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Nouvelles

« La réforme foncière au Bénin pour vous et moi »: Un ouvrage de Xavier Zola disponible dès demain

Contribution scientifique à la réflexion sur la problématique de gestion du foncier, « La réforme foncière au Bénin pour vous et moi » est la toute première signature du juriste de formation, Xavier Zola, devenu expert foncier, consultant formateur et facilitateur.

L’ouvrage de 80 pages du fonctionnaire à l’Agence nationale du Domaine et du Foncier (And), subdivisé en quatre chapitres, est produit à compte d’auteur, tant Xavier Zola a envie d’enrichir l’information du public et projeter la lumière sur les zones d’ombre qui caractérisent les conflits domaniaux et autres litiges liés au foncier.
Le livre sera mis en vente dès demain, samedi 20 janvier à Cotonou, à la faveur d’une cérémonie de lancement?

Désiré C. VIGAN A/R Mono-Couffo

Société 19 janv. 2018


Santé: Les laits et farines infantiles Celia interdits au Bénin(Au moins 11228 boîtes déjà retirées auprès des grossistes)

Le ministre de la Santé, Alassane Séidou, a animé, ce jeudi 18 janvier, un point de presse à Cotonou sur la situation des laits et farines infantiles Celia qui seraient sources de fièvre typhoïde. Il a annoncé aux populations que la commercialisation et la consommation de ces produits sont désormais interdites au Bénin.

« Il est interdit jusqu’à nouvel ordre, sur toute l’étendue du territoire national, la commercialisation et la consommation des laits et farines de marque Celia », a martelé le ministre de la Santé, Alassane Séidou, lors d’un point de presse animé ce jeudi à Cotonou. A l’en croire, les produits incriminés recèlent un agent pathogène susceptible d’entraîner la fièvre typhoïde. Le groupe Lactalis, une structure de fabrique de laits et farines infantiles, a procédé en décembre 2017 en France, au rappel et au retrait des rayons de vente, de certains lots de sa production, suite à une suspicion de contamination à la salmonelle, un agent pathogène susceptible de causer la fièvre typhoïde aux consommateurs, a-t-il souligné. « Il s’agit plus précisément des poudres lait et farines infantiles de la marque Celia », précise Alassane Séidou.
Suite à cette information, poursuit le ministre, la direction de la Pharmacie, du Médicament et des Explorations diagnostiques a dépêché une mission de vérification auprès des sociétés grossistes-répartiteurs. Il résulte de cette investigation que les sociétés Ubphar et Ubipharm ont reçu du groupe Lactalis du 1er janvier au 31 décembre 2017, des produits de la gamme Celia.
A titre de mesures conservatoires, renseigne Alassane Séidou, le ministère de la Santé a ordonné le retrait des lots incriminés de tous les rayons de vente.
Le ministre de la Santé précise qu’à la date du mercredi 17 janvier dernier, 11228 boîtes tous lots confondus reçus au Bénin par les deux grossistes-répartiteurs susvisés ont été retirées, en attendant les dispositions pratiques de mise en œuvre de la procédure de destruction.
Eu égard à toutes les mesures ci-dessus rappelées, le ministre lance un appel à la vigilance à toute la population, en l’invitant à surseoir jusqu’à nouvel ordre à toute consommation de lait et farines infantiles de marque Celia du groupe Lactalis?

Santé 19 janv. 2018


Dédommagement sur le domaine de l’aéroport de Glo-Djigbé: Les propriétaires et acquéreurs de parcelles manifestent

Les populations occupant le domaine de l’aéroport de Glo-djigbé ont organisé, ce jeudi 18 janvier, une manifestation contre les prix fixés par le gouvernement quant au dédommagement suite à l’expropriation de leurs terres. La voie inter –Etats 2 a été bloquée pendant des heures.

La circulation sur la route inter-Etats n°2 allant de Cotonou à Bohicon, a connu des perturbations, ce jeudi 18 janvier à hauteur du village de Glo dans la commune d’Abomey-Calavi. Elle a été barricadée très tôt dans la matinée par des présumés propriétaires et acquéreurs de parcelles du site réservé pour la construction de l’aéroport international de Glo-Djigbé. Ces derniers protestent contre les montants fixés par le gouvernement pour leur dédommagement, des prix variant de 75 F Cfa à 2500 F Cfa le mètre carré.
Les forces de l’ordre dépêchées sur les lieux n’ont pu maîtriser la situation. Au cours des échauffourées entre la police et les populations, on dénombre de nombreux dégâts matériels : des véhicules de police ont été saccagés. Il y a eu également des arrestations et des blessés dans les rangs des manifestants et des policiers.
Pour assurer une meilleure gestion de ce dossier, le gouvernement a tenu plusieurs séances avec les propriétaires terriens du domaine pour les sensibiliser, les associer aux étapes de la procédure d’expropriation.
La dernière en date remonte à lundi dernier où les montants du dédommagement fixés par une commission mise en place à cet effet ont été communiqués. Des mesures importantes ont été prévues pour que les noyaux villageois puissent continuer leurs activités agricoles. Un domaine de 150 ha a été prévu pour être mis à leur disposition. Seulement à cette séance, des voix se sont élevées pour désapprouver ces montants. Le président de l’Association intercommunale des propriétaires et acquéreurs de parcelles du domaine de l’aéroport et d’autres avaient marqué sur place leur étonnement et leur déception, promettant de rendre compte à leurs mandants. Ils estiment que ces montants sont dérisoires et ne sont pas conformes aux prix pratiqués au niveau de la mairie. Ces prix sont le fruit des travaux d’une commission qui a travaillé des semaines durant, tenant compte de plusieurs critères.
Cette situation peut être considérée comme la conséquence des spéculations actuelles qui ont cours dans la vente des parcelles au Bénin. Tout ce passe comme s’il n’y a pas de règlementation.
Pour la réussite de ce projet qui n’a fait que trop durer, il urge que des dispositions soient prises pour éviter d’éventuels blocages dans le démarrage de cet important projet de développement qui a des avantages multiples pour le Bénin?

Actualités 19 janv. 2018


Mono: 97,56 % de crédits délégués consommés en 2017

 

La conférence administrative départementale du Mono a repris ses activités, pour le compte de cette année 2018. La réunion statutaire au titre du mois de janvier, s’est tenue, ce mercredi à la préfecture de Lokossa, sous la présidence du préfet Komlan Zinsou. Trois préoccupations majeures étaient à l’ordre du jour dont le point sur la consommation des crédits délégués chiffrée à 97,56 % en 2017.

Le délégué du contrôleur financer Arsène Honkpéhèdji et le régisseur des finances, Gabin Houndjè, du département du Mono ont, tour à tour, fait le point par rapport aux engagements et décaissements réels opérés dans le cadre de l’exercice 2017 en ce qui concerne les crédits délégués. 

Aux dires d’Arsène Honkpéhèdji, la compilation effectuée au niveau de la quarantaine de structures bénéficiaires des crédits délégués a permis d’obtenir un taux de 97,56 % de consommation. En revanche, il a relevé que certaines directions départementales ont distinctement fait meilleure performance en réalisant un taux de 100 %. Il s’agit, en l’occurrence, des directions en charge du Développement et des Infrastructures.
Le régisseur des finances a, quant à lui, fait savoir que tous les mandats et autres effets de décaissements, parvenus à ses services, ont été satisfaits, au cours de l’année passée pour soutenir que le taux de décaissement est de 100 %.
Mais en dépit de ces résultats qui paraissent élogieux, les deux responsables se sont dits insatisfaits. Car, ils estiment que le département aurait pu faire meilleure performance, par rapport aux engagements, en faisant allusion aux crédits qui ne sont pas consommés alors que les besoins d’investissements sont immenses. En cause, une certaine lenteur administrative qui, selon eux, a été notée dans les diligences attendues des services financiers de la plupart des structures. Laquelle lenteur a fait perdre, entre autres, une cagnotte de 21 millions francs Cfa, dédiée au secteur de la santé pour gérer des indigents.
D’autres dysfonctionnements ont été également relevés. Les membres de la conférence se sont engagés à prendre des dispositions nécessaires et à fouetter l’ardeur de leurs collaborateurs en charge des finances. L’objectif visé est d’atteindre une consommation entière des crédits, soit un taux de 100 % en 2018, a souligné le préfet Komlan Zinsou.
Les deux autres points débattus hier ont trait à la stratégie de reproduction chez les adolescents et les jeunes et aux insuffisances notées dans l’application des textes qui encadrent le processus de la décentralisation. Objet d’une communication, présentée par le secrétaire général de la préfecture Arnaud Agon, le dernier point est le résultat d’un travail qui se fait, par une approche participative, en prélude à la relecture desdits textes?

Actualités 18 janv. 2018


Conseil économique et social: Un bilan positif en 2017, malgré les vicissitudes

Le président du Conseil économique et social (Ces), Augustin Tagbé Gbian, a reçu, ce mercredi 17 janvier à Cotonou, les vœux des conseillers de l’institution. Il en a également formulé à leur endroit.

Des vœux de robuste santé, de paix profonde et de réussite pour Augustin Tabé Gbian et pour toutes les personnes qui lui sont chères. Tels sont les vœux que Charlemagne Tomavo, secrétaire général du Conseil économique et social a formulé, ce mercredi 17 janvier, au président du Ces, au nom des personnels civil et militaire de l’institution. Replaçant la cérémonie dans un cadre traditionnel, le secrétaire général du Ces a dressé un bilan sommaire des activités réalisées au cours de l’année 2017. 

Au-delà du caractère festif de l’événement, relève Charlemagne Tomavo c’est l’occasion pour les composantes du Conseil, de faire le point des actions menées, de les analyser et de procéder aux réajustements nécessaires afin d’accroître les rendements. Ainsi, développe-t-il, les personnels en service au Ces ont apporté leurs contributions pour l’accomplissement des différentes missions. Il a présenté au président des excuses pour les ratés et autres insuffisances connus dans ce cadre. Il assimile les faux pas enregistrés aux erreurs inhérentes à toute activité humaine. Il s’est réjoui que le bilan des activités menées et les impacts desdites activités aient permis de reconnaître et de retenir l’utilité de l’institution qui ne devrait pas disparaître.
Une utilité sur laquelle insiste Dominique Atchawé, vice-président du Ces, avant de réitérer les vœux de parfaite santé, de prospérité et de longévité au président Augustin Tabé Gbian. Des vœux qu’il a également adressés aux personnels civil et militaire du Ces.
L’année 2017, a retenu Dominique Atchawé, fut une année particulière. Car l’institution a vécu des moments palpitants dans la mesure où elle a frôlé la disparition. Le vice-président est revenu sur quelques activités phares, notamment celles constitutionnelles. Par ailleurs, Dominique Atchawé a relevé les sujets d’auto-saisine qui ont révélé l’importance et la contribution des industries de transformation de produits locaux au développement du pays. D’autres sujets tels que la transhumance pastorale, la pollution des eaux et l’économie numérique, l’emploi des jeunes ont également fait l’objet d’une attention particulière des conseillers du Ces.
En retour, Augustin Tabé Gbian a formulé pour les conseillers, les personnels civil et militaire, des vœux de bonne et heureuse année pour 2018. « Puisse Dieu, le Tout-Puissant et miséricordieux éloigner de nous tout malheur », a souhaité le président du Ces.
Pour lui, l’année écoulée a été ponctuée d'une série d’événements des plus éprouvants aux plus réconfortants, tous liés aux vicissitudes de la vie. Les résultats auxquels l’institution est parvenue sont l’œuvre non seulement des conseillers mais aussi des personnels civil et militaire. Il n'a pas manqué de les convier à ne pas baisser la garde.
« Le bilan est globalement positif », se félicite Augustin Tabé Gbian. Cependant, le Ces peut mieux faire, reconnaît-il. ?

Actualités 18 janv. 2018


Audience à l’Assemblée nationale: Me Adrien Houngbédji reçoit la chargée de programme de l’Uip

Le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, a reçu en audience, ce mercredi 17 janvier, Mariana Duarte Mutzenberg, chargée de programme et chef de la délégation de l’Union interparlementaire en séjour au Bénin dans le cadre de la conférence parlementaire sur le renforcement de la participation des femmes au Parlement. 

La rencontre qui s’ouvre ce matin à Cotonou, est organisée par l’Assemblée nationale avec l’appui de l’Uip. Le chef de la délégation de l’Uip a jugé utile d’aller présenter ses civilités au président Adrien Houngbédji à quelques heures du démarrage de la conférence.
Au sortir de l’audience, Mariana Duarte Mutzenberg loue l’organisation de cette conférence interparlementaire qui cadre bien, selon elle, avec les objectifs de l’Uip. Car, il existe au sein de l’institution, un pilier axé sur le partenariat entre  les hommes et les femmes c'est-à-dire renforcer l’égalité entre les hommes et les femmes dans les Parlements et par  le biais du travail parlementaire. Elle dit avoir réitéré au président de l’Assemblée nationale tout le soutien de l’Uip pour son engagement depuis qu’il est élu au perchoir de la septième législature au profit du renforcement de la participation des femmes au Parlement. «  Nous sommes heureux de savoir qu’il y a cette démarche qui est faite ici puisque le Bénin, dans son histoire démocratique récent, n’a pu encore atteint 10 % de femmes au Parlement. La moyenne mondiale est actuellement de 23,5 %. Ce n’est pas l’idéal, mais on  voit que le Bénin n’est pas encore dans le rythme », relève la chargée de programme et chef de la délégation de l’Union interparlementaire en mission au Bénin. Mariana Duarte Mutzenberg salue cette envie du président de l’Assemblée nationale d’œuvrer à inverser la tendance actuelle. « La conférence de Cotonou est une conférence de dialogue avec des acteurs clé comme les parlementaires, la Société civile, ainsi que des expertises venant d’autres pays comme le Sénégal et la Belgique qui ont atteint un niveau important de participation des femmes à l’Assemblée nationale… », dévoile-t-elle?

 

Actualités 18 janv. 2018


Grève dans l’administration publique: L’appel au dialogue du médiateur de la République

Le médiateur de la République est préoccupé par les tensions sociales avec à la clé la grève des sept centrales et confédérations syndicales dans l’administration publique. A travers une déclaration faite à son cabinet à Porto-Novo, ce mercredi 17 janvier, Joseph Gnonlonfoun invite les uns et les autres à privilégier la recherche de l’intérêt supérieur de la nation, de l’unité nationale afin d’aboutir au plus tôt à la paix, gage du développement du Bénin.

Le médiateur de la République dit faire confiance au gouvernement, aux acteurs sociaux et syndicaux, aux responsables politiques pour prendre leurs responsabilités historiques et pour s’engager fermement dans une concertation qui calme les tensions dans le respect des uns et des autres. Joseph Gnonlonfoun regrette ce mécontentement qui fait suite au vote de la loi portant retrait du droit de grève aux magistrats, aux agents de santé et aux forces de sécurité publique. Lequel mécontentement a été observé dans le pays et a été marqué notamment par le sit-in organisé, vendredi 12 janvier dernier, sur l’esplanade de l’Assemblée nationale par sept centrales et confédérations syndicales. Celles-ci ont lancé des mouvements de grève bloquant ainsi le fonctionnement normal des services dans l’administration publique.
Pour Joseph Gnonlonfoun, cette crise interpelle à plus d’un titre son institution dont la mission principale est de contribuer à l’obtention et au maintien de la paix en toutes circonstances. Le médiateur de la République ne veut pas donc rester insensible à ces tensions sociales qui risquent de fragiliser l’économie nationale et de porter un coup d’arrêt au progrès du Bénin. Il se réjouit de ce que le Bénin dispose des ressources humaines nécessaires aussi bien politiques que sociales pour juguler cette crise. Joseph Gnonlonfoun invite les différentes parties à renouer le dialogue pour en finir avec ces perturbations dans l’administration béninoise. « Je sais pouvoir compter sur la clairvoyance de chacun et de chacune d’entre vous afin que le Bénin sorte gagnant encore une fois de cette crise », souhaite vivement le médiateur de la République?


Actualités 18 janv. 2018


Chan Maroc 2018: La Côte d’Ivoire et l’Ouganda dos au mur

A l’occasion de leur deuxième sortie dans la compétition, ce jeudi 18 janvier au Grand stade de Marrakech, les Eléphants de la Côte d’Ivoire et les Cranes de l’Ouganda n’auront pas droit à l’erreur. Une nouvelle défaite compromettrait définitivement leur sort. Ce qui ne serait pas le cas des Chipolopolo de la Zambie et des Brave Warriors de la Namibie qu’une nouvelle victoire propulserait automatiquement en quart de finale du tournoi.

Ce jeudi 18 janvier, au niveau du groupe B du Championnat d’Afrique des nations (Chan Maroc 2018), la Zambie affronte la Côte d’Ivoire, tandis que l’Ouganda aura comme adversaire, la très surprenante équipe de la Namibie. Des deux affiches, la première restera la grande attraction.

En gagnant leur premier match devant l’Ouganda (3-1), Lazarous Kambole, Augustine Mulenga, Fackson Kapumbu et leurs coéquipiers de la Zambie ont fait un important pas vers les quarts de finale. Une victoire cet après-midi, garantirait d’ores et déjà l’un des deux tickets de ce groupe aux Chipolopolo. Quant à leurs adversaires du jour, les Eléphants de la Côte d’Ivoire, ils se sont inclinés d’entrée (1-0) face aux Brave Warriors de la Namibie, se compliquant la tâche pour la suite de la compétition. Ils sont conscients qu’il leur faudra une victoire contre les Zambiens, pour se remettre en course.
Actuellement, l’heure est à la sérénité et à la concentration dans leur camp. Togui Mel et Konan Raoul Yao, tous deux blessés, ont déjà récupéré et seront de la partie, a-t-on appris de source proche de l’encadrement.
Comme ils l’ont annoncé au début de la compétition, leur ambition n’a jamais varié. Les Ivoiriens veulent faire mieux qu’en 2016 où ils avaient occupé la 3e place. Une nouvelle défaite sera, pour eux, synonyme d’élimination. Leur tâche n’est certes pas impossible, mais elle ne sera sans doute pas aisée. « On aurait souhaité entamer notre aventure par un succès, mais dommage. Le football est ainsi fait. Il faut accepter la défaite. La Namibie nous a carrément faussé les calculs sur le terrain à cause du positionnement de ses joueurs. Nous espérons revenir plus fort lors du deuxième match», confie l’entraîneur ivoirien Ibrahim Kamara.
Mis en confiance, après avoir créé la sensation, dimanche 14 janvier dernier, suite à la victoire surprise (1-0) face aux Ivoiriens, les Brave Warriors de la Namibie croient fermement en leurs chances. Ils entendent, à partir de 20 h 30 au Grand stade de Marrakech, rééditer le même exploit contre les Cranes de l’Ouganda. « Nous avons réussi à passer l'obstacle numéro un. Maintenant, notre objectif reste de se qualifier en quart de finale», a indiqué l’entraîneur namibien, Ricardo Giovani Mannetti.
Mais les Ougandais, tel qu’ils ont le dos au mur, se doivent de réagir au plus vite. Etant à leur quatrième participation à une phase finale de Chan, les Ougandais tenteront de faire oublier leurs expériences malheureuses de 2011, 2014 et 2016. Il est à espérer d’eux, un sursaut d’orgueil?

Quelques résultats
Maroc # Mauritanie 4-0
Guinée # Soudan 1-2
Côte d'Ivoire # Namibie 0-1
Zambie # Ouganda 3-1
Libye # Guinée Equatoriale 3-0
Nigeria # Rwanda 0-0
Angola # Burkina Faso 0-0
Cameroun # Congo 0-1

Les affiches de la journée
Côte d’Ivoire # Zambie (16 h 30) au Grand stade de Marrakech
Ouganda # Namibie (19 h 30) au Grand stade de Marrakech

Des forfaits chez les Eléphants

C’est la saignée au sein de l’effectif des Eléphants. Après Inza Diabaté out, Kamara Ibrahim devra faire sans trois autres éléments de son groupe pour l’épreuve contre la Zambie.
Pacôme Zouzoua sorti prématurément de l’opposition avec la Namibie ne pourra pas participer à la rencontre face à la Zambie. Le milieu du Sporting Club de Gagnoa boitillant à l’entraînement lundi dernier a déclaré forfait.
Idem pour Yao Kévin et Kouakou Raoul. Les défenseurs de l’Afad et du Fc San Pedro se plaignent de leur genou. Celui de Raoul qui a pris des rondeurs inquiétantes, a obligé le staff médical à le sortir du groupe qui sera couché sur la feuille de match du jeudi 18 janvier prochain.

Badié Gbagnon en renfort

Une nouvelle épreuve pour Kamara Ibrahim qui perd des éléments importants dans le milieu et en défense. Pour amortir le choc et apporter de la créativité dans son antre-jeu, le technicien ivoirien a battu le rappel de Badié Gbagnon. Le milieu de terrain de l’Asec Mimosas est arrivé à Marrakech ce mardi 16 janvier 2018. Présent lors du Chan 2016, Badié devrait vite s’intégrer surtout qu’il rejoindra cinq de ses coéquipiers à l’Asec Mimosas. Un renfort que l’on espère, côté ivoirien, produira l’effet escompté dans un groupe qui compte ses blessés.

Sports 18 janv. 2018


Mercato: Sessegnon quitte Montpellier pour Gençlerbirligi

L’international béninois Stéphane Sessegnon a rejoint le championnat turc, après avoir été libéré par Montpellier. C’est pour un contrat d’un an et demi plus une année en option.

Le capitaine des Ecureuils du Bénin se prépare à connaître une nouvelle expérience avec le championnat turc. Alors que son contrat avec Montpellier est à six mois de son terme, Stéphane Sessegnon va poser ses valises à Gençlerbirligi.
L’ancien parisien pourrait bien s’engager avec ce club, alors que Osmanlispor et à Karabükspor s’intéresseraient également à lui. Un accord aurait été trouvé, apprend-t-on, entre le club, actuel 17e et avant dernier du championnat, et lui?
M. G.

Sports 18 janv. 2018


Etudier à Dikouan: La précarité plombe la volonté des écoliers

 

De jeunes écoliers à la peine à Dikouan. 23 km de Natitingou, les conditions d’existence militent peu à leur maintien à l’école.

Le visage illuminé, la centaine d’écoliers de l’école primaire publique de Dikouan, village situé à 23 km de Natitingou, dans la discipline, se ruent vers la baraque qui sert de cuisine à l’arrière-cour de l’établissement scolaire. Premier repas de la journée pour la plupart, cet instant reste des plus privilégiés pour eux. Sous la direction de Dieudonné Massikè Essohanam, instituteur au Cours d’initiation et maître-cantine, chaque classe se présente aux deux cuisinières de circonstance pour recevoir sa ration de riz. Le tout achalandé d’une sauce tomate sans autres ajouts que l’eau et l’huile qui la composent. A tour de rôle, les élèves se font servir dans leur bol et s’en vont manger dans les salles de classe. Dernier jour de classe avant les fêtes de fin d’année, la journée prend fin au grand soulagement de l’administration scolaire. Si les vivres essentiels sont fournis par le programme de cantines scolaires du gouvernement, il faudra mobiliser les autres ingrédients pour la sauce tomate. Un véritable casse-tête en cette saison où la tomate s’amenuise dans les jardins des parents d’élèves. « Les enfants n’en apportent plus comme il le leur est demandé en classe », note le maître-cantine. Deux semaines déjà qu’il a lancé la collecte de fonds auprès des parents d’élèves pour faire face à la période de soudure observée depuis peu dans le village. « Elle est bien maigre ce que nous avons pu mobiliser. Juste de quoi faire les achats pour cinq repas », indique-t-il. 

Peu avant 9 h, ce dernier est allé prendre les provisions de vivres au magasin pour la préparation du repas de ce mercredi 20 décembre, sous le contrôle du directeur de l’école. A la cuisine, deux anciennes élèves de l’école, des filles-mères, s’activent autour d’un foyer de fortune. Non loin du hangar hâlé par la fumée, une bassine d’eau retient l’attention par sa couleur ocre. « C’est l’eau que nous utilisons pour faire la cuisine aux enfants. C’est l’eau du marigot », précise l’une d’entre elles, interpellée. En l’absence d’une pompe aux alentours de l’école, cette eau sert en effet d'eau de boisson et à la préparation des repas des 135 élèves que compte l’établissement scolaire.
Volontaires, elles font ce qu’elles peuvent pour donner à manger à ces enfants qui arrivent le plus souvent à l’école, le ventre creux ou peut-être avec pour seul aliment de la journée, la bouillie de pâte de mil de la veille. Avec pour seule motivation, la possibilité à elles offerte de déjeuner au même titre que les élèves de l’établissement à l’heure de la pause. Même si cette habitude est interdite par les autorités en charge du programme de cantine scolaire. « Nous n’avons aucune ressource pour les motiver à rester au service des enfants de l’école », confie Hubert Gnonlonfin, directeur de l’école primaire publique de Dikouan. Estimant le rôle combien important de ces bonnes dames dans le fonctionnement de la cantine et par ricochet dans la rétention à l’école des élèves, il avoue son incapacité à aller contre cette décision de l’Association des parents d’élèves.

Spectre de l’abandon

Bien que Thomas N’koué, président de l’association des parents d'élèves, loue les efforts consentis par le gouvernement pour relancer dans les écoles des contrées déshéritées les cantines scolaires, il n’occulte pas les problèmes récurrents dans le village de Dikouan, et qui plombent toute volonté des enfants d'accéder au savoir. En l’absence d’électricité, la localité est plongée dans le noir et étudier constitue une autre paire de manche pour des élèves déjà contraints à parcourir une longue distance avant d’accéder à l’école. Quoique pour la plupart des parents analphabètes, envoyer son enfant à l’école contribue à faire reculer l’ignorance dans le village et à garantir une chance de réussite dans la vie, les conditions de vie sont loin d’être reluisantes. Aussi, assistent-ils parfois impuissants à l’abandon par certains de leurs enfants. Nombre d’entre eux prennent le chemin du Nigeria à la quête de gain pour soulager leurs peines. En début d’année scolaire, sur 157 élèves régulièrement inscrits, 22 ont fini par faire défection.
« L’année dernière, sur 16 candidats présentés au Certificat d’études primaires, 14 seulement ont pu réellement composer. Un élève est allé au Nigeria tandis que l’une des filles s’estimant grande s’est mariée. Sur l’ensemble des 14, cinq seulement ont connu le succès. A cette rentrée scolaire, six des neuf redoublants ont pu reprendre les classes ; les trois autres ont opposé un refus catégorique à toute reprise et ont même brûlé leurs cahiers avant de s’en aller au Nigeria », souligne Hubert Gnonlonfin.
Affecté par cette infortune, le directeur de l’école s’est promis de faire des six élèves que compte désormais sa classe des exemples dans leur milieu. Ce qui l’amène à les visiter dans leur domicile et à s’enquérir de leurs nouvelles une fois leur absence constatée en classe. « Ce sont des enfants qui ont envie d’étudier mais ce sont les conditions qui constituent pour eux des facteurs limitants », lâche-t-il, tout en rappelant que tous sont appelés à aller composer les épreuves du Certificat d’études primaires à Natitingou. « Ils ont tous l’habitude de marcher pour aller composer à Natitingou. Imaginez un enfant parcourir une vingtaine de kilomètres la veille de l’examen juste parce qu’il n’y a pas de centre d’examen dans les environs de leur localité. L’année dernière, nous tous, enseignants, nous avions dû, pour les aider, en remorquer à deux sur nos motos. Ils sont des enfants béninois aussi », avance-t-il, amer. Citant au passage des abus dont ont fait l’objet des filles envoyées chez des proches pour composer à l’examen.

Espoir

Dans sa classe, le directeur se félicite du progrès fait par les anciens candidats au Cep et ne cache pas son espoir de les voir tous connaître le succès en dépit des conditions précaires dans leur famille. C’est le cas de Nestor M’po. Ayant occupé le 3e rang au cours de l’évaluation du mois de novembre, il tient un mois plus tard le peloton de tête, affichant son aisance à s’exprimer mieux en français. Dans la hutte de ses parents, ressortissants otammari comme la plupart des habitants de Dikouan, il confie à la sortie des classes qu’il étudie à l’aide d’une lampe-torche qu’il attache au front à l’aide de lacets élastiques. Une sorte de torche utilisée généralement dans les mines et dont l’une des lampes est défectueuse. A l’instar de tous ses frères, Nestor se sert de cette lampe dont les piles lui sont fournies par son père. Si dans la tradition otammari, les garçons sont dispensés des travaux domestiques, tel n’est pas le cas de Colette Koudiégou, camarade de classe du jeune garçon et 3e lors de l’évaluation du mois de décembre. Tenue aussi d’étudier par le biais d’une lampe-torche à la suite de la vaisselle et de la corvée d’eau, elle déplore l’inconfort qui caractérise l’exercice. « J’étale mon cahier sur la natte et tenant la torche de ma main gauche j’apprends mes leçons à partir de 22 h », indique-t-elle, sous le regard de son tuteur, sensible à ses peines. « Je ne sais ni lire ni écrire mais à voir ma nièce je me rends compte de ses difficultés à étudier avec une torche. N’ayant pas les moyens de disposer d’un panneau solaire pour éclairer son lieu d’études je ne peux que regretter cette situation », défend André M’po Koudiégou.
La voir obtenir le Cep constituerait pour ce dernier un réconfort d’autant plus qu’un de ses fils, étudiant à l’Université de Parakou, a promis la prendre sous sa coupe pour la poursuite de ses études. Le père de la jeune écolière parti en aventure au Nigeria, André M’po Koudiégou lui assure l’essentiel pour éviter l’infernal sort connu par les filles du village : mariage forcé, grossesse précoce et séquestration, etc. Des réalités que confirment Félix Kouagou, chef du village, très engagé dans le combat pour la déclaration systématique des nouvelles naissances dans la localité. Déjà, faudrait-il, avec le concours de la direction de l’école, faire établir aux élèves des actes de naissance et surtout à ceux qui vont à l’examen.
Avec cinq cours au primaire, le village de Dikouan n’a pas fini de faire son chemin de croix. « Les conditions de vie ne sont pas pour autant favorables à l’installation des enseignants dans le milieu. Nous n’avons pas de logement pour eux et tous sont obligés de louer une chambre à Natitingou. Même l’eau qui est source de vie ne leur est pas accessible. Ce qui nous installe dans une permanente incertitude quant à leur envie de rester au service de notre communauté », craint le chef du village. Ses habitants devront par ailleurs affronter la dure réalité de se séparer de leurs enfants une fois qu’ils réussiraient au Certificat d’études primaires, cette année. Ces derniers, une fois ce cap franchi, seront obligés d’aller vivre à Kouaba, arrondissement distant de 18 km du village, où l’on recense le seul collège de la zone?

 

Education 18 janv. 2018


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