La Nation Bénin...
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Le ministre du Travail et de la Fonction publique Mathys Adidjathou et son collègue Séidou Alassane de la Santé ont lancé, samedi dernier au lycée Coulibaly à Cotonou, les épreuves écrites du concours de recrutement de 369 agents contractuels de l’Etat au profit du ministère de la Santé. Au total, 2152 candidats sont attendus.
Après le rituel de lancement des épreuves dans la salle D1 du centre du lycée Coulibaly suivi des conseils aux candidats, la délégation ministérielle a donné quelques précisions sur le concours de recrutement d’agents
Selon Mathys Adidjatou, ministre du Travail et de la Fonction publique, le gouvernement poursuit sa politique de renforcement des capacités des ministères en ressources humaines. Pour le compte du ministère de la Santé, 369 agents contractuels, toutes catégories confondues, seront recrutés. Pour le dépôt des dossiers de candidature, elle a précisé que plus de 2500 personnes se sont manifestées. Mais après étude et examen, ce nombre s’est réduit à 2152 candidats retenus pour prendre part au concours. Cela est dû au rejet de certains dossiers ne respectant pas le critère de limite d’âge, le diplôme requis. Six centres sont ouverts pour accueillir les candidats, à savoir Cotonou, Abomey, Porto-Novo, Lokossa, Natitingou, Parakou.
Par rapport aux catégories d’agents à recruter, le ministre de la Santé, Séidou Alassane, a indiqué que ce recrutement concerne toutes les spécialités médicales et paramédicales. Il a précisé qu’il s’agit des médecins généralistes, des chirurgiens, des gynécologues, des pédiatres, des sages-femmes, des infirmiers, des agents de laboratoire. Il n’a pas manqué de souligner que ce recrutement permettra d’améliorer le fonctionnement des hôpitaux au Bénin.
Les résultats sont attendus dans trois semaines au plus tard, a annoncé Mathys Adidjatou n

Au nombre des soutiens politiques du régime de la Rupture, il faut compter désormais le parti Engagement pour la Nation Bénin (Enb) dont le congrès ordinaire a eu lieu, samedi 20 janvier dernier à Godomey. Bruno Kangni qui en est le président compte ainsi apporter un soutien politique au chef de l’Etat et l’aider à réussir son mandat.
Promu il y a peu à la tête du Conseil national des chargeurs du Bénin (Cncb), Bruno Kangni n’a pas mis du temps à remettre sa troupe politique en ordre de bataille. Dans la perspective des combats politiques à venir, son souhait est de voir le camp Patrice Talon tenir tête aux autres entités politiques. Il compte y travailler en comptant prioritairement sur la jeunesse, fer de lance de sa formation politique. Le congrès ordinaire de ladite formation politique organisé samedi 20 janvier dernier à Godomey a été l’occasion pour rappeler aux militants du parti la ligne à suivre. Face à des militantes et militants, jeunes pour la plupart, dont l’engagement pouvait se mesurer aux nombreux slogans et cris de ralliement, des responsables du parti ont défilé pour divers messages. La teneur est restée tout de même identique. Ils ont expliqué ce qui fait l’originalité de leur regroupement politique qui, quoique jeune, peut se vanter d’une certaine expérience politique du fait des multiples combats antérieurs de ses responsables. Mais dans la perspective des combats à venir, ces responsables ont brandi la conscience et la formation politique de ses jeunes militants comme un atout majeur et un élément indéniable de réussite.
A son tour, le président du parti Engagement pour la Nation Bénin (Enb), Bruno Kangni, s’est adressé aux siens en langue locale, proverbe et citations au point. Puis il embraye sur ses amitiés et affinités politiques avec l’opérateur en détresse d’antan devenu président de la République, Patrice Talon. A l’en croire, c’est sur son insistance et ses nombreux conseils que l’homme s’est résolu à se mettre dans la toge du politicien. Cela n’a pas été facile, rappelle Bruno Kangni qui justifie ses atouts de visionnaire politique par la victoire de Patrice Talon à la dernière élection présidentielle. Passées ces prouesses, le temps est maintenant à la mobilisation de la troupe pour la réussite du mandat de l’homme. Et, à ceux qui pourraient se poser des questions sur la naissance de ce énième parti politique, Bruno Kangni répond par « le mouvement démocratique irréversible» en cours dans notre pays et pour lequel il compte « prendre sa part ». Il ne faut donc pas y voir un parti de plus, rectifie-t-il. L’avènement de ce parti se justifie encore plus, selon lui, par la nécessité « de redresser le pays par des réformes vitales». Sinon, indique-t-il, « nous courons vers la perte». Pour le président du parti Enb, « toute démocratie qui ne nourrit pas son peuple est une bombe à retardement».
Après dix ans de gouvernance sans boussole de ceux qui ont eu la charge de l’Etat avant Patrice Talon, Bruno Kangni voit un contexte social difficile avec une jeunesse sans avenir. Son parti, il le dédie alors aux jeunes et engage ceux-ci à agir, à travailler et surtout à aider le régime de la Rupture à tenir ses engagements. Ce faisant, le pays connaîtra un certain envol. Sûr de son business politique, il annonce d’ores et déjà que « Enb va gagner toutes les élections au Bénin ». Du soutien, le parti de Bruno Kangni en a reçu aussi à l’occasion de ce congrès. L’Union fait la Nation (Un), l’Alliance pour la démocratie et le développement (And), le parti du réveil et bien d’autres entités politiques étaient à ses côtés pour le soutenir et surtout l’encourager à tenir ferme pour engranger de grandes victoires électorales.

Le gouvernement du Bénin à travers le ministère de la Santé invite les populations à respecter scrupuleusement ces différentes précautions en vue d'enrayer la propagation de l'épidémie de la fièvre hémorragique Lassa qui sévit actuellement au Bénin.
Société 20 janv. 2018

A travers une déclaration faite ce samedi, Alassane Séïdou, ministre de la Santé, a officiellement reconnu que le Bénin est en épidémie de la fièvre hémorragique à virus Lassa. Tablant sur des cas suspects et sur des résultats de prélèvements sanguins faits sur des patients et confirmés aussi bien au Bénin que par le laboratoire de référence de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) au Nigeria, il a certifié ce qui était depuis peu ébruité.
Il a annoncé au cours de sa déclaration de presse que le pays a enregistré de nombreux cas de fièvre hémorragique à virus Lassa dont quatre décès depuis le premier cas admis le lundi 8 janvier dernier à l’hôpital de zone Saint Jean de Dieu de Tanguiéta, après avoir été référé du centre de santé de la commune de Boukombé.
Il a indiqué par ailleurs que tous les patients décédés sont de nationalité béninoise résidant au Nigeria mais rentrés dans leur village à Boukombé et à Toucountouna à la suite de leur état de santé dégradant.
Face à la situation sanitaire, le ministre a confié que la surveillance épidémiologique a été renforcée et que des équipes d’intervention rapide sont sur le terrain pour la sensibilisation des populations et des guérisseurs traditionnels en particulier chez qui échouent souvent les malades au lieu de prendre la voie des centres de santé pour une prise en charge des plus diligentes.
Il présente les condoléances de la Nation aux familles des victimes et rassure toute la population des mesures de santé publique susceptibles de faire face à l’épidémie.
Société 20 janv. 2018
le commandant Désiré Azatassou[/caption]Hier vendredi 19 janvier en fin de soirée, le commandant Désiré Azatassou et trois autres militaires ont été déposés à la prison civile de Kandi. C’est après avoir été conduits en début d’après-midi, sous une forte escorte de la Gendarmerie nationale, dans les locaux du Tribunal de première instance de la ville.
Par Maurille GNASSOUNOU A/R Borgou-Alibori
Le commandant Désiré Azatassou et ses complices, un lieutenant et deux soldats liment depuis hier vendredi 19 janvier, leurs dents contre les barreaux de la prison civile de Kandi où ils viennent de passer leur première nuit. Ils ont été déposés à la maison d’arrêt de Kandi pour des chefs d’accusation de flagrants délits relatifs à des faits d’attentat contre la sûreté de l’Etat, de séquestration et de non dénonciation de crime. C’est après une audience à huis clos qui s’est achevée aux environs de 20 heures au Tribunal de première instance de la ville.
Selon les sources qui ont été contactées, il s’agit d’une mesure conservatoire, compte tenu du mouvement de grève en cours dans les tribunaux, depuis quelques jours. Leur nouvelle comparution devant le juge est fixée au mardi 6 février prochain.
Il est reproché aux mis en cause d’avoir, au petit matin du lundi 1er janvier dernier, séquestré le commandant du 7e Bataillon inter-arme de Kandi. Dans leur fuite, ils ont emporté des armes et des munitions. Alors que ses complices ont fait reddition, le commandant Désiré Azatassou en cavale, a été arrêté jeudi 4 janvier dernier dans la localité de Donwari, à Kandi.
Société 20 janv. 2018

Tendons-nous vers le dénouement de la crise sociale qui secoue l'Administration publique depuis quelques semaines ? Le chef de l'Etat invite les secrétaires généraux des sept Centrales et Confédérations syndicales à une séance de travail, le mardi 23 janvier prochain, à 16 heures..
La rencontre aura lieu à la présidence de la République.Elle portera sur la situation sociale avec à la clé la grève déclenchée par les Centrales et Confédérations syndicales pour protester surtout contre les lois visant le retrait du droit de grève à certaines corporations de la fonction publique, adoptées par le Parlement. La situation a évolué avec la décision de la Cour constitutionnelle en date du 18 janvier dernier, déclarant contraires à la Constitution lesdites lois querellées. Le chef de l'Etat et les partenaires sociaux devront donc apprécier la situation et tenter de trouver une porte de sortie. Les secrétaires généraux des Centrales et Confédérations syndicales en grève devront se faire accompagner d'un membre de leur bureau syndical respectif, précise la correspondance à eux adressée à cet effet par le ministre chargé de la Fonction publique, Adidjatou Mathys.
Actualités 19 janv. 2018


Le Chan Maroc 2018 démarré, il y a une semaine, se poursuit. Certains groupes ont commencé par livrer les noms de leurs équipes qualifiées pour le second tour. Victorieux lors de leur première sortie, les Chevaliers de la Méditerranée de la Libye et les Diables Rouges du Congo Brazzaville pourraient bien se mettre à l’abri, ce jour, en attendant la troisième et dernière journée des matches de groupes.
Après avoir fait voler en éclats (3-0) le rêve du Nzalang Nacional de la Guinée Equatoriale, lundi 15 janvier dernier, les Chevaliers de la Méditerranée de la Libye s’apprêtent à en découdre cet après-midi avec les Super Eagles du Nigeria. C’est un match qui s’inscrit dans le cadre de la deuxième journée au niveau du groupe C. Une victoire ouvrirait bien les portes des quarts de finale aux Libyens.
Mais auteurs d’un piteux (0-0) face aux Amavubis du Rwanda, leurs adversaires du jour voudront se relancer dans la compétition. Ce qui augure donc d’un match âprement disputé. Il en sera de même pour le second match du groupe. Il mettra aux prises en deuxième heure les Rwandais aux Equato-Guinéens dont une nouvelle défaite scellerait définitivement le sort.
Comme les Libyens, une victoire face aux Etalons du Burkina Faso demain, samedi 20 janvier au stade Adrar à Agadir, assurerait l’un des deux tickets qualificatifs du groupe D pour les quarts de finale aux Diables Rouges du Congo Brazzaville. Après leur exploit (1-0) réalisé face aux Lions Indomptables du Cameroun, mardi 16 janvier dernier, les poulains de Barthélémy Gatsono sont en pleine confiance. Pourvu qu’ils ne retrouvent pas sur leur chemin, une résistance de la part des Etalons du Burkina Faso. Contraints au partage des points (0-0) par les Palancas Negras de l’Angola, il est à envisager que les poulains de Drissa Malo Traoré alias Saboteur se présentent devant eux, dans de nouvelles dispositions.
Quant aux Camerounais et leur entraîneur Rigobert Song, ils n’auront plus droit à l’erreur. Face aux Angolais, ils doivent sortir la tête de l’eau. Décisif restera donc pour eux ce match tout comme celui qui opposera, dimanche 21 janvier prochain au stade Mohammed V de Casablanca, les Lions de l’Atlas du Maroc et les Crocodiles du Nil du Soudan. Déjà qualifiées pour les quarts, ces deux dernières équipes s’affronteront dans un combat dont l’enjeu sera la première place du groupe A. Au même moment, les Maurabitounes de la Mauritanie et le Syli National de la Guinée, toutes les deux éliminées, se retrouveront pour un match qui aura valeur de simple formalité à remplir?
La Guinée veut disqualifier le Soudan
La Guinée mauvaise perdante? Eliminé après deux défaites consécutives au Chan 2018, le Syli ne compte pas baisser les bras. La Feguifoot (Fédération guinéenne de football) a déposé une réserve contre le Soudan au sujet de son joueur Elsaman Elsawi Elcheick.
Ce dernier est soupçonné d’être un joueur du club libyen d’Ittihad Tripoli depuis le 9 janvier dernier et son transfert d’Al Merreikh. Une situation contraire au règlement de compétition. « Seuls les joueurs sous contrat permanent enregistré dans un club local affilié à leurs associations nationales sont éligibles à participer au Championnat d’Afrique des nations », lit-on au chapitre 16 de l’article 38.2. des textes.
La Guinée demande « à la Caf de s’autosaisir de ce cas et d’appliquer dans toute leur force les dispositions réglementaires », à savoir l’article 47, chapitre 20 : «Pour toute erreur administrative en matière d’enregistrement des joueurs, l’Association nationale concernée sera suspendue de participation à l’édition suivante du Chan et son équipe éliminée de la compétition si cette dernière est toujours en cours ». Le Soudan avait dominé le Syli en première rencontre du Groupe A 2-1?
Source : Africa Top Sports
Quelques résultats
Maroc # Mauritanie 4-0
Guinée # Soudan 1-2
Côte d'Ivoire # Namibie 0-1
Zambie # Ouganda 3-1
Libye # Guinée Equatoriale 3-0
Nigeria # Rwanda 0-0
Angola # Burkina Faso 0-0
Cameroun # Congo 0-1
Maroc # Guinée 3-1
Soudan # Mauritanie 1-0
Les affiches de la journée :
Vendredi 19 janvier 2018
Groupe C : Libye # Nigeria (17h30) au Grand Stade de Tanger
Groupe C : Rwanda # Guinée Equatoriale (20h30) au Grand Stade de Tanger
Samedi 20 janvier 2018
Groupe D : Angola # Cameroun (17h30) au Grand Stade Agadir
Groupe D : Congo # Burkina Faso (20h30) au Grand Stade Agadir
Dimanche 21 janvier 2018
Groupe A : Soudan # Maroc (20h00) au Complexe Mohammed V, Casablanca
Groupe A : Mauritanie # Guinée (20h00) au Grand stade Marrakech

Le président de la Cour suprême a reçu à son cabinet, ce jeudi 18 janvier, plusieurs personnalités et délégations dont le Collectif des agents contractuels licenciés de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee). Ce dernier est allé plaider pour l’examen de son recours en souffrance à la chambre administrative de la Cour suprême.
Près de 150 agents occasionnels et prestataires de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) qui disent avoir été « abusivement » licenciés en 2008 attendent que la Cour suprême se prononce sur le recours introduit au niveau de la chambre administrative de la Haute juridiction. Une délégation du collectif était, ce jeudi 18 janvier en audience chez le président de la Cour suprême, Ousmane Batoko, pour lui faire part de son impatience et de ses inquiétudes par rapport à la lenteur qu’accuse l’examen du dossier. Elle sollicite par la même occasion l’appui du président de la Cour suprême pour que soit accélérée cette procédure administrative.
Selon Simplice Dédjrossè, porte-parole de la délégation, c’est difficilement que ses collègues licenciés arrivent à joindre les deux bouts avec leurs familles. Leur situation de chômage leur crée beaucoup de difficultés, a-t-il signalé.
Ces agents confient que c’est un beau matin que, par lettre n°4084/08/SBEE/DG/DRHC/SAPR du 30 juillet 2008, il leur a été notifié la rupture de leur contrat d’insertion professionnelle à la Sbee. C’est ainsi qu’ils sont devenus depuis lors des chômeurs. La promesse des autorités de la société de leur faire appel en cas de besoin est restée jusque-là lettre morte. C’est seulement onze d’entre eux qui ont réintégrés et titularisés en novembre 2008. Mais la situation du reste n’a pas connu de suite jusqu’ici. Ils disent avoir rencontré le médiateur de la République pour faire fléchir les autorités de la Sbee mais sans suite.
Situation des Gsm
« Au début de l’année 2017, nous avons pu rencontrer certaines autorités de la Sbee mandatées par la direction générale et qui ont promis de nous donner une suite favorable d’ici fin juin 2017. Mais jusqu’à ce jour c’est le silence plat », se désole le porte-parole du collectif, Simplice Dédjrossè. Lui et ses camarades appellent la Cour suprême au secours pour corriger ce qu’ils appellent « une injustice »
A la suite de ses ex-agents de la Sbee, le président de la Cour suprême s’est entretenu aussi avec le président de l’Autorité de régulation des communications électroniques et de la poste du Bénin (Arcep-Bénin). Flavien Bachabi a abordé avec Ousmane Batoko les actions que mène son institution dans le cadre de l’assainissement du secteur des Gsm au Bénin. Selon lui, l’autorité reste accrochée au respect strict des textes qui existent dans le secteur. Il est hors de question que les opérateurs Gsm ne respectent pas les clauses des cahiers des charges et des conventions qu’ils ont signées avec l’Etat, insiste Flavien Bachabi. L’Arcep est là pour faire appliquer les lois sans complaisance et sans état d’âme. Ce sont ces mesures fortes qui expliquent aujourd’hui que le Bénin soit en train de passer de cinq à deux réseaux, renseigne le président de l’Arcep-Bénin. Selon lui, le président de la Cour suprême aurait beaucoup apprécié ces actions d’assainissement que l’Autorité mène depuis l’avènement du régime du Nouveau départ?

Le renforcement de la participation des femmes à l’Assemblée nationale est au cœur d’une conférence parlementaire ouverte, ce jeudi 18 janvier à Cotonou. C’est une initiative conjointe de l’Assemblée nationale du Bénin et de l’Union interparlementaire (Uip).
Le Bénin veut améliorer la représentativité des femmes à l’hémicycle. La rencontre parlementaire sur le renforcement de leur participation à l’Assemblée nationale ouverte hier à Cotonou s’inscrit dans cette logique. Elle vise à mieux répondre aux défis rencontrés par les femmes béninoises dans le domaine de la participation à la vie politique et à identifier des solutions adaptées au contexte national pour renforcer leur participation à l’Assemblée nationale.
Pour la première dame du Bénin, Claudine Talon, « La rencontre recherchera des solutions efficaces pour corriger un phénomène hérité de l’organisation ancienne de la société humaine qui, au prétexte de la physiologie humaine du genre masculin, a écarté la femme de la gestion de la cité ». Si cette insuffisance ne relève pas du Bénin, il est temps de la corriger, souligne-t-elle.
La conférence est organisée en collaboration avec l’Union interparlementaire qui place l’égalité entre les hommes et les femmes au cœur de son mandat depuis plusieurs de décennies. La représentante du secrétaire général de l’union, Mariana Duarté Mutzenberg, souligne la nécessité de la forte présence féminine au sein de la Représentation nationale : « Un Parlement au sein duquel, les hommes et les femmes sont représentés est plus légitime et plus efficace. Il permet de mieux cerner la société dans sa diversité et répondre aux besoins et attentes de chacune et de chacun ».
Le tableau qu’elle présente de la représentativité des femmes à l’échelle internationale montre le retard du Bénin en la matière. « Un quart des parlements dans le monde aujourd’hui a au moins 30 % de femmes », relève-t-elle, en citant l’exemple du Rwanda qui a dépassé les 50% de femmes au Parlement. « Il importe d’adapter le contexte national béninois à la réalité internationale », insiste-t-elle.
La première dame du Bénin, Claudine Talon, semble soucieuse de voir ce vœu se concrétiser. « Grâce au nouveau Code électoral que votera l’Assemblée nationale avant les prochaines législatives, le Bénin sortira de la catégorie honteuse des pays à Parlement misogyne », espère-t-elle. Elle poursuit : « Etablir d’autorité la parité ou une meilleure représentation des femmes au sein du parlement sans attendre que celles-ci en fassent leur affaire elles-mêmes par la compétition serait d’un mérite historique pour les auteurs ».
Pour y arriver, elle lance cette exhortation à l’endroit des participants : « recommander à l’endroit des 83 députés à l’Assemblée nationale de voter avant septembre 2018, un nouveau Code électoral comportant une disposition positivement discriminatoire au profit d’une représentativité équitable de la femme au sein du parlement ».
Défis
Ces doléances sont visiblement bien saisies par le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji. Tout en expliquant que le parlement béninois a franchi le cap de la misogynie, il fait observer que le renforcement de la représentativité des femmes au sein de l’hémicycle relève d’un combat de longue date. Sur ce point, il évoque la rencontre de Grand-Popo des 2 et 3 mars 2017 qui s’est penchée sur la question avec, à la clé, la proposition d’augmenter le nombre de femmes à 17 % au lieu de 8 % actuellement.
« Notre Assemblée nationale n’est pas hermétique à l’amélioration de la présence féminine en son sein. Elle sait que les 8% de représentation féminine nous situe très en deçà de la moyenne de la sous-région. Elle sait que le vent de l’évolution qui souffle sur tous les continents est en faveur de la promotion des femmes et que l’objectif, une planète 50/50 d’ici à 2030 n’est pas irréalisable à en juger par les performances de certains pays », développe-t-il.
Pourtant, un an après la rencontre de Grand-Popo, les lignes n’ont pas trop bougé. Il est question pour les différentes opinions présentes à la conférence de s’exprimer à nouveau en connaissance de cause. « Notre ambition est d’instaurer un véritable débat participatif sur la problématique de la promotion des femmes à l’Assemblée nationale », explique-t-il.
Les entraves causées par les lois, les pratiques discriminatoires qui réduisent les chances des femmes sont des disparités à corriger pour accroître leur chance à la vie politique et améliorer leur représentation au Parlement. La conférence aidera les participants à opérer des choix judicieux et pratiques, immédiatement applicables au profit des femmes. Le quota obligatoire est un dispositif à retenir pour amorcer ce changement?