la fin de la seconde Guerre mondiale que le non-respect des droits de l’Homme et de la liberté de l’autre, sont des éléments favorables aux conflits. Toutefois, la paix est une quête perpétuelle. Il faut y travailler tous les jours même dans un environnement sans guerre. Le Bénin d’aujourd’hui revendique son modèle de paix.
Mais est-ce qu’il est véritablement un pays de paix lorsque ses citoyens ne peuvent se faire délivrer des documents administratifs du fait des grèves ? Peut-on parler de paix, lorsque citoyen que je suis, je ne peux pas bénéficier des soins de santé au Centre national hospitalier universitaire (Cnhu) du fait des mouvements de débrayage ? A partir du moment où le citoyen est privé de ses droits à cause des grèves, il perd sa sérénité. Lorsque du fait des grèves, les femmes se rendent dans des hôpitaux publics, ne trouvent personne pour les recevoir, se couchent à même le sol et accouchent par terre, il s’agit d’une menace à la paix. Lesquelles menaces sont en permanence au Bénin. Il n’y a pas de paix définitive. Il n’y a que de paix précaire. Pour cette raison, elle doit être une quête permanente et le travail pour son enracinement doit être une tâche de tous les instants. C’est en cela que l’engagement des hommes et des femmes pour la préservation de la paix est plus que nécessaire. Il est souhaitable que les hommes et les femmes s’engagent résolument en faveur de la paix.
Pour cette édition 2018, peace lady a placé son mandat sous le signe de la « citoyenneté engagée». Comment comptez-vous impacter les populations ?
En tant que citoyen d’un pays, j’ai des droits et devoirs. Il en est de même pour les dirigeants. La citoyenneté engagée interpelle d’abord nos dirigeants. Il faudrait d’abord qu’ils prennent conscience de leur statut de citoyen et de patriote de sorte à poser des actes dans le cadre de la promotion de la paix. Nos dirigeants doivent avoir de la mesure et de la retenue dans les prises de décisions. S’ils cultivent des comportements de citoyens engagés, ils vont utiliser les outils de mesure à leur portée pour pouvoir apprécier l’impact de leurs décisions et actes sur l’ensemble de la population. Une fois qu’ils auront compris cela, leur gestion sera plus aisée, avec moins de conflits.
La citoyenneté engagée implique également la responsabilité des citoyens. Notre engagement en tant que citoyen exige que nous prenions la décision de mener des actions en vue d’endiguer les facteurs qui constituent des menaces à la paix dans notre environnement.
Par exemple, les actes d’incivisme à l’endroit des femmes en pleine circulation sont des menaces à la paix. Beaucoup d’usagers posent des actes à l’antipode de la citoyenneté en pleine circulation qui induisent d’énormes conséquences. Il suffit que deux personnes se disputent en pleine ville pour que cela engendre des tensions inutiles, un incendie ou un accident.
Le mandat de peace lady 2018 sera fait d’actions. Nous avons prévu une série d’activités visant à promouvoir la citoyenneté, entre autres ‘’Zem citoyenneté’’, prévu courant début mars et la Journée internationale de la femme (Jif). On ne peut pas réussir quand on est seul. Nous envisageons créer des cellules ‘’Women of peace and development’’ (cellules de femmes engagées pour le développement et la paix) à l’intérieur du pays. Pour permettre à ces femmes engagées de mener des actions de médiation, nous avons prévu des séries de formation sur le leadership en leur faveur. Pour le mois de la paix qui s’étend du 21 août au 21 septembre, nous avons également prévu des activités, des actions de médiation au sein des foyers. Je reçois déjà plusieurs dossiers de conflits familiaux. Beaucoup de foyers sont brisés aujourd’hui par des conflits. Nous n’allons pas oublier les personnes vulnérables, les handicapés, les orphelins et les personnes du troisième âge.
De quels atouts dispose peace lady pour réussir ces chantiers ?
Le premier atout, c’est la volonté et l’engagement. Nous sommes un certain nombre de femmes volontaires pour la paix. Pour notre mandat, nous n’aurons pas forcément besoin des millions pour réussir. Il n’y a aucun esprit mercantiliste derrière la notion de peace lady. Nous avons besoin de la contribution de toutes les personnes éprises de paix et de justice au Bénin et ailleurs pour relever les défis que nous impose notre mandat. Le 31 décembre 2018, une autre femme porteuse de paix prendra le flambeau.
De la plume et du micro à votre toge de peace lady, comment vous sentez-vous dans votre nouvelle fonction ?
Je reste une femme des médias. Je continuerai à écrire et à donner mon point de vue sur des sujets d’actualité. Je trouverai le juste milieu entre le journalisme, mon mandat de peace lady et ma vie familiale.
Société 25 janv. 2018

Après l’Open de karaté de Ouagadougou, le Bénin prendra part également à celui de Paris prévu du 26 au 28 janvier prochain. C’est l’athlète Océane Ganeiro qui aura la lourde responsabilité de défendre les couleurs nationales.
Justifiant le choix porté sur cette athlète, le président de la Fédération béninoise de karaté, Rock Quenum, a indiqué que c'est une question de classement. « En fait, il faut être classé dans les 50 premiers mondiaux pour s'inscrire à cette compétition et ici, seule Océane Ganeiro répond à ce critère », a-t-il expliqué.
Dans la capitale française, Océane Ganeiro aura pour mission de faire progresser le Bénin dans le classement mondial?

Le Front pour le sursaut patriotique (Fsp) a organisé, ce mardi
23 janvier, une marche à travers les rues de Cotonou. Les manifestants, dont plusieurs personnalités du monde syndical, ont arpenté un itinéraire qui n’était pas celui affecté par les officiels, pour protester contre la gouvernance actuelle.
« Le Fsp appelle le peuple partout et dans tous les secteurs à préparer les états généraux du peuple afin de construire les bases d’une nouvelle gouvernance, une gouvernance patriotique et de probité ». C’est à l’occasion d’une marche de protestation qu’il a organisée, ce mardi 23 janvier, et qui a réuni plusieurs syndicats de travailleurs, des personnalités politiques, des étudiants et des milliers d’anonymes.
Vers 8 h 45 déjà, des minibus ont convoyé par dizaines les manifestants à la place Lénine à Akpakpa. Mais ce n’est que vers 11 h que la marche a démarré par le carrefour Sacré-cœur passant par le Nouveau pont. Il faut préciser que ce n’était pas l’itinéraire initial prévu pour la marche. Face à la pression des marcheurs, les policiers ont dû laisser faire. La marée humaine est passée devant le marché Dantokpa, puis a emprunté le carrefour St Michel, l’Unafrica pour finalement échouer à la Bourse du Travail.
Devant l’église St Michel, Paul Essè Iko ancien secrétaire général de la Confédération des syndicats des travailleurs du Bénin (Cstb) a tenu à rappeler aux gouvernants que le passage de cette place historique à ce moment précis devrait leur donner à réfléchir.
A la Bourse du Travail, le coordonnateur du Fsp, Eugène Azatassou, a félicité les manifestants pour leur participation et leur endurance. Il en a profité pour leur transmettre les salutations de Laurent Mètongnon qui suivrait d’où il est la situation actuelle du pays.
Selon Gilbert Kouassi qui a lu la déclaration après la marche, « Fin d’année 2017, pendant que les gouvernants s’évertuent à donner l’espoir à leur peuple sous d’autres cieux, c’est le moment qu’a choisi le pouvoir pour assommer encore davantage les travailleurs, les artisans, la jeunesse et le peuple du Bénin ». Le gouvernement fait adopter, illustre-t-il, un budget qui augmente les impôts et taxes pour les petites gens et le peuple, renforce les difficultés d’accès à l’éducation et à la santé.
Le porte-parole des manifestants déplore que des décisions « arbitraires et provocatrices » de privatisation de la gestion du Port et de la plate-forme portuaire, des hôpitaux publics soient mises en œuvre.
Le vote du retrait du droit de grève aux agents de la santé, de la justice et aux magistrats, la restauration des poursuites et détentions politiques remettent en cause les acquis de la démocratie conquis de haute lutte, désapprouve Gilbert Kouassi. Pour lui, des grèves s’étendent dans tous les secteurs et paralysent les activités du pays. « Les populations excédées par les indemnisations ridicules dans le domaine du nouvel aéroport de Glo-Djigbé se révoltent. Un lever de boucliers du peuple se dresse contre la politique de la ruse et de la rage et pour sauver la démocratie en danger », expose Gilbert Kouassi.
Le Front pour le sursaut patriotique (Fsp) avance que « des lignes rouges sont édictées ; les associations estudiantines sont interdites, la répression des manifestations pacifiques se multiplient afin de créer la terreur et un sentiment de peur au sein du peuple »n

La troisième rencontre du comité de suivi du plan d’action de la mise en œuvre du Système national d’intégrité (Sni) s’est tenue, ce mardi 23 janvier à Cotonou. Elle a permis d’évaluer ledit plan en vue de la lutte contre la corruption et l’impunité au Bénin.
La troisième rencontre du comité de suivi du plan d’action de la mise en œuvre du Système national d’intégrité marque un pas important vers l’accélération de ce processus. Il s’agit d’un dispositif de lutte contre l’impunité et de promotion de la bonne gouvernance.
« Le fait d’investir dans la lutte contre la corruption est bénéfique, car les gains sont considérables en termes de performances de l’administration, de crédibilité de l’Etat et de confiance restaurée. Cela rassurera les investisseurs et permettra d’accroître l’attractivité du Bénin », explique Manuel Fernandez Quilez, chargé de programmes à la délégation de l’Union européenne auprès du Bénin.
La présente rencontre intervient à un moment crucial pour le pays. « Notre troisième rencontre intervient en prélude à la tenue demain jeudi 25 janvier du Dialogue de haut niveau sur le bilan de l’an 1 de l’adoption du plan d’action Sni », informe le représentant du Consortium Alcrer - Social Watch Benin, Gustave Assah. Elle offre l’opportunité d'amender et de valider les données de suivi de la mise en œuvre des actions prioritaires et générales du plan d'action soumis à l’attention du gouvernement à l’issue de l’évaluation du Système national d’intégrité de notre pays », poursuit-il.
Le coordonnateur régional de Transparency International, Samuel Kaninda, espère de grandes avancées en faveur du Bénin au terme de la rencontre. « Les conclusions des travaux et les recommandations qui en découleront devraient contribuer valablement à l’accélération de la mise en œuvre du plan d’action pour le renforcement du Sni du Bénin », souligne-t-il.
La promotion de la bonne gouvernance démocratique reste au cœur du partenariat Afrique-Europe. Le chargé de programmes à la délégation de l’Union européenne insiste sur les défis à relever par le Bénin en la matière. « Les efforts devront se focaliser sur le renforcement de l’efficacité de l’action de l’actuelle Chambre des comptes », souligne-t-il. Aussi, les réformes dans le secteur de la justice et la mise en place d’une vision intégrée de la lutte contre l’impunité restent-elles des enjeux pour les années à venir.
Le plan d’action du Sni repose sur cinq recommandations prioritaires en faveur de l’intégrité au Bénin. Il s’agit de « rendre plus indépendante et plus efficace la justice ordinaire, de rendre effective une justice financière et fiscale indépendante de l’Exécutif et du Judiciaire et opérante de manière efficace, et de favoriser la cohérence, la coordination globale et concertée entre organes administratifs de contrôle et d’audit et judiciaires agissant sur la lutte contre la corruption ». Sur les vingt-neuf indicateurs qui y sont mentionnés, seuls trois ont enregistré un progrès substantiel et cinq indicateurs, un progrès partiel. Des efforts restent donc à fournir pour permettre au Bénin de renforcer son système national d’intégrité.
Relativement à ces insuffisances, le coordonnateur régional de Transparency International formule des souhaits pour la prochaine rencontre du comité de suivi. « Notre souci est que lors de la quatrième rencontre du Comité de suivi, nous n’ayons pas à traiter des mêmes questions en leur état actuel, mais qu’il s’agisse plutôt de réfléchir sur le renforcement des progrès qui auront été réalisés au niveau des différents indicateurs tout en relevant de nouveaux défis qui pourraient survenir à l’avenir », suggère-t-il.
Toutefois, tous saluent l’engagement du gouvernement du Bénin en faveur de la lutte contre la corruption au niveau des finances publiques et du secteur de la Justice depuis la présentation officielle du Rapport d’évaluation du Plan d’action du Snin

Le groupe D de la phase finale de la cinquième édition du Championnat d’Afrique des nations (Chan) Maroc 2018, s’apprête à rendre son verdict ce mercredi 24 janvier. Quel que soit le cas de figure, les Diables Rouge du Congo Brazzaville sont déjà assurés de jouer les quarts de finale. Pour ce qui est du second billet qualificatif, il se disputera entre les Palancas Negras de l’Angola et les Etalons du Burkina Faso.
Avec les résultats des derniers matches des phases de poules programmés pour ce jour, mercredi 24 janvier, le tableau des quarts de finale du Championnat d’Afrique des nations (Chan) Maroc 2018, affichera complet. Les six équipes déjà qualifiées, seront rejointes par les deux rescapés du groupe D. Si, avec les 6 points qu’ils ont déjà engrangés, les Diables Rouges du Congo Brazzaville n’ont plus à s’inquiéter, les Palancas Negras de l’Angola et les Etalons du Burkina Faso par contre, ne se feront pas de cadeaux. Pour entrer en possession du second billet qualificatif encore en jeu au niveau du groupe, ils se livreront un duel à distance.
En effet, les Etalons du Burkina Faso peuvent toujours se qualifier. Mais encore faudrait-il qu’ils arrivent à bout des Lions Indomptables et que les Palancas Negras de l’Angola concèdent une défaite. A priori, ce ne sera pas une mission facile pour les poulains de Drissa Malo Traoré alias Saboteur. Bien qu’étant déjà éliminés de la compétition avec leurs deux défaites enregistrées en autant de sorties effectuées, les Camerounais auront un sursaut d’orgueil. Pour Rigobert Song et ses garçons, ce serait une manière de sauver l’honneur, plutôt que de terminer derniers sans le moindre point et le moindre but inscrit.
L’arbitre de ce match est le Sud-Africain, Victor Miguel de Freitas Gomes. Il a comme assistants l’Erythréen Berhe Tesfagiorghis et le Malien Moriba Diakité.
Dans l’autre match de ce groupe D, un nul contre les Diables Rouges du Congo pourrait faire l’affaire de Ricardo Estevao et ses coéquipiers des Palancas Negras de l’Angola, à condition que les Burkinabè perdent. Une victoire les mettrait définitivement à l’abri de toute surprise. Mieux, elle leur assurerait la première place. Ce dont les poulains ont bien évidemment conscience. Carof Bakoua, Kader Bidimbou et leurs coéquipiers voudront réaliser la passe de trois, en enchaînant une troisième victoire de rang. Pour diriger cette rencontre, la CAF a fait confiance à l’Algérien Mustapha Ghorbal. Il aura comme assistants son concitoyen Mokrane Gourari et le Guinéen, Sidiki Sidibé?
Classement dans le groupe D
Congo 6pts +3
Angola 4pts +1
Burkina Faso 1 pt ; -2
Cameroun 0 pt ; -2
Les affiches du jour
Congo Brazzaville # Angola 20h à Agadir
Burkina Faso # Cameroun 20h à Tanger
Quelques résultats
Angola # Cameroun 1-0
Congo Brazzaville # Burkina Faso 2-0
Soudan # Maroc 0-0
Mauritanie # Guinée 0-1
Ouganda # Côte d'Ivoire 0-0
Namibie # Zambie 1-1