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Nouvelles

Recueil de poèmes : "La luciole" de Marcel-Christian Ogoundélé

Il est des auteurs pour lesquels la poésie est devenue un sacerdoce. Recommandé selon les instructions officielles au primaire (CM) avec Tu leur diras (2012), et au secondaire (5e) avec Perles d’émotions (2013), l’auteur de Cantilènes (2014) renouvelle encore ses vœux en publiant ce quatrième recueil de poèmes intitulé La luciole auquel il associe les mains de son feu père et de sa petite-fille, les dédicataires.

Préfacé par Dr Roger Koudoadinou, président de l’Association des professeurs de français du Bénin et directeur des Examens et Concours, le recueil La luciole de Marcel-Christian Ogoundélé (Plumes Soleil, Cotonou, 2017, 64 p.), riche de trente poèmes dédiés à la famille, l’amitié, l’amour multiple et multidimensionnel, les voyages et certaines figures qui ont marqué le poète, qu’elles soient connues ou inconnues du grand monde, se pare à la fin du poème ‘amour d’Emah et deux poèmes de Jean Ogoundélé Tessi aux accents négritudiens. Ainsi, le poète reste fidèle à sa langue riche de simplicité et de générosité, à ce style qui n’oublie personne en distribuant des sonorités d’amour et de pureté qu’il va quêter au « royaume d’enfance » ou aux pieds sages des personnes âgées. Comme un troubadour, ces diseurs itinérants du Moyen-âge européen, il réunit dans cet éden poétique tous les souvenirs qu’il engrange continuellement, éternellement.
On s’accorde alors sur les origines de l’universalité dans la poésie de Marcel-Christian Ogoundélé qui réconcilie le nord (la France) et le sud (le Bénin) en chantant la beauté et la suprématie du métissage « ils sont les plus beaux » (« Les métis », p.40), idéal, cher au poète sénégalais Léopold Sédar Senghor, qu’incarne sa famille.
La luciole est un insecte coléoptère de la famille des ténébrionidés dont l’adulte est ailé et lumineux. Cet insecte dont le poète pratique la chasse avec ses amis pendant les moments de liesse (Donnez-moi, p.18). Il invite donc le lecteur à se métamorphoser en luciole, à devenir un porteur de lumière. La lumière qui revivifie et symbolise la beauté, la vie, la joie que procure la vérité, cette lumière qui illumine le poème « Là-bas », p.21. Cette lumière qui manque à l’Afrique pourtant éclairée par le soleil à longueur de journée et d’année, dont l’absence corrompt les cerveaux et intensifie le sous-développement. Le poète ne conçoit pas ou du moins comprend difficilement que la pénurie de la lumière, énergie indispensable à l’épanouissement des êtres vivants n’inquiète pas. Le poète réalise alors l’importance de sa lanterne qui l’accompagne où qu’il se trouve (C’est légion dans nos villes, et nos villages, /de vivre au quotidien, avec le délestage. / C’est vrai que dans nos contrées plaisantes, / vivre sans électricité est tellement courant ; / voilà pourquoi je te chérirai toujours, ma lanterne., « Ma lanterne », p.35).
Cette mission d’illuminer le monde comme le soleil qui fait croître la nature, le poète le réussit lorsqu’il rapporte dans « Mots et merveilles » le progrès des femmes alphabétisées de Tankpè, la joie et la liberté que procure la plus petite parcelle de connaissance. Ces femmes dont Ogoundélé célèbre la force et l’intelligence (« L’écrivain public », p.22) et cette ode touchante à Simone Veil née « Mademoiselle Jacob » (p.54) où il s’emploie comme nos griots à décliner la lignée et les exploits (elle a aboli son destin individuel, pour s’élargir à un dessein universel. Elle incarnait silence, force et détermination/ c’était un mélange de réserve et d’insoumission.) Un hommage mérité pour cette femme qui permit aux Françaises de disposer de leur corps, d’être libres. Mais pourquoi Simone Veil et pas Dorothée Akoko Gazard ?
Il n’est pas que les figures féminines : le poète chante aussi des hommes et leur mort lorsqu’il se souvient par exemple de son ami Fulbert Amoussouga (« Le professeur est mort », p.53)
Il faut lire et comprendre La luciole comme une lueur d’espoir, cette petite flamme que génère dans l’obscurité profonde les insectes luminifères, dans un monde où même des espaces dits paradisiaques ne sont pas épargnés par les assauts d’une nature et une humanité éprouvées par les exactions des hommes (Saint Martin). Le globe-trotteur de Marcel-Christian Ogoundélé parcourt le monde et y recherche et trouve la paix et la beauté (Gibraltar, le rocher), des raisons d’espérer pour l’homme?

Par Daté Atavito Barnabé-Akayi (Coll. ext.)

Culture 16 janv. 2018


Coopération bénino-brésilienne: Un modèle pour révéler le Bénin (Entretien avec l’ambassadeur Boniface Vignon)

Dans le cadre de la série d’articles intitulé « Les ambassadeurs et consuls généraux, porte-drapeaux du Bénin Révélé », nous vous proposons un entretien avec Boniface Vignon, ambassadeur du Bénin près la République fédérative du Brésil. Il parle des défis de son équipe diplomatique, des leçons que peut tirer le Bénin de l’expérience d’émergence brésilienne, de la valorisation du patrimoine culturel commun et d’autres chantiers de coopération entre les deux pays.

Quelle est la composition de l'équipe de la Représentation diplomatique du Bénin au Brésil ?
 
Trois diplomates et moi-même formons le moteur d’une petite équipe à laquelle il faut adjoindre l’attaché financier et le chef de chancellerie. L’ambassade dispose par ailleurs d’un personnel d’appui constitué d’une secrétaire-standardise, d’un chargé de l'informatique et d’un chauffeur.

Cette équipe vous permet-elle de déployer dans cet Etat-continent qu’est le Brésil la diplomatie de développement prônée par le Bénin ?

Comme vous l’aurez constaté vous-mêmes, nous ne sommes pas nombreux. Mais la mission est exaltante et chacun apporte le meilleur de lui-même. Nous essayons d’être performants avec les moyens de bord, en dépit du fait que le Brésil soit l’un des pays les plus vastes de la planète. Le Brésil, c’est 240 millions d’habitants. A titre de comparaison, c’est vingt fois la population du Bénin ! 
Le Brésil, c’est aussi 27 Etats, avec à la tête de chacun d’entre eux un gouverneur et un gouvernement autonomes. Toute cette architecture fonctionne en symbiose avec un exécutif fédéral, autrement dit une Présidence et un gouvernement fédéral à Brasilia, la capitale.
 
Avec un Pib passé de 497 milliards de dollars en 2003 à plus de 1954 milliards de dollars en 2017, quelles leçons pensez-vous que le Bénin puisse tirer de l’expérience brésilienne ? Vers quels secteurs le Bénin doit-il, à votre sens, concentrer sa coopération avec le Brésil ? 
 
Tous ces bons chiffres que vous citez ne sont pas tombés du ciel. Ils illustrent, si besoin était, la performance de l'économie brésilienne. Mais pour parvenir à ces bons résultats, il a fallu que les Brésiliens travaillent dur. Et il fallait bien commencer un jour. Il y a une trentaine d’années, vous en conviendrez, le Brésil n’était pas classé comme pays émergent. Mais aujourd’hui, c’est le cas. C’est uniquement par le travail qu’un pays peut espérer émerger.
Mais le Brésil a également eu un visionnaire qui a tracé la voie et qui a compris très tôt qu’il fallait investir dans la recherche, l’éducation et la formation.
Aujourd’hui, les résultats sont visibles. Car en dehors d’être autosuffisant sur le plan alimentaire, le pays est devenu l’un des plus gros exportateurs mondiaux de viande, de volaille, de produits agricoles (soja, sucre, etc.)
Le Brésil est également l’un des pays en pointe dans le high-tech et le tourisme digital. Et en matière d’assainissement des villes, il rivalise avec les leaders mondiaux. 
Il est classé au premier rang dans le domaine de la santé, surtout pour la chirurgie réparatrice et esthétique. Voyez-vous, il n’y a rien sans vision et sans travail. Le Brésil en est la parfaite illustration. Résultat : on se bouscule au portillon. De plus en plus d’étudiants béninois veulent venir faire leurs études supérieures au Brésil. Les universités brésiliennes leur sont ouvertes, et nous nous en félicitons. 
Pour un cours dispensé à vingt étudiants, l’université brésilienne qui rémunère déjà ses enseignants et met ses locaux à leur disposition, n’aura pas de charges supplémentaires en accueillant par exemple, trois étudiants béninois en plus. C’est appréciable. Et c’est ainsi que le Brésil contribue, par des bourses d'études, à la formation de nos jeunes. 
Mais attention ! Bourse d'études n'est pas synonyme de gratuité! Tous les frais liés à la vie de l’étudiant (logement, restauration, transport, assurances…) sont à la charge de ses parents ou de l’Etat béninois. Cela vous surprend peut-être ! Car d’aucuns parlent de bourse brésilienne d'études attribuée aux étudiants béninois en faisant des amalgames. Mais la réalité est celle-là. La bourse brésilienne d'études donne accès aux cours. C'est un partage du savoir. Nous comprenons cette option de nos amis brésiliens. Car enfin, pourquoi ce serait avec les deniers du contribuable brésilien qu'on financerait l’hébergement, la restauration, le transport des étudiants étrangers qui, une fois formés, rentrent chez eux pour être au service de leur pays ?
Cette coopération au niveau de l'enseignement supérieur, nous sommes en train de mieux la structurer pour l'amplifier.

Et les autres secteurs... ?

Quant aux autres secteurs, nous tirerons un meilleur profit de la coopération avec le Brésil en mettant, d’abord, un peu d’ordre chez nous afin de rendre notre pays attractif pour les entreprises brésiliennes. 
Notre objectif, c'est que le Brésil et le Bénin trouvent chacun leur compte dans cette coopération. Nous y tenons. Car il n’est pas question pour nous d'espérer avoir quoi que ce soit de nos partenaires brésiliens sans contrepartie. D’ailleurs, la Constitution brésilienne est assez claire. Le pays n'accorde pas de subvention et ne fait des dons à quelque Etat que ce soit. Ce précepte a le mérite de la clarté. 
Le Bénin a mis en place un Programme d’action du gouvernement (Pag). C’est la vision de notre pays pour les prochaines années. Il y a de quoi attirer les entreprises brésiliennes ayant une expertise avérée.
Aujourd’hui, nous avons déjà bouclé un financement pour la route Kétou-Idigni-Igbodja-Savè avec une des meilleures entreprises du secteur. Et nous travaillons à faire venir au Bénin des entreprises pour l’assainissement de nos villes, pour développer la production du cajou, du soja et intensifier la pisciculture.
Mais notre défi majeur reste le tourisme mémoriel. Nous voulons faire du Bénin une destination pour les Brésiliens. Nous partageons une histoire commune avec ce grand pays et notre ambition est que tous les Brésiliens foulent un jour le sol béninois.
 
De par leur histoire commune, Béninois et Brésiliens ont un destin lié. Comment valoriser ce patrimoine culturel commun ?
 
Au Brésil, nous travaillons à montrer le Bénin dans toute sa diversité par des expositions d’œuvres de nos peintres et artistes. Nous souhaitons également, avec des défilés de mode, faire connaître notre patrimoine vestimentaire, notre art culinaire. Le Brésil organise souvent des vitrines culturelles. Ce serait aussi l’occasion pour nous de montrer nos danses et nos musiciens. Mais notre ambition, c’est que les Brésiliens aillent découvrir le Bénin.
Cet échange Brésil-Bénin devrait commencer dès 2019. C’est ce à quoi travaille l’Agence nationale pour la promotion des patrimoines et du développement du tourisme (Anpt) qui, aujourd’hui, concentre ses efforts sur la réhabilitation des sites traditionnels et sur la création de nouveaux sites.
Mais il ne faut pas se voiler la face : aucun touriste ne viendra chez nous si nos infrastructures d’accueil ne sont pas aux normes, si nous ne disposons pas d’eau en quantité et en qualité, si l’électricité continue de nous faire défaut, si nos communications (internet, téléphone) ne sont pas fiables, si nos hôpitaux ne disposent pas d’un plateau médical correct et si nos routes sont peu sûres...
Mais surtout nous devons former les Béninois à savoir accueillir ces touristes, comme le font avec beaucoup de réussite d’autres peuples d’Afrique.
 
Le ministre brésilien des relations extérieures s’est récemment rendu au Bénin. Quel a été l’impact de cette visite pour notre pays ?
 
La visite de travail au Bénin du ministre brésilien des Relations extérieures a été profitable aux deux pays. C’est la première fois depuis la visite du président Lula en 2006, qu’une haute personnalité brésilienne, en l’occurrence le ministre des Relations extérieures, fait le voyage de Cotonou. Et selon les propres mots du ministre Aloysio Nunes Ferreira Filho, cette visite marque un « nouveau départ » dans les relations entre nos deux pays.
Mais cette visite a surtout été l’occasion pour le président de la République qui a reçu la délégation brésilienne, d’exprimer notre attachement à ce pays avec lequel nous partageons une histoire commune.
Les deux ministres des Affaires étrangères ont ensuite passé en revue tous les sujets d’intérêt commun, notamment la mise en œuvre des accords de coopération existants. Leurs échanges ont également permis d’explorer de nouvelles voies de collaboration. Ainsi, s’inscrivant dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement, ils se sont accordés pour approfondir la coopération dans la santé, le sport, l’agriculture, les infrastructures, le cadre de vie, le développement durable, l’eau, l’énergie, les mines et le tourisme. Vaste chantier comme vous le constatez ! 
Enfin, la commission mixte Bénin-Brésil va se réunir à Brasilia au début du mois de février 2018. C’est la preuve que nos deux pays ont réellement pris un nouveau départ dans leurs relations.
 
Le Brésil apporte son appui au Bénin pour la mise en place d’un laboratoire et la formation d’étudiants pour lutter contre la drépanocytose. Il semble que ce programme ne fonctionne pas bien et que le Brésil envisage de l’arrêter. Qu’en est-il exactement ?
 
Ce programme a effectivement connu quelques difficultés. Et c’est le Bénin qui en porte la responsabilité. La drépanocytose est une question de santé publique. La maladie touche majoritairement les populations à peau noire. Elle se décline sous différentes formes qui peuvent aller jusqu'à la mort. Le Brésil qui a une expertise avérée dans le domaine, continue de faire des recherches pour mieux maîtriser la maladie.
A Cotonou, dans notre Cnhu, sous la supervision du Pr Raïmi, un laboratoire-pilote de lutte contre cette maladie a donc été installé. Je vous passe des détails techniques du projet, mais la partie béninoise n’a pas respecté ses engagements. En dépit de ces difficultés, je peux vous affirmer que le programme ne sera pas arrêté. Depuis la visite de travail du ministre brésilien des Affaires étrangères à Cotonou, le Bénin s’est engagé à honorer scrupuleusement tous ses engagements. Le Bénin va donc libérer sa contrepartie. Mieux, dans le programme qui a un second volet, celui-là académique, une année supplémentaire de formation en biologie et en biologie moléculaire a été octroyée aux étudiants en fin de formation au Brésil?

Source : MAEC*

Actualités 16 janv. 2018


Commission béninoise des droits de l’Homme : Rosine Dagniho et Jean-Marie Allagbé représentent le Parlement

Les députés Rosine Dagniho et Jean-Marie Allagbé sont désormais les deux représentants de l’Assemblée nationale au sein de la Commission béninoise des droits de l’Homme (Cbdh). Ils ont été désignés lors de la séance plénière de ce lundi 15 janvier au Parlement.

Par 45 voix pour, 0 contre et 0 abstention, l’Assemblée nationale désigne les députés Rosine Dagniho et Jean-Marie Allagbé pour siéger au sein de la Commission béninoise des droits de l’Homme (Cbdh) au nom de la septième législature. Ils ont été désignés à la faveur de la séance plénière de ce lundi 15 janvier au Parlement.
Rosine Dagniho a été proposée par la majorité parlementaire et son collègue Jean-Marie Allagbé par la minorité parlementaire. La plénière n’a pas fait les choses à moitié. Elle a désigné aussi les suppléants des deux députés. C’est ainsi que le député Maurice Chabi Katocha et Kignaré Yarou Sinatoko ont été choisis pour suppléer respectivement les titulaires Rosine Dagniho et Jean-Marie Allagbé en cas d’empêchement.
Cette désignation vient mettre fin au processus qui a commencé depuis le vendredi 5 janvier dernier avec l’adoption de la clé de répartition des deux sièges à pourvoir par les deux blocs politiques du Parlement, à savoir majorité et minorité parlementaires pour siéger au sein de la Cbdh. Et cela, conformément aux décisions de la Cour constitutionnelle notamment les décisions Dcc 09-002 du 08 janvier 2009 et Dcc 09-015 du 19 février 2009 qui demandent à l’Assemblée nationale de tenir compte de la configuration politique Majorité/Minorité pour toute désignation politique au Parlement. Chaque bloc devrait veiller à l’approche genre dans sa désignation. Ce critère a été pris en compte à l’arrivée, comme le témoigne d’ailleurs la liste adoptée. Un autre critère non moins important qui a surtout milité en faveur des personnes retenues est que les membres de la Cbdh ne devraient appartenir à aucune instance dirigeante de parti politique. Un critère que respecte le choix des deux députés ainsi que leurs suppléants respectifs.
Il faut préciser qu’aux termes de la loi n°2012-36 du 15 février 2013 portant création de la Cbdh, la commission comprend onze membres choisis parmi les personnalités de nationalité béninoise jouissant de leurs droits civil et politique et connues pour leur probité morale, leur indépendance d’esprit, leur expérience dans leurs domaines respectifs et leur intérêt pour les droits de l’Homme.
La commission est composée de onze membres pluridisciplinaires. Les deux représentants du Parlement iront s’ajouter aux neuf autres membres à raison d’un représentant des magistrats désigné par ses pairs ayant au moins 15 ans d’ancienneté, un représentant de l’ordre des avocats désigné par ses pairs ayant au moins 15 ans d’ancienneté, un représentant de l’ordre des médecins désigné par ses pairs ayant au moins 15 ans d’ancienneté, un représentant d’organisation non gouvernementale de promotion et de protection des droits de l’Homme désigné par leurs pairs en tenant compte de la diversité de leur mandat, une représentante élue par les associations féminines de défenses des droits de la femme, un représentante d’organisation non gouvernementale de promotion et de protection des droits de l’enfant, un syndicaliste représentant les centrales syndicales désigné par ses pairs, un représentant du patronat désigné par ses pairs et un représentant des journalistes de la presse privée ou publique?

Actualités 16 janv. 2018


Evangélisation: 12 pasteurs outillés pour annoncer la «bonne nouvelle»

Douze pasteurs encadrés par le réseau de formation pour les églises formatrices de disciples (T-net international Bénin-Togo) ont reçu leurs diplômes de fin d’apprentissage, samedi 13 janvier dernier au campus d’Abomey-Calavi. Les responsables de ce réseau ont procédé à une remise de prix spéciaux aux étudiants qui ont contribué à l’accroissement du nombre de fidèles, au cours de leur cursus.

 « Allez et faites de toutes les nations des disciples ! » Cette mission confiée par Christ à ses disciples, selon les Saintes écritures, est aujourd’hui celle assignée à la deuxième promotion de pasteurs formés par T-net international Bénin-Togo. La cérémonie de remise d’un certificat, de cinq diplômes de licence et de six de master, à ces hommes et femmes venus de Cotonou, Porto-Novo et Natitingou, a eu lieu, samedi 13 janvier dernier à l'Université d'Abomey-Calavi. Etaient présents à la manifestation, le représentant du président de T-net international and Minnesota graduate school of Theology (T-net/Mgst), les membres de l’administration de la structure au Bénin, le directeur régional T-net pour l’Afrique francophone, des pasteurs venus du Togo.
Les douze pasteurs ont reçu pendant quarante mois, des cours relatifs au coaching des leaders, à l’enseignement des méthodes d’études bibliques, au développement de la fondation d’une église formatrice de disciples, etc. C’est ce que renseigne le pasteur Augustin Houngbèmey du comité directeur de T-net international Bénin-Togo d’après qui, l’idéal de l’organisation aurait parfaitement été défendu lors des années d’études de cette promotion sortante. « Au cours de leur ministère, nous avons noté 477 % d’augmentation de fidèles. A travers l’enseignement sur l’intendance, les dons, nous avions constaté une augmentation financière de 240 %, et là ils ont pu établir 17 églises locales. 2534 nouveaux convertis sont dans des petits groupes de discipolat dans leurs églises locales. Ils ont commencé sept nouveaux centres de formation pour 70 pasteurs ». Ces exploits expliquent la remise de prix spéciaux à six récipiendaires. Il s’agit de Pierre Esse, Martin Hêbiosso, Isaïe Bankolé, Adjélala Rémi Tolédji, Firmin Boco et Martin Pamphile.
Visiblement heureux d’être gradués, les récipiendaires par le biais de leur représentant, Martin Hêbiosso, renouvellent leur engagement à braver toutes les difficultés pour mener à bien la bataille qu’ils ont commencé à mener. « C’est le lieu de vous affirmer que nous ne baisserons pas les bras. L’étoile brillante de T-net Bénin-Togo ne sera jamais éteinte. Nous sommes prêts à valoriser ce programme », a-t-il assuré.
Une brève présentation a été faite de T-net/Mgst à l’occasion par le Dr Doug Backman, venu des Etats-Unis d’Amérique, représentant le président du réseau. « T-net international joue un rôle unique dans la formation théologique par extension. Notre objectif, c’est de pouvoir accomplir la grande commission de Jésus dans chaque pays du monde. Et nous le faisons en essayant d’équiper les pasteurs qui appartiennent à des églises indépendantes ou qui appartiennent à diverses dénominations évangéliques, pour qu’elles puissent former une équipe locale indigène qui se focalise sur la formation des disciples », a-t-il expliqué.
En bref, T-net/Mgst, est une organisation internationale chrétienne née aux Etats-Unis, dont la mission est d’encadrer les pasteurs et les leaders d’église pour rendre effectif l’accroissement de disciples, tel que recommandé par le Christ.
La date du 13 janvier 2018 restera gravée dans l’histoire de T-net Bénin-Togo. Les membres de l’administration de ce réseau au Bénin, ont clôturé la cérémonie, en procédant à la signature d’un protocole d’accord avec le représentant de l’organisation-mère, Doug Backman?

Société 15 janv. 2018


Protection et sécurisation de la faune dans le parc de la Pendjari: La première promotion des Rangers opérationnelle

Les Rangers, brigade spéciale mise en place par l’organisation non gouvernementale African Parks pour la protection de la population animale au parc de la Pendjari, fait déjà parler son engagement et ses compétences. La remise des parchemins de formation à la première promotion a eu lieu, vendredi 12 janvier dernier sur la base opérationnelle d’African Parks.

La première promotion des Rangers formés au Bénin est à l’œuvre. Vendredi 12 janvier dernier sur la base opérationnelle d’African Parks, structure désormais en charge de la gestion du parc de la Penjari, elle était à l’honneur à l’occasion d’une sobre cérémonie officielle de remise de parchemins de fin de formation.

Sur un total de 170 recrues suivant des critères clairement définis, le groupe a été réduit à 130, puis à 70, avant que les 35 meilleurs ne soient retenus pour la formation proprement dite. Parmi eux, 31 ont été finalement consacrés Rangers. Un parcours jonché de rudes épreuves, indispensables pour être aptes et en phase avec les exigences de ce corps, selon James Terjanian, directeur du complexe de la Pendjari.
Avant d’être sacrés, les 31 Rangers ont suivi des cours théoriques et subi de nombreux exercices physiques, de même que des épreuves d’endurance et de résistance. « Nous sommes dans la forêt face à des braconniers aguerris physiquement, mentalement, chimiquement. Ils ont besoin d’une formation professionnelle, technique et militaire », justifie l’adjudant-chef Juste Sokoutindé, membre de l’encadrement. Cette rigoureuse formation, armes au poing, visages sereins, airs rassurés, les Rangers l’appliquent déjà sur le terrain, appuyés par un fort dispositif technique et technologique avec des résultats qui forcent l’admiration. Protection des animaux, arrestation de braconniers, pièges déjoués… Les prouesses s’enchaînent. « Cette première promotion n’est que le début de notre programme ambitieux de promotion du tourisme pour assurer la durabilité de la Penjari de même que la vision du tourisme du gouvernement », assure James Terjanian, directeur du complexe de la Penjari.
Tenues estampillées African Parks, chaussures militaires bien cirées, les 31 Rangers dégageaient de l’énergie, de la fierté, mais surtout de l’assurance. Rodés qu’ils ont été par les nombreux mois de formation, ils se tiennent prêts et engagés pour assurer l’objectif « zéro braconnage » dans le parc de la Penjari en attendant la sortie des autres recrues en formation.
Déré Chabi Nah, préfet du département de l’Atacora, note pour sa part que cette sortie de la première promotion des Rangers est un événement majeur dans le processus de révélation de ce parc. « L’amélioration de la destination Bénin dépend désormais de votre dévouement », lance-t-elle à l’endroit de la troupe alignée droit devant elle. Elle va en profiter pour saluer les nombreuses réformes introduites dans le parc par les experts d’African Parks.
Les mêmes réformes satisfont également José Pliya, directeur de l’Agence nationale des patrimoines et du tourisme (Anpt) qui insiste sur le fait que ce parc, au-delà du tourisme, représente un héritage à défendre. Son adresse à l’endroit des Rangers, c’est d’intégrer la philosophie du gouvernement qui voudrait que la Penjari devienne un site attractif. Déjà, apprécie-t-il, il s’agit d’un joyau, « un accident géologique et esthétique remarquable » à fort potentiel à même de contribuer au développement économique de la région du pays. Mais cela passe, laisse-t-il entrevoir, par une protection maximale des lieux. Une mission essentielle qui revient désormais aux promotions successives des Rangers que l’équipe d’African Parks s’emploie à former avec l’appui d’experts et d’instructeurs de haut niveau?

Actualités 15 janv. 2018


Usage des voitures à vitres teintées et plaque non réglementaire: Les contrevenants exposés à des peines contraventionnelles

Sous peines contraventionnelles en cas de violation, les propriétaires de véhicules automobiles sont invités à se conformer aux prescriptions contenues dans le décret n° 2017-546 du 22 novembre 2017 portant réglementation de la mise en circulation des véhicules automobiles à vitres teintées ou vitres opaques en République du Bénin. Aussi, l’usage d’une plaque non réglementaire sans autorisation est-il interdit.

L’usage des vitres teintées des véhicules automobiles sur le territoire national est subordonné à une autorisation préalable délivrée par l'Agence nationale des transports terrestres (Anatt). Celui des vitres opaques par les propriétaires des véhicules est interdit, sauf pour les ambulances, les véhicules de transport de fonds, des véhicules de transport de détenus ou prévenus spéciaux, les véhicules à l'usage du président de la République et des hautes personnalités d'Etat, les véhicules spéciaux de la sécurité d'Etat, les véhicules aménagés pour être blindés au profit des particuliers sous réserve d'autorisation, les véhicules de secours des sapeurs-pompiers et les véhicules d'intervention des forces de sécurité.
Dans un communiqué en date du 4 janvier 2018 parvenu à notre rédaction, le ministre des Infrastructures et des Transports, Cyr Koty, a invité tous les propriétaires de véhicules automobiles à se conformer, sous peines contraventionnelles en cas de violation, à ces prescriptions contenues dans le décret n° 2017-546 du 22 novembre 2017.
Ledit décret précise que les vitres teintées des véhicules automobiles sont les vitres légèrement colorées permettant de voir l'intérieur du véhicule avec un facteur de transmission régulière de la lumière d'au moins 70 %. Quant aux vitres opaques des véhicules automobiles, il s’agit de celles qui sont très sombres et ayant un facteur de transmission de la lumière inférieur à 70 % et qui en raison de leur très faible degré de transparence ne permettent pas de l'extérieur de voir à l'œil nu l'intérieur du véhicule.
Les propriétaires des véhicules particuliers aménagés pour être blindés sont tenus d'obtenir auprès du service compétent de l'Etat, une autorisation spéciale de mise en circulation. Ces véhicules sont enregistrés dans une base de données spéciale par ledit service, tout comme les véhicules à vitres teintées importés ou fabriqués sur le territoire national.
Par ailleurs, l’usage d’une plaque autre que celle réglementaire et sans autorisation préalable est interdit. En effet, un autre communiqué conjoint du ministre des Infrastructures et des Transports et du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique condamne l’utilisation abusive et sans autorisation des plaques de dénomination de cultes ou de royautés en lieu et place des plaques minéralogiques réglementaires d’immatriculation. « Cette pratique est contraire aux dispositions de l’arrêté interministériel n°019/MTPT/MISD/MDN/DC/SG/CTTT/DGTT/SER du 20 mars 2006 », souligne ledit communiqué qui précise qu’au cas où un dignitaire de cultes ou une tête couronnée souhaiterait identifier son véhicule par une autre plaque portant des mentions spéciales, à côté des plaques réglementaires, il doit solliciter, conformément aux textes en vigueur, une autorisation du ministre chargé des Transports?Usage des voitures à vitres teintées et plaque non réglementaire
Les contrevenants exposés à des peines contraventionnelles

Actualités 15 janv. 2018


Fourniture d’énergie électrique à Parakou: Parakou en passe de devenir un hub énergétique sous-régional

Pour un meilleur suivi de l’exécution des projets de certaines structures sous sa tutelle, le ministre de l’Energie a effectué, les 12 et 13 janvier derniers, une visite de terrain. L’occasion lui a permis de constater le niveau d’avancement du projet de construction de la ligne d’interconnexion Onigbolo-Parakou et des postes associés. Ce qui fera de Parakou, d’ici quelques mois, un centre stratégique en matière de sécurisation de l’énergie électrique dans les pays de la sous-région ouest-africaine.

Le ministre de l’Energie, Dona Jean-Claude Houssou, était au poste de transformation de Parakou, samedi 13 janvier dernier, pour s’enquérir du niveau d’avancement des travaux d’extension en cours dans le cadre du projet de construction de la ligne d’interconnexion Onigbolo- Parakou. La présence à ses côtés de son collègue en charge de l’Eau, Samou S. Adambi, des autorités municipales et départementales dont le maire Charles Toko et le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, ainsi que du député Rachidi Gbadamassi, a permis de régler quelques difficultés majeures.
Appréciant la portée du projet, le ministre Dona Jean-Claude Houssou a indiqué que sa réalisation permettra à Parakou de disposer d'une infrastructure majeure pour le Bénin et les pays de la sous-région. Elle fera de la ville et de ses agglomérations, un véritable hub ou point stratégique dans la fourniture et la sécurisation de l’énergie électrique. « Ce sera pour desservir tout le Nord du pays », a rassuré le ministre. « Dans le cadre de l’interconnexion sous-régionale de la Cédeao, Parakou aura un rôle éminemment stratégique, puisqu’elle deviendra le carrefour à partir duquel l’énergie électrique sera distribuée en direction des pays de l’espace ouest-africain », a-t-il insisté.
« Les autorités nigérianes ont été saisies pour accélérer le projet de Wap qui va amener la 330 du Nigeria sur Parakou. Ainsi, ce ne sera plus seulement les arrivées du Ghana et d’Ikeja, mais aussi celle du Nord du Nigeria », a rappelé le directeur général de la Communauté électrique du Bénin (Ceb), Karimou Chabi Sika. Selon lui, ces trois sources ne peuvent pas toutes disparaître au même moment. Il reste persuadé qu’en plus de la production qui se fera au niveau national, le problème de déficit en énergie électrique relèvera définitivement du passé au Bénin.
En effet, c’est grâce au projet Nord-Togo/Nord-Bénin que le poste de transformation de Parakou a été construit. « Le système, tel qu’il a été conçu, c’est que quand vous partez de Sakété pour Onigbolo, un détour par le barrage Nangbéto au Togo, avant de remonter vers Kara, ensuite à Djougou par Ouaké, était nécessaire pour atteindre Parakou, en transitant absolument par Tchaourou », a expliqué le directeur général de la Ceb. «Au-delà des problèmes de coupures au Nigeria, sur toute la ligne, il peut ne pas y avoir l’énergie électrique», a-t-il poursuivi. Il a laissé entendre que les travaux envisagés, augmenteront la fiabilité et la sécurité de l’ensemble du système.

Un problème d’espace à régler

Karimou Chabi Sika a profité de l'occasion pour poser le problème de terre par rapport à l’arrivée des 330 pour les extensions et les adaptations à faire. « Ce n’était pas prévu. Le poste de transformation de Parakou était conçu pour le Nord-Togo et le Nord-Bénin », a-t-il fait observer.
La ligne du Wap qui va arriver à Parakou, continuera sur le Togo, au niveau de Kara, avant d’atteindre le Ghana et la Côte d’Ivoire. C’est l’une des lignes principales et il ne serait pas intéressant que ce soit à Parakou que l’on n’ait pas pu trouver la terre pour la faire passer, alors que tous les autres pays sont presque prêts.
« Des travaux avaient été lancés et ont accusé plus de vingt mois de retard sous le régime précédent », a déploré le ministre. « Beaucoup ne le savent pas. Lorsque l’énergie est importée du Nigeria, elle passe d’abord par Cotonou, via Sakété, pour aller d’abord au Togo et revenir à Parakou par Kara. Et chaque fois qu’il y avait des difficultés sur cette ligne, c’est la ville de Parakou et tout le Nord qui sont en souffrance », a-t-il expliqué. « La décision a été prise de compléter le système redondant qui donne une sécurité supplémentaire. D’où la construction de la ligne de plus de 260 km qui va d’Onigbolo jusqu’à Parakou », a rappelé Dona Jean-Claude Houssou. Ce projet, a-t-il souligné, permettra donc d’alimenter directement tout le septentrion, sans passer par le Togo. « Ce qui fait qu’on aura deux systèmes d’alimentation et qui donneront encore plus de sécurité et de disponibilité à la ville de Parakou, à l’occasion des défis qu’elle aura à relever dans le cadre de son développement socio-économique », se réjouit-il. Il a invité les autorités locales et départementales à soutenir l’initiative.
Le maire Charles Toko a promis d'étudier la question avec les techniciens. Appuyé par le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, et le député Rachidi Gbadamassi, il a d’ores et déjà rassuré le ministre de la disponibilité de sa ville à donner satisfaction à la demande d’espace exprimée, au plus grand tard ce lundi 15 janvier.

Actualités 15 janv. 2018


Fourniture d’énergie électrique à Parakou: Les travaux d’électrification de certaines agglomérations lancés

Encore quelques jours et les populations des quartiers de Guéma Ouest et Centre, Swinrou et Kpassagambou à Parakou auront aussi accès à l’énergie électrique. Le lancement des travaux d’électrification de ces localités a été effectué, samedi 13 janvier dernier dans la ville, par le ministre de l’Energie. Outre son collègue en charge de l’eau, Samou S. Adambi, le préfet du Borgou et le maire, Dona Jean Claude Houssou avait également à ses côtés le député Rachidi Gbadamassi.

La fourniture en énergie électrique du Bénin est une question prioritaire pour le gouvernement. D’où le vaste programme d’électrification d’un certain nombre de localités qu’il a initié et qui vise l’accès des populations à l’énergie et le développement de leurs activités génératrices de revenus. Il a inscrit à cet effet dans son programme d’actions près de 10 % de ses projets phares. Les travaux d’électrification des quartiers de Guéma Ouest et Centre, de Swinrou et de Kpassagambou dont le lancement a été effectué, samedi 13 janvier dernier à Parakou, s’inscrivent dans ce cadre.
Le démarrage de ces travaux à Parakou, a indiqué le directeur général de l’Agence béninoise d’électrification rurale et de maîtrise d’énergie(Aberme), Francis Tchèkpo, fait suite aux nombreuses démarches et négociations menées par le maire Charles Toko. Ainsi, le gouvernement a répondu à son appel. Le projet, a expliqué le directeur de l'Aberme, consiste à une extension du réseau électrique d’environ 200 m linéaires de réseau Hca. Il concerne surtout l’extension de 6 300 m de réseau basse tension au profit des populations bénéficiaires et la pose d’une trentaine de lampadaires. « Ces ouvrages permettront à environ 600 ménages à travers ces quartiers, d’avoir accès à l’énergie », a précisé Francis Tchèkpo.
« Près de 250 millions de francs Cfa sont prévus pour ces travaux dont la durée d’exécution est de six mois au maximum », a informé le ministre de l’Energie, Dona Jean-Claude Houssou. Il a promis de tracter pour que ce délai non seulement, soit respecté mais anticipé. « J’attacherai également du prix à la qualité des réalisations », a-t-il également averti. Son souci, a-t-il signalé, c’est que ces infrastructures puissent contribuer le plus longtemps possible à l’amélioration des conditions des populations bénéficiaires.
Comblé de voir, selon lui, les vœux des populations de ces quartiers d’avoir l’énergie électrique exaucés, le maire Charles Toko fera remarquer que « Le Talon à grande vitesse (Tgv) est enfin lancé à Parakou ». Avec la réalisation de ces travaux, se réjouit d’avance l’autorité municipale, il en découlera pour la ville, le libre exercice des activités économiques, ainsi que la création des conditions favorables à la lutte contre l’insécurité. Le maire a ensuite exprimé sa reconnaissance au chef de l’Etat pour l’attention soutenue qu’il accorde à sa ville. A sa suite, le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, a reconnu les efforts considérables que l’Etat béninois ne cesse de consentir pour satisfaire les besoins des populations en matière d’électrification. Il a sollicité l’intervention du ministre en faveur de certains quartiers périphériques de Parakou et d’autres communes de son département qui continuent de végéter dans le noir une fois la nuit tombée.
Avant l’étape de Parakou, le ministre a procédé, vendredi 12 janvier dernier, à la mise en service des ouvrages d’électrification dans les villages d’Assanté et de Dani, respectivement à Glazoué et à Savè. Il a effectué le même exercice à Kokoro et à Tchalla Ogoï.

Actualités 15 janv. 2018


8e circonscription électorale: La jeunesse de Parakou se rallie au mouvement Triomphe dans l’unité

Le mouvement Triomphe dans l’unité (Tdu) a apporté, samedi 13 janvier dernier à Parakou, la preuve de sa capacité à mobiliser la jeunesse autour de ses idéaux. Au cours d’une cérémonie, plus d’une centaine de creusets politiques, de mouvements et associations de jeunes ou de développement, ont annoncé leur adhésion à ce creuset politique. Son président Inoussa Bio Orou en a profité pour sensibiliser l’assistance sur le Recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip).

Acquis à la cause de la Rupture et du Nouveau départ pour un Bénin révélé, le mouvement Triomphe dans l’unité (Tdu) et son leader Inoussa Bio Orou progressent sur le terrain, dans la huitième circonscription électorale. Au cours d’une cérémonie à laquelle près de 10 000 personnes ont pris part, samedi 13 janvier dernier à Parakou, une centaine d’associations de développement, des regroupements de jeunes et différents creusets politiques ont décidé de se rallier à leur cause.
En effet, après ceux de Tchaourou, ce sont les jeunes de la ville de Parakou et de ses environs qui ont rencontré Inoussa Bio Orou. Dans leur message, ils lui ont exprimé leur motivation, celle de faire chemin avec son mouvement. « C’est après avoir pris connaissance des textes fondamentaux du mouvement Tdu et en tenant compte du nouveau contexte de recomposition du paysage politique de notre pays», a indiqué leur porte-parole, Brisso Saley, pour justifier leur choix. Selon ces mouvements et associations de jeunes, c’est parce que le Tdu met le développement socioéconomique et culturel au cœur de ses actions, qu’ils l’ont rallié.
En recevant leur adhésion, le président Inoussa Bio Orou a réaffirmé son engagement pour la cause de la jeunesse. Il a également réitéré son soutien au chef de l’Etat, Patrice Talon, pour la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement (Pag). « En décidant de créer le Tdu, notre seule et unique ambition est de donner à la jeunesse la place qui est la sienne », a confié Inoussa Bio Orou. Selon lui, la jeunesse béninoise a pendant longtemps servi de courte échelle pour de nombreux hommes politiques qui, à l’arrivée, ne pensent plus à elle. « Nous avons pris conscience du triste avenir réservé aux jeunes qui croupissent dans le chômage et voient leur génération passer inaperçue », a-t-il poursuivi.
« Face à cette situation qui interpelle, nous n’avons plus un autre choix. Celui de nous lever et d’affirmer notre capacité à faire mieux que nos aînés. Seule, la lutte libère. Notre heure a sonné», a laissé entendre le président du Tdu. Cette adhésion massive des associations et autres mouvements de jeunes à son mouvement Tdu, à l’en croire, est l’expression de la détermination de la jeunesse à faire bouger les lignes. « Chaque jeune de la huitième circonscription électorale doit comprendre qu’il est capable de gérer le pouvoir public », a-t-il prévenu. Tel un ambassadeur du Ravip, il a également exhorté les populations de Parakou à aller se faire enrôler.
Plusieurs personnalités dont le premier adjoint au maire de la ville, Ibrahim Chabi Mama, se sont succédé au pupitre pour féliciter le mouvement Tdu et ses responsables.

 

Politique 15 janv. 2018


Fronde sociale : Le réseau WANEP-Bénin recommande la voie du dialogue

Face aux grèves perlées que l’on observe depuis la suppression, le 28 décembre 2017, par l’Assemblée nationale, du droit de grève aux agents de santé, de la justice et de la sécurité, le Réseau Ouest Africain pour l’Edification de la Paix (WANEP-Bénin) s’est fendu d’une déclaration pour inviter les différentes parties au dialogue.

A travers une déclaration signée du président de son Conseil d’administration, Emmanuel Kancou Ogou, le réseau WANEP-Bénin souligne que ‘’Les suppressions de droit de grève constituent une solution facile mais contreproductive pour le dialogue social et la paix’’.

« Il est vrai que les mouvements de grève dans leurs fréquences, durées et secteurs touchés créent d’énormes préjudices aux populations et à l’économie nationale surtout que des grèves sont intervenues sans que l’on ait épuisé toutes les voies de dialogue et de négociation. Mais, il n’est pas moins vrai que sans les grèves d’hier, les conditions de vie et de travail seraient plus misérables dans le pays du fait de la mal gouvernance, des détournements, de la corruption... Les quelques initiatives de meilleures redistributions des ressources du pays ont été les fruits de mouvements de grève réussis ou de menaces de grève quand le dialogue et les négociations deviennent infructueux dans un contexte où de nombreux accords sont restés non exécutés. Le droit de grève est un acquis de la conférence nationale des forces vives de la nation consolidé par la Constitution béninoise de 1990 en son article 31 », lit-on à travers la déclaration.

Au regard de tout ceci, le réseau WANEP-Bénin appelle, d’une part, Le Gouvernement à ouvrir/maintenir le dialogue avec les acteurs sociaux des différents « secteurs sensibles » concernés pour trouver les solutions pour le renforcement du dialogue social et aux accords qui en découlent avant toute initiative d’encadrement du droit de grève ; les députés à l’Assemblée Nationale à envisager une relecture des articles à polémiques des différents textes de lois tout en tirant la leçon de la nécessité d’une consultation préalable des parties concernées aux fins de solutions idoines et d’autre part, les acteurs sociaux à prendre la mesure, dans le contexte béninois, de l’urgent impératif de concilier le droit de grève et la nécessité d’assurer un service public continu.

 

 

Société 14 janv. 2018


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