La Nation Bénin...
Nouvelles

Un grave accident de la circulation vient de se produire à l'instant même à Wongagourou, un village situé dans la commune de Bembèrèkè. Un bus nigérien en partance pour Cotonou est entré en collusion avec un venu de France qui allait au Niger. Selon les informations, c'est au moment où le conducteur du venu de France tentait d'éviter un trou, que le choc d'une rare violence a eu lieu. Sur le champ, on a déploré 6 personnes décédées et une quarantaine de blessés dans un état critique. Ils sont en train d'être évacués vers l'hôpital de Bembèrèkè pour recevoir les premiers soins.
Société 13 janv. 2018

Le groupe parlementaire « La Voix du peuple » retrouve vie à l’Assemblée nationale. Il est présidé toujours par le député Issa Salifou alias Saley. La déclaration de reconstitution qui rend officielle la renaissance de ce groupe parlementaire a été lue à la tribune de l’hémicycle, à la faveur de la séance plénière de ce vendredi 12 janvier. La lecture a été faite par l’honorable Nourénou Atchadé qui a clairement réaffirmé l’appartenance du groupe « La Voix du peuple » à la minorité parlementaire c’est à dire à l’opposition.
Il faut préciser que ce groupe parlementaire avait été cassé le jeudi 2 novembre 2017, après la démission du député Ahmed Affo Obo Tidjani qui a rejoint désormais le Bloc de la majorité parlementaire (Bmp). Après quelques semaines de cassure, « La Voix du peuple » s’est reconstitué avec l’adhésion de l’honorable Guy Mitokpè. Ce groupe parlementaire reprend à nouveau du service dans l’animation politique de l’Assemblée nationale. Il est composé de neuf députés à savoir : Mohamed Atao Hinnouho, Jean-Marie Allagbé, René Bagoudou, Amadou Issifou, Justin Adjovi, Simplice Codjo Dossou, en plus de Issa Salifou, Guy Mitokpè et Nourénou Atchadé qui a lu la déclaration politique.
Par Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Politique 12 janv. 2018

L’union sacrée autour de sa majesté Houézèhoun de Bonou
La commune de Bonou a également célébré, le 10 janvier dernier, la fête des religions traditionnelles. Elle a été l’occasion pour les adeptes et les populations de se retrouver autour de sa majesté Houézèhoun, roi de Bonou et du dignitaire dah Avodé Gotomènon, chef communal du culte vodoun. Rien n’a manqué à cette fête qui marque la reconnaissance nationale aux divinités.
Les adeptes du culte vodoun, venus des cinq arrondissements de la commune se sont retrouvés dans l’enceinte de l’Ecole primaire publique d’Abéokouta dans l’arrondissement de Honviguè pour les manifestations qui ont démarré par des séances de prières et des immolations pour solliciter la paix, la concorde, la quiétude et le bien-être de tous, dirigées par les dignitaires du culte que sont Dah Avodé Hountchènou, dah Vènon, et le Zangan Kpogni.
Cette célébration dans la commune de Bonou a été l’occasion d’un débat entre les filles et fils de cette localité, autour de la promotion des couvents vodoun et des forêts sacrées qui peuvent également servir de lieux de tourisme communal.
Le maire de Bonou, Julien Affohounha, a salué cette initiative et encouragé les adeptes du culte vodoun à sceller l’union pour faire la fierté de la commune?

A partir de demain, samedi 13 janvier, tous les regards seront tournés en direction du Maroc qui accueille jusqu’au 4 février prochain, la cinquième édition du Championnat d’Afrique des Nations de football, Chan 2018. Les seize sélections en lice iront à la conquête de la couronne détenue par la RD Congo.
Pour une reconnaissance accordée aux joueurs locaux qui animent les différents championnats nationaux africains, le Chan en est une. Prévue à partir de demain samedi 13 janvier au 4 février prochain au Maroc, la compétition sera à 5e édition. Le Kenya annoncé pour en être le pays hôte ayant fait défection, le royaume chérifien a dû venir à la rescousse. Ce sont les retards constatés dans l’organisation qui ont poussé la Caf à décider de cette délocalisation.
C’est en septembre 2007 à Johannesburg en Afrique du Sud que l'idée du Chan a pris corps, au cours d'une réunion du Comité exécutif de la Caf. Elle a été confirmée en janvier 2008, avant la Can 2008. Sans avoir le même aura que la compétition mère sur le plan continental que constitue la Can, son objectif est de créer une belle vitrine pour les footballeurs des championnats africains. Il s’agit également de donner une visibilité aux joueurs locaux.
Ainsi, en l’absence de la RD Congo, tenante du titre, pour défendre sa couronne, ce sont les seize sélections présentes qui se lanceront dès demain, samedi 13 janvier, à sa conquête. Sur le terrain, toutes se valent et devraient, à priori, partir avec des chances égales. Mais comme c’est le cas pour toutes les compétitions, le Chan Maroc 2018, a certainement ses favoris.
En effet, à cause de l’organisation et de la qualité de leurs championnats, les sélections des pays de l’Afrique du Nord devraient pouvoir tirer leur épingle du jeu. Leurs joueurs sont bien outillés pour l’épreuve. En tant que pays organisateur, le Maroc fait bien office de sérieux prétendant pour le sacre final. Toutefois, il ne faudra pas pour autant négliger les autres sélections habituées de la compétition comme la Côte d’Ivoire et l’Ouganda qui seront à leur 4e participation en 5 éditions. Il y a aussi le Nigeria, l’Angola, la Zambie, le Rwanda et le Cameroun qui seront à leur 3e participation. Ceci, au moment où la Mauritanie, le Congo Brazzaville, le Soudan et le Burkina Faso seront à leur 2e participation. Quant à la Namibie et la Guinée Equatoriale auréolées de leur statut d’outsider, elles effectuent leurs premiers pas.
Le Maroc et la Mauritanie ouvrent le bal demain au stade Mohammed V de Casablanca.
L’équipe du pays hôte et son sélectionneur Jamal Sellimi seront très attendus pour leur première sortie dans la compétition. Ce sera la 3e participation des Lions de l’Atlas à cette compétition. Leur meilleur parcours reste celui de 2014 en Afrique du Sud où les Super Eagles du Nigeria les ont éliminés en quarts de finale.
Avec leur football qui a connu des progrès prodigieux ces dernières années, les Mourabitounes de la Mauritanie ne vont certainement pas se présenter devant eux en victimes expiatoires. Encadrés par Corentin Martins, ils nourrissent de sérieuses ambitions. Dans leur groupe, on retrouve Moulaye Ahmed dit Bessam, l’une des révélations du Chan 2014 mais qui n’a pu s’exporter à l’international. Babacar Bagili, rentré de sa mésaventure algérienne, sera également de la partie?
Palmarès de la compétition
Année Vainqueur Finaliste 3e place Organisateur
2009 RD Congo Ghana Zambie Côte d'Ivoire
2011 Tunisie Angola Soudan Soudan
2014 Libye Ghana Nigeria Afrique du Sud
2016 RD Congo Mali Côte d'Ivoire Rwanda
Programme du week-end
Samedi 13 janvier 2018
Maroc # Mauritanie 19h30 UTC Stade Mohammed V (Casablanca) Groupe A
Dimanche 14 janvier 2018
Guinée # Soudan 14h30 GMT Stade Mohammed V (Casablanca) Groupe A
Côte d’Ivoire # Namibie 16h30 GMT Grand stade de Marrakech Groupe B
Zambie # Ouganda 19h30 GMT Grand stade de Marrakech Groupe B

Le directeur de cabinet du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep), Bonaventure Kouakanou, a procédé, ce jeudi 11 janvier, au lancement du projet d’Appui à la transition agro-écologique dans les zones cotonnières du Bénin (Tazco). L’initiative financée par l’Agence française de développement (Afd) ouvre de nouveaux horizons en faveur de la filière cotonnière au Bénin.
Le projet d’Appui à la transition agro-écologique dans les zones cotonnières du Bénin (Tazco) annonce la révolution dans le secteur cotonnier dans le pays. Longtemps exposées à l'érosion, aux chocs de la résilience et autres aléas, les zones cotonnières à risques d’insécurité vont retrouver désormais de l’oxygène. La mise en œuvre du projet Tazco permettra de lever les contraintes liées à la faible mécanisation agricole et à la dégradation de la fertilité des sols dans les zones agro-écologiques du pays. Il vise l’amélioration durable des revenus des exploitations agricoles familiales des zones cotonnières du Bénin.
Le diagnostic présenté par le directeur de cabinet du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep), Bonaventure Kouakanou, retrace les irrégularités dans le secteur. « Les conditions de vie des ménages en zones cotonnières ne sont pas des plus reluisantes, tant elles sont marquées par la prévalence de la pauvreté qui sévit dans l’ensemble du monde rural au Bénin, avec des taux avoisinant 44 %. Les risques d’insécurité alimentaire y sont également assez élevés avec environ 43 % des personnes touchées », analyse-t-il.
La note conceptuelle relative au projet insiste sur les impacts de l’insécurité alimentaire dans les régions de l’Alibori, de l’Atacora, du Borgou et des Collines. Elle indique que la situation est plus prononcée dans les zones cotonnières en milieu rural (15 %) qu’en milieu urbain (8 %). Il en est de même des risques d’insécurité alimentaire qui touchent 25 % de la population urbaine et 34 % de la population nationale.
Le projet Tazco se propose d’inverser ces tendances. Il vise à « soutenir une transition écologiquement et socialement durable des systèmes de culture à base coton, à travers l’expérimentation sur deux campagnes agricoles, de pratiques agro-écologiques adaptées aux spécificités des territoires », indique le directeur de cabinet du ministre en charge de l’Agriculture. Dans sa mise en œuvre, le projet répondra aux difficultés des ménages agricoles qui s’investissent dans la production du coton et renforcera leur résilience face aux changements climatiques, de sorte à améliorer leurs revenus, explique-t-il.
Au-delà des valeurs agro-écologiques, le projet d’Appui à la transition agro-écologique dans les zones cotonnières du Bénin a également un caractère social. Il se focalisera sur les problèmes nutritionnels et la lutte contre la pauvreté, apprécie la directrice adjointe de l’Agence française de développement (Afd), Nolwenn Bodo. Elle souligne que l’initiative s’inscrit dans le cadre des priorités de la coopération française au Bénin et illustre l’attachement de la France à promouvoir l’agriculture au Bénin. L’appui financier de la France est estimé à 1,5 million d’euros.
Arrimage aux politiques
Selon le directeur de cabinet du ministère en charge de l’Agriculture, le projet d’Appui à la transition agro-écologique dans les zones cotonnières du Bénin répond aux différentes politiques agricoles régionales, « notamment les Orientations stratégiques de la politique agricole de la Cédéao, visant l’amélioration de la productivité et de la compétitivité de l’agriculture ». Aussi, s’arrime-t-il au « pilier 1 du programme de développement durable des terres et aux systèmes fiables de contrôle de l’eau ». Au niveau national, le projet Tazco s’intègre dans « l’axe stratégique 4 du Programme d’action du gouvernement (Pag), portant sur la croissance économique et dans l’axe 1 du Plan stratégique du développement du secteur agricole (Psdsa), relatif à l’amélioration de la productivité et de la production des produits végétaux, animaux et halieutiques »?
Actualités 12 janv. 2018

Le président de l’Assemblée nationale est sorti de ses gonds, ce jeudi 11 janvier, face aux diatribes dont il fait l’objet tant sur les réseaux sociaux que dans la presse. Ces attaques concernent surtout sa gestion de certains dossiers au Parlement notamment le retrait du droit de grève à certains corps de l’Etat dont des magistrats et des agents de santé et la non désignation jusqu’ici des représentants de l’Assemblée nationale au sein du Conseil d’orientation et de supervision de la Lépi (Cos/Lépi), en dépit du dépassement du délai impératif fixé par la Cour constitutionnelle.
Au détour de la cérémonie de présentation des vœux du Nouvel an, Me Adrien Houngbédji est revenu de long en large sur les deux questions qui font couler beaucoup d’encre et de salive. Par rapport au retrait du droit de grève, il a expliqué que c’est avec pincement au cœur que l’Assemblée nationale a adopté les propositions de loi qui suppriment le droit de grève à certains fonctionnaires de l’Etat. « Le droit de grève des magistrats est le fruit d’un long combat. Je me souviens lorsque j’étais moi-même élève magistrat, nous n’avions même pas le droit de nous syndiquer, à plus forte raison le droit de grève. En France, je me souviens que ce sont les magistrats de ma promotion qui ont mené ce combat pour le droit syndical et le droit de grève… C’est ce que nous avons fait ici dans la continuité de ce combat », rappelle le président de l’Assemblée nationale. Mais il note beaucoup d’abus dans l’exercice de ce droit. Ce qui a obligé le Parlement, représentant du peuple, à prendre ses responsabilités pour mettre fin à ces dérapages.
Cette décision a été prise pour protéger les populations qui payent le lourd tribut des grèves perlées surtout des magistrats et des agents de santé, justifie-t-il. « C’est mon devoir de le dire. Je ne sais pas quel sort sera réservé à cette loi par la Cour constitutionnelle. Mais quel que soit ce sort, nous respecterons la décision », assure Me Adrien Houngbédji.
Il embraie avec la polémique relative au dossier sur le Cos-Lépi qui défraie également la chronique. « Il n’est pas imaginable que l’Assemblée nationale n’exécute pas les décisions de la Cour constitutionnelle. Mais de même, nous devons aussi respecter notre Règlement intérieur. Nous devons respecter aussi notre Constitution », explique le président de l’Assemblée nationale. Il dit n'avoir pas désigné les neuf représentants au sein du Cos-Lépi en respect du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale qui veut que l’institution soit maîtresse de son ordre du jour contrairement à d’autres pays où l’ordre du jour du Parlement peut lui être imposé par une autre institution, notamment le gouvernement.
Me Adrien Houngbédji dit ne pas comprendre ces attaques contre sa personne allant jusqu’à son assignation en justice par un « quidam » avec une astreinte de 100 millions F Cfa à payer par jour de résistance au motif qu’il aurait fait obstacle à l’exécution d’une décision de la Cour constitutionnelle. Il déplore cette procédure provenant du fils de l’une de ses collègues. « Les enfants ne ressemblent pas forcément à ce que font leurs parents. Je n’ose pas qualifier la procédure. Je dirai qu’elle est malheureuse », conclut le président de l’Assemblée nationale?
Th. C. N.

Caravane, danses et la traditionnelle « chasse » aux spectateurs ont constitué les différents tableaux du spectacle des Egungun, ce jeudi 11 janvier à Tchicomey, un quartier du centre-ville de Lokossa. L’événement qui a regroupé autour du Ikogni du grand couvent, quelques dignitaires du culte, vise à clôturer en beauté les manifestations de l’édition 2018 de la fête des religions endogènes dans le chef-lieu du Mono.
Ville dominée par les ethnies Kotafon et Adja, Lokossa est aussi ouverte aux influences culturelles venues d’ailleurs. Au nombre de celles-ci, la culture yoruba prend place, à travers notamment le culte des Egunguns, communément appelés « Kouvito » ou des « Revenants ».
Le grand dignitaire Ikogni qui a sous sa tutelle plus d’une dizaine de couvents dans la commune, en a donné la preuve, ce jeudi, à travers un géant spectacle animé par un parterre d’Egunguns aux tenues d’apparat bien colorées. De « Kouvito Azonon » à celui communément appelé « Tchango » en passant par les nombreux autres, la loge des divinités était garnie à Tchicomey au grand bonheur des spectateurs qui ont effectué massivement le déplacement, pour ne pas se faire conter l’événement. Elles ont pris du plaisir à contempler les riches accoutrements et autres atouts de la prestance des Egunguns qui, tour à tour, se jetaient dans le grand cercle de danses en rivalisant de démonstrations . Après les pas rythmés aux sons des tam-tams, les masques se déchaînèrent avec des chicottes, à travers une partie de chasse à l’homme. Et ça courait dans tous les sens. Mais la foule de spectateurs se reconstituait aussitôt dès que ‘’le vodoun chasseur’’ se replie. Si ce dernier venait à rattraper un jeune, la scène faisait monter d’un cran l’ambiance au point où ses congénères le portent en triomphe. En somme, ce fut un grand moment de réjouissance qui a permis de clôturer en apothéose, hier à Lokossa, l’édition 2018 de la fête des religions endogènes.
Le spectacle a duré jusqu’à tard dans la soirée avait débuté par quelques visites préalables rendues par les Egunguns aux sommités du culte résidant dans la ville. Il a pris fin sur une note de satisfaction générale et les divinités ont repris le chemin du couvent d’où elles étaient sorties, depuis mercredi 10 janvier dernier, pour prendre part aux manifestations officielles de la fête des religions endogènes?

Au centre d’une séance de travail à Adjouba, une localité frontalière située au Nord-Est du Borgou, mercredi 10 janvier dernier, il y avait un dossier relatif à la séquestration par les forces de l’ordre nigérianes d’un policier et d’un instituteur béninois. Confondues en excuses, les autorités nigérianes ont affirmé leur engagement à œuvrer pour la cohabitation pacifique entre les deux pays.
Le Bénin et le Nigeria sont condamnés à vivre ensemble. Malheureusement, la cohabitation pacifique tant attendue entre les populations installées au niveau de leurs frontières est souvent perturbée par des incidents. Tel a été le cas de l’arrestation d’un policier et d’un instituteur béninois par les forces de l’ordre du Nigeria, samedi 23 décembre dernier à Adjouba. Déportés et gardés à Ilorin, du côté du Nigeria, pendant dix-sept jours, ils n’ont été libérés que le mardi 9 janvier dernier. Ce n’est qu’après l’implication du directeur général de l’Agence béninoise de gestion intégrée des espaces frontaliers (Abegief), Marcel Ayité Baglo, du préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé et des autorités béninoises au plus haut niveau.
Tout juste après leur libération, une délégation béninoise s’est rendue, mercredi 10 janvier dernier, à Adjouba. Elle était composée du directeur général de l’Abegief, du préfet du
Borgou, des maires de Nikki et de Tchaourou, du conseiller technique à la sécurité du ministère de l’Intérieur, d’un représentant du ministère des Affaires étrangères et des responsables des forces de défense et de sécurité du Borgou. La délégation est allée exprimer son mécontentement au cours d’une séance d’explications et de clarifications avec la partie nigériane constituée des autorités en charge des questions des frontières et de l’Emir d’Abeokuta.
Selon le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, les incidents malheureux au niveau des frontières entre le Bénin et le Nigeria ne cessent de se multiplier. « La fois passée, ça a été pareil. Ils ont arrêté quelqu’un et sont partis l’enfermer au Nigeria. Et du 23 décembre 2017 au mardi 9 janvier dernier, il est resté les pieds et les mains menottés. C’est inamical. Cessons d’agir ainsi », a-t-il déploré. « Ce sont les colonisateurs qui ont délimité les frontières. Ils ne connaissent même pas Okuta et Buda », a-t-il poursuivi. Il a souhaité que ces frontières ne soient pas transformées en des lieux où les populations qui y sont installées de part et d’autres, se vouent une certaine hostilité.
La délégation nigériane a regretté l’incident qui est survenu. Conduite par le représentant de la Commission de gestion frontalière du Nigeria, Ribado
Mustapha, elle a appelé au calme et à la cohabitation pacifique entre les populations frontalières des deux pays. De telles situations, a-t-il promis, ne se reproduiront plus à l’avenir.
« Il va falloir que des dispositions soient prises afin que ces genres de situation ne se reproduisent plus », a proposé le préfet du Borgou. Pour lui, l’attitude du Bénin à ne pas offenser la partie nigériane répond à son souci de préserver leurs liens de bon voisinage.
En effet, il y a un an, un incident du genre s’était déjà produit. C’est le chef d’arrondissement de Kika et quelques ressortissants de la localité qui avaient été arrêtés par les forces de l’ordre nigérianes et gardés au Nigeria.

La communauté catholique « Marie mère de la foi audacieuse » a célébré, mercredi 10 janvier dernier, ses dix ans d’activité au Bénin correspondant à autant d’années d’évangélisation. Au cours de la messe dite à l’occasion en l’église Marie Auxiliatrice de Ménontin à Cotonou, les membres de ce groupe de prière soutenus par les fidèles ont été édifiés sur ce qu’est la « foi audacieuse» par le curé Ambroise Lahatan.
C’est par une procession ayant pris départ de leur siège que les membres de la communauté « Marie mère de la foi audacieuse » ont regagné l’église de Ménontin pour la célébration eucharistique dédiée à la commémoration des dix ans d’activité au service des fidèles.
Dans son homélie, le père curé Ambroise Lahatan, s’est attardé sur qu’il convient de retenir de la «foi audacieuse» un peu pour faire prendre conscience aux membres de la communauté les défis qui sont les leurs. A l’en croire, ce type de foi n’est pas la foi ritualiste même si les sacrements se fondent sur des rites. A ce niveau, il souligne que la qualité de foi détermine le type de chrétien que l’on est. « La foi audacieuse est une foi sacramentelle », dit-il ajoutant que le chrétien déploie toute sa vie dans les sacrements tels que le baptême, l’eucharistie, la confirmation. A titre d’exemple, il mentionne que c’est la foi des apôtres, de la Vierge Marie caractérisée par la prière, la méditation. «On se rend compte que la foi audacieuse espère contre toute espérance, persévère», insiste-t-il avant de déduire que cette foi est enracinée en Jésus dans la certitude qu’il est « l’unique nécessaire ». «Jésus seul suffit», martèle-t-il. C’est ce à quoi il a exhorté en général l’assistance mais surtout les membres de la communauté « Marie mère de la foi audacieuse ».
Pour sa part, l’abbé Macaire Lantokpodé a encouragé les membres de ce groupe de prière à être vraiment audacieux et à poursuivre le ministère d’évangélisation. Après s’être réjoui du chemin parcouru ces dix dernières années par la communauté, il a imploré le Saint-Esprit pour qu’il la soutienne davantage dans le service de la communauté chrétienne catholique.
Il faut signaler que cette communauté a pour mission de promouvoir une nouvelle race de chrétiens debout et conquérants dans la foi.
Le groupe de prière et d’évangélisation fondé par Maxime Eliel a démarré ses activités le 10 janvier 2008. En dehors du diocèse de Cotonou, la Communauté catholique « Marie mère de la foi audacieuse » est aussi présente à Porto-Novo.

Les divinités étaient à l’honneur, ce mercredi 10 janvier, à l’occasion de la fête des religions endogènes. C’est l’arrondissement de Hêvié dans la commune d’Abomey-Calavi qui a accueilli les manifestations officielles de cette célébration initiée depuis un quart de siècle.
C’est sur le site Allasanko que les adeptes du culte vodoun de la commune d’Abomey-Calavi, ont pris leur quartier ce mercredi 10 janvier pour honorer les divinités des religions traditionnelles. Aux environs de 11 h, le chef exécutif du pouvoir religieux de l’arrondissement de Hêvié, sa majesté Houdji-Yessi Dounkpo et une forte délégation font leur entrée sur le site. Ils sont accueillis par des ovations, des recueillements et des litanies des adeptes des différentes divinités. Ils engagent une procession qui les emmène à faire le tour du site.
S’en suit l’exécution de l’hymne national qui donne le top des manifestations officielles à 12 h. Les festivités sont ouvertes par les ‘’Sakpatassi’’ des neuf arrondissements de la commune de Calavi pour une belle démonstration artistique.
Le public accueille ensuite les ‘’Egungun (revenants)’’ pour un riche tableau culturel, fait également de prières à l’endroit des autorités et du pays tout entier. La célébration connaitra davantage d’éclat avec les animations culturelles, chants, danses et autres démonstrations à l’endroit du public, constitué des natifs, des curieux et des touristes.
La vingt-quatrième édition de la fête des religions endogènes a été l’occasion pour les autorités traditionnelles, locales et municipales de préciser à nouveau ce qu’incarne le vodou. « Le vodoun est à l’origine de l’Afrique. Notre vodoun, c’est un dieu. C’est lui qui nous sert d’intermédiaire entre Dieu et les hommes. Le vodoun n’a rien à voir avec la sorcellerie encore moins avec le diable. Il ne fait aucun mal », revendique Nathanaël Sokpoèkpè, chef d’arrondissement de Hêvié.
Le maire d’Abomey-Calavi, Georges Bada, se veut plus expansif : « Le vodoun, c’est ce que nous avons de cher. Nous devons le promouvoir. Nous ne pouvons pas aller de l’avant sans nos valeurs culturelles et cultuelles. Elles sont des facteurs de développement durable. C’est pour cette raison que les initiateurs de cette célébration sont à féliciter ». Il poursuit : « Grâce au respect de nos religions endogènes, la paix se vit au Bénin. Toute notre population est en joie parce que cette édition est une réalité au Bénin et à Hêvié. Nous devons saisir l’occasion du 10 janvier pour affirmer nos ambitions», lance-t-il.
Effusion spirituelle et danses
Après cette exhortation, vient ensuite l’instant fatidique d’effusion spirituelle et d’immolation de bêtes. Le dispositif mis en place exige le silence absolu de toute l’assemblée. Sa majesté Houdji-Yessi Dounkpo, roi de Hêvié, prononce la litanie, en invoquant chaque divinité du pays. Cette phase durera une trentaine de minutes sous le regard admiratif du public.
La consultation de l’oracle, selon le roi, projette de bonnes perspectives en faveur de la commune et du Bénin. Il insiste cependant sur l’unité, la patience et la tolérance des populations béninoises, notamment ceux de la commune d’Abomey-Calavi en vue de son développement.
A l’issue de la prière, place est faite au défilé des différentes divinités des neuf villages de la commune. L’arrondissement de Ouèdo s’impose au milieu de la foule avec le passage de la divinité Atchina. Elle est relayée par le vodoun Hounhè de Hévié qui offre une belle prestation au public. A leur tour, les adeptes de la divinité Thron Kpéto Déka de Godomey, égaye également l’assistance. Au nombre des autres divinités qui ont tenu le public en haleine, il y avait les Zangbéto (gardiens de nuit), Kokou, Tohio (Hounvè), Thron Kpéto II et même les ‘’Kalétas’’.
Leurs différentes prestations culturelles et cultuelles ne laissent pas les natifs d’Abomey-Calavi indifférents. « Je suis satisfait et ému de la réussite de cet évènement. Le vodoun, c’est le symbole de l’attachement des populations à leur valeur culturelle. Nous ne pouvons que ressentir de la fierté à ces occasions », se réjouit Patrick Hounyèva, président du comité charté des Affaires domaniales de la mairie d’Abomey-Calavi. Il exhorte ses frères et sœurs à ne jamais renoncer à cette célébration.
Cette commémoration met fin à la veillée d’armes dans les temples et couvents. Rendez-vous est pris à l’arrondissement central d’Abomey-Calavi pour l’édition 2019?