La Nation Bénin...
Nouvelles

Trois Béninois figurent dans le classement 2017 des « 100 personnalités qui transforment l'Afrique », selon le comité de rédaction du magazine "Financial Afrik". Ce classement est connu depuis la fin du mois de décembre 2017.
Il s'agit de l'ancien Premier ministre du Bénin sous le régime de Boni Yayi, Lionel Zinsou ; Blaise Ahouantchédé, directeur général du Groupement interbancaire monétique de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Gim-Uemoa) et Christian Adovèlandé, l'actuel président de la Banque ouest-africaine de développement (Boad). Le Bénin est ainsi honoré par la présence de ces trois personnalités.
Le classement du magazine Financial Afrik est souvent centré sur les acteurs économiques et financiers d’envergure qui ont créé de la valeur ajoutée tout en transformant la vie des centaines de milliers de personnes pendant une année.
Pour le directeur général de Gim-Uemoa, Blaise Ahouantchédé, il est la cheville ouvrière du grand succès qu'est aujourd’hui l'intégration monétique régionale dans l'espace Uemoa. Polytechnicien, il œuvre depuis quinze années pour faire de la monétique, un puissant accélérateur de l'inclusion financière en Afrique de l’Ouest?
Bruno SEWADE

Une semaine après l’installation des organes du Tribunal de commerce, le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation Joseph Djogbénou y est descendu pour visiter les locaux et les conditions de vie des travailleurs de cette nouvelle juridiction. C’était vendredi 5 janvier dernier, dans les locaux du Tribunal à Cotonou où il a donné des instructions pour des réquisitions quant à la grève lancée par l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab).
Le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et de la Législation, Joseph Djogbénou déclare qu’il est heureux dans la mesure où si les syndicats de l’Administration sont en grève, tous les agents ne le sont pas de même que tous les greffiers ne sont pas en grève. Il a fait ce constat, vendredi dernier au Tribunal de commerce à Cotonou qu’il est allé visiter, une semaine après l’installation de ses organes.
Pour lui, les autorités judiciaires qui sont nommées à l’intérieur de l’appareil judiciaire doivent conférer à l’acte de nomination toutes les suites attendues. « Les autorités de commandement seront au service », ajoute-t-il avant d’avertir qu’il a instruit les différents procureurs généraux, invité les présidents des cours d’appel, les procureurs de la République, les greffiers en chef et les différentes autorités à l’effet de procéder à la réquisition. « Nous allons veiller à ce que les audiences urgentes, les audiences qui requièrent de sérénité, les audiences de liberté de détention, les comparutions directes et les fragrants délits soient tenus », promet le ministre de la Justice.
Le plus important, selon Joseph Djogbénou, c’est la continuité de la justice. Et en la matière, le gouvernement veillera à cela, promet-il. « A la suite des réquisitions, nous allons apprécier ceux ou celles qui refuseront ces réquisitions et nous allons donner des suites appropriées », annonce-t-il.
Quant à la visite proprement dite au Tribunal de commerce, il estime que l’installation de cette juridiction est le fruit des différents acteurs, à savoir le parlement, le gouvernement. Cette installation, dit-il, a été un long processus avec quelques embûches.
Au président de ce tribunal, William Kodjoh-Kpakpassou, et ses collaborateurs, le ministre de la Justice a insisté sur la dimension de ce tribunal. C’est le seul dans quatre départements en matière de commerce, précise-t-il. Les matières dont connaîtra désormais ce tribunal sont importantes : les matières maritimes, commerciales, aériennes, etc.
Joseph Djogbénou a souligné que le tribunal doit fournir des efforts nécessaires pour que les acteurs économiques aient confiance au système judiciaire béninois. C’est la fenêtre du système judiciaire, conçoit-il, en matière commerciale. Et c’est au regard de ces efforts que le Bénin sera encouragé de part et d’autre, estime le ministre de la Justice. Pour lui, il faut que l’ordre économique public soit protégé et que les opérateurs économiques soient en confiance. C’est pourquoi il se dit heureux de voir installé ce tribunal de commerce.
Pour le président du Tribunal, William Kodjoh-Kpakpassou, après l’installation des organes, le 28 décembre 2017, le Tribunal a pris dès le 29 décembre, deux ordonnances. Et déjà, le vendredi 5 janvier dernier, il y a une procédure d’urgence en cours qui est lancée et le calendrier des audiences est adopté. Il reste maintenant les jugements qui vont faire suite aux audiences publiques dans les différentes matières.
Il faut rappeler que le tribunal de commerce se trouve actuellement dans des locaux provisoires au quartier Les Cocotiers à Cotonou et rejoindra ses propres locaux dans l’enceinte de l’ex-ministère de la Justice qui sera réhabilité dès la fin des travaux du Ravip?

Les personnels de la direction départementale en charge de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Ddaep), dans le Couffo, ont reçu, vendredi 5 janvier à leur siège, la visite du préfet du département Christophe Mégbédji à la tête d’une forte délégation de ses collaborateurs.
C’est la dernière étape d’une tournée initiée par l’autorité en vue de doper le moral aux agents des administrations publiques opérationnelles sur le territoire de sa compétence.
La tournée a permis également au préfet Christophe Mégbédji et sa suite de saluer les efforts déployés pour l’accomplissement des différentes missions et de recenser les difficultés auxquelles sont confrontés les animateurs des différentes administrations visitées.
A l’étape de la Ddaep, vendredi 5 janvier dernier, marquée par la présentation des vœux du Nouvel an, le préfet en a profité pour doper le moral des fonctionnaires et les exhorter à mettre le pied sur l’accélérateur afin de relever le niveau de développement du département du Couffo.
Les autres administrations visitées par le préfet sont la direction départementale de l’Enseignement maternel et primaire, celle en charge de l’Enseignement secondaire, technique et de la Formation professionnelle, les directions départementales de la Santé et celle des Finances et du Trésor, puis celle en charge de la Police. Ont été également visités la Compagnie de gendarmerie d’Aplahoué, la recette des douanes de Hounsahoué, l’Agence béninoise pour la gestion intégrée des frontières et le cantonnement forestier d’Aplahoué.
La tournée qui fait suite à celle statutaire exécutée, peu avant, dans les six communes du Couffo, s’entend comme une innovation signée Christophe Mégbédji?
Désiré C. VIGAN
A/R Mono-Couffo

L’Union fait la Nation (Un) a désormais sa position par rapport au débat sur le système partisan en cours au Bénin depuis un moment. Cette position a été dévoilée au cours d’une communication présentée par Lazare Séhouéto sur le thème « Réforme du système partisan : les enjeux aujourd’hui », au cours d’une cérémonie de présentation des vœux des militants de ce regroupement politique au président Bruno Amoussou, à qui, ils ont rendu hommage, samedi 6 janvier dernier à Cotonou.
« Il importe de ne pas aborder la question du système partisan sur des bases spéculatives ou uniquement avec de bonnes et naïves intentions. L’Union fait la Nation (Un), au regard de son parcours, peut valablement dégager des pistes utiles pour la réflexion, s’appuyant sur des faits, des expériences vécues, l’existant», selon Lazare Séhouéto. Il fait comprendre que l’Union fait la Nation (Un) est depuis lors dans un schéma de regroupement des forces politiques du Bénin.
En juillet 2012, rappelle-t-il, l’Un estimait qu’il faut non seulement rénover le système politique (et le paysage partisan), mais indiquait aussi qu’il convenait de le faire pour bénéficier du financement public des activités publiques des partis politiques. L’objectif est de réduire l’émiettement du paysage partisan et de leurs élus au sein de l’Assemblée nationale et des conseils communaux ; d'obliger les partis politiques à déterminer clairement leur position politique ; d'instaurer une parfaite transparence dans la gestion financière des partis politiques. L’objectif aussi est de promouvoir la femme dans les hautes arènes de décision, de raffermir les droits de la minorité politique et de rendre les partis politiques plus responsables du fonctionnement régulier et rationalisé de l’Etat.
Pour Lazare Séhouéto, l’avènement du régime de la Rupture et la publication du Programme d’action du gouvernement imposent à l’Un des responsabilités historiques particulières. Il s’agit, selon lui, de se rendre humblement compte que fondamentalement, par devoir de mémoire et de cohérence politique, l’Un doit fermement prendre sa part du combat. Elle doit épouser, poursuit-il, la dynamique de réforme du système politique et aussi du paysage partisan, dans le nouveau contexte historique.
L’Union fait la Nation, selon Lazare Séhouéto, doit également se battre contre toutes les approches qui pourraient conduire ladite dynamique à l’échec. C’est pourquoi, le projet de charte des partis politiques en élaboration à l’Assemblée nationale et les débats en cours au sein du bloc de la Majorité présidentielle doivent recevoir une attention particulière de sa part. Et dans ces conditions, indique-t-il, l’Un doit répondre très clairement à un certain nombre de questions.
Riche de son expérience, l’Un, aux dires de Lazare Séhouéto, doit s’impliquer fortement dans le processus de regroupement projeté et veiller avec vigilance de manière à démasquer les comportements opportunistes.
Lazare Séhouéto a été appuyé par le président de l’Un, Bruno Amoussou, qui a fait des recommandations pour que ce regroupement devienne d’ici peu une force politique incontournable au Bénin. Mais avant d’y parvenir, il a invité les militants à poursuivre les contacts et à résister aux tentatives auxquelles ils n’ont pas pu accéder depuis des moments difficiles du regroupement.
Avant la communication, les militants de l’Un ont rendu un hommage au président Bruno Amoussou qui, selon eux, a été un responsable fidèle aux idéaux de la formation politique. Cette reconnaissance de mérite est désormais consacrée lors des cérémonies de présentation de vœux à l’Un, pour saluer les efforts des militants engagés du parti?

Le Parlement a donné son quitus au gouvernement pour la ratification de l’amendement de Kigali au protocole de Montréal relatif aux substances appauvrissant la couche d’ozone signé à Kigali, au Rwanda le 15 octobre 2016. Le dossier a été adopté à la faveur de la séance plénière du vendredi 5 janvier dernier, tenue au palais des Gouverneurs à Porto-Novo.
Le Bénin s’engage à réduire la consommation des hydrochlorofluorocarbones (Hfc), produits chimiques utilisés dans certains appareils de réfrigération, de climatisation et dans d’autres secteurs comme les mousses et les aérosols. L’utilisation de ces substances appauvrit la couche d’ozone. Le gouvernement fera désormais ce combat pour la réduction des Hfc aux côtés des autres Etats parties au protocole.
Cet engagement est l’une des obligations de l’amendement de Kigali au protocole de Montréal relatif aux substances appauvrissant la couche d’ozone signé à Kigali, au Rwanda le 15 octobre 2016 que l’Assemblée nationale a autorisé, vendredi 5 janvier dernier, le gouvernement à ratifier. Cet amendement vient, en réalité, renforcer le protocole de Montréal qui est un accord international qui fait suite à la convention de Vienne sur la protection de la couche d’ozone adoptée le 22 mars 1985 et ayant pour objectif de réduire et à terme d’éliminer complètement les substances qui érodent la couche d’ozone. En d’autres termes, le protocole de Montréal est un accord environnemental multilatéral, universel de protection contre les rayons ultraviolets du soleil néfastes à la santé humaine et à l’environnement, précise le rapport sur le projet de loi présenté à la plénière de la commission du plan, de l’équipement et de la production présidée par le député Jean-Michel Abimbola.
L’amendement de Kigali oblige les pays parties à réduire la production et la consommation des Hfc, en mettant en place un système pour réduire jusqu’à 0,5°C le réchauffement d’ici la fin du siècle.
La ratification de l’accord par le Bénin permettra à notre pays de participer aussi à ce combat mondial en vue d’atténuer les effets des changements climatiques et de protéger la couche d’ozone. La mise en œuvre des nouvelles technologies découlant de l’amendement de Kigali permettra au Bénin d’améliorer la qualité de la production énergétique, notamment l’efficacité énergétique. La ratification de l’amendement de Kigali permettra, par ailleurs, au Bénin de prendre les dispositions pour atténuer la consommation des Hfc, en mettant en place un système pour réduire jusqu’à 0,5°C le réchauffement global d’ici à 2050. Elle classe le Bénin parmi les pays qui ont mis en œuvre les engagements des 21e et 22e Conférences des parties (Cop 21 et 22), renforcera l’incorporation des mesures relatives aux changements climatiques dans les politiques, les stratégies et la planification nationale conformément aux directives du Plan d’action du gouvernement (Pag). Aussi, la ratification de cet amendement de Kigali se veut-elle la preuve de l’expression de la volonté du Bénin de réduire le nombre de cas de cancer de la peau et des yeux diagnostiqués chaque année, ainsi que les 135 milliards de tonnes équivalent de CO2 par an d’émission de gaz à effet de serre.
C’est donc au regard de l’intérêt que présente le projet pour le Bénin que les députés ont donné leur quitus au gouvernement en vue de la ratification de cet amendement international. Le dossier a été adopté, sans grand débat, à l’unanimité des députés présents et représentés aussi bien de la majorité que de la minorité. Et cela, à la grande satisfaction du gouvernement représenté aux travaux par le ministre chargé de la Justice, Me Joseph Djogbénou, représentant son collègue du Cadre de vie et du Développement durable?

Le championnat national de Ligue 1 du Bénin, quoique de retour après une longue absence due à des crises à répétition au niveau du Comité exécutif de sa fédération, a de la cote. A peine s’est-il achevé, que nombre de ses joueurs se retrouvent déjà à l’extérieur pour passer des tests.
Parmi eux figure Marcellin Koukpo des Buffles du Borgou. Qualifié pour représenter le Bénin à la prochaine Ligue africaine des champions, l’équipe du président Laurent Gnassounou ne devrait plus compter sur l’apport de cet attaquant. Ce dernier effectue des essais du côté de la Tunisie où il séjourne depuis quelques jours.
Auteur d’une prestation remarquable au cours des éliminatoires du Chan 2018 et du tournoi de l’Ufoa, le joueur béninois est depuis quelques jours en Tunisie. Il y est pour effectuer des essais dans un certain nombre de clubs.
Avant les Buffles du Borgou, c’est au sein de la formation d’Energie Fc de la Sbee qu’il s’est révélé. Selon des sources bien informées, l’attaquant béninois serait dans le viseur du Club sportif de Sfax et du Club africain de Tunis?
M. G.
Sports 08 janv. 2018

Les projecteurs sont allumés depuis, samedi 6 janvier dernier, sur la deuxième édition du Festival international de Porto-Novo. Le top des manifestations qui s’étendent jusqu’au 13 janvier prochain, a été donné au musée Honmè par le ministre chargé de la Culture, Oswald Homéky qui avait à ses côtés ses collègues Aurélien Agbénonci, Jean-Claude Houssou et Serge Ahissou.
C’est parti depuis samedi dernier pour sept jours d’attractions culturelles et cultuelles dans la ville capitale avec le lancement officiel du Festival international de Porto-Novo (Fip). L’évènement qui est à sa deuxième édition, cette année 2018, mobilise plusieurs acteurs des arts et cultures vaudou. Il se veut le plus grand rassemblement culturel de Porto-Novo, a souligné le maire Emmanuel Zossou, dans son mot de bienvenue, lors de l’ouverture des manifestations qui a eu lieu au musée Honmè de Porto-Novo.
Selon lui, le développement de Porto-Novo ne peut pas être effectif sans la valorisation des richesses du patrimoine matériel et immatériel de la ville. Raison pour laquelle Emmanuel Zossou promet de faire de ce festival un levier de développement de la ville aux trois noms. Surtout que l’Organisation des Nations Unies pour la science, l’éducation et la culture (Unesco) a hissé Porto-Novo au rang des villes créatives. Cette distinction est l’une des grandes retombées de la première édition du Fip, souligne Emmanuel Zossou. Il annonce un festival plus structuré d’année en année pour satisfaire le niveau d’exigence d’une manifestation de cette envergure culturelle.
Le maire de Porto-Novo salue la forte implication du gouvernement dans l’organisation de l’édition 2018. Il félicite le chef de l’Etat pour son projet visant à faire de Porto-Novo, une capitale des arts et masques du Bénin. Emmanuel Zossou n’oublie pas le président de l’Assemblée nationale, Me Adrien Houngbédji qui a mis aussi la main à la pâte pour accompagner le festival. Le maire de Porto-Novo décerne la mention spéciale au ministre chargé de la Culture pour son implication remarquable. Oswald Homéky aurait suffisamment mouillé le maillot pour que le festival honore son rendez-vous de 2018, témoigne le maire Emmanuel Zossou, par ailleurs président du comité d’organisation du festival.
Il a levé un coin de voile sur le programme des festivités qui seront marquées par des concerts, la tenue d’un colloque scientifique sur le vaudou et l’organisation d’une caravane qui verra défiler plus de mille masques dans Porto-Novo.
L’appui du gouvernement
Pour le ministre chargé de la Culture, le Fip est désormais le festival du Bénin. C’est pour cela que le gouvernement a décidé désormais d’accompagner son édition. Et cet appui qui va monter en puissance dans les années à venir traduit la vision du gouvernement de faire abriter par Porto-Novo le premier musée d’Afrique des arts et civilisation, promet Oswald Homéky qui a officiellement donné le top des manifestations en présence de ses collègues Aurélien Agbénonci, Jean-Claude Houssou et Serge Ahissou.
L’un des temps forts de la soirée inaugurale, samedi 6 janvier dernier, a été la présentation de la pièce théâtrale sur le roi Toffa, l’un des rois les plus célèbres de Porto-Novo. C’est une pièce écrite par l’écrivain Florent Couao-Zotti et mise en scène par Tola Koukoui qui avait présenté « Kondo le Requin » pour l’édition passée. La pièce a été présentée au palais du roi Toffa, où ce dernier a vécu pendant trente-quatre ans.
Mais avant cette présentation théâtrale, le public a eu droit à la prestation de la star camerounaise Manu Dibango venue tout droit de la France. Il a joué deux de ses morceaux pour agrémenter la soirée, en attendant de sortir le grand jeu le mercredi prochain lors du géant concert de la musique moderne prévue à l’agenda du Fip 2018. Manu Dibango se dit très content de prendre part à ce festival à l’invitation de son ami, Nazaire Gonhoué, parrain de l'évènement. L’icône internationale de la musique loue l’initiative du conseil municipal de Porto-Novo de faire découvrir les richesses culturelles et cultuelles de la ville capitale. Il invite les autres villes africaines à s’inspirer de l’exemple de Porto-Novo. Car, il est vraiment important que l’Afrique se fasse découvrir au monde entier à travers son patrimoine culturel et cultuel et non par les guerres, insiste le saxophoniste Manu Dibango. En dehors de l’artiste camerounais, l’assistance a savouré plusieurs autres belles mélodies dont celles de Nel Oliver qui a soulevé le public avec ses morceaux « Démocratie » et « Apartheid »?

Intervenue le jeudi 4 janvier dernier, l’adoption de la loi n°2018-01 portant statuts de la magistrature est vue comme un atout devant baisser, au niveau du secteur judiciaire, la tension née du vote du retrait du droit de grève à certains fonctionnaires, selon le député Dakpè Sossou. Pour l’élu de la dix-huitième circonscription électorale qui a animé une rencontre, samedi 6 janvier dernier à Lokossa, cette loi contient assez d’avantages qui relèveraient considérablement, si elle venait à être promulguée, les conditions de vie et de travail des magistrats.
A en croire le député Dakpè Sossou, les magistrats sont désormais gratifiés de quatorze nouvelles indemnités et primes, contre quatre habituellement perçues, allant du simple au triple de leur traitement salarial. Les indemnités, énumère-t-il à la faveur d’une rencontre avec des jeunes de la ville de Lokossa tenue samedi dernier, sont celles de la première installation, de judicature, de bibliothèque et de recherche, de téléphone, d’eau et d’électricité, de résidence, des heures supplémentaires, de commodité vestimentaire et de fidélisation. Quant aux primes, poursuit le député, elles sont celles d’incitation et de rendement, de risque, de qualification, de spécificité, d’audience, de carburation, d’éloignement et de session. En plus de cette panoplie d’indemnités et de primes, le député rappelle que les allocations familiales sont maintenues. Les magistrats pourront faire valoir leur droit à une pension de retraite à l’âge de 65 ans, ajoutera le député qui rappelle aussi que l’Etat devra assurer la sécurité des juges et de leur famille. « Ces derniers seront décemment logés par l’Etat et bénéficieront d’une assurance-maladie comportant la possibilité d’une évacuation sanitaire », complète Dakpè Sossou.
Le deuxième secrétaire parlementaire poursuit en indiquant que le magistrat peut également solliciter du Trésor public un crédit d’équipement au moment de son intégration.
Pour le traitement salarial, la loi concède aux magistrats une valorisation indiciaire spéciale, fait savoir le député. « Les indices de traitement affectés à chacun des grades et échelons de la hiérarchie des magistrats, laisse-t-il entendre, sont ceux applicables aux fonctionnaires de l’Etat, affectés de coefficients d’indexation allant de 1,75 à 3 du grade initial à la catégorie hors classe ».Toutes dispositions qui, aux dires de Dakpè Sossou, font de la magistrature, « une filière valorisée et porteuse d’avenir » dont les conditions d’âge pour y accéder sont désormais fixées entre 21 et 35 ans.
Pour finir cet exposé sur les avantages, le député clarifie que sa démarche vise à « éveiller la conscience des jeunes et à les inciter à s’orienter vers la magistrature ». « Mon intention, assure-t-il, n’est pas de susciter une quelconque insurrection contre les acteurs du secteur judiciaire qui ont déclenché, pour compter du lundi, un mouvement de grève illimité contre la loi visant le retrait de droit de grève à certains fonctionnaires dont les magistrats », a-t-il souligné. En revanche, dans les rangs des participants à la rencontre, beaucoup pensent désormais que le débrayage est de trop au regard des avantages concédés.
Dans le contexte béninois, rappelons-le, les mouvements de grève visent généralement à réclamer le paiement de primes et l’amélioration du traitement salarial. Mais les magistrats dénoncent souvent des actes attentatoires à l’indépendance de la justice et des nominations qui ne respecteraient pas les normes établies?

Le siège de la Fédération ivoirienne de football (Fif) servira de cadre demain, mardi 9 janvier à Abidjan, à la cérémonie du tirage au sort de la Coupe de l’Ufoa B des dames prévue en février. A l’occasion, la sélection nationale des Ecureuils dames sera fixée sur ses adversaires au cours de la compétition prévue en février prochain dans la capitale économique ivoirienne.
La sélection nationale de football féminin aura, comme ses homologues des pays de l'Union des fédérations ouest-africaines (Ufoa), ses regards tournés vers Abidjan demain, mardi 9 janvier. C’est à l’occasion du tirage au sort de la Coupe de l’Ufoa des dames au niveau du football.
Après les hommes au Ghana, ce sont les dames qui s’apprêtent à entrer en compétition à Abidjan au mois de février prochain. Outre le Bénin, il y aura le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, le Ghana, le Niger, le Nigeria, le Sénégal et le Togo. Ils seront répartis en deux poules de quatre. Ce sera, en tenant compte de leur positionnement dans le dernier classement Fifa-Coca-cola.
En effet, la Côte d’Ivoire, pays hôte, sera à la tête de la poule A et le Nigeria, de la poule B. Le Ghana et le Sénégal sont dans le chapeau 1, le Burkina Faso et le Bénin, le chapeau 2 et le Niger et le Togo, le chapeau 3.
Les meilleures joueuses du Bénin présélectionnées au cours du mini-championnat féminin de football ont été regroupées depuis samedi 6 janvier dernier au Centre d’excellence Issa Hayatou de Missérété. Elles ont commencé les séances d’entraînement hier, dimanche 7 janvier. Seules, les 20 meilleures parmi elles seront retenues pour l’expédition ivoirienne?

Dans le Mono et le Couffo, la défaillance du circuit formel de distribution d’essence ouvre la voie à la surenchère des acteurs du secteur de l’informel. Les populations sont obligées de subir leur diktat.
Dans les deux départements, la plupart des villes ne disposent pas de station-service. Les rares stations, du secteur public, installées dans les villes de Grand-
Popo et Lokossa sont en panne depuis plusieurs semaines. Du coup, les vendeurs du Kpayo ont le vent en poupe. Ainsi, loin de soulager les populations, la décision gouvernementale relative au réajustement du prix d’essence le maintenant à 510 francs Cfa le litre a été accueillie avec indifférence, à l’image de la bague offerte à un lépreux.
La station-service Sonacop de Lokossa, par exemple, demeure déserte. Celui qui se hasarde dans l’une ou l’autre des deux stations-service publiques de Lokossa, se voit signifier que les installations sont hors service. Et à défaut de se rendre à la seule station-service fonctionnelle de Sè, dans la commune de Houéyogbé, les populations du Mono et du Couffo sont, pour la plupart, condamnées à se procurer dans le secteur informel qui ,profitant de la conjoncture, monte les enchères jusqu’à 800 francs le litre d’essence dépassant le prix pratiqué par le circuit formel qui est de 510 F Cfa le litre.
S’il y a une décision qui fera jubiler les populations, ce sera à coup sûr celle qui viserait, à défaut d’imposer la couverture intégrale des communes aux opérateurs privés, la restauration des stations-service de la Sonacop. Cette décision contribuerait surtout à mettre les populations à l’abri des dégâts du commerce de l’essence de la contrebande n
Désiré C. VIGAN A/R Mono-Couffo
Société 08 janv. 2018