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Nouvelles

Grève de 72 heures des centrales et confédérations syndicales: Ce que réclament les travailleurs

La motion de grève d’avertissement de soixante-douze heures décidée par les secrétaires généraux des centrales et confédérations syndicales est effective depuis ce mardi 16 janvier et ce, jusqu’au jeudi 18 janvier dans nombre de structures de l’Administration publique. Les travailleurs en mouvement s’opposent, entre autres, au retrait du droit de grève à certains agents de l’Etat.

Au-delà de la suppression du droit de grève aux agents de la santé, de la justice dont ils réclament le rétablissement, les travailleurs en mouvement exigent le respect et la protection des libertés syndicales d’expression et d’association qui, selon eux, sont mises à mal par « la persistance dans la multiplication d’actes attentatoires ».
La motion de grève de soixante-douze heures, en date du 11 janvier dernier et signée de six centrales et confédérations syndicales, mentionne aussi la relecture de la loi n°2015-18 portant statut général de la Fonction publique et l’application intégrale des statuts particuliers des enseignants de la maternelle, du primaire et du secondaire par la prise des arrêtés d’application.
La revalorisation du point indiciaire et le règlement des problèmes catégoriels de tous les agents de l’Etat et des secteurs privé et parapublic et l’augmentation du salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig) ainsi que la hiérarchisation des salaires minima, figurent également parmi les points de la plateforme revendicative qui sous-tend la décision de cessation collective de travail mise à exécution depuis ce mardi et qui prend fin demain jeudi à minuit. Aussi, les syndicats demandent-ils « le respect par le gouvernement des engagements contenus dans la Charte nationale du dialogue social, l’arrêt de toutes les formes de cession de la gestion des structures et entreprises d’Etat au privé sans implication et consultation des travailleurs, l’abrogation de toutes les lois antisociales sur l’embauche, le placement de la main-d’œuvre, le recrutement de collaborateurs extérieurs ».
Par ailleurs, les syndicats condamnent les mesures de répression contre des responsables syndicaux dans l’exercice de leur fonction et s’indignent contre ce qu’ils appellent « la pression fiscale et la faiblesse du pouvoir d’achat des travailleurs »?

Société 17 janv. 2018


Réponse du président de la République aux voeux des personnels des Forces de défense, de sécurité et assimilés

- Monsieur le Général de Brigade, Chef d’État-Major Général des Forces Armées Béninoises ;
- Messieurs les Officiers supérieurs, Membres du Haut Commandement Militaire ;
- Monsieur l’Inspecteur Général, Directeur Général de la Police Républicaine ;
- Monsieur le Colonel, Directeur Général des Eaux, Forêts et Chasse ;
- Monsieur le Directeur Général des Douanes et Droits Indirects ;
- Mesdames et Messieurs les Officiers, Sous-officiers, Militaires du rang, Aviateurs, Matelots, Policiers, Forestiers et Douaniers.

Je voudrais, avant toute chose, vous exprimer, mon Général, ma gratitude pour les bons voeux que vous venez de formuler à mon endroit ainsi qu’à l’adresse de ma famille et de mon Gouvernement, au nom des Forces de Défense, de Sécurité et assimilées.
En retour, je voudrais souhaiter à tous les personnels des Forces de Défense, de Sécurité et assimilées et à leurs familles respectives, une bonne et heureuse année 2018 à toute épreuve, à toute occasion, en toute chose. Que chacun de vous puisse jouir de la santé, la sérénité et l’énergie nécessaires pour accomplir avec davantage de succès les missions difficiles qui sont les siennes.
Monsieur le Général de Brigade, Chef d’État-major Général,
Les réformes nécessaires que j’ai engagées avec mon Gouvernement, et que vous venez de rappeler, dans le but de moderniser nos outils de défense et de sécurité ainsi que la capacité d’action de nos forces, n’auraient pas été possibles sans votre implication active. Une vision ne peut être transformée en réalité, au bénéfice des populations, que si elle est partagée par les hommes et les femmes dont la mission est de la décliner au plan opérationnel. De ce point de vue, j’apprécie à leur juste valeur, les efforts persévérants que les Forces militaires et paramilitaires ne cessent de consentir pour la défense de la Nation et la sécurisation des personnes et de leurs biens. Je vous engage à poursuivre ces efforts sans désemparer, afin de garantir un environnement de paix et de quiétude indispensable à la consolidation de notre État de droit.
Général,
Comme vous le savez, je suis particulièrement attaché à la sécurité des personnes et de leurs biens, qui demeure une condition indispensable du développement économique et du progrès social dans notre pays.
A cet effet, je réitère mon engagement à doter nos Forces, de moyens humains, financiers et matériels nécessaires à l’accomplissement de leurs missions républicaines. Les efforts entamés dans ce sens vont se poursuivre et s’intensifier, de façon responsable et réaliste.
La discipline faisant la principale force des armées, je vous exhorte à poursuivre l’oeuvre de restauration des valeurs fondamentales d’intégrité, de patriotisme et de discipline, en combattant avec vigueur le laxisme et la corruption. Ces vices sont d’autant plus inacceptables qu’ils diluent la qualité du service public de défense et de sécurité, et altèrent la confiance du peuple souverain en vos corporations pourtant si nobles.
Mesdames et messieurs,
Je reste convaincu de votre sens de responsabilité, de loyauté et de professionnalisme, pour mener avec courage et abnégation, les missions de défense et de protection que la République vous a confiées.
Je compte sur votre loyauté sans cesse. Je compte sur votre attachement à la Constitution. Je compte sur votre sens d’abnégation et de sacrifice pour l’intérêt sécuritaire de nous tous. J’espère que l’année 2018 sera pour vous, l’année d’une révélation de vos valeurs intrinsèques, personnelles. A cet effet, je voudrais vous souhaiter bonne santé, vigueur, virilité, capacité d’agir sans crainte, capacité de défende notre nation, de protéger nos citoyens, quelles que soient les circonstances.
Je voudrais souhaiter à chacun de vos vous, à vos familles respectives, à vos proches, à ceux que vous aimez, bonne santé afin que vous soyez de moral et de moralité d’acier
Je vous remercie?

Actualités 17 janv. 2018


Présidence de la République: Réponse du président de la République aux voeux du corps diplomatique

- Madame la Doyenne du Corps diplomatique ;
- Mesdames et Messieurs les Chefs de Mission Diplomatique et Consulaire ;
- Mesdames et Messieurs les Représentants des Organisations Internationales ;
- Mesdames et Messieurs les Membres du gouvernement ;
- Mesdames et Messieurs ;

C’est avec une attention particulière que je reçois les propos aimables et les bons voeux que vous venez de formuler, au nom de l’ensemble du Corps Diplomatique et des Organisations Internationales, à l’endroit de mon pays, mon Gouvernement, ma famille et moi-même.
J’ai écouté, avec grand intérêt, votre discours qui a touché aux préoccupations de l’action de mon Gouvernement aux plans intérieur et international. Je me réjouis de l’intérêt que l’ensemble du Corps diplomatique porte à la mise en oeuvre des réformes structurelles en cours dans mon pays pour un développement durable et inclusif. Je vous sais gré de votre bonne appréciation et de vos exhortations à cet égard.
Vous avez évoqué les avancées notables constatées en matière de réduction de l’insécurité, de fourniture de l’énergie électrique, de lutte contre la corruption et de renforcement des services sociaux. Ces réformes combinées étaient nécessaires pour relancer durablement le développement du Bénin. Le Programme d’Action du Gouvernement « Bénin révélé », est un programme ambitieux qui exige de grands sacrifices de la part du Peuple Béninois et dont les résultats, j’en suis certain, permettront à notre pays de transformer son avenir.
Vous avez mis l’accent et je m’en réjouis, sur la suppression des visas au profit des ressortissants africains qui désirent effectuer un court séjour au Bénin. Vous avez bien raison de le souligner Madame la Doyenne, car il n’est guère possible de construire de fructueux échanges commerciaux entre les pays du Continent africain et ceux de notre sous-région en particulier, sans une libre circulation de nos populations. C’est la libre circulation des personnes qui garantit celle de leurs biens, surtout dans un environnement mondial où seuls les grands ensembles ont la chance de survivre.
Vous avez aussi relevé, à juste titre, les offensives de notre Diplomatie pour assurer le rayonnement international du Bénin et la mobilisation des ressources nécessaires à son développement. Un pays attrayant aux plans économique et touristique est celui qui sait en effet se révéler au monde, qui sait promouvoir ses talents et ses potentialités. Un pays qui sait surtout garantir la paix, la stabilité et la sécurité pour lui-même et pour les étrangers qui y séjournent. Telles sont les conditions nécessaires qu’évaluent les investisseurs étrangers et locaux dont nous avons besoin pour réaliser nos grands projets.
Toutes ces actions seront renforcées au cours de cette année 2018, année de l’approfondissement des réformes et du démarrage effectif des grands projets inscrits au Programme d’Actions du Gouvernement, dont la finalité est de donner au Bénin le visage d’un Etat résolument ancré dans la modernité. Je sais pouvoir compter sur vos Gouvernements respectifs et les Organisations Internationales que vous représentez au Bénin pour que, dans un élan de coopération fructueuse et mutuellement avantageuse, mettant en avant un partenariat public-privé renforcé, nos pays puissent relever ensemble les défis de l’atteinte des Objectifs de Développement Durable.
Madame la Doyenne du Corps diplomatique,
Mesdames, Messieurs,
Comme vous le savez, la présente cérémonie solennelle nous donne chaque année l’occasion de faire un tour d’horizon de la situation internationale. A ce propos, je remercie la Doyenne du Corps diplomatique pour son analyse fort pertinente.
Je tiens à vous exprimer, Madame, mes chaleureuses félicitations ainsi que celles de mon Gouvernement pour les initiatives et actions que vous menez, en votre qualité de Doyenne du Corps diplomatique.
Ainsi que vous l’avez si bien fait observer, le monde est confronté au terrorisme et à l’extrémisme violent. Dans de nombreuses régions en effet, la paix est gravement menacée. Les valeurs de liberté et de droits humains les plus élémentaires sont compromises.
A cet égard, je présente, au nom du Peuple béninois, de son Gouvernement et en mon nom propre, mes condoléances et ma compassion à tous les pays frappés par le terrorisme ainsi qu’aux familles des victimes.
L’urgence d’éradiquer ce fléau requiert de nos pays qu’ils s’attaquent individuellement et collectivement au chômage et à la pauvreté, toutes choses qui poussent des milliers de jeunes
à céder aux sirènes de l’endoctrinement et à ses desseins mortifères.
Le monde ne pourra venir à bout de ce péril que par la coopération et à travers des réponses multiformes. C’est pourquoi, je salue la Déclaration conjointe issue du Sommet Union Africaine-Union Européenne, tenu à Abidjan le 30 novembre 2017 ainsi que la création du G5 Sahel qui, nous l’espérons vivement, abordera la question sécuritaire de façon intégrée afin de garantir la durabilité des réponses au fléau.
Le phénomène migratoire aussi nous interpelle et relève de la même problématique : construire des sociétés inclusives offrant un niveau de vie décent à chaque citoyen afin qu’il ne soit plus poussé, de façon désespérée, à choisir de quitter son pays, et à tenter, au péril de sa vie, une aventure incertaine.
La préservation de l’environnement constitue également un défi que nos Etats doivent relever. Le Bénin, pour sa part, soutient toutes initiatives destinées à offrir aux générations futures un espace agréable de vie et des opportunités de développement. C’est pourquoi, mon pays a mis un accent particulier sur le volet environnement à travers tous les grands projets du Programme d’Action du Gouvernement.
Aussi, soutenons-nous résolument le projet de Pacte mondial pour l’Environnement, une initiative française en lien avec l’Accord de Paris et dont l’aboutissement permettra de doter le monde d’une troisième génération de droits fondamentaux.
Je profite de cette occasion pour réaffirmer l’attachement du Bénin à l’intégration régionale, aux réformes en cours à l’Union Africaine en vue de renforcer son efficacité et ses capacités d’action.
Je tiens à réaffirmer aussi notre attachement à la démocratisation du système multilatéral, y compris la réforme du Conseil de Sécurité des Nations Unies, pour le rendre plus juste et plus équitable.
Je voudrais terminer mon propos en saluant les alternances pacifiques intervenues au cours de l’année 2017 en Gambie, en Angola, au Zimbabwe et au Libéria et féliciter les acteurs de ces pays qui y ont oeuvré avec sagesse.
Enfin, je vous renouvelle, à vos Pays, à vos Organisations, à vous-mêmes et à vos familles respectives mes sincères voeux de Bonne et Heureuse Année 2018.
Je vous remercie?

Actualités 17 janv. 2018


A cause de la signature de Mohamed Atao Hinnouho: Dakpè Sossou demande la dissolution du groupe « La voix du peuple »

De gros soucis pour le député Issa Salifou qui vient de reconstituer vaille que vaille son groupe parlementaire « La voix du peuple ». A peine ce dernier est rené de ses cendres, que déjà il essuie des attaques. Celles-ci proviennent du deuxième secrétaire parlementaire Dakpè Sossou qui demande l’annulation de ce groupe parlementaire.

Le député a saisi le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji, d’un recours, dénonçant un vice de procédure par rapport à la signature du député Mohamed Atao Hinnouho retrouvée sur la déclaration de reconstitution de ce groupe créé le vendredi 12 janvier dernier au Parlement. Dakpè Sossou voudrait savoir par quelle alchimie la signature de l’intéressé a été recouvrée alors qu’il est introuvable depuis qu’il a été accusé de vente illicite de faux médicaments et recherché par la police nationale. Mieux, Mohamed Atao Hinnouho ne participe plus aux activités parlementaires depuis le déclenchement de cette affaire de trafic de faux médicaments, alors que l’Assemblée nationale est en pleine session. Autant de points d’ombre qui nécessitent d’être clarifiés et devraient appeler à la prudence avant la validation de ce groupe parlementaire.
Selon la correspondance de Dakpè Sossou, même la déclaration de reconstitution de ce groupe lue à la tribune de l’hémicycle par l’honorable Nourénou Atchadé reconnaît, dans l’un de ses paragraphes, Mohamed Atao Hinnouho comme un « exilé politique ». Il dit ne pas croire que la déclaration soit signée par l’intéressé lui-même alors qu’il est en « exil ». Dakpè Sossou demande la dissolution pure et simple de ce groupe parlementaire parce qu’il se réduit à huit membres si la signature de Mohamed Atao Hinnouho est annulée. Ce qui n’atteint donc pas les neuf députés exigés par le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale pour que soit valide un groupe parlementaire.
Le recours est actuellement sur la table du président de l’Assemblée nationale. Il sera certainement lu et affecté pour étude à la prochaine séance plénière de l’Assemblée nationale. On croise alors les doigts en attendant de connaître l’issue de ce dossier qui ne manquera pas de troubler le sommeil des députés membres de ce groupe, surtout à son président Issa Salifou alias Saley.
Il faut préciser que ce groupe parlementaire avait été cassé le jeudi 2 novembre 2017, après la démission du député Ahmed Affo Obo Tidjani qui a rejoint désormais le Bloc de la majorité parlementaire (Bmp). Après quelques semaines de battements, « La voix du peuple » renaît de ses cendres avec l’adhésion de l’honorable Guy Mitokpè. Ce groupe parlementaire devrait retrouver vie depuis le vendredi 12 janvier dernier. Il est composé de neuf députés à savoir : Jean-Marie Allagbé, René Bagoudou, Amadou Issifou, Justin Adjovi, Simplice Codjo Dossou, sans oublier Issa Salifou, Guy Mitokpè, Nourénou Atchadé et Mohamed Atao Hinnouho dont la signature est actuellement attaquée?

Thibaud C. NAGNONHOU,
A/R Ouémé-Plateau

Politique 17 janv. 2018


Grève générale dans l’Administration publique: L’administration du Memp n’a pas observé la grève

L’administration du ministère des Enseignements maternel et primaire (Memp) à Porto-Novo n’a pas du tout observé le mouvement de grève des centrales et confédérations syndicales. Elle a fonctionné normalement ce mardi. Tous les agents étaient au boulot en dehors de quelques agents permissionnaires ou en mission.

Selon Christophe Migan, administrateur de gestion des projets et secrétaire général adjoint du Syndicat des enseignants en poste sédentaire et agents administratifs, le personnel du ministère «n’est pas encore en grève». Il se mobilise pour les semaines à venir de concert avec la seconde organisation syndicale de la maison, en l’occurrence le Syndicat des travailleurs du secteur de l’éducation nationale. Les discussions se poursuivent actuellement avec l’ensemble des agents des directions et organismes sous tutelle du Memp, informe Christophe Migan. Une planification est faite pour recueillir l’avis des travailleurs à la base. Ce programme est en cours d’exécution. Les échanges vont aboutir à l’organisation d’une assemblée générale de tous les agents de l’administration du ministère qui décideront de la suite c’est-à-dire s’il faut organiser un sit-in ou aller en grève. A en croire le syndicaliste, le personnel administratif des trois ordres d’enseignement a trop de problèmes. Il cite, entre autres, le problème de statut particulier devant régir leur corps. « Nous sommes des marginalisés du secteur de l’enseignement. Nous ne bénéficions pas des mêmes avantages que les enseignants en dehors de quelques primes dérisoires que nous recevons ; alors que c’est nous qui traitons leurs actes », souligne-t-il. Ces travailleurs projettent de saisir le créneau de la grève en cours pour se faire entendre et réclamer l’élaboration et l’adoption de leur statut particulier. Ils réclament par ailleurs leur plan de formation et leur redéploiement pour leur permettre de changer de poste. Le secrétaire général adjoint du syndicat dit avoir saisi à plusieurs reprises et sans suite l’autorité ministérielle. Christophe Migan souhaite vivement que les syndicalistes du ministère soient associés à toutes les réformes en cours au niveau du Memp surtout celle concernant l’élaboration du plan de formation du personnel administratif du ministère.

Th. C. N.

Société 17 janv. 2018


Grève générale dans l’Administration publique: La grève suivie avec quelques flottements dans l’Ouémé/Plateau

Les départements de l’Ouémé et du Plateau n’ont pas été épargnés par le mouvement de grève générale de soixante-douze heures déclenché, à compter de ce mardi 16 janvier, par les centrales et confédérations syndicales. Le mot d’ordre de débrayage a été suivi mais avec quelques flottements par endroits où certains agents ont vaqué à leurs occupations comme si de rien n’était.

L’enseignement, la justice, la santé et les collectivités territoriales sont les secteurs les plus touchés dans l’Ouémé et le Plateau par le mouvement de grève de soixante-douze heures lancé par les sept centrales et confédérations syndicales du Bénin. Le tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo, les centres de santé en commençant par le Centre hospitalier universitaire départemental de l’Ouémé/ Plateau étaient tous paralysés. Il en est de même pour les écoles maternelles et primaires et des lycées et collèges ainsi que de la Préfecture de Porto-Novo. Tous ces secteurs ont été paralysés mais pas suivant le même degré. Un tour de terrain a permis de faire le constat de ce que la grève a été suivie mais avec quelques flottements par endroits.
Au Collège d’enseignement moyen général de Djassin, comme la plupart des établissements secondaires de Porto-Novo, force est de relever que les activités pédagogiques ne sont pas pour autant paralysées. Les enseignants vacataires vaquaient à leurs occupations. Ils dispensaient les cours comme d’ordinaire. Même certains professeurs permanents et contractuels étaient aussi aux postes. Le directeur départemental chargé de l’Enseignement secondaire au niveau de l’Ouémé, Bertin Dansou, a fait cette même observation au Ceg Djassin lors de sa tournée de constat sur le terrain. C’est vrai que ceux qui ont suivi le mot d’ordre de grève dépassent de très loin ceux qui l’ont boycotté. Mais toujours est-il que les collèges et lycées n’ont pas été totalement paralysés. Même la tournée entreprise par une délégation des responsables syndicaux au niveau du département de l’Ouémé pour sensibiliser les « briseurs » de grève n’ont pas eu d’effet.
Benoît Tcharo, membre du bureau du comité départemental des luttes de l’Ouémé/Plateau, dit ne pas être trop surpris par l’attitude de certains de ses collègues professeurs. Il compte maintenir le dialogue avec ces derniers pour les conscientiser et les amener à suivre le mot d’ordre de grève afin de donner le bon exemple aux vacataires. Pendant ce temps, tous les agents en grève se sont retrouvés à l’Ecole urbaine centre de Porto-Novo pour une assemblée générale. Ils ont tenu une rencontre syndicale ce mardi 16 janvier pour faire le point de la première journée de grève dans les deux départements.
Joseph Aïmassè, le coordonnateur des grèves dans l’Ouémé/Plateau, se réjouit du taux de suivi du mouvement de débrayage. Il reconnaît qu’il y a quelques poches de résistance par endroits du fait de ceux qu’il appelle « syndicats jaunes » qui ne sont rien d’autre que des briseurs de grève. Joseph Aïmassè garde l’espoir que le mouvement de grève de soixante-douze heures renouvelable par tacite reconduction va atteindre les 100 % de suivi d’ici là.
Il faut préciser que les grévistes exigent surtout l’abrogation des lois votées par le Parlement et qui retirent le droit de grève aux agents de la Police républicaine, au personnel de la justice dont les magistrats et agents de la santé.

Société 17 janv. 2018


Sit-in des travailleurs de Bénin Télécoms Sa: Protester contre la privatisation et la confiscation des libertés

Les travailleurs de Bénin Télécoms Sa, regroupés au sein du Syndicat libre des travailleurs de Bénin Télécoms Sa, ont organisé, ce mardi 16 janvier dans la soirée, un sit-in sur l’esplanade de ladite société sise à Ganhi. C’était pour protester contre la gouvernance actuelle et exiger de l’Exécutif qu’il rapporte les nouvelles lois votées par l’Assemblée nationale et qui privent plusieurs catégories de travailleurs du droit de grève.

Ça grogne toujours à Bénin Télecoms Sa. Les travailleurs de cette société étaient en sit-in ce mardi 16 janvier, pour protester contre les diverses privatisations et surtout celle de leur société. Le mouvement d’humeur visait également à inviter le gouvernement à revoir sa copie pour ne pas dire revenir sur les récentes lois votées par l’Assemblée nationale et qui privent certains travailleurs du droit de grève.
Le Syndicat libre des travailleurs de Bénin Télécoms dénoncé l’accaparement de tous les secteurs vitaux, notamment le transport, le coton, l’énergie électrique, la santé, les télécommunications par les proches du pouvoir, selon Brice Agossou, son secrétaire général. Il a été soutenu par les autres syndicats de la même société.
Les travailleurs de Bénin Télécoms Sa protestent, dans la motion lue par Brice Agossou, contre la gouvernance actuelle et exigent la satisfaction de toutes les revendications en instance dans le pays, la libération immédiate des détenus « politiques » que sont Laurent Mètongnon, Moussa Adégoka, Saliou Aboudou Youssao, et leurs co-accusés ; l’annulation de la mesure politique de radiation du responsable syndical Patrice Trèkpo et le châtiment de tous les auteurs des crimes économiques et politiques. Ils exigent le retour dans le patrimoine national de toutes les sociétés publiques, l’arrêt du processus de dénationalisation des sociétés et offices de services publics et para publics, cas du Port autonome de Cotonou et de Bénin Télécoms Sa… Ils sollicitent également la réintégration des agents licenciés des sociétés, services et entreprises privatisés ou liquidés, la suppression des taxes qui étouffent les transporteurs, petits producteurs et revendeurs et enfin la reconnaissance aux travailleurs du droit d’élire et de destituer les gestionnaires des sociétés et offices de service public.
Les travailleurs rendent responsable le gouvernement des déconvenues qui découleraient de la paralysie de leur société.
Les manifestants ont été soutenus par Kassa Mampo, secrétaire général de la Centrale des syndicats des travailleurs du Bénin (Cstb). Pour lui, il est temps de dire non à la privatisation des sociétés d’Etat, notamment du Port autonome de Cotonou, de l’aéroport, du Cnhu, de la Sbee, des parcs de la Pendjari et du W et de bien d’autres sociétés visées par l’Exécutif.
Le secrétaire général de la Cstb a également exigé le retour dans l’effectif du personnel de l’Etat des agents de la Sonapra, de l’Ons et de l’Onasa précédemment licenciés et le retour desdites sociétés ou offices dans le patrimoine de l’Etat. Kassa Mampo estime que, pour rien au monde, les acquis des travailleurs conquis depuis l’historique Conférence des forces vives de la nation ne pourraient être remis en cause en l’espace de quelques mois. Les manifestants promettent durcir le ton si le gouvernement n’écoute pas leur cri de détresse.

Société 17 janv. 2018


Présentation des vœux de Nouvel an au chef de l’Etat: Remettre l'Etat sur les rails et le transformer

Les ambitions des institutions de la République pour le Bénin à compter de cette année sont claires. Elles souhaitent un Etat fort qui satisfait aux attentes des populations et induise le développement, quoi qu’il en coûte. Le président de l’Assemblée nationale, porte-parole des présidents et membres de ces institutions à l’occasion de la présentation des vœux de Nouvel an au président de la République n’a pas manqué de le souligner. La cérémonie consacrée à cette tradition a eu lieu, ce mardi 16 janvier, à la Présidence de la République.

Les institutions de la République ont une conscience aiguë des enjeux actuels du Bénin et sont lucides sur l'état des lieux, de même que sur ce qui a été accompli en quelques mois et sur ce qu’il reste à faire. Me Adrien Houngbédji, président de l’Assemblée nationale, porte-parole des institutions à l’occasion de la présentation des vœux de Nouvel an au président de la République, précise qu’elles suivent avec intérêt les actions hardies engagées pour donner l'eau et l'électricité à un plus grand nombre de Béninois, pour doter le pays d'infrastructures performantes, pour rendre notre agriculture plus productive, le port plus compétitif, pour doter notre pays d'un aéroport moderne, pour assurer une meilleure sécurité des personnes… Il salue également les efforts faits pour améliorer la couverture sanitaire et l'enseignement, faire de l’administration une administration de développement, assainir les finances publiques, éradiquer la corruption et mettre fin à l'impunité. Deux ans plus tôt, se souvient-il, le régime du président Patrice Talon héritait d’un « Etat fragilisé, fragmenté, banalisé, descendu de son piédestal, et dans lequel tout, ou presque tout, devait être réformé ».
Mais désormais, l’espoir semble bien permis, note-t-il. Mieux, il faut remettre l’Etat sur les rails, le transformer profondément, pour le mettre en capacité de répondre aux défis auxquels il est confronté. « Car seul un Etat fort peut inspirer confiance aux investisseurs étrangers et aux partenaires financiers, peut débattre avec les acteurs économiques et sociaux chargés de produire des richesses, de créer des emplois et de donner un contenu au lien social », souligne-t-il. Les institutions de la République, indique-t-il, ne se contentent pas de suivre les actions. « Elles les accompagnent chacune dans l'observance de leurs attributions respectives. Elles mesurent l'ampleur des difficultés. Elles apprécient déjà la qualité des relations que votre gouvernement entretient avec chacune d'elles », souligne le président de l’Assemblée nationale pour qui, le dialogue institutionnel est nécessaire lorsqu'il s'agit de forger le destin de la nation. Et la vision globale que propose le projet conduit par le chef de l’Etat sied bien au porte-parole des institutions.

Convergence institutionnelle

« La présente cérémonie se tient à un moment où une partie de notre élite intellectuelle, syndicale et politique s’interroge encore et de manière vive, sur la pertinence des choix qui, quoique difficiles, concourent à la construction progressive et durable de notre cher pays. Notre situation ne nous laisse aucun choix en ce moment où l’aide internationale se fait rare, où nos bras valides émigrent massivement vers l’Europe au péril de leur vie, où nos pays d’Afrique sont traités avec mépris ». La réponse du président Patrice Talon se veut ferme. Comme à ses habitudes, le président de la République souligne que son action « vise à terme, à sortir nos populations de la pauvreté, à offrir à chaque citoyen les moyens et les opportunités d’un réel épanouissement et à assurer la crédibilité de l’Etat ». Des choix difficiles mais nécessaires au redressement de notre nation, assure-t-il.
« Les réformes engagées dans les domaines essentiels à notre vie commune ne suffisent pourtant pas, seules, à inscrire dans la durée le redressement entamé et le rayonnement espéré. Il faut encore que l’Etat, dans son organisation, dans sa gestion, dans son administration et dans le comportement de ses agents, rende compétitif notre espace économique et social, de manière à assurer la réforme intellectuelle dont vous avez si justement rappelé la nécessité », insiste le président Patrice Talon pour justifier ses options de gouvernance devant les institutions de la République. Aussi, salue-t-il la convergence institutionnelle dans le diagnostic et dans les solutions aux dysfonctionnements structurels de l’Etat et espère qu’elle caractérisera davantage les relations entre les institutions au cours de l’année 2018.

Actualités 17 janv. 2018


Présentation des vœux de Nouvel an au chef de l’Etat: « Le corps diplomatique réaffirme sa disponibilité à soutenir le Pag »

Les représentants des pays et des organisations représentées au Bénin ont renouvelé, ce mardi 16 janvier, leur engagement en faveur du renforcement des relations avec le Bénin. A l’occasion de la présentation des vœux de Nouvel an au chef de l’Etat, ils se sont engagés à soutenir le Programme d’action du gouvernement dont les premiers résultats sont salués.

« Le corps diplomatique salue les premiers résultats et vous réaffirme sa disponibilité à soutenir le Pag et à poursuivre son plaidoyer auprès des pays et des organisations représentés au Bénin pour une mobilisation générale en faveur de son financement ». Sandi Sahadi Abdou, doyenne d’âge du corps diplomatique accrédité au Bénin, à l’occasion de la présentation des vœux de Nouvel an au chef de l’Etat et à son gouvernement, a apprécié les avancées notables accomplies par le pays dont la visibilité s’est aussi améliorée, selon elle. Les nombreuses « initiatives déployées partout où les intérêts du Bénin doivent être défendus», ont rendu visible la présence du Bénin sur le plan international, apprécie-t-elle.
Le souhait du chef de l’Etat béninois de voir l’accélération de la coopération sous-régionale et le nouvel élan qu’il donne à cette coopération n’ont pas échappé à l’attention du corps diplomatique et consulaire et des institutions accréditées au Bénin. Sandi Sahadi Abdou a aussi fait observer que le Bénin fait parler de lui par le renforcement de la capacité de sa diplomatie et les innovations introduites au ministère des Affaires étrangères.
Cette cérémonie de présentation des vœux a permis au corps diplomatique d’opiner sur la coopération en général. La doyenne d’âge du corps diplomatique note, à cet effet, le « rôle pionnier du Bénin dans la marche des peuples africains vers la bonne gouvernance et le vivre ensemble. Là encore, le Bénin s’est révélé comme un pionnier et continue d’œuvrer pour les besoins des peuples du monde et des pays africains dans leur quête de développement que sont : prévenir les conflits, privilégier la non violence, promouvoir le dialogue et le règlement des conflits par la voie pacifique.
Résumant le bilan de 2017, elle précise qu’elle a été consacrée en priorité à la lutte contre le terrorisme, la recherche de solutions pour contenir le flux migratoire et la lutte contre les calamités naturelles. Ces combats ont obéré, d’après elle, les maigres financements des pays d’Afrique et font ressortir un besoin de soutien au plan international. Le Bénin s’est très bien illustré avec une contribution remarquable aux actions et initiatives prises dans ce sens.

Relancer le développement

« J’ai écouté, avec grand intérêt, votre discours qui a touché aux préoccupations de l’action de mon gouvernement aux plans intérieur et international. Je me réjouis de l’intérêt que l’ensemble du corps diplomatique porte à la mise en œuvre des réformes structurelles en cours dans mon pays pour un développement durable et inclusif », répond le président de la République à son tour. « Vous avez évoqué les avancées notables constatées en matière de réduction de l’insécurité, de fourniture de l’énergie électrique, de lutte contre la corruption et de renforcement des services sociaux. Ces réformes combinées étaient nécessaires pour relancer durablement le développement du Bénin », poursuit-il. S’agissant de la volonté du Bénin à faciliter la mobilité sur le continent, saluée par la doyenne d’âge du corps diplomatique, le président Patrice Talon fait observer que « C’est la libre circulation des personnes qui garantit celle de leurs biens, surtout dans un environnement mondial où seuls les grands ensembles ont la chance de survivre ». Les offensives de la diplomatie pour assurer le rayonnement international et la mobilisation des ressources nécessaires à son développement se justifient aussi, d’après le chef de l’Etat, par le potentiel dont regorge le Bénin. Il entend faire du Bénin « un pays attrayant aux plans économique et touristique qui sait se révéler au monde, qui sait promouvoir ses talents et ses potentialités et qui sait surtout garantir la paix, la stabilité et la sécurité pour lui-même et pour les étrangers qui y séjournent ». 2018 sera, à en croire le président de la République, l’année de l’approfondissement des réformes et du démarrage effectif des grands projets inscrits au Programme d’action du gouvernement, dont la finalité est de donner au Bénin le visage d’un Etat résolument ancré dans la modernité. Il a aussi profité de cette occasion pour réaffirmer l’attachement du Bénin à l’intégration régionale, aux réformes en cours à l’Union africaine en vue de renforcer son efficacité et ses capacités d’action, de même que son attachement à la démocratisation du système multilatéral, y compris la réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies, pour le rendre plus juste et plus équitable.

Actualités 17 janv. 2018


Présentation des vœux de Nouvel an au chef de l’Etat: L’armée invitée à la restauration des valeurs d’intégrité et de discipline

Haut commandement militaire, officiers supérieurs, sous-officiers, militaires de rang, matelots, aviateurs, policiers, forestiers et douaniers ont, par la voix du chef d’état-major général des forces armées, présenté leurs vœux de Nouvel an, ce mardi 16 janvier, au chef de l’Etat à la Présidence de la République.

Recevant les vœux de Nouvel an des forces armées béninoises, le président Patrice Talon leur a réitéré son engagement à les doter de moyens humains, financiers et matériels nécessaires à l’accomplissement de leurs missions républicaines.
« Les efforts entamés dans ce sens vont se poursuivre et s’intensifier, de façon responsable et réaliste », s’est-il engagé.
Mais il souhaite que la discipline, principale force des armées, soit de mise. Aussi a-t-il exhorté les hommes en arme « à poursuivre l’œuvre de restauration des valeurs fondamentales d’intégrité, de patriotisme et de discipline, en combattant avec vigueur le laxisme et la corruption ». Ces vices, selon lui, « sont d’autant plus inacceptables qu’ils diluent la qualité du service public de défense et de sécurité, et altèrent la confiance du peuple souverain en vos corporations pourtant si nobles ».
« Je suis particulièrement attaché à la sécurité des personnes et de leurs biens, qui demeure une condition indispensable du développement économique et du progrès social dans notre pays», rappelle le président de la République. Convaincu, il l’est aussi de leur sens de responsabilité, de loyauté et de professionnalisme, pour mener avec courage et abnégation les missions de défense et de protection que la République leur a confiées. Le président Patrice Talon leur a fait savoir également qu’il comptait sur leur loyauté sans cesse, leur attachement à la Constitution, leur sens d’abnégation et de sacrifice pour l’intérêt sécuritaire. Enfin, il a émis le vœu que l’année 2018 soit celle d’une révélation des valeurs intrinsèques et personnelles au sein des forces armées.
Avant cette intervention, le président de la République a d’abord reçu les vœux des forces armées présentés par le général Laurent Amoussou, chef d’état-major général des forces armées béninoises. Celui-ci a notamment salué les grandes réformes en vue de moderniser des institutions de défense et de sécurité intérieure pour les rendre plus efficaces au service de la population. « Au cours de l’année 2017, les Forces de défense, de sécurité et assimilés se sont inscrites dans la dynamique de ces réformes nécessaires à l’émergence d’un outil de défense et de sécurité moderne adapté aux nouvelles menaces. Le point d’orgue de celle-ci a été la création d’une Force unique de sécurité intérieure, la Police républicaine, symbole d’une mutualisation des moyens et d’une meilleure coordination des réponses aux besoins croissants et légitimes de sécurité des populations », indique-t-il.
« Au cours de l’année 2018, les actions engagées dans le cadre du renforcement des capacités opérationnelles se poursuivront à travers la formation et l’équipement des unités, l’amélioration des conditions de vie et de travail de nos hommes, la formation des personnels et le maintien en condition de nos matériels afin d’être plus efficaces dans l’action», a assuré le général Laurent Amoussou. Un accent particulier sera mis sur la restauration des valeurs de discipline, a-t-il promis n

Actualités 17 janv. 2018


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