La Nation Bénin...
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L’ambiance des fêtes se poursuit chez Canal+ Bénin qui se propose d’apporter encore plus de joie à sa clientèle en ce début d’année. Outre de nouvelles offres et la facilité d’accès aux anciennes offres, le groupe Canal+ entend récompenser ses abonnés avec de nombreux lots très intéressants à travers un jeu-tombola dénommé « Ewlizo+ » dont la conférence de presse de lancement a eu lieu, ce lundi 22 janvier à Cotonou.
Plus d’émotions et de plaisirs. C’est ce que Canal+ Bénin se propose de partager avec sa clientèle en ce début de Nouvel an. Présent au Bénin depuis 1991, cette structure qui se veut leader avec ses 220 chaînes de télévision, radio et d’autres offres, veut séduire davantage ses clients à travers de nouvelles offres surmontées d’un jeu qui permet d’emporter quotidiennement et hebdomadairement des dizaines de lots. Cela se fera à travers un tout nouveau jeu-tombola dénommé « Ewlizo+ ».
Jonathan Lett, directeur général de Canal+ Bénin, à qui l’honneur a échu de procéder au lancement officiel de ce jeu, lundi 22 janvier à Cotonou, au cours d’une conférence de presse, décrit ce jeu comme « une opération exceptionnelle qui va durer de la date de lancement jusqu’au 25 février prochain. « C’est une opportunité pour faire connaître davantage Canal+ et faire gagner des lots », soutient-il. Pour y participer, il suffit pour le client de s’abonner ou de se réabonner et il devient éligible au jeu qui se veut par ailleurs transparent sous la supervision d’un huissier de justice.
Tumba Kongolo, responsable réabonnement de Canal+ Bénin assure que plus de 450 abonnés seront récompensés à travers les nombreux lots. Des offres d’abonnement gratuit à Evasion+ allant jusqu’à trois mois, des gadgets, des tickets d’entrée à Canal plus Olympia, la plus grande salle de cinéma de Cotonou, des postes téléviseurs, des motos, des décodeurs Canal+ haute définition et bien d’autres lots sont à gagner.
Dans le même temps, Canal+ poursuit avec son offre « La semaine généreuse » en cours depuis plusieurs semaines déjà. Laquelle permet aux abonnés de disposer non plus sur une semaine, mais sur deux semaines de l’offre supplémentaire à l’offre souscrite. Toujours dans sa volonté de simplifier la vie à sa clientèle et de lui permettre de se réabonner sans difficulté tous les jours, quelle que soit l’heure, Canal+ a amélioré les moyens de paiement. A travers les moyens de paiement des réseaux de téléphonie mobile Mtn Bénin et Moov Bénin, les clients bénéficient, à chaque opération d’offres, d’énormes réductions. Ils ont également la possibilité de se réabonner par virement bancaire, rappelle Afoussath Salifou Traoré, responsable à la communication de Canal+ Bénin?

Positiver autour des réalités d’Afrique contrairement à l’image apocalyptique que se font les médias occidentaux du continent. C’est le credo qui justifie la dernière tournée théâtrale d'Hervé Wégbomè en France. Une odyssée artistique sur laquelle revient l’artiste comédien à travers cet entretien…
La Nation : Presque trois mois durant, vous vous êtes engagé dans une tournée qui vous a conduit à donner à différents publics français plus de 500 représentations de quatre spectacles évoquant divers sujets qui concourent à montrer à l’Occident une autre image de l’Afrique. Que représente pour le comédien que vous êtes, cet élan à positiver autour des réalités d’un continent longtemps martyrisé par l’image que les médias occidentaux renvoient à l’opinion internationale ?
Hervé Wégbomè : J’ai effectivement eu la chance de donner plus de 500 représentations en terre française. L’aventure a commencé en 2004 avec un projet théâtral de lutte contre le trafic et la maltraitance des enfants ; c’est ce projet mis en œuvre ensemble avec des jeunes béninois et français qui m’a conduit en France pour la première fois en 2004 et ensuite en 2006 puis en 2008. Au cours de l’un de mes séjours dans le cadre de ce projet, j’ai créé, en collaboration avec mon metteur en scène français, un premier spectacle solo : ‘’Les contes de Baï, ma grand-mère’’. C’était une série de contes qui parlent de l’Afrique traditionnelle. Je l’ai présenté dans plusieurs écoles, centres culturels, bibliothèques, centres de loisirs, etc. Après les représentations de ce spectacle et de ceux créés pour le projet, il y a eu des échanges avec le public et la grande majorité des questions posées était essentiellement sur la vie quotidienne en Afrique… « Comment vivez-vous dans votre pays ? En Afrique, avez-vous des voitures ? La télé ? Dormez-vous dans des arbres ? Par quel moyen êtes-vous arrivé en France ?... ».
Des questions qui illustrent réellement que même au XXIe siècle, les enfants et même les jeunes français n’ont de l’Afrique qu’une image erronée, puisée dans les dessins animés, les films fiction : Tarzan, Kirikou et autres… En plus du fait que les médias français, dans leurs éditions du journal télévisé, ne parlent pas beaucoup de l’Afrique qui se développe, mais plutôt de l’Afrique misérable, l’Afrique des guerres, l’Afrique de la famine, l’Afrique des épidémies… Pour le comédien que je suis, ne rien faire pour corriger cette mauvaise image serait l’entretenir… C’est de là que nous avons eu l’idée, avec mes deux metteurs en scène, de créer un nouveau spectacle, pour parler de l’Afrique d’aujourd’hui, montrer sa vraie image ; son image d’hier et d’aujourd’hui : l’Afrique de la tradition et du modernisme, l’Afrique des contes au clair de lune, des chasses aux porcs-épics, l’Afrique avec ses cérémonies d’initiation, ses cérémonies de « sortie d’enfant », ses prières à la nouvelle lune… en comparaison avec l’Afrique des téléphones portables à quatre cartes ‘’Sim’’ simultanées, l’Afrique des connexions internet, l’Afrique des jeux vidéo, etc. C’était ‘’Kan hoho nou’’ créé en 2011 ; un conte théâtralisé, seul sur scène avec une quatre-vingtaine d’objets. Jouer ce spectacle en France a été pour moi un rêve, une opportunité, une chance de pouvoir apporter quelque chose, contribuer à changer en quelque sorte cette fausse image… Et cela a marché ! En tout cas au niveau des petits et grands qui viennent me voir jouer et qui m’écoutent. Ce spectacle a connu et connaît toujours un grand succès jusqu’aujourd’hui en France ! Je le leur en mets plein la vue et les oreilles, je fais connaître véritablement mon pays, le Bénin et j’en suis très fier.
Des clichés et autres préjugés loufoques qui contribuent à altérer l’embellie de ce continent en plein essor, n’ont pas, semble-t-il, trouvé grâce aux yeux des auteurs des différentes pièces représentées. Est-ce une option ou un engagement de votre part à donner au public « une image vraie de l’Afrique d’aujourd’hui, tiraillée entre tradition et modernisme, une image non misérabiliste, exempte de tout préjugé » ?
C’est d’abord un engagement. Je suis Béninois né au Bénin et vivant au Bénin. J’adore mon pays et fier de mon continent, l’Afrique. J’ai grandi au Bénin et moulé dans nos traditions et cultures africaines. Puisque j’ai eu la chance de pouvoir monter sur des scènes françaises et de me faire écouter par des gens, la seule chose que je peux leur présenter, c’est ce que je maîtrise le mieux : la culture africaine, la beauté de chez moi, recto-verso. C’est un engagement depuis que j’ai touché du doigt la réalité de l’image irréelle et erronée que les jeunes français ont de mon pays et de mon continent.
Je suis heureux d’avoir avec moi des amis, des metteurs en scène qui partagent la même vision. Et depuis 2011, on le fait de façon assidue tous les ans. En plus de ‘’Kan hoho nou’’, nous avons créé et tourné trois autres spectacles. Il s’agit de ‘’Sin liho’’ créé en 2013, ‘’Parenthèse’’ en 2014, et ‘’Traversées’’ créé en 2016… Toutes ces pièces sont des créations collectives ; je les ai écrites en collaboration avec mes deux metteurs en scène. Les créations sont un alliage de plusieurs expressions artistiques : le conte, la musique, l’art plastique, le théâtre… Cela est un choix bien pensé et bien mûri puisque les spectacles sont joués partout, pour toutes les tranches d’âge. Ce mélange donne un caractère vivant et dynamique aux spectacles et ne laisse aucun moment de décrochage au spectateur. Pour chacune des pièces, nous avons trois ou quatre versions ; une version pour la petite enfance, une autre pour les enfants du primaire ; élémentaire ou cours moyen et une version pour le collège et le tout public. J’ai joué dans des crèches, j’ai joué dans des maisons de retraite, dans des écoles maternelles, primaires, des collèges, des lycées, des centres de loisirs, des centres culturels, des salles de fêtes, des salles de spectacles, dans des maisons en privé, j’ai joué dans des services, j’ai même joué dans l’hémicycle du Conseil départemental du Pas de Calais… C’est une très belle expérience pour le comédien que je suis.
Quel bilan pourriez-vous faire de ces représentations et de cette expérience Nord-Sud menée également avec un autre Béninois, Brice Bonou, co-metteur en scène de la plupart des spectacles donnés à l’occasion de votre tournée ?
Je suis revenu de ma tournée française en 2017, il y a juste un mois. Pour cette édition 2017, j’ai eu en même temps les quatre spectacles en tournée, comme en 2016. Chacun des spectacles connaît beaucoup de succès et les quatre sont demandés en même temps selon les lieux et le public. Il y a ‘’Kan hoho nou’’ créé en 2011 et joué 235 fois en France ; il y a aussi ‘’Sin liho’’, un spectacle qui traite de la problématique de l’eau en Afrique. Ce spectacle a été créé en 2013 toujours dans le même style que ‘’Kan hoho nou’’ et joué en tout 140 fois en France. Ce thème a été choisi puisque 2013 était l’année internationale de l’eau. Au départ, nous avions choisi créer une nouvelle pièce tous les deux ans mais en 2014, année du démarrage des célébrations du centenaire de la Grande guerre, pour concorder avec l’actualité en France, nous avions créé ‘’Parenthèse’’, un spectacle sur la Guerre 14-18. Ce spectacle qui raconte l’histoire d’un tirailleur sénégalais et d’une infirmière française à l’arrière du front, a mis la lumière sur les tirailleurs sénégalais venus aussi du Dahomey et d’un peu partout en Afrique. Il a traité aussi de rapport Noir et Blanc de l’époque… ce spectacle a été joué au total 75 fois depuis sa création. Sur ‘’Parenthèse’’, je n’ai pas été en solo, j’ai joué avec une comédienne française, Christine Gomez.
En 2016, avec les problèmes de l’immigration et pour aussi rentrer dans le programme scolaire sur conseil d’amis professeurs, nous avons créé ‘’Traversées’’ ; un spectacle qui traite des différentes traversées qu’a connues l’Afrique : la traite négrière, la colonisation, et surtout les causes des migrations des jeunes africains d’aujourd’hui vers l’Europe…Au total, 42 représentations de ce spectacle ont été données jusqu’en 2017. Comme bilan, de 2011 à 2017, j’ai joué en tout 492 fois en tournée en France plus trois participations à un festival ; ce qui fait un total de 495 représentations en France. Ce nombre, ajouté aux représentations dans le cadre du projet contre le trafic et la maltraitance des enfants avec une vingtaine de représentations, plus les premières expériences de tournée française solo avec le spectacle ’’Les contes de Baï, ma grand-mère’’ pour une quinzaine de représentations, je peux dire sans prétention que je totalise amplement plus de 500 représentations théâtrales en France du nord au sud et de l’est à l’ouest !!! Je dois ajouter que le spectacle ‘’Kan hoho nou’’ a été joué également 10 fois au Bénin en 2012 et 10 fois au Bénin et au Togo en 2013 tandis que ‘’Sin liho’’ a été joué 11 fois au Burkina Faso en 2014.
Les deux autres pièces ont été jouées exclusivement en France. Avec les tournées, des amis me disent souvent que c’est un record au niveau des artistes comédiens béninois, vivant au Bénin et qui vont donner des spectacles en France… Je ne sais pas si c’est vrai, mais ce qui est sûr, cette expérience est très enrichissante pour moi et pour Brice Bonou, co-metteur en scène de toutes les pièces depuis 2011 avec Bernard Renoult, metteur en scène français. C’est une très belle aventure remplie de découverte, d’apprentissage et d’expérience théâtrale pour moi. Je parcours une cinquantaine de villes à chaque fois dans toute la France, avec des milliers de spectateurs… Rien que pour 2017, j’ai donné en trois mois environ, 75 représentations qui ont rassemblé plus de 5000 spectateurs dans 50 villes et nous avons effectué plus de 9700 kilomètres de route.
Le public a l’habitude de vous voir exceller dans l’humour aux côtés d’artistes distingués comme tels dans ce registre. Le théâtre nourrit-il aujourd’hui cette envie d’explorer d’autres expressions artistiques chez le comédien ?
C’est vrai qu’au Bénin, on me connaît beaucoup plus avec mes spectacles ‘’humoristiques’’ et mes productions audiovisuelles aux côtés des célèbres Pipi Wobaho et Eléphant mouillé. Mais en réalité, j’étais aussi depuis très longtemps dans le conte, le théâtre dit classique et d’autres formes d’expression artistique. Ceux qui ont bonne mémoire pourront se souvenir de mes apparitions régulières sur l’émission Ayessi dominicale avec des pièces classiques, des déclamations poétiques, etc. Mais chez nous au Bénin, ces genres n’attirent pas la grande masse comme c’est le cas avec le théâtre populaire, le vaudeville, l’humour. Au Bénin, depuis que j’ai commencé véritablement le théâtre en 1996, j’ai déjà joué avec les ‘’Muses du Bénin’’, ‘’Ori Théâtre’’, le ‘’Théâtre Wassangari’’ pour ne citer que ces troupes et compagnies-là… Aujourd’hui, en plus du théâtre, je suis aussi dans la réalisation cinématographique. J’ai le plaisir de me mettre à la fois devant et derrière la caméra.
Pour finir, aujourd’hui, ma plus grande actualité, ce sont mes tournées françaises annuelles. Pour cette année 2018, nous avons en projet une nouvelle création théâtrale et une nouvelle tournée. Ce sera toujours avec l’Afrique et mon pays, le Bénin au centre du sujet. Je suis fier de le faire même sans aucun soutien de quelque nature que ce soit venant du Bénin. Mais cette fierté est d’autant plus grande qu’à travers ces spectacles, la vision de milliers de Français change en ce qui concerne l’image qu’ils ont de l’Afrique en général et de mon pays en particulier. Depuis 2011 que nous avons commencé cette expérience, plusieurs dizaines de Français ont déjà poussé leur curiosité à venir visiter le Bénin ; même si c’est à petite échelle, ces visites ont fait entrer des devises dans mon pays et j’en suis fier.
Aussi les bénéfices de ces tournées ont-elles permis dans un premier temps la création en 2012 d’un centre de loisirs à Zakpota avec l’objectif de donner gratuitement du loisir sain aux enfants de cette commune et continuer avec la lutte contre le trafic des enfants. Dans un deuxième temps, ces bénéfices vont intégralement à la tenue de ce centre de loisirs qui accueille gratuitement plus de 300 enfants sur six à huit semaines par an avec le recrutement d'une dizaine d’animateurs pour le centre et le financement d’une formation spécialisée à leur profit.
Une grande fierté pour moi, et je saisis l’occasion ici pour dire toute ma reconnaissance à mes deux metteurs en scène Brice Bonou et Bernard Renoult, ainsi qu’à toute l’équipe qui organise et rend possible cette aventure?

Deux enseignants syndicalistes en service au Collège d’enseignement général I d’Adjarra ont été arrêtés ce mardi 23 janvier. Ils ont été interpellés par des éléments de la Police nationale, surpris en train de faire sortir de force des classes leurs collègues qui dispensaient les cours.
Ces derniers n’ont pas suivi le mot d’ordre de grève de soixante-douze heures déclenchée par les centrales et confédérations syndicales et qui amorçait sa deuxième semaine.
Les deux enseignants étaient en pleine opération dite « piquets de grève » visant à dissuader les briseurs de grève. Mais les choses ont tourné au vinaigre pour eux. Ils ont été mis aux arrêts et déférés directement devant le procureur de la République près le Tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo. Celui-ci les aurait sévèrement mis en garde avant de les relâcher. Ils risqueront gros en cas de récidive, leur aurait insisté le procureur de la République près le tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo. Les deux enseignants ont donc recouvré leur liberté mais après des heures de sueur froide.
Société 24 janv. 2018

L’Assemblée nationale autorise le chef de l’Etat à ratifier le Protocole à l’acte constitutif de l’Union africaine relatif au Parlement panafricain adopté à Malabo en Guinée équatoriale le 27 juin 2014. Le projet de loi a été adopté à l’unanimité des députés présents et représentés.
Le Bénin est désormais en phase avec la réforme visant à muter le Parlement panafricain en un organe législatif de plein pouvoir capable de voter des lois opposables aux Etats membres de l’Union africaine. Cet engagement est traduit à travers l’adoption, par à l’Assemblée nationale, du projet de loi portant autorisation de ratification du Protocole à l’acte constitutif de l’Union africaine relatif au Parlement panafricain adopté à Malabo en Guinée équatoriale le 27 juin 2014. Le dossier a été adopté à l’unanimité des députés présents et représentés. Ce vote autorise le chef de l’Etat à ratifier le protocole.
Selon le rapport de la commission chargée des relations extérieures examiné par la plénière, l’intérêt du Bénin à ratifier le protocole est multiple. Cette ratification témoigne de la volonté du gouvernement béninois de permettre à l’Union africaine et au Parlement panafricain d’atteindre leurs objectifs. Ainsi, le Bénin pourra tirer profit des diverses réalisations liées à l’atteinte de ces objectifs et bénéficiera aussi de toutes les dispositions communautaires de solidarité, de sécurité et d’infrastructures.
La ratification de ce protocole viendra en fait combler un grand vide.
En effet, depuis sa création en mars 2004, le Parlement panafricain a formulé des recommandations importantes, notamment dans les domaines de la paix, de la sécurité, de la lutte contre la famine, des changements climatiques et des déplacements en Afrique. Malheureusement, ces recommandations n’étant pas des lois contraignantes opposables aux Etats membres de l’UA, elles n’ont pas connu de suite. C’est ainsi qu’il a été décidé de transformer le Parlement panafricain en un organe disposant de pouvoirs législatifs qui élaborent des lois-types qui peuvent, une fois adoptées par les différents Etats, s’appliquer à tout le continent, renseigne le rapport de la commission chargée des relations extérieures présidée par le député Nassirou Bako Arifari.
Cette ratification fait du Bénin le douzième pays sur les 54 Etats membres de l’Union africaine à avoir adhéré à ce protocole.
Un acte de portée internationale
Le député Nourénou Atchadé a particulièrement félicité le président de l’Assemblée nationale pour son investissement personnel à favoriser l’examen et l’adoption de ce dossier. Selon lui, Me Adrien Houngbédji vient de tenir parole. Il a respecté la promesse qu’il a faite au président du Parlement panafricain, Roger Nkodo Dang, qu’il a reçu en audience à son cabinet, lors de sa visite au Bénin, les 24 et 25 septembre 2016, dans le cadre d‘une tournée pour faire le plaidoyer auprès des autorités compétentes. Nourénou Atchadé, membre du Parlement panafricain, se réjouit de ce vote au même titre que ses collègues Claudine Prudencio, Rosine Dagniho, Corneille Padonou et Justin Agbodjèté. Cette autorisation de ratification est un acte de portée internationale, estime-t-il.
L’honorable Marcellin
Ahonoukoun salue aussi ce vote qui vient booster l’intégration africaine. Il souhaite que les chefs d’Etat des pays d’Afrique maintiennent le cap jusqu’à la création des Etats Unis d’Afrique. La concrétisation d’un tel projet comme aux Etats-Unis d’Amérique, sonnera le glas de certains maux qui minent le continent tels que le terrorisme, la corruption, le pillage des ressources surtout naturelles, la traite des Noirs, soutient Rosine Vieyra Soglo.
Une position partagée par ses collègues Claudine Prudencio et Rosine Dagniho. Elles se réjouissent que le Bénin soit dorénavant cité parmi les pays précurseurs de la mutation du Parlement panafricain en un organe législatif. Rosine Dagniho se dit très contente de constater que les représentants du Parlement du Bénin au sein de cette institution régionale auront la tête haute à l’ouverture des travaux de la prochaine session ordinaire du Parlement panafricain prévue pour le 2 mars prochain en Afrique du Sud. Ils ne feront plus profil bas chaque fois que sera évoqué le niveau d’évolution du processus de cette réforme au niveau du Parlement panafricain.
La session budgétaire 2017 close
Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji a procédé à la clôture ce mardi 23 janvier, de la deuxième session ordinaire de l’année 2017 encore appelée session budgétaire, ouverte le 26 octobre 2017. Il a clos les travaux en application de l’article 87 de la Constitution du 11 décembre 1990 qui prescrit qu’une session ne peut durer plus de trois mois.
Les députés sont donc en congés jusqu’à l’ouverture de la première session ordinaire de l’année 2018 prévue pour au plus tard la première quinzaine du mois d’avril prochain. Mais ils n’auront pas apparemment beaucoup de temps de repos. Ils pourraient avoir des sessions extraordinaires au regard du nombre important de dossiers en instance d’être examinés. De même, de nombreux séminaires de renforcement de capacités les attendent déjà notamment sur le blanchiment d’argent et sur la proposition de loi portant nouvelle charte des partis politiques au Bénin n
Actualités 24 janv. 2018

A l’unanimité, les députés ont adopté, ce mardi 23 janvier, le projet de loi portant autorisation de ratification de la Charte du Conseil de l’Entente adoptée à Cotonou, le 5 décembre 2011. Cette charte renforce la vision première du Conseil de l’Entente mettant l’accent sur une intégration politique, économique et culturelle, plus dynamique et plus étroite, notamment par la coordination et l’harmonisation des politiques des pays membres.
La ratification de ce document permettra au Bénin de se positionner comme un pays déterminé à refonder cette institution pour en faire le premier instrument de développement et d’intégration sous-régionaux. Elle renforcera par ailleurs la position de notre pays d’introduire et de soutenir sa requête pour abriter le siège du Fonds d’entraide et de garantie des emprunts du Conseil de l’Entente.
Les députés ont vivement recommandé au gouvernement de prendre les dispositions idoines afin que, par voie diplomatique, le Bénin parvienne à abriter le siège de ce fonds communautaire.
Cette charte est composée de trente-huit articles répartis en quinze chapitres et cinq titres. Lesquels traitent, entre autres, des objectifs, principes et missions ; des membres ; des organes et institutions spécialisés du Conseil de l’Entente ; des ressources de l’organisation et des relations avec les autres organisations régionales.
Le Conseil de l’Entente a été la première organisation de coopération sous-régionale créée le 29 mai 1959 par quatre pays fondateurs au départ, en l’occurrence le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire et le Niger. Ils ont été rejoints plus tard en 1966 par le Togo. Le Conseil compte à ce jour donc cinq Etats membres.
Deux autres dossiers adoptés
Les députés ont adopté hier deux autres dossiers après les deux premiers. Ceux-ci concernent tous des autorisations de ratification. Le premier dossier concerne le projet de loi portant autorisation de ratification de la Convention sur la coopération transfrontalière de l’Union africaine adoptée à Malabo, en Guinée Equatoriale le 27 juin 2014. Et le second a trait au projet de loi portant autorisation de ratification de la convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leurs familles, adoptée par les Nations Unies le 18 décembre 1990.
La ratification de cette dernière convention va permettre surtout au Bénin de confirmer son attachement à l’éradication des mouvements migratoires clandestins et d’être éligible pour les projets des Nations Unies et des autres partenaires techniques et financiers, relatifs à la protection de tous les travailleurs migrants et des membres de leurs familles. Les deux projets de loi ont été adoptés, l’un après l’autre, à l’unanimité des députés présents et représentés n
Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

La séance d'échanges annoncée ce mardi 23 janvier à 16 heures à la salle du Peuple du Palais de la Présidence entre le Chef de l'Etat et les responsables syndicaux a été reportée sine die, informe la direction de la Communication de la Présidence de la Présidence. Cette rencontre à travers laquelle Patrice Talon entendait discuter sans exclusive avec ses interlocuteurs ne pourrait se tenir comme prévu, par suite d'une contrainte de dernière minute, apprend-on. La Présidence de la République rassure qu'elle interviendra au plus tôt dès que l'agenda présidentiel le permettra.
Politique 23 janv. 2018

Le royaume de Kétou est en deuil. Il a perdu son roi, sa Majesté Aladé Ifè qui a rejoint ses aïeux, lundi 22 janvier dernier, des suites d’une longue maladie. Il a tiré sa révérence à l’âge de 70 ans. L’information a été confirmée par plusieurs sources proches du palais royal de Kétou et du bureau de l’Union des associations de développement de Kétou (Uadk).
Basile Gbotché à l’état civil, il fut couronné le 17 décembre 2005 sous le nom de règne de Aladé Ifé c’est-à-dire le « porteur de la couronne d'amour ». Il est le 50e roi de Kétou qui a hérité du trône après le décès de sa Majesté Adétutu. Sa Majesté Aladé Ifè rejoint l’au-delà laissant derrière lui, tout le royaume et ses sujets en deuil jusqu’à la désignation du prochain roi, après la consultation de l’oracle. Les cérémonies et autres rituels devant préluder à l’inhumation du roi ont aussitôt démarré ce même lundi comme il est de tradition au niveau du royaume.
Basile Gbotché est un fonctionnaire de l’Etat. Il est statisticien de formation et a servi au ministère du Plan et du Développement où il a pris sa retraite.
Actualités 23 janv. 2018

Les Buffles Fc du Borgou viennent de publier la liste des joueurs avec lesquels, il compte effectuer la prochaine campagne africaine au niveau des clubs. Pour les préliminaires de la Ligue africaine des champions, ils seront aux prises avec l’Asec Mimosas de la Côte d’Ivoire.
Après son sacre, les Buffles FC du Borgou ont obtenu le droit de représenter le Bénin à la prochaine édition de la Ligue africaine des champions. Ils auront à affronter, au tour préliminaire, l’Asec Mimosas d’Abidjan, un grand habitué des compétitions interclubs sur le plan africain.
Pour mieux aborder sa campagne africaine, les Buffles Fc ont décidé de procéder au renforcement de leur effectif. Ils ont testé un certain nombre de joueurs béninois et étrangers, après avoir repris les séances d’entraînement depuis jeudi 4 janvier dernier. Des matches amicaux livrés leur ont permis de se fixer sur la forme des nouveaux qui sont en instance d’intégrer.
Se conformant aux exigences en vigueur au niveau de la Caf, ils viennent d’arrêter la liste de leurs joueurs qui participeront à cette campagne africaine. Ainsi, sans surprise, un grand nombre de joueurs ayant fait le championnat avec le club ont été retenus par le staff technique dirigé par Idrissou Moutari. Ils sont 18, parmi lesquels on retrouve tous les cadres dont Marcellin Koukpo, Mama Sanni Bah-Yèrè, Rodrigue Kossi Fiogbé, Soffo Souradjou,
Amadou Zackari, Julien Agognon et Nabil Yarou.
Parmi les vingt-six joueurs dont les noms sont inscrits sur la liste, huit sont nouveaux. Il s’agit des internationaux béninois Mama Séibou, Rodrigue Fassinou, Gaston Houngbédji, Steve Glodjinon, Saliou Idrissou et Charbel Gomez. L’attaquant gabonais Bonaventure Sokambi et le Malien Djerma Jean Idrissa, sont les deux joueurs de la légion étrangère qui ont été sélectionnésn

L’un des défis en ce qui concerne la promotion du planning familial passe par la ‘’délégation des tâches’’ aux relais communautaires. La stratégie est encore à l’étape embryonnaire au Bénin. Le pays doit lever les barrières en la matière pour se mettre au pas.
« Réviser les politiques, normes et protocoles pour renforcer la délégation des tâches et améliorer la santé reproductive. Le gouvernement va disséminer la loi sur la santé de la reproduction et ses textes d’application ». Cet engagement pris par le Bénin à la Conférence d’Addis-Abeba en 2013 est un signal fort pour booster la planification familiale. La mesure vise à affecter une partie des prestations des agents de santé qualifiés aux relais communautaires, aux infirmiers et aux aides-soignants en matière de planning familial en vue de pallier l’insuffisance numérique des agents qualifiés.
Selon Gaston Ahounou, médecin de santé publique, chef service planification familiale au ministère de la Santé, la délégation des tâches est nécessaire pour rapprocher les services de planification familiale des utilisateurs au regard du manque de ressources humaines qualifiées dans le domaine sanitaire. Si elle arrivait à être adoptée, la stratégie permettra au Bénin d’améliorer ses performances en matière de planification familiale.
Seulement, depuis 2013, le Bénin n’a pas pu mettre en œuvre cette réforme. Cinq années après la conférence d’Addis-Abeba sur la planification familiale, les fruits tardent à tenir la promesse des fleurs. Au cours de cette rencontre, le pays avait pris l’engagement de réviser les politiques et protocoles en matière de délégation des tâches en vue d’améliorer la santé reproductive.
A l’heure actuelle, des difficultés émoussent l’ardeur des acteurs. « Si le Bénin doit accélérer son rythme en matière de délégation des tâches, cela suppose davantage de ressources humaines, financières et matérielles. Il faut également une continuité dans l’action des responsables de planification familiale au sein des structures concernées », souligne le chef service planification familiale au ministère de la Santé.
Inquiétudes
Ce qui inquiète certains acteurs de la société civile, c’est le retard qu’accuse le pays à mettre en place la réforme alors que l’échéance fixée dans ce cadre est arrivée à terme. « Jusque-là, la loi sur la santé reproductive et ses textes d’application ne sont pas pris», déplore Nourou Adjibadé, point focal Bénin de l’Alliance droit et santé.
Paradoxalement, cette inquiétude n’est pas partagée par les acteurs.
« Qui va lentement va sûrement. En ce qui concerne la délégation de tâches, nous allons scientifiquement. Le Bénin doit tenir compte des réalités propres à lui », tempère le chef service planification familiale, santé des adolescents et jeunes à la direction de la mère et de l’enfant au ministère de la Santé.
Selon lui, des actions sont en cours pour relever le défi. «Nous avons élaboré en novembre 2017, avec l’appui de l’Oms, les directives nationales sur la délégation des tâches. Lesquelles permettront aux relais communautaires d’offrir certains services et de réviser les documents normatifs à savoir les protocoles des services de santé familiale composante commune concernant la planification familiale », argumente-t-il.
Il poursuit : « Les textes d’application sur la loi de la Santé de la reproduction sont dans le circuit des ministères de la Justice et de la Santé et prendront le temps nécessaire. Ce qui reste à faire concerne la révision des politiques des services de santé relative à la délégation des tâches. Ce sera chose faite en 2018 », indique-t-il.
Mais cela ne suffit pas pour dissiper les inquiétudes de la société civile. « Il est important que le gouvernement lève les barrières réglementaires ou légales qui empêchent le développement de cette stratégie déterminante pour améliorer les performances en planification familiale au Bénin », préconise le point focal Bénin de l’Alliance droit et santé, Nourou Adjibadé.
Il explique que pour atteindre les nouveaux objectifs de prévalence contraceptives d’ici à 2022, « il est indispensable que la délégation des tâches soit véritablement promue et renforcée ».
Nécessité de la délégation de tâches
Selon les directives de l’Oms “Optimisation des rôles du personnel de santé par la délégation des tâches pour améliorer l’accès aux interventions de santé maternelle et néonatale”, le partage des tâches concerne les différentes catégories, du personnel non médical aux prestataires de niveau intermédiaire, qui peuvent être formées et encouragées à fournir, en toute sécurité, les méthodes de contraception suivantes : la ligature des trompes, la vasectomie, les dispositifs intra-utérins (Diu), les implants, les contraceptifs injectables, ainsi que des activités de promotion de la santé.
La dix-huitième session ordinaire de l’Assemblée des ministres de la Santé de la Cédéao, le 16 juin 2017 en Côte-d’Ivoire, a formulé également des recommandations sur la nécessité de la délégation des tâches.
Conscient de la nécessité d’accélérer les progrès en vue de la couverture sanitaire et l’atteinte des objectifs de développement durable à travers l’accès universel, les ministres de la santé encouragent les Etats à promouvoir la délégation des tâches afin de contribuer à mettre fin aux décès maternels et infantiles évitables.
Il est opportun d’envisager le partage des tâches de planification familiale lorsque l’accès aux services est limité en raison de la pénurie globale d’agents de santé disposant des compétences pour fournir des méthodes spécifiques ou de leur répartition inégale dans un pays ou une région.
Le Bénin doit accélérer ses efforts pour la mise en œuvre effective de cette stratégie en vue d’améliorer les performances en matière de planning familial.
Société 23 janv. 2018

Les projections réalisées par la Banque africaine de développement (Bad) indiquent que la croissance de l’économie africaine devrait se poursuivre pour atteindre les 4,1 % en 2018 et s’accélérer pour atteindre 4,7 en 2019. Ce sont les prévisions du rapport 2018 de l’institution panafricaine sur les perspectives économiques en Afrique, un rapport de 217 pages publié le mercredi 17 janvier dernier.
De 2,2 % en 2016, la croissance économique moyenne de l’Afrique a rebondi à 3,6 % l’année suivante. Cette augmentation essentiellement due à l’amélioration de la conjoncture internationale qui s’est traduite par un net redressement du prix des matières premières est projeté pour 4,1% en 2018. C’est une prévision du rapport 2018 sur les perspectives économiques de l’Afrique de la Banque africaine de développement (Bad) publié la semaine dernière. Un rapport qui prévoit également que cette croissance va s’accélérer pour atteindre 4,7 % en 2019.
En 2016, l’économie africaine a dû faire face à des crises régionales et mondiales qui ont ralenti le rythme de sa croissance. Toutefois, les pays africains ont connu un rétablissement de leurs économies respectives dès l’année 2017.
Le rapport souligne la mise en œuvre de politiques de substitution des importations par plusieurs pays, qui a permis de répondre à une augmentation soutenue de la demande intérieure, ainsi que des améliorations notables dans le secteur de la production agricole.
Dans son ensemble, indique le rapport, le continent africain a connu une croissance en retrait par rapport à la moyenne mondiale en 2016. En revanche, cette croissance a connu une nette progression en 2017.
Les prévisions des cinq sous-régions
Selon le rapport, l’Afrique de l’Est devrait connaître le plus fort taux de croissance du continent. De 5,6 % en 2017, elle devrait atteindre 5,9 % en 2018 et 6,1 % en 2019. Cette dynamique se justifie par l’intensification des investissements publics dans les infrastructures, dans des pays de la sous-région. En plus d’une prévision favorable à la reprise du secteur agricole, le rapport indique que les activités manufacturières pourraient augmenter la part de l’industrie dans la région.
Le deuxième plus fort taux de croissance du continent devrait être enregistré en Afrique du Nord. D’un taux de 5 % en 2017, la croissance de la sous-région devrait atteindre 5,1 % en 2018 puis ralentir à 4,5 % en 2019. Ce chiffre a été notamment motivé par la reprise de la production pétrolière en Libye, et par l’assainissement de l’environnement économique égyptien qui a vu sa croissance se stabiliser.
En troisième position, vient l’Afrique de l’Ouest. Le taux de croissance dans la sous-région devrait s’accélérer pour s’établir à 3,6 % en 2018 et 3,9 % en 2019.
L’économie nigériane devrait être le principal artisan de cette performance, notamment en raison de la hausse de la production pétrolière et la croissance des rendements agricoles. La Côte d’Ivoire, le Ghana et le Sénégal seront les autres grands contributeurs de cette croissance, suivis par de plus petits pays comme le Bénin, le Burkina Faso, la Sierra-Leone et le Togo.
L’Afrique centrale occupe la quatrième place dans ce classement des régions les plus performantes du continent africain en 2018. L’économie de la région, affaiblie par la chute des cours du pétrole, peine à prendre un véritable envol. Toutefois, la reprise modérée au Congo, devrait stimuler la croissance dans la région, qui devrait se rétablir pour atteindre 2,6 % en 2018 et 3,4 % en 2019.
Enfin, l’Afrique australe ferme la marche avec un taux de 2 % en 2018, et 2,4 % en 2019. Cette situation s’explique, entre autres, par la faible croissance de l’Afrique du Sud, qui a de forts effets collatéraux sur les pays voisins.
Contenir la dette extérieure
L’une des principales menaces à la progression des économies africaines, selon le document, est la dette. A cet effet, le Bad estime que la mobilisation des ressources intérieures doit être renforcée tandis que les niveaux d’endettement doivent être contenus.
« La dette doit être utilisée au profit d’investissements productifs qui génèrent des sources de revenus propices à l’autofinancement et à la croissance de l’économie de manière à renforcer la capacité de mobilisation de ressources intérieures », précise le rapport. Des ressources qui contribuent à affranchir les pays de la dette extérieure et à les prémunir d’un potentiel surendettement.
L’institution panafricaine note une augmentation du recours aux marchés de capitaux par les Etats africains, en tant que source de financement alternative. Cela a entraîné une augmentation des niveaux d’endettement dans la plupart des pays du continent. Si elle estime que la dette pourrait être nécessaire pour libérer le potentiel de croissance à long terme dans les pays sous-développés, elle pose néanmoins comme condition, l’utilisation de cette dette à des fins d’investissements productifs.
Elle préconise donc un accroissement des investissements dans les infrastructures publiques, qui aurait pour impact de stimuler indirectement la croissance en attirant des investissements privés?Mêmes perspectives de la Banque mondiale
Le rapport sur les perspectives de la Bad s’inscrit dans la même ligne que les prévisions de la Banque mondiale. L’institution de Bretton Woods a fait le même constat dans un rapport publié une semaine avant sur les perspectives économiques mondiales. Seulement, si les chiffres avancés sont un peu différents, les deux rapports s’entendent sur le fait que l’économie africaine connaîtra une hausse de sa croissance à partir de 2018.
Les deux institutions ont souligné dans leurs rapports, selon une comparaison de l’Agence Ecofinance, la nécessité pour les pays africains d’accentuer la mise en œuvre des réformes structurelles. Ils ont également soulevé le risque que pourrait représenter une dette trop lourde pour des économies encore en plein essor. Enfin, on peut retenir des deux documents que les politiques budgétaires des Etats africains doivent favoriser la croissance de l’investissement public, la réduction de la pauvreté, l’amélioration de la santé et de l’éducation sur le continent. Pour ce faire, elles doivent augmenter la mobilisation des recettes intérieures.
B. S.
Economie 23 janv. 2018