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Nouvelles

Célébration de la fête des religions endogènes: Les manifestations officielles sous le sceau de l’harmonie à Hêvié

Les divinités étaient à l’honneur, ce mercredi 10 janvier, à l’occasion de la fête des religions endogènes. C’est l’arrondissement de Hêvié dans la commune d’Abomey-Calavi qui a accueilli les manifestations officielles de cette célébration initiée depuis un quart de siècle.

C’est sur le site Allasanko que les adeptes du culte vodoun de la commune d’Abomey-Calavi, ont pris leur quartier ce mercredi 10 janvier pour honorer les divinités des religions traditionnelles. Aux environs de 11 h, le chef exécutif du pouvoir religieux de l’arrondissement de Hêvié, sa majesté Houdji-Yessi Dounkpo et une forte délégation font leur entrée sur le site. Ils sont accueillis par des ovations, des recueillements et des litanies des adeptes des différentes divinités. Ils engagent une procession qui les emmène à faire le tour du site.

S’en suit l’exécution de l’hymne national qui donne le top des manifestations officielles à 12 h. Les festivités sont ouvertes par les ‘’Sakpatassi’’ des neuf arrondissements de la commune de Calavi pour une belle démonstration artistique.
Le public accueille ensuite les ‘’Egungun (revenants)’’ pour un riche tableau culturel, fait également de prières à l’endroit des autorités et du pays tout entier. La célébration connaitra davantage d’éclat avec les animations culturelles, chants, danses et autres démonstrations à l’endroit du public, constitué des natifs, des curieux et des touristes.
La vingt-quatrième édition de la fête des religions endogènes a été l’occasion pour les autorités traditionnelles, locales et municipales de préciser à nouveau ce qu’incarne le vodou. « Le vodoun est à l’origine de l’Afrique. Notre vodoun, c’est un dieu. C’est lui qui nous sert d’intermédiaire entre Dieu et les hommes. Le vodoun n’a rien à voir avec la sorcellerie encore moins avec le diable. Il ne fait aucun mal », revendique Nathanaël Sokpoèkpè, chef d’arrondissement de Hêvié.
Le maire d’Abomey-Calavi, Georges Bada, se veut plus expansif : « Le vodoun, c’est ce que nous avons de cher. Nous devons le promouvoir. Nous ne pouvons pas aller de l’avant sans nos valeurs culturelles et cultuelles. Elles sont des facteurs de développement durable. C’est pour cette raison que les initiateurs de cette célébration sont à féliciter ». Il poursuit : « Grâce au respect de nos religions endogènes, la paix se vit au Bénin. Toute notre population est en joie parce que cette édition est une réalité au Bénin et à Hêvié. Nous devons saisir l’occasion du 10 janvier pour affirmer nos ambitions», lance-t-il.

Effusion spirituelle et danses

Après cette exhortation, vient ensuite l’instant fatidique d’effusion spirituelle et d’immolation de bêtes. Le dispositif mis en place exige le silence absolu de toute l’assemblée. Sa majesté Houdji-Yessi Dounkpo, roi de Hêvié, prononce la litanie, en invoquant chaque divinité du pays. Cette phase durera une trentaine de minutes sous le regard admiratif du public.
La consultation de l’oracle, selon le roi, projette de bonnes perspectives en faveur de la commune et du Bénin. Il insiste cependant sur l’unité, la patience et la tolérance des populations béninoises, notamment ceux de la commune d’Abomey-Calavi en vue de son développement.
A l’issue de la prière, place est faite au défilé des différentes divinités des neuf villages de la commune. L’arrondissement de Ouèdo s’impose au milieu de la foule avec le passage de la divinité Atchina. Elle est relayée par le vodoun Hounhè de Hévié qui offre une belle prestation au public. A leur tour, les adeptes de la divinité Thron Kpéto Déka de Godomey, égaye également l’assistance. Au nombre des autres divinités qui ont tenu le public en haleine, il y avait les Zangbéto (gardiens de nuit), Kokou, Tohio (Hounvè), Thron Kpéto II et même les ‘’Kalétas’’.
Leurs différentes prestations culturelles et cultuelles ne laissent pas les natifs d’Abomey-Calavi indifférents. « Je suis satisfait et ému de la réussite de cet évènement. Le vodoun, c’est le symbole de l’attachement des populations à leur valeur culturelle. Nous ne pouvons que ressentir de la fierté à ces occasions », se réjouit Patrick Hounyèva, président du comité charté des Affaires domaniales de la mairie d’Abomey-Calavi. Il exhorte ses frères et sœurs à ne jamais renoncer à cette célébration.
Cette commémoration met fin à la veillée d’armes dans les temples et couvents. Rendez-vous est pris à l’arrondissement central d’Abomey-Calavi pour l’édition 2019?

Actualités 11 janv. 2018


Fête des religions endogènes: Ouidah, la grande attraction autour des divinités vodoun

Les populations de la commune de Ouidah et environs ne sont pas restées en marge des manifestations de la vingt-quatrième édition de la fête des religions endogènes, ce mercredi 10 janvier. Elles ont célébré cette fête, à la plage de la ville avec une forte délégation du gouvernement conduite par le ministre de la Culture, du Tourisme et des Sports, Oswald Homéky, représentant le chef de l’Etat, de nombreux touristes et délégations étrangères. 

Ouidah peut se prévaloir de la réputation de grand carrefour des pratiques vodoun. Les manifestations de la vingt-quatrième édition de la fête des religions endogènes l’ont encore prouvé hier. Ce n’est pas la ville qui a été retenue pour les manifestations officielles au plan national. Mais le déroulement de la cérémonie a donné ce caractère à la fête. C’est une ville qui peut se réjouir du cheminement vers la réhabilitation des pratiques culturelles et religieuses endogènes censées abriter des valeurs et principes éthiques intrinsèques inhérents à toutes les autres religions dites modernes.
Ce mercredi 10 janvier, en effet, très tôt le matin avant 9 h, la plage de la ville qui a abrité les manifestations, a été prise d’assaut par de nombreux adeptes du culte vodoun, des touristes, des délégations étrangères et de nombreux curieux qui ont fait le déplacement de Ouidah pour vivre l’événement.
Avant l’arrivée de la délégation officielle pour le démarrage des manifestations, les populations ont eu droit à un ballet des différentes obédiences. Tour à tour, les délégations de Daagbo Hounon, des adeptes de Guin Yêhoué Mami Dan, Sa Majesté Daagbo Hounon Tomondjèhoukpon Mètogbokandji Houwamènou, pontife et grand chef mondial du Vodounhwendo ; du Vodoun Hêviosso ; de Sakpata Dan et d’autres divinités, ont été accueillies par les membres du comité d’organisation de la fête. Suivra un rituel des adeptes du vodoun Guin Yêhoué Mami Dan, pour le démarrage effectif de la cérémonie. Rituel au cours duquel une prière a été dite pour la paix dans le pays.
Pour le maire de la commune de Ouidah, Célestine Adjanohoun, si l’Afrique est de culture vodoun, Ouidah elle est une ville sanctuaire pour avoir été la porte d’entrée du christianisme au Bénin et abrite d’ailleurs à ce titre, la Basilique de l’église catholique. Ouidah est riche de ses nombreux temples vodoun et Orisha, des maisons cultuelles où les adeptes viennent se ressourcer et honorer leurs divinités.

Cohabitation

Célestine Adjanohoun souligne que Ouidah, c’est la marque d’une cohabitation harmonieuse entre les cultes religieux, une cohabitation et une tolérance dont le mérite, affirme-t-elle, revient particulièrement aux aïeux qui savaient déjà accueillir et partager.
Le maire de la commune de Ouidah estime que le vodoun regorge de nombreux aspects positifs, capables d’aider à découvrir la juste orientation à donner au développement. Le vodoun, ajoute Célestine Adjanohoun, est porteur de valeurs morales et de principes éthiques.
Le chef de l’Etat a l’ambition de faire de Ouidah une destination touristique de premier choix. Une ambition qui passera également par une réforme de cette fête du vodoun pour en faire un véritable produit touristique qui répond aux normes internationales. Car, l’un des objectifs majeurs que vise la célébration d’une journée nationale des religions endogènes, estime-t-elle, est de révéler le vodoun au Bénin et au monde. Dans ce cas, la mission désormais est de travailler à dissiper progressivement le tort fait par diabolisation, les accusations de pratiques sataniques que les détracteurs des cultures et des civilisations africaines ont essayé jusqu’ici de coller au vodoun.
Reconnaissant les mérites du vodoun, le préfet de l’Atlantique, Jean-Claude Codjia, dira que la célébration de la fête de cette année est une occasion pour faire le point des célébrations antérieures. Car, le développement d’un pays, indique-t-il, dépend de sa culture. Et le vodoun étant un élément important, la racine des cultures endogènes au Bénin, il estime qu’il faut le valoriser afin d’en tirer grand profit.
Le ministre de la Culture, du Tourisme et des Sports, Oswald Homéky, représentant le chef de l’Etat, estime qu’il est temps de valoriser la culture béninoise et surtout le vodoun. Et cette valorisation, selon lui, ne peut que passer par un vaste programme de réformes. Dans le cadre de ces réformes, il annonce qu’il sera construit à Ouidah d’ici quelques années, un centre qui sera dédié à la fête du vodoun. Et le 10 janvier 2020, promet-il, sera fêté en ces lieux et non encore à la plage de Ouidah.
Après cette phase protocolaire, les manifestations se sont poursuivies avec les démonstrations des adeptes des différentes divinités qui ont fait massivement le déplacement de la plage de Ouidah?

Actualités 11 janv. 2018


Fête des religions endogènes: Prières et sacrifices pour une année apaisée dans l’Ouémé

Les adeptes du culte vodoun de l’Ouémé ont célébré,ce mercredi 10 janvier sur leur site départemental de Malanhoui à Adjarra, la fête nationale des religions endogènes. Le clou de la cérémonie de lancement officiel a été la consultation publique de l’oracle pour fouiller sous quel signe de Fâ sera l’année 2018.

« Losso-mèdji », c’est le signe de Fâ révélé par l’oracle consulté publiquement par les grands prêtres de Fâ du département de l’Ouémé pour savoir sous quel aspect se présente l’année 2018. Cette consultation de l’oracle a planté le décor de la cérémonie de lancement officiel au niveau départemental, des festivités de la vingt-quatrième édition de la fête des religions endogènes du Bénin. 

Ce signe « Losso-mèdji » ne présage pas d’un bon augure tant pour le Bénin en général que pour le département de l’Ouémé en particulier, interprète le prêtre du Fâ qui a dirigé la consultation. Ce signe annonce des foyers de tension, de colère et de beaucoup de blocages au sein de la population. Toutes choses qui ne sont pas de nature à renforcer la paix, consolider la cohésion sociale et booster le développement du Bénin. Le prêtre du Fâ ne s’est pas arrêté seulement à la consultation. Il a interrogé les divinités qui ont recommandé certains sacrifices et prières à faire pour conjurer « ce mauvais sort » et pour une année apaisé. Ce qui a été fait sur place. Les ingrédients ont été achetés et les rituels réalisés sur place devant tout le public.
Le prêtre du Fâ félicite tous ceux qui de près et de loin ont mis la main à la poche pour que soit réalisé ce sacrifice. Mais il n’a pas manqué d’appeler les populations et surtout les travailleurs de tous ordres à mettre de l’eau dans leur vin et à cultiver les valeurs de paix, de patience et de tolérance en toute circonstance pour garantir une année 2018 apaisée.
Pour le préfet de l’Ouémé, ces révélations du Fâ montrent toute la richesse des cultes vodoun et la nécessité de sauvegarder et de valoriser ce patrimoine ancestral qui contribue au développement du secteur touristique. Joachim Apithy assure les dignitaires et les adeptes des religions endogènes du soutien du gouvernement et de son chef, le président Patrice Talon, à l’organisation de cette fête qui a démarré après Ouidah 1992. Selon lui, les religions endogènes occupent une place de choix dans le Programme d’action du gouvernement (Pag). A titre d’exemple, le préfet évoque le projet d’érection à Porto-Novo d’un Musée des arts et civilisations vodoun, un centre d’animation des masques vodoun pour donner plus de visibilité aux religions endogènes. Mais il a invité avec insistance les hauts dignitaires du culte vodoun à taire leurs divergences de leadership et d’intérêts égoïstes. Joachim Apithy les exhorte à privilégier le dialogue et la cohésion dans la diversité de leurs divinités pour promouvoir les religions endogènes et faire bénéficier à la population des vertus dont regorge cette pratique ancestrale. Une exhortation partagée par le maire de Porto-Novo, Emmanuel Zossou. Il a demandé aux filles et fils du Bénin en général et de l’Ouémé en particulier à une union sacrée autour des valeurs de partage, de paix et de solidarité qu’enseignent les aïeux, aux générations actuelles à travers cette célébration. C’est ce qu’a compris le conseil municipal qui organise depuis deux ans, le Festival international de Porto-Novo pour valoriser les arts et cultures de la ville capitale, explique Emmanuel Zossou. Une initiative que salue aussi son collègue d’Adjarra, Michel Honga qui a dit tout aussi le bien qu’il pense des cultes vodoun.
Le président de l’Association des dignitaires et adeptes des cultes traditionnels et endogènes de l’Ouémé, Bienvenu Agossou Assogba, a saisi l’occasion pour marteler que le vodoun est une religion comme toutes les autres et n’est pas une émanation diabolique comme le pensent certains. Il appelle ses collègues à l’union des cultes et au respect des règles strictes du vodoun afin de bénéficier de ses bienfaits.
La cérémonie de lancement des festivités s’est achevée sur le site départemental de Malanhoui à Adjarra par une visite guidée par les officiels des différentes divinités présentes qui se sont parées de leurs plus beaux accoutrements de fête?

Actualités 11 janv. 2018


Fête des religions endogènes: Appel à la concorde et à la tolérance à Natitingou

En lieu et place des processions habituelles conduites par le roi Dassagaté, les manifestations commérant cette année la fête des religions endogènes à Natitingou se sont déroulées au sein des couvents de chaque dignitaire de culte. Dans les rangs des adeptes du Thron Kpéto Déka Alafia, l’heure était ce mercredi 10 janvier au recueillement et à la prière pour conjurer les mauvaises fortunes.

Libations et autres prédications ont marqué tôt ce mercredi les instants de convivialité attendus dans le rang des adeptes du culte Thron Kpéto Déka Alafia à l’occasion de la célébration de la fête du 10 janvier. Nonobstant la veillée de prières qui a rassemblé tous les adeptes autour de leur chef de culte, Tonon Ahounouga Hippolyte dit Hounongan Gbèlimabou Tchéhouyéton, les manifestations s’annoncent belles en ce début de journée avec en prime la sortie des divinités Egoungoun, grande attraction de cette célébration placée sous le sceau de la concorde au sein du peuple béninois. Face aux divers remous politiques que connaît le pays, Hounongan Gbèlimabou Tchéhouyéton n’a qu’une pensée, celle de voir le peuple et ses dirigeants passer le cap de la division pour l’union sacrée qui fédère toutes les énergies autour de l’essentiel et du bien commun. Evoquant le symbolisme du culte dont il est le dépositaire dans la commune de Natitingou et qui prône le respect des dix commandements de Dieu et proscrit toute exclusion et injustice, il appelle à un regroupement de toutes les forces vives de la nation pour le triomphe de la démocratie. Ces vœux chers à lui formulés à l’endroit des dirigeants et de toute la classe politique nationale feront l’objet de prières lors des différentes offrandes à faire aux diverses divinités qu’abrite son couvent. Du Thron Kpéto Déka à Ogou en passant par le Kuvito…

Passés les sacrifices à faire et l’accueil des délégations provenant de divers horizons, les manifestations connaîtront leur éclat avec l’exécution des rythmes et danses rituels caractérisant le culte Thron Kpéto Déka. Le clou de la manifestation reste le spectacle de haut vol attendu des divinités Egoungoun ou revenants. Une curiosité dont se délectent très souvent les populations de la Cité des Nanto. Les courses-poursuites auxquelles donne lieu cette parade insolite en rajoutent à l'intensité de la fête. Occasion pour les fidèles de se réjouir de toute l’attention dont ils font l’objet au cours de ces manifestations. Concomitamment à la sortie des Egoungoun, la grande célébration mettra également au cœur des animations agrémentant les festivités l’exécution de rythmes endiablés propres aux couvents, tels que le Blékété, le Zandro et le Ogbon. Des moments uniques que ne sont pas prêts d’oublier badauds et curieux qui constituent souvent le gros lot des spectateurs présents sur les lieux. Le ton est déjà donné dans les rues avec l’apparition de quelques fidèles tout de blanc vêtus, le cou et l’avant-bras ornés de perles multicolores.
La communauté des adeptes du culte Thron Kpéto Déka dans la Cité des Nato reste redevable à l’initiateur de cette célébration, le président Nicéphore Soglo qui a su reconnaître les valeurs du vodoun et des religions endogènes en général?

Actualités 11 janv. 2018


Port de Cotonou: La gestion confiée au port d’Anvers pour 10 ans

Le port autonome de Cotonou sera désormais géré pendant dix ans par le port d’Anvers de Belgique. C’est le contenu de l’accord signé, lundi 8 janvier dernier entre une délégation belge et les autorités béninoises au Palais de la République, selon une dépêche de l’Agence Ecofinance.

Faire du port de Cotonou le port le plus performant de la sous-région ouest-africaine, c’est ce qui sous-tend la signature de ce contrat de gestion, déclare l’administrateur délégué du port international d’Anvers Kristof Waterschoot. Selon lui, ce contrat intègre la modernisation des infrastructures du port de Cotonou qui reçoit plus de 12 millions de tonnes de fret par an, l’organisation de l’enceinte portuaire, le renforcement des capacités de l’équipe locale et surtout l’informatisation du système des données. 
Grâce à cet accord, le gouvernement ambitionne de donner un nouveau souffle au port qui représente, non seulement le poumon de l’économie béninoise, mais également une passerelle stratégique de choix pour des pays enclavés comme le Burkina Faso, le Niger et le Mali.
Selon le ministre béninois des Infrastructures et des Transports, Cyr Koty, précise l’Agence Ecofinance, « Ce contrat de gestion du port autonome de Cotonou s'articule autour de deux périodes : une première de trois ans qui va permettre au mandataire de s'installer avant d'entamer l'exécution. La deuxième étape qui est l'exécution doit se faire sur un mandat de trois ans, renouvelable deux fois. En tout, le Port d'Anvers va gérer celui de Cotonou pour une période de neuf ans sans la phase d'approche ». 
En ce qui concerne les indicateurs de performances qui vont servir de jauge aux parties prenantes, le ministre a indiqué qu’ils seront définis dans les tout prochains jours?

 

Actualités 11 janv. 2018


Présentation de vœux à la Cour constitutionnelle: Le bilan de la mandature de Théodore Holo dressé

Théodore Holo, président de la Cour constitutionnelle et ses collaborateurs ont profité de la journée du mercredi 10 janvier dernier au siège de l’institution à Cotonou, pour se présenter officiellement les vœux de Nouvel an. Une cérémonie qui, dans l’ensemble, a été consacrée au bilan du mandat du président Théodore Holo et des conseillers, lequel prendra fin en juin prochain.

L’esplanade intérieure de la Cour constitutionnelle très souvent déserte de monde, a été prise d’assaut, mercredi dernier, à l’heure du déjeuner par les agents de sécurité, le personnel administratif, les conseillers et le président de l’institution, pour la présentation mutuelle de vœux pour le compte de la nouvelle année. C’est ainsi qu’Edgar Bankolé, représentant le personnel, a souhaité « une année sainte, faite de paix et de santé robuste, (…), pleine d’espoirs et de défis nouveaux à relever avec la volonté du Maître du temps et de l’espace », au président Théodore Holo, puis aux conseillers à la Cour constitutionnelle. Réceptif aux souhaits de ses collaborateurs, Théodore Holo a lui aussi formulé des vœux à leur égard, tout en ayant une pensée pour les disparus. « Que l’année nouvelle nous épargne des maux et des douleurs qui nous ont affectés en 2017 ;(…) mes sincères vœux de santé, de paix, de bonheur et de réussite dans toutes vos entreprises et dans vos familles », a déclaré Théodore Holo.
Ce type de cérémonie est la dernière à laquelle assiste le professeur Holo à la tête de la Cour, puisque son mandat tend progressivement vers la fin. Ayant pris les rênes de l’institution le 10 juin 2013, l’homme est appelé à laisser place en juin prochain à un nouveau président. L’occasion de la présentation de vœux a été saisie par les uns et les autres pour mettre en relief le travail abattu par l’équipe en place aussi bien l’année écoulée, que durant le quinquennat. Ainsi, Théodore Holo a reçu les félicitations des travailleurs pour avoir rendu 265 décisions en 2017 contre 255 en 2015.
Les propos du secrétaire général, Gilles Badet, sont empreints de reconnaissance, car va-t-il déclarer, « Chaque directeur a désormais un texte qui précise les rôles et responsabilités des différents acteurs de sa direction, un ou plusieurs agents de liaison rattachés à sa direction, et dans un certain cas, un personnel complémentaire qui vient combler les vides qui ont pu être laissés par des promotions ou départ à la retraite ». Il poursuit en invoquant le bilan relatif aux traitements des travailleurs qui ont connu des augmentations sur les primes et indemnités, puis le renforcement des capacités à travers l’organisation de formations diplômantes et qualifiantes.
« Aujourd’hui, la plupart des directions sont tenues par des jeunes agents de la Cour suite au départ des anciens », a ajouté, pour sa part, le professeur Holo. Une stratégie qui, d’après lui, a été instaurée pour la satisfaction du personnel. D’autres réalisations forcent l’admiration, indique Edgar Bankolé, en citant l’amélioration du cadre de travail, à travers la construction et l’aménagement d’un bâtiment de type R+2 abritant un certain nombre de directions ; la réhabilitation de bureaux d’anciens bâtiments ; l’éclairage de l’intérieur de la Cour et ses alentours favorisant sa sécurité ; l’éclairage public des rues menant au domicile des conseillers, etc. Toutefois, il reste des défis à relever, notamment l’application du décret n° 97-273 du 9 juin 1997 dont l’article premier stipule que le personnel administratif de la Cour doit bénéficier des mêmes indemnités que celui de l’Assemblée nationale, selon Edgard Bankolé?

Actualités 11 janv. 2018


Bénin-Belgique: Une nouvelle dynamique de coopération

En visite de travail au Bénin, une délégation du Royaume de la Belgique conduite par l’ambassadeur Stéphane De Loeker a échangé, ce mardi 9 janvier, avec le ministre d’Etat chargé du Plan et du développement, Abdoulaye Bio Tchané et ses collègues de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche ; des Affaires étrangères et de la Coopération, et des Infrastructures et des transports. A l’occasion, il a été annoncé la construction de l’ambassade de Belgique au Bénin, en marge de la signature d’un accord aérien pour l’augmentation des vols de Brussels Airlines.

La coopération bénino-belge amorce une nouvelle dynamique à partir de 2018. Cela se traduit par plusieurs actes dont l’annonce du cinquième Programme indicatif de coopération à compter de cette année, la signature d’un accord aérien avec Brussels Airlines pour augmenter le nombre de vols hebdomadaires de quatre à sept au Bénin et la création d’une ambassade de la Belgique résidente au Bénin.
Très heureux de ces nouvelles, Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la coopération, a précisé que la veille, le chef de l’Etat a donné des instructions pour mettre à la disposition de la Belgique « un domaine que ce pays exploitera très rapidement pour la construction d’une chancellerie, les services rattachés et la résidence ».
Pour l’ambassadeur de la Belgique près le Bénin avec résidence à Abuja, l’installation de cette chancellerie témoigne de la confiance des autorités belges dans le mouvement de réformes enclenchées par le président Talon et son équipe. « Nous croyons que pour le Bénin, il s’agit d’un vent nouveau, de nouveaux horizons qui s’ouvrent pour le pays, pour son économie et sa population », a assuré Stéphane De Loeker.
Faisant le point de la coopération entre les deux pays, au cours de la séance de travail que la délégation belge a eue avec certains membres du gouvernement, Abdoulaye Bio Tchané, ministre du Plan et du Développement, a souligné que la Belgique intervient dans les secteurs prioritaires retenus d’accord-parties à savoir l’agriculture et la santé dans l’Atacora, la Donga, le Mono et le Couffo sans oublier les secteurs transversaux tels que le genre, la gouvernance, le renforcement des capacités et l’environnement. Des secteurs couverts par le programme pluriannuel dénommé Programme indicatif de coopération (Pic). Pour le compte du 4e Pic ayant couvert la période 2013-2017, il a indiqué qu’il a été exécuté pour un montant de 32,47 milliards F Cfa à travers trois programmes que sont le Programme d’appui au développement des filières agricoles (Profi) pour 14,43 milliards F Cfa, le Programme d’appui au secteur santé (Pass-Sourou) pour 13,76 milliards F Cfa et le Projet d’appui aux organisations béninoises par le renforcement des capacités des ressources humaines (Paorc) pour 2,62 milliards F Cfa. Pour l’avenir, Abdoulaye Bio Tchané souhaite un renforcement de la capacité financière du Fonds national du développement agricole (Fnda), et que la Belgique s’intéresse aussi à l’assainissement?

Actualités 11 janv. 2018


Célébration de la fête des religions endogènes : Abomey, la fête célébrée dans la division

La ville d’Abomey a aussi célébré l’édition 2018 de la fête nationale des religions endogènes. Les manifestations se sont déroulées sur l’esplanade du Palais Singbodji et au quartier du Vodoun Zomadonou, distants de 500 mètres, témoignant de la célébration dans la division des dignitaires et adeptes des cultes.

Deux sites ont abrité, ce mercredi 10 janvier à Abomey, les manifestations marquant la fête des religions endogènes, communément appelée fête du vodoun. Les notables et dignitaires sont divisés et ont de la peine à se mettre ensemble parce que ne se faisant pas confiance, a-t-on appris de sources proches des temples et couvents. Difficilement, ils sont parvenus à mobiliser la foule de leur côté. Les manifestations ont démarré bien après 13 heures.
Sur le site de Vodoun Zomadonou, c’est sous la houlette de Dah Mivêdê que les rituels se sont déroulés tandis que sur l’esplanade du palais de Singbodji, c’est Dah Agbalènon qui a pris le devant. Sur les deux sites, les manifestations qui suscitent un relatif intérêt n’ont pas eu la mobilisation habituelle. Et sa majesté Dédjalagni Agoli-Agbo, roi du Danxomè, était absent.
A Singbodji, il était 13 h 20 quand un invité-surprise débarque. Il s’agit de l’ancien président Nicéphore Soglo. Les organisateurs se regardent, éberlués. L’ancien président s’installe avec Maxime Houédjissi à la tribune. Les organisateurs se retirent et se concertent rapidement. Puis, discrètement, des émissaires viennent souffler quelques mots à l’oreille du garde du corps qui, à son tour, chuchote à l’oreille de l’ancien président. Cinq minutes après, Ce dernier et sa suite quittent les lieux. Après quelques hésitations, dans son véhicule, l’ancien président décide de prendre un bain de foule. Le cortège fait le tour pour saluer la foule. Les organisateurs comme les responsables de la sécurité sont tous surpris et regardent en spectateurs. Ne comprenant pas ce qui se passe, certains organisateurs disparaissent furtivement des lieux. Puis, la tension monte parmi les présents. Les visages graves, le maire Blaise Ahanhanzo-Glèlè et le député Gildas Agonkon sont restés tétanisés quelques instants sur leurs sièges.
A quelques mètres des officiels préoccupés s’exécutent des danses Agbadja de Grand-Popo, puis suivent les groupes Thron et Gangan des Egungun. Visiblement, le spectacle n’intéresse personne puisque subitement éclate une envolée verbale entre deux conseillers de la mairie d’Abomey. Conséquence sans doute du départ précipité du visiteur surprise. La police réussit à les calmer.
Gêné par la tournure des évènements, le député Agonkan fait appel aux deux chaînes de Tv présentes pour arranger un entretien dans le but de tout relativiser.
Pendant ce temps, sur le site de Zomadonou, les adeptes dansent et chantent autour de leur dignitaire Dah Mivêdê. Prières, libations, danses d'adeptes parés de leurs beaux accoutrements, ont marqué cette célébration. Ici, pas de bagarre.
C’est donc dans un climat de division que la célébration du 10 janvier s’est déroulée hier à Abomey?

Actualités 11 janv. 2018


Célébration de la fête des religions endogènes : Sous le signe de la paix et de l’unité chez les Dan et Mami Hounnon

A la plage de Jacquot, Zangbéto Vali, les dignitaires et adeptes des vodoun Dan et Mami du Bénin ont célébré la fête nationale du vodun, ce mercredi 10 janvier. Drapés pour la plupart dans leurs vêtements blancs, ils étaient nombreux à faire le déplacement et à assister à cette commémoration.

L’honneur a échu au vice-président de l’Union nationale des Dan et Mami Hounnon du Bénin, vénérable Togbé Corneille Seho Capo, lors du lancement des manifestations de prononcer la prière qui y est consacrée. « Je vous souhaite à toutes et à tous une bonne santé, la prospérité dans les affaires, qu’il pleuve, que la terre soit féconde, que les plantes portent de bons fruits, que le travail salarié prospère, que les femmes soient fécondes et que le marché soit florissant », proclame-t-il.
Il faut préciser qu’avant lui, une prière de bénédictions de tous en l’honneur des vivants présents et des morts dans l’au-delà a été dite d’entrée par trois personnalités désignées dans l’assistance. L’eau sur laquelle des paroles consacrées de bénédictions et bonnes intentions a été versée en signe de libation. Ces précurseurs ont prié pour que le marché soit florissant, que les affaires prospèrent, qu’il y ait l’unité et que les champs fournissent d’abondantes moissons.
Chants, danses, boissons et repas ont ponctué les manifestations de ce 10 janvier à la plage Jacquot Zangbéto Vali?
Didier Pascal DOGUE

Actualités 11 janv. 2018


Célébration de la fête des religions endogènes : Parakou sacrifie à la tradition dans l’indifférence totale des autorités

A Parakou, chants, danses, démonstrations de force, prières et libations ont marqué la célébration de la vingt-quatrième édition de la fête nationale des religions endogènes, ce mercredi 10 janvier. En dépit de la morosité ambiante, dignitaires et adeptes du vodoun se sont donné rendez-vous sur le terrain de l’Ocbn et à la cour royale au quartier Gah pour leurs cérémonies. Aucune autorité politico-administrative n’était présente à leurs côtés.

A l’instar de leurs homologues des autres localités du Bénin, les dignitaires et adeptes du vodoun de la ville de Parakou, étaient également en liesse, ce mercredi 10 janvier dernier. C’est à l’occasion de la célébration de la vingt-quatrième édition de la fête nationale des religions endogènes. En provenance des différents couvents et temples de la ville, ils étaient pour la circonstance drapés de pagnes et parés de perles, selon les exigences de leurs divinités respectives. Malheureusement, à l’occasion de cette fête qui constitue un évènement de haute portée culturelle et cultuelle, il n’y avait pas une seule autorité de la ville à leurs côtés.
Ce qui, toutefois, ne les a pas empêchés non seulement d’avoir une pensée à leur égard et à l'endroit de tous les hauts responsables du pays, mais aussi de prier pour la paix au Bénin. «Nous avons placé cette célébration sous le signe du Fâ : le Gouda Bla, qui a été révélé au cours de cette année 2018. Chacun, selon sa divinité ou son culte a prié pour que la paix règne à Parakou et au Bénin », a indiqué Pacôme Assohounmè, dignitaire du culte Togbo Ava et secrétaire général du Bureau des tradi-praticiens de la commune de Parakou.
Dans le cadre de cette célébration, plusieurs manifestations ont été organisées. Sur le terrain de l’Ocbn, au quartier Camp Adagbè, l’heure était aux grandes retrouvailles entre les dignitaires et adeptes des Egun-gun, Abikou, Oro, Zangbéto, Guèlèdè, Hèbiosso, Dan et Mami. Il y avait également les guérisseurs traditionnels.
L’assistance a eu droit à des tableaux riches en couleurs et à des démonstrations spectaculaires et mystiques. Au même moment, les fidèles d’autres cultes traditionnels étaient réunis à la place royale au quartier Gah. C’est depuis l’année dernière que la reine de la divinité Kahou, Koumba, et les siens ont rejoint cet endroit. Par le passé, explique-t-elle, c’est à la place Tabéra ou à la place Bio Guéra, qu’ils avaient l’habitude de rester pour célébrer cette fête.
Au niveau des temples du culte « Thron kpéto déka alafia » de Parakou, comme ceux des grands dignitaires Hounnongan Atchèkpè Yélian, Tchédji, Atchèfon et Aïdo à Okédama, les festivités ont commencé quarante-huit heures avant la fête proprement dite. Divers rituels comme « Zodrandran », « Saara » et « Houindo na fâ » avaient été organisés.
En marge de cette célébration, les adeptes du culte Oro du quartier Allaga de Parakou ont saisi l’occasion pour organiser une cérémonie d’initiation au profit de nouveaux adhérents. A 23 h, tous se sont retrouvés à nouveau au couvent pour la grande veillée. Ainsi, le quartier est resté sous le contrôle de cette divinité jusqu’à 3 heures du matin?

Actualités 11 janv. 2018


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